dimanche 27 septembre 2009

Stridulation dans la garrigue

L'automne a bien commencé, mardi dernier, le 22 septembre. Mais l'été s'accroche à Montpellier avec un tonitruant soleil. La garrigue à vélo reste fabuleuse.

D'ailleurs, garrigues est le nom d'un des établissements scolaires de Montpellier, autour duquel on retrouve cette forme de végétation, une fois dépassés maisons, immeubles, tours et barres. En effet, il se trouve au nord du quartier des Hauts de Massane, partie sommitale de l'ancienne zone à urbaniser en priorité de La Paillade. Je vous en conseille la visite matinale pour les panoramas vers les garrigues alentours, tournées vers Grabels ou Juvignac (et pouvoir constater les effets du mitage urbain).

L'illustration de la marque n'est pas pagnolesque, néanmoins très efficace pour recontacter. Faut-il retourner à Cannes ou encourager un concours de création de logotype et de timbres personnalisés pour établissement scolaire ? La Poste en serait ravi, pas forcément le gestionnaire de l'école.

samedi 26 septembre 2009

Flamme de Nouméa

Les flammes résistent encore dans la République française, mais comme au temps où le Général était à Londres, c'est outre-mer qu'il faut les chercher.

De Nouméa, en port payé, cette flamme apparaît sur les enveloppes que le service philatélique de l'Office des postes et télécommunications utilisent pour envoyer les notices des nouvelles émissions de timbres de Nouvelle-Calédonie.

Son illustration présente la cathédrale Saint-Joseph et, il me semble, le kiosque des cocotiers.

Un service philatélique dont je vous recommande les services justement.

Humour philatélico-préventif

Non, ce n'est pas une campagne de publicité d'Eslinger en faveur de son préservatif grec pour prévenir la multiplication des collectionneurs exigeants.

L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) lance, avec des petits dessins humoristiques et des affiches et clips aux situations inattendues, un site sur la contraception.

« Non, chéri. Ça, c'est mon patch » (crédits, site de l'INPES).

Sur le thème du rangement de la collection de timbres-poste, introduction au patch contraceptif féminin, équivalent cutanée de la pilule.

Avec tout ce que Phil@poste peut imprimer sur un timbre autocollant, la méprise devient tellement possible :p

vendredi 25 septembre 2009

La flamme de la démocratie allemande

En Allemagne, les flammes postales assurent la communication politique du pays.

Elles annoncent les élections législatives fédérales („Bundestagswahl 27.09.09“) de ce dimanche 27 septembre 2009. La légende du cercle coché, même partiellement illisible, doit signifier « Chaque vote compte » d'après la signification du verbe zählen. Cette flamme-ci a été frappée dans le centre de tri numéro 54, chargé de l'ouest du Land de Rhénanie-Palatinat.

En Allemagne, les électeurs cochent leur vote sur un long bulletin de vote à deux entrées (exemple) puisque chaque citoyen dispose de deux voix. Une pour le député de sa circonscription élu au suffrage majoritaire et une pour un scrutin proportionnel de liste qui modère le premier scrutin. Ainsi, chaque parti est représenté d'après les voix reçus tout en permettant aux électeurs d'avoir un interlocuteur parlementaire identifié.

À quand cette louable mission de service public demandé à La Poste et ses concurrents ?

jeudi 24 septembre 2009

Timbre en ligne britannique

Reçu hier, le 23 septembre 2009, cet affranchissement sur une carte Postcrossing en provenance du pays de Galles.

Le timbre en ligne façon Royal Mail (avec étiquette de poste aérienne à visée publicitaire).

On est loin de l'envie d'illustrer que propose Montimbrenligne de La Poste en France. Utilitaire donc, même s'il manque le chef royal, ou une couronne. L'impression fournit visiblement ce qu'il faut pour signaler l'expédition par avion, avec publicité pour le service en ligne : « Cet affranchissement a été imprimé en utilisant / www.royalmail.com/onlinepostage ».

