lundi 8 octobre 2018

L'Atlantique Sud connu grâce au Diktat français

Pour marquer le centenaire de la fin de la Grande Guerre, une curieuse histoire géologique, technologique, géopolitique et finalement postale maritime est proposée dans le numéro daté octobre 2018 du London Philatelist : James R. Taylor raconte l'expédition du Meteor dans l'océan Atlantique Sud de 1925 à 1927 sous la direction du chimiste allemand Fritz Haber - dont le bilan moral de l'œuvre de recherche est à débattre, comme celle de nombreux autres savants et scientifiques de la Première Guerre mondiale.
Les allers-retours du Meteor dans l'Atlantique de 1925 à 1927 (F. Spiess, Die Meteor-Fahrt, 1928 ; récupérée sur la base documentaire Commons de Wikimedia - également reproduite avec source complète dans l'article de James R. Taylor).
Sans divulgâchage, Haber proposa de payer les réparations allemandes aux vainqueurs de la Grande Guerre en récupérant les atomes d'or dispersés dans l'eau de mer... dans le plus grand secret. L'expédition du Meteor visait publiquement à faire réintégrer l'Allemagne dans la communauté scientifique mondiale, mais discrètement à évaluer en différentes régions de l'Atlantique austral où se trouvaient les plus fortes concentrations du métal précieux dans l'immensité liquide.

L'aventure scientifique est belle, surtout qu'elle permit de découvrir les fonds océaniques, dont sa dorsale et les reliefs qu'elles créent à plusieurs centaines de kilomètres autour d'elle. Connaissances durables célébrées sur timbres-poste de l'île britannique d'Ascension, particulièrement concernée, et que des courriers de l'équipage évoquent...

Lettres et cartes postales à interpréter à l'aide de la « carte n°1 » du livre de F. Spiess de 1928 sur l'expédition, en partie reproduite dans l'article : très détaillée, les parcours du Meteor sont figurés en rouge avec la possibilité de repérer les ports où ce courrier a pu être déposé.

Classe ouverte pour ce thème : cartes à grande et petite échelles donc des quatorze traversées entre l'Amérique du Sud et l'Afrique, depuis la Terre de Feu jusqu'au Cap de Bonne Espérance, et du large des Guyanes à la Mauritanie.

lundi 1 octobre 2018

Traduire, c'est trahir

Depuis quelques semaines, Posti Museo, le musée postal finlandais à Tampere, publie sur son site web, les gags écrits par Hannu Sepponen et dessinés par Satu Cozens.

Dans ceux-ci, l'actualité postale et philatélique - dont celle de l'éclectique musée postal - est commentée par deux boîtes aux lettres nommées Poksi et Låda, littéralement « boxe » et « boîte » - ma témérité me fait croire Google Traduction -, et anglais deux fois « box ».
Le grand moment de l'émotion du philatéliste du vingt-et-unième siècle (en finnois, site de Posti Museo).
En septembre, Poksi a reçu une lettre personnelle... après tant de vide - ou de publicités adressées non désirées.

Dans la deuxième case, c'est l'effusion :

- Merkillistä! / Remarquable !

- Ehkä jopa postmerkillistä / Elle est peut-être même timbrée !

Le jeu de mots étant, comme vous le voyez, que les mots « remarquable » et « affranchie d'un timbre(-poste) » sont identiques en finnois.

Comment traduire cela sans tomber dans la simple grogne du « philatéliste gaulois réfractaire » ? Littéralement, à part peut-être dans les langues où la racine mark/merk est comprise dans les deux mêmes mots, ça va être difficile.

Le traducteur va devoir se plonger dans la culture philatélique du pays de réception.

Au Royaume-Uni, le destinataire va se demander si les timbres seront "postmarked" et pas maculés au feutre.
"I've got an actual letter!" 
"It got stamps on it!" 
"Remarkable!" 
"It's perhaps even postmarked!"

En France, c'est la double oblitération ronde puis mécanique qui fait peur...
"J'ai enfin reçu une vraie lettre !"
"Et il y a un vrai timbre dessus !"
"Remarquable !"
"Et elle n'a peut-être qu'une marque postale !"

...

Ça fait dater, mais bon, version-originaliste que je suis : traduire, c'est trahir.


