Chères nouveautés du monde :
Régulièrement, l'USPS renouvelle ses timbres pour les services coûteux (recommandés, exprès, etc.), avec pour illustration quelque chose qui vole, de l'avion à l'aigle impérial. Pour 2007, ce sont les véhicules du président des États-Unis qui sont photographiés en action : Air Force One et l'hélicoptère Marine One. Ce dernier vous est cédé pour 16,25 dollars, mais le lendemain, vous êtes sûr que votre précieux colis est à destination. En euro, cela équivaut à 12,08 euros. Insatisfait ? La feuille de vingt exemplaires vous plaira à 325 dollars (le double de ma dépense mensuelle de nourriture).
En Belgique, le centenaire d'Hergé valait bien une émission spéciale : une feuille de vingt-cinq timbres reproduisant une photographie de l'artiste et les vingt-quatre couvertures dans toutes les langues des aventures de Tintin et Milou. 25 fois 0,46 € = 11,50 euros. Mais, chacune de vos vingt-cinq prochaines lettres sera différente (si vous pensez à en acheter deux... 23 euros).
Pour une fois, le 2 juillet prochain, La Poste en France fera preuve de modestie avec ses feuillets aux tarifs de simples carnets : 5,40 € les dix timbres vous rappelant l'ambiance d'un stade de rugby (disponible le 2 juillet et dessiné par le fantastique dessinateur sportif Éric Fayolle). Pire, 2,16 € pour les quatre monuments bruxellois timbrifiés et quatre autres accompagnateurs dans la série des Capitales européennes, dessinés cette année par le talentueux Marc Taraskoff. De beaux courriers en perspective :)
mardi 29 mai 2007
La Poste, boulevard Brune
Cette lettre est celle de remerciement d'un couple d'amis après leur mariage, revêtu du timbre « Un grand merci » de Ben (Benjamin Vautier). Timbre dont la catalogue de vente par correspondance de Phil@poste vantait la grande prouesse technique : le point du i est perforé...
Le lieu d'oblitération m'intéresse plus que le petit trou sur le i : « 75 BRUNE PPDC - 75014 ».
Selon La Poste, une PPDC est une plate-forme de préparation et de distribution du courrier. Le courrier à expédier est préparé pour une Plate-forme industrielle courrier (PIC), sorte de grand carrefour postal. La PPDC, comme la PDC (plate-forme de distribution du courrier) s'occupe à l'arrivée de la distribution aux entreprises et particuliers.
Celle de Brune bénéficie de l'importance historique des installations postales sur ce boulevard des maréchaux, dans le sud de Paris. Depuis le XIXe siècle, les Postes françaises ont aménagé ces terrains bien vides au départ : centre de tri, siège social, et surtout (d'un point de vue philatéliste s'entend), l'Atelier des timbres-poste de 1895 à 1970.
Auparavant, de 1848 à 1876, Anatole Hulot était installé dans l'Hôtel des Monnaies pour assurer l'impression des premiers timbres-poste aux types Cérès et Empire. En 1876, les postes confient la mission à la Banque de France pour le type Sage, avant de racheter l'imprimerie de la rue de Hauteville. En 1895, tout est déménagé boulevard Brune.
Pour en savoir plus sur les premières imprimeries postales en France (1848 à 1895), je vous conseille la lecture du Catalogue spécialisé de Pascal Behr, Jean-François Brun et Michèle Chauvet, paru aux éditions Yvert et Tellier. Les deux derniers venant de publier une Introduction à l'histoire postale de France de 1848-1878, dont j'attend avec impatience l'arrivée dans ma boîte aux lettres.
Le lieu d'oblitération m'intéresse plus que le petit trou sur le i : « 75 BRUNE PPDC - 75014 ».
Selon La Poste, une PPDC est une plate-forme de préparation et de distribution du courrier. Le courrier à expédier est préparé pour une Plate-forme industrielle courrier (PIC), sorte de grand carrefour postal. La PPDC, comme la PDC (plate-forme de distribution du courrier) s'occupe à l'arrivée de la distribution aux entreprises et particuliers.
Celle de Brune bénéficie de l'importance historique des installations postales sur ce boulevard des maréchaux, dans le sud de Paris. Depuis le XIXe siècle, les Postes françaises ont aménagé ces terrains bien vides au départ : centre de tri, siège social, et surtout (d'un point de vue philatéliste s'entend), l'Atelier des timbres-poste de 1895 à 1970.
Auparavant, de 1848 à 1876, Anatole Hulot était installé dans l'Hôtel des Monnaies pour assurer l'impression des premiers timbres-poste aux types Cérès et Empire. En 1876, les postes confient la mission à la Banque de France pour le type Sage, avant de racheter l'imprimerie de la rue de Hauteville. En 1895, tout est déménagé boulevard Brune.
