dimanche 31 janvier 2016

Semaine n°2016.04 sur SebPhilately et à Londres

Trois articles ont été repris sur le blog en anglais cette semaine, sauf celui de ce dimanche matin présenté ci-dessous. Un résumé court complété donc de détails francophiles des activités de la Royal Philatelic Society London.


Dimanche trente-et-un janvier 2016 : médiatisation d'un hors-série varié pour Timbres magazine
Une présentation au public anglophone du hors-série Géopolitique & histoires insolites, publié en décembre dernier par le mensuel français, accompagné de ma critique.


Dans les activités francophiles de la Royal Philatelic Society London
Bien des choses à noter et lire dans le premier numéro de 2016 du London Philatelist de la Royale.

Pour la conférence du jeudi trente-et-un mars, Guy Dutau ne pourra finalement pas présenter les courriers désinfectés. Deux conférences le remplacent : à quinze heures, une présentation des services digitaux de la Société rendus aux membres à travers le site web (catalogues), les archives numérisées de la revue et les scaners disponibles au 41 Devonshire Place.

À five o'clock, Chris Hitchen racontera la genèse de la poste royale à Paris depuis 1576 avant de se concentrer sur la Petite Poste de 1760, puis de revenir sur la centralisation des services postaux dans la capitale.

À Paris, Robert Marion, le représentant de la Société pour la France, évoque la réunion du samedi sept novembre pour lancer une coopération entre le Club philatélique franco-britannique et les membres de la Royale résidant en France.

Prochaine rencontre promise à Paris-Philex du dix-neuf au vingt-deux mai. Objectif : la centaine de participants de la onzième rencontre indienne à Bangalore, présentée dans le même numéro.


Correspondances France/Londres : faux et traduction
Alors que les experts français se posent enfin la question de la publicité la plus largement numérique de leur lutte contre les fraudes philatéliques diverses - le blog-fiches ressources de Jean-François Brun ayant rejoint le site-initiative de Christian Calves et Alain Jacquart, Richard Williams résume en une page et demi les deux faux connus du timbre indien d'une livre à l'effigie du Roi Edward VII (Louden et désormais un 'India' Forgery) ; la dernière demi-page lui permet d'appeler les lecteurs à mettre en commun l'ensemble des connaissances sur ces faux finalement peu connus.


Enfin, ceux qui cherchent un sujet d'histoire postale préphilatélique mêlant le maritime aux relations internationales avant et pendant les révolutions américaines et françaises, avec un potentiel de Floride espagnole et d'îles antillaises : a été traduit en français l'article de Steve Walske sur les courriers ayant forcé les blocus établis pendant les deux guerres entre le Royaume-Uni et les États-Unis, publié dans le numéro de janvier-février 2015 de The London Philatelist. Quelques lettres françaises à voir.


Le Français qui créa la devise de la Royale
Une dernière touche française est amenée par le musée de la Société à travers une carte de visite découverte dans une vente par John Lea.

Sur celle-ci est imprimée le nom originel de la société (sans le qualificatif Royal) et une devise latine : Utile Dulci, mêler l'utile à l'agréable. Son modèle fut présentée par le Français Henri A. de Joannis aux autres membres après son élection comme secrétaire honoraire en 1875.

Né dans les années 1840 et fait prisonnier par les Prussiens pendant la guerre de 70, il s'installe à Londres et assiste à sa première réunion à la Société philatélique de Londres dès décembre 1870.

Sa devise apparaît encore sur l'avers de la médaille Crawford, remise au livre philatélique le plus important et original de la période écoulée.

samedi 30 janvier 2016

Correspondance ukrainienne entre Timbres Magazine et Gibbons Stamp Monthly

De mémoire, il me semble que le centenaire de la Première Guerre mondiale a donné très peu d'articles d'histoire postale dans la presse philatélique britannique et française... Même si les nombreuses émissions commémoratives ont permis de noircir du papier.

Cependant, côté britannique, il y a un intérêt pour la philatélie et l'histoire postale de l'Europe centrale et orientale dont la géopolitique a été bouleversée par l'implosion de l'empire d'Autriche et royaume de Hongrie, le renversement de l'Empire russe et la révolution bolchevique, et enfin, la défaite de l'Empire allemand.

Les causes sont multiples, mais ce ne sont que des hypothèses. L'attrait des premiers timbres-poste de nouveaux pays attire autant que l'histoire postale d'États et de régimes éphémères : les connaître n'est pas facile à cause de leur disparition rapide, mais les recherches autant encycoplédiques que philatéliques sont finies par cette durée.

Restait pour m'inspirer un article une coïncidence : deux articles qui se répondent l'un l'autre sur ce thème dans deux magazines d'origine différente.


Dans le numéro de février 2016 de Timbres magazine, le champion de la thématique « Les classiques de France et ses colonies », Laurent Veglio quitte le domaine des timbres du Second Empire français sur route maritime britannique pour enfiler le costume du spécialiste de l'Autriche.

Il conte avec abondance documentaire - dont de fort pertinentes cartes - l'ouverture du « premier service postal aérien international » entre Vienne et Kiev en mars 1918, marquée par la surcharge Flugpost de timbres autrichiens. La poste impériale tirait profit de la paix de Brest-Litovsk sur le front oriental et de la reconnaissance d'une Ukraine indépendante, fournisseur de matières premières tandis que la guerre s'éternise à l'Ouest et se développe toujours au Sud, dans les Balkans.

Alors qu'une seconde ligne vers Odessa via Budapest et Bucarest démarre à peine en juillet 1918 qu'elle s'interrompt suite à deux accidents aériens, la ligne vers Kiev est stoppée en octobre avec les premiers signes de l'implosion de l'empire multinational. Entre autres, les Polonais ont été braqués par une clause du traité avec l'Ukraine : en effet, les empires centraux avaient créé, en 1916, un royaume de Pologne sur les territoires polonais pris à la Russie. Mais voilà que Vienne offrait la région de Chelm à l'Ukraine... Nul problème donc pour la Pologne de lancer une guerre contre l'Ukraine occidentale, à peuplement multinational, dès novembre 1918.

Une Ukraine tout aussi complexe alors que les entrailles de l'empire d'Autriche-Hongrie comme le résume sportivement Laurent Veglio dans une note infra-paginale en se contentant de ce qu'il se passe à Kiev : indépendantistes divisés entre rejoindre l'Alliance ou l'Entente, communistes pro-Russes ou en faveur d'une Ukraine isolée.


C'est là que le numéro du même mois de Gibbons Stamp Monthly arrive juste à temps pour approfondir cette division grâce à Edward Klempka.

Il passe donc en revue les Ukraines philatéliques de 1918 à 1921, avec force timbres, enveloppes et même un mandat postal, à commencer avec l'Ukraine occidentale, partie de l'Empire d'Autriche, où une République populaire déclare son indépendance le premier novembre 1918 et se retrouve donc en guerre contre la Pologne.

Dans le reste de l'Ukraine d'alors, partie du défunt Empire russe et encore sous occupation allemande, deux régimes s'affrontent : la République populaire à Kiev et une république des Soviets à Kharkiv. Là, le philatéliste reprend la main sur la complexité : les aléas économiques et politiques en Russie, notamment une inflation importante, entraînèrent un afflux de timbres de l'Empire vers l'Ukraine où les autorités firent surchargés leurs stocks du trident, symbole national, pour protéger les revenus des postes. Un régal de spécialiste avec six villes présentées par Klempka et l'évocation de toutes les initiatives locales...

Les deux républiques populaires s'unirent formellement le vingt-deux janvier 1919, mais d'origines administratives différentes et occupées par ces nombreux conflits (contre la Pologne d'un côté, les Bolcheviques et soviets ukrainiens de l'autre), elles restèrent finalement séparées.


