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vendredi 28 mars 2025

"Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau" célébré sur timbre en Lettonie

 Un phénomène à fantasme de comptable hollywoodien : 3,5 millions d'euros de budget, plus de 33 millions de revenus en vente de tickets en Europe, toutes les Amériques et jusqu'en Inde et au Vietnam !!! 

L'énième épisode des Marvel Studios qui pense vendre de l'audio-visuel comme on vend des comics multi univers ? Non. Un film comique français avec des gags répétitifs qui ne font plus rire que ceux qui n'ont pas évolué depuis leur adolescence délinquante et machiste des années 1960 ? Pitié.

Le timbre oblitéré premier jour le vingt-sept février 2025 à Riga, en Lettonie.

Non, il s'agit de Flow, Straume en letton.

Un film d'animation, sans personnage ni parole humaine, aux personnages animaux non authropomorphiques, subissant une crue aussi destructrice que mystérieuse pour eux que pour le spectateur, au milieu de constructions vidées d'une civilisation humaine (?).

Une partie d'entre eux se retrouvent sur une arche - un banal voilier - à l'équipage éclectique : un capybara en mode optimal d'économie d'énergie, le chat-héros perdu et méfiant, un maki-catta cleptomane et égocentré, un labrador un peu con... un chien quoi.

Et un oiseau : un messager sagittaire blessé... qui paraît en savoir plus que ses compagnons de mésaventure, vouloir les aider, mais hautain dans les deux sens du terme.

L'enveloppe premier jour créée par la poste lettonne, avec quatre des compagnons de voyage du chat noir.

Aidé par le financement de producteurs belges, français et lettons, l'animateur et scénariste Gints Zilbalodis atteint la célébrité avec ce film indépendant en tout : l'intrigue, les personnages, le ou les sens de l'histoire... Tout peut être compris comme il le souhaite par le spectateur.

Indépendant : Zilbalodis et son équipe ont utilisé un logiciel libre d'animation, Blender ; libre au sens d'une grande liberté de droit d'utilisation du programme et de ses possibilités. Certes, des aplats de couleurs peu habituels en 2024, mais un film neuf.

Face aux grosses productions Disney-Marvel, devenues répétitives et répétées pour les classiques de Walt, la lente émergence de Flow parmi le public depuis une des sélections du Festival de Cannes en mai 2024, des prix des professionnels et du public en festivals d'animation, une sortie en cinémas français d'auteurs Utopia pendant l'été, puis à partir de fin août les successions de sorties nationales en Lettonie, France,...

La poste lettone, Latvijas Pasts, émet sur timbre de 2,54 euro un des visuels promotionnels du film sur timbre : le chat noir sur fond des paysages de cette mystérieuse forêt et de ces ruines culminant en pointe vers le ciel.

La date n'est pas par hasard : le vingt-sept février 2025 ouvre la période de cinq cérémonies de récompenses connues internationalement et pour lequel le film est sélectionné comme meilleur film d'animation et meilleur film étranger !!!

Les cinq prix sont obtenus en animation depuis le César en France jusqu'à l'Oscar aux États-Unis.

Avec l'ensemble des nominations et des prix obtenus en festival spécialisé et récompense nationale, la Wikipédia en anglais a pu en détacher une liste de l'article sur le film.

Timbre allemand de 2017 pour les cinq cents ans de la Réforme, lancée par Martin Luther.

Les critiques de cinéma, les éditorialistes des différents journaux ont donné les idées principales qu'offriraient le film aux spectateurs...

Après l'avoir vu et [pas de divulgâchage] m'être interrogé sur certains aspects précis, j'ai eu une interprétation personnelle en découvrant que l'auteur était letton, donc d'un pays de tradition luthérienne.

Au début du seizième siècle, en opposition du message de l'Église catholique que les actions personnelles permettent sur constat des clercs le pardon des fautes (notamment en monnaie sonnante et trébuchante offerte directement à l'Église de la Renaissance riche de peintures et d'architecture monumentale dans les palais de Rome), Luther repart du texte biblique : seul Dieu décidera des bons et des mauvais au Jugement dernier.

Les différents courants issus de la Réforme étant plus ou moins optimiste sur la volonté de Dieu, le rôle des actions, quand la décision de Dieu est prise, etc.

De là, certaines actions des animaux du film prendraient une tournure religieuse : la foi, la cruauté de ceux qui pensent être supérieurs par ... , la nécessité de la confiance en ... pour ceux qui n'ont que cette foi de l'action pour espérer sauver les autres et se sauver soi-même, etc. Les points de suspension sont à compléter selon les réflexions de chacun.

Ceux qui ont vu une dernière et pitoyable scène du film comprendront que le personnage le plus fidèle... Et on revient alors à la scène d'une des rares espèces encore en groupe... Et ce chat noir qui se croyait satisfait isolé et ... dans ce groupe bigarré...

...

Revoir Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau.


Compléments du mardi vingt-deux avril 2025 :

Les récompenses printanières nord-américaines et européennes du film ont rendu un peu fou les entreprises qui se promeuvent avec Flow / Straume : sculpture du chat sur un mur en plein centre touristique de Riga, ballon gonflable géant chez un pays voisin, etc.

