samedi 22 juillet 2017

Du goût, de la nature et des sculptures

À chacun selon ses goûts certes, mais, côté sculpture, ce sera difficile de détrôner mon coup de cœur de 2000 avec La Valse de Camille Claudel, photographiée sous un angle mise en page par Aurélie Baras.
La Valse de Camille Claudel, créé entre 1883 et 1901, timbre de France de 2000 (via Phil-Ouest.com).
Ce ne sera pas Le Baiser d'Auguste Rodin qui me conquerra en septembre prochain alors qu'il est déjà l'objet d'annonce sur les réseaux sociaux.
Le Baiser d'Auguste Rodin (vue réelle du timbre ou de la gravure numérique ?) présentée en 1889, timbre à venir (via Phil-Ouest.com - informations d'émission dans Phil'infos).
À part le bloc de pierre, j'ai du mal à apprécier la sculpture sur cette gravure. Comme quoi, le copier-coller photographique peut avoir du bon, contrairement à ce que je pense souvent.

Autre face-à-face des nouveautés, comment représenter plusieurs espèces naturelles sur un seul timbre ?
Les arbres méditerranéens, timbre émis le mardi onze juillet dernier (via Phil-Ouest.com).
Plus agréable à mon regard, le méli-mélo de branches et de fruits d'arbres méditerranéens proposés par Sandrine Chimbaud. Bien mieux que l'impression de bouillabaisse en attente de l'émission Euromed postal des poissons de 2016 - ce rouge à cuire.
Les insectes en kaléidoscope sur un des six timbres de Jersey, émis le dix juillet dernier (site marchand de Jersey Stamps).
L'approche de Chimbaud aurait-elle gagné à être gravée ensuite et imprimée en taille-douce ? En tout cas, elle convient bien au randonneur méditerranéen que je suis...

L'entomologiste, les zoologues et les botanistes préfèreront peut-être la nature rangée comme à la parade des six timbres de Jersey pour le bicentenaire du kaléidoscope - 1817 étant l'année où son inventeur David Brewster a créé le mot d'après la Wikipédia en anglais.

Et là, au second regard, à l'approche du repas sur fond de cymbalisation de cigales, avec le rappel de la bouillabaisse tout en regardant le contre-la-montre du Tour de France cycliste dans les rues de Marseille... Le timbre français EuroMed postal 2017 serait-il encore un timbre gastronomique : un bouquet garni ?

Après cette excursion en beaux arts et dans la nature, je vais peut-être en revenir à l'histoire et la géopolitique.

Note : L'initiative régionale EuroMed postal a un site web.

mardi 18 juillet 2017

Disparition de Brian Moorhouse, spécialiste de l'Amérique latine

Samedi quinze juillet 2017 est mort Brian Moorhouse, un marchand, expert et philatéliste britannique spécialisé dans le continent latino-américain et les Caraïbes du dix-neuvième siècle aux années 1940.
Christophe Colomb, logotype approprié pour la boutique web de Brian Moorhouse...
Parmi les dernières collections de matériels préparatoires, d'essais et de timbres émis qu'il a présentées étaient celles des premières émissions d'Haïti, comme les timbres à l'effigie du Président Lysius Salomon émis vers novembre 1887 qu'il a présentés lors de la journée latino-américaine de la Royal Philatelic Society London, le jeudi vingt-huit juillet 2016. Société dont il avait été élu Fellow.
... et sûrement inspiré des premiers timbres-poste du Chili (ici sur timbre d'Espagne de 2003).
Ses collections étaient aussi des références. En avril 2015, lors d'un exposé sur une collection haïtienne qui devait concourir en compétition internationale, son auteur tentait de montrer à quel point il avait réussi à compenser, par l'acquisition et l'étude, le fait que certains blocs et feuilles n'existaient qu'en exemplaires rarissimes possédés et exposés à la même époque par Moorhouse.

samedi 15 juillet 2017

Un timbre sur Liverpool dans une série architecture contemporaine

Jeudi treize juillet, la Royal Mail a émis une série de dix timbres sur des bâtiments marquants de l'architecture contemporaines. L'opérateur britannique est très touristique cette année : cette émission urbaine fait suite à l'émission plus rurale des moulins à eau du vingt juin précédent.
Le timbre de première classe à la façade de l'Everyman Theater de Liverpool... Si le cadrage allait plus à gauche... une autre merveille contemporaine apparaîtrait, mais elle a déjà été timbrifiée en 1969 (Royal Mail).
La piscine des Jeux olympiques de 2012, à Stratford, voisine avec le proche - en forme de tête chapeauté - auditorium Armadillo de Glasgow.

Les deux parlements régionaux d'Écosse et du Pays de Galles méritaient bien leur place. Celui de Cardiff, le Senedd, que j'ai visité l'année dernière, mêle une base sombre évoquant les couches de charbon, et un toit en bois plongeant pour devenir ce minerai. À la rencontre des deux matériaux se trouve la chambre de l'Assemblée nationale.
La série complète (via Norvic Philatelics)
Les éléments naturels apparaissent donc, au moins de manière symbolique. La formation volcanique de la Chaussée des Géants, sur le littoral nord-irlandais est évoquée par son bâtiment d'accueil des visiteurs. Plus technologique, les dômes de l'Eden Project, en Cornouailles, permettent de finir de balayer de nombreux usages, techniques et régions du Royaume-Uni.