À cette adresse, vous êtes dirigé vers la page d'accueil de la Royal Mail qui vous dirige selon votre besoin : particuliers, entreprises de moins de deux cent cinquante salariés et entreprises plus importantes. Bref, le site normal, même si l'option d'imprimer un affranchissement en ligne se trouve rapidement.

Là, rapide et efficace : destination en trois choix (Royaume-Uni / étranger / Forces armées de Sa Majesté) et poids. Puis, précision de la destination si nécessaire. Et, hop, les solutions d'affranchissement depuis le plus simple (0,56 livre comme ici, soit 0,61 euro) aux divers recommandés et autre service pour colis.


Avis personnel : j'aurais préféré un Machin :'(

mercredi 23 septembre 2009

Art contemporain ou art postal ?

Après la Finlande, un autre pays d'Europe dont l'opérateur postal historique fait preuve d'inventivité philatélique, au point que cela devient une véritable ligne éditoriale : les Pays-Bas et sa TNT Post.

Des souvenirs de Timbroloisirs remontent avec les deux vaches continuant sur le timbre suivant à l'infini. Les valeurs d'usage courant aussi dépouillées qu'artistiquement recherchées...

Ici, c'est la vignette à usage postal qui a attiré mon regard :
S'il n'y avait pas vingt-sept entre l'étude de l'horizon de Sigurdur Gudmudsson et le timbre de 2006, on pourrait croire que la photographie a été faite exprès pour l'étiquette prioritaire, à quelques degrés d'inclinaison près. L'artiste islandais a plusieurs de ses œuvres qui ornent l'espace public néerlandais.

Les quatre timbres de la série au tarif européen (archives du site de TNT Post).

Un élément postal qui permet, à mon avis, de changer la catégorie d'un tout petit timbre de 2,6 centimètres sur 2 : de la photo collée souvent sans âme au timbre artistique.

mardi 22 septembre 2009

Le kiwi, nouvelle monnaie philatélique

Le 7 septembre 2009, New Zealand Post a révolutionné ses timbres d'usage courant et son système d'affranchissement du régime intérieur, créant en bon communicant une nouvelle monnaie philatélique : le kiwi...

Les dix premiers KiwiStamps (site d'informations stuff.co.nz).

Vendus par carnet de dix, feuille de cinquante ou rouleau de cent, ses dix images typiques de la vie en Nouvelle-Zélande portent pour mentions le nom du pays, la feuille de fougère logotype de New Zealand Post et la nouvelle appellation KiwiStamp.

Déjà, quelques émissions ont vanté les spécificités des kiwis, du fruit à l'oiseau en passant par les habitants de descendance européenne eux-mêmes.

Déjà connu dans de nombreux pays, le timbre sans valeur faciale suffit pour la lettre de base. Un pour le service standard, soit 0,50 dollar de Nouvelle-Zélande (environ 0,24 euro). Deux pour le service rapide, soit 1 dollar (environ 0,48 euro). Cela étendu à plusieurs formats et poids comme en Belgique, en plus simple.
La nouvelle grille tarifaire WikiStamp (site de New Zealand Post).

À chaque dimension, les limites de taille, d'épaisseur et de poids, d'où on tire l'affranchissement en nombre de KiwiStamps.

Comme en Belgique, on peut se demander où se cache le piège pour le client : ce système ne va pas enchérir les plis lourds quand la valeur du point va augmenter.

Dans le cas néo-zélandais, je remarque cependant que le premier échelon de poids est assez conséquent : jusqu'à cinq cents grammes de lettre simple à un tarif rapide fort raisonnable et même un kilogramme si vous ne respectez pas les dimensions standard.

Au client de choisir : poster beaucoup dans un format réduit, donc économe en manutention et en consommation d'énergie pour l'opérateur postal, ou poster peu mais hors format donc plus cher.

lundi 21 septembre 2009

Vendange tchèque

Joli timbre et vignette sur le raisin, émis en janvier 2008, par J. a L. Knotkovi... pas assez de connaissance de la langue tchèque pour en savoir plus l' ou les artistes.


Le Système de numérotation de l'Association mondiale pour le développement de la philatélie signale un titre tout artistique, comme la gravure d'ailleurs : « Nature morte de vin ».

Déjà vu ?

