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mercredi 16 juillet 2008

Philatélie et Simenon

Une recherche sur la couverture emplie de timbres du monde va certainement m'inciter à découvrir l'écrivain Georges Simenon.


Couverture de la dernière édition du Petit Homme d'Arkhangelsk
(site du Livre de poche), ISBN 9782253142782.

Un résumé sur Toutsimenon.com (attention risque de révélations de l'intrigue) permet de comprendre le rôle de la collection de timbres, même si la couverture ci-dessus minore sa valeur en reproduisant le contenu d'une pochette du monde entier, que nous avons presque tous connu à un moment ou un autre de la collection.

Couverture de 1997 (site amazon.fr), ISBN 978-2253142782.

Le Lady McLeod est reproduit au-dessus de la scène du couple-héros. Au milieu du XIXe siècle, ce timbre blanc et bleu a servi à marquer l'affranchissement du courrier pris en charge par le bateau nommé en hommage à l'épouse du gouverneur britannique de Trinidad. Le circuit desservait une partie du littoral de cette île des Antilles.

Seul contrairement à la nouvelle couverture. Après une lecture du roman, je rendrai mon jugement sur le premier prix de couverture philatélique de roman.

samedi 12 juillet 2008

Lectures sous parasol

Le temps de reprendre le fil de mon blog, quelques articles de blogs que je vous conseille, publiés pendant ma pause :
* avec le Salon du timbre et la correspondance estivale, La Poste développe ses timbres personnalisés tous azimuts : à lire sur le Blog philatélie ;
* toujours en France, les barres phosphorescentes permettent de constater les lignes de la politique d'émissions de Phil@poste d'après Les News du phosho ;
* sur le même site pour le nostalgique que je suis, il y a encore du travail sur la Marianne des Français, sa fabrication, ses variétés, ses utilisations, etc., et même spectaculaire pour la Marianne du 14 juillet ;
* le Stamp Collecting Round-Up évoque un des derniers exemples prouvant qu'imprimeurs de timbres et frappeurs de pièces s'ont bien alliés dans l'assèchement du porte-monnaie des collectionneurs de nouveautés ;
* Claude Jamet aborde également les problèmes sus-cités par le biais du Code de déontologie de l'Union postale universelle.

Avant les articles dans les numéros de septembre des magazines français, trois clips vidéos sont disponibles sur TV timbres à propos du Salon du timbre 2008, filmés le jeudi 19 juin.

Je n'oublie pas le type Machin : les auteurs du Machin Mania ont posté une page permettant de fureter par thèmes dans leur blog et d'autres sites sur ces timbres.

Bonnes lectures.

lundi 23 juin 2008

Jonathan Moon et le timbre lenticulaire

Dans le numéro de juillet 2008 de Gibbons Stamp Monthly, Peter Jennings présente les conclusions de son entretien avec Jonathan Moon, le dirigeant d'Outer Aspect, le fabricant néo-zélandais de timbres lenticulaires. Entretien accordé le 5 mai 2008 lors de la présentation du timbre lenticulaire d'Autriche aux quarante-huit images, suffisantes pour représenter un tir au but sous trois angles (sur ce timbre, rappels ici et , révision générale sur le lenticulaire, suivez les liens en bas).

Jonathan Moon, né en 1964 à Auckland, a été un jeune collectionneur de timbres, héritier de la collection grand-paternelle avant de lâcher prise à l'adolescence. Il découvre la technologie lenticulaire lors d'une exposition artistique à San Francisco en 1991 et y trouve un moyen de dépasser les limites de l'hologramme laser. L'entreprise devient sérieuse à partir de 1995 et le développement du motionstamp (approximativement timbre-film ou timbre-mouvement).

Le premier timbre lenticulaire produit par Outer Aspect est émis en 2005 par TNT aux Pays-Bas : ce sont les patineurs de vitesse sur glace. Le tirage est épuisé en deux jours, rappelle Moon.

Six opérateurs postaux ont utilisé les services de la compagnie néo-zélandaise comme signalé sur son site : essentiellement des vidéos de sportifs en action (et de sauveteurs en mer), sauf pour les portraits empilés du Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, premier ministre des Émirats arabes unis et souverain de Dubaï.

Pour l'avenir d'Outer Aspect :
* dès le 8 août 2008, présentation d'un nouveau timbre d'Autriche sur une statue en trois dimensions ;
* la possibilité vers 2010 d'émettre rapidement un timbre diffusant le but vainqueur d'un événement sportif mondial (Moon évoque le marché des supporteurs de football, de rugby et de cricket).

Précision toute philatélique en début d'article : la résine utilisée pour ces timbres sur laquelle de nombreuses encres des oblitérations postales adhèrent.

