lundi 7 mai 2007

L'ouverture de la concurrence postale sur France 3

Samedi 5 mai 2007 à 19h55 (visible quelques jours sur leur site), l'émission de France 3, Avenue de l'Europe est consacré à l'ouverture des postes à la concurrence au sein de l'Union européenne.

Deux reportages sur la Royal Mail au Royaume-Uni et la poste hongroise.

Le cas de Royal Mail rappelle beaucoup la France : les gros clients passent à la concurrence, forçant à une guerre des prix sur le courrier d'entreprise. Et pointent des interrogations sur le prix à payer par le simple citoyen pour bénéficier du service universel partout dans le pays. Déjà, un bureau de poste au Royaume-Uni n'appartient pas forcément à Royal Mail. Les philatélistes nuanceront avec l'inflation philatéliques visibles dans les magazines philatéliques français et britannique.

Le reportage en Hongrie est intéressant : comment la poste hongroise a-t-elle réussi à liquider ses bureaux de poste tout en maintenant une présence suffisante dans les régions rurales ? Sans licencier, elle a transformé ses employés en facteurs ambulants multi-services sillonnant les routes en voiture. Cependant, à la fin, le problème de la concurrence revient dans la bouche d'un dirigeant postal hongrois : si la concurrence est mise en place, ce système ambulant ne sera pas rentable...

Jusqu'où faut-il faire aller la concurrence postale ? Comment l'encadrer pour maintenir le service universel ? Me trompes-je en pensant que ce sont ces problèmes sérieusement quotidiens qui n'ont pas franchement émergés au cours de la campagne présidentielle désormais achevée ?

dimanche 6 mai 2007

Nuit Blanche 2004 à Paris

En 2004, le musée de La Poste a participé à la Nuit Blanche, un ensemble de manifestations nocturnes d'art contemportain, organisées dans Paris un samedi soir. En dehors d'un fort ennui (certainement mon manque d'appréciation pour certains arts actuels...), j'en ai retiré cet entier postal que le visiteur pouvait décorer :


Le timbre est la Marianne du 14 juillet, en usage alors. Sa créatrice, Ève Luquet, est la première femme à avoir vu son projet devenir un timbre d'usage courant en France. L'agrandissement permet de distinguer en un blanc rosé les deux barres phosphorescentes (voir le blog de TimbresPhospho pour en savoir plus sur ces barres sur timbres de France).

samedi 5 mai 2007

Aristides de Sousa Mendes

Trouvé non oblitéré sur une carte postale envoyée aux éditions Verdier (qui m'a fourni en lettres lors des Comédie du livre de Montpellier, fin mai, pendant mes années étudiantes ; leur carton de courrier reçu servant à financer leurs cafés et pauses pendant les salons du livre) :
Ce timbre du Portugal est émis en 1995 pour illustrer le thème Europa « Paix et Liberté » du cinquantenaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'autre timbre, également à 95 escudos, rappelle que Madère accueillit les habitants britanniques de Gibraltar.

Sur le timbre visible ci-dessus, le personnage est le consul Aristides de Sousa Mendes. En poste à Bordeaux pendant la débâcle française de 1940, il a violé une interdiction ordonnée par le dirigeant portugais Salazar : de fin décembre 1939 à fin juin 1940, il a signé autant de visas qu'il put pour permettre à de nombreux réfugiés de pouvoir entrer en Espagne pour rallier le Portugal. De là, comme le montre la partie gauche du timbre, une partie d'entre eux partaient en bateau vers l'Amérique. Ces visas sauvèrent des familles juives, des antinazis de bords politiques divers, qui s'étaient parfois déjà enfui d'Allemagne en 1933.

La déchéance de Sousa Mendes est terrible : sa famille survit grâce à la générosité des juifs de Lisbonne, ses enfants émigrent. En 1954, il meurt dans la misère matérielle la plus grande.

Ce timbre est émis à un moment où le Portugal démocratique réhabilitait le consul.

Aller plus loin :
* biographie d'Aristides de Sousa Mendes sur la Wikipedia francophone.
* site-catalogue des émissions Europa.

mercredi 2 mai 2007

Méthode radicale de Royal Mail

Surprises pour une collègue ce matin au courrier : l'arrivée tardive d'une carte postale envoyée par une autre collègue pendant ses vacances en Angleterre. La première surprise est causée par l'acheminement en deux mois (du 3 mars 2007, date du message, au 2 mai 2007 ). La seconde, la voici :
Recto de la carte (scan d'une photocopie).

Un large autocollant annonce en substance que l'expéditeur n'a pas affranchi suffisamment pour un envoi par avion, et donc, le pli a suivi un « service alternatif ».

Au verso, un timbre « First class » qui permet d'affranchir une lettre prioritaire standardisée jusqu'à 100 grammes. Il vaut 32 pence du 21 août 2006 au 2 avril 2007 (34 pence depuis).

Les tarifs sont aisément trouvables sur le site de la Royal Mail et montre une sévérité pour les envois vers l'Europe (je trouve) :
* il n'y a pas de tarif de carte postale pour l'Europe ;
* donc, on passe directement au tarif de la lettre de moins de 20 grammes par avion : 48 pence,
* et le tarif de surface (bateau) n'est pas disponible pour l'Europe : 46 pence.

Il manque 12 pence que la Royal Mail semble avoir décidé de ne pas faire recouvrer par l'administration postale de destination. Deux mois de délai et un gros sticker doivent paraître une punition suffisante pour la poste britannique.

Note :
Merci à Céline de m'avoir laissé faire une photocopie de la carte avant d'enlever l'autocollant.

Questions :
Quelqu'un a-t-il une idée de ce qu'a pu être le « service alternatif » qu'a suivi ce pli ?

mardi 1 mai 2007

Retour de ski

Fin de saison de ski oblige, les professeurs d'éducation physique et sportive ont fini les semaines de classe de neige. Ils commandent donc les étoiles gagnées par les élèves. L'UCPA a ainsi envoyé cette simple enveloppe contenant un poignée de médailles depuis les Hautes-Alpes :Un timbre de 0,64 € et deux timbres de 0,10 € au type Marianne des Français, nouvelle gravure légendée ITVF.
Cet affranchissement est un moyen d'utiliser un vieux fond de timbres puisque le 0,64 € est remplacé depuis le 1er octobre 2006 par un 0,70 € (lettre non prioritaire de 20 à 50 grammes). Avec 0,20 € complémentaire, il permet désormais d'envoyer une lettre non prioritaire de 50 à 100 grammes. Une économie de 0,86 € par rapport à l'envoi prioritaire.

J'en parlais il y a quelques jours, il est reproché aux nouvelles oblitérations mécaniques de ne pas donner le lieu de départ du courrier. Ces timbres ont connu les bons vieux cachets... on ne sait pas de quelles villes ils sont partis.