dimanche 13 juin 2010

London 2010, un mois après

Enfin, quelques instants de libre pour raconter mes deux jours et demi à Londres du week-end de l'Ascension, jour, ô joie, qui n'est pas férié au Royaume-Uni.

La foule n'est donc pas au rendez-vous, mais les marchands ne paraissent pas s'en plaindre : le premier jour, samedi 8, férié lui, les a satisfait au plus haut point malgré un droit d'entrée de dix livres ce samedi-là pour étaler la foule sur le reste de la semaine. Ainsi, à un collectionneur déçu des deux seuls petits cartons de vieilles enveloppes à fouiller disponibles, un marchand lui demandait où il était quand elles étaient des milliers à être achetées par les premiers visiteurs.

Quand on voit les collectionneurs français qui râlent pour l'euro d'entrée au Jardin floral... [note du soir : il paraît que c'est passé à cinq euros... À Londres, les parcs sont gigantesques et gratuits.]

Sinon, le reste de la semaine, entrée gratuite sous les arches du centre du design d'affaires, parc d'exposition contenant des bureaux d'entreprises de dessin industriel... jadis la halle agricole royale (repérer le vitrail en prenant l'escalator).

Dès l'attente très ensoleillé (décalage horaire oblige), le spectacle a commencé : le mini-bus affrêté par Stanley Gibbons arrive pour prendre des visiteurs souhaitant se rendre au magasin du Strand. Un taxi décoré comme un timbre victorien trône aussi sur le parvis de l'hôtel-centre de rencontres pour associations philatéliques, coup de publicité d'un marchand spécialisé dans le classique britannique.

Dedans, ambiance patriotique par les couleurs. Ambiance studieuse dès dix heures : distribution des sacs en tissu remplis de cadeaux de Stanley Gibbons. Du très commercial : catalogues de vente de l'éditeur, au très utile : petit carnet avec petit stylo et leur dragonne pour les porter autour du cou (une idée ou une adresse vous arrivent si vite dans ce genre de lieu).

Voire très prévenant : un morceau de chocolat au lait, de fort bonne taille. Avec, paraît-il, un jeu à la Willy Wonka.

Dans la grande halle, tout le monde est en place. Les cafés servent déjà, notamment, jeudi après-midi, les membres français de l'Académie, Jean-François Brun et Michèle Chauvet (si je ne me suis pas trompé dans les visages francophones aperçus).

Astuce de circulation : l'entrée s'effectue par les coursives du premier étage : il faut faire au moins un quart de tour pour atteindre les escaliers menant au centre du rez-de-chaussée. Et, pour la sortie, il faut passer sous la photographie ci-dessus et traverser encore une quinzaine de stands.

Vu de l'autre bout des coursives (remplies de marchands), c'est Royal Mail qui met l'ambiance avec ses deux grandes arches de timbres, son magasin, ses comptoirs et ses boîtes aux lettres (une par jour pour l'oblitération festivalière plus les deux premiers jours).

...

Oui, seulement deux premiers jours pour neuf jours d'exposition... Piètre parenthèse comparée à celle proposée par Dame Eslinger à ses fidèles clients.

Les comptoirs où la queue est gérée efficacement avec, toujours, du personnel suffisant et un service à l'écossaise efficace (le service des ventes philatéliques est installé à Édimbourg). Si vous achetez suffisamment, hop cadeau, un nouveau sac en tissu imprimé des timbres du programme des deux dernières années.

Gain de temps avec la partie en libre-service où vous pouvez prendre pochette des nouvelles émissions, cartes postales, produits philatéliques et para-philatéliques divers, ainsi que deux livres (!) philatéliques contant l'histoire philatélique et postale du règne de George V.

Il ne reste, à la caisse, qu'à pianoter ces premiers achats avant de passer aux demandes plus complexes d'autres timbres à l'unité, en coin, etc.

Grâce à l'arrivée en coursive, le couloir menant aux collections compétitives n'est pas difficile à trouver : vous longez les stands d'associations britanniques. Au coin, avant de revenir vers la gauche aux marchands, l'espace de la Royal Philatelic Society London annonce le couronnement de la connaissance philatélique... et, hop, à droite, le couloir et la grande salle.

La densité de panneaux est forte... le niveau de connaissances également. Le palmarès n'illustre certainement pas toute la qualité des philatélistes présents.

Juste avant la grande salle, un comptoir avec tabourets pour la compétition des ouvrages offerts à la lecture des visiteurs.

Le soleil se levant une heure plus tôt qu'à Paris (cinq heures !?), je fus vite sur le trottoir. Islington, le quartier du Business Design Center, est agréable à visiter à pied.

Ci-dessus, l'entrée des coulisses du centre.

Et, j'ai encore des choses à raconter sur ce festival des timbres.

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