Merci au webmestre du fil Twitter de Posti Museo pour la traduction en anglais du gag.

mardi 11 septembre 2018

Le SS Scandinavian promeut Stockholmia 2019

Aujourd'hui, mardi onze septembre 2018, j'ai reçu ma commande de feuilles de vignettes errinophiles promouvant Stockholmia 2019, l'exposition du cent cinquantenaire de la Royal Philatelic Society London.
La version numérique de la vignette créée par Martin Mörck (stockhomia2019.se).
Dessinée par le graveur norvégien et résident suédois Martin Mörck, elle représente le SS Scandinavian, navire britannique à voiles et à vapeur, qui a assuré la liaison entre Hull, en Angleterre, et Göteborg, en Suède, à partir de 1852.
Les deux sources d'inspiration du graveur (site Stockholmia2019.se, premier août 2019).

D'après une brève d'information du premier août sur le site de l'exposition, Mörck a trouvé son inspiration entre une peinture du navire, conservée au musée maritime de Karlskrona, pour la figure centrale et un timbre bicolore de Jamaïque de 1922 pour les couleurs et l'encadrement aux ancres et cordages.

Ceux qui souhaiteraient voir l'original de ce dessin, Mörck l'a offert à la RPSL pendant une réception, le trente-et-un août, en marge de Malmex 18. Il sera exposé au nouveau siège de la Société au 15 Abchurch Lane.


L'annonce de la mise en vente des cinq mille feuilles de vingt vignettes a eu lieu en juillet dernier. Elles sont vendus dix livres sterling depuis à la fois pendant les expositions philatéliques où Stockholmia 2019 est représenté, au siège de la RPSL Devonshire Place à Londres et par correspondance avec le port en lettre suivie à ajouter.

Une de mes deux feuilles est archivée, les vignettes de l'autre vont orner mes courriers et cartes Postcrossing des prochaines semaines.

Pour aller plus loin sur les relations postales entre le Royaume-Uni et la Suède, lire le livret d'une présentation du seize février 2018 qui a eu lieu pendant le salon Stampex de printemps.

dimanche 9 septembre 2018

Le Détachement W étudié et conté par Derek Richardson

Il y a quelques mois disparaissait l'historien postal Derek Richardson (1923-2018), connu en France pour sa compilation des tarifs postaux français de 1849 à 2011. À la lecture de sa nécrologie dans le Journal of the French & Colonies Philatelic Society (UK), j'ai découvert qu'il avait fait office d'historien « tout court » au sujet du Détachement W.

Commandé à un libraire britannique grâce au marché en ligne AbeBooks (filiale d'Amazon... nul n'est parfait) et lu en août, ce travail est remarquable par l'ensemble des archives britanniques et françaises, mais aussi écossaises, états-uniennes et suisses, consultées, et mises en un récit agréable à lire rappelant le contexte géopolitique et militaire très difficile de la France de Vichy, État ni totalement neutre, ni totalement allié de l'Axe.
La couverture de l'ouvrage.
L'objet principal de l'étude de Detachment W, publié en 2004, sont les soldats britanniques internés par l'État français, dit de Vichy, à partir des armistices avec l'Allemagne nazie du vingt-deux juin 1940 et avec l'Italie fasciste le vingt-quatre, et jusqu'à l'ordre de dissolution de l'armée d'armistice française par Hitler fin novembre 1942 après le débarquement allié en Afrique du Nord, qui entraîne le déplacement des prisonniers britanniques vers l'Italie.

À sa lecture, on peut être stupéfait de la grande liberté dont les soldats britanniques coincés en zone libre ont pu bénéficier : certes, le gouvernement de Vichy les loge rapidement au Fort Saint-Jean de Marseille, mais avec une telle liberté de circulation... que certains résident « en ville », qu'ils peuvent communiquer des nouvelles à leur famille par l'intermédiaire d'un pasteur écossais, recevoir de l'argent par l'entre-mise du consul des États-Unis...

... voire quitter la France pour rejoindre le Royaume-Uni et reprendre le combat !

La liberté est en effet telle que les officiers britanniques peuvent, avec des civils alliés ou rémunérés de la Côte d'Azur, de Provence, du Languedoc et du Roussillon, organiser de véritables filières de passage vers l'Espagne, où après un jeu de papier entre la police franquiste et l'ambassadeur britannique, ils atteignent Lisbonne ou, plus souvent, Gibraltar. Des navires militaires, repeints à chaque sortie, assurent des amenés d'espions et des rapatriements de ces soldats depuis les plages de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.