Tout ceci prit fin difficilement en deux grandes phases - pour simplifier très sportivement : la victoire de la Russie soviétique en Ukraine d'abord, ce qui établit définitivement la République socialiste soviétique d'Ukraine. Fin de l'indépendance ukrainienne dans la partie impériale russe jusqu'en 1991.

Ensuite, la paix de Riga du dix-huit mars 1921 mit fin au conflit entre la Pologne d'une part, et les Républiques désormais soviétiques d'Ukraine et de Biélorussie, protégées par la Russie, d'autre part. Cela établit la carte de l'Europe en 1920, fort connue des anciens collégiens et lycéens de France sur laquelle l'Ukraine occidentale peuplée de Polonais et d'Ukrainiens se retrouvaient dans le sud-est de la République polonaise.

Pfiou... Ça relativise les motivations françaises et allemandes de 1914.

vendredi 29 janvier 2016

Briques : la cathédrale de Chester achevée avant le bureau de Malbosc à Montpellier ?

Une petite pastille pour soulager les toux variées qui animent les lieux publics en France en cet hiver trop chaud et trop humide.
La maquette de la cathédrale de Chester en Lego : en janvier 2016, les fondations sont bien avancées (licence creative commons by-nc-sa 3.0 fr)
Les Lego, voilà une collection qui me plairait de reprendre... si les dimensions de mon logement et de mon porte-feuille le permettaient. Merci donc à la Cathédrale de Chester pour les quelques instants de plaisir lors de la visite de cette église médiévale anglaise, le jeudi vingt-et-un janvier dernier.

Entamé au printemps 2015, le projet Chester Cathedral in Lego vise à lever des fonds pour la fondation éducative de la Cathédrale tout en amusant le donateur : pour une livre sterling, vous pouvez placer une brique de l'édifice qui occupera une base au sol de quatre mètres sur deux, et d'environ deux mètres de haut.
Un des volontaires qui accueillent les visiteurs tout en assemblant un des éléments à venir pour montrer l'échelle finale du projet (licence creative commons by-nc-sa 3.0 fr)
Mes dix livres ont permis modestement de finir un des nombreux tronçons de soubassement... Quelques minutes de gagné dans la poignée d'années du projet.


La réédification en plastique d'une cathédrale progressivement construite et remaniée depuis la fin du onzième jusqu'au seizième siècle semble proportionnellement plus rapide que la construction du bureau du quartier neuf de Malbosc, au nord-ouest de Montpellier.

L'édition imprimée du quotidien Midi libre annonce l'ouverture des services postaux dans quelques mois, d'un chantier dont la première pierre fut posée en janvier 2014 dans un quartier lancé en 2003... et dont les habitants avaient reçu promesse d'une ouverture en 2015.

Là, la photographie du chantier montre un bâtiment achevé, les logotypes de La Poste en place en façade. Mais, assistant à la dernière ligne droite, les habitants s'interrogent sur la forme du lieu : certes, un espace ombragé ouvert doit servir de place du marché, mais quelles seront les destinations des deux autres locaux vides ?

Ah, si les maires de Montpellier et les directeurs de La Poste proposaient un euro pour poser une brique de Lego dans les maquettes des projets tant désirés de leurs électeurs et clients.

État du chantier au jeudi vingt-six janvier 2017 :
Lors de mon pèlerinage annuel à Chester, la cathédrale en Lego monte lentement, mais sûrement : les premiers vitraux sont en place. Aux dires des bénévoles présents, un an et demi a permis de rembourser le projet et d'entamer pleinement le fond dont les revenus permettront d'employer un guide pédagogique pour accueillir les scolaires à la cathédrale.

jeudi 28 janvier 2016

Cette main qui déchaîna les passions

Hier, mercredi vingt-sept janvier 2016, Madame Christiane Taubira a démissionné de sa fonction de Garde des Sceaux, ministre de la Justice, un des rôles essentiels de notre République française, surtout dans le contexte d'un état d'urgence qui s'éternise comme le plan vigipirate qui dure depuis vingt ans au risque d'endormir la vigilance collective et épuiser les forces de l'ordre civiles et militaires.
À gauche, la main droite de Christiane Taubira sur une photographie publiée par Les Dernières Nouvelles d'Alsace ; à droite, la main de la Marianne de la jeunesse signée d'Olivier Ciappa et David Kawena.

En terme de lien direct avec la philatélie, Christiane Taubira fut évoquée par Olivier Ciappa - note : la part de paternité respective entre les deux auteurs est contestée par David Kawena - lors du dévoilement de la nouvelle série d'usage courant de France, la Marianne de la jeunesse.

L'allégorie fut plébiscitée par les classes de lycées participantes au choix et le président de la République François Hollande suivit ce choix malgré deux autres finalistes.

C'est lors de cette cérémonie du quatorze juillet 2013 qu'Olivier Ciappa livra aux journalistes toutes les femmes qui avaient inspiré le portrait. Les médias en mal d'été et les conservateurs retinrent le nom d'Inna Shevchenko, une des leaders du mouvement Femen, mais rapportèrent aussi les noms de Roselyne Bachelot, Marion Cotillard et... Christiane Taubira.

Certains, comme Ivan Valerio du Lab d'Europe 1, citèrent Ciappa : constatant qu'il n'arrivait pas à dessiner un visage évoquant Mmes Bachelot et Taubira, « J'ai alors remarqué qu'elles faisaient toutes deux un geste très gracieux de la main, lorsqu'elles s'exprimaient longuement, en monologue. J'ai gardé ce geste dans ma Marianne ».

Un jour, nous aurons la version de David Kawena. En attendant, l'actuelle Marianne permet de rappeler discrètement que la politique peut tenir dans des paroles pertinentes et réfléchies de plus de cent quarante caractères, dans des positions affirmées qu'on ne contre-dira pas dans un livre aux éditions Mea Culpa quatre ans après.

mercredi 27 janvier 2016

Les boîtes rouges, marqueurs de souveraineté australe

Une brève au hasard du mur Facebook de la Famille royale britannique qui croise une nouvelle qui a attendu l'été austral pour parvenir en Europe.

Note : la partie de l'article sur Fox Bay a été remanié suite à des informations fournies par Stefan Heijtz que je remercie infiniment.

Alors que le nouveau président de la Nation argentine,  Mauricio Macri, visitait le Premier Ministre britannique la semaine dernière, un membre de la famille royale achevait un séjour dans les deux territoires d'outre-mer des Falkland d'une part, et des îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud... Le premier voulait entamer des discussions sur ces îles sur des bases moins conflictuelles, le second lui rappela qu'elles sont britanniques.

Sur place...
La Princesse Royale a dévoile la boîte aux lettres du bureau restauré de Grytviken, sur l'île de Géorgie du Sud (Gouvernement du territoire de Géorgie du Sud et des Sandwich du Sud).
Entre visites aux habitants, citoyens britanniques et fiers de l'être, aux scientifiques et découverte de la faune et de la flore australe, la Princesse Royale, Anne Windsor, fille de la Reine, a pu accomplir quelques tâches postales, marquant finalement la souveraineté britannique sur les lieux.

À Grytviken, elle a dévoilé la boîte aux lettres du bureau de poste restauré de cet établissement fondé par des Norvégiens et nommé par un Suédois, peuplé en 2008 de vingt habitants (trente en tout avec les Sandwich du Sud).

