mardi 12 février 2019

Sac d'achats timbré chez Ted Baker

Lors de mon séjour à Liverpool, en janvier dernier, j'ai pu prendre en photo ce sac affranchi grâce à l'amabilité du consommateur du magasin Ted Baker du quartier commercial Liverpool One, qui le tenait. Merci à ce courtois anonyme.
Du timbre à la flamme et à l'oblitération, tout signale la classe dont va se parer le consommateur éclairé.
La marque londonienne propose des vêtements et accessoires de qualité pour femmes, hommes et enfants - accessible en euros pour la clientèle française.

Pour signaler aux passants ne fréquentant pas encore ses magasins ou son site marchand, elle habille le coin de ses sacs en carton léger d'un timbre violet sur fond jaune.

Sur cette vignette dentelé de première classe (1st des timbres britanniques), un homme, au coude replié pour se tenir la tête de ses doigts, montre l'élégante tenue de sa veste et des extrémités de sa chemise.

Une première flamme ondulée noire clame "CLASS" tandis qu'une oblitération ronde rouge signale que le sac contient un "achat dont vous profiterez" (purchase / will done enjoy), conclut de l'adresse du site marchand.

Il est toujours étonnant dans une société où les magasins multiplient les offres par code datamatrix envoyés aux clients par mail ou sms, où la fidélité se dématérialise (votre nom suffit à vous retrouver en caisse), que le commerce en revienne aux codes de la correspondance par courrier...

Une question de classe pour compenser la réduction des coûts ?

samedi 2 février 2019

Jouer au douanier postal à Liverpool

Au Musée maritime du Merseyside - du nom du comté métropolitain de Liverpool - à Liverpool, une des expositions permanentes est consacrée au travail des douanes depuis le début de l'époque moderne jusqu'à nos jours : Seized! - Saisi !

Plusieurs activités permettent au visiteurs d'expérimenter et d'essayer leurs talents de douanier face aux activités délictueuses ou criminelles des contrebandiers.
L'activité Parcel Search de l'exposition Seized! au Musée maritime du Merseyside (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr sauf les éléments créés par le musée).
Par exemple, Parcel Search inviste à prendre en main une poignée de colis, d'en découvrir les expéditeurs et les destinataires, le pays d'origine, etc. pour deviner, à partir de ces indices, lesquels pourraient contenirdes produits interdits et la nature de ceux-ci.

Pour avoir la solution, il suffit de saisir le colis et de le passer devant un lecteur de puces électroniques sur le pannea du fond (le rectangle “scan” sur la photographie).

Cinq images réalisés dans une machine à rayons X permettent de comprendre ce qu'un douanier doit voir, de l'apparence d'illégitimité à la réalité du contenu.
Un colis à destination de l'Écosse et en provenance d'une entreprise de sécurité installée aux États-Unis. Jolis timbres-paysages de poste aérienne (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr sauf les éléments créés par le musée).
Ainsi, ce colis circulant entre États-Unis et Écosse sera à vérifier au cas où cette entreprise baptisée Protective Security Worldwide ne serait pas en train d'exporter sans autorisation une arme à feu vers l'Écosse. Le philatéliste appréciera les timbres de poste aérienne de l'United States Postal Service.
D'autres timbres oblitérés de Colombie.
Les ateliers anti-contrebande sont caricaturaux sur le trafic de drogue : en clair, le visiteur ressort avec l'impression qu'il faut se méfier de tout voyageur ou colis en provenance de la Colombie...

Même si l'atelier de sécurité à l'aéroport, qui vous invite à sélectionner des passagers à contrôler parmi une poignée, propose des solutions aléatoires... Le Colombien en fauteuil roulant peut être tout à fait innocent... ou des sachets de drogue être dissimulés dans les barres creuses de son fauteil. Pareil pour le touriste revenant d'Iran avec un tapis roulé ou le monsieur au manteau d'hiver revenant au Royaume-Uni en été d'un pays tempéré de l'hémisphère sud.
Un colis rond (du thé ?) arrivant de Thaïlande (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr).
Le réalisme de reprendre des timbres oblitérés est appréciable pour ceux qui espèrent que les enfants et les non-philatélistes qui visitent ce musée national - donc gratuit au Royaume-Uni ! - se diront que le prochain cadeau envoyé par la poste pourraient recevoir des timbres à message.

Les autres expositions du Musée maritime du Merseyside, situé dans les bâtiments du Royal Albert Dock, comprennent aussi la vie sur les paquebots de croisière, les tragédies du Titanic et du Lusitania, la bataille de l'Atlantique. Le dernier étage est le siège du Musée international de l'esclavage à découvrir absolument pour prendre pleinement conscience de toute l'horreur de cette pratique.

mardi 29 janvier 2019

La philatélie à la Bibliothèque centrale de Liverpool

Premier (petit) article sur mon pèlerinage annuel à Liverpool, au nord-ouest de l'Angleterre. En suivant un guide touristique inspiré, j'ai découvert la Bibliothèque centrale, un des lieux publics de lecture de la municipalité.

L'extérieur est joint au World Museum, magnifique musée d'histoire naturelle, et date du début de la seconde moitié du dix-neuvième siècle quand le port voyait passer toutes les richesses de l'Empire colonial. Le secteur devant la gare de Lime Street fut orné de lieux de concerts et d'expositions pour impressionner les riches Londoniens arrivant dans le port de commerce.