Retour au timbre buteur d'Autriche : le tirage de 350 mille unités doit réaliser un chiffre d'affaires de 1,9 million d'euros. D'après une recherche que j'avais effectuée, la lourde faciale à 5,45 euros correspond à :
* une lettre économique internationale de 100 à 350 grammes,
* une lettre économique européenne de 350 à 500 grammes,
* une lettre recommandée intérieure de 100 à 350 grammes remise en main propre.

Enfin, Peter Jennings, le reporter, est un compagnon de la Société philatélique royale de Londres et de la Société géographique royale.

mardi 10 juin 2008

Scott : correction d'une erreur de 60 ans

Un peu plus de soixante ans après son édition de 1947, Scott corrige la liste des timbres de France dans son catalogue mondial, tome 2 (pays de C à F), édition 2009, nous apprend Scott Stamp Monthly daté juillet 2008.

Les deux séries Arc de triomphe étaient jusqu'alors classées et numérotées comme des émissions d'un gouvernement étranger en France car elles ont été produites par le Gouvernement militaire allié des territoires occupés (Allied Military Government of Occupied Territories). Cette institution des États-Unis était mise en place en 1944-1945 dans les États libérés de l'Allemagne nazie et considérés sans gouvernement.

Pour la France, l'AMGOT disposait de billet de banque, de timbres-poste (Arc de triomphe - les seuls jusqu'à la Marianne du 14 juillet en 1997 a rappelé la devise de la République : « liberté, égalité, fraternité »), de documents divers et du personnel nécessaire.

Cependant, bien avant la Libération, le général de Gaulle refusa toute idée d'un autre gouvernement sur les territoires français libérés. En matière philatélique, il obtint du Royaume-Uni la production d'une Marianne par Edmund Dulac. À Alger, le Comité français de la Libération nationale commanda une Marianne à Louis Fernez.

Néanmoins, les timbres de l'AMGOT furent acceptés et émis par les postes françaises en septembre 1944 pour la première série, et en février 1945 pour la seconde. Les fréquents changements de tarifs les rendirent peu utiles.

Dans son édition 2009, le Scott Standard Postage Stamp Catalogue reconnaît donc que ce sont des timbres-poste émis par l'autorité postale du pays et les inclus - à l'aide de lettres - dans la liste des timbres de France.


Maintenant le prix :

Si l'euro fort face au dollar provoque une inflation peut-être exagérée des cotes en dollars des États-Unis, elle permet au lecteur européen de se fournir en ouvrages d'Outre-Atlantique à prix allégé. Un tome du Scott catalogue coûte environ 70 dollars dans sa version imprimée, 65 en DVD, 100 pour livre et DVD. Soit, en ce 10 juin 2008 d'après le convertisseur XE : 45 euros le tome, 42 le DVD. Les six volumes -le catalogue mondial annuel complet - feront 270 euros, 315 si vous ajoutez le tome spécialisé des États-Unis publié dans la foulée en octobre 2008. Pour référence, si vous voulez le monde entier chez Yvert et Tellier, il faut dix-sept tomes, mis à jour annuellement au mieux, sur plusieurs années sinon, et environ 450 euros... J'espère que les collectionneurs spécialisés en dehors de l'espace français y trouvent toutes les informations qu'ils souhaitent et plus d'informations que celles fournies dans le Scott.

Pour élargir encore le marché, Stanley Gibbons dispose d'un tome très franco-philatélico-centré à 35 livres sterling (environ 45 euros), comprenant les timbres de : France, de service et d'une partie des fins de catalogues habituelles, des postes françaises à l'étranger, des anciennes colonies françaises, des anciens protectorats, des territoires et collectivités d'outre-mer actuels, d'Andorre (y compris ceux de la poste espagnole) et de Monaco. Vérifiez les détails dont vous avez besoin.



Vivement qu'un marchand de timbres français se décide à importer et promouvoir les catalogues anglophones en France. Ça bousculerait un peu le marché des catalogues mondiaux.

dimanche 8 juin 2008

La Poste dans Capital de juin 2008

Le magazine Capital de juin 2008 (le magazine papier, pas son homonyme télévisuel) contient plusieurs pages sur La Poste française et ses avatars.

Sur les pages 44 et 46, un résumé des déboires 2005-2007 de Chronopost, la messagerie express à qui la maison-mère semble avoir demandé beaucoup en peu de temps, sur fond de querelles entre dirigeants... pendant que le néerlandais TNT s'adaptait parfaitement à la limitation de la vitesse des poids lourds dans l'Union européenne (apparemment appliquée dès janvier 2007 sur le continent). Il paraît que ces soucis sont du passé et que le chiffre d'affaires repart à la hausse.