Pour Liverpool, c'est l'Everyman Theater qui a été choisi. Il existe depuis 1964 dans le quartier des spectacles et de la bohême, à proximité des universités et surplombant la partie portuaire de la ville en reconversion depuis les années 1980. La reconstruction complète de l'Everyman entre 2011 et 2014 (voir avant / après grâce aux participants des Wikipédias), offrant désormais une longue façade illustrée de photographies de comédiens.

Hope Street, à l'extrémité nord où il se trouve, mérite une promenade complète à elle seule en plein jour depuis la cathédrale anglicane au sud à la cathédrale catholique au nord (timbre de 1969), avec quelques œuvres de rue à observer...

...et un retour chaque soir pour ses lieux de spectacle, restaurants et bars chics offrant comme l'architecture et les sculptures de nombreux styles depuis le début du vingtième jusqu'à la décennie courante.

vendredi 14 juillet 2017

Un 12e anniversaire indonésien pour Postcrossing

Le site d'échanges de correspondance par cartes postales, Postcrossing, fête son douzième anniversaire aujourd'hui, vendredi quatorze juillet 2017. Événement accompagné d'une émission de timbres par Pos Indonesia, l'opérateur postal indonésien, signale le blog du site d'échange.
Les trois timbres indonésiens : le voyage par la carte postale, fenêtre sur (1) le monde des monuments (2) et des cultures (3).
Trois timbres de trois mille roupies façon bande dessinée. Une jeune femme découvre un paysage montagneux grâce à des cartes postales timbrées de rouge, puis deux mises en scène de monuments mondiaux célèbres (thématistes heureux) sur le second timbre et de la variété des monuments religieux d'Asie du sud-est (Bouddha bien en vu).

Les participants indonésiens organisent une réunion de préparation de cartes demain samedi dans les bureaux principaux de cinq villes, dont le comptoir philatélique de Jakarta. Une rencontre Postcrossing, avec le soutien de Pos Indonesia, aura également lieu samedi cinq août pendant l'exposition philatélique internationale de Bandung (où la France sera représentée par dix collections jeunesse).

Pour les marcophiles de l'Indonésie, ce site de Lukman Hqeem, Indonesia Postmarking, recense les timbres à date contemporains de ce pays.

Le Catalogue Sebphilately de la thématique Postcrossing a été mis à jour avec ses trentième à trente-deuxième timbres.

mardi 11 juillet 2017

Semaine n°2017.27 en Philatélie

Fin juin : nouveau Président et Bureau à la RPSL.
Lors de l'assemblée générale annuelle du jeudi vingt-deux juin 2017, les membres de la Royal Philatelic Society London ont élu le Belge Patrick Maselis président de l'association londonienne.
La couverture du premier ouvrage de Patrick Maselis sur les colonies belges - et il n'y en eut pas que le trio Congo-Ruanda-Burundi (base de données bilbiophile Documents philatéliques).
En terme de philatélie organisée, le premier président « d'outre-mer » de la RPSL est président du Club de Monte Carlo, regroupant plusieurs institutions et collectionneurs importants qui organisent Monacophil ; mais également préside l'Académie royale de philatélie en Belgique dont le site fournit une fiche complète.

En littérature, il a montré sa spécialisation dans les documents historiques et postaux des colonies belges en 2005 avec Des Açores à la Nouvelle Zélande (extraits sur un blog), suivi d'un autre en 2009 sur l'enclave du Lado, prêt de territoire africain entre puissances européennes.

Début juillet : dix-neuf ans pour le Musée de la philatélie d'Oaxaca.
Le MUFI (et ici aussi) célèbre son anniversaire en même temps qu'une exposition thématique sur les océans et leur faune. Les médias et institutions de la ville d'Oaxaca, au Mexique, participent à faire connaître ce musée.

Le samedi premier juillet, Lisbeth Mejla du quotidien El Impartial rapporte sa visite de la bibliothèque philatélique du musée, riche des écrits sur le Mexique et les anciennes éditions de catalogues célèbres.


Depuis vendredi sept, la Fondation Alfredo Harp Helú propose une vidéo sur le musée, ses expositions permanentes de collections, ses activités jeunesse, sa bibliothèque.

Jeudi six juillet : du bloc-feuillet, épistémologie philatélique dans El Watan.
Dans la chronique philatélique hebdomadaire du quotidien algérien, Arslan Selmane s'interroge sur l'utilité du bloc-feuillet comme produit philatélique, à l'occasion de l'émission le huit de cinq timbres sur des batailles illustrant la résistance des Algériens face à l'invasion et l'occupation française de 1830 à 1962.
Le bloc en question, émis par Algérie Poste le samedi huit juillet 2017 (via le forum PhilatélieDz).
Cinq peintures : Kheng Ennetah en 1832, Bir El Gharama en 1881, Bir Teskift en 1957, Aïn Zana en 1959 et Djebel Bouk'hil en 1961. Laissons aux historiens le débat sur pourquoi ces moments et quelle(s) mémoire(s) ils commémorent.

