jeudi 30 décembre 2010

Nouveaux pays philatéliques : le Sud-Soudan bientôt, les DOM aussi ?

Dans le courrier des lecteurs de Timbres magazine de janvier 2011, une des lettres ouvertes à l'omni-président-φlatéliste demandent la multiplication des programmes philatéliques d'outre-mer : que Mayotte reste malgré le prochain statut départemental, qu'attendent les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin... tant qu'on y est : et les quatre départements-régions d'outre-mer ?

Pour les quatre derniers, un carnet de France 2011 semble reporter cette idée à quelques temps. Selon les lieux représentés, ce sera peut-être aussi le cas des deux collectivités-îlots.

Ça signifierait pourtant plus de timbres pour les complétistes françaises... dont certains râleraient certainement encore plus face à l'avalanche continue. L'avocat du diable soulignera néanmoins, qu'au moins, ces timbres ultra-marins auraient certainement un rapport avec leur lieu d'émission, voire même des qualités artistiques plus sûres.

Drapeau du Sud-Soudan
(source : Wikipedia en anglais et sa banque d'images libres Commons).

Plus sûrement, le référendum d'autodétermination du 9 janvier 2011 devrait faire entrer, en juillet 2011, un nouveau pays dans les albums, les catalogues coteurs et les catalogues vendeurs : le Sud-Soudan...

si le vote est pour l'indépendance, si tout se passe bien, peut-être sous un autre nom.

En attendant, le gouvernement du Sud-Soudan a un ministère des Communications et des Services postaux dont les objectifs sont nombreux et plus importants pour le développement de la région que la collection d'images autocollantes (ce qui est rassurant pour la population locale).

Mais, certainement, que le besoin de financer une partie de tout cela (un vaste chantier comme le montre le site encore incomplet du ministère) par le timbre-poste n'aura pas échappé aux autorités... sinon aux marchands du temple qui proposeront impression, assistance à la création, etc. Pour n'évoquer que les hypothèses les plus encourageantes pour le plaisir des yeux et la curiosité des collectionneurs.


7 janvier 2011 : un article de Libération sur les difficultés du Sud-Soudan (les relations militaires avec le Nord, la situation économique des vétérans,...).

samedi 11 décembre 2010

Poche plastique pour service au client

Stamp Magazine, qui a changé de propriétaire, a eu la main lourde pour le numéro daté janvier 2011 et en vente ce mois-ci : le magazine accompagné d'un mini-journal publicitaire, d'une pochette des fascicules de promotion de Stanley Gibbons et d'un fascicule d'un autre marchand de timbres...

... et la pochette plastique craqua au cours du périple.

Voici la pochette dans laquelle le magazine, ses accessoires et son emballage auto-éventré furent placés par La Poste pour finir le périple.

Par contre : pas de timbre à date (pas de retard en effet), ni de report d'adresse (elle était restée lisible sur le plastique enveloppeur.


Dans ce thème de l'expédition des magazines britanniques, je note que depuis 2 numéros Gibbons Stamp Monthly arrive une à deux semaines plus tard... What a shame!

mercredi 10 novembre 2010

Plaignez-vous, qu'elles disaient... Débrouillez-vous, oui !

Dominique du Blog philatélie a récemment connu l'expérience du colis bloquant la serrure de la boîte aux lettres qui le contient.

Il a appliqué ce que Dame Esligner, alias Fifi, et le service consommateur de La Poste en Lozère ont clamé haut et fort cet été : il s'est - fort poliment - plaint...

... en vain.

Finalement, la solution la moins contraignante pour La Poste et la plus gênante pour le destinataire a marché : retrouver le facteur... Selon l'importance de la tournée en surface rurale ou en densité urbaine, bon courage.

Plaignez-vous, qu'elles disaient...

dimanche 7 novembre 2010

Salon d'automne et du seul regret

Ayant peu de goût pour courir entre une fin de boulot et un week-end toujours trop court pour aller au Salon d'automne à Paris, je me contente des avis et trouvailles des autres blogueurs.

Un seul regret : voir la machine Daguin en action comme le chanceux JD.

Une vidéo quelqu'un, please ? Pitié !

mardi 2 novembre 2010

Historien postal contemporain, colis et terrorisme

Le colis international est devenu une nouvelle arme de terreur ce week-end avec les révélations que deux explosifs ont pu être embarqués dans des avions de deux compagnies différentes depuis le Yémen.