Pour en savoir plus sur les premières imprimeries postales en France (1848 à 1895), je vous conseille la lecture du Catalogue spécialisé de Pascal Behr, Jean-François Brun et Michèle Chauvet, paru aux éditions Yvert et Tellier. Les deux derniers venant de publier une Introduction à l'histoire postale de France de 1848-1878, dont j'attend avec impatience l'arrivée dans ma boîte aux lettres.
lundi 28 mai 2007
Thématique : Lattes et la Journée du timbre 1991
Un timbre inattendu permet de commencer une collection thématique sur la commune de Lattes, en France. Émis pour une Journée du timbre, en 1991, ce timbre de Patrick Cambolin est le deuxième qui présentait les activités de La Poste : ici, le tri postal.

Et là, surprise, pour le gamin de 13 ans que j'étais : je remarque sur l'enveloppe la reproduction d'un timbre et un code postal. Il s'agit du 2,50 francs « Albertville 92 » émis le 9 février 1990, premier des douze figurines et d'un bloc de dix pour les jeux Olympiques d'hiver de 1992.
Le code postal est surprenant pour un Héraulais (que j'étais) : « 34970 LATTES », la commune où j'habitais alors. Sur un timbre national, ma ville !
Pourquoi ? L'artiste a-t-il un lien avec Lattes ? Le ministre de l'Industrie, responsable de fixer le programme philatélique avait-il envie de faire plaisir au maire de cette commune ?
Suivons cette seconde hypothèse : le maire d'alors est Michel Vaillat, membre de l'UDF et suppléant du député Willy Diméglio, dont le mandat a duré de 1986 à 1997 (d'après le site de l'Assemblée nationale). Cependant, le ministre de l'Industrie de 1988 à 1991 dans le gouvernement du socialiste Michel Rocard est Roger Fauroux. Quel peut être le lien entre ces trois personnages ? Ou alors, est-ce un lien avec un des deux présidents de La Poste : Gérard Delage de 1986 à 1989 ou Yves Cousquer de 1989 à 1990 ?
Suis-je paranoïaque ? est la dernière hypothèse : La Poste a peut-être tout simplement choisi dans un pur hasard un des codes postaux de France.
L'image que je vous propose est extraite d'une enveloppe premier jour oblitérée avec le cachet de Montpellier, la préfecture voisine de Lattes.
Mise à jour du vendredi quatorze octobre 2016 :
Le texte remanié de cet article est publié comme la deuxième Pièce philatélique de ce mois d'octobre sur le site de l'Association philatélique de Montpellier. J'avais mieux cherché, mais jamais repris cet article, les ministres en jeu : les ministres des Postes les plus concernés sont Paul Quilès au moment de l'émission, mais je pense qu'il faut creuser les liens entre son prédécesseur Alain Madelin, alors de même obédience politique que le maire de Lattes et le député de l'Hérault cités.
Un jour, une visite aux archives de La Poste... ou celle de la commune de Lattes ?
Merci à Michel Soulié, le président de l'APM, pour la publication.

Et là, surprise, pour le gamin de 13 ans que j'étais : je remarque sur l'enveloppe la reproduction d'un timbre et un code postal. Il s'agit du 2,50 francs « Albertville 92 » émis le 9 février 1990, premier des douze figurines et d'un bloc de dix pour les jeux Olympiques d'hiver de 1992.
Le code postal est surprenant pour un Héraulais (que j'étais) : « 34970 LATTES », la commune où j'habitais alors. Sur un timbre national, ma ville !
Pourquoi ? L'artiste a-t-il un lien avec Lattes ? Le ministre de l'Industrie, responsable de fixer le programme philatélique avait-il envie de faire plaisir au maire de cette commune ?
Suivons cette seconde hypothèse : le maire d'alors est Michel Vaillat, membre de l'UDF et suppléant du député Willy Diméglio, dont le mandat a duré de 1986 à 1997 (d'après le site de l'Assemblée nationale). Cependant, le ministre de l'Industrie de 1988 à 1991 dans le gouvernement du socialiste Michel Rocard est Roger Fauroux. Quel peut être le lien entre ces trois personnages ? Ou alors, est-ce un lien avec un des deux présidents de La Poste : Gérard Delage de 1986 à 1989 ou Yves Cousquer de 1989 à 1990 ?
Suis-je paranoïaque ? est la dernière hypothèse : La Poste a peut-être tout simplement choisi dans un pur hasard un des codes postaux de France.
L'image que je vous propose est extraite d'une enveloppe premier jour oblitérée avec le cachet de Montpellier, la préfecture voisine de Lattes.