Un point de retrait-dépose colis automatique à Riga, vu le réseau social X.

En mars 2025, Latvijas Pasts, la poste lettone, a même décoré un de ces grands blocs automatisés de retrait de colis mi-noir, mi-affiche du film.

Annonce de la diffusion gratuite et massive du film sur Zócalo, à Mexico, le trente avril 2025 (capture d'écran d'un message temporaire du créateur du film sur Instagram).

L'engouement est tel que le mercredi trente avril prochain, jusqu'à deux cent mille personnes pourront voir le film projeté sur la place de la Constitution ou Zócalo, au centre de Mexico.

Apparemment, le créateur du film imagine son héros aussi haut que le mat portant le drapeau mexicain et les tours de la cathédrale métropolitaine.

jeudi 23 mars 2023

La post-philatélie a-t-elle débuté ? Quel sens pour la philatélie des années 2020 ?

 Le samedi vingt-cinq février 2023, le Mexicain Carlos F. Campos a proposé le terme de post-philatélie (posfilatelia) au public de Mi Oficina, les rencontres en ligne entre philatélistes des Amériques, établies depuis les confinements de 2020.


Note préalable : je connais presque rien à l'espagnol, encore moins que rien à l'écoute. Merci au conférencier pour le diaporama permettant de suivre les grandes lignes de sa démonstration.


En une heure, il a repris les définitions de base et leurs évolution dans les principaux dictionnaire de langue espagnole : timbre, philatélie, marque et histoire postale... Ensuite, il a mis en rapport avec les modes de collection standardisés par les expositions compétitives de la Fédération internationale de philatélie.

De là, il en déduit trois périodes :

- la période pré-philatélique, entendre celle où le courrier circule sans timbres-poste,

- la période philatélique où il circule avec timbres-poste - les quinze dernières décennies donc,

- et la période post-philatélique où courrier et colis circulent avec de nouveaux standards.

Par les définitions de base, il déduit les standards : paiement préalable, lieu d'origine, adressage de destination, marque de passage, etc. Des notions fort connus des historiens postaux, marcophile et philatéliste spécialisées d'avant ou d'après l'introduction du timbre-poste.

Pour la post-philatélie, il montre :

- les enveloppes affranchies de timbres non oblitérés ou annulés au feutre, des postes se moquant de cette obsession de la réutilisation frauduleuse,

- les enveloppes pré-imprimées des contrats postaux entre entreprises et les postes : Destineo en France par exemple,

- les grands autocollants des colis postaux transportés par de nombreuses entreprises de postes et de logistiques, avec nombre codes-barres,

- justement, les nouveaux timbres-poste complétés de code-barres en une ou deux dimensions, sur lesquels ce dernier est bien plus important pour la transmission postales que l'illustration ou même la valeur faciale.


Sa présentation a eu un effet certain sur l'auditoire : une heure trente de discussion a suivi l'exposé. Assez inédit : d'habitude, une grosse demi-heure de question de curiosité et d'approfondissement permet de compléter un exposé de philatélie ou d'histoire postale.

Le ton est resté courtois, mais des gestes ont montré les doutes : montrer une de ces grandes étiquettes de colis à la webcam... sans maîtriser l'espagnol, je pense que la personne indiquait ses doutes sur la beauté de l'objet, la difficulté à le collectionner, à l'exposer, etc.


Et pourtant, il semble que les opérateurs postaux historiques - les membres de l'Union postale universelle et qui sont les émetteurs historiques de timbres-poste - semblent avoir commencer la transition de la période du paiement préalable par timbres-poste vers autre chose.

La diversification des moyens de ce paiement : dans les bureaux de poste même avec timbres de distributeur à valeur imprimée à la demande ou étiquette de guichet postal, chez soi ou au bureau avec timbre à durée limitée imprimé soi-même ou code alphanumérique reçu par sms, etc.

L'accusation du nombre excessif d'émissions de timbres est une preuve tangible dont pourtant nombre de collectionneurs de timbres actuels ne semblent pas tirer les conséquences sur leur choix de quoi collectionner... À quand le premier article ou forum qui alertera sur la spéculation d'une des émissions du salon printanier de Paris de cette semaine ?


Pire, par le suivi de l'actualité des opérateurs postaux, on découvre ici et là des aboutissements post-philatéliques provenant de la politique commune des membres de l'Union postale universelle de promotion de la philatélie, mais en refusant que le timbre serve sur le courrier :

- la poste saoudienne émet des timbres qui n'ont officiellement pas de valeur postale ! Tout envoi est en recommandé sans timbre-poste possible !, découvre-t-on dans cet échange sur le forum anglophone StampBoards.com;

- sur Twitter, la poste kenyane reprend ce que beaucoup de postes africaines publie sur leur site à la page « Philatélie », preuve qu'il y a une coordination UPU à mes yeux : 

Comment Posta Kenya promeut la philatélie sur Twitter, le vingt-deux mars 2023.

