dimanche 8 septembre 2019

Retour d'expérience : merci La Poste et ses filiales

Pour changer un peu de l'ambiance anti-LaPoste, anti-fonctionnaires, puis de pleurs de la disparition du service public au profit des seuls actionnaires laissant les destinataires face à des livreurs exploités...

Complimentons La Poste et ses filiales (ou directions, on s'y perd dans ce capitalisme diviseur) : Coliposte et Chronopost.

Ces derniers mois, contraints par les entreprises vendeuses, trois commandes ont été expédiées en service express : livraison en une poignée de jours depuis l'étranger.

Avec Chronopost et Coliposte, un gros carton tendance cube et un autre très étendu tendance plat : aucun souci. Comme le destinataire est obligé de fournir un numéro de téléphone portable, je reçois la veille de la livraison un message m'indiquant cette livraison et un lien vers leur site respectif si j'ai besoin de modifier le lieu d'arrivée en raison de mon absence.

Dans le premier cas, je n'ai rien fait : j'étais sûr d'être chez moi. Sonnerie, remise et signature. Dans le second, redirection vers un point relais en bas de la rue - deux cents cinquante mètres.

Maintenant, un concurrent privé d'outre-Atlantique (pas celui qui me rend postal, l'autre... décidément) pour une simple enveloppe-bulle contenant un livre.

Le jour de la livraison, en sortant du travail, découverte d'un message en absence sur mon téléphone en début d'après-midi du livreur qui a besoin de savoir si je suis chez moi ou d'une consigne pour le point-relais...

Et Amazon, tout penaud de m'annoncer par mail que le colis n'a pu être délivré...

...et, pire, me demandant de me débrouiller à contacter l'entreprise de messagerie - un numéro surtaxé en France. Pas de petits profits, on a dit.

Heureusement qu'il y a Twitter et à vingt heures du soir, j'ai balancé mon numéro de colis, celui de mon téléphone et une demande de livraison en point-relais à proximité de chez moi.

Ce qui fut fait le lendemain... à un kilomètre de chez moi à vol d'oiseau à travers champs privés... le long d'une voie rapide sans arrêt de transport en commun... Une randonnée donc.

Franchement, une maîtrise minimale de la cartographie urbaine, c'est trop demandé, les compagnies américaines ?!

Ou c'est le règne du tout-bagnole !

Alors qu'il y a au moins cinq commerces côté ville et un centre commercial à proximité pédestre ou en tramway pour réceptionner les colis.

Pour ne pas rappeler à Amazon que La Poste et ses filiales sont partout, elles.

vendredi 30 août 2019

Disparition d'un des « facteurs de Mafate »

Six fois le tour de la Terre en quarante années de carrière, à marcher avec le courrier des habitants du cirque de Mafate, un des reliefs isolés de l'île de la Réunion, département-région française d'outre-mer.

Les médias annoncent la mort, hier jeudi vingt-neuf août 2019, à quatre-vingt-onze ans, de Ivrin Pausé, « le facteur de Mafate », titre de ces trois postiers obligés de randonner une semaine durant pour chaque tournée, faute de route entre le littoral et l'intérieur des cirques.

Les deux autres étant le père d'Ivrin Pausé et Angelo Thiburce (quatre fois et demi la tour de la planète avant que des rotations par hélicoptère ne le relaie).


Bat'ker, Le Facteur de Mafate2008, dans l'album Lé Gadianm (clip sur youTube posté par Booster Label).

Les facteurs de Mafate ont été évoqués sur ce blog, articles rerésumés sur la version en anglais en 2016, avec le clip de 2008 du groupe Bat'Ker et des liens vers d'autres sources médiatiques réunionnaises ou métropolitaines.

mardi 27 août 2019

Stockholmia (9) : quand un courrier est la dernière trace connue d'un individu

Reprenons le cheminement suédois de ma pensée sur le lien que certains collectionneurs souhaiteraient encore plus fort entre philatélie et histoire - et pas seulement qu'en classe d'exposition.