Voici une carte familiale envoyée pendant l'été pour mon anniversaire :

Comment ça ! Déjà vu ?

dimanche 20 septembre 2009

Timbre personnalisé finlandais et circonspection postale française ?

Les Finlandais, Posti et Postcrossing forment décidément une équipe innovante. Dernière surprise matinale : hier samedi 19 avec l'arrivée d'une carte postale dont le message est daté du mercredi 16.

Le timbre de première classe (0,80 euro utilisable selon le poids dans les régimes intérieur et européen) est fin, mais plastifié. Il paraît autocollant, comme la plupart des timbres de Finlande.

L'illustration est bien plus petite que le timbre : 3,2 × 2,4 centimètres d'image pour 4,2 × 3,9 de dent à dent. Surtout, elle comporte une date et l'heure de la prise de vue : « 22/08/2009 15:23 ».

Toutes les apparences d'un timbre personnalisé donc. Google Images permet de trouver deux autres exemples : telle que ce timbre locomotive et sur un blog en mars 2009 avec une perforation elliptique à la Royal Mail qu'on retrouve sur le site officiel en finnois du service Omakuva. Mot finnois pour auto-portrait. Au-delà, mystère, mon finnois google-traduit est limité, la page en anglais un cul-de-sac ou alors il faut s'inscrire...

Dispositif anti-fraude : pas de perfortation elliptique autour de la locomotive, mais en inclinant sous la lumière du jour, la surface est constellée de petits ronds certainement discernable par une machine de tri adaptée.


À présent, pourquoi parler de « circonspection postale française » ? Il manque deux choses normales sur cette carte pourtant arrivée en trois jours, ce qui, par expérience, est assez rapide entre France et Finlande.

Pas d'oblitération finlandaise. Fort possiblement un simple oubli ou une action volontaire d'économie d'encre ou de respect de l'image du timbre... déjà remarqué, toujours en question. Un correspondant finlandais m'a signalé ses hypothèses : déposé au guichet ou dans une boîte pourrait jouer.

Pas de code-barres saumons d'un centre de tri français pour diriger la carte vers sa destination. Une machine au centre d'arrivée n'a peut-être pas apprécié et le timbre personnalisé et l'absence d'oblitération d'origine. La vérification humaine a laissé passer : connaissance de ce type de timbre ? Dans le doute [et vu le contexte social au sein des centres de La Poste...] ? Et certainement, à la main, dépôt de la carte dans un sac pour Montpellier. Ce scénario s'est-il répété dans un centre de Montpellier où la carte a fini portée manuellement dans la bonne caisse, puis la bonne tournée ?


Tant de questions de débutant à partir d'un joli souvenir de vacances.

mercredi 16 septembre 2009

En Belgique, un "tu l'auras" vaudra moins que dix "tu l'as déjà"

La tarification du service postal belge devient fort complexe pour l'habitué de l'e-mail.


Certes, il n'y a qu'un seul tarif pour les particuliers : prioritaire, soit 0,59 euro en intérieur et 0,90 pour l'Europe. L'économique est réservé aux clients disposant de machine à affranchir, donc d'un tarif préférentiel à la quantité. La direction de La Poste avait annoncé qu'elle traitait quasiment tout le courrier en J+1. Accepter que sa lettre soit non prioritaire n'avait donc plus de sens.

Cependant, depuis 2007, il faut maîtriser le système à points de l'affranchissement : points belges, points européens, cumulés harmonieusement selon l'échelon de poids.


À partir du premier janvier 2010, c'est comment se procurer les points... pardon, les timbres-poste, qui va poser problème. Au guichet, si vous achetez moins de dix timbres pour le régime intérieur ou cinq timbres au régime européen, vous payerez dix centimes d'euro de plus par timbre !

Incitation à acheter des carnets. Éviter de coûter du temps d'attente à vos co-consommateurs et du temps salarié du guichetier. Rassurant, le communiqué de presse (lien précédent) garantit donc la non augmentation du prix de l'affranchissement si vous jouez le jeu.


