samedi 18 mars 2017

Fins de catalogue à l'exposition Fête du timbre 2017 à Montpellier

Dimanche en fin d'après-midi, armé de l'objectif photographique moyen de mon téléphone portable - Feignasse, que je suis !, j'ai visité l'exposition proposée par les membres de l'Association philatélique de Montpellier et d'associations de Languedoc-Roussillon et Sud-Ardèche en compétition départementale.

Avec des photographies indignes - davantage à cause de l'appareil choisi plus que l'éclairage et le vitrage habituels, quelques pièces qui m'ont intrigué.

Quel genre de timbre est-ce ?
Timbre du ravitaillement général de 1946 sur cartes postales de 1947 dans l'Aude (collection Jean Michel, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Dans la « fin de catalogue » d'une collection compétitive sur Le tarif de 1947 en France, Jean Michel proposait trois cartes postales de contrôle du ravitaillement général, toujours en vigueur trois ans après la fin de l'Occupation.

Il expliquait que les mairies devaient renvoyer une carte par demandeur de carte de ravitaillement afin qu'elle leur soit envoyée. Sûrement pour éviter des abus, des timbres spéciaux - probablement en nombre compté - devaient être apposés sur la carte et étaient oblitérés par les postes.

Timbre-poste, de service, de franchise, fiscaux ?

Fiscalisme en traditionnelle.
Un quinze centimes bleu Sage sur un contrat de vente de 1891 (collection Laurent Abbes, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Toujours en compétition et en « fin de catalogue », Laurent Abbes proposait une étude du quinze centimes Sage qu'il concluait presque sur le contrat de vente d'une truie lors d'une foire dans la Nièvre en 1891.

Le timbre-poste faisant office de timbre fiscal. Il n'y a donc pas que les Anglais.

Faire timbre et oblitération de tout bois.
Quelques exemples d'affranchissements militaires français pendant l'occupation de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale (collection Raoul Michau, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Parmi les collections libres, avec émotion et une page par thème, Raoul Michau résumait la Grande Guerre, son déroulement et ses souffrances.

Il n'oublia pas d'aller voir comment le conflit fut vécu côté allemand avec quelques correspondances de marins sur cartes postales, et des affranchissements inventifs de l'armée française en Allemagne de 1918 à 1919.

Timbres allemands de l'occupation de la Belgique, timbres de service allemands, mix Semeuse/Germania, tout passa sur le courrier militaire aux oblitérations « Trésor et Postes ». Où ranger ses usages dans les catalogues de timbres ?

Quelques idées pour le timbre Montpellier 2019 ?
Paysage classique montpelliérain : la place de la Comédie en 1891, repiquée en 1902 pour un vol de ballon (collection Michel Rettgen, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
En cartophilie, Michel Rettgen racontait l'histoire de la carte postale et des formes multiples qu'elle connut depuis les cartes à jouer usagées revendues pour resservir en carte de visite jusqu'aux cartes peintes à la main, en stéréoscopie, en dentelle, etc. Rien de bien nouveau en φl@télie donc hihi :p

Beaucoup de choses intéressantes dans cette approche épistémologique.

Dans une logique montpelliéraine - congrès de 2019 en approche, c'est une carte postale à illustration publicitaires que je retiens ici : vue des immeubles du côté nord de la place de la Comédie, du théâtre à l'actuel cinéma Gaumont...

... car je rêve pour le timbre du congrès d'un très long timbre panoramique de la place de la Comédie à la tour du Triangle, en passant par la perspective de l'Esplanade Charles-de-Gaulle au Corum.

Et cette carte montre que les services φl@téliques actuels n'inventent rien : commandée par les Nouvelles Galeries, elle est « surchargée » en bleu onze ans après pour le vol d'un ballon au port de pêcheurs de Palavas, à une dizaine de kilomètres au sud...

... ou panorama depuis le golfe du Lion : stations balnéaires et étangs au premier plan jusqu'au pic Saint-Loup à l'arrière...

Côté fête : absences et plastique.
Côté Fête du timbre φl@télique - marque déposée -, des deux marchands montpelliérains, l'un était au Salon de printemps (prématuré) de la Chambre syndicale à Paris, l'autre était présent le samedi mais commerçait sur une bourse locale le dimanche...

Le postier proposait le timbre Bazille émis un mois plus tôt, à côté du bloc L'Étoile d'Edgar Degas sous plastique code-barré afin de renoncer à l'inclusion du code-barre sur l'objet philatélique.

Débats : faut-il le collectionner sous plastique ? Est-ce bien durable ? Si le matériau est (partiellement ou complètement) dégradable au nom de l'environnement, quel effet sur le papier imprimé et gommé ?

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