En suivant l'actualité des expositions étrangères et mes visites aux Stampex de Londres et de Stockholmia en mai dernier, apparaît le caractère systématique des conférences et des séminaires au Royaume-Uni et aux États-Unis. Une habitude qui commence à apparaître en France, mais encore modestement en comparaison.

Ainsi, à Stockholm, une poignée de réunions autour d'un sujet ou d'un philatéliste avait lieu en simultané, de dix à dix-huit heures, chaque journée de l'exposition des cent cinquante ans de la Société philatélique royale de Londres. L'exemple de la collection Estonie 1918 a été évoqué ici : son auteur a expliqué le cheminement de sa collection exposée pendant une quarantaine de minutes, acceptant les questions et commentaires, puis en descendant montrer quelques autres pièces directement sur les panneaux.

Le temps passant, les générations souhaitant établir la mémoire familiale pour la transmettre aux suivantes, et l'outil postal étant omniprésent à l'époque, les moments troublés de la « guerre civile européenne » motive les chercheurs en philatélie et en histoire postale.

Notamment, le moment le plus tragique : la Shoah. Ainsi, pour plusieurs pays, nous disposons du travail et du volontariat de partager les connaissances acquises de Birthe King pour le cas du Danemark, Ron Brown pour les îles Anglo-Normandes, Kees Adema et Jeffrey Groeneveld pour les Pays-Bas, etc.

Et ce n'est pas qu'une forme de thématique, comme l'a montré Heinz Wewer à Stockholm avec une conférence intitulée Social Philately - a mere paraphrase of History or a new source of Historiography? On the relationship between Philately and History, le jeudi trente mai à onze heures.

On en revient à cette notion de « philatélie sociale » que je retraduis d'après mes études : les traces philatéliques (timbres) et postales (marques, courrier, cheminement) ne peuvent-elles qu'illustrer une histoire déjà établie par les historiens - et c'est déjà un énorme travail de faire correspondre connaissance établie avec suffisamment d'objets de collection !!! - ou ces traces peuvent-elles constituer un réservoir de documents supplémentaires, voire uniques, pour les historiens ?

Heinz Wewer démontre le second point en trois moments progressifs... didactiques et tragiques ; le sujet étant le régime nazi de janvier 1933 à sa chute en mai 1945.

Tout d'abord, illustrer que le matériel postal a lui aussi été « un instrument de l'action politique » : - les entiers postaux dont l'illustration porte le message du nouveau régime ;
- les marques antisémites ajoutés en plus de l'oblitération, par des postiers zélés, puis, comme souvent dans le régime nazi, pratique institutionnaliser sous forme de flammes par celui-ci alors que la montée des slogans dans la violence s'accroît.

Certes, ce ne sont pas les discours filmés, retranscrits dans la presse, les affiches qui manquent aux historiens. Néanmoins, autant que la vitrine dégradée ou brisée du magasin voisin, le courrier reçu et envoyé est un moment quotidien de la plupart dans les années 1930 : les messages sous-entendus par les timbres et les marques postales deviennent terriblement habituels...

Dans un second temps, les objets postaux sont également « les témoins de l'actions politique » sur des sujets connus, mais, encore, peut-être pas dans le quotidien des victimes du régime hitlérien.

Ainsi, dès le vingt-huit février 1933, sur ordre présidentiel, le courrier des partis et associations démocratiques est censuré, une étiquette l'indiquant... avant que ces traces disparaissent au profit du décollage/recollage des enveloppes.

