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samedi 4 octobre 2025

Des Finlandais fans, des Français frileux : la boîte à colis

 Le vingt-trois septembre 2025, Geopost, filiale du Groupe La Poste regroupant ses entreprises de livraisons express de colis, a publié le résultat d'une enquête européenne sur la livraison des colis aux particuliers (vers le communiqué de presse).

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

La vague des parcel lockers souffle sur le continent avec la large privatisation et libéralisation de ce secteur logistique, entre fermeture des bureaux de la poste historique, coût de bureaux ouverts aux horaires adéquats, et liberté d'accès pour les clients expéditeurs et les destinataires.

Par exemple, en Finlande, j'ai déjà évoqué que ces casiers automatiques sont, avec le supermarché, parmi les premiers équipements d'un nouveau quartier de Tampere.

Au centre de la ville, le long du tramway, un centre commercial comprend le supermarché au niveau de la rue, des rayons spécialisés aux étages, et au tout dernier, un espace mêlant un bureau de poste de l'opérateur national et une grande salle à casiers de colis.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux de Budbee, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Ici, la libéralisation atteint son terme, comme dans l'hypermarché Grand Sud à Lattes, près de Montpellier : peu importe le distributeur, tant qu'il paye le loyer pour poser ces machines.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux multi-opérateurs, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Les concurrents nationaux (Pakettipiste qui gère les casiers bleus en Finlande), nordiques (PostNord, Budbee qui dessert aussi Belgique et Pays-Bas où se trouvent les plus grands ports européens) et à ambition globale (les allemands Deutche Bahn et DHL) voisinent avec ceux de Posti, même si c'est le bureau de ce dernier qui propose un service humain.

Sur l'emballage d'un colis posté en Ukraine, le neuf juillet 2025, l'autocollant rouge d'un commerce privé, servant de relais colis à La Poste française.

À l'opposé, les Français font figure d'exception : un quart seulement des destinataires (en croissance lente) utilisent ces casiers automatiques contre 57 pour cent des sondés européens, et jusqu'à plus des trois quarts au Royaume-Uni et en République d'Irlande.

Les Français, masochistes, préfèrent attendre la livraison à domicile... ou les commerces-points relais, tels, pour moi à Montpellier, le supermarché Monoprix Jacques-Cœur ou l'Épicerie des Consuls proche du nouvel hôtel de ville, qui a l'air de prendre le relais de la chaîne de supermarchés, pourtant un pionnier des relais postaux urbains en 2017...

Il est vrai que la maison-mère, le Groupe Casino, bat de l'aile et que les prix y sont hauts face au supermarché Carrefour Market à quelques centaines de mètres, voire deux hypermarchés et concurrents à prix cassés en prenant le tramway vers Lattes et Pérols.

Toutefois, ces commerces non logistiques ni postaux semblent garder la confiance de 57 pour cent des destinataires français (choisis directement ou en déviation du domicile en cas d'absence, je pense).

Dans l'article du Figaro, la directrice des études stratégiques de Geopost pense que cette fidélité aux commerces de proximité est liée, en France et en Allemagne, à la vente par correspondance des décennies d'avant le commerce par internet : les nordistes La Redoute et 3 Suisses, l'allemand Quelle, etc. avaient déjà leur service de livraison chez les buralistes et marchands de presse.

... ainsi que d'autres entreprises de vente par correspondance, proposant d'épargner progressivement le montant de la commande en achetant des vignettes dentelées auprès de ces détaillants-réceptionnaires.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 10 mai 2025

Boîte aux lettres et à colis dans un tout nouveau quartier de Tampere

 Le jeudi dix-sept avril 2025, je suis parti à la découverte des quartiers de banlieue de Tampere, en Finlande, en prenant les deux lignes de tramway jusqu'à leur terminus respectif : vers l'est puis loin vers le sud-est pour la ligne 3 (le musée de la Police n'est donc pas loin), vers l'ouest puis le nord-ouest pour la ligne 1.

Une boîte aux lettres jaune-orange-quasi-fluo et un automate à colis multi-marques devant le supermarché S-Market, dans Niemenranta, un tout nouveau quartier de Lentävänniemi, à l'ouest de Tampere (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

La partie occidentale de la ligne 1 a ouvert en 2024, étendant un réseau de 2017 du centre-ville vers la presqu'île en poursuite d'urbanisation de Lentävänniemi, qui est entourée par le lac Näsijärvi, celui qui borde le nord de Tampere.

