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dimanche 22 janvier 2023

Un hommage gravé à la Reine Elisabeth II par la RPSL

 Avec son mille cinq cent-et-unième numéro de sa revue The London Philatelist, la Société philatélique royale de Londres a offert à ses membres un portrait gravé de la Reine Élisabeth II, patronne de la Société, réalisé par Martin Mörck à l'initiative de plusieurs membres.

L'arrivée du London Philatelist de décembre 2023.

L'éditorial de Tony Bard et un article de Armağan Özdinç explique la genèse et la réalisation artistique du projet, débuté comme un hommage pour son jubilé de platine, et achevé comme une commémoration après sa disparition, le huit septembre 2022.

Tony Bard souhaita ouvrir l'année éditoriale 2022 par une photographie de la Reine ; l'ancien président de la RPSL Frank Walton lui procura une signée aux initiales par Dorothy Wilding qui inspira la première série d'usage courant du règne élisabéthain. Elle est reproduite dans le numéro 1492 daté janvier-février 2022.

Lors de l'exposition internationale London 2022, en février, Bard rencontra Armağan Özdinç, membre états-unien de la Société, grand connaisseur de l'œuvre de Martin Mörck, et l'artiste lui-même - il avait déjà réalisé une vignette érinnophile pour Stockholmia 2019, l'exposition des cent-cinquante ans de la RPSL, et y avait assisté pour l'émission d'un timbre gravé de l'Administration postale des Nations unies à l'effigie de Kofi Annan. Il proposa à Walton, qui accepta immédiatement, de créer un souvenir du jubilé offert aux plus de deux mille deux cents membres.

Le Bureau de la RPSL, Özdinç et Mörck, et les mécènes Karl Louis et Dieter Michelson du groupe Global Philatelic Network ont réalisé les étapes de ce projet.

Début octobre, le bas-relief d'Arnold Machin ornait la couverture du numéro de deuil ; en bas à droite, un petit logotype a marqué chaque numéro de 2022 pour les cent trente années de publication de la revue.

Les amateurs de Martin Mörck connaissent ses timbres, les souvenirs proposés autour par les services philatéliques, et sûrement, le livre-entretien By Mörck de 2016, apprécieront l'article "Martin Mörck: Master Portrait Illustrator and Engraver" de Armağan Özdinç.

Dans celui-ci, l'auteur détaille les différents styles utilisés par Mörck au cours de sa carrière portraitiste - en reprenant les mots anglais : Free, Dot, European Classic, American Banknote - avec des exemples de timbres respectivement des États-Unis (Mary Breckinridge de 1998), de Monaco (Gandhi de 2019), du Danemark (Reine Margrethe II de 2010) et France (Jean-Baptiste Charcot de 2007), et enfin de Jersey (Churchill de 2015).

Deux timbres utilisant deux de ses techniques sont également montrés : Naomi Uemura sur timbre du Groenland de 2011 et la Reine consort de Suède de 2005.

Ensuite, Özdinç détaille les deux projets que Mörck vient de réaliser pour la Royal Philatelic Society London. Lors de Stockholmia 2019, le président Patrick Maselis proposa la réalisation du portrait des quatre-quatre anciens présidents de la Société. L'artiste explique comment il a dû travailler pour maintenir un style commun, surtout pour que le regard considère des portraits gravés alors qu'ils n'ont pas été imprimés en taille-douce ou en céroplastie (? traduction de wax relief printing ?).

L'auteur, avec photographie de l'artiste au travail, approfondit le travail sur le portrait de la Reine Élisabeth II à partir de la photographie de Dorothy Wilding, expliquant les différences entre les deux portraits, l'importance de l'angle des lignes de traits et de points dans l'appréciation du portrait.

Le six septembre 2022, les premiers essais ont été imprimés, deux jours avant l'annonce du décès de la Reine. Deux mille cinq cents portraits ont été imprimés en wax relief et chacun signé au crayon par Martin Mörck, puis glissé dans une enveloppe portant les armoiries du Royaume-Uni au recto et le logotype du mécène au verso.