Elle a également visité la tombe de Sir Ernest Shackleton, dont la Royal Mail célèbre le centenaire de l'expédition de l'Endurance.
La Princesse Anne poste une carte-souvenir à l'ancien bureau de Fox Bay. À l'arrière-plan, le philatéliste falklandais Stefan Heijtz, Sir Timothy Laurence, époux de la Princesse et Roger Edwards, membre de l'Assemblée législative des Falkland (Government House of the Falkland Islands, reprise par The Royal Household).
De retour dans les Falkland, Anne posta une carte postale à Fox Bay, sur l'île occidentale (ou Grande Malouine). Et c'était le lieu le mieux choisi pour cela. En effet, le numéro daté février 2016 de Gibbons Stamp Monthly informe que le quasi-centenaire bureau de poste de Fox Bay est devenu un musée postal en mars 2015 !

La maison contint un émetteur radio en 1918, dont l'opérateur fit fonction de postier. En 1988, le bureau a déménagé à l'épicerie locale. En 2014, le philatéliste Stefan Falkland Heijtz a acheté la bâtisse et transformé en musée postal avec l'aide de Hugh Osborne, autre grand spécialiste de la philatélie de l'archipel.
Carte postale spéciale marquant l'événement du vingt-et-un janvier de l'inauguration par la Princesse Anne de la boîte aux lettres du musée de Fox Bay (photographie du Government House Falkland Islands, que m'a transmise Stefan Heijtz).

À présent, le lien avec la photographie : inauguré en mars 2015, le musée a reçu une boîte-pilier de l'époque du Roi Edward VII de la part du British Postal Museum & Archive qui fut inaugurée par la Princesse Anne, ce jeudi vingt-et-un janvier, lors de sa venue au musée.

Plusieurs enveloppes commémoratives ont été confectionnées et seront vendues par le Falkland Islands Philatelic Study Group pour financer le Fond de recherche Stefan Heijtz pour encourager l'étude et les publications philatéliques sur le Saint-Pierre-et-Miquelon britannique.

Pour visiter le musée , il faut demander soit à Stefan Heitz ou un des agents du village de Fox Bay de vous ouvrir.

lundi 25 janvier 2016

Royal Mail de Speedy Gonzales au train de sénateur

De retour de Liverpool, une surprise dans les extrêmes atteints par Royal Mail, l'opérateur historiquement totalement privé depuis octobre 2015.
La feuille A4 blanche d'adressage sortie de l'emballage plastique sur lequel a été collé un inhabituel autocollant.
Alors que mes cartes postales postées le mercredi vingt janvier 2016 étaient toutes arrivées à destination le samedi vingt-trois, le numéro daté janvier 2016 de Gibbons Stamp Monthly a mis un peu plus de trois semaines de plus que d'habitude pour arriver.

Remis à la Royal Mail le vendredi onze décembre 2015 comme imprimé sur la feuille A4 qui accompagne le numéro, il aurait dû arriver au cours du dernier tiers du mois... Là, ce fut entre le lundi dix-neuf et le vendredi vingt-deux janvier 2016.

Que s'est-il passé ? Aucune idée ni indice.

À part un autocollant « Par avion » avec mention « Delivered by Royal Mail » qui reprend une grande partie de ceux qui est déjà imprimé sur la feuille d'expédition.

Alors ? Un paquet oublié dans un coin et les postiers ont ajouté l'autocollant pour hâter le processus ? Un sous-traitant de Stanley Gibbons qui a raté et, finalement, la Royal Mail a assuré une étape de plus du processus, d'où le « Delivered by Royal Mail » qui paraît faux pour une livraison en France ?

Au final, ça va en fait des périodiques à résumer au cours de cette dernière semaine de janvier et premières semaines de février. Il n'y aura pas trop du vingt-neuvième jour du mois prochain.


To the enlightment of English speaking readers:
If most of you know Looney Tunes' "fastest mouse of all Mexico", a "train de sénateur" is the pace of senators, a very very very slow but effective march of these old and wise elected officers.

dimanche 24 janvier 2016

All you need is love : les timbres de Liverpool

De retour d'une semaine fraîche à Liverpool, l'ancien grand port et désormais aspirant à devenir un des centres universitaires, touristiques et festifs du nord-ouest de l'Angleterre.

Le premier timbre du carnet The Beatles Story de la poste privée Universal Mail UK.
Les thématistes se reporteront, pas trop, au Titanic : le paquebot était certes immatriculé dans le port de Liverpool où se trouvait le siège d'un de ses copropriétaires, la White Star Line, mais il n'y vint jamais. Sûrement qu'en élargissant à l'ensemble des navires de la compagnie, le nombre de timbres et d'enveloppes grossira, encore plus si est ajouté la Cunard Line, la concurrente jusqu'à leur fusion en 1947, grâce aux paquebots Queen Mary et Queen Elizabeth.

Les hérétiques iront jusqu'aux timbres de Grenade consacré au club de football Liverpool FC...
La cathédrale catholique de Liverpool sur un timbre de la série des cathédrales du vingt-huit mai 1969, dessiné par Peter Gauld (collecgbstamps.co.uk).
La poste britannique n'a pas l'habitude d'émettre énormément de timbres par ville ou lieu, contrairement à la France depuis les timbres de poste aérienne de l'entre-deux-guerres. Néanmoins, quelques séries permettent une thématique par région et ville.

En 1969, l'artiste Peter Gauld crée les six timbres d'une émission sur l'architecture britannique dédiée aux cathédrales. Côté catholique et art moderne, c'est la cathédrale métropolitaine de Liverpool qui est choisie car la ville est sûrement la plus irlandaise et catholique d'Angleterre depuis la Famine du milieu du dix-neuvième siècle.

Pour comprendre l'histoire de ce bâtiment dans le paysage chaotique du centre de Liverpool, il faut lire l'histoire de la cathédrale anglicane dont la masse fantastique et l'emplacement immanquable furent considérés comme une provocation par certaines catholiques de la ville.

Situées aux extrémités opposées de Hope Street - entre les deux, ne pas rater la scupture A Case Story par John King de 1998 en plus de la Philharmonie et des restaurants chics, les deux églises sont à visiter, tout autant que la maquette du gigantesque projet d'avant la Seconde Guerre mondiale envisagée par l'Église catholique avant que les réalités économiques ne s'imposent. Elle se trouve au Museum of Liverpool, un magnifique exemple de musée adapté à tous les âges et styles de visiteurs.

Ceux qui exploreront un catalogue Stanley Gibbons de Grande-Bretagne (avec les noms des artistes donc) retrouveront aussi la série sur les plus anciens chemins de fer dont la ligne entre Manchester et Liverpool est un exemple en 1830. Sur place, l'intérieur de Lime Street Station, la gare historique, et observer les bâtiments alentours rappelleront ce que la bourgeoisie migrante anglaise découvrait en arrivant dans le port-point de départ de leur voyage transtatlantique.
Le carnet The Beatles Story entier.
Néanmoins, les attractions touristiques de masse ont été construites ou installées sur l'emplacement des plus anciens docks du port de Liverpool, qui ont pris le relais du port fluvial de la proche Chester - elle aussi à visiter. L'ensemble portuaire de la ville est classé au Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO, depuis le port même jusqu'aux musées et quartiers construits pour accompagner sa croissance du dix-neuvième siècle à la Seconde Guerre mondiale : sachez qu'un des premiers bâtiments à façade d'acier et de verre est toujours visibles à Liverpool - non, pas à Manhattan.

Ainsi, le centre commercial à ciel ouvert Liverpool One est construit au-dessus du plus ancien site portuaire de la ville tandis que la promenade courant du mémorial au Titanic jusqu'à l'Albert Dock, est une dalle au-dessus d'anciens bassins.