Vue satellite oblique des quartiers de Hiedanranta et Lentävänniemi, datée de 2025, mais ne figurant pas le quartier visité et où la photographie ci-dessus a été prise : repéré le point "S-Market" au centre de la capture d'écran (Google Maps). 

Parti d'un arrêt de tramway en plein milieu d'une grande usine désaffectée, en partie détruite depuis la prise des images satellites, je me suis promené à travers le reste d'usine, le parc lié à celle-ci et j'ai remonté la berge du lac jusqu'au nouveau quartier de Niemenranta et le supermarché S-Market pour me restaurer.

Désormais, nous le savons tous : le colis est devenu le moyen de transmission essentiel de ce début de siècle, ayant dépassé le courrier et, sur certains créneaux et clientèle, quelques magasins spécialisés.

Donc, il n'est pas étonnant de voir cette miniature boîte postale de Posti, l'opérateur historique finlandais, voisinée avec un meuble-automate distributeur et receveur de colis.

Sauf qu'en banlieue nouvelle, la population est dispersée au milieu de ces parcs et forêts et donc l'objet sert à cinq entreprises logistiques et est gérée par une sixième : Pakettipiste qui propose aux commerces et concurrents-clients la distribution de colis dans toute la Finlande, six jours sur sept, entre cinq et neuf heures du matin.

Le château d'eau a survécu à la destruction de la moitié de l'usine sur laquelle roule désormais le tramway (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

Plus intéressant est donc le chemin parcouru jusqu'à ses boîtes aux lettres et à colis.

Le parcours de la ligne 1 du tramway de Tampere est un aménagement visant à desservir l'ouest de l'agglomération, mais aussi limiter l'entrée en voitures dans le centre coincé entre les deux lacs. Après avoir longé la voie rapide nord et les chantiers de destruction des dernières usines face au lac, les rails  passent, avec piste cyclable et large trottoir, un pont pour rejoindre une île artificielle encore dans son état d'amoncellement de pierres grises.

Au pont suivant, la rame s'arrête à un parc de stationnement automobile d'où l'on voit au loin la zone d'activités et la ville Nokia. Puis, elle repart jusqu'à l'arrêt Tehdas, qui aurait été en plein milieu d'une usine de cellulose fermée en 2007.

À l'entrée du parc de Tervetuloa Hiedanrandaan, un plan pour guider le touriste industriel, vert, lacustre (tous droits réservés).

Si la moitié occidentale du complexe industriel a été détruite, ce que rappelle un plateau-fondation en béton près de la station, la moitié orientale prospère encore pour des années apparemment entre tourisme thématique, activités nouvelles, lieux de sport et promenade avec accès au lac et des espaces verts, en partie en création. Le terrain de frisbee-golf est herbeux certes, mais entouré en partie de roseaux montrant l'humidité ambiante et le côté casse-coup des jeunes sportifs.

La grande façade nord et ses portraits visibles (tous droits réservés aux artistes).

Quatre fresques autour des bâtiments (tous droits réservés aux artistes).

De nombreuses fresques montrent que l'émission Europa de Finlande sur le street art de 2027 ne devrait pas poser souci d'inspiration : le bas de mur côté tramway est couvert d'une longue frise, tous les grands pans de murs sont ornés, les amateurs taguant les bas de leurs traces.

Les thématiques sont variées : homme politique mêlé de science-fiction, inspirations nordique comme pré-colombiennes, naturalistes, géopolitiques avec Gandhi, etc.

Le logotype au-dessus de l'entrée du bâtiment logeant des artistes et artisans dans le complexe Hiedanranna.

Ces bâtiments préservés vont être le centre culturel et d'attraction touristique du nouveau quartier de Hiedanranta, au site déjà riche. Un bâtiment a été transformé en résidences d'artistes et d'artisans, Hiedanrannan Paja, et voisine avec une boutique de seconde main et un sauna (une spécialité revendiquée de Tampere).

Plus au nord, le manoir Lielahti est en cours de transformation de la demeure rurale et d'été d'un grand patron d'industrie en un centre culturel pour les artistes et le public.

Pour le moment, deux maisons d'époque permettent la transition entre l'ancienne usine de cellulose et le calme du lac, où travaillaient les employés de bureau. De là, comme de nombreuses rives lacustres de Tampere, course à pied, promenade à vélo, écoute et vue de la nature marquent des kilomètres vers le nord.