Deux placards de publicité (pages 73 et 75) essaient de gagner la clientèle d'entreprise au « courrier publicitaire » avec des scènes dessinées psychédéliques, type clips des années cool. Les slogans sont « la vraie victoire c'est quand vous êtes envahis par vos clients » et « c'est de loin la meilleure solution pour cibler au plus près ». La partie sérieuse (logotype, fond blanc, promesses non contractuelles et le numéro de téléphone) montre des icônes des six services proposés : « gestion données clients », « conception des documents », « fabrication », « envoi », « réception et gestion des retours » et « archivage ». Bref, le spam papier a encore de beaux jours devant lui.

Pour les amateurs de billets de banque et d'impression sécurisée, un dossier en images de six pages présentent la fabrication des billets en euro dans l'usine de la Banque de France à Vic-le-Comte, depuis les balles de coton pakistanais et turc jusqu'à la trieuse.

mercredi 4 juin 2008

Michèle Chauvet et les colonies d'Amérique

Depuis lundi 1er juin 2008, est paru le nouvel ouvrage d'histoire postale classique de Michèle Chauvet, chez les éditions Brun & Fils.

La spécialiste a déjà composé des volumes d'histoire postale classique de France et de relations entre les postes françaises et britanniques, espagnoles et suisses. Ce qui lui a valu des titres de noblesse philatélique : élue membre de l'Académie de philatélie, et ayant sa place également dans ses équivalentes belge, espagnole et suisse. Jusqu'à apposer, en 2006, sa signature à quelques décimètres de papier de celui du roi George V sur le Roll of Distinguished Philatelists.

En environ quatre cents pages, elle raconte par les textes officiels retrouvés et les lettres envoyées l'histoire des services postaux (et des tarifs) des territoires français d'Amérique : Guadeloupe, Martinique, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Si 130 euros paraissent une somme bien ronde, surveillez déjà le site de l'entreprise de Jean-François Brun, en souscription, l'ouvrage était proposé à 100 euros. Surtout, l'ouvrage les vaut car, Brun le rappelle dans sa présentation : la philatélie francophone a finalement peu produit sur l'histoire postale de ses colonies, comparée à la philatélie anglophone qui écume encore et toujours l'histoire postale de son ancien empire.

Bonne lecture.

Rappel : Jean-François Brun et Michèle Chauvet, Introduction à l'histoire postale [de France], 2007.

samedi 24 mai 2008

D'oh!

Humeur

D'oh!, fis-je après avoir lu l'éditorial de L'Écho de la timbrologie de juin 2008.

Non sur la neutralité vis-à-vis de La Poste, de ses services (ici, le musée) ou de ses produits, elle est une marque de fabrique de cet éditorial, comme l'engouement pour la taille-douce est celle de son concurrent (de là à traiter Pflimlin comme ça :( ).

Cela permet de remarquer que l'auteure critique La Poste quand elle a visiblement connaissance d'événements à venir : en janvier 2007, Aude Ben-Moha paraît tourner sa plume huit lignes dans son encrier avant de suggérer comme description possible « illustration épurée pour boîte de conserve » celle de Yann Gafsou pour le timbre « Justes de France », alors que dès les trois premiers mots, elle évoque « un prix citron ». Étonnement personnel, va-t-elle enfin juger la production philatélique de Phil@poste ? Alors que son credo est, et elle en a le droit : Phil@poste propose, L'Écho infose, le collectionneur dispose. Quelques jours après, j'étais rassuré pour mon casage idéologique. Je découvrai l'annonce de la non-émission du timbre et son remplacement par une illustration d'une neutralité sans aucune relation avec les actions accomplies par les Justes de France.

Que m'a-t-elle fait, ce mois-ci, vous demandez-vous ? Non, elle n'a pas fait une colonne entière sur « le renouveau » de la philatélie française, comprendre le changement de couleur du tome 1 du catalogue Yvert et Tellier. Sur comment faire perdurer ou créer l'envie de collectionner les timbres chez les jeunes, elle écrit : « Certains clubs y parviennent brillamment - j'ai des noms ! - mais eu égard à la morosité ambiante, il semblerait qu'il s'agisse de cas isolés ».

J'imaginai alors lire des exemples de ces réussites, pour donner des idées inspirantes, l'annonce d'un dossier sur ces associations dans ce même numéro ou un prochain (septembre lors de la recherche de clubs par les parents, temps des réinscriptions seraient un moment opportun, madame). En quelques pages, quelques choses de plus utiles que les états-généraux pour les non-invités à la noce, les lecteurs et lectrices non membres, les membres de clubs et pour vraiment changer des choses par elle-même.

Quel naïf, je suis...*

Pour voir une de ces associations actives, il faut aller chez la concurrence : sur TV Timbres, lors des saints états du royaume philatélique de France (royaume qui, paraît-il , attend que le souverain philapostal daigne octroyer quelques décisions et autres timbres-gadgets oxydables), un dirigeant associatif raconte comment il donne de sa personne pour faire parler de la philatélie dans les médias de sa région : chronique hebdomadaire bénévole dans le quotidien local, aller chercher la caméra de France 3 pour une exposition, etc.

