dimanche 20 septembre 2026

Hommage au philatéliste fondateur et au courrier papier dans la RF de Généalogie

 Le numéro 286 de La revue française de Généalogie (ou Généalogie rouge et vertical si vous cherchez l'étagère surchargée d'un marchand de presse) daté octobre-novembre 2026 évoque l'importance du courrier pour les généalogistes et de la philatélie dans la genèse de ce bimensuel fondé en avril 1979.

La page 3 du numéro 286 de La revue française de Généalogie (octobre-novembre 2026).

La troisième page est ouverte aux photographies de documents et d'archives des lecteurs de la publication. Ici, un ensemble d'enveloppes à en-tête de plusieurs mairies de France, affranchies par machine - souvent au tarif écopli et lettre verte.

Si les archives d'état civil, paroissiales puis communales, ont été photographiées et microfilmées grâce à un accord entre la République laïque et le mouvement religieux mormon, leur numérisation a accru encore davantage l'accessibilité de ces traces officielles des naissances, mariages, décès de nos ancêtres, parfois aussi en marges des divorces et reconnaissances de parentalité.

Cependant, les règlements sur le droit à la vie privée limitent ces consultations pour les personnes potentiellement en vie. Selon les sites web d'archives départementales et municipales, ces actes ne sont pas lisibles anonymement s'ils ont mois de quatre-vingts voire cent ans ; quelques Archives départementales acceptant un délai plus court en échange de la création d'un compte à identité prouvée.

Restent les actes bien trop récents pour lesquels il faut écrire à la mairie dépositaire encore des registres, prouver son droit à obtenir copie, remercier par avance les agents municipaux, et attendre l'arrivée de ces enveloppes distinctives.


Le choix de cette illustration postale, fort différente des habituelles archives anciennes ou au contenu inhabituel, est peut-être lié au décès du fondateur de la Revue française de Généalogie, évoqué dans son éditorial par le rédacteur en chef Charles Hervis.

Dans un récit fort généalogique, il évoque comment deux frères ont fondé après la Seconde Guerre mondiale un tout petit groupe de presse, Martin Média. L'aîné est correspondant pour la presse locale, le cadet René-Louis Martin (1936-2026) est instituteur et aide son frère par des photographies et des articles sur les églises rurales.

Philatéliste, il propose des articles à des magazines du loisir, avant de découvrir la numismatique et l'absence de revue aisément accessible au début des années 1970. L'entreprise démarre avec Numismatique et change en 1972 tout en poursuivant son métier d'instituteur.

La réussite de cette publication encourage à aller vers d'autres domaines et loisirs, dont la généalogie en 1979, avant de céder Martin Média qui continue magazines et sites web spécialisés, dont un lancé en 1989 lié au métier du fondateur : La Classe.

Le courrier réapparaît alors dans la mémoire de Charles Hervis : du patron alors retraité rapatriant du courrier de lecteurs arrivé chez lui vers le nouveau siège social.

Côté articles philatéliques, il faudra retrouver les index d'articles des revues existant alors.

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