Selmane s'interroge également sur la forme philatélique de vente : en quoi le bloc-feuillet va gêner les collectionneurs et exposants thématistes. Deux périodes différentes, des lieux variés : où placer et comment exploiter un document bien grand.

Une manière éclairée de critiquer la vente en double des timbres algériens cette année 2017 : à l'unité et rassemblés en blocs thématiques ? Attention : en termes de nouvelles émissions, en Belgique et aux Pays-Bas, pour ne citer qu'eux, hors du feuillet, point de salut à l'unité désormais.

Quant à l'effet de ces défaites timbrifiées en France... Il semble que les politicien(ne)s français ont d'autres chats à fouetter : le timbre de mars dernier leur est passé inaperçu. J'imagine que la prochaine Marianne d'usage courant les mobilisera davantage.

Samedi huit juillet : chez le marchand de journaux hors philatélie.
Plusieurs magazines proposent de longues lectures pour occuper les deux mois d'été, supposant que le plus grand nombre est en vacances, ou en recherche de nouvelles thématiques.

Le mensuel L'Histoire propose un numéro double sur l'histoire de l'Inde d'une part et un numéro de ses Collections sur la Bretagne d'autre part, depuis les monuments du Néolithique jusqu'aux problématiques actuelles en passant par le rôle des Bretons dans la colonisation de l'Amérique et la Révolution française.
Statuette en terre cuite, cinquième millénaire de notre ère, découverte dans une nécropole hamangia à Cernavodă, en Roumanie (site de La Documentation française).
Néolithique encore - puisque j'ai temporairement trahi l'histoire globale des quinzième et seizième siècles - avec cette intéressante et très accessible synthèse sur cette période préhistorique de grandes transformations humaines : le numéro 8117 de la Documentation photographique daté mai-juin 2017.

En ces temps de débats sur les modèles économiques à suivre, la confrontation sur un temps très long entre penseurs contemporains (dont Karl Marx) et le lent passage nomades/sédentaires il y a dix mille ans sera jugée savoureuse, stupide ou... inspirante selon le lecteur.
La couverture du hors-série familial de Canard PC (fil Twitter du magazine).
Beaucoup regrettent l'absence de nouveaux jeunes collectionneurs de timbres, accusant notamment les loisirs vidéo-ludiques qui prennent du temps et demanderaient moins d'efforts... Qu'ils ne lisent pas ce blog.

Et si un enfant avait plusieurs types de loisirs, entraînant une communication avec les parents et les grands-parents ?

Un de mes neveux, pourtant pas un lecteur facile, ni un passionné de la patience, s'interroge pourtant sur une question qui l'oblige à lâcher manettes et tablettes, et à dialoguer avec les adultes : « Dis, à quels les jeux vidéo tu jouais quand tu avais mon âge ? »

J'attend donc la question : « Dis, comment tu faisais pour parler avec tes copains s'il y avait pas de téléphone portable ? Pour savoir les choses sans internet ? Etc. »

La rédaction du bimensuel de critiques de qualité - non sans humour corrosif - de jeux vidéo Canard PC propose donc un numéro d'été, en kiosque depuis samedi huit, pour concilier les pratiques vidéoludiques fort diverses des familles d'aujourd'hui. Pour les plus philatélistes, je rappelle que le Musée postal de Tampere et l'Université locale proposent quatre jeux sur téléphone Android liés aux timbres ou au courrier.

Bonnes lectures.

samedi 8 juillet 2017

À quoi ressemble un timbre fiscal du Mali ? Je ne sais pas, les Maliens en Algérie non plus

Découvert au hasard de recherches Google, cet article du site MaliActu.net du vendredi vingt-et-un avril 2017 rapporte les soucis des citoyens maliens ayant besoin de timbres fiscaux auprès de leur ambassade à Alger.
Un timbre fiscal malien de cinq cents francs CFA, joliment illustré (via MaliActu.net).
Étudiants ou travailleurs, ils ont contacté le média en ligne en espérant, qu'au bout de plus de deux mois de pénurie, les timbres fiscaux commandés à Bamako finissent par se retrouver dans un des vols qui rejoignent pourtant régulièrement la capitale de l'Algérie voisine.

Le journaliste Salif Diarrah a tenté de contacter l'ambassade : dès que le sujet de ces timbres est abordé, on lui a raccroché au nez ! Peut-être aurait-il dû essayer auprès du ministère des Affaires étrangères ?

Grave est la question de ces timbres nécessaires aux documents administratifs de toute sorte : je renvoie au problème de l'augmentation des droits au Cameroun, alors en débat fin 2016. Si l'idée était d'asseoir solidement les finances, et donc les actions, communales, la vie quotidienne des familles et des étudiants en était immédiatement affectée.