« Les philatélistes collectionnent les timbres pour la valeur sentimentale associée au travail artistique, au thème, à la rareté du timbre, pour des raisons éducatives, leur forme, ou comme un investissement. »

...

...

Et parce que l'acheteur peut le coller sur un courrier à un proche ou une entreprise à un client pour faire plaisir ?


On lira avec curiosité l'aventure postale de deux Postcrosseurs qui ont essayé - et en grande partie réussi - à poster des courriers au long de leur rallye humanitaire entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest : partie 1 et partie 2 sur le blog du site d'échanges en aveugle de cartes postales.

Les postiers locaux sont des comptables de leur bureau : un courrier à poster doit permettre une vente de timbres. Sauf directeur postal à proximité comprenant promotion du pays et ventes philatéliques, amener ses propres timbres est problématique : le bureau va devoir faire entrer du courrier coûteux à gérer sans que l'opérateur ait reçu directement l'argent de la vente.

Les philatélistes français reconnaîtront le fonctionnement imposé aux directions de La Poste dans les années 2000 au cours desquelles les bureaux et le tri n'appréciaient pas les timbres-poste sur courrier pour ne pas reverser une partie du chiffre d'affaires au service philatélique...


Le débat sur l'avènement de la post-philatélie se poursuivra sûrement. Ceux qui veulent ralentir ce processus ont une solution proposée par un éducateur de Caroline du Nord, aux États-Unis :

Sean Gaillard sur Twitter, le vingt-deux mars 2023.

« Entourez-vous de personnes qui vous répondent en retour. »

Sur papier-lettre, avec timbres-poste.

mardi 11 juillet 2017

Semaine n°2017.27 en Philatélie

Fin juin : nouveau Président et Bureau à la RPSL.
Lors de l'assemblée générale annuelle du jeudi vingt-deux juin 2017, les membres de la Royal Philatelic Society London ont élu le Belge Patrick Maselis président de l'association londonienne.
La couverture du premier ouvrage de Patrick Maselis sur les colonies belges - et il n'y en eut pas que le trio Congo-Ruanda-Burundi (base de données bilbiophile Documents philatéliques).
En terme de philatélie organisée, le premier président « d'outre-mer » de la RPSL est président du Club de Monte Carlo, regroupant plusieurs institutions et collectionneurs importants qui organisent Monacophil ; mais également préside l'Académie royale de philatélie en Belgique dont le site fournit une fiche complète.

En littérature, il a montré sa spécialisation dans les documents historiques et postaux des colonies belges en 2005 avec Des Açores à la Nouvelle Zélande (extraits sur un blog), suivi d'un autre en 2009 sur l'enclave du Lado, prêt de territoire africain entre puissances européennes.

Début juillet : dix-neuf ans pour le Musée de la philatélie d'Oaxaca.
Le MUFI (et ici aussi) célèbre son anniversaire en même temps qu'une exposition thématique sur les océans et leur faune. Les médias et institutions de la ville d'Oaxaca, au Mexique, participent à faire connaître ce musée.

Le samedi premier juillet, Lisbeth Mejla du quotidien El Impartial rapporte sa visite de la bibliothèque philatélique du musée, riche des écrits sur le Mexique et les anciennes éditions de catalogues célèbres.


Depuis vendredi sept, la Fondation Alfredo Harp Helú propose une vidéo sur le musée, ses expositions permanentes de collections, ses activités jeunesse, sa bibliothèque.

Jeudi six juillet : du bloc-feuillet, épistémologie philatélique dans El Watan.
Dans la chronique philatélique hebdomadaire du quotidien algérien, Arslan Selmane s'interroge sur l'utilité du bloc-feuillet comme produit philatélique, à l'occasion de l'émission le huit de cinq timbres sur des batailles illustrant la résistance des Algériens face à l'invasion et l'occupation française de 1830 à 1962.
Le bloc en question, émis par Algérie Poste le samedi huit juillet 2017 (via le forum PhilatélieDz).
Cinq peintures : Kheng Ennetah en 1832, Bir El Gharama en 1881, Bir Teskift en 1957, Aïn Zana en 1959 et Djebel Bouk'hil en 1961. Laissons aux historiens le débat sur pourquoi ces moments et quelle(s) mémoire(s) ils commémorent.

Selmane s'interroge également sur la forme philatélique de vente : en quoi le bloc-feuillet va gêner les collectionneurs et exposants thématistes. Deux périodes différentes, des lieux variés : où placer et comment exploiter un document bien grand.

Une manière éclairée de critiquer la vente en double des timbres algériens cette année 2017 : à l'unité et rassemblés en blocs thématiques ? Attention : en termes de nouvelles émissions, en Belgique et aux Pays-Bas, pour ne citer qu'eux, hors du feuillet, point de salut à l'unité désormais.

Quant à l'effet de ces défaites timbrifiées en France... Il semble que les politicien(ne)s français ont d'autres chats à fouetter : le timbre de mars dernier leur est passé inaperçu. J'imagine que la prochaine Marianne d'usage courant les mobilisera davantage.