Les correspondances des personnes de confession juive indique le traitement subi :
- les cartes des intellectuels et scientifiques emprisonné en camp de concentration , tel Carl von Ossietzky, prix Nobel de la paix mort en détention ;
- les détails : „Konsulent“ au lieu d'avocat ou médecin, métiers désormais interdits... et c'est un tampon professionnel à refaire pour marquer sa correspondance. L'ajout des prénom „Israel“ et „Sarah“ pour ceux dont le prénom ne serait « pas assez juif », tel dans l'exemple de „Siegfreied Israel Mode“ ;
- enfin, l'aryanisation des entreprises se remarque entre les tampons d'entreprise retamponner de la nouvelle identité, les affranchissements à la machine pas encore mise à jour ;
- ou le courrier de ceux « partis sans laisser d'adresse »... que la Gestapo récupérait systématiquement...

Tout s'analyse sur un courrier dans cette approche historique : tout détail faisait baigner les juifs dans la stigmatisation, les autres dans l'acceptation du fait établi.

Et, pour Heinz Wewer, on passe la ligne qui permet aux traces postales de devenir des sources indispensables à l'historien académique comme à l'historien des familles (le généalogiste) : certains courriers par leur existence sont les toute dernières preuves qu'un individu a bien vécu.

...

Les dernières lettres envoyées à l'étranger décrivant aussi positivement que possible le quotidien ou la demande des autorités de se préparer à être déplacé vers un ghetto ou un camp. Et si, après recherche des dates, l'historien découvre un camp d'extermination au débouché du possible convoi, ce sera bel et bien la seule trace prouvant la déportation et l'assassinat dans une chambre à gaz.

Wewer évoque aussi des parcours pour lesquels ces courriers sont les rares traces d'événements dépassant l'entendement :
- un Polonais juif racontant à sa famille émigré en Palestine comment la Polenaktion entraîna la déportation d'au moins dix-sept mille Polonais juifs d'Allemagne vers la frontière que la Pologne, stupéfaite, ferma dans un second temps... certains réfugiés restant dans ce no man's land jusqu'à l'invasion de septembre 1939... [note personnelle : ça fait profondément réfléchir sur la problématique des réfugiés de nos jours]
- Et parfois, la définition de censure laisse dubitatif - ou est angoissante, telle cette carte d'un grand-père à sa petite-fille en septembre 1942 : le texte prouve qu'il sait que sa convocation à Berlin pour partir vers Theresienstadt est la fin. Correspondance laissée passer pour laisser un message à une réfugiée en Suède ?

Heinz Wever a rencontré cette femme qui a conservé toute sa correspondance de l'époque, qui permet de reconstituer le parcours des Kindertransport, leur intégration dans le pays de refuge, comment les adultes restés en Allemagne leur décrivent la vie quotidienne par parabole, détour d'écriture...

Pour l'historien « philatélique social » , disposer des archives familiales permet de suivre l'histoire d'une famille, dont certains individus pour lesquels ces quelques lignes sont les seules preuves qu'ils ont vécu en Allemagne, le régime nazi ayant tout fait pour en faire disparaître toute trace.

Et Wewer d'insister : il y a eu jusqu'à cinq centaines de « camps » dans Berlin pour le travail industriel forcé, cinq cents lieux d'emprisonnement, combien de milliers de personnes. Les combats du printemps 1945 et les destructions de leurs archives par les nazis font qu'il n'y a pas assez d'archives restantes pour tous les connaître - les lieux autant que les individus...

... sauf quelques noms sur des cartes postales.

...

Une de mes réflexions pendant cette dernière partie est une que j'ai régulièrement face à la recherche de « la belle marque » par les collectionneurs, une réflexion d'historien : combien d'archives dispersées entre de multiples collectionneurs au lieu de conserver unis des ensembles permettant l'étude de vie individuelle, de relations familiales, de leur quotidien face au contexte politique.

Savoir philatélique ou savoir historique ?

Tel est un de mes dilemmes face à l'acte de collectionner.



Note :
Heinz Wever est l'auteur de deux ouvrages en allemand, édité chez Hentrich & Hentrich :
- „Abgereist, ohne Angabe der Adresse, Postalische Zeugnisse zu Verfolgung und Terror im Nationalsozialismus, 2017, ISBN 978-3-95565-241-8 ;
Postalische Zeugnisse zur deutschen Besatzungsherrschaft im Protektorat Böhmen une Mähren, 2018, ISBN 978-3-95565-245-6.

dimanche 25 août 2019

Philatélie, généalogie : une question d'histoires ?