En remontant le temps sur MaliActu.net, la revente des timbres fiscaux plus cher que leur valeur faciale est dénoncée aussi loin que 2013, comparée à une démission de l'État, avec soupçon en 2015 de corruption de policiers et d'agents fiscaux qui fourniraient les commerçants indélicats.

samedi 1 juillet 2017

Entre Chine et Russie, le Luxembourg en oublie son identité

Vingt ans après la rétrocession de Hong Kong à la Chine et un peu plus de trois ans de l'intégration de la Crimée et de Sébastopol à la Russie, le Grand-Duché de Luxembourg hésite sur son avenir géopolitique : doit-il devenir la troisième Région administrative capitaliste spéciale de la République populaire ou le quatre-vingt-sixième Sujet de la Fédération ?
Le château de Dommeldange, siège de l'ambassade de la République populaire de Chine à Luxembourg (Post Luxembourg).
Pour ne pas se tromper entre les deux superpuissances nouvelles, le gouvernement a, pour l'heure et discrètement, décidé en mai dernier d'omettre son nom de ses nouveaux timbres et d'afficher à la place le drapeau de la Chine et celui de la Russie.

Première émission affectée : la série Europa sur le thème des châteaux. Deux timbres émis le neuf mai 2017 - fort jolis - représentant les ambassades des deux États à Luxembourg.
Le château de Beggen, siège de l'ambassade de la Fédération de Russie à Luxembourg, loué en 1956 puis acheté en 1973 (Post Luxembourg).
Avec le Brexit à venir et en attendant de voir comment une république ou région fédérée étrangère peut aussi être membre à part entière de l'Union européenne, il va falloir revoir nos géographies de l'Europe.

...

Nan ! Je déconne :))

Mais, il est toutefois vrai que le paradis fiscal made in the EU connaît quelques soucis avec cette émission Europa, rapporte le mensuel Deutsche Briefmarken-Zeitung, jeudi vingt-neuf juin.

En effet, entre l'artiste Ben Carter - un Anglais installé au Luxembourg, la mise en page par Fargo, l'impression par l'imprimerie de la poste belge à Maline (la Bpost Stamps Factory) et le service philatélique de Post Luxembourg, il semble que le nom du pays a été oublié...

Et en regardant ces deux timbres, je me demande - sans toucher aux mentions d'ambassade pour faire plaisir aux États concernés et à leurs collectionneurs de timbres - où le mot « Luxembourg » serait-il rentré.

Mon allemand scolaire rouillé - et un Google Translate loin d'être efficace - me permet de comprendre de la brève allemande que quelques abonnés et acheteurs sont entrés en possession de ces deux timbres erronés, même si leur vente dans les bureaux a été stoppée.

Par contre, j'ai du mal à comprendre la mention du premier juillet dans l'article en allemand : une réémission avec correction ? Je n'ai rien trouvé sur cette erreur ailleurs que dans la Deutsche Briefmarken-Zeitung : trop occupé avec le passage du Tour de France cycliste, le Luxembourg (deux timbres, deux étapes ?
Où est le nom du pays ? Ce timbre n'est-il valable que sur courrier posté dans la ville de Luxembourg ? (Post Luxembourg)
En regardant les timbres émis récemment, la poste luxembourgeoise semble avoir du mal avec le placement du nom de pays, tel le cent cinquantenaire du traité de Londres, timbre émis également le neuf mai.

L'événement est majeur pour l'indépendance du Grand-Duché et sa neutralité entre les puissances allemandes et françaises, mais également, et le timbre de l'agence luxembourgeoise Kontext montre cela magnifiquement : les fortifications de Luxembourg-ville durent être démolies, permettant à la ville de s'étendre et de respirer.

En conservant le format final, il est sûr qu'un « LUXEMBOURG », même dans une police d'écriture fine aurait gâché la photographie aérienne.

En espérant que le Luxembourg règle ces quelques aléas de production.

mercredi 28 juin 2017

L'illustrateur Pieter Huveneers disparaît à 92 ans

Le mercredi quatorze juin dernier, l'illustrateur commercial Pieter Huveneers est mort à l'âge de quatre-vingt-douze ans en Tasmanie.
Pieter Huveneers (image d'archive via le site graphiste australien recollection.com.au).
Né aux Pays-Bas en 1925, il est diplomé en design et dans quatre langues à Arnhem à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Cette publicité pour le Guide du Post Office de 1955 fut créée par Pieter Huveneers (blog du British Postal Museum & Archive, archive POST 110/3226, PRD 0786).
C'est au Royaume-Uni qu'il devient connu par les affiches et posters qu'il conçoit pour le Post Office principalement, mais aussi pour de nombreuses entreprises : depuis les transports (la BOAC, ancêtre de British Airways, et British Railways) à la compagnie états-unienne Pepsi en passant par les industriel General Electric, British Aluminium, etc.