Au milieu du numéro 1501 du même London Philatelist de décembre 2022, le portrait et les deux faces de l'enveloppe sont reproduites page 563, et un texte des mécènes explique leur démarche, avec leur photographie lors d'une rencontre avec le Roi de Suède lors de Stockholmia 2019 sur la page 532.


Les thématiques élisabéthaine et mörckienne, ainsi que celles liées à la gravure, sont grandement enrichies par de telles réalisations.


The London Philatelist est édité à raison de dix numéros par an à destination des membres de la Société philatélique royale de Londres, qu'ils reçoivent à domicile et dont ils peuvent rechercher et télécharger les anciens numéros et articles à partir du moteur de recherche du site de la Société.

L'American Philatelic Society a interrogé Armağan Özdinç sur sa passion pour l'œuvre de Martin Mörck en juillet 2021.

dimanche 3 juillet 2016

By Mörck : un papillon de la Suède à la Chine en passant par le Groenland

L'auteur et éditeur d'art danois Jon Nordstrøm a récemment publié son entretien résumant son suivi pendant quelques mois de l'artiste et graveur norvégien, né et résidant en Suède, Martin Mörck, probablement le plus prolifique graveur de timbres-poste vivant depuis la disparition du Polonais Czesław Słania.
Mais pourquoi choisir la gravure d'un soldat chinois pour la couverture ? Parce que la philatélie et Mörck sont à la mode en République populaire (éditions Nordstroms via Nordfrim).
L'ouvrage très épais accorde une grande place aux reproductions d'une partie des timbres créés et gravés par Mörck (huit cents environ actuellement), et également aux photographies des moments de sa vie ou de pièces de ses collections personnelles.

Depuis sa naissance en 1955 au sein d'un couple d'artistes de Göteborg, Martin a accumulé simultanément une attitude très libre, d'apparence désinvolte même, envers les cadres de la société : l'école bof, des études entamées jamais terminées - pas même quand il suit l'école d'art où travaille son père, des emplois un temps allant de lâcher toutes études pour travailler sur un bateau de pêche... signer un contrat de graveur avec la poste suédoise pour y renoncer illico car il ne souhaite pas travailler dans un bureau imposé... Voire se lancer dans des explorations de plusieurs semaines aux îles Féroé avec sa petite amie et une moto qui n'y survivra pas, et au Groenland.

Pourtant, ce parcours - qui donnerait des suées glaciales à des parents de futurs bacheliers français - n'a pas empêché de donner au monde un artiste et graveur formidable, bourreau de travail, mais également un artisan capable de fabriquer un bateau en bois selon les techniques anciennes. Les passionnés de Mörck pourront chercher une scène de stade sportif où il s'est représenté tenant une maquette de son bateau d'alors dans les bras.

Désinvolte ou spontané et chanceux ?

L'artiste le répète à plusieurs reprises : il doit sentir les choses dans ses mains. La chance a aidé : la poste suédoise, au lieu de se braquer, le renvoie pour l'employer en free lance, à la tâche selon les besoins. Lisez et vous saurez comment il fut découvert ou découvre les postes de « petits pays philatéliques » européens : le Groenland et Mörck, le sujet d'un livre entier...

Et, même à soixante ans, il garde cette spontanéité à la fois désarmante et profondément humaine : quand la poste de la République populaire de Chine lui confie une émission sur les grands compositeurs de musique classique, il accepte. Quand elle veut qu'il devienne leur graveur attitré, ne voilà-t-il pas que Mörck propose plutôt de former des artistes chinois à la gravure ! Il a encore des projets avec la poste chinoise, mais celle-ci peut désormais travailler avec des graveurs nationaux grâce au fantasque Scandinave.

Les philatélistes et historiens postaux étudieront quelques enveloppes et timbres oblitérés de la collection très spécialisée de Mörck : le premier timbre de Norvège ayant servi pour une liaison par bateau entre deux ports norvégiens ?!!