Albert Dock, un ensemble d'un bassin carré et d'entrepôts inaugurés en 1846 et une des premières constructions britanniques sans structure en bois, accueille désormais restaurants et musées :
une délocalisation de la Tate Gallery - exposition Matisse jusqu'au deux mai,
- deux musées publics dans le même bâtiment :
- - le Merseyside Maritime Museum qui compte plusieurs expositions permanentes et au contenu très varié : le travail des douanes britanniques, le naufrage du Titanic, la vie sur le Lusitania, etc.
- - l'International Slavery Museum raconte la traite atlantique et l'esclavage américain depuis la vie dans les villages d'Afrique occidentale aux conditions du voyage et de la vie dans les plantations, jusqu'au travail des enfants en Inde, et l'intégration des descendants d'esclaves au sein de la société liverpuldienne, la ville ayant été un important port négrier comme plusieurs noms de rues l'indiquent.

Enfin, The Beatles Story permet en une bonne heure de découvrir la montée des scarabées, le groupe emblématique de la ville. Plusieurs salles sonorisées et richement décorées vont du premier concert de deux gamins jusqu'aux excès graphiques du Yellow Submarine et de Sergeant Pepper's.

L'émotion est vive dans les deux dernières salles : le devenir des quatre depuis la scission du groupe et, enfin, la salle blanche consacré à John Lennon et à sa chanson Imagine. Elle est d'ailleurs l'objet d'un des cinq timbres du carnet privé commandé par le musée à l'opérateur postal Universal Mail UK.
La couverture du carnet The Beatles Story reprend les mentions de l'opérateur en bas, mais le logotype et la présentation publicitaire du musée.
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents sur ce blog, d'autres blogs et forums francophones comme anglophones, sans compter la presse philatélique, Universal Mail United Kingdom émet des timbres-poste depuis 2008, uniquement valables pour l'expédition de cartes postales à destination de territoires hors du Royaume-Uni européen. Les cartes peuvent être déposées dans les boîtes rouges de la Royal Mail qui les gèrent elle-même... sur un mode un tantinet très économique.

L'avantage pour le touriste est que ces carnets de cinq sont vendus dans les lieux touristiques : musées, buralistes, etc. Même si le prix de ces carnets est difficile à connaître à l'avance. Universal Mail vend les carnets génériques cinq livres sterling (soit cinq timbres au tarif Royal Mail pour l'étranger jusqu'à dix grammes), mais les buralistes et les musées arrondissent.

Par exemple, le carnet privé (voir la catégorie Bespoke sur le site d'Universal Mail) de The Beatles Story est vendu cinq livres cinquante pence à la boutique du musée, soit un surcoût de dix pence par timbres. Mais, cinquante pence pour ne pas avoir à chercher un bureau de poste ou un carnet de Machins dans une ville inconnue du visiteur.

Pour une plongée beatleslistique, le Cavern dans le quartier des pubs autour de Matthew Street - d'anciens entrepôts du port initialement - existe toujours avec ses amateurs reprenant les classiques du rock.


Malgré quatre séjours désormais, visiter Liverpool reste une expérience à revivre.

lundi 18 janvier 2016

Philatélie-minute à la télé française, sauf sur Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère

C'est au bout d'un mois de parution que le hors-série géopolitique de Timbres magazine atteint la télévision et le grand public, objectif affirmé par Gauthier Toulemonde dans son éditorial.

Transmis par le site du magazine, deux émissions de France Télévision au compteur. Préparez vos chronomètres... et une tisane calmante pour Paul Wermus (dont le lien vers l'émission du jeudi quatorze janvier n'a finalement pas été conservé sur ledit site ?).

Quel sommet de sérieux constitue Gauthier Toulemonde face à la pile à ressort Paul Wermus qui, tellement électrique que France 3 Paris Île-de-France lui fournit trois invités dans Les Matins de Paris pour un ping-pong infernal où on saura que ce qui a retenu l'attention de Wermus (ou ses assistants ficheurs) est la valeur des timbres rares, Cocteau dessinant sa Marianne, les expéditions du Robinson philatélique et les deux essais de Jean-François Kahn... Je sais qu'on vit vite à Paris, mais tout de même.

Sans invité, la revue de presse culturelle de Télématin du mercredi treize sur France 2, et annoncée en seconde par Timbres magazine, parvient à évoquer en une minute vingt-deux secondes le hors-série, l'histoire du Gronchi rose et sa cote.


Que tout est plus calme, étendu et philatélique à Saint-Pierre-et-Miquelon !
Peu nombreux mais dopé à la potion de morue magique ! (site du Club)
L'émission matinale à invités, Brume de Capelans a très longuement reçu Jean-Jacques Tillard, le sept octobre dernier (vidéo durablement déposée par SPM 1ère sur Dailymotion) pour parler non de la cote des timbres rares, mais de la présence de l'archipel dans les expositions philatéliques nationales et continentales des Amériques depuis une petite décennie !

Vingt minutes, sans les chansons, pour parler d'exposition de collections ! Lançons le feu d'artifice.

Et où est exprimé simplement l'importance de la philatélie pour la réputation de l'archipel autant que pour les membres du Club philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon, avec pour les fans, le récit des expéditions à destination de et au départ des deux îles... Si le temps - et les rotations aériennes - le permet.

Membre à part entière de la Fédération inter-américaine de philatélie, elle porte le drapeau , les timbres actuels et anciens, bref, l'identité de Français d'Amérique du Nord.


Avec son hors-série, Gauthier Toulemonde a mis un pied dans la porte des télévisions ; en octobre, Joëlle Amalfitano celle des radios. Au suivant !



Compléments du dimanche suivant, le vingt-quatre janvier 2016 : Timbres magazine, l'imprimé, son site web et sa page youTube ajoutent les reprises médias du hors-série.

Jeudi vingt-et-un janvier, cinq minutes calmes avec Catherine Roux dans la partie découvertes culturelles de la matinale de la chaîne de radio Europe 1 : vécu de l'homme d'affaires/aventuriers/philatéliste Gauthier Toulemonde en particulier.

La reprise précurseure est à trouver sur la radio publique France Inter dès le Jour de l'an : après avoir parodié les vœux présidentiels de la veille, Hélène Jouan reprend le récit du cadeau philatélique de Staline à Roosevelt lors de la conférence de Yalta, en février 1945. L'audio est par là.

Pour ceux qui ne veulent que les parenthèses philatéliques parasitées par Paul Wermus, le smartphone de Timbropresse a travaillé : par ici.

Suppléments calmes et reposants, le vendredi cinq février 2016 : merci Europe 1.
Timbres magazine signale que, toujours à partir du hors-série géopolitique, Gauthier Toulemonde a pu parler sans presse et interagir avec les autres invités et chroniqueurs sans caricature, le lundi premier février, dans l'émission radiophonique Europe 1 Social Club présenté par Frédéric Taddeï.

L'émission complète est réécoutable ici chez Europe 1 ; les trois moments philatéliques ont été postés et illustrés de timbres-poste sur youTube par Timbres magazine : 1, 2 et 3.

dimanche 17 janvier 2016

Explorations arctiques entre Groenland et Finlande

Reçu grâce à une carte Postcrossing, oblitérée le vingt-neuf décembre 2015, ce magnifique timbre finlandais.
Graveur expérimenté, bleu glacial su noir profond... Quelle bonne idée eut la poste du Groenland avec ses émissions conjointes sur l'exploration polaire.
Certes, un usage tardif d'un timbre de 2008 issu des deux timbres finlandais de l'émission conjointe avec le Groenland, à l'origine de plusieurs dyptiques originaux : gravés par Martin Mörck, les opérateurs postaux se partageaient un grand timbre commun et deux timbres plus petits.

En 2008, ce sont les expéditions de Adolf Erik Nordenskiöld qui animaient les deux postes. Ce noble suédois et finlandais explora, principalement en bateau tel le Sofia, les côtes du Groenland, la Sibérie, ainsi qu'un tour de l'Eurasie avec retour par les côtes arctiques.