Samedi huit juillet : chez le marchand de journaux hors philatélie.
Plusieurs magazines proposent de longues lectures pour occuper les deux mois d'été, supposant que le plus grand nombre est en vacances, ou en recherche de nouvelles thématiques.

Le mensuel L'Histoire propose un numéro double sur l'histoire de l'Inde d'une part et un numéro de ses Collections sur la Bretagne d'autre part, depuis les monuments du Néolithique jusqu'aux problématiques actuelles en passant par le rôle des Bretons dans la colonisation de l'Amérique et la Révolution française.
Statuette en terre cuite, cinquième millénaire de notre ère, découverte dans une nécropole hamangia à Cernavodă, en Roumanie (site de La Documentation française).
Néolithique encore - puisque j'ai temporairement trahi l'histoire globale des quinzième et seizième siècles - avec cette intéressante et très accessible synthèse sur cette période préhistorique de grandes transformations humaines : le numéro 8117 de la Documentation photographique daté mai-juin 2017.

En ces temps de débats sur les modèles économiques à suivre, la confrontation sur un temps très long entre penseurs contemporains (dont Karl Marx) et le lent passage nomades/sédentaires il y a dix mille ans sera jugée savoureuse, stupide ou... inspirante selon le lecteur.
La couverture du hors-série familial de Canard PC (fil Twitter du magazine).
Beaucoup regrettent l'absence de nouveaux jeunes collectionneurs de timbres, accusant notamment les loisirs vidéo-ludiques qui prennent du temps et demanderaient moins d'efforts... Qu'ils ne lisent pas ce blog.

Et si un enfant avait plusieurs types de loisirs, entraînant une communication avec les parents et les grands-parents ?

Un de mes neveux, pourtant pas un lecteur facile, ni un passionné de la patience, s'interroge pourtant sur une question qui l'oblige à lâcher manettes et tablettes, et à dialoguer avec les adultes : « Dis, à quels les jeux vidéo tu jouais quand tu avais mon âge ? »

J'attend donc la question : « Dis, comment tu faisais pour parler avec tes copains s'il y avait pas de téléphone portable ? Pour savoir les choses sans internet ? Etc. »

La rédaction du bimensuel de critiques de qualité - non sans humour corrosif - de jeux vidéo Canard PC propose donc un numéro d'été, en kiosque depuis samedi huit, pour concilier les pratiques vidéoludiques fort diverses des familles d'aujourd'hui. Pour les plus philatélistes, je rappelle que le Musée postal de Tampere et l'Université locale proposent quatre jeux sur téléphone Android liés aux timbres ou au courrier.

Bonnes lectures.

lundi 19 juin 2017

Protestations satiriques et errinophile contre Donald Trump

Ce week-end, entre vendredi seize et dimanche dix-huit juin 2017, l'émission satirique The Daily Show de la chaîne Comedy Central - connue en France pour la série d'animation South Park - a tenu un musée éphémère dans un bâtiment en face de la Trump Tower, à New York : la Librairie Twitter du Président Donald Trump !
Le logotype de la manifestation organisée par The Daily Show (fil Twitter).

Un moyen astucieux de critiquer l'actuel président des États-Unis par son moyen très libre de communication habituel, au désespoir sûrement de ses conseillers en communication, du petit personnel chargé de veiller sur lui - Que pourraient dire les agents chargés de sa protection..., et, depuis peu, de ses avocats officiels comme privés.

La chaîne a mis en place une visite virtuelle : par ici.

Protester contre un président et une majorité parlementaire légalement élus est la problématique travaillée par de nombreux militants depuis plusieurs mois.
La vignette sans valeur postale montré en exemple par son créateur (postalprotest.com).
Un citoyen états-unien a opté pour le faux-timbre, affirmant sur son site Postal Protest, ouvert cette année, avoir été inspiré en explorant la collection de timbres de défunt père alors qu'avaient lieu les débats de la campagne présidentielle, en 2016.

Il a créé une illustration d'un timbre présidentiel traditionnel aux États-Unis : le portrait dans un ovale, d'une valeur de "0 cents"... que les anglophones du forum StampBoards ont interprété comme "no sense" qualifiant davantage le figuré que la valeur du timbre.

Le site insiste d'ailleurs bien sur le mode d'emploi de la vignette : n'ayant aucune valeur postale, un affranchissement accepté par l'United States Postal Service doit être collé ou imprimé sur la lettre sur laquelle figurera le message politique.

La feuille de cinquante-six étiquettes autocollantes est vendue quinze dollars.

Web, courrier, reste la vidéo pour ceux qui préfèrent.

Sachez alors que, grâce à Donald Trump, l'ancien président du Mexique, Vicente Fox, a débuté une carrière d'humoriste solo. Déjà deux vidéos moquant les travers de l'hôte de la Maison Blanche.
Vicente Fox signale que le coût annoncé du mur équivaut à mettre à disposition de l'eau potable à toute l'humanité pendant trois ans (via un compte youTube, probablement pas un compte officiel). Les habitants de Flint, au Michigan, n'attende que cela.
Le vingt-quatre mai, Fox tente de lui apprendre, avec l'aide d'un gateau au chocolat - comment fixer la concentration trumpienne, comment devenir un président apprécié à long terme. Le sept juin, c'est à partir de l'inutilité du Mur à la frontière mexicaine que Fox essaie d'apprendre à Trump qu'il peut faire de la politique sans faire détester les autres.