Les amateurs de poste aérienne et du système actuel d'expédition des colis vont-ils devoir être moins curieux ou, en tout cas, moins partageurs de leurs connaissances ?

En effet, la question peut se poser quand le gouvernement états-unien annonce qu'il avait découvert un essai du même groupe en septembre dernier, visant à exploiter la fonction de suivi du colis pour programmer au plus juste l'heure de l'explosion.

Comment débusquer le colis suspect au milieu des tonnes qui parcourent le monde chaque jour ? Certainement un logiciel de tri informatique qui va révéler des coïncidences statistiques destination/expédition pour lesquels il faut vérifier que le hasard est bien la seule explication.


Côté grec, où se sont des lieux de pouvoirs politiques qui sont visés, l'ancienne crainte des gouvernements européens parvient à exécution : qu'une jeunesse grecque décide de faire comprendre par la force son rejet des événements économiques et politiques... et qu'elle soit imitée en ce sens par les autres jeunesses européennes.

Je remarque néanmoins que les personnels des entreprises concernées sont bien formés et ont de bons réflexes pour repérer et s'éloigner des colis suspects.


En espérant que nous n'aurons pas à recevoir de courrier nous signifiant la perte d'un de nos colis attendus à cause d'un attentat. Ce sera un élément de collection dont nous nous passerons bien...

samedi 30 octobre 2010

Le timbre de distributeur, programme philatélique du futur ?

Note : l'idée contenu dans le titre de l'article est d'un rédacteur de Stamp Magazine, mais ma bibliothèque encore sous carton m'empêche de créditer correctement l'auteur pour l'instant.

À peine la Royal Mail a-t-elle découvert le distributeur moderne de timbres - ces derniers barbarement nommés LISA par les philatélistes français - qu'elle entame l'illustration variée des supports destinés à recevoir les valeurs faciales.

D'abord limité aux impressions de timbres préoblitérés (les Horizon) à la demande du guichetier et sur un support tout blanc, le distributeur est mis sous le nez du public depuis octobre 2008 avec l'aide d'étiquettes ornées du profil royal par Arnold Machin. Avec l'apparition des grosses effigies dorées pour les comptoirs, les affranchissements issus des deux types de machines sont bien identifiables outre-Manche.

Humant le marché de « l'image », pour reprendre un mot d'ordre de certains états généraux de la même époque côté grenouille, la Royal Mail demanda rapidement à son imprimeur de lui fournir des timbres de distributeurs à valeur pré-imprimés pour fournir les collectionneurs dont les régions ne disposaient pas encore des machines Post & Go les délivrant.

Et ce qui devait arriver arriva : des timbres illustrés furent imaginés et mis en circulation le 17 septembre 2010, avec primeur aux philatélistes présents au londonien Stampex d'automne. Leur thème : les oiseaux, sujet neutre, coloré, joli quoique basique. Pour narquer les Français (?) ou fêter Noël, il y a même un red robin, un rouge-gorge. Quant, en France, les « LISA » sont bleu moches pâles ou illustrées pendant deux jours en un seul lieu précis, les postes britanniques diffusent dans toutes les machines du royaume.

Et quand il n'y en a plus ? Deuxième série pour janvier 2011 avec six nouvelles espèces.

N'y a-t-il pas là le futur des programmes philatéliques ? Des timbres aux faciales toujours valables pour le client et le collectionneur, puisque ce sont des valeurs d'usage. Des rouleaux de futurs timbres toujours utilisables puisque la valeur n'est imprimée qu'à la demande pour Royal Mail...et même utilisables jusqu'au dernier exemplaire.

De là à imaginer la mise en route chaque mois de nouveux rouleaux : James Bond en janvier, les races de chiens en février, un anniversaire royal en mai, les timbres de fin d'année en décembre, etc. Ouste ! Le programme philatélique à valeur imposée et donc à écouler de gré ou de force. Tout sera vendu.

Mais, dira-t-on, ce sera le jeu de hasard pour le collectionneur ? Que va me donner le distributeur ? La série canine que je n'ai point ou le James Bond que j'ai déjà ? Eh bé, il y aura le service de vente par correspondance de valeurs pré-imprimées... comme d'habitude pour les réservataires ?