Le lecteur est rapidement amené à penser que si les nazis avaient dédié davantage de temps à encadrer la France et le continent, et, entre autres, à enfermer les soldats britanniques, au lieu de se focaliser sur l'invasion de l'Union soviétique ou l'extermination des juifs, l'histoire de l'Europe aurait été fort différente.

Par contre, le récit montre la lente évolution des mentalités au sein du régime de Vichy et de ses généraux : à force de reproches allemands, les soldats britanniques sont internés dans une ancienne caserne à Saint-Hippolyte-du-Fort, dans les Cévennes gardoises. Las, entre la gentillesse de l'officier français et les droits de sortie, les évasions se multiplient... tant et si bien que c'est le blocage français des rapatriements médicaux qui limite l'hémorragie - l'officier supérieur britannique du camp étant le premier sur la liste des départs suspendus.

Le durcissement devient bien réel quand la petite troupe est transférée au Fort de la Revère, entre Nice et Monaco... au grand dam de l'Italie. Grâce à l'ingéniosité des internés à repérer les angles morts et la complicité de Monégasques et de Niçois, de nouvelles disparitions vers l'Espagne ont de nouveau lieu. La menace italienne est telle que l'aventure française se termine au camp de Chambaran, en Isère, après une courte étape dans le Lyonnais. Là aussi, malgré une discipline française plus affirmée, quelques évasions ont lieu.

On pourrait croire que la vie fut belle pour ses soldats et aviateurs britanniques de 1940 à 1942, mais Richardson rappelle, autant que leurs témoignages à leurs supérieurs à Londres ou dans leurs mémoires personnelles le permettent, que beaucoup d'entre eux ont réussi à fuir depuis les poches du Nord - Dunkerque notamment - ou de la zone interdite, à échapper aux Allemands avec l'aide de la population locale et à passer la ligne de démarcation avant d'arriver à Marseille ou les camps suivants.

Les aviateurs alliés, par les informations qu'ils obtenaient et leurs compétences meurtrières, étaient particulièrement recherchés par l'armée allemande tandis que la Royal Air Force espéraient leur retour. Ils donnent de fausses identités et de faux corps d'armée aux autorités françaises.

L'auteur évoque l'arrivée au camp des survivants échappés du raid de Dieppe, en août 1942... en soulignant l'échec meurtrier de l'opération. Les souvenirs des civils visitant les internés signalent le profond désarroi d'un officier pilote, survivant de Dieppe et possesseur d'informations sur les défenses allemandes, mais incapables de trouver un moyen de rejoindre les Pyrénées.

Le livre porte sur ceux qui ont atteint l'internement en zone libre et met en lumière le parcours de ceux qui ont mis en place les filières d'exfiltration vers l'Espagne, mais, en creux, se lit l'anonymat des soldats tués pendant la débâcle de mai-juin 1940, de ceux qui ont buté sur Dieppe et de ceux prisonniers de guerre en Allemagne.

Si l'objet du livre se clôt avec le départ des soldats et officiers britanniques vers les camps de prisonniers de guerre en Italie, Richardson consacre son dernier paragraphe au devenir des civils qui ont aidé dans toutes les zones françaises... et, pour la plupart, la mort tomba sur eux.

En collectionneur, Derek Richardson reproduit dans son livre quelques courriers symboliques de l'étude : entier postal interzones (il ne faudrait pas que l'on écrive des messages au dos des timbres-poste collés), enveloppes avec marques de censure entre les internés et leurs familles, télégrammes du pasteur avec sa hiérarchie en Écosse, monnaie de camp.

Les généalogistes des îles britanniques retrouveront des listes des internés, et des petites biographies pour ceux qui reçurent récompenses ou médailles selon la manière dont ils menèrent leur retour vers leur patrie.

Un ouvrage court, mais efficace.

Référence du livre :
- pour l'édition britannique : ISBN 1-904959-00-8,
- pour l'édition états-unienne : ISBN 1-58690-012-9.

lundi 3 septembre 2018

Pour les amateurs de géopolitique

Au temps jadis - quelques années sur le web donc, j'avais trouvé un site de géopolitique qui, une fois l'an, recensait les variations des États : fixations concertées de frontières, changement de nom, déménagement de capitales, modification de la devise monétaire, du drapeau national, de la nature de la constitution, etc.