Pour équilibrer mon humeur entre les deux magazines, avis aux numismates qui souhaitent compléter leur collection de pièces en euro : ayez de l'esprit critique en lisant et confrontant les deux magazines, leurs annonceurs et leurs auteurs ! Ainsi, vous jugerez vous-mêmes si le plié-jeté publicitaire dans L'Écho paraît + / - intéressant que le cahier de promotions, qui apparaît depuis quelques mois de 2008 dans Timbres magazine.

* : oui, je vous force à vous abonner à ce magazine pour lire la fin de l'éditorial. Avantage et inconvénient des périodiques uniquement disponibles par abonnement. En avant-goût : je ne sais pas à qui la dernière phrase de Ben-Moha s'adresse. Si c'est à Phil@poste, je crains le contenu du discours de la directrice de ce service le 14 juin prochain (annoncé dans Timbres magazine, page 11).

mardi 20 mai 2008

L'histoire de l'imprimerie Cartor

Vu avant moi par Dominique (j'ai une excuse : j'étais à la piscine :)), l'entretien de Gilles Le Baud, ancien dirigeant de Cartor Security Printing, par Gauthier Toulemonde.

Le Baud raconte comment Cartor se lança dans le timbre en or (qui a dit « Bhoutan » ?!) avec succès à partir de 1996 et d'un timbre pour la Thaïlande. Depuis, d'autres timbres gadgets sont évoqués.

Cependant, les philatélistes britanniques connaissent bien Cartor, mieux que les collectionneurs français ne connaissant au quotidien que l'imprimerie de Périgueux. L'imprimeur de La Loupe fait partie d'un groupe britannique comprenant Walsall et imprime régulièrement des timbres pour la Royal Mail.

mercredi 7 mai 2008

Lectures pour long week-end

Après un long premier mai, voici un long huit mai étalé en Pentecôte, certains voudront quelques lectures.

Sur internet, j'ai découvert au gré de mes pérégrinations :
* par Max Derouen, une monographie sur le 1F50 à l'effigie du maréchal Pétain de profil dessiné par Jean Bercier, utilisée de 1942 à 1944 ;
* Jeanne257, monographie sur le timbre de France Jeanne d'Arc de 1929 (conseillé par Timbresphospho) ;
* par Tony Servies du Tennessee, le blog Stamps of Distinction qui tend à développer quelques thèmes de manière complète : articles sur les pays émetteurs, sur les mots de la philatélie et ses méthodes.

En remontant la rue Drouot, à Paris, j'ai remarqué que la saison des ventes sur offres à commencer (certainement pour finir de financer des vacances méritées). Parmi les marchands disposant de sites internet régulièrement mis à jour (je liste ici celles que j'ai trouvée et un peu regardée) :
* Roumet avec de fort belles boîtes à timbres et un distributeur mural de timbres des États-Unis (lot n°1401 de la 512e vente (départ à 300 € pour une originale décoration intérieure) ;
* Behr avec des timbres des colonies britanniques à faire rêver le débutant que je suis (Elizabeth II à cheval...) ;
* ou Straphil (pour représenter la province) qui prépare la sienne pour juin.

Peut-être que pour ma seconde participation à une vente sur offres, vais-je remporter l'objet de ma convoitise. Vous pouvez relire l'article de Dominique sur l'histoire de la vente sur offres.

Bonnes lectures.


Mise à jour le 8 mai 2008 : Jeanne d'Arc.

samedi 3 mai 2008

Comment les nouveautés entrent au catalogue ?

Comme pour la saucisse ou les lois, il ne faut pas forcément vouloir savoir comment est produit un catalogue de timbres. Pourtant, sur deux pages et demi du Scott Stamp Monthly daté juin 2008, Martin J. Frankevicz nous plonge dans son quotidien sisyphien de rédacteur du catalogue Scott responsable du suivi des nouvelles émissions.

Avec son assistante, il doit trier, préparer, scanner tous les timbres-poste commandés et reçus des administrations postales, des agences philatéliques, des marchands de nouveautés ou des prêts ou courriers des lecteurs eux-mêmes. Pour certaines administrations peu communicantes faute de moyens ou de volonté, Frankevicz s'échine à obtenir tout de même des informations sur des timbres pour s'assurer de leur émission effective, etc.

Surtout, ce travail est mené avec deux grands types d'échéances :
1. la publication annuelle des six tomes du catalogue mondial Scott d'avril à septembre de chaque année [le n°1 de 2008 vient de paraître : États-Unis et les pays en A et B] qui impose d'avoir assuré la mise à jour des pays concernés chaque mois ;
2. la publication mensuelle de la liste des nouveautés dans le magazine Scott Stamp Monthly pour laquelle, le rédacteur mêle arrivée régulière de pays stables et, une fois le catalogue annuel achevé, plongée dans les pays pour lesquels il est en retard ou qui demande une attention accrue à cause des problèmes de communication et d'émissions illégales. Liste importante puisque, bien faite, elle sert de base de données pour l'intégration des émissions dans le catalogue annuel suivant.