À peine deux ans d'utilisation générale et déjà en train d'utiliser le système avec autant de brio.

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Grâce à Norvic Philatelics, en savoir plus sur les timbres de distributeurs britanniques :
- les oiseaux sur le blog et le site,
- les Post & Go ou Faststamps version Machin comprise donc sur le blog et le site.

jeudi 28 octobre 2010

Deutsche Post casse sa grille tarifaire

Hier, le 27 octobre 2010, la Deutsche Post a annoncé une grande rénovation de sa grille des tarifs postaux pour le courrier allemand à partir du premier janvier 2011.

Première surprise : aucun changement de prix pour les services intérieurs. 0,45 euro pour une carte postale, 0,55 pour la lettre standard, etc. 2,05 euro pour une recommandation et 1,60 euro si vous acceptez que le recommandé soit déposé dans la boîte du destinaire.

Deuxième surprise : la simplification de la grille des services internationaux pour les destinations comme pour les échelons de poids.

Désormais, l'international pour la Deutsche Post, c'est le monde entier, Union européenne comprise. Pour les échelons, fini la distinction carte postale/lettre 20 gramme. Au-delà, c'est soit 20, 50, 500 ou 1000 grammes.

À ce jeu-là, les prix pour l'Union européenne augmentent certes des quelques centimes habituels, mais ils chutent pour le monde entier (voir le fichier pdf de comparaison). De 0,75 euro pour le moins de 20 grammes à 7 euros pour le colis de 500 à 1000 grammes.

Ils resteront toutefois toujours forts quand votre courrier pèsera quelques dizaines de grammes de trop (la lettre de 75 grammes à 3,45 euros par exemple).

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Pourquoi tout cela, mes hypothèses pour m'occuper l'esprit :
- tarifs standards = clients informés qui soit se débrouillent seuls, soit savent que demander au guichet = moins de queue, mois de personnel bloqué au comptoir, etc.
- Paliers stricts avant forte surcote = clients aux lettres et colis les plus standardisés possibles = gain de temps donc d'argent dans leur traitement.
- La carte postale internationale à 0,75 euro : elles coûtent trop chers à expédier vers les pays européens voisins aux postes rapaces de leurs pertes ou concurrentes, mais doit rapporter plus quand expédier vers les postes des continents lointains fournissant colis de biens manufacturés au retour de l'avion.


Concernant la France, la concurrence sur les colis internationaux doit être un secteur rude : la Deutsche Post est moins chère que La Poste dès qu'on atteint les centaines de grammes...

Mais anecdote du jour vue sur la porte de mon immeuble : le livreur DHL ne peut pas s'approcher aussi facilement de la boîte aux lettres que le facteur. Qui aura alors le meilleur réseau de commerçants garde-colis ?

So colissimo!

mercredi 27 octobre 2010

George V on card

L'avantage de recevoir la lettre d'information du British Philatelic Museum & Archives est de recevoir une carte postale illustrée d'éléments des archives postales britanniques.

Le roi George V, centenaire du règne oblige, et les projets de l'émission du jubilé de 1935.

Un quatrième projet (plus carré, en tout cas vertical) est reproduit sur la couverture de l'ouvrage du conservateur du BPMA, Douglas Muir, sur l'histoire philatélique et postale du règne du roi-philatéliste (19.95 livres sterling).

samedi 23 octobre 2010

Postez moins cher, adoptez une machine à affranchir !

Comme Dominique l'avait signalé à l'annonce des tarifs postaux du premier juillet 2010, les clients utilisant des machines à affranchir bénéficie d'une ristourne sur chaque envoi. Un centime pour les premiers échelons de point économique et prioritaire.

Ce que cela donne : de beaux bleus sur le courrier des proches.

Reçu le 20 octobre pour l'envoi prioritaire avec collage des autocollants de réadressage, d'où la réoblitération certainement réimprimer les « saumonettes » d'indexation. On remarquera le manque d'anonymat du centre responsable de la machine de Savelys (entretien d'appareil de chauffage) : Saint-Jean-de-Védas.

Le 23 pour l'économique retardé hier à cause du blocus du centre régional de tri.