Pour les curieux, côté sud-est et ligne 3, le tramway évite les autoroutes, traversant les forêts pour relier les quartiers d'immeubles et de maisons. Il permet de repérer de nombreuses pistes cyclables (qui sont indiqués comme de ski de fond pour certaines) pour circuler jusqu'au centre de Tampere ou dépasser la ville pour rejoindre d'autres lacs et forêts loin de l'urbanisation.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 26 avril 2025

Boîtes aux lettres au coin de l'hôtel de ville de Tampere, en Finlande

 L'étude actuelle des boîtes aux lettres des rues de Finlande paraît limiter : un seul modèle à base carré, d'une hauteur limitée, étroit... au point que le regard peut mettre quelques secondes à se rendre compte que le bus ou le tramway vient de passer devant - et trop tard pour la photographie selon le décor autour.

Deux boîtes aux lettres de Posti au coin de l'Hôtel de ville de Tampere et de la rue principale menant à la gare ferroviaire (photographie du quinze avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA 4.0, sauf modèle et logotype Posti... et le tagueur ?).

Tout va donc dépendre du cadrage urbain ou rural des boîtes trouvées, de son intérêt pour le photographe ou du cadrage inventif (ça, je laisse aux professionnels).

Au coin de l'Hôtel de ville de Tampere, en bout de la grande place piétonne avec théâtre, église et au-delà du parc de stationnement l'ancienne usine Finlayson, deux boîtes standard attendent les lettres et cartes postales, soumis aux feutres noirs des tagueurs.

L'hôtel de ville de Tampere, sans marché de Noël, ni terrasse estivale. Les boîtes sont derrière le panneau publicitaire vert et le stand bleu d'un glacier, en bas à gauche (photographie du quinze avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

L'hôtel de ville fait partie des grandes façades du sud de l'espace semi-piétonnier partant de l'usine Finlayson au nord jusqu'à une gare de bus à gauche de la photographie ci-dessus - en face des deux boîtes donc. Au sommet du mât, le drapeau reprend les armes de la ville.

En demi-cercle, plusieurs façades variées rappellent la richesse industrielle d'une ville plutôt récente, fondée en 1775 par le roi de Suède, mais dont la différence d'altitude entre les deux lacs qui l'entourent crée une rivière en cascade qui activa les premières machines, avant même d'avoir besoin de la vapeur.

En se promenant « en ville » - la partie ouest de la voie ferrée sur les plans et les noms de certains lieux comme des hôtels, la variété des styles architecturaux est voyante, du néo-classique de l'hôtel de ville au gâteau à la crème :

En réalité, c'est vraiment jaune et rose Disney Classics (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

Comme pour la Corée, d'autres articles finlandais à venir au fil de l'eau.

Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

vendredi 25 avril 2025

S'habiller en classe ouverte thématique à Tampere

 De retour de vacances en Finlande, reprise des articles avec une curiosité non philatélique, mais inspirante pour rattraper, je cite, « les jeunes qui ne collectionnent plus les timbres, le nez sur leurs écrans ».

Comment interpréter la présence d'étudiants de Tampere en vadrouille lors d'une sorte de jeu de pistes urbain, le mardi avant le long week-end de Pâques (vendredi saint et lundi de Pâques étant fériés en Finlande ; le samedi est plus souple - j'y reviendrai avec les bureaux de poste).

Deux étudiantes en salopettes personnalisées de patchs en tissu, dans la rue principale de Tampere, le mardi quinze avril 2025 (tous droits réservés).

Toute la journée du mardi quinze, mon premier jour complet à Tampere, j'ai croisé des groupes de deux à quatre jeunes gens déambulant dans les rues, feuilles en main.

La particularité était qu'ils portaient des salopettes de couleurs variés, personnalisées avec des autocollants, des étiquettes en tissu.

Un groupe de quatre, dont trois en salopettes vertes, près du Musée des Moumines, à Tampere, le quinze avril 2025 (tous droits réservés).

J'ai pu apercevoir en cours d'après-midi, sur un des parcs le long de la rivière entre les deux grands lacs entourant la ville, un rassemblement plus important de salopettes.


Google m'a retrouvé deux événements universitaires à Tampere, ce mardi quinze avril 2025, qui peuvent expliquer l'animation étudiante.