Deux soucis. Pour les collectionneurs, il faudra donc certainement commander au service philatélique ou se présenter à un guichet philatélique pour pouvoir se procurer des timbres à l'unité sans frais.

Ensuite, une phrase signale la volonté de se débarrasser des vieux timbres-poste non utilisés : si vous n'usez pas des timbres à points, il faudra coller pour 0,69 euro de timbres à valeur faciale... Soit vous les gardez en stock, soit vous perdez dix centimes par lettres.


Eslinger-la-tatoueuse (ainsi que le Cirque des directeurs de service philatélique) trouvera peut-être là un moyen d'être sûre que les timbres tatoués restent dans les albums des collectionneurs français...

mardi 15 septembre 2009

Gloire postale de l'Hérault : Eugène Vaillé

Oui, le titre fait slogan de clocher, mais après La Φrance comme j'aime, qui me jettera la première pierre ? :p

La Société des amis du musée de La Poste publie en ce septembre 2009 un hors-série de sa revue Relais consacré au premier conservateur du musée, Eugène Vaillé, un enfant des hauts-cantons de l'Hérault.
La couverture de l'ouvrage, disponible pour quinze euros, port compris.

Laurent Albaret a piloté le projet de biographie illustrée, aidé de la précision de Daniel Rzeznik et d'un beau texte de Sébastien Richez sur l'homme. Arrêtés de nominations, photographies et souvenirs philatéliques des premières expositions du musée postal, archives ouvertes par la famille, actions de Vaillé dans le monde philatélique parisien.

Page 10, on découvre aussi la vie des fonctionnaires postaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècles. Sur l'arrêté nommant Vaillé surnuméraire des Postes et Télégraphes à Montpellier, il y a le timbre fiscal de dimension collé et oblitéré lorsqu'il a prété serment devant un greffier de justice. J'imagine que le futur fonctionnaire paye lui-même la taxe.

Ceux qui ont lu les récents articles bandes-annonces de Laurent Albaret dans L'Écho de la timbrologie plongeront dans les détails de la vie personnelle et professionnelle du personnage, avec références à l'appui.

S'ils se rendent au premier jour du timbre pour le cinquantenaire de Vaillé, le 19 septembre au musée de La Poste, le 19 et le 20 à Bédarieux et lors d'une exposition philatélique à Poitiers, colleront certainement un exemplaire dans l'un des espaces laissés blanc des premières pages. L'artiste, André Lavergne, sera disponible à la signature à Paris.


Les lieux héraultais de la vie d'Eugène Vaillé (Google Maps).

Quant à l'Hérault : né en 1875 à Bédarieux, chef-lieu de canton dans l'encaissée vallée de l'Orb, Eugène Vaillé effectue ses études à Lodève, où son père tient un négoce de laines. Après sa réussite au concours, il est nommé en 1894 au central télégraphique de Montpellier.

Les mutations l'expédieront en Normandie, puis à Lyon, avant de finir à Paris où - heureusement pour la philatélie française, un événement plus utile donc que la Charte de la Φlatélie - il parvient en 1920 à la bibliothèque du ministère des Postes...

Il finit sa vie dans sa maison de Riols, près de Saint-Pons-de-Thomières.

lundi 14 septembre 2009

Un cent est un cent, cinquante mille cents font un gros billet

Depuis l'introduction de l'euro sous forme de pièces et de billet, le premier janvier 2002, un serpent de mer paraît régulièrement sur l'horizon maronnier de la presse populiste européenne : les pièces d'un et deux cents vont disparaître !

La rumeur trouve probablement son origine dans l'ancienne allergie finlandaise aux petites pièces. Ajoutez la flème méditerranéo-française : compter... beurk. Plus le contentement des commerçants à balance de Roberval de pouvoir arrondir leurs prix à la dizaine supérieure, heureux de faire plaisir à une clientèle qui veut, par flème donc, des prix bien ronds... quitte à râler contre l'inflation. Soupir.

Il existe également son petit frère : la pièce d'un euro va laisser place au billet d'un euro. Soit pour concurrencer le billet vert, autant les authentiques que les faux qui pullulent de par le monde. Soit par flème encore : ça pèse lourd dans les poches...