Ambitieux.

mardi 13 juin 2017

Au bureau de poste d'Oaxaca, au Mexique

Mission pour une Française expatriée à Mexico, capitale du Mexique : bellement timbrer et poster une carte postale.
Timbre préoblitéré de guichet postal mexicain en date du douze avril 2017 (merci Sophie).
Au bureau trouvé lors d'un séjour de découverte, point de timbre, mais une empreinte de machine à affranchir : date d'émission (le douze avril 2017), la destination (France), l'échelon de poids (vingt grammes) et finalement le port : treize pesos et cinquante centavos.

La carte postale est une photographie du site archéologique précolombien de Monte Albán, à proximité d'Oaxaca, à un peu plus de quatre cents kilomètres au sud-est de Mecixo.

Le 68001 sur l'étiquette peut correspondre à une identification fondée sur le code postal puisque l'État d'Oaxaca se partage le segment 68xxx à 71xxx.

L'en-tête à la colombe postale des sites institutionnel et commercial de Correos de México.
Le logotype de Correos de México, à l'oiseau postal une enveloppe au bec, sert d'arrière-plan en rouge au timbre préoblitéré. Sepomex rappelle l'ancienne identité de l'opérateur : Service postal du Mexique (Servicio postal mexicano).


Pour finir avec Oaxaca, il s'y trouve également le MUFI, le Musée de philatélie, au site web intéressant - avec ses anciennes expositions -, accompagné de son fil Twitter.

jeudi 1 juin 2017

Exposition inter-américaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

Aujourd'hui, jeudi premier juin 2017, le Club philatélique de Saint-Pierre a ouvert sa troisième exposition internationale depuis 2011, SPM Expo 2017.

Six pays de la Fédération inter-américaine de philatélie ont accepté l'invitation de venir dans la collectivité française de Saint-Pierre-et-Miquelon.
L'affiche aux drapeaux des nations participantes par Jean-Jacques Oliviéro (site de l'exposition).
Outre le site de l'exposition et celui de l'association, les chaînes de radio et télévision publiques SPM 1ère accompagnent, de nouveau, les philatélistes.

Le président du club, Stéphane Fouchard, a pu présenter l'exposition, le fait d'exposer et les valeurs du loisir pendant le journal de la radio, espérant toucher le plus large public.

Pendant le journal télévisé du mercredi trente-et-un mai, c'est le montage des cadres, les préparatifs et ce que les visiteurs découvriront qui ont fait l'objet d'un reportage.
Les fédérations nationales présentes à SPM Expo (capture d'écran, SPM 1ère, reportage de Claudio Arthur et Aldric Lahiton). 
Vingt collections de cinq à huit cadres et dix-neufs collections classe un cadre sont exposées, permettant de faire le tour du continent de l'archipel français jusqu'aux bureaux ambulants ferroviaires argentins.
Quelques exemples de la série des exportations mexicaines, objet d'une exposition au musée philatélique de Oaxaca en 2013 (image d'un article sur l'exposition, DesignBoom.com, vingt-deux novembre 2013)
Dans ma curiosité partielle, une série de doubles accumulées, enfant, fait l'objet d'une étude traditionnelle par le Costa-Ricain César Sancho : La Série México Exporta 1975-1993.

Et, côté un cadre et début de passion personnelle, une proposition de l'États-Unien Robert Hisey sur The Exit Routes for African Civil Airmail to US pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour suivre l'exposition : par ici, et l'actualité du Club de Saint-Pierre : par là, et toujours un œil sur SPM 1ère.

Mise à jour du samedi trois juin 2017 :
Le palmarès a été publié vendredi sur le site de l'exposition.
Jaime Benavides, un des exposants et des commissaires qui ont bien voulu accueillir les scolaires saint-pierrais à l'exposition (reportage de I. Thomelin, J. Anger et J. Cormier, SPM 1ère, deux juin 2017). 
Dans le journal télévisé de SPM 1ère, le vendredi deux, une classe de lycéens a écouté Jaime Benavides, le commissaire mexicain, leur expliquer en espagnol l'histoire de son pays par les timbres.

N'hésitez pas à regarder l'édition du mercredi trente-et-un mai : après le reportage déjà ci-dessus, Stéphane Fouchard expliquait l'importance de cette compétition, la seule de compétition continentale de 2017, et ce qu'elle permet pour son club, l'archipel et les visiteurs.

Et dans le journal télévisé du dimanche quatre juin 2017 :
un reportage sur la remise des prix le samedi soir (repris en article avec extrait vidéo le lundi cinq par Marie-Claude Vidal).