Un peu de contexte sur la galaxie de l'éditeur philatélique de référence aux États-Unis :

Amos (lien vers Amos Advantage) est la maison-mère spécialisée dans la presse depuis sa fondation en 1876, et qui s'est diversifié dans les loisirs et les collections depuis les années 1960. Amos Press s'occupe des titres de presse du groupe.

Par acquisitions, le groupe possède deux titres philatéliques aux philosophies et objectifs très différents :
- Linn's Stamp News, un hebdomadaire d'actualité acquis en 1969.
- Scott Stamp Monthly, un mensuel lié à Scott Publishing Company acquise en 1984, comprenant le catalogue créé par John Walter Scott en 1868. Le titre, devenu un magazine en 2004, sert, à la fois, à attiser la passion des lecteurs (cotations des classiques, histoire philatélique, etc.), et aussi à présenter les nouveautés à venir du catalogue annuel qui se décline en six tomes standard (d'avril à septembre), plus le tome spécialisé des États-Unis (octobre) et le tome des classiques du monde isolant les timbres émis de 1840 à 1940 (novembre).

Scott Stamp Monthly est disponible par abonnement dans son format papier (100 pages, 26 x 19,5 cm environ, environ 10 articles et la liste des nouveautés) ou en ligne dans une version numérique. Rappel : chez les Anglo-Saxons, les magazines sont datés du mois suivant la parution... disons qu'ils portent la date à laquelle il ne faut plus qu'ils soient en rayon.

Parfois un peu court (mais la publicité est un mal nécessaire pour des publications à public très limitées), le magazine permet de sortir des sentiers battus des titres dont les collectionneurs français ont l'habitude. Touche par touche, je découvre depuis le numéro de juillet 2007 la philatélie du Canada et des États-Unis, ainsi que des articles dont l'actualité est clairement axée sur comment crée-t-on un catalogue (voir l'exemple de l'Afghanistan actuel ou de l'Indonésie aux portes de l'indépendance en juillet 2007 suite à une refonte de cette partie dans le catalogue Scott).

lundi 21 avril 2008

Annuaire

Pour ceux qui souhaitent savoir comment la philatélie française et franco-coloniale s'étudie et se vit en milieu anglophone, deux associations homonymes :
* la France & Colonies Philatelic Society à New York ;
* et la France & Colonies Philatelic Society au Royaume-Uni.

mercredi 9 avril 2008

"A Spirit Undaunted" de Robert Rhodes James

À force de s'intéresser aux timbres, on finit par chercher des informations sur leur sujet.

L'effigie dulacienne de « jeune héros grec » conduit à s'interroger si le roi George VI a vraiment vécu pour mériter après-coup cette comparaison artistique.

Dernier livre rédigé par l'historien politique britannique, Sir Robert Rhodes James (1933-1999), A Spirit Undaunted: the Political Role of George VI, raconte la carrière politique du prince cadet devenu roi par le caprice amoureux de son frère Edward VIII en décembre 1936.

Couverture d'un ouvrage de 350 pages environ (site Amazon.co.uk).

Quelques chapitres introductifs replacent le roi dans le contexte de la place du monarque dans le régime politique britannique du XXe. Qu'autorise la Constitution ? est une question fréquente dès qu'une difficulté gouvernementale apparaît, dans un État où une grande partie de la loi fondamentale s'établit par la coutume, le précédent et la jurisprudence. Rhodes James rappelle rapidement la place que chaque souverain prit personnellement depuis la Glorieuse Révolution de 1688-1689 jusqu'à la jeunesse de la reine Victoria - plus ou moins volontairement selon le contexte de l'époque ou la personnalité du monarque.

L'auteur se penche plus en détail dans les affres des successions gouvernementales et des votes des lois vécus par le Prince Consort Albert et ses descendants, Edward VII et George V.

Le livre rejoint le titre avec l'approche de l'avènement d'Edward VIII et la comparaison des deux frères, le prince David et le prince Albert (de leurs deux prénoms d'usage). Ainsi, le philatéliste découvre que le premier fut privé de champ de bataille lors de la Grande Guerre tandis que son frère put la vivre dans la marine. Que si l'aîné vivait mal la façon dont son père exprimait son amour, le cadet eut droit, sans le faire exprès, à l'enseignement scolaire et à quelques expériences nécessaires au métier de roi. Notamment, un lourd et fastidieux travail mené sur son éloquence et un voyage officiel en Australie en 1931.