Des éléments qui peuvent intéresser un philatéliste spécialisé dans un pays ou amateur du « un timbre, un pays ».

En cette deuxième moitié d'été 2018, ces changements se bousculent au portillon. En voici deux définitifs et deux en projets très controversés.


Face à l'hyper-inflation, le gouvernement du Venezuela supprime encore des zéros pour que le bolivar fort de 2008 devienne le bolivar souverain le vingt août 2018, à valeur arrimé au petro, une crypto-monnaie lancée en février et liée au cours du pétrole... sûrement dans le but de se passer le plus possible du dollar des États-Unis. La mesure s'accompagne d'une augmentation importante du salaire minimum et d'essais de contrôle des prix.

Les lecteurs de la presse ont été marqué, pendant les derniers jours du bolivar fort, par les photographies du reporter Carlos Garcia Rawlins de l'agence Reuters plaçant un produit de consommation courante avec la montagne de billets nécessaires pour l'acheter.

Nous pouvons déjà prévoir quel monnaie sera offerte pour un euro au premier numéro d'un magazine sur les monnaies du monde : avec le dollar zimbabwéen, les bolivars.

Les timbres ont dû suivre : par émissions nouvelles ou surcharges, c'est à rechercher... Enfin, si les gens ont encore le loisir et les moyens d'envoyer du courrier.


Zimbabwe, le grenier de l'Afrique devenu pays de la pénurie agricole en hyperinflation à cause de la politique anti-blancs et de reconversion d'urbains noirs en paysans sans formation. Je me souviens des reportages où un fermier ayant été obligé de donner ses terres à ses compatriotes, finissait par venir leur apprendre à cultiver au moins de quoi subsister.

Bon, le nonagénaire Robert Mugabe a été contraint à la retraite mi-novembre 2017 et son successeur par intérim, Emmerson Mnangagwa, a été élu démocratiquement - après trente ans de mugabisme, la démocratie s'apprend lentement - le trente juillet dernier.

Particularité de cette démocrature qu'a remarqué l'auteur du blog Commonwealth Stamps Opinion : Robert Mugabe n'est jamais apparu sur un timbre de son pays !

Mieux... ou pire... son successeur est apparu sur quatre timbres le dix-huit juillet 2018.

...
Le message de la poste zimbabwéenne est clair : rassurez les investisseurs, les voisins africains et les puissances émergentes : Open for Business (via Commonwealth Stamps Opinion, quinze août 2018).

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Élection le trente, timbres le dix-huit... Reprenons : démocratie : État de droit où le peuple exerce le pouvoir.

Donc un référendum posé à un peuple qu'on a maintenu dans l'ignorance n'est pas démocratique, mais comme le Royaume-Uni est encore membre de l'Union européenne pour quelques mois, nous n'irons pas plus loin sur ce sujet glissant. Ou alors, dans un autre article philatélique à venir.


Modifications de frontières à venir, mais comme elles sont soutenues par la diplomatie de l'Administration Trump, tout le monde hésite à savoir qu'en penser.

Depuis quelques temps, les gouvernements de Serbie et du Kosovo dialoguent prudemment sur une reconnaissance de quelque chose, afin principalement de pouvoir se rapprocher chacun de son côté du Marché unique européen qui les entoure.

Une des idées pour reconnaître l'indépendance du Kosovo pourrait être d'échanger des territoires pour dépasser les limites administratives de l'époque yougoslave afin que la majorité serbe du nord du Kosovo et la majorité albanaise de l'extrême-sud-est de la Serbie rejoignent un État-nation qui conviendrait mieux à leur population.

Plusieurs gouvernements européens et les États-Unis soutiennent ce qui semble pouvoir faciliter la résolution des différends entre les deux entités, mais les journalistes du Guardian aujourd'hui, lundi trois septembre, signalent toutes les difficultés qui heurtent les nationalistes des deux bords et certains gouvernements européens.

Allons-nous revivre, en Europe centrale et orientale, la période des nationalismes de la fin du dix-neuvième siècle à la résolution de la Première Guerre mondiale où des découpages ont eu lieu selon les nationalités des majorités,... dans des pays non concernés par le conflit Serbie-Kosovo ? Avec force preuves des cartes uniformément colorées ne tenant pas compte des mixités locales.