- Le Conseil de printemps de l'association des étudiants de l'Université des sciences appliquées à l'autre bout de la ville, ce qui peut correspondre au logotype de la faculté de médecine d'une des personnes dont la photographie est présentée ici.

- Sur son campus au centre-ville, la même université organisait "Bye bye Tampere!", une journée de départ des étudiants étrangers en programme d'échange, assez formelle.


Enfin, il y a WappuEscape 2025 dont le premier jour de réservation était ce fameux mardi quinze. Mais, un jeu d'évasion de quarante-cinq minutes n'est pas une promenade par énigmes en ville.

...

Reprenons : Qu'est-ce que Wappu ?

À Tampere, c'est l'équipe de centralisation des événements de étudiants de la ville, membre de l'Association. L'Escape Game est un événement ponctuel.

Dans la page des questions fréquentes, il y est décrit les "Teemutour" : des petites courses d'orientation et d'énigmes pour trouver des « timbres », ici des tampons permettant de compléter sa fiche de recherche.

Un patch en tissu est offert selon le nombre de tampons retrouvés, d'où l'abondante décoration des salopettes de certains étudiantes et étudiants.

...

Et, une fois achevée l'article, l'origine de cette tradition finlandaise : la culture Teekkari est expliquée sur le site de la guilde des étudiants étrangers en programme d'échange à Tampere.

Dans les universités de technologie, depuis la fin du dix-neuvième siècle, elle vise l'intégration des "fuksis", étudiants de première année, par ces petits événements et le port de ces salopettes.

Apparemment, les "capitaines de guilde" ont des insignes spécifiques... encore de la collectionnite.

...

Une idée ancrant la collectionnite joyeuse et la marche à pied déconnectée chez les jeunes ?

Un philatéliste ayant étudié à Tampere ou récupérant une telle salopette tiendrait-il là un début de collection de classe ouverte en une seule pièce vestimentaire ?

lundi 1 octobre 2018

Traduire, c'est trahir

Depuis quelques semaines, Posti Museo, le musée postal finlandais à Tampere, publie sur son site web, les gags écrits par Hannu Sepponen et dessinés par Satu Cozens.

Dans ceux-ci, l'actualité postale et philatélique - dont celle de l'éclectique musée postal - est commentée par deux boîtes aux lettres nommées Poksi et Låda, littéralement « boxe » et « boîte » - ma témérité me fait croire Google Traduction -, et anglais deux fois « box ».
Le grand moment de l'émotion du philatéliste du vingt-et-unième siècle (en finnois, site de Posti Museo).
En septembre, Poksi a reçu une lettre personnelle... après tant de vide - ou de publicités adressées non désirées.

Dans la deuxième case, c'est l'effusion :

- Merkillistä! / Remarquable !

- Ehkä jopa postmerkillistä / Elle est peut-être même timbrée !

Le jeu de mots étant, comme vous le voyez, que les mots « remarquable » et « affranchie d'un timbre(-poste) » sont identiques en finnois.

Comment traduire cela sans tomber dans la simple grogne du « philatéliste gaulois réfractaire » ? Littéralement, à part peut-être dans les langues où la racine mark/merk est comprise dans les deux mêmes mots, ça va être difficile.

Le traducteur va devoir se plonger dans la culture philatélique du pays de réception.

Au Royaume-Uni, le destinataire va se demander si les timbres seront "postmarked" et pas maculés au feutre.
"I've got an actual letter!" 
"It got stamps on it!" 
"Remarkable!" 
"It's perhaps even postmarked!"

En France, c'est la double oblitération ronde puis mécanique qui fait peur...
"J'ai enfin reçu une vraie lettre !"
"Et il y a un vrai timbre dessus !"
"Remarquable !"
"Et elle n'a peut-être qu'une marque postale !"

...

Ça fait dater, mais bon, version-originaliste que je suis : traduire, c'est trahir.


Merci au webmestre du fil Twitter de Posti Museo pour la traduction en anglais du gag.

samedi 27 mai 2017

"Suomi! Finland in my heart... forever!"

Ce long week-end de l'Ascension avait lieu l'exposition européenne Finlandia 2017, à Tampere, siège du musée postal finlandais depuis septembre 2014. Musique !


Suomi, chanson d'Alexander Rybak, vainqueur norvégien du Concours Eurovision de la chanson en 2009 (chaîne officielle sur youTube).