Mise à jour du vendredi quatorze octobre 2016 :
Le texte remanié de cet article est publié comme la deuxième Pièce philatélique de ce mois d'octobre sur le site de l'Association philatélique de Montpellier. J'avais mieux cherché, mais jamais repris cet article, les ministres en jeu : les ministres des Postes les plus concernés sont Paul Quilès au moment de l'émission, mais je pense qu'il faut creuser les liens entre son prédécesseur Alain Madelin, alors de même obédience politique que le maire de Lattes et le député de l'Hérault cités.
Un jour, une visite aux archives de La Poste... ou celle de la commune de Lattes ?
Merci à Michel Soulié, le président de l'APM, pour la publication.
dimanche 27 mai 2007
Saga Cour des comptes : avantage philatélistes
Concernant les informations sur l'inénarrable timbre du bicentenaire de la Cour des comptes se-tenant à une vignette personnalisée pour le vingt-cinquième anniversaire des Chambres régionales des comptes, ce seront peut-être les philatélistes, leurs sites et blogs qui finiront par avoir le plus d'informations :
* le Blog philatélie,
* citant philatélistes.net.
Quoique la tradition évoquée par Dominique paraît relancer le problème. Je pense que nous tenons la saga philatélique française de l'année... quoique Claude Jamet sent une séquelle avec le TGV en héros.
Plus sérieusement, les magazines philatéliques de mai dernier nous apprennent qu'avec l'aide du Service de l'environnement, Wallis-et-Futuna vient d'émettre deux timbres sur des poissons non identifiés, vus dans des coraux. Combien de temps vais-je attendre pour qu'un philatéliste (postier, journaliste ou collectionneur) m'apprennent plus de choses sur cette faune ? (plus que pour le nombre de timbre personnalisé ci-dessus évoqué, je le crains)
* le Blog philatélie,
* citant philatélistes.net.
Quoique la tradition évoquée par Dominique paraît relancer le problème. Je pense que nous tenons la saga philatélique française de l'année... quoique Claude Jamet sent une séquelle avec le TGV en héros.
Plus sérieusement, les magazines philatéliques de mai dernier nous apprennent qu'avec l'aide du Service de l'environnement, Wallis-et-Futuna vient d'émettre deux timbres sur des poissons non identifiés, vus dans des coraux. Combien de temps vais-je attendre pour qu'un philatéliste (postier, journaliste ou collectionneur) m'apprennent plus de choses sur cette faune ? (plus que pour le nombre de timbre personnalisé ci-dessus évoqué, je le crains)
Arcachon : de la Daguin au timbre 2007
Voici la deuxième empreinte réalisée par une machine Daguin, que j'ai achetée lors des Quatre Jours de Marigny, il y a deux semaines.

Cette empreinte avec flamme touristique d'Arcachon rappelle la seconde vie des machines Daguin en France. Fin XIXe siècle, ces machines mécaniques sont dépassées par les machines à oblitérer électriques. Mais, une décision du secrétaire d'État des Postes va changer cela en 1923 : les oblitérations peuvent désormais délivrées un message, à certaines conditions. La Daguin présente alors l'avantage de ses deux timbres à date, dont un peut être remplacé par un carré publicitaire. Cette période va durer jusqu'aux années 1960, voire plus dans le cas de bureaux de poste dans lesquels on a attendu le départ en retraite d'un vieux postier pour supprimer la Daguin.
Actualité liée à cette flamme : depuis lundi 21 mai, un timbre de France à 0,54 € est en vente à l'occasion du 150e anniversaire de la commune d'Arcachon. Le dessin de Thierry Mordant, qui s'est illustré sur plusieurs timbres de Monaco, mêle la vue sur le bassin, la ville, ses maisons et une barque, passant des bleus maritimes à gauche, au vert central et aux jaunes et aux oranges à droite.
Voyez le timbre sur le site de la Boutique de La Poste.

Cette empreinte avec flamme touristique d'Arcachon rappelle la seconde vie des machines Daguin en France. Fin XIXe siècle, ces machines mécaniques sont dépassées par les machines à oblitérer électriques. Mais, une décision du secrétaire d'État des Postes va changer cela en 1923 : les oblitérations peuvent désormais délivrées un message, à certaines conditions. La Daguin présente alors l'avantage de ses deux timbres à date, dont un peut être remplacé par un carré publicitaire. Cette période va durer jusqu'aux années 1960, voire plus dans le cas de bureaux de poste dans lesquels on a attendu le départ en retraite d'un vieux postier pour supprimer la Daguin.
Actualité liée à cette flamme : depuis lundi 21 mai, un timbre de France à 0,54 € est en vente à l'occasion du 150e anniversaire de la commune d'Arcachon. Le dessin de Thierry Mordant, qui s'est illustré sur plusieurs timbres de Monaco, mêle la vue sur le bassin, la ville, ses maisons et une barque, passant des bleus maritimes à gauche, au vert central et aux jaunes et aux oranges à droite.
Voyez le timbre sur le site de la Boutique de La Poste.
Inscription à :
Articles (Atom)