L'intérieur de l'édifice fait partie des circuits touristiques grâce à une rénovation résolument moderniste, réalisée entre 2010 et 2013, tout en ayant conservé plusieurs salles anciennes, toute de bois foncé, de gravité et de silence feutré.

Là, en revenant de la petite salle où sont conservés sous clé les ouvrages les plus précieux et fragiles et qui sert de lieux d'exposition - cocasse : pochettes de disques punk sur fond de reliures en cuir -, l'œil entraîné du philatéliste anglophile repère l'étagère-clé.
Et une photographie pourrie prise à la volée au téléphone portable, le lundi quatorze janvier 2019, dans la Bibliothèque centrale de Liverpool.
Dans un meuble consacré à la gravure, une étagère de catalogue de billets de banque et de timbres-poste ! L'éditeur Stanley Gibbons seul dans l'univers.

De droite à gauche sur la photographie ci-dessus : le catalogue des marques postales britanniques, le tome de base des timbres britanniques (Collect British Stamps), le tome 1 des timbres de l'Empire et du Commonwealth de 1840 à 1970, et enfin, le catalogue simplifié mondial en six tomes.

On remarque que ce sont les dernières éditions parues qui sont à la disposition des lecteurs et chercheurs.

Malgré six séjours à Liverpool, il y a encore et toujours à y découvrir.

dimanche 20 janvier 2019

Après Serge le Lapin, _ _ _ la boîte aux lettres ?

Les Parisiens, Franciliens et les touristes connaissent bien Serge, le lapin rose qui, depuis 1977, alerte les jeunes usagers des lignes de métro de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) du danger de laisser ses doigts contre les portes des rames.

Voici, sans prénom pour le moment, que La Poste signale le danger digital de glisser son courrier dans les boîtes postales de rue.
Découvert le vendredi 28 décembre 2018, le nouveau message autocollant sur la boîte située devant le magasin et relais postal urbain Monoprix, près du bassin Jacques-Cœur et sur l'avenue de la Mer, à Montpellier (photographie sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr - sauf les éléments protégés par le Groupe La Poste).

En allant poster les dernières cartes postales Postcrossing pour 2018 - cinquante millions de cartes échangées depuis le quatorze juillet 2005 ! -, j'ai découvert cet autocollant d'avertissement avec humour, devant le relais postal urbain sis dans le Monoprix du quartier Port Marianne, à Montpellier :

Glissez votre courrier dans la boîte...
pas votre main !
RISQUE DE BLESSURE

Un rappel du danger risqué par les voleurs ? Y a-t-il eu des blessures d'inattention ? La Poste veut-elle se défendre en cas de litige civil à l'anglo-saxonne ?

La série des petits message d'information publique de l'opérateur continue donc, après le facteur à vélo rappelant le code de la route aux fous du volant. #jesuisundesdeux


Faut-il déjà prévoir un concours de prénom des boîtes aux lettres : Corinne, Stéphanie, Isabelle, Béatrice ? Les amateurs de LISA trouveront sûrement.


Complément du lendemain, lundi vingt-et-un janvier 2019 :
L'origine de l'autocollant pourrait être tragique : « Clint Eastwood » (@Postes73 sur Twitter) a porté à ma connaissance qu'une usager s'est coupé une phalange en postant une lettre dans les Alpes-de-Haute-Provence, en septembre dernier. Pour lire l'article de la chaîne CNews du six septembre 2018.

samedi 5 janvier 2019

Code datamatrix pour Asendia

Nouvelle évolution pendant l'automne pour les numéros du mensuel Stamp Magazine transmis aux abonnés par l'intermédiaire d'Asendia, la filiale britannique de La Poste française et de La Poste Suisse.
La nouvelle marque d'affranchissement, avec toujours une adresse à Paris International.
 Désormais, la marque Asendia est bien mise en avant : sur un marché du courrier et du colis de plus en plus concurrentiel, il faut se montrer au destinataire et montrer son origine franco-suisse.

Le port payé pour la France de La Poste est réduit en surface au profit de la mention prioritaire (jy reviendrai).

Tout cela laisse apparaître un nouvel élément : un code datamatrix, ce carré emplit de pleins et de vides d'encre. Contient-il l'information du port payé entre le point de collecte et la destination française ? Et, peut-être, l'adresse de retour en cas de non possibilité de distribution ?

L'avancée vers le tout automatisé se poursuit : tant de code datamatrix scanné = tant à facturer entre les opérateurs ? Tant de pourcentage de livraison en temps et en heure avant pénalité ?
La feuille entière aux deux codes datamatrix qui cache la couverture du magazine.

Par contre, sur la feuille entière, l'impression lignes lisses et caractères d'imprimerie a laissé place à du jet d'encre pas toujours bien aligné pour cette mention postale.

Origine : Asendia ? Le prestataire de l'éditeur du magazine a changé de machine ? A changé tout court ?

Cela fait-il arriver le magazine en France plus vite ?

A priori au moins autant qu'avant puisque le numéro daté janvier 2019 est bien arrivé avant Noël, tandis qu'un de ses concurrents traînent encore entre les centres de tri d'opérateurs changeants selon les mois.

Par contre, avec un effort financier, ça peut aller plus vite : Stamp Collector arrive à coup sûr en début de mois et The London Philatelist dans les tout premiers jours du mois, mais sûrement car ce dernier est expédié courrier de première classe avec Royal Mail.

Pour retrouver les épisodes précédents, relire l'article du lundi 28 mars 2016.