Comme le rappelle la chanson qui sert de titre à cet article et plusieurs billets de ce blog, on peut s'enthousiasmer sur la Finlande, ses paysages, son mythe national : le Kalevala - lu même par les suricates, voire, au son d'un kantele, par les Canards de Disney, adorés dans toute l'Europe nordique.

Plus sobrement, l'exposition était une des nombreux événement de l'année du centenaire de l'indépendance du pays vis-à-vis de l'Empire russe, en décembre 1917.
Le bloc Finlandia 2017 avec la reprise du premier type d'usage courant de la Finlande indépendante (boutique web de Posti, ex-Itella de 2008 à 2015 pendant sa diversification vers les pays Baltes et le marché russe).
Philatéliquement, la poste finlandaise multiplie les émissions sur l'événement (ci-dessus et un timbre très spécial de dix euros mêlant héraldique gaufré, dorure, ADN et photographie dissimulée), la nation avec une carte de dix timbres-mosaïques de photographies, sa culture populaire avec les Moomins,...

Pour les amateurs d'histoire postale, les événements de l'indépendance furent présentés par Jussi Tuori, lors d'une conférence à la Royal Philatelic Society London, le dix-huit avril 2013 (et visible sur Vimeo).
Le timbre en hommage à Mauno Koivisto, président de la République de 1982 à 1994 (communiqué de presse et boutique web de Posti).
Un triste événement a montré la maîtrise technique et la qualité esthétique du service philatélique finlandais : le neuf juin prochain, Posti émettra un timbre sobre en hommage à l'ancien premier ministre et président de la République Mauno Koivisto, mort le douze mai dernier.

Il est vrai que l'indication de la valeur d'usage intérieur par une carte du pays depuis janvier 2017, posée sur la veste sombre, accompagne l'indication de l'importance du personnage que la décoration officielle.
Les Amis finlandais de Postcrossing tenait un stand à Finlandia : acheter des timbres, c'est d'abord pour écrire ! (page Instagram du site de correspondance à l'aveugle par cartes postales). Parmi les grands fans de l'expérience, les membres finlandais se classent cinquième en expédition de cartes pour vingt mille membres
Populairement, le fil Twitter en finnois de la manifestation montre les efforts des organisateurs pour attirer au-delà des collectionneurs, notamment vers les enfants. Comme quatre jeux vidéo inspirés du musée postal pour téléphones portables et tablettes tournant sous Android préparés lors d'un projet étudiant en communication informatique entre l'Université de Tampere et la cité des musées de la ville.


Europe Skies, chanson d'Alexander Rybak (chaîne officielle sur youTube).


Pas de voyage pour moi cette fois-ci : je ne suis hélas pas un organisateur de voyages courts très doués - surtout quand il faut connecter plusieurs vols et trains sur quelques jours - d'où la seconde chanson pour me donner plus d'inspiration pour Stockholmia 2019, même week-end prolongé du vingt-neuf mai au deux juin : exposition compétitive et libre de collections, publications imprimées, périodiques numériques et sites web (!!!) par des membres de la Société philatélique royale de Londres.

Mais, pendant l'été, une semaine finlandaise avec étape à Tampere reste tentante.

Compléments du lendemain :
La Fédération a publié les résultats des collections présentées par des membres d'associations françaises : par ici.

Une médaille grand or pour Jean Frick de l'Amicale philatélique et marcophile colmarienne, avec la collection thématique sur L'Acoustique (quatre-vingt-quinze points). Sinon, vingt-sept collections dont cinq prix spéciaux et sept médailles d'or.

Un livre avec le Catalogue spécialisé du Mandchoukouo de Sylvain Vivance de l'Amicale philatélique de l'Haÿ-les-Roses, médaille grand vermeil.

... et du lundi :
Le palmarès en pdf est accessible sur le site de Finlandia 2017.

mercredi 17 mai 2017

Finlandia 2017 : 4 jeux vidéos philatéliques sous Android

À temps pour l'exposition européenne Finlandia 2017, du vingt-quatre au vingt-huit mai prochain, quatre jeux vidéo philatéliques et postaux sont proposés par cent étudiants de l'université de Tampere, parmi vingt-cinq jeux créés dans le cadre d'un partenariat avec Vapriikki, le centre muséal de la ville, dans lequel se trouve le Musée postal finlandais.
La page d'entrée du projet à l'adresse : http://16tiko.projects.tamk.fi/en/
Les étudiants d'informatique commerciale ou de commerce informatisée de l'Université des sciences appliquées se sont inspirés de leurs visites du musée pour trouver des histoires transformables en expérience de jeux pour téléphone portable et tablette. Ils sont téléchargeables sur Google Play, la boutique d'applications pour les appareils fonctionnant sous le système Android.