Une fois conté la crise de décembre 1937, George VI est montré face à ses Premiers ministres chargés de le conseiller... quand ces derniers veulent bien l'informer. Les pages les plus émouvantes sont celles consacrées à la Seconde Guerre mondiale au cours desquelles le royaliste Winston Churchill devient véritablement l'ami d'un roi qui participe, à sa façon, à l'effort de guerre, notamment en visitant les habitants et soldats de Malte en 1943.

Et lorsqu'arrive la mort inattendue en 1952 - la princesse Elizabeth est en voyage officiel vers l'Océanie, qu'elle cesse précitamment au Kenya, l'institution monarchique est forte et respectée. Elle est prête à accepter, dirais-je si vous le permettez, son nouveau « corps »1 la reine Elizabeth II, dont l'effigie par Arnold Machin est depuis 1957 l'équivalent du portrait par Edmund Dulac de 1937. Le portrait de la monarchie incarnée, et plus celui de l'homme mortel.

Notes :
1 : D'après le titre de la grande œuvre d'Ernst Kantorowicz, Les Deux Corps du roi.

vendredi 28 mars 2008

British Library

Retour à Londres, la British Library, bibliothèque nationale du Royaume-Uni, dispose d'une petite présentation permanente des collections philatéliques qui ont contribué à lancer la collection bibliophile de l'institution.

Les bâtiments neufs de la British Library (licence de la photographie : CC-by-nc-nd-sa1).

Les nouveaux bâtiments se situent près de la gare de Saint-Pancras (où arrivent désormais les trains Eurostar). Dans le prolongement de l'entrée, au premier étage et avant la cafétéria, des panneaux permettent d'admirer la collection Tapling et quelques autres.

Dans le même coin, l'exposition permanente des trésors de la British Library présente des ouvrages et pièces anciennes, dont l'histoire de la Magna Carta de 1215. Visite gratuite, comme souvent dans les institutions et musées nationaux, mais où quelques panneaux vous inviteront à la générosité.

Je n'ai pas testé, mais la bibliothèque est réputée être une des grandes archives et bibliothèques philatéliques du monde, aux côtés de celle de la Royal Philatelic Society London. La bibliothèque a reçu le don que le bibliophile comte de Crawford fit à sa mort au British Museum.

Pour découvrir ces archives philatéliques, lire le mensuel Stamp Magazine dont une page conte l'histoire d'une pièce conservé à la British Library.

Tant de richesses livresques dans cette ville...

Note 1 : attribué à l'auteur par son nom (by), pour une réutilisation à l'identique (nd) et non commerciale (nc), et en conservant la même licence (sa).

dimanche 16 mars 2008

Premiers timbres du règne de George VI

Acquis au cours de mon séjour à Londres, chez Vera Trinder, voici un court ouvrage très richement illustré sur les six premiers timbres constituant la première série du règne du roi George VI.

Dans Great Britain King George VI Low Value Definitive Stamps, Peter Worsfold raconte la genèse de ces timbres depuis le discours d'abdication d'Edward VIII en décembre 1936 jusqu'au mois de février 1937. Un temps très court, mais créativement dense, qui fut justifié par le maintien de la date du couronnement, en mai 1937. L'illustration abondante et les péripéties sont retrouvées dans les archives postales britanniques. Plusieurs projets sont reproduits en noir et blanc.

Je résumerai l'ensemble en disant qu'il y a eu les débats et discussions sur le cadre que le nouveau roi a souhaité moins sévère que celui, minimaliste, des seuls timbres à l'effigie de son frère Edward VIII, quelques semaines plus tôt. Visiblement, les quatre plantes/fleurs-emblèmes des régions du Royaume-Uni sont alors à la mode.

Ensuite, s'est posée la question du portrait. Jusqu'à l'intervention d'Edmund Dulac sur cette question, début février, les essais sont imprimés avec le profil gauche photographié par Bertram Park ou le profil créé par Paget pour les pièces de monnaie. Le portrait de Dulac a enthousiasmé les auteurs, autant Peter Worsfold que Colin White. Ce dernier, biographe de l'artiste franco-britannique, estime que Dulac « a donné au roi les traits classiques d'un jeune héros grec ! »

Publié en 2001, cet ouvrage - un plaisir à lire - est disponible auprès de l'éditeur, la Great Britain Philatelic Society, dont je reparlerai pour une autre de mes acquisitions.

lundi 10 mars 2008

Fédération française des échecs

Suite à un retour vers le jeu d'échecs, j'ai reçu l'empreinte de la machine à affranchir de la Fédération française des échecs :


Sur la collection thématique du jeu d'échecs, voir le site thèméchecs, qui ne se limite pas qu'aux timbres-poste.

dimanche 9 mars 2008

Librairies philatéliques de Londres (2) : Vera Trinder

Près du Strand à Londres, se trouve la librairie philatélique Vera Trinder. En partant de Stanley Gibbons, il suffit de revenir vers Trafalgar Square en cherchant une rue sur la droite : Bedford Street et de se rendre au 38, de descendre au sous-sol. Nous y voilà.