Au Post Office, qui gère alors aussi les communications téléphoniques, les affiches sont créées à la fois à destination des clients, mais aussi sont un outil de communication interne, rappelant les qualités attendues des facteurs et des standardistes.
La paire de timbres émis en 1975 pour la séparation des postes et télécommunications australiennes ; Pieter Huveneers créant les deux nouvelles identités graphiques (via StampBoards.com).
Dans les années 1960, il est le directeur créatif international de Philips, à son siège aux Pays-Bas, avant d'émigrer en Australie en 1969 où il passa le reste de sa vie. Pour les philatélistes, sa création la plus durable fut l'actuel logotype de la poste australienne, créée en 1975 en même temps que celui d'Telecom Australia dont elle était séparée. Presque soixante-dix compagnies australiennes ont employé ses talents

D'après le site Recollection.com.au, Huveneers est un personnage-clé de l'illustration commerciale. Il lie intimement le succès d'une campagne marketing à son environnement graphique. Dans ce but, il inclut toujours un représentant de l'entreprise-cliente dans son travail : Huveneers forme ainsi une personne qui saura comment appliquer le programme d'identification de l'entreprise, après que la création de cette identité soit terminée.
Campagne de 1952, interne au Post Office ,sur la nécessité de délivrer urgemment les télégrammes (blog du British Postal Museum & Archive, archive POST 110/1611, IRP 056).
Dans ses réponses aux questions du British Postal Museum & Archive, en 2012, il juge que l'usage croissant de photographies et des nouvelles technologies a nui à la qualité du travail des designers graphiques actuels.

Sources :
- une courte biographie sur le site spécialisé en design graphique australien recollection.com.au ;
- un entretien en 2012 et des présentations d'affiches pour le Post Office sur le blog du British Postal Museum & Archive (devenu The Postal Museum, ouverture à Londres prévue le vingt-huit juillet prochain).

Sur l'illustration commerciale - car il faut bien manger, je conseille la visite du petit, mais agréable, Musée Peynet et du Dessin humoristique, à Antibes, dans les Alpes-Maritimes. Le dessinateur des Amoureux travailla, entre autres, pour Air France, illustrant, comme Huveneers avec BOAC, les différentes destinations aériennes de l'après-guerre.

lundi 26 juin 2017

George VI et la thématique Guerre des ondes

Dans leur excellent Timbres en guerre (Presses universitaires de Rennes, 2016), les deux historiens Alain Croix et Didier Guyvarc'h analysent le traitement des deux Guerres mondiales par les autorités politiques et postales depuis 1914.

Après des chapitres chronologiques, ils essaient des synthèses par thème, qui peuvent éveiller des questionnements auprès des thématistes. Ainsi, des médias, ils constatent que la radio, le nouveau moyen d'information, de propagande et de lutte contre les idées de l'ennemi, n'est quasiment pas représentée sur les timbres évoquant la Seconde Guerre mondiale (chapitre 6, page 157) - sauf de manière discrète au Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Une nuance personnelle, conséquence de leur enseignement : les timbres sur une personnalité, quand ils sont très dépouillés, demandent à connaître la personne pour savoir si elle a un lien avec le conflit.

Une exception fameuse, signalent-ils cependant : l'Appel du dix-huit juin 1940 du général de Gaulle repris régulièrement par La Poste française, ses filiales ou consœurs des collectivités d'outre-mer, jusqu'aux anciennes colonies... Et, bien évidemment, les agences de papiers-peints dentelés, pudiquement évoquées par les deux historiens comme « le marché philatélique ».
Le feuillet complétant une série de six timbres, principalement consacré au Roi de guerre.
L'anniversaire des quatre-vingts ans du couronnement du Roi George VI permet de compléter la thématique de la radio en guerre grâce au service philatélique de Jersey, dans les îles Anglo-Normandes.

Le douze mai dernier, Jersey Stamps a émis six timbres et un feuillet sur ce souverain, dans le cadre de sa série L'Héritage royal de la Reine Victoria, alors que le bicentenaire de sa naissance sera célébré en 2019.

Beaucoup de portraits en uniforme, un en collectionneur de timbres et un seul en civil avec un de ses chers corgis, passion canine que sa fille Elizabeth a perpétuée.


Le discours du trois septembre 1939 tel qu'enregistré par la BBC.

Le feuillet de deux livres sterling reproduit la photographie officielle du discours du dimanche trois septembre 1939, au cours duquel le Roi annonça l'entrée en guerre du Royaume-Uni contre l'Allemagne nazie après l'invasion de la Pologne, deux jours auparavant.
Le timbre de soixante-quatre pence - le roi orateur - sous-entend la diffusion radiophonique des discours du Roi.
Grâce au film The King's Speech, l'histoire ayant mené à ce cliché et ce discours est désormais bien connue : le deuxième fils de George V était affecté de bégaiement tout autant que son frère aîné semblait incapable d'assumer ses obligations royales. Il combattit ce handicap avec l'aide de l'orthophoniste peu orthodoxe Lionel Logue à partir de 1926.

Le film romance beaucoup sûrement, mais le discours du trois septembre 1939 ne fut pas tenu au bureau du roi. Mais, dans une pièce transformé en studio, debout.

Pour aller plus loin sur George VI :
- évidemment : Robert Rhodes-James, A Spirit Undaunted, 1998, avec une analyse des relations entre les souverains britanniques et leurs gouvernements en une longue introduction.
- Le pavé : Sarah Bradford, George VI, 1989 ; plus de six cents pages en édition poche de 2011.
- Mark Logue et Peter Conradi, The King's Speech, Quercus, 2010. Rédigé à partir du journal de Lionel Logue et des archives familiales.