Le second timbre groenlandais montre un minéraliste effectuant un prélèvement tandis que la Finlande héritait du portrait de l'explorateur. Cette dernière émit également un grand feuillet avec ses deux timbres et le rocher prélevé en marge.

Les collectionneurs français reconnaîtront aisément le style et l'organisation de cette émission : en 2007, le quatrième Pourquoi pas ? de Jean-Baptiste Charcot (centenaire d'une de ses expéditions) illustra le grand timbre commun à la France et au Groenland. Le Groenland honora Paul-Émile Victor sur son second timbre pour le centenaire de sa naissance.

samedi 16 janvier 2016

La Poste UK et Stamp Magazine : à droite toute !

Continuons l'histoire des marques postales accompagnant sur une feuille volante les expéditions du magazine mensuel britannique Stamp Magazine.
La feuille du numéro daté novembre 2015.
Dans l'épisode précédent, publié le dimanche dix-huit janvier 2015, quand la publication choisissait La Poste UK pour expédier (tout ou partie ?) ses abonnements vers le continent. Même si La Poste UK n'existe plus d'après le site d'Asendia UK, filiale des postes françaises et suisses... sauf peut-être en France sous la forme du code LPUK pour identifier rapidement le courrier non délivré.
Rappel : la feuille du numéro daté février 2015.
Le coup d'œil tiqua fin octobre et la vérification confirma : les deux rectangles d'information postale sont désormais à droite, ce qui paraît logique puisque le rectangle de gauche, outre l'adresse de retour, porte la mention du service prioritaire.

mercredi 13 janvier 2016

Ce 13 janvier, c'est le Nouvel An à Foula, au bout du monde

Une autre bizarrerie à l'intérieur d'un État qui suit le calendrier grégorien depuis 1752 - même si l'État en question est un Royaume-(dés ?)Uni de deux royaumes, une principauté, un territoire autonome divisé socialementdans une île coupée en deux, comptant des fédérations suivants (ou pas) ces frontières intérieures ; ensemble qui sert de parapluie à une flopée de territoires très autonomes... Mais ce n'est pas l'histoire de ce jour.

Dans sa première édition de 2014, le lundi quatre janvier, le quotidien gratuit Direct Matin et ses éditions locales ont publié une petit article sur l'île d'Europe de l'Ouest qui n'a pas fêté Noël, ni le Nouvel An : Foula, au large de l'Écosse et des îles Shetland, suit toujours le calendrier julien.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, c'est le Nouvel An à Foula : bonne année à ses trente-huit habitants !
Le bureau de poste de Foula en août 1964, peu de temps après l'arrivée du téléphone (photographie du Dr. Julian Paren, geograph.co.uk, licence cc by-sa 2.0)
L'île est si isolée qu'un film baptisé The Edge of the world y fut tourné dans les années 1930 pour représenter l'histoire du dépeuplement de l'île Saint Kilda, en plein Atlantique.

Néanmoins, le journaliste Jon Henley du Guardian raconta, le jeudi vingt-et-un février 2008, son séjour sur l'île et le fait que ses habitants ne trouvent pas leur situation géographique étrange : « Tout le monde doit avoir un toit au-dessus de la tête, le nôtre est ici, c'est tout » explique une habitante.

Il suffit juste d'espérer que le bateau puisse accoster deux fois par semaine ou que le vent soit bien dans l'axe de la piste pour permettre de faire décoller le petit avion à la belle saison.
Carte du concours de l'île britannique la plus isolée (Google Maps légendée avec le logiciel libre Paint.NET).
Malgré une menace de couper les services publics - école, infirmière, poste - dans les années 1950 si la population passait sous les trente habitants, l'école est toujours ouverte et la seule activité indiquée par Google Maps, le bureau de poste toujours tenu à tiers-temps en 2008 par une habitante également officier d'état civil et guide touristique : l'île attire des amateurs d'oiseaux sauvages en été.

Qui dit bureau de poste signifie pas de timbres privés qui caractérisent de nombreuses petites îles isolées autour de la Grande-Bretagne.

Quant au calendrier, c'est un calendrier julien sans jour supplémentaire en 1900... donc un jour d'avance sur le calendrier julien orthodoxe russe par exemple qui célèbre le Nouvel An demain. Et je n'ai pas encore évoqué les fuseaux horaires à l'intérieur de certains pays.


Attention aux collectionneurs multilingues, Foula est également le nom en anglais et plusieurs langues européens du peuple que les francophones appellent peul, qui ont été l'objet de plusieurs timbres au temps des colonies françaises puis des républiques indépendantes.

mardi 12 janvier 2016

Repos géopolitique en Kiribati fidjienne

Depuis plusieurs numéros, le rédacteur en chef de Timbres magazine, Gauthier Toulemonde, tente d'attirer les lecteurs pour les particularités de certains territoires français, ayant été revendiqués en vain par la France ou possédés par des citoyens français à partir du livre de Bruno Fuligni.

Une source d'idée d'histoire postale très ciblée ou d'une collection thématique exigeante... voire d'une réflexion personnelle sur ce qu'est un « pays » en philatélie et en histoire postale.

Mappemonde de Martin W. Lewis listant une partie des bizarreries de souveraineté dans les États du monde actuel (avec son aimable autorisation, GeoCurrents.info)
Les amateurs de territoires au statut étrange se reporteront également vers les « bizarreries géographiques » d'Olivier Marchon qui dépassent l'espace français : de la localisation floue du Mont Blanc sur la frontière franco-italienne, du statut-parasite de la citadelle de Kowloon parcelle chinoise abandonnée au cœur de la colonie britannique de Hong Kong, une voie ferrée belge zigzaguant en Allemagne après le traité de Versailles, sans compter les ahurissants tracés et habitudes des habitants en conséquence des frontières belgo-néerlandaise, franco-suisse, indo-bangladaise (qui est un cauchemar permanent pour les habitants des milliers d'enclaves), etc.

Sur le planisphère ci-dessus, un géographe états-unien a listé une partie des exceptions au système étatique qui est censé servir de base à la géopolitique mondiale... Sur son site GeoCurrents.info, Martin W. Lewis présente, entre autres, des articles généraux et des études de cas sur comment l'idée d'États-nations est une conception limitée - et encore... - aux pays occidentaux.

Appliquée dans le monde actuel, elle connaît des limites qui expliquent les échecs de tentative de démocratiser des États (Afghanistan, Irak) en croyant que ce sont des blocs pays-nation-gouvernement. Une de ses conférences à l'Université de Stanford est visible sur youTube depuis novembre 2015 et appuie sur quelques exemples d'États plus ou moins unis, viables, indépendants,... Certains connus des philatélistes mais pas des États du monde (Taiwan ? Somaliland ?).
Timbre de Kiribati de 1984 représentant l'île Banaba (colnet.com, site-catalogue d'objets de collection, au fonctionnement collaboratif).
Comment revenir à la philatélie... Une série d'articles de Lewis est consacrée, en novembre 2015, à Kiribati, ce qui ne manquera pas de réveiller les amateurs de l'Empire britannique : 1, 2 et 3.

En particulier, le premier du vingt-quatre novembre explique la particularité de l'île Banaba, isolée à l'extrême-occident du pays-océan et de l'archipel des Gilbert. Sous le nom d'Ocean Island, elle est connue, comme sa voisine Nauru, pour ses réserves de phosphate exploitées par les Britanniques jusqu'à l'indépendance de Kiribati en 1979.