Depuis jeudi dernier, en France, le serpent a un frère dont on jurerait qu'il n'est pas de la même famille : le billet de cinq cents euros va disparaître ! ! !

Dessin : Robert Kalina pour la Banque centrale européenne (source de l'image).

D'abord, une image pour les Français qui usent de leur carte bancaire dès vingt-cinq euros. L'Allemand le connaît mieux, non par richesse, mais parce que notre concitoyen européen aime peser dans sa main le coût de ses achats d'investissements : voiture, appartement, travaux de la maison. Avant de tendre la liasse au vendeur. Besoin né d'une histoire économique pleine d'inflations et de pénuries de la Première Guerre mondiale à l'avènement du mark fort sous l'égide de la République fédérale de 1949.

Le Journal du dimanche d'hier, 13 septembre 2009, signale le rapport de Didier Migaud, député de l'Isère, déposé à la présidence de l'Assemblée nationale, jeudi 10. Pour les curieux, ce rapport sur les paradis fiscaux et l'évasion fiscale est disponible ici.

Parmi les nombreuses solutions proposées par la Commission parlementaire des finances, la suppression du billet de cinq cents. Il serait bien trop facile de faire sortir du pays plusieurs milliers d'euros grâce à la portabilité du billet de cinq cents. Plus sérieusement, la trouvaille s'accompagnerait de l'obligation d'utiliser des moyens de paiement électronique ou certifiés au-delà d'un certain montant, voire d'obliger toute banque installée en France à signaler tous les transferts d'argent liés à certains pays au secret bancaire aussi impénétrable qu'un coffre-fort.

Que ceux qui préfèrent avoir de la monnaie en poche, même pour payer comptant une voiture, ne s'inquiètent pas trop : avoir l'accord des États dont l'euro est aussi la devise n'est pas pour demain. Les obligations liées aux paiements et transferts électroniques de monnaie sont une toute autre question, notamment en matière de respect de la vie privée. L'histoire du billet de cinq cents risque, à mon avis, de cacher l'importance de cela.


Revenons à la collection : déjà que certains tel Lutèce Diffusion (voir le cachier publicitaire livré avec Timbres magazine de septembre) utilisent le premier serpent pour inciter à l'achat de pièces d'un et deux centimes neuves des différents pays émetteurs... va-t-on voir des billets de cinq cents vendus sept cent cinquante, le double, le triple avec comme argument - non qu'ils sont neufs ou parmi les premiers imprimés mais - qu'ils vont disparaître ?

dimanche 13 septembre 2009

Happy birthday, Stamp Magazine!

Le magazine britannique, Stamp Magazine, fête ses soixante-quinze ans d'activités avec le numéro daté octobre 2009, en kiosque jusqu'au début de ce mois (en France, au WHSmilh de la rue de Rivoli, à Paris).

Pour se faire une idée : des pages actualités et enchères très lisibles et intéressantes, et des articles spécialisés d'une à cinq pages fort accessibles.

Articles plus spécialisés d'une lecture requiérant plus d'attention (mais des actualités à remettre en page...), Gibbons Stamp Monthly propose ses services depuis 1927, voire 1890 si l'on considère les successives publications de Stanley Gibbons.

Avec ce numéro-anniversaire, un fac-similé du numéro 1 d'octobre 1934 est offert et commenté par Richard West. Seize des rédacteurs et auteurs actuels de Stamp Magazine présentent soixante-quatorze événements philatéliques britanniques ou mondiaux de 1934 à 2008. Comme souvent, les petits faits, oubliés depuis, permettent de réviser l'évolution de la fabrication du timbre-poste depuis les années 1930. Grâce à Adrian Keppel, les timbres d'usage courant d'Europe ne sont pas oubliés.

Un article de John Winchester sur les activités postales de l'aéroport de Croydon, en banlieue sud de Londres, fait écho avec un des articles de 1934 par R. Ridgway sur les liaisons aériennes postales entre l'Angleterre et l'Australie de 1919 à leur officialisation annoncée pour décembre 1934.