Le livre en anglais se compose donc d'un entretien entre Nordstrøm et Mörck dans son studio d'artiste sur une île suédoise, concluant apparemment plusieurs semaines de préparation. Assez inattendu dans notre époque de médiatisation hyper-contrôlée, l'entretien est transcrit tel quel, pauses, hésitations, recherche de ses mots comprises...

Un très bon ouvrage qui vient compléter mon début de bibliothèque d'artistes du timbre.


Truc et astuce : entre l'annonce de la sortie du livre dans Timbres magazine de mai 2016 et mon achat, je me suis inscrit à la newsletter du marchand Nordfrim en attendant. Surprise, au bout de quelques semaines, un code-bon d'achat de dix euros me fut envoyé qui compensa largement les frais de port (cinq euros).


Mise à jour du mardi trois décembre 2019 :
Le dix-huit septembre 2019, Radio Chine Internationale a diffusé un reportage sur Dong Qi, graveuse de la l'imprimerie de la poste chinoise, une des dix graveurs formés par Martin Mörck, comme évoqué dans le livre By Mörck. Information repérée sur Twitter grâce à Agnieszka Trzaskowska de la poste polonaise.

samedi 14 mai 2016

Finale de l'Eurovision 2016 : Oh Happy Day!

Le jour le plus motivant de l'année : le samedi de la finale du Concours Eurovision de la chanson, snobé par la majorité des Français, adulé dans toute l'Europe, en Australie et, enfin, par une chaîne payante états-unienne.

Et qui clôt une semaine où les Européens peuvent se rassembler et se connaître avant que la partie peu inspirée des politiciens reprennent la main dès le lendemain.
Slogan, image-clé et logotype du Concours Eurovision de la chanson 2016 (via la Wikipédia en anglais).
Pour preuve, les postes qui émettent des timbres du programme à l'effigie de leurs anciens vainqueurs : quatre timbres pour la Norvège en 2010 par exemple.
Alexander Rybak, vainqueur norvégien du concours 2009, sur un timbre de la série du dix-huit mai 2010, sur une carte reçue via Postcrossing (merci Jörg, oblitération du trois juin 2010).
Le vainqueur de l'année dernière, le Suédois Måns Zelmerlöw a eu droit à une feuille de vingt timbres personnalisés par la poste autrichienne (vendue donc avec presque six euros de bonus... par un opérateur qui vend aussi des aspirateurs de luxe)... Lors de la première demi-finale, il a proposé la nouvelle version scénique de sa chanson Heroes interprétée désormais avec des enfants en chair et en os, même si l'animation avait marqué sa prestation l'année dernière.
La feuille collector - dirait-on en France - prépersonnalisée par Austria Post, opérateur postal aussi anglophone que les chanteurs du concours (la page d'achat).
Pas de timbre Eurovision pour la moitié suédoise de PostNord puisque, contrairement à la poste autrichienne, elle ne semble pas être un partenaire officiel du Concours. En plus, le programme suédois a l'air léger et équilibré : voir les émissions 2015 et 2016. Avec un défaut : il semble que la vente en carnet et en bande de dix issus de roulette soient la norme sur la boutique de l'opérateur et même sur celle de l'agence WOPA.

Évidemment, le timbre en faveur de l'égalité des lesbiennes, bisexuels, homosexuels et transgenres, émis le quatre mai une semaine avant les demi-finales, a pu attirer une partie du public de l'Eurovision vers les bureaux de poste de Stockholm.
Émis une semaine avant les demi-finales du Concours Eurovision et au début de la saison des Prides dans le monde (PostNord.se)
Néanmoins, une série musicale a été émise le quinze janvier 2015 pour reconnaître la célébrité et le succès mondial de six artistes pop suédois dans le monde : la soprano/popstar Robyn, le disc jockey Avicii, Seinabo Sey côté soul pop, le chanteur et producteur Max Martin et le duo folk First Aid Kit.
Deux des timbres de 2015 célébrant la pop suédoise (bulletin philatélique de PostNord).
La série est agréable à regarder : dessinée au stylo par Jenny Mörtsell. D'après elle, c'est un outil assez fréquent chez les illustrateurs ; à voir sur timbres émis (et moi de retrouver quelle illustratrice française avait proposé un projet de timbre de Monaco pour son entretien dans L'Écho de la timbrologie il y a plusieurs années de cela).