Un sujet qu'il faut que j'évoque dans ma série de souvenirs de l'exposition Stockholmia 2019, a rebondi deux fois début août de deux origines différentes alors que mon esprit n'a pas encore complètement envisagé l'article suédois...

Pour répéter le résumé général, la « philatélie sociale » a été une variante de l'histoire postale à la mode dans les années 1980 et qui connaît un revival depuis le milieu des années 2000.

Personnellement, ma formation historienne ne me l'a pas faite remarquer avant qu'elle soit explicitement évoqué. Après tout, je suis formé pour penser que toute trace humaine peut devenir, après étude critique, un document dans une étude historique.

Apparemment, au fil d'expériences remémorées rétrospectivement après Stockholmia, je me rends compte que ce n'est pas l'évidence pour les collectionneurs passionnés exclusivement par les marques, routes et tarifs postaux*...
Couverture du deuxième numéro de SocialPhilately, publié en Allemagne.
Alors que mon esprit analyse les implications - lentement -, voici qu'arrive le premier numéro de mon abonnement au mensuel allemand Briefmarken Spiegel (oh ! que mon allemand scolaire est rouillé) avec en compagnon le deuxième numéro de la revue SocialPhilately.

Sous le nom de « philatélie sociale » se cache, dans cette revue au premier numéro de 2017, ce que j'appellerai « histoire postale » en historien : étudier et retrouver l'histoire humaine à travers le courrier ou les outils philatéliques et postaux.

Histoire postale étant déjà pris par l'étude philatélique du courrier*, j'imagine qu'il a fallu ruser ou que la linguistique ou le vocabulaire disciplinaire d'autres pays ont joué.

Néanmoins, cette incitation à rechercher derrière les enveloppes, les correspondances, les timbres et les marques de passage, l'histoire des expéditeurs, des destinataires ou des faits que leurs écrits évoquent, a remonté jusqu'à la Fédération internationale de philatélie. Les acteurs de la philatélie organisée y voyant un moyen d'attirer un public plus large à la philatélie et l'histoire postale.
Couverture du numéro d'août-septembre 2019 de La Revue française de Généalogie, disponible chez les marchands de presse.
Apparemment, ce besoin d'« histoire sociale » pour étendre le public existe également en généalogie. Là, c'est l'exploitation d'archives au-delà des registres paroissiaux et des actes d'état civil qui anime le mouvement.

Comment continuer une généalogie quand l'arbre familial et la cousinade sont jugés « finis » en l'état des archives existantes et des mystères irrésolubles ? Comment attirer des gens peu intéressés par l'accumulation de dates de naissances-mariages-décès à partir de vieux papiers répétitifs ?

Plonger dans le quotidien et le contexte historique des familles d'antan à travers de nouvelles archives à explorer : les détails variés des photographies de famille, le succès des registres-matricules lors du centenaire de la Grande Guerre, celles liées aux étrangers, à la religion pratiquée, aux corps de métier, recensements montrant la composition et l'évolution des foyers, donnant également les adresses intermédiaires qui peuvent permettre de décoincer la généalogie au sens strict,...

Pour un historien de formation, rien de nouveau, mais toujours très passionnant puisque cela concerne un très-proche affectif : passer de la trace familiale au document pour constituer une connaissance intime sur ses origines.

Là où mon raisonnement actuel sur la « philatélie sociale » a tiqué est une expression, déjà vue, mais répétée avec insistance dans les articles sur la généalogie organisée dans le numéro août-septembre 2019 du bimestriel La Revue française de généalogie.