Deux médailles grand or et le Grand Prix décerné à Jean-Jacques Tillard avec deux collections sur la philatélie de l'archipel fin dix-neuvième siècle ; médaille d'or pour Loïc Detcheverry pour les Oblitérations de Nouvelle-Écosse sur timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon ; et médailles d'or et de vermeil sur l'histoire postale saint-pierraise de 1932 à l'après-guerre pour Jim Taylor, président de la Société royale de philatélie du Canada.

Tous trois interrogés par S. Bry, A. Rebmann et Th. Detcheverry de SPM 1ère.

dimanche 7 août 2016

Pour inspirer de nouveaux latino-américanistes

Le jeudi vingt-huit juillet 2016, toute l'après-midi au 41 Devonshire Place, seize membres de la Royal Philatelic Society London ont présenté aux membres et visiteurs dix-huit collections de philatélie et d'histoire postale d'Amérique latine, cinquante-deux cadres en tout.

L'introduction du Président Frank Walton et du Commissaire de l'exposition John Shaw rappelle qu'il manque une société spécialisée dans ce continent, au Royaume-Uni en tout cas. Quant à la date estivale, elle est un essai pour voir si les membres sont intéressés par un moment supplémentaire entre la fin d'une saison et le début de la suivante.

Des timbres, des timbres...
La plus colorée fut proposée par Janet Nelson avec les émissions de Correios, la poste brésilienne, émises pendant les années 2010, qui rafraîchissaient les yeux après cinquante panneaux dans les couleurs de base de la typographie et de la taille-douce.

Sinon, l'étude des premières émissions reste la figure imposée des philatélies par nation : Chili par Joseph Hackmey et John Shaw, Haïti avec Geoff Hanney et Brian Moorhouse, Équateur et Venezuela toutes deux par Guido Craveri, le Nicaragua et le Pérou avec Christopher Harman et l'Uruguay par Gregory Todd. Pour le Chili, l'intérêt d'avoir deux points de vue est immense pour le non-spécialiste : Hackmey présentant les premiers Colón chiliens quant Shaw creuse les réimpressions tardives (normalement surchargées) à l'initiative du philatéliste Hugo Hahn.

Le changement d'imprimeurs permet de rappeler un pan de l'histoire philatélique : Christopher Harman présentait les émissions de provenance états-unienne du Nicaragua : de l'American Bank Note Company* à l'entreprenant Nicholas Seebeck et son Hamilton Bank Note Engraving & Printing Company dans la décennie 1890.

Ce qui anime les études individuelles de timbres-poste en Amérique latine est l'existence d'émissions locales. Alan D. Anyon présentait les émissions provisoires de Colombie, nécessaires souvent, inventives, spéculatives parfois, voire frauduleuses.

Des lettres, preuves de déplacements... audacieux.
En histoire postale, les moyens de transport pouvaient constituer un fil directeur de fait.
Lettre transportée par un service de diligence (oblitération) de la ville de Mexico pour Guadalajara, sans date (collection Jay Walmsley, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Au Mexique avec Jay Walmsley, les marques puis oblitérations des diligences permettaient de rappeler le retard des réseaux postaux an Amérique espagnole, un héritage des caisses vidées laissées par la métropole aux nouvelles républiques sécessionnistes. La collection continuait ensuite vers les ambulants ferroviaires de la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De la poste aérienne**.
De l'audace privée brésilienne... des trous aériens !?
Entre philatélie et histoire postale - c'est une exposition non compétitive, soyons audacieux, Nick Nelson faisait découvrir les timbres des compagnies privées brésiliennes, autorisées d'exercer par un décret de 1927. Trois compagnies (Condor, ETA et Varig) et un vol de Zeppelin sont à découvrir par ses timbres privés.

Les plus chanceux trouveront chez Varif des timbres troués ! Dans les années 1930, Varig surchargea certains timbres et, pour éviter la spéculation (quels naïfs) trouèrent à grand trou les exemplaires dont la surcharge présentait des erreurs... Vous imaginez aisément la suite.

Encore de l'audace entre Colombie et Allemagne... via New York !
La Société colombo-allemande de transports aériens (SCADTA) passionne visiblement.

Eddie Speicer la considère à partir de la prise de contrôle par Pan American Airways en 1930 qui consolide des liaisons entre Colombie et États-Unis sous le marque « Mancomun », puis « Transoceanico » avec les liaisons vers l'Europe à partir de New York en 1939. À rechercher jusqu'aux années 1950.
Enveloppe aérienne entre banques d'Allemagne vers la Colombie avec timbres des deux pays (collection Robin Pizer, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Mais, à mes yeux d'amateurs ignorants non avertis, c'est Robin Pizer qui a choisi la meilleure période de la SCADTA quand elle permettait des liaisons aériennes entre Allemagne et Colombie avec des enveloppes comprenant simultanément des timbres-postes des deux pays. Ceux de Colombie étant même  surchargés « A » et « R » pour le service aérien et la recommandation. Merci au membre allemand qui m'a aidé à comprendre cet ensemble, puis celui de John Lea.

