mercredi 14 juin 2017

Lions Club : Jersey contre la φacilité

Mais pourquoi ai-je jeté un nez dans les nouveautés de France du printemps sur Twitter et dans ma boîte aux lettres ?
Je prie intensément pour que cette φ-connerie soit une tentative de même nature que celles d'artistes britanniques de faire retirer ou remplacer l'effigie photographique Wilding qui gênait la création philatélique britannique des années 1960 (via Phil-Ouest.com).
Évidemment, il y a ce φ qui traîne encore et toujours, parfois à des endroits graphiquement inadéquats : Anne de France, dame de Beaujeu, priant la lettre grecque entre les doigts sur le timbre à venir à la fin de ce mois... Qui faut-il en remercier : le Meilleur Ouvrier de France 2011 ou son employeur obstiné à maintenir ce symbole ?

Pire car plus habituel depuis l'apparition des timbres commémoratifs est le manque d'imagination graphique sur certains thèmes à la mode : pourquoi faire un effort puisqu'on est sûr de vendre aux complétistes français, aux thématistes étrangers, et le stock restant aux marchands pour des pochettes ?


Ainsi en est-il du centenaire du Lions Clubs International, institution multitimbrifiée dans le monde entier : voir Colnect et relire Timbroscopie.

Le sept juin 1917, Melvin Jones et des membres de clubs et de cercles de Chicago créèrent le Lions Club afin d'organiser des actions philanthropiques. Cet événement de l'histoire de la générosité privée mérite la commémoration philatélique bien entendu.
Espérons la curiosité de l'expéditeur ou du destinataire d'un courrier (boutique web de La Poste).
Le vingt-neuf mai dernier, φl@l@poste a pris énormément de risque : le logotype du centenaire fourni clé en main par l'organisation... et au tarif du premier échelon de la lettre prioritaire alors que La Poste encourage la lettre verte.

Interrogation écrite (c'est la saison) : à partir de ce seul document, à quoi sert un Lions Club ?  Protéger la faune d'Afrique ? Rénover les statues gardant Nelson à Trafalgar Square ? Organiser des chorales du Roi Lion ?


Tournons quelques pages d'un des multiples catalogues de φl@l@poste pour tomber sur un crime de lèse-majesté.

Vu le grand nombre de ses résidents ayant capitalistement réussi, la Principauté de Monaco est une habituée des actions du Lions Club et de le timbrifier : au moins quatre fois. De nouveau, peu de choses sur ce que sont ces associations, mais emblème et paysage monégasque.

Jusqu'au tim...
Melvin Jones (1879-1961) version psychédélique à Monaco... (site de l'Office des émissions de timbres-poste de Monaco).
...bre du jeudi premier juin 2017, illustré ci-dessus, et son étonnant effet Pot de peinture sous logiciel de retouches...

Les goûts et les couleurs, pourquoi pas. Mais en coupant les lunettes en deux ?


Finalement, il faut se rendre vers une des postes souvent accusées d'émettre pour vendre aux collectionneurs plus qu'à ses usagers îliens en nombre limité.
Et à Jersey, enfin, l'idée d'expliquer à quoi sert un Lions Club (boutique web de Jersey Stamps).
Le sept juin, le service philatélique de l'île anglo-normande de Jersey a émis six timbres et laissé So Design Consultants réaliser un travail simple, mais pédagogique auprès du public.

Chaque timbre représente une étape ou une action des Lions Clubs depuis la manifestation sportive de collecte à l'assistance à différents groupes proches comme lointains, au quotidien comme dans l'urgence après une catastrophe.

Pour une vision plus positive des nouveaux timbres de France : lire cet autre article en anglais sur SebPhilately, grâce aux efforts techniques du webmestre du Blog philatélie.

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