Le PIC régional bloqué vendredi matin

Hier, vendredi 22 octobre 2010, l'entrée de la plate-forme de La Poste pour le Languedoc a été bloquée par des manifestants, rapporte le Midi libre. Pas de courrier hier n'a pu sortir du bâtiment de Mauguio, une action de perturbation dans le cadre de la lutte contre le projet de loi sur le régime des retraites voté par le Sénat hier soir (mais pas encore adopté).

mardi 19 octobre 2010

Ach! Eine schöne Bibliothek!

Dans son éditorial du quatrième trimestre, c'est un beau rêve que fait partager Robert Abensur aux abonnés de Documents philatéliques, la revue trimestrielle de l'Académie de philatélie.

Une bibliothèque municipale... une salle spécialisée en philatélie... ouverte en semaine de dix à dix-neuf heures et le samedi... des centaines de références en libre accès... le reste en réserve facilement demandable... le tout empruntable comme dans une bibliothèque municipale... D'ailleurs, c'en est une : allons lire autre chose pendant la pause-repas.

Bienvenue à Munich, à la Münchner Stadtbibliothek. Accès direct à la bibliothèque philatélique fourni par monsieur Abensur : par ici.

Souvenirs parisiens : une bibliothèque d'entreprise... une salle spécialisée... accessible sur rendez-vous... à des horaires étriquées... aucun ouvrage en libre accès... une réserve demandable avec limite... rien d'empruntable... Bref, pas comme une bibliothèque municipale.

Je laisse aux membres d'associations philatéliques le soin de comparer avec leur bibliothèque associative, lieu demandant grand soin, personnel motivé ou professionnel et un lectorat respectueux des ouvrages et des durées d'emprunt.

Autres bibliothèques intéressantes à connaître : la British Library et celle de la Royal Philatelic Society London à Londres au Royaume-Uni, l'American Philatelic Research Library en Pennsylvanie, la Rocky Mountain Philatelic Library au Colorado et la Western Philatelic Library en Californie...

Plein d'idées pour des vacances recherche-et-découverte.

mercredi 13 octobre 2010

Grève des facteurs à Pignan

Exemple d'une micro-grève à La Poste : celle des facteurs d'un bureau à Pignan, dans l'ouest de la zone urbaine de Montpellier. Commencée hier, mardi 12, elle se poursuit de manière illimitée.

Moins de facteurs pour plus de boîtes aux lettres à desservir, croissance démographique du Sud oblige.

Moins de courrier, mais pas moins de publicités à déposer dans ces boîtes (dans mon immeuble, je soupçonne que les deux à trois déposes de prospectus hebdomadaires sont effectués par La Poste pendant sa tournée).

Dépendant de la plate-forme de Saint-Jean-de-Védas, voici à l'aide de l'outil d'itinéraire de Google Maps la longueur par le plus court du parcours Saint-Jean - Pignan - Murviel - Saint-Paul (le hameau de Valmalle est plus loin, zoomez) - Montarnaud - Vailhauquès. Chacune de ses communes comprenant de nombreux habitants à l'écart de la ville/village principal.

Le Midi libre suivra-t-il durablement ce conflit ou disparaitra-t-il sous le flot permanent de l'actualité ?

mardi 12 octobre 2010

Il y a une vie après La Poste

Dans l'édition montpelliéraine du Midi libre de ce jour, un promoteur immobilier présente son projet pour remplir la parcelle de l'ancien centre de tri postal de Saint-Martin.

Pour les acheteurs potentiels : une vidéo-maquette des immeubles et parc prévus par K&B.

Situé au sud du centre-ville, il a été remplacé par une plate-forme régionale construite près de l'aéroport Montpellier-Méditerranée, sur la commune de Mauguio, au sud-est.

À lire précédemment :
- la PIC en projet,
- la PIC ouvre,
- la vente de Saint-Martin.

Quant aux micro-grèves évoquées, elles se poursuivent selon les bureaux et leurs craintes, perturbant les clients des quartiers concernés, mais passent médiatiquement fort inaperçus.

samedi 9 octobre 2010

De l'état-major du courrier royal

Ci-dessous la marque d'affranchissement imprimée sur l'enveloppe dans laquelle se trouvait la lettre d'information de The British Postal Museum & Archive de septembre 2010.

Musée sans musée depuis 1998 mais qui multiplient à Londres et dans tout le pays des présentations, expositions et publications (et courte présentation en français), le musée et archives britanniques y présentent ses plans pour son nouvel écrin de Swindon, à cent trente kilomètres de la capitale.