Et toujours de l'audace (Danton était-il britannique ?)
La palme de l'audace reviendra finalement à John Lea pour une approche synthétique, mais pleine de surprises.

Avec le titre général « Postal History in Latin America », il présentait, enveloppe après enveloppe, de nombreuses spécialités de l'histoire postale depuis les marques d'entrée londoniennes dans les années 1930 jusqu'aux courriers récupérés après des accidents aériens.

Et dès les entrées, il isole une enveloppe banale : adresse et oblitération londonienne, mais si on prend le temps de lire la lettre à l'intérieur : c'est un courrier d'octobre 1861 entré au Royaume-Uni dans une caisse de courrier par une grande compagnie marchande, puis (illégalement ?) affranchie et postée à prix intérieur en novembre.
L'enveloppe toute londonienne dissimulant une lettre brésilienne de Bahia de 1861 (collection John Lea, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Lea s'amuse même à trouver des éléments rares. Telle une toute aussi anodine lettre postée d'Argentine et destinée à l'Air Transport Auxiliary en Angleterre. Les expéditeurs, les Holland, une famille anglaise expatriée, écrivaient à leur fille pilote et mécanicienne, volontaire pour l'effort de guerre britannique. L'ATA recrutant parmi les pilotes refusés par la Royal Air Force dont les femmes.

S'il n'a pas lu cette explication de Lea dans le livret, le philatéliste britannophile se sera arrêté seulement à de rares usages de très fortes valeurs faciales britanniques sur courrier aérien vers l'Amérique du Sud transportées par des compagnies européennes des années 1930 à la fin des années 1940. Dans le livret est illustrée une lettre recommandée d'une banque anglaise à destination de l'Argentine affranchie du coûteux commémoratif pour le Congrès de l'Union postale de 1929 ; l'exposition allait jusqu'à une enveloppe de 1942 entre le siège londonien de Pirelli à celui de São Paulo avec trois George VI de dix shillings et marque de douane!

Du livret d'une exposition détendue
Le livret de l'exposition est disponible à tous au format pdf à partir de la liste des événements récents sur le site de la Société.

Dans mon parcours de seize mois à comprendre à quoi sert une exposition philatélique, avec l'étude un peu approfondie de Paris-Philex (oui les derniers épisodes arrivent, patience !), cette exposition de visu (et non à feuilleter un résumé ou un livre numérique sur le site de la RPSL) permet de voir comment le collectionneur peut présenter un thème de manière très approfondie avec une grande simplicité de présentation, dès que les contraintes de la compétition sont retirées.

Suppression ou allègement des filets d'encre encadrant les feuilles, légendes synthétiques des pièces tout en restant riches d'informations, introductions parfois plus longues qu'autorisées mais éclairant toute la collection : comme celle sur l'importance des diligences privées mexicaines dans les décennies après l'indépendance.

Notes :
* : American Bank Note Company dont la Société possède une histoire auto-éditée en 1959 très richement illustrée d'exemples des gravures réalisées par thèmes : portraits, animaux, activités humaines, transports, etc.
** : Avez-vous remarqué la série d'articles sur l'Aéropostale publiée cette semaine passée par le quotidien français Le Figaro - en version payante sur leur site ? Voici le lien vers le premier article.

jeudi 25 février 2016

Monnaies en métaux précieux entre pirates, collectionneurs et l'État

D'un navire oublié, mais pas perdu...
Le mercredi trente septembre dernier, le tribunal correctionnel de Montpellier condamnait sept personnes - des pilleurs d'épaves et deux numismates - pour le pillage du navire de commerce suédois Jeanne-Elisabeth qui fit naufrage dans la nuit du quatorze au quinze novembre 1755 au large de l'île de Maguelone, à une dizaine de kilomètres au sud de la préfecture héraultaise.

Dans son supplément scientifique du mercredi dix février 2016 et prépublié le lundi huit février sur son site, Le Monde a fait une synthèse en deux articles de l'affaire policière et judiciaire, mais également du travail archéologique réalisé depuis 2007 et la découverte du délit, dont au moins un condamné est récidiviste. Le récit du procureur adjoint du Tribunal de grande instance de Montpellier est éloquent sur les pillages réalisés : jardin décoré d'amphores par exemple.

Le navire de commerce aurait pu avoir une vie tranquille sur sa route de Cadix à Marseille pour transporter du blé... si le contexte géopolitique de l'époque n'en avait fait un discret transporteur de fonds de trente deux mille piastres espagnoles en argent pour soutenir la France... alors que les tensions avec le Royaume-Uni vont aboutir quelques mois après à la Guerre de Sept Ans.

Un fort vent et le littoral sableux du Bas-Languedoc en décidèrent autrement : le navire s'échoue et coule, reposant sous une couche de sable protectrice, pas très profond, pas très loin du rivage, mais nécessitant volonté et matériel pour être sorti de là... L'appât du gain par exemple.

La consultation des archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASS) par Le Monde explique l'importance de l'épave : le bois très bien conservé sous le sable va permettre d'étudier comment était construit ce type de bateau au dix-huitième siècle, les autres objets la vie quotidienne à bord... Au-delà de maigres centaines de kilogrammes d'argent, vendus au poids par les condamnés.

... à beaucoup de navires perdus mais pas oubliés...
Un troisième article du dossier contextualisait cette affaire dans les problèmes des État européens face aux pilleurs d'épave ou même à la propriété des épaves explorées : l'Espagne vient de remporter un procès contre une compagnie états-unienne pour récupérer le contenu d'un navire espagnol coulé en 1804, et envisage désormais celui d'un autre navire disparu au large de la Colombie...

L'article concluait sur l'intérêt des États à mieux surveiller ces activités archéologiques pour lutter contre la fraude fiscale et le blanchiment de revenus illégaux, sans compter le commerce clandestin de vestiges archéologiques dans les pays en guerre civile (en Syrie ?) : un achat de petites pièces anciennes en métaux précieux, voyageant avec la menue monnaie dans la poche et revendue dans le pays où le capital a besoin de se trouver.

... à l'État français qui n'oublierait rien.
Hélas, le dernier dispositif imposé par l'actuel gouvernement français pour surveiller ces transactions de métaux précieux heurte la CBG, à la fois commerce et association numismatiques, comme en témoigne Joël Cornu dans l'éditorial du Bulletin numismatique numéro cent cinquante et un daté mars 2016 (bientôt en ligne à cette adresse).

Depuis le décret 2015-1295 du quinze octobre 2015, toute transaction de métaux précieux subit la législation sur les contrats avec une période de rétractation de vingt-quatre heures au cours desquels ni le commerçant-acheteur, ni le consommateur-vendeur ne peuvent donc s'échanger la monnaie du premier contre les objets du second.

Vous lirez les formulations du décret : le gouvernement protège-t-il le consommateur que le professionnel est allé chercher à domicile, ou par l'intermédiaire d'une offre d'expertise par correspondance, etc. ? Ou, comme le craint la CBG, toutes les ventes volontaires de pièces et de billons (entendre les monnaies démonétisées) sont-elles concernées au grand dam du commerce...

... et de la fiscalité des particuliers : qui dit contrat dit liste des biens vendus, valeur d'échange, nom et adresse du vendeur... Contrôle fiscal ?

Difficile et incomprise reste la collection de monnaies et billets.

...

Au fait, et le commerce des timbres ?


Complément du jeudi six avril 2017 :
Sur le site de Ouest France, en date du vingt mars 2017, Nicolas Montard propose un reportage sur la restauration des pièces d'argent espagnoles retrouvées sur la Jeanne-Élisabeth par le Département des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France.

L'étude après nettoyage confirme l'origine hispano-américaine du métal et des pièces frappées en 1754 et 1755 - pour un naufrage en novembre 1755 : frappe à Lima au Pérou, à Potosi en Bolivie - un premier article sur cette région monétaire pour les curieux - et à Mexico. Reste un travail d'historien à mener : le taux d'argent dans ces pièces est plus important que ce qui est connu à l'époque. Quel aurait dû être le devenir de ces pièces : refonte, usage pour quelle voie de commerce lointain ?

Surveiller les mises à jour du menu Conférences du site de la BNF : l'archéologue Marine Jaouen a expliqué cette enquête lors d'une conférence mardi dernier, le quatre avril.

Ensuite, direction le Musée de l'éphèbe à Agde, dans l'Hérault, où les découvertes de la Jeanne-Élisabeth seront exposées dans quelques années.

Complément du dimanche cinq septembre 2021.
Hier, samedi quatre septembre 2021, Carbone 14, l'émission consacré à l'archéologie de France Culture, revient sur la Jeanne-Élisabeth, ce navire naufragé de la côte languedocienne qui a fait les titres des faits divers par le pillage qu'il a subi. Après quelques années d'étude, le public peut désormais découvrir le navire, son histoire et le contenu qui a pu être étudié sur site, au Musée de l'Éphèbe et d'archéologie sous-marine d'Agde.

vendredi 30 mai 2008

Jorge Peral, graveur du Mexique au Canada

Un détail de la gravure de Jorge Peral pour le timbre du quatre centième anniversaire de la fondation de Québec, émission conjointe entre La Poste française et Postes Canada, en ce mois de mai 2008.

La partie philatélique du site des Bibliothèque et Archives Canada permet de retrouver une biographie du graveur. Né en 1955 au Mexique, il a travaillé au studio publicitaire de son père avant d'être diplomé de l'Université nationale autonome du Mexique.

Ses migrations professionnelles commencent en 1978 grâce à une bourse d'étude de la Banque du Mexique : dessin et gravure de billets de banque chez Giori à Lausanne (une ancienne entreprise liée au Britannique De La Rue) et la Banque d'Italie.

Ensuite, il reste dix-sept ans au service de la Banque du Mexique avant de s'installer au Canada, dont il obtient la nationalité en 1995, et il continue à œuvrer pour billets et, également, timbres-poste chez la Canadian Bank Note Company.

Les timbres auxquels il a participé sont visibles sur le même site public canadien.