Le pratiquant généalogiste devient un « historien des familles », d'après l'expression employée par Valérie Arnold-Gautier, la nouvelle présidente de la Fédération française de généalogie, et sous la forme d'« histoire familiale » sous la plume d'un généalogiste expliquant sa méthode pour « reprendre tout à zéro » sur les sept premières générations, celles où il y a eu le plus de mobilités géographiques et sociales, mais aussi le plus d'archives variées et accessibles au chercheur.

Du sommet de ma houle, je prends à peine conscience des courants marins plus profonds. Ça éclaire mes prochains écrits et recherches divers et variés.

À suivre dans un des articles sur Stockholmia 2019.

mercredi 21 août 2019

Changements dans l'organisation de l'OPT de Polynésie

Une information postale de Polynésie française m'est passée inaperçue, ici en métropole : depuis le début 2019, l'organisation du groupe Office des postes et télécommunications de la collectivité d'outre-mer française a changé.

Et cela se voit désormais sur le courrier du service philatélique polynésien.

Un nouveau logotype au coin des enveloppes (sans timbrage) du service philatélique polynésien.
D'après cet article de Radio 1, le groupe public connaît un problème de déséquilibre interne : la partie télécommunications prospère quant la partie postale et financière (sans offre de crédit néanmoins) connaît un déficit.

En Islande, ce dernier souci est en train de se régler par licenciements et fermeture du service philatélique fin 2019, à la fois la vente aux clients étrangers et, si le gouvernement suivait la logique de la dirigeante actuelle, le possible abandon de l'émission de timbres-poste...

Auparavant, le logotype de l'OPT (et avec un timbrage bleu, peu fréquent).
En Polynésie française, le gouvernement local a décidé de répartir les activités de l'OPT en deux filiales - deux sociétés par actions simplifiée, les profits de l'une comblant les déficits de l'autre.

Côté télécom, l'OPT offrait de la téléphonie fixe. Sa filiale Onati a racheté Vini, fournisseur d'abonnements de téléphonie mobile, internet, fibre,... Un domaine en pleine croissance dans les archipels du Pacifique avec la connection du continent océanien aux réseaux mondiaux. Cela offre des débits suffisants pour l'usage des entreprises et des particuliers.

Côté poste et banque, « Fare Rata - La poste » comme indiqué sur le courrier reçu ce jour avec les annonces des émissions des sept juin et dix-neuf juillet dernier (dont un timbre-senteur Le Melon créé et gravé par Martin Mörck.

Dans un entretien donné à La Dépêche de Tahiti le trois mai 2019, le président de l'OPT explique quelques-unes des problématiques de cette transformation. L'OPT est désormais une direction, avec deux entreprises privées sous son contrôle. Il affirme que ce n'est pas une privatisation et qu'il va falloir travailler pour les clients, pas pour les agents et employés mis ensemble à partir d'entreprises différentes (en cherchant sur la toile, le mot grève apparaît cet été).

Mais, le contexte local est très concurrentiel, rappelant celui des zones isolées en France métropolitaine, celles où seules les entreprises publiques (ou anciennement publiques) vont par obligation légale et subventionnée, tout en faisant face à une concurrence féroce dans les secteurs urbains ou denses rentables qui pourraient permettre de financer le coûteux...

En Europe, c'est quelles entreprises privées accepterait de passer chaque matin dans les villages des Cévennes pour déposer et prendre de manière dispersée du courrier et des colis, poser suffisamment de fibres optiques ou d'antennes hertziennes ou 4G pour desservir moins de dix habitants par kilomètre carré ?

En Polynésie, ce sont les archipels les plus éloignés de Tahiti, île sur laquelle les concurrents de l'OPT profitent des revenus engendrés pour équiper leur réseau avec les meilleures technologies une petite partie d'un territoire maritime grand comme l'Europe.

Le débat service public / rentabilité capitaliste a encore de beaux jours devant lui. À retenir en voyant passer les annonces d'émissions de Polynésie ou devant le stand de l'OPT aux prochains salons métropolitains.