Sauf que les habitants de l'île sont coupés en deux : une minorité vit sur l'île pour garantir le maintien de la propriété ancestrale de leur peuple, majoritairement installé à Rabi, dans les îles Fidji. Rabi, une île qu'ils ont collectivement acheté pour se reloger suite à l'activité minière et à la menace d'occupation japonaise...

Bref, une île kiribats gérée par un conseil de huit représentants installés aux Fidji, citoyens fidjiens mais qui conservent des passeports kiribats...

Et le gouvernement français qui essaie de gérer la double nationalité des terroristes...

En attendant, à part vendre des timbres-poste, le gouvernement de Kiribati ne peut lancer aucun projet sur l'île - un des sommets du pays, fort utile en cas de montée du niveau de l'océan Pacifique - sans l'accord de ses propriétaires, dans une zone du monde où la propriété ancestrale collective a du sens.

Dans cette relation compliquée entre Banabans et Kiribati, voilà qu'arrive l'État-nation à l'européenne : ces dernières années, une partie des Banabans souhaitent le rattachement de leur île à Fidji, très loin au sud...

lundi 11 janvier 2016

Vert repos taiwanais

Continuons ce repos en admirant ce magnifique paysage forestier et marin parvenu par une carte Postcrossing de Taiwan, oblitéré du vingt-quatre décembre 2015 à Taipei. Merci à Nuiching.
Trente-trois eurocents la carte pour le monde ! Un quart du tarif français pour le monde...
L'ensemble des timbres émis par la Chine depuis l'Empire jusqu'à la République et son exil depuis 1949 sur l'île de Taiwan est consultable sur ces murs du Stamp Treasure du site de Chungwha Post, la poste de République de Chine. À part une inflation lors de l'exposition internationale de 2015, les émissions, jolies et très locales, se succèdent tranquillement.

Souvenir moins bucolique : ce blog débuta au moment-même où, pendant un an et demi de début 2007 à mi-2008, les timbres et l'entreprise ont porté le nom de Taiwan avant de revenir au nom précédent évoquant la Chine. Un des aléas du débat entre nationalistes revendiquant toute la Chine et indépendantistes souhaitant que Taiwan devienne un État en elle-même ; une seconde vision que refuse la République populaire car elle reviendrait à éloigner durablement la perspective d'une réunification.

dimanche 10 janvier 2016

Repos monarchique irrévérencieux

J'ai beau aimé la monarchie windsorienne et certaines traditions britanniques au point d'avoir une boîte à biscuits au type Machin, il faut savoir se reposer de la philatélie et prendre de la distance. Deux séries télévisées pour se faire sans trop s'éloigner de la couronne.

« L'emprunter ? Mais, à qui, votre Majesté ? »
La Reine Elizabeth découvrant le poids de la couronne impériale, extrait de la bande-annonce de la série The Crown (chaîne youtube de Netflix, six janvier 2016).
En effet, les médias audio-visuels états-uniens sont pris d'une passion monarchique ces derniers temps. Au cours de l'année 2016, la chaîne de diffusion à la demande Netflix proposera une série inédite, The Crown, qui contera le règne d'Elizabeth II.

Au rythme d'une décennie par saison, la première saison, présentée cette semaine dans une longue bande-annonce, mènera les téléspectateurs des leçons apprises par l'abdication et le règne de George VI jusqu'au couronnement, avec pour pimenter l'intrigue le tonitruant couple Edward VIII et Wallis, le poids des Premiers Ministres Churchill et Eden sur la jeune Elizabeth qui impose un mariage d'amour, mais également comment le prince va devoir accepter le rôle de consort.

Avec Claire Foy dans le rôle d'Elizabeth et Matt Smith (eleventh Doctor) entourés de l'ensemble de la famille royale et des politiciens de l'époque dont le président égyptien Nasser - il faut bien évoquer la fin de la puissance impériale.

Ce sera une occasion de replonger dans la biographie sur le rôle politique de George VI et celle sur la reine de diamant par Andrew Marr, existant en livre et en documentaire télévisé.


Et si le petit-fils d'Edward VIII et Wallis avait sérieusement régné ?
Photographie officielle qui clôt l'introduction en trois épisodes de la série The Royals : si Hollywood était une monarchie avec pour capitale Londres... (site du diffuseur E!)
Pour les antimonarchistes, notamment les Français qui préfèrent la monarchie républicaine gaullienne exercée par des carriéristes de la politique, la chaîne du monde du spectacle E! a décapé la monarchie anglaise en croisant code windsorien, jet set hollywoodienne, communication politique moderne et tragédie shakespearienne dans The Royals. dont le créateur Mark Schwahn (One Tree Hill - Les Frères Scott en France
) a réussi à placer deux saisons en douze mois, la troisième est commandée.
L'amorce de la première saison est radical : tandis que les deux cadets du couple royal achèvent une nuit de frasques moralement discutables sur beaucoup de plans, notamment photographique, le roi - sincère - et la reine - véritable chef d'entreprise - apprennent la mort accidentelle de leur fils aîné qui était le successeur idéal.

Alors que le roi est prêt à appeler son peuple à se prononcer sur l'avenir de la monarchie par référendum, le cadet, chien fou et homme à femmes, va-t-il convaincre son père qu'il est capable d'entrer dans le rôle ? Le frère du roi, véritable Claudius en embuscade, en aura-t-il la patience - la partie de chasse... ? La princesse saura-t-elle apprendre de sa mère, pour le meilleur ou pour le pire de ses addictions ? La reine qui a elle-même ses secrets.

Les inspirations multiples amusent et font réfléchir sur nos mondes politico-médiatiques, même républicains pour les grenouilles hexagonales et yankee : combien de dynasties politiques au sommet en France et aux États-Unis ?

J'avais lu avant cette série qui s'en inspire librement, le roman Falling for Hamlet de Michelle Ray qui imagine la pièce de Shakespeare comme vécue par Ophelia dans un Danemark monégasque des années 1980-1990 - l'époque des ouragans - emplie de luxe, palmiers et paparazzis.


Petits romans gentiment moqueurs, dangereusement monarchistes. De vrais biscuits.
Boîte à biscuits (originellement pleine) de McVitie's à l'effigie royale par Arnold Machin, éditée pour les soixante ans de règne en 2002.
Je termine avec deux romans qui, plongeant le personnage de la Reine Elizabeth II dans des intrigues inattendues, paraissent se moquer d'elle, mais finissent par la rendre irremplaçable.

En 1992, Sue Townsend imagine l'avénement de la république dans The Queen & I ; la Reine et la famille royale sont dispersés dans des logements sociaux et se débrouiller... autant que le gouvernement qui découvre les aléas de la république.

Alan Bennett en fait une grande lectrice, au désespoir de ses ministres, dans The Uncommon Reader, publié en 2007.

Dommage qu'il n'y a plus de biscuits pour accompagner mon thé...


Post scriptum du samedi seize janvier 2015 :
Concernant The Royals, l'épisode neuf de la première saison montre en gros plan des billets de vingt livres à l'effigie du Roi Simon, inspirés des actuels.
Bleu et violet, les couleurs actuelles des billets de vingt livres, même si le portrait est imposé et peu artistique (capture d'écran, The Royals).
Dans l'épisode suivant, la Reine ouvre son courrier et un timbre rouge apparaît de loin, mais il faut espérer un futur gros plan, une séance de pose du frère du Roi Simon ou un bonus dvd/bluray chez les accessoiristes.

samedi 9 janvier 2016

Des surcharges du Laos actuels ou de l'importance des forums philatéliques

Comment savoir ce qu'il se passe dans le monde philatélique en dehors des nouvelles émissions des postes disposant d'un site internet de vente ? Comment savoir ce qui existe et où le trouver quand on n'a pas d'idée ?