Les pages d'actualités restent prenantes, lisibles et variées. Du scandale en Norvège sur le timbre du prix Nobel de littérature, mais partisan du nazisme, Knut Hamsun, à une nouvelle fermeture d'un marchand de timbres à Londres, loyer et boutique web obligent.

Touche britannique avec les ventes aux enchères, particulièrement mises en valeur en articles et publicités que les ventes sur offres françaises. Investphila, maison suisse, vous soumet des classiques d'Uruguay pendant que l'acheteur-enchériste, Tony Lancaster, étudie sans excès la question du catalogue de vente, abondamment illustré ou simple liste, offert ou vendu.

L'Office des émissions de timbres-poste de Monaco continue à faire défiler son mannequin aux timbres effeuillés. Cette fois-ci, robe d'un seul tenant, pour un lecteur british clairement ciblé : bientôt, un timbre monégasque pour les cent cinquante ans de Big Ben.

Happy birthday, Stamp Magazine! And to read you again next month!

mardi 8 septembre 2009

Empreinte hongroise

Imprimée le 12 novembre 2007 pour un pli envoyé vers la France, voici une empreinte de machine à affranchir de Debrecen, en Hongrie :

Reste à penser à des vacances magyares pour savoir si ces empreintes sont identiques, qu'elles proviennent d'un bureau de poste ou d'un client privé.

samedi 5 septembre 2009

Vente soldée de ferraille et de vieux papier

Ce mois-ci, dans les publicités de Timbres magazine, un nouvel éditeur de catalogue jette un épais cahier de ses offres de vente d'objets de collection numismatique et philatélique. Lutèce Diffusion, le nouveau Maury-base-Dallay-via-Rousso, affirme proposer des offres à ne pas manquer, c'est normal ce sont des vendeurs : ils ne vont pas dire qu'on fait mieux chez le concurrent (et puis, à vous de voir, si vous croyez des arguments de vente sans les vérifier...).

D'abord, les actionnaires de Lutèce sont très généreux. Imaginez leur marge bénéficiaire quand ils peuvent se permettre de vous offrir une ristourne de quarante pour cent sur tous les articles commandés, dont certains déjà en promotion... ou alors, ils veulent casser les prix pour éliminer la concurrence des petits marchands qui peuplaient jusque là la France.

Leurs arguments commerciaux sont inventifs. Évidence même : c'est ancien, c'est or, c'est français, donc c'est recherché, sous-entendu revendable avec plus-value. Tout est évidemment authentique... manquerait plus qu'ils finissent au tribunal pour contrebande de fausses monnaies et valeurs fiduciaires !

Cent documents philatéliques de La Poste. Ici, ils valent tellement trois cent quatre-vingt-dix euros qu'on vous les offre pour cent vingt-cinq ! Avec ces arguments pour juger de leurs valeurs à la revente : c'est français !(?), les cachets sont officiels (voir paragraphe précédent) et premier jour (ah ! le premier-jourisme spéculatif), les stocks disparaissent comme les sashimi de thon rouge au restaurant japonais (je dirais plutôt que les vendeurs sont refroidis par le prix de rachat et thésaurisent dans un coin du grenier - ou font des grillades de merguez, paraît-il, toujours à lire dans un coin du même Timbres magazine, page 21).

Dernier argument pour ces documents, je cite (gras compris) : « Les cotes catalogues éditeurs sont toujours beaucoup plus élevées que nos tarifs »...

Que comprendre ? Que les coteurs Lutèce du prochain Maury vont réévaluer toutes les cotes à la baisse de quarante pour cent ? Ou sinon, c'est que la cote Maury - 40 % = le prix du marché et celui de la déception des collectionneurs découvrant la valeur réelle de leurs collections face aux repreneurs.

Bonne lecture du catalogue Maury 2010... et de l'Yvert (sauf révélation... je continue de rêver).


17 octobre 2009 : pourquoi ils précisent authentiques.

mercredi 2 septembre 2009

Les trente euros de septembre

En multipliant les carnets, l'addition du collectionneur complétiste finit par monter. Mais, qu'il ne se plaigne pas de ne pas avoir été prévenu : la Charte exonère Phil@poste de toute responsabilité avec la bénédiction des représentants supposés des collectionneurs fédéralisés.