Il bénéficie d'une franchise postale dont la mention « HQRM » paraît signifier : Headquarters Royal Mail ?

Mise à jour du 23 octobre 2010 :
Avec retard (mes excuses, Patrick), un lecteur a eu confirmation par mail de la signification d'HQRM dans ce contexte postal.

Dans le contexte militaire, Patrick signale qu'il s'agit alors des Headquarters Royal Marine : l'état-major des Marines royaux, l'infanterie de la marine britannique.

mercredi 6 octobre 2010

Grand défouloir

Ouiiiiiiiii ! Le public a enfin entendu les bonnes paroles des dirigeants de La Poste :

ILS SE PLAIGNENT

surtout du service des colis perdus.

Pour le moment, les réponses ne convainquent par les plaignants.

Voir les articles cités par l'outil de suivi de l'actualité de Dominique sur le Blog philatélie : par ici.

mardi 5 octobre 2010

Sauvée de la poubelle, la collection gratuite continue

Afin d'y mettre mes timbres choisis, j'allai récemment peser deux lettres au bureau de poste de Montpellier-Comédie. Là, utilisant une des hautes tablettes pour écrire au crayon les grammes entassées, j'aperçois une tâche de couleur dans la poubelle :

Une gratuite Marianne de Nicolas de plus, toujours aussi hagarde dans sa robe de bure rose, toujours aux étoiles états-uniennes ou européennes selon les besoins présidentiels,...

Lettre prioritaire de 50 à 100 grammes oblitérée à Saint-Étienne, et dont visiblement seul le contenu et l'envoi d'une réponse importaient à son destinataire. Un contrat ?

dimanche 26 septembre 2010

Tout change, rien ne change

Un certain supplément commercial livré avec le dernier Timbres magazine d'octobre 2010 me signale qu'il est temps d'aller revoir certains lieux.

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Non, décidément, la reconstruction du site de L'Écho de la timbrologie prend du temps depuis le changement de bureau d'Aude Ben-Moha. Pour les non-abonnés, adeptes des marchands de presse, il y a toujours les revues de coppoweb.com et de Pierre Jullien.

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Tout cela pour revenir sur un article de ce blog d'il y a à peine plus d'un an sur les affaires proposées par la vente par correspondance spécialisée en philatélie et numismatique.

Déjà le nom a changé : plus de ville celte antique, mais un vieux monsieur qui n'a plus rien vendu depuis 1907, mais que le porte-nom actuel glorifie à pleines pages. Merci l'émission de timbres du printemps dernier...

On retrouve encore les superlatifs et exclamations habituels, mais dans une densité que je trouve réduite.

Pas aussi réduite que le prix de référence du fameux bloc Rouge-Gorge de 2003 émis sans le faire savoir. Coté par le défunt catalogueur deux cents cinquante euros (prix qui a pu se voir alors), le défunt marchand - soit la même personne - vous l'accorde pour quatre-vingt-dix avec modestie.

En effet, point d'exaltation.

Elle paraît réservée, cette saison, à quelques pièces et billets de forte valeur marchande.

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Dernier lieu qui vient régulièrement à moi : le catalogue de la prochaine vente du trio Jamet Baudot Pothion (lequel est le défunt maître ?).

Pierre Mangin, académicien un peu partout en Europe et terres transocéanes, y disperse quelques timbres, enveloppes et lettres liés au tout premier jour de l'usage des timbres-poste en France.

Un peu de mise en scène pour animer les longues listes de timbres de France-Colonies-Principautés-Marcophilie qui suivent ensuite. Une lecture toujours curieuse pour moi.

vendredi 24 septembre 2010

Diplomatie pendant l'ère φlatélico-chartiste

Ah, qu'il est difficile de s'entendre autour d'une charte commune !

Premier week-end d'octobre, dit le fournisseur d'images.

Plus de choix, répond de ses furieuses et multiples petites voix le fournisseur d'associations de bénévoles vendeurs de souvenirs imagés.

D'accord, soit fin septembre, soit tout début octobre... nous en étions resté là des aventures estivales des chartistes φlatéliques φrançais, dont nous consommateurs d'images et de souvenirs d'images ne sommes pas d'