Quant aux chansons, ont marqué des oreilles ou ma réflexion : toutes celles pop ou rock... Ben oui, sinon je ne suivrai pas le Concours !

La candidate autrichienne, Zoë, chante son conte de fée façon Classique des Studios Disney et en français. Il y a un intrus dans cette proposition ;) Élève du lycée français de Vienne, elle n'est pas à son coup d'essai : tout son premier album est en français. Et ça plaît en Autriche puisqu'elle est issue du télé-crochet national.


Dans la série, c'est la fête, mais n'oublions pas : la candidate ukrainienne, Jamala, rappelle la déportation des Tatars de Crimée en 1944... Née au Kirghizistan d'un père tatar de Crimée et d'une mère arménienne, elle chante cette mémoire. Comme la France l'année dernière avec le centenaire de la Grande Guerre : l'objectif n'est pas de gagner, mais de faire passer un message... L'entendra-t-il ?


Et enfin, la surprise : France Télévision a-t-elle provisionné quelques économies pour accueillir le Concours 2017 pour faire oublier l'élection présidentielle des dimanches vingt-trois avril et sept mai ? Une chanson bilingue, rythmée, accessible à une grande partie du public européen et une finale diffusée sur sa chaîne principale.


Espérons, car un artiste seul sur scène, même avec les écrans magiques, ça manque de show. Mais, depuis 2010, l'entraînant Jessy Matador et ses danseurs, nous savons que les Européens centraux et orientaux ont du mal avec la réalité de l'Europe occidentale multiculturelle.

Bref :

We are the heroes of our time...

But we dance with the demons in our mind...

We are the heroes...

samedi 29 mai 2010

La thématique Eurovision s'étend

Ce soir, en Norvège, aura lieu la finale du cinquante-cinquième concours Eurovision de la chanson.

Après la Finlande et sa victoire de 2007, peu appréciée des animateurs français, c'est au tour de la Norvège d'illustrer ses timbres-poste de vainqueurs locaux du concours, dont le dernier en date : Alexander Rybak.

Émis le 18 mai dans une série de quatre (Posten.no)
et ci-dessous la chanson qui lui a permis sa victoire.


Eurovision 2009 - Norvège winner (Norway) - Alexander Rybak
envoyé par haribo1912. - Clip, interview et concert.

Ce qui est le plus risible dans cette vidéo est le commentaire final des présentateurs français : « il va peut-être finir devant Patricia Kass » (et son requiem...).

dimanche 3 juin 2007

Cor postal de Norvège

Alors que mardi 5 juin 2007, la Royal Mail va célébrer par plusieurs émissions philatéliques les quarante ans d'utilisation du type Machin, rappelons que ce n'est pas le timbre d'usage courant le plus anciennement en usage.


Depuis le 25 décembre 1871, la poste norvégienne a toujours un cor postal en stock, récemment devenu bicolore comme celui-ci dans les années 1990. Cent vingt-cinq ans d'usage à Noël dernier.

mercredi 14 mars 2007

Publicité simili-timbrée pour la Norvège.

L'illustration par des imitations de timbres-poste et de marques postales perdurent dans la publicité. La société DivX en février, et aujourd'hui dans le quotidien gratuit Metro la Norvège.

Une des trois publicités (visitnorway.com, dans Metro, édition Paris, 14 mars 2007).

Ces publicités utilisent une grande photographie de paysages naturels monumentaux (fjord et falaise) face à une humanité dépassaient en taille. Des trois, j'ai choisi de présenter « Savoureuse Norvège » : la pêche du saumon.

Zoom sur l'imitation de timbres et de flamme-drapeau (visitnorway.com, dans Metro, 14 mars 2007).
Les deux autres présentent un couple de touristes et un village.

Quel beau timbre pour promouvoir le saumon avec un beau petit pavé bien rose ! En tout cas, plus appétisant que le poisson visible sur le timbre Europa norvégien de 2005. Bon appétit.