Il faudra attendre la fin du mois pour les timbres d'État destinés à cette clientèle fidèle que Phil@poste nous semble tantôt choyer et tantôt vouloir, par économie d'imprimerie, se débarrasser. Le 21, Eugène Vaillé, le bibliothécaire, archiviste, historien postal et conservateur fondateur du musée postal de France a droit à un timbre d'André Lavergne. Un portait, un lieu anonyme, sauf à connaître l'histoire derrière l'histoire. Un peu plus évocative est l'illustration de la graveure Line Filhon pour l'abbaye de Royaumont, émise le 28. Néanmoins, ce n'est pas Menton.


Tiens, rectangulaire, le bloc Jardins de France va entrer correctement dans vos albums :p

Même si je trouve le Jardin des plantes de Paris bien vert sous le pinceau de Gilles Bosquet que dans mon souvenir parisien de chemins poussiéreux dignes des jardins du Luxembourg. Une compensation pour le trop de rouge printanier.


La fête foraine en bloc de six timbres sans distribution en feuilles égrenable, apparaît ce week-end, dessinée par Cécile Millet. Pourquoi pas ? Jardin d'acclimatation pour le premier jour = clientèle familiale, nous le savons déjà.

Même si désormais la Charte l'y autorise, Phil@poste n'ose apparemment pas commettre l'erreur du Cirque de juin 2007 : un bloc indivisible et un seul timbre de feuille disponible dans les bureaux... forçant l'achat sur le site internet.

Attention. Qui sait ce qui se trame dans les antres de la boutique professionnelle de Phil@poste ?


Restent à accumuler les carnets.

Peut-être également disponible dans les cinémas à partir du 30 septembre, le carnet Sourires du 21 septembre participe du cinquantenaire cinéphile du Petit Nicolas. Ça aurait du cachet ça, des timbres-poste vendus dans les salles de spectacle... Un peu comme si on avait pensé à premier-jourer La Fête foraine dans une fête foraine parisienne justement.

Essai de variation pour les timbres de vœu, nécessaires aux besoins événementiels des futurs mariés, nouveaux parents et autres organisateurs de festivités diverses et variées. L'émission Invitation donne toujours sa chance philatélique à un artiste, Corinne Salvi. Si vous aimez son style d'illustration.

Remarquons que les six timbres-poche de ces carnets poids-lours de quatorze sont pensés d'après leur dimension. Ce traitement différencié est ainsi fort judicieux pour Le Petit Nicolas.


Chamboulement dans une institution philatélique plus que cinquantenaire. Croix-Rouge devient un bloc de cinq timbres seulement. Cinq différents pour les cent cinquante ans de l'organisation non gouvernementale fondée par Henri Dunant. Quatre historiques de Marc Taraskoff et une œuvre de Georges Braque que je confondrais aisément avec une figure de Rorschach et dont le lien avec la Croix-Rouge occuperait mes visites à la bibliothèque...

Dix timbres = 5,60 euros + le don = casser un gros billet de dix.

Cinq timbres = 2,80 euro + le don = donner un petit billet de cinq.

Phil@poste essaie concrètement de relancer cette émission auprès de son fidèle public et donc son don à la Croix-Rouge. Le jeu sur le prix, mais aussi l'émission dissociée de l'émission concurrente et moins chère Meilleurs vœux devraient donner de meilleurs résultats.

Un petit rappel aux lecteurs amateurs de ce bloc-anniversaire ou premiers-jouristes : n'hésitez pas à réclamer une facture datée et précise à Phil@poste et déduisez une partie de vos deux euros de don par bloc de votre impôt sur le revenu. Avec l'aide des réflexions de Pierre Millien, je pense revenir sur les interrogations que posent ce don.

21 septembre 2009 : l'idée de l'amateur reformulé par le professionnel, avec un poil plus de validité légale (le reçu fiscal) et de communication (vendre des timbres).


Presque trente euros dont une aide à la Croix-Rouge. Dire qu'il y a encore les émissions et philousouvenirs du Salon d'automne...