Chaque page de présentation de ces jeux comprend un résumé, une vidéo introductive aux principes du jeu et l'équipe étudiante de développement du jeu.
Les icones des quatre jeux (site du projet).
Attention : repérez sur le site les icônes carrés de chacun des jeux ; ils sont noyés sous leurs homonymes lors d'une recherche dans le catalogue de Google Play.

Castaway par l'équipe North Star.
Castaway : le joueur guide dans les courants de la mer Baltique des tonneaux de courrier, excellent moyen étanche pour protéger les lettres en cas de naufrage.

Le tonneau est dirigé de façon à récupérer les lettres, éviter les obstacles et atteindre le rivage pour distribution.
World of Stamps par l'équipe Team Vasama.
World of Stamps : quiz et puzzle permettent de découvrir les timbres du monde.

Avec le quiz devinez le pays d'émission des timbres. Avec le puzzle, découvrez des timbres par thème grâce aux points acquis pendant le questionnaire.
Postal History par l'équipe NoClue Games.
Postal History : avec son icône de postier, le jeu est un scroller. Le décor avance donc sans arrêt et le joueur doit éviter les obstacles, sans perdre les lettres.

Au fur et à mesure, les moyens de déplacement suivent l'histoire postale : à pied, à cheval, en bateau, en automobile.
Stampedu de l'équipe Placeholdr Software.
Stampedu : pas stamp education, mais stamp stampede. Il faut affranchir au bon tarif les lettres tombant du haut de l'écran de plus en plus vite.

Une collection virtuelle de timbres récompense progressivement le joueur adroit.


Les jeux restent simples dans leurs principes et leurs graphismes - format 16-bits pour les nostalgiques de l'époque d'avant X-Box et PlayStation -, mais montrent ce qui peut être réalisé rapidement avec les bonnes compétences (un étudiant-codeur volontaire pour m'expliquer les coulisses numériques de ce blog, haluta ?)

Comment réintroduire de timbres et courrier dans les loisirs des jeunes (et des autres) : trouvé ?

Nouvelle découverte grâce aux fils Tweeter de la Royal Philatelic Society London et du PostiMuseo de Tampere.

lundi 31 octobre 2016

Ratés d'oblitération : erreurs ou philatéliquement volontaires ?l

Oblitération et Postcrossing, ça peut être lisible et bien centré... ou pas.

Une carte oblitérée le dix-huit octobre 2016, possiblement d'Amsterdam. Merci Henry.
Arrivée de la région d'Amsterdam (les lettres manquantes de l'oblitération confrontées à la ville de résidence de l'expéditeur), cette carte néerlandaise du dix-huit octobre dernier est affranchie de trois timbres.

Un seul reçoit un cachet à date rond : un timbre à surtaxe de bienfaisance, émis le quatre avril 2006, dans une série de six sur Apprendre à lire (merci colnect).

Y ont échappé le timbre de 2007 sur la base navale à Den Helder et un timbre sans millésime (Charles Quint ? Avec le nom du pays mis en valeur de manière à mettre en avant ses initiales en néerlandais (NED pour le Comité national olympique, ND, et un jeu graphique avec le symbole €).

Le timbre Den Helder semble avoir une histoire philatélique. Dentelé 14 et demi par 14 un quart, il fut émis le vingt-quatre juillet 2007 en feuillets de cinq dans la thématique « Mooi Nederland » / « Beaux Pays-Bas ». Colnect signale un tirage de 126 500 feuillets. Mais, est listé une version de carnet perforée 13 et demi par 12 et demi du dix-sept october 2007.

39/127 = un peu moins de soixante-dix pour cent de valeur faciale ratés.
Enveloppe contenant cartes et quelques timbres, oblitérée de Tampere, ville du musée postal finlandais. Merci Joana.
Exemple suivant, pourtant simple : la carte postale était glissée dans une petite enveloppe, les deux timbres collés en haut à droite à bonne distance des bords.