Et une lecture récente : King's Counsellor. Abdication and War, édition par Duff Hart-Davis, 2006, du journal personnel d'Alan "Tommy" Lascelles (1887-1981), secrétaire particulier du roi. Troisième tome des écrits privés et de quelques correspondances de Lascelles, il permet de découvrir la société britannique à travers le journal d'un membre de la cour et descendant de bonne famille. Attention : le journal de guerre lui-même ne débute qu'en 1942 quand, sur le conseil de son épouse, Lascelles pose sur le papier le fardeau de sa mission qui doit rester discrète.

Complément du samedi vingt-deux juillet 2017 :
En rédigeant cet article, j'avais oublié que la Reine avait devancé son père sur les timbres de la radio pendant la Seconde Guerre mondiale.

Suite au film Dunkerque de Christopher Nolan (un excellent exercice d'école de cinéma sur les émotions et terreurs vécues par les soldats, mais absolument pas fini... un réalisateur trop coûteux pour le budget du film ? - attention : ne cliquer sur le lien que si l'on accepte la liberté de parole), j'ai retrouvé, sur le site du marchand Norvic Philatelics, le feuillet de quatre timbres plus une citation du discours de Winston Churchill après l'évacuation de l'armée britannique et de troupes françaises entre le vingt-six mai et le quatre juin 1940.

Émis le treize mai 2010 - pendant l'exposition de Londres, il accompagnait une série de huit timbres intitulée Britain Alone. Un des timbres montrait les Princesses Elizabeth et Margaret s'adressant aux Britanniques et aux peuples de l'Empire par l'entre-mise de la radio.

samedi 24 juin 2017

Même les héros de jeu vidéo reçoivent des cartes postales

Comment un héros de jeu vidéo sait-il où aller pour débuter sa lutte contre le mal ? Deux des jeux déjà évoqués ici - Fallout 3 et le dernier Zelda - s'anime après un long sommeil. Ou alors, le jeune héros subit une première épreuve inattendue : une partie des Zelda, Scott Pilgrim... ou pas si inattendue puisque dans le cas de The Witcher, c'est la fonction du personnage que d'aller chercher l'ennemi.

Et si vous êtes un mercenaire au service d'une Agence - états-unienne ? - ? Voici la vidéo d'introduction du troisième épisode de la série Just Cause, sorti en décembre 2015. Rien que le titre signale toute l'ambiguité du jeu : au premier degré, le héros Rico Rodriguez se vend pour des « causes justes », généralement en déstabilisant très violemment les bases économiques, sociales et militaires d'un régime dictatorial.
Dans l'avion qui l'amène à Medici, le héros relis une carte touristique de propagande du dictateur (via vidéo de Fl0GaminG sur youTube, cinq décembre 2015).
La scène se déroule dans l'avion de l'Agence qui l'amène vers Medici, un archipel-État fictif, résumé à la fois des paysages et noms des États européens de Méditerranée occidentale et des traits des régimes fascistes historiques ou des États dictatoriaux d'Afrique du Nord et du Proche-Orient.

Le héros explique à son contact, un marchand d'armes dont la cargaison finira soit aux rebelles, soit au régime selon le revenu à tirer de la transaction, qu'il retourne dans son île natale pour d'occuper du régime du général Sebastiano Di Ravello.

Comment a-t-il su qu'il fallait y revenir après un premier épisode contre une dictature antillaise (2006) et un deuxième dans un détournement de l'Asie du Sud-Est (2010), donc une longue absence ?

Grâce à une carte postale montrant le dictateur caricatural dans son uniforme blanc et entretenant une grosse moustache, sur fond de paysage idyllique.
En la retournant, il laisse apparaître la correspondance, le timbre et l'oblitération en lignes horizontales (via vidéo de Fl0GaminG sur youTube, cinq décembre 2015).
Au dos de la carte, l'illustrateur a pensé à créer un timbre au chef du dictateur et une oblitération fort commune : des lignes parallèles et un cachet rond avec un dessin, probablement l'aigle, emblème du régime.
Évidemment, culte de la personnalité aidant, le timbre est à l'effigie du dictateur (via vidéo de Fl0GaminG sur youTube, cinq décembre 2015).
Là, s'arrêtera l'introspection dans le jeu puisque l'objectif est de détruire autant d'installations du régime que possible. Pourquoi ? Parce que.

...

L'autre traduction possible du titre : « Just 'cause ».

Le joueur peut donc employer toute arme, ses grappins rétractables, avec parachute et combinaison ailée (ou banalement un véhicule) pour s'en prendre aux soldats, casernes, hauts-parleurs diffusant les discours du chef, réservoirs d'essence, etc. pour permettre à la rébellion de s'emparer de chaque localité et région du pays.

Faute d'un joueur ayant diffusé l'image dont j'ai besoin, j'ajouterai tantôt une capture d'écran d'un bureau de poste de Medici. Sans utilité dans le jeu puisque le bâtiment n'est pas ouvert et que le héros télécommunique avec ses alliés... D'où mon étonnement que les scénaristes du jeu aient opté pour une carte postale pour justifier son retour.

