lundi 10 avril 2017

Les "quêtes Fedex" dans les jeux vidéo

Les différents épisodes des jeux Grand Theft Auto, The Elder Scrolls et The Legend of Zelda ont plusieurs points communs.
Link de The Legend of Zelda. Mais pourquoi pas de timbre sur Claude de Grand Theft Auto III pour le bloc Héros du jeu vidéo de 2005 (Phil-Ouest.com) ?
Partir en missions et les réussir pour résoudre l'intrigue principale bien sûr, mais aussi laisser au joueur une grande liberté d'exploration d'un « monde ouvert » depuis une île-État fédéré parodiant les États-Unis dans GTA à un morceau de continent fantastico-médiéval dans The Elder Scrolls ou un royaume de fantasy comprenant tous les milieux terrestres pour The Legend of Zelda.

Cette exploration est récompensée de trouvailles au hasard : armes et boucliers puissants, ingrédients de potions. De rencontres essentielles pour des placements en bourse d'initiés (GTA) ou pour être dirigé vers des quêtes secondaires, non obligées pour l'intrigue sauf à pimenter le jeu de rôles.
Auto-parodie des quêtes Fedex dans le dernier Zelda : ce personnage vous achète vos champignons-tempo par paquet de cinquante-cinq... Cinquante-cinq ??? Décidément. (Nintendo, via SuperSoluce.com)
Le souci est quand ces mini-aventures sont qualifiées par les joueurs de « quêtes Fedex ». En général, un personnage non jouable (PNJ) vous demande de jouer le messager ou de trouver un nombre x d'un certain objets du jeu et de les lui ramener.

Pourquoi le transporteur express Fedex ? Et pas un de ses concurrents états-uniens ? Signe de sa suprématie au moment de l'apparition de l'expression, peut-être mi-années 2000 avec World of Warcraft, le maître de tous ces jeux mais en ligne permettant à des milliers de joueurs de vivre ensemble le même univers ?

Néanmoins, l'expression a une telle vérité dans les jeux à monde ouvert que les derniers en date ont atteint le niveau de la parodie. Sauf les GTA où les missions de livraison illégale de produits illicites (et inversément) constituent des étaes obligés dans l'échelle de la délinquance et du crime.

Dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild, sorti le trois mars, même le scrupuleux Nintendo s'y met : une hôtelière dérangée vous imposera d'aller chercher des sauterelles juste pour se débarrasser de vous tandis qu'un habitant d'un canyon désertique vous achète des champignons de falaise par paquet de cinquante-cinq... De falaise pour vous rappeler que ce jeu est quasiment une simulation d'escalade.

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