Dans le hall d'accueil avec la caisse, se trouve un vaste choix international de catalogues.

Aucun timbre, que du matériel pour observer, ranger, classer sa collection et l'étudier par la connaissance. Un titre ou un thème, et voilà, je suis le vendeur à travers les couloirs d'étagères vers la zone où peut se trouver ce que je cherche. Depuis que je bouquine philatélie, c'est la première fois que je trouve un lieu presqu'autant en libre-service. D'habitude, soit le choix est très limité, soit le vendeur descend tout seul dans la réserve.

Le libre-service avec Vera Trinder Ltd., je l'ai eu au salon Stampex où la librairie tenait un stand avec deux caisses de livres de plus de 20 ans. J'y ai débusqué de petits ouvrages dont j'espère tirer beaucoup de connaissances.

Bonne visite, elle en vaut la peine.

vendredi 7 mars 2008

Librairies philatéliques de Londres (1) : Stanley Gibbons

Autour d'une seule avenue de Londres, le Strand, j'ai trouvé deux lieux qui sont presque ce que je rêverai de voir accessible au plus grand nombre des philatélistes : des librairies (presque) en libre service.

Directement sur cette avenue, à environ 400 mètres de Trafalgar Square où trône l'amiral Nelson et la National Gallery (entrée gratuire, donation de politesse conseillée), sur le côté gauche de la rue, au n0399, voilà le magasin de la société Stanley Gibbons. Et là, vous verrez qu'est-ce qu'un catalogue qui ne se contente pas de donner la valeur des timbres : nom de famille et souvent initiale du prénom du dessinateur, nom de l'imprimeur, des descriptions de variations et de variétés à n'en plus finir. Pour l'imprimeur, Yvert et Tellier ne le donne quasiment jamais. Ça paraît évident pour la France où, pendant la période philatélique, il n'y quasiment qu'un seul imprimeur à la fois (encore faut-il avoir un autre ouvrage pour le connaître...). Ce n'est pas vrai de nombreux pays depuis longtemps et ça a son importance : prenez une série d'usage courant imprimée par plusieurs imprimeurs au cours de sa carrière et allez comparer les cotes et les prix de vente... La série Châteaux de 1955 en est un exemple fameux.

À disposition, les catalogues de base pour le Royaume-Uni jusqu'aux catalogues spécialisés par règne (tome 1 : Victoria ; tome 2 à reparaître : d'Édouard VII à George VI ; plusieurs tomes pour assécher l'océan du règne d'Élisabeth II), le catalogue spécialisé du Commonwealth (1840-1970) à 70 livres sterling, disponible également en tomes allant de 1840 à nos jours. Des bons de réductions paraissent dans le magazine Gibbons Stamp Monthly et des promotions ont lieu régulièrement pour vider le stock.

Surtout, au rez-de-chaussée, déjà, des ouvrages philatéliques n'attendent que vous : diverses thématiques et histoires postales (comme celle des Bahamas de 1950 par Harold G.D. Gisburn, réédité en 1990). Et, si vous avez un titre précis en tête, la réserve où un vendeur serviable (toujours) ira chercher ou vous proposera de laisser votre adresse internet ou numéro de téléphone puisqu'il va essayer de se le procurer.

Au fond du magasin, le comptoir de vente de timbres, avec place assise pour les clients, puisque Stanley Gibbons est également un marchand de timbres.

Ne vous étonnez pas de l'escalier au milieu du magasin vous indiquant l'accès à un autre commerce (d'autographes celui-là), l'immobilier londonien est tellement cher que tous les moyens sont utilisés pour avoir une place au plus près du centre : utiliser la moitié d'un étage quitte à avoir son accès dans le commerce voisin, loger dans le sous-sol d'un immeuble qui sont « ouverts » sur l'extérieur (le locataire plaçant des rideaux pour ne pas être le spectacle de la rue le surplombant), etc.

Dans le prochain épisode, un libraire concurrent de Stanley Gibbons.

mercredi 5 mars 2008

DVD Confidences et reportages

Le deuxième DVD dérivé de TV Timbres est en cours de livraison aux premiers acheteurs. Son prix rapporté à la durée des reportages est celui des films d'auteur qui ne seront pas bradés à 4,99 € dans six mois.


Deux grandes parties. La première est consacrée à Jacqueline Caurat et l'émission philatélique qu'elle anima avec son mari Jacques Mancier, Télé-philatélie devenue Philatélie-club ensuite. La première moitié de l'entretien est celle diffusée sur TV Timbres l'année dernière, la seconde est inédite. Un final à suivre... annonce un troisième opus.