Demander ou proposer sur un forum où plusieurs philatélistes auront la réponse ou son usage, tout le moins des pistes de recherche.

Deux exemples récents finement reliés par le hasard.

Pas d'image repris de ces forums, ni de demande d'autorisation de les reprendre : allez lire.

Des surcharges provisoires à l'exploration du monde
Depuis août 2014, les participants du forum anglophone aux fondateurs australiens StampBoard.com entretiennent un fil de discussion parti d'une question pour vérifier une impression : les surcharges pour modifier la valeur faciale des timbres est une chose du passé...

En quelques heures, la liste des pays ayant connu de telles surcharges depuis 2000 et les causes possibles se succèdent - changement des tarifs, nouvelle devise monétaire, stocks immobilisant du capital, coût de nouvelles émissions - jusqu'à l'exemple probant du Laos en mars 2014.

Un des participants raconte comment la poste du Laos a dû organiser en mars 2014 une application manuelle à l'unité de surcharge sur des stocks vieux de trente ans - très art communiste exalté - afin de permettre d'appliquer de nouveaux tarifs l'été suivant sans avoir à passer une coûteuse commande pressée de nouveaux timbres. Avec cérémonie officielle de brûlement des tampons.

Avantage des forums est qu'avec la fonction recherche, ce passé se retrouve et se complète : un autre participant en voyage récemment au Laos signale qu'une nouvelle session de surcharge a eu lieu en mars 2015 d'après une carte postale envoyée cet hiver.

Cette lecture permet de comprendre que les pays sans émission de timbres ont une actualité philatélique qui suppose cependant d'être dans le pays ou d'y avoir des correspondants : donc de voyager ou d'écrire... Certes, les sites d'enchères ont des offres, mais comment évaluer si le prix est convenable sans savoir nombre, disponibilité, etc.

Ce partage peut aller jusqu'à publier sa collection sur internet, comme les surcharges de Tonga de 2002-2004 par Stephen Zirinsky. Il publie énormément de choses sur son site concernant des pays aux noms qui feraient soupirer les « collectionneurs sérieux »... mais à partir des usages réels dans les bureaux de poste où ces surcharges et autres timbres et marques postales sont des nécessités pour assurer un service efficace aux expéditeurs tout en coûtant le moins cher possible à l'entreprise.

Un dernier exemple amusant, que j'ai connu au bureau de Pai dans le nord de la Thaïlande : le postier déjà prêt. À Pai, village dont les besoins sont courrier des résidents permanents, cartes touristiques et colis d'artisanat local, ce fut une postière capable de contenter cinq clients par minute grâce à formulaires, classeurs de timbres et autres fournitures classés au cordeau et, pour les timbres, déjà découpés.

Dans ce même fil sur les surcharges actuelles, un participant raconte le récit d'un voyage en 2013 dans une localité du Nigeria où, pour gagner du temps, le postier avait collé des timbres de dix pesewas sur des timbres de quatre-vingt-dix pesewas de 2008 pour constituer le nouveau tarif de un cedi.

Et aussi Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée,...

Des surcharges provisoires du dix-neuvième siècle au voyage dans le temps
Alors que je jonglais avec ces récits philatéliques, voilà qu'un philatéliste, Michel, qui mérite largement récompenses et distinctions académiques pour son œuvre de compilation de toutes publications philatéliques existantes ou ayant existé, a mis en ligne le résumé bibliographique du sommaire de La Gazette timbrologique pour ses numéros du premier trimestre 1893.

L'émulation du forum fr.rec.philatelie (par ici) permet de remercier le compilateur et de proposer d'approfondir sur le site de la Bibliothèque nationale de France qui propose à la lecture publique l'intégralité de cette revue de 1891 à 1896, depuis l'été 2015 semble-t-il.

Et le feuilletage permet de retrouver des problématiques permanentes des années 1890 à nos jours : comment savoir ce qui est émis de par le monde, comment se le procurer, des experts auto-proclamés refusant la diffusion des moyens de découvrir les faux, jusqu'à savoir si les surcharges provisoires des timbres des colonies sont des émissions justifiées ou des pièges à collectionneurs... dans une revue qui propose une prime de dix pour cent sur le remboursement des frais (achat des timbres et port nécessaire) des correspondants à l'étranger qui signaleraient une émission provisoire.

Les classements créés par Michel multiplient les angles d'attaque pouvant convenir à nombre de chercheurs, et le travail d'indexation est suffisamment complet pour rendre son moteur de recherches indispensable à ceux qui veulent savoir ce qui peut exister en un gros siècle et demi de publications.

La bibliothèque par-delà l'espace et le temps
Ensuite, il faudra trouver la bibliothèque au livre désiré.

Physiquement, celle d'une association locale, celle du musée de La Poste à Paris, celles de Londres (RPSL, National Library) voire plus loin avec le projet Global Philatelic Library.

Numériquement, si l'auteur a disparu depuis plus de soixante-dix ans, les sites de bibliothèques nationales et archive.org peuvent aider à trouver sa version livre électronique que des applications permettent de lire dans un navigateur internet ou sur une tablette/smartphone actuels. Sauf à être déjà abonné et lié à des systèmes propriétaires (Apple, Amazon), préférez les fichiers epub si le texte est prépondérant ; pdf et autres formats de publications sont commodes en cas de mise en page et d'illustration particulières.

Même si cela suppose que ceux qui ont des ouvrages non recensés, rares ou oubliés de proposer leurs connaissances à Michel l'auteur de Revues et documents philatéliques et marcophiles (docs.philateliques.free.fr) ou des notices aux bibliothèques philatéliques.


Bref, lire et faire savoir.
Il est possible de bien lire sans acheter de timbres ; plus rarement de bien acheter sans avoir lu.
Ce qui relance une question débattue sur Stamp Boards : le marchand de timbres collectionne-t-il ? Et l'expert ?

mardi 5 janvier 2016

De la philatélie audio-visuelle pour occuper le journal du week-end

Coincé entre un vendredi premier férié et un dimanche trois tout ausi chômé, comment meubler les journaux de ce week-end gueule de bois du Nouvel An ?

Heureusement qu'il y a l'augmentation des tarifs postaux de la lettre - la baisse de ceux des colis intéresse moins apparemment... Pourtant, nous continuons à recevoir et expédier des colis alors que mail, sms et paiement électronique ont réduit les besoins en lettres.

Une preuve ? Camille Marigaux de France Inter s'est amusé à l'exercice du micro-trottoir, diffusé le samedi deux à neuf heures : les gens savent aussi peu que leurs élus combien coûte l'envoi d'une lettre. L'évaluant plus cher que la réalité, mais sachant qu'il y a différentes vitesse de service.

Tandis qu'une délégué syndicale signale le défaut coûteux des tarifs proportionnels pour les lettres dépassant de peu les vingt grammes... Serait-il temps de passer à un échelon de moins de trente grammes ?
Capture d'écran du reportage de Mme A. Sylvain, monté par M. Mullender diffusé sur France 3, le premier de l'an.
La veille, les journalistes du week-end super férié de France 3 ont pioché dans les archives, évoquant l'instauration de l'affranchissement préalable à l'initiative de Rowland Hill, un Anglais jamais nommé... avant de se lancer dans une rapide histoire de l'inflation des tarifs postaux... en oubliant la conversion ancien/nouveau franc...

Mais en prenant le temps d'une pique contre le Premier Ministre Raffarin, qui n'augmente pas en 2002 pour augmenter en 2003, et d'une contre-pique contre le jeune François Hollande demandant au dit chef de gouvernement de dire la vérité aux Français...