Sûrement pas le jeu le plus réflexif - sauf à méditer devant les paysages méditerranéens, absolument pas le mieux optimisé pour tourner sur un ordinateur sans ouvrir le capot des réglages graphiques. Développé par le studio suédois Avalanche et publié par le japonais Square Enix, il est disponible aussi sur PlayStation 4 et Xbox One.

jeudi 22 juin 2017

Une nouvelle série d'usage courant en Ukraine

Consécutivement, les samedi dix, mercredi treize et mardi vingt juin 2017, Ukrposhta a émis les huit premiers timbres de la neuvième série d'usage courant d'Ukraine. Le nouveau sujet : armoiries des villes et villages.
L'enveloppe éditée par Ukrposhta pour les premiers jours : carte localisant les communes et leurs oblasts (via My postal world, dix juin 2017).
Les dessins sont créés par Natalia Andreichenko en suivant les recommandations d'Andrey Grechilo, président de la Société héraldique ukrainienne, disent les communiqués de presse, repris par le blog Мой почтовый мир / My postal world.

Les huit premiers timbres illustrent les armoiries de Chop (Zakarpattya), Klesov (Rivne), Nizhyn (Chernigov), Shatsk (Volyn), et les villages de Marinin (Rivne) et Parutino (Mykolaiv). Entre parenthèses leur oblast.

Oui, j'ai volontairement omis deux timbres de cette liste : j'y reviendrai plus tard.


Une difficulté de cette série, immédiate pour les usagers, à venir pour les collectionneurs, est le système de valeur faciale non numérique... Pour éviter des réémissions liées à l'inflation ? Peut-être sauf que certaines lettres sont des timbres d'appoint : représenteront-ils toujours leur valeur monétaire initiale ou varieront-ils selon les valeurs des timbres commémoratifs à compléter ?
Copie d'un mail d'Ukrposhta pour l'émission de juin 2017 (via StampBoards).
Pour la base du fonctionnement, remercions un participant du forum anglophone StampBoards d'en expliquer le code - tout en donnant la description par la poste ukrainienne - et de témoigner des difficultés locales. Les lettres sont issues de l'alphabet latin quant la population ukrainienne écrit en alphabet cyrillique...

Auquel s'ajoutent la prononciation et, voir la troisième lettre du timbre suivant, la typographie ukrainienne dans laquelle certaines lettres varient grandement par rapport au standard russe.


Avec cette évocation linguistique, cette série est donc plus grave qu'il ne paraît.

Elle participe de la « guerre philatélique » qui accompagne, depuis 2014, les tensions et guerre civile entre Ukraine d'une part, indépendantistes de Crimée, Donetsk et Luhansk,... et - « suivez mon regard », comme dirait l'autre - la Fédération de Russie d'autre part.
Le timbre Yalta, premier timbre émis de la série, affranchit la lettre intérieure de base (via My postal world, dix juin 2017).
Les collectionneurs des territoires disputés peuvent constituer de timbres neufs, premiers jours, postés localement, un historique des timbres russes et ukrainiens portant sur la péninsule de Crimée, dont la population a, officiellement, choisi de devenir russe par référendum... L'Ukraine et une minorité criméenne critiquant la présence de soldats sans insigne national au moment des événements de février-mars 2014.

Le Blog timbré de ma philatélie d'Éric Contesse présentait le bloc-feuillet sur un site antique du patrimoine de l'humanité situé dans la péninsule, émis par la Russie le vingt-trois octobre 2015.

Ainsi, le premier timbre émis le dix juin représente les armes de Yalta, ville balnéaire de Crimée et connue dans le monde entier depuis la conférence entre les trois dirigeants alliés contre le nazisme, en février 1945. Le tarif V est celui de la lettre intérieure ordinaire : rappelez à tout le pays que la Crimée est ukrainienne.
Armes de Yenakiieve (via My postal world, vingt-et-un juin 2017).
Autre timbre-rappel émis le mardi vingt juin, celui pour la ville de Yenakiieve, dans l'oblast de Donetsk et la région industrielle du Donbass, où deux groupes pro-russes revendiquent l'indépendance et sont en guerre civile contre l'État ukrainien.

Depuis les premiers combats en avril 2014 - d'après le résumé de cet article de la Wikipédia en anglais, la ville est sous contrôle des séparatistes de la République populaire de Donetsk, une partie de sa banlieue a été reprise par les troupes ukrainiennes.

Les enveloppes premier jour présentées par Aleksey Puzyr sur son blog sont datées de Kiev... Pardon Kyiv, la capitale. D'ailleurs, comment fonctionne le système postal au Donbass ?


En aparté, Ukrposhta a évolué en avril 2017 si je parviens à déchiffrer le sens fourni par la traduction automatique de Google de l'article wikipédien en ukrainien.
Un cor postal en forme de point de géolocalisation, le nouveau logotype d'Ukrpschta (via la Wikipédia en ukrainien).