Des timbres kosovars en territoires anciennement serbes, il faudra attendre. Des discours malheureux de certains chefs d'État de l'Union européenne, c'est fort possible.


Autre résolution d'avenir soutenue par Washington : une confédération Palestine-Jordanie est expliquée par Courrier international aujourd'hui à partir d'une revue de la presse israélienne et états-unienne.

Après tout, le plan de partage de la Palestine mandataire entre un « État juif » et un « État arabe », proposé par l'Organisation des nations unies en 1948, n'est plus d'actualité depuis très longtemps. L'espoir de ma génération lors des accords d'Oslo... passons. Le mitage et l'emmurage de la Cisjordanie entretenant la radicalisation de jeunes désespérés, ce qui effraie encore plus les Israéliens et justifient encore plus d'enfermement et de violence militaire... L'histoire peut être cyclique.

Et le courrier !

En août, Israël a bien voulu remettre à la poste palestinienne dix tonnes, huit ans de lettres et de colis destinés aux habitants de Cisjordanie !!!

Il semblerait que ce soit la partie que les postes arabes transmettent via la Jordanie, et que le courrier transmis directement via Israël arrive plus vite. Soupir.

Je n'ose imaginer comment le Département d'État états-unien, le gouvernement israélien, voire, Dieu nous en préserve, le Président des États-Unis lui-même, ont abouti à l'idée d'une confédération Palestine-Jordanie.

D'abord : qu'en pensent les deux États concernés ? La Palestine se contentera-t-elle d'un statut qui nie une indépendance complète ? Quelles répercussions sur les Palestiniens, réfugiés ou intégrés en Jordanie ? Quel statut des territoires des colonies israéliennes ou isolées par le mur de sécurité au sein de cette confédération : en feront-ils partie ?

Pire : la proposition est-elle faite pour forcer les dirigeants palestiniens à la refuser afin d'envenimer la situation à leurs dépens ?

Concernant les très hypothétiques timbres d'une nouvelle confédération, le complexe exemple de la Bosnie-Herzégovine montre que ça peut ne pas arriver.


Paix aux hommes de bonne volonté... Dommage que ces hommes et femmes volontaires ne soient pas au pouvoir.

L'oubli de la veille corrigé le lendemain, mardi quatre septembre 2018 :
Et, évidemment, le Roi Mswati III a annoncé que le Swaziland serait désormais appelé en langue szawi : eSwatini à l'occasion du cinquantenaire de son indépendance.

Si l'annonce a eu lieu en avril 2018, les premiers timbres portant ce nom ont été émis vendredi trente-et-un août dernier, l'anniversaire de l'indépendance étant le jeudi six septembre. Je vous laisse cliquer sur le lien ci-dessus vers les illustrations trouvées par le très-attentif Commonwealth Stamps Opinion.

Compléments du mardi onze septembre 2018 :
Au Kosovo, lundi dix septembre, le président de Serbie a visité la commune à majorité serbe Mitrovica, avec un poil de pression de l'Union européenne sur le gouvernement kosovar. Les deux présidents concernés avaient refusé de se rencontrer ; des vétérans de l'Armée de libération du Kosovo ont empêché son passage du côté albanais de la ville ; et l'idée d'un échange de territoires est enterrée mais les négociations marquent une pause.

Balkans et ex-Yougoslavie toujours : le dimanche trente septembre, les citoyens macédoniens se prononceront par référendum sur le changement international et intérieur du nom de leur pays. Afin de clore la querelle culturelle avec la Grèce et lever le veto de cette dernière à l'adhésion macédonienne à l'Union européenne et à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, l'actuel gouvernement a accepté le nom de « Macédoine du Nord ».

Un reportage du Guardian d'hier, dix septembre, développe l'impression des différents partis politiques macédoniens sur l'aspect diminutif de l'ajout, que la question annonce bien que le changement de nom permettra l'adhésion aux deux organisations occidentales, et la veille occidentale sur le fait que les politiques et médias russes s'intéressent brusquement à la Macédoine...

Si le référendum se conclut par un oui et que le Parlement grec ratifie l'accord, les timbres macédoniens devraient voir le nom de pays modifié. Et le point principal du conflit résolu : les deux pays reconnaissant désormais que le nom « Macédoine » fait référence à deux histoires différentes et non concurrentes, une antique hellénique et l'autre moderne slave.