Et pourtant, l'oblitération du dix-sept octobre à Tampere (Tammerfors est son nom en suédois) est décalée à gauche, épargnant le timbre mycologique de 2016 sur Cantharellus cibarius que les cuisiniers auront déjà reconnus - et assaisonnés à l'avance - comme la girolle, dessinée par le graphiste Erik Bruun.

10/130 (tarif prioritaire pour l'étranger) = un cadeau de quatre-vingt-douze pour cent de faciale si le timbre retrouve le chemin de la Finlande...

... ou alors c'est une nouvelle politique finlandaise en faveur des collectionneurs : ne pas maculer d'encre les « beaux timbres » pour encourager leur collection. -.-?
Les grands espaces de la monarchie canadienne en six timbres. Merci Montréal.
Écrite le seize octobre, cette dernière carte fut postée à Montréal, au Québec d'après la correspondance. L'expéditeur n'a pas hésité à multiplier les timbres pour atteindre les deux dollars cinquante cents et faire plaisir à un collectionneur.

Un euro et soixante-dix centimes tout de même.

La sélection est plaisante, mêlant du moderne en impression mixte (Henry Kelsey, le premier explorateur des Prairies de 1970) au plus récent (Habitation autochtone de 1998 et Grande Paix de Montréal 1701-2001), complétés de la faune canadienne et du rappel que le pays a pour souverain Elizabeth II.

La Grande Paix de Montréal mérite étude. le Royaume de France mettait fin à des relations aléatoires avec trente-neuf tribus du Canada. Le traité, conservé aux Archives françaises d'outre-mer, montre les signatures sous forme de pictogrammes des différents représentants des tribus.

0/250 = heureusement que je ne fais pas du commerce de contre-bande de timbres non oblitérés. En étant gentil, 147/250 = un peu moins de la moitié, La Poste française ayant annulé deux timbres avec le code postal en barres saumon.

Que s'est-il passé ? Machines capricieuses ? Trop de timbres, pas assez d'encre luminescente ou phosphorescente, la carte a été expédiée vers un postier qui a eu l'incapacité d'oblitérer (pas de tampon sous la main) ou la pitié du destinataire collectionneur alors qu'il n'avait qu'un stylo-bille à portée de main ? Ou presser par la productivité espérée : zou jetée dans le sac pour la France.

Merci aux Postcrosseurs et au postier canadien (même issu de mon imagination).

lundi 21 avril 2014

'Marian, Gloire et Beauté', spin-off en Finlande

ou comment assurer la promotion mondiale de l'inauguration du nouveau musée postal finlandais à Tampere ?

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Décidément, depuis les fuites dans le numéro de juin 2013 de Timbres magazine (et l'embargo de l'information officielle alors ?!), la relance des polémiques autour de la paternité de la série Marianne de la jeunesse a du mal à prendre : apparemment, plus de nouvel épisode dans Le Figaro des philatélistes depuis l'article du six mars :'(

Est-ce parce qu'en fait, la majorité s'en moque ? Parce que l'illustration n'a que peu de rapports avec les convictions et actions des auteurs ? Parce qu'on trouvera plus facilement dans les bureaux de pâlots timbres de distributeurs, carnets de vaches, signes zodiacaux et autres spirales autocollantes ?

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Le producteur de Marianne, Gloire et Beauté est pourtant sûr de disposer d'un produit-phare capable de bouleverser le marché philatélique durablement en France, voire même Israël et les États-Unis par le hasard de la vie d'un des acteurs principaux... Mais dur de lutter contre la nouvelle saison de Games of Thrones...

Peut-être qu'il était temps de créer un nouveau produit visant les mêmes publics : collectionneurs, anti-tout, pro-tout, médias avides de tout et n'importe quoi.

Et là, le stagiaire cria : et si on remplaçait Marianne par un bûcheron épilé sado-masochiste ?

...


Eurêka !!!

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Et c'est ainsi que le dimanche 13 avril, Itella Posti, l'entreprise postale finlandaise, annonça officiellement son programme philatélique de septembre-octobre 2014. Efficace : en sept jours, des milliers d'articles sur le web pour lancer la nouvelle série à scandales : Marian, Gloire et Beauté.
Trois timbres de première classe intérieure (communiqué de presse du 13 avril 2014 de Itella Posti).
Jusqu'au britannique Guardian, le 15 avril, dont la journaliste Kira Cochrane chercha l'historique des représentations homo-érotiques sur timbres, convoquant le nouveau rédacteur en chef de Gibbons Stamp Monthly et celui de Stamp and Coin Mart pour confirmer ou infirmer l'aspect sulfureux de l'émission finlandaise du 8 septembre prochain.