Depuis le premier mars dernier, l'entreprise d'État est devenue une entreprise publique dont l'actionnaire unique est l'État ukrainien. Son logotype est changé le douze avril, créée par l'agence Saatchi & Saatchi, filiale du groupe français Publicis.

mercredi 21 juin 2017

Du nouveau pour les marques postales sur la presse française

Du côté de l'expédition des abonnements de presse, il y a du changement que j'ai remarqué samedi dix-sept juin 2017 avec l'arrivée du numéro 362 du bimensuel Canard PC.
Plus de « P » majuscule presque manuscrit ou en diagonale : un « P » chiffré bien droit, sans fioriture, et obligatoire pour toutes les publications expédiées d'ici le premier janvier 2018.
Et, en effet, le site de La Poste française dédié aux éditeurs signale ainsi, le vingt-et-un avril dernier, l'apparition d'un nouveau tarif « P2 » pour délivrance aux abonnés en deux jours.
Nouvelles (à gauche) et anciennes (à droite) marques pour la presse expédiée par voie postale (capture d'écran du site presse de La Poste).
Et, de là, une nouvelle grille de logotypes pour les éditeurs apparaît, organisée autour de quatre vitesse de délivrance : le jour même ou J+1 (P1), à deux jours, quatre jours ou sept jours. Le premier et les deux derniers remplacent les mentions « presse urgente » rouge, « presse » noire et « presse éco » verte.

La date de remise des publications étant imprimée sur les plis, il sera désormais clair pour un abonné si l'opérateur postal a tenu ses délais contractuels.

À ne pas confondre avec les marques Publissimo qui deviennent « Pmo »
Une marque Publissimo au tarif économique, montrée ici le treize janvier 2015. D'autres « P » sont visibles en septembre 2013 quand j'avais tenté de poster l'affranchissement du courrier reçu en quelques semaines.
Ce qui différencie les expéditeurs Presse et Publissimo est que les premiers disposent d'un numéro CPPAP - la Commission paritaire des publications et agences de presse. Les autres sont des expéditeurs de publications périodiques ayant un numéro ISSN, mais pas membre de la CPPAP.
L'évolution des marques Publissimo (capture d'écran du site presse de La Poste).
Là, pas d'offre à deux jours.

Les amateurs observeront les complets et complexes tableaux de tarifs, selon le poids, gramme par gramme, et le travail de tri pré-effectué par l'expéditeur.

Changement pas que cosmétique, puisque l'apparition d'un nouveau tarif intermédiaire pourrait aider certaines publications à tenir leur coût postal tout en garantissant l'arrivée du numéro aux lecteurs en temps et en jour.

Peut-être faut-il lire avec attention Le Monde diplomatique depuis fin avril pour savoir. Le mensuel avait bien trempé la plume dans l'encrier pour se plaindre des tarifs postaux presse en janvier 2015.

Post scriptum: non, je ne collectionne pas les emballages ou les feuilles d'adressage de mes abonnements imprimés... Mais je commence à regretter.

lundi 19 juin 2017

Protestations satiriques et errinophile contre Donald Trump

Ce week-end, entre vendredi seize et dimanche dix-huit juin 2017, l'émission satirique The Daily Show de la chaîne Comedy Central - connue en France pour la série d'animation South Park - a tenu un musée éphémère dans un bâtiment en face de la Trump Tower, à New York : la Librairie Twitter du Président Donald Trump !
Le logotype de la manifestation organisée par The Daily Show (fil Twitter).

Un moyen astucieux de critiquer l'actuel président des États-Unis par son moyen très libre de communication habituel, au désespoir sûrement de ses conseillers en communication, du petit personnel chargé de veiller sur lui - Que pourraient dire les agents chargés de sa protection..., et, depuis peu, de ses avocats officiels comme privés.

La chaîne a mis en place une visite virtuelle : par ici.

Protester contre un président et une majorité parlementaire légalement élus est la problématique travaillée par de nombreux militants depuis plusieurs mois.
La vignette sans valeur postale montré en exemple par son créateur (postalprotest.com).
Un citoyen états-unien a opté pour le faux-timbre, affirmant sur son site Postal Protest, ouvert cette année, avoir été inspiré en explorant la collection de timbres de défunt père alors qu'avaient lieu les débats de la campagne présidentielle, en 2016.

Il a créé une illustration d'un timbre présidentiel traditionnel aux États-Unis : le portrait dans un ovale, d'une valeur de "0 cents"... que les anglophones du forum StampBoards ont interprété comme "no sense" qualifiant davantage le figuré que la valeur du timbre.

Le site insiste d'ailleurs bien sur le mode d'emploi de la vignette : n'ayant aucune valeur postale, un affranchissement accepté par l'United States Postal Service doit être collé ou imprimé sur la lettre sur laquelle figurera le message politique.

La feuille de cinquante-six étiquettes autocollantes est vendue quinze dollars.

Web, courrier, reste la vidéo pour ceux qui préfèrent.

Sachez alors que, grâce à Donald Trump, l'ancien président du Mexique, Vicente Fox, a débuté une carrière d'humoriste solo. Déjà deux vidéos moquant les travers de l'hôte de la Maison Blanche.
Vicente Fox signale que le coût annoncé du mur équivaut à mettre à disposition de l'eau potable à toute l'humanité pendant trois ans (via un compte youTube, probablement pas un compte officiel). Les habitants de Flint, au Michigan, n'attende que cela.
Le vingt-quatre mai, Fox tente de lui apprendre, avec l'aide d'un gateau au chocolat - comment fixer la concentration trumpienne, comment devenir un président apprécié à long terme. Le sept juin, c'est à partir de l'inutilité du Mur à la frontière mexicaine que Fox essaie d'apprendre à Trump qu'il peut faire de la politique sans faire détester les autres.

Ambitieux.