Voici un index des photographies et des séquences de l'émission montré (et qui sont vendus cher par l'INA) :
1. Jean Cocteau dessinant sa Marianne au rouge à lèvres ;
2. exemple d'exposition visitée par l'émission (celle des Cheminots à la gare Saint-Lazare) ;
3. photographies de Cocteau et Dalí ;
4. Albert Decaris évoquant comment il est venu au timbre en 1933 ;
5. l'acteur Yul Brynner évoquant le repos philatélique après une journée de tournage ;
6. le Premier ministre Jacques Chirac inaugurant Arphila 75 à Paris. Caurat l'interroge notamment sur la place de l'art moderne sur timbre ;
7. la vente aux enchères organisée sur le Queen Mary en 1966 ;
8. la croisière avec exposition philatélique sur le France en 1967 pour l'exposition philatélique de Montréal ;
9. un résumé par des documents de presse et des images fixes de l'émission ;
10. une partie de l'entretien avec le prince Rainier III de Monaco sur la place respective des arts classiques et modernes sur timbre... et donc, sur la place de la taille-douce (Timbres magazine soutient l'association Art du timbre gravé).

Ensuite, au Musée de La Poste, à Paris, sont proposés les deux reportages sur l'exposition temporaire Guerre et poste qui s'achève le 15 mars 2008 (dépêchez-vous) et sur les salles permanentes. Pour conclure, un diaporama propose plusieurs pièces de l'histoire postale et philatélique de France, depuis des lettres pré-philatéliques jusqu'à l'art postal des soldats en permission envoyé en franchise militaire.

Sur le coût des images d'archives que Gauthier Toulemonde rappelle dans son éditorial de mars 2008, je signale qu'une mobilisation des philatélistes ne seraient pas inutiles : voilà le résultat d'une recherche avec le mot philatélie sur le site de l'INA (zéro au 5 mars 2008, timbre renvoyant uniquement à l'art vocal).

Bon visionnage.

dimanche 24 février 2008

Hiver austro-hongrois dans la presse philatélique

Est-ce les 90 ans de la fin de la Première Guerre mondiale et, par là, de l'Empire d'Autriche-Hongrie, qui inspire la presse philatélique ? En tout cas, il est difficile de croire en une coïncidence : sur quatre magazines britanniques et français, les quatre parlent de l'histoire philatélique et postale de ce coin d'Europe.

Outre-Manche, la sexagénaire britannique Austrian Philatelic Society anime le mouvement. Son secrétaire honoraire livre dans le Stamp Magazine de février 2008 un article général sur l'Empire et ses parties philatéliques, suivie par un autre d'Adrian Keppel pour la centenaire émission de 1908 du soixantième anniversaire de l'avènement de François-Joseph. Le mois suivant, Gibbons Stamp Monthly ouvre ses pages aux membres de l'APS avec cinq articles : idées de collections autrichiennes, la poste restante de Vienne, les timbres-taxe d'Autriche, la poste pneumatique de Vienne et les timbres personnalisés. Le magazine espère publier à nouveau de tels numéros animés par des associations de collectionneurs.

En France, c'est par Michel Coste, sculpteur et chercheur spécialiste entre autres des symboles politiques (dont le timbre-poste), que l'autre moitié de la monarchie bicéphale apparaît. Dans L'Écho de la timbrologie, après une réflexion sur le renouvellement de l'image du timbre-poste grâce à la numérisation, il présente les grandes lignes du Panorama des timbres-poste de Hongrie, travail de recherche découlant du Panorama des timbres-poste de France visible au musée de La Poste à Paris. Dans Timbres magazine, le même Coste développe l'évolution des timbres d'usage courant de Hongrie, à partir de ce même panorama, avec quelques évocations des autres pays européens de l'ancien bloc communiste.

Bonnes lectures et longues réflexions.

jeudi 14 février 2008

Yves Beaujard sur TV Timbres

Un entretien du graveur Yves Beaujard par Gauthier Toulemonde est visible sur TV Timbres depuis aujourd'hui.

Pendant le premier tiers, il est question d'une œuvre récente qui va bénéficier d'un très fort tirage. J'y ai donc regardé le décor pour voir à quoi ressemble l'atelier d'un artiste.

La deuxième partie m'a plus intéressée puisqu'elle est le récit de sa carrière par Beaujard : ses premiers essais pour des timbres du Vietnam, son expatriation aux États-Unis où il apprend la gravure des paysages et des portraits pour les billets de banque et les assiettes (ces dernières, aux effigies des présidents), son retour en France pour devenir illustrateur (dont Alex le chat, bande dessinée publiée dans Le Journal de Mickey), et enfin le retour au timbre à la fin des années 1990.

La dernière partie aborde les buts de l'association Art du timbre gravé, dont Beaujard est vice-président et où se lit une courte biographie.