Pour dire en tromble sur la disparition du facteur, personnage de la vie quotidienne, signalait le nouveau tarif prioritaire, suggérer une baisse pour les colis... Mais aucun autre détail pratique. Après avoir écouté France Inter, ces détails étaient-ils nécessaires ? Après avoir regardé France 2 le vingt-et-un décembre, des détails sont-ils souhaitables ?

Le positif est d'apprendre qu'il existe un charmant petit fils d'animation, façon silhouette en papier, sur l'histoire du timbre-poste avec la scène mythique de la serveuse dévoilant à Hill comment elle parvient à avoir des nouvelles de son amoureux sans avoir le moyen de payer le port dû. Dont l'origine est à retrouver : youTube ou DailyMotion ?

lundi 4 janvier 2016

Cinquantenaire alpiniste sur carte monarchiste népalaise

Il y a désormais la version contemporaine de l'amoncellement des timbres dans des albums et d'enveloppes et cartes postales dans des boîtes à chaussures : l'accumulation de scans dans des dossiers dans les disques durs.
Timbre du jubilé d'or de la première ascension du mont Dhaulagiri collé à côté d'un astucieuse mention de poste aérienne par l'imprimeur de la carte postale.
Ainsi, je suis quasiment plus sûr de retrouver les deux scans de cette carte postale de vacances d'été 2012 au Népal d'un ami que de retrouver ladite carte dans le carton philatélique qui traîne sous la bibliothèque philatélique.

Le timbre de vingt-cinq roupies (vingt-deux eurocents actuels) commémore l'ascension en 1960 du mont Dhaulagiri, huit mille cent soixante et quelques mètres, par une équipe autrichienne et suisse menée par Max Eiselin, accompagné de deux sherpas. Une vue assez saisissante pour un Montpelliérain habitué des collines basses et pour qui le pic Saint-Loup, six cent cinquante-huit mètres, est une anomalie dans le paysage.

Retrouver la carte, étudier l'oblitération à la loupe voire en triturant l'image obtenue par scan ou photographie permettra un jour de savoir si le tampon a jamais connu une couronne de localisation et des éléments de datation...
Drapeau, carte du pays, symboles floraux et animaux et collection des billets de banque.
La carte fut choisie avec le destinataire - moi - en tête : symboles nationaux, cartographie (villes et montagnes mises en valeur) et anciens billets de banque. En effet, au moment où la carte est utilisée, l'effigie royale a été retirée de la nouvelle série de billets au profit de l'Everest, point culminant du pays et des terres émergées de la planète, mise en circulation en 2007, avant ajout d'une légende en anglais en 2012.

Je ne garantis pas la répartition des deux rois possibles en raison de la qualité du scan d'une carte postale imprimée, mais Birendra et Gyanendra doivent se voisiner, toutes les valeurs n'ayant pas été émises pour les deux souverains.

La carte rappelle au touriste l'histoire difficile de la fin de la monarchie entre le massacre et suicide commis par le prince héritier en 2001 - tuant le roi Birendra - dans le contexte d'une guerre civile entretenue par un mouvement maoïste depuis 1996. La résolution de ce conflit a lieu fin 2005-début 2006 avec à un cessez-le-feu et le retour à la vie démocratique, puis le choix de l'Assemblée nationale d'instaurer un État laïc, puis une république dans les deux années suivantes.

Au gré des coalitions au sein de deux assemblées constituantes, il faut attendre septembre 2015 pour qu'une constitution définitive entre en vigueur et fasse du pays une fédération. Le vingt-cinq avril et douze mai précédents, deux séismes de forte magnitude entraînaient morts et destruction, ainsi qu'isolement de nombreuses régions du pays.

dimanche 3 janvier 2016

Semaines n°2015.51 à 53 sur SebPhilately et un mystère français chez les anglophones

Beaucoup d'articles simultanément publiés sur les deux versions linguistiques du blog (avec un poil plus d'humour en français et de didactique des poste et philatélie françaises côté anglais), et je rapporte une question-mystère d'un amateur de graveurs.

Une des vignettes proposées à votre sagacité en fin de ce poste (scan par Adrian Keppel).
Liste des articles de SébPhilatélie simultanément publiés en anglais (mieux que Google Translate;) :
Don Rosa sur timbres de Finlande, Donald la kantele à la main.
 - L'année d'art postal de Don Rosa, deuxième article de ma classe ouverte sur ce grand scénariste et dessinateur auto-didacte de l'univers de Donald Duck et Unca' Scrooge.
- L'émission conjointe des quarante ans de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, dont les chefs d'État étaient réunis à Abuja, au Nigeria, mi-décembre.

Intercalée la traduction d'un article de mars 2014 inspiré de la remarque de Michel Audureau, président de la Amicale philatélique yonnaise, que sa ville de La Roche-sur-Yon est une des quelques préfectures de département qui n'a jamais eu droit à un timbre du programme philatélique...

Gentil cadeau de Noël : envoyer un timbre personnalisé rare à un diplomate en poste dans votre pays... Qu'est-ce qui pourrait mal ? Je connais des spéculateurs français qui... (International Campaign for Tibet, reprise par le blog Rainbow Stamp Club le quatre juillet 2015).
- La saisie de milliers de carnets de timbres Marianne de la jeunesse falsifiés par les Douanes à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, dans un colis en provenance de Hong Kong.
- Comment une association pro-tibétaine asticote l'ambassadeur de Chine populaire à Berlin et le service personnalisation de la Deutsche Post qui refuse désormais de réimprimer un timbre à l'effigie du Dalaï Lama...
- Le milliard d'exemplaires pour le premier timbre à surtaxe de bienfaisance des États-Unis, toujours en vente au moins jusqu'en décembre 2019. Une monographie à méditer.

Début d'une thématique Saint-Pierre-et-Miquelon sur SebPhilately :
J'ai entamé la traduction des articles sur l'archipel avec adaptation pour expliquer quelques franciaiseries ou synthétisant pour les trois articles sur la visite présidentielle du Réveillon 2014 (traduction à venir).
Pormouvoir la philatélie demande effort et imagination (SPM 1ère).
De la livraison des colis à Saint-Pierre-et-Miquelon quand il n'y a pas de boîte aux lettres aux domiciles des destinataires (remarque en écho à l'article sur les boîtes communautaires canadiennes). Bonus anglophone : une explication des autonomies et souverainetés dans la France d'outer-mer.

De l'escale costumée de la réplique de L'Hermione en juillet 2015 à Saint-Pierre. Maître Ketterlin, modèle pour les directeurs de L'Enseigne de métropole dans leurs relations avec les collectionneurs et les philatélistes !

Des nouveaux tarifs postaux de France :
Un premier article pour expliquer au lecteur anglophone le principe proportionnel mis en place sur un modèle belge, suivi de la traduction de mon problème graphique d'une Marianne de la jeunesse désormais déséquilibrée vers la droite.

Recherche graveur des années 1940 désespérément :
Une des vignettes du graveur mystérieux (scan par Adrian Keppel).
Dans un récent article de son blog Stamp Engravers (évoqué ici), Adrian Keppel est face à un mystère avec des vignettes représentant la Conciergerie et le pont au Change, à Paris, avec les mentions « Aide aux artistes » et « Paris 1942 », créées pour une exposition philatélique parisienne de 1941.

Adrian est face à un problème de recherche : le graveur P. Camors lui est connu par trois séries de timbres à Saint-Pierre-et-Miquelon (décidément ! Et la morue en plus) et au Togo en 1947, et timbres-taxe des Comores en 1954 grâce aux mentions dans le catalogue Stanley Gibbons que confirme Dallay... Mais rien de plus sur lui.

Si vous avez des informations sur le graveur Camors : zou ! Post a comment sur son site. Note : un Néerlandais devenu Écossais écrivant pour Stamp Magazine doit pouvoir gérer un mail en français.