Ceux-ci confirment qu'ils ne se soulignent pas de timbre aussi explicite sur l'homosexualité, mais que certaines statues et peintures jugées classiques ont pu connaître timbres et scandales, tel un Goya sur timbre d'Espagne dans les années 1930, qui conduisit la poste états-unienne à renvoyer les courriers portant la forte poitrine les affranchissant. Il est tout de même rappelé qu'en mai, le timbre consacré au militant californien Harvey Milk sera dévoilé à la Maison Blanche.

Un lecteur finlandais du Guardian signale qu'il pourrait se tourner vers les timbres au Moomin, petit personnage de la littérature pour enfants, mais s'amuse que sa créatrice était lesbienne (Tove Jansson, 1914-2001)... Ça va en faire des courriers finlandais à refuser par les postes des pays membres du Comité international olympique.

L'émission en hommage à l'illustrateur Tom of Finland (né Touko Laaksonen, 1920-1991) participera, en plus, à l'inauguration du nouveau musée postal, à Tampere. Posti Museo proposera ainsi une exposition de la correspondance de l'artiste du 6 septembre au 29 mars 2015... Si le pays, la ville et le musée ne gagnent pas de nombreux visiteurs avec ça.

Côté finlandais, une pétition contre serait lancée avec comme argumentaire la maturité nécessaire du lecteur (ne regardez pas Game of Thrones alors, ni de nombreuses œuvres littéraires classiques, évitez le Louvre) et l'idée que le timbre-poste représente le pays entier - et, nous ajouterons, que les timbres à valeur d'usage servent aussi sur le courrier international. Essayez l'échange de cartes postales avec Postcrossing pour vérifier.

Post scriptum : pour ceux qui en ont marre du débat sur le sexe des timbres, vous pouvez relancer un autre débat. Le service de presse de l'opérateur postal travaille le dimanche...Réécoutez alors l'ancien président de La Poste si travailler le jour du seigneur vous révolte davantage.

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Laissons les médias en mal d'articles de dix lignes se fatiguer et les conservateurs hurler, et pensons comme un collectionneur qui croit pouvoir faire fortune avec des timbres récents.

D'abord, préparer un séjour à Tampere, dans l'intérieur de la Finlande lacustre, pour le premier jour d'émission. Passez des heures à acheter des feuillets et à confectionner des courriers à destination de chaque pays philatélique actuel - pas le temps d'aller voir l'exposition, c'est comme pour les salons philatéliques de timbres à Paris.

Envoyez les deux cents et quelques courriers, et espérer des retours pour voir combien d'administrations postales vont refuser le timbre-poste. Revendre les courriers dûment tamponnés, portant autocollants signalant diplomatiquement l'indignation de dictatures et régimes antidroitsdel'hommistes à l'aide d'articles des conventions de l'Union postale universelle.

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Pour aller plus loin : le site de la Tom of Finland Foundation.
Pour revenir en France : nudité et timbre sur phil-ouest.com.
Sans oublier le site en anglais du nouveau musée postal de Tampere, lieu comprenant une bibliothèque.

Mise à jour du samedi 26 avril 2014 :
Faire parler de soi = mission réussie pour la poste finlandaise dont le site de vente en ligne a craqué face au nombre de visiteurs, jeudi 24, pour le lancement des pré-commandes, rapporte le Helsinki Times.

Mise à jour du dimanche 11 mai 2014 :
Pour une autre présentation de cette émission, en anglais et d'après le conflit moustache et barbe du Concours Eurovision de la chanson 2014, voir la version anglaise du blog.

Mise à jour du dimanche 18 mai 2014 :
Le 13 mai, l'émission  est évoquée par le journaliste du Monde Pierre Jullien, sans aucune mention de l'inauguration du musée postal de Tampere.

Suivi d'actualité du vendredi 23 mai 2014 :
Avec retard - article du Figaro des philatélistes du 2 mai dernier, je découvre qu'Olivier Ciappa s'est lancé avec sa Marianne dans la collection d'autographes, non sans problème pour les signataires... Ça me rappelle que le bâtiment du magasin londonien de Stanley Gibbons comprend également les locaux d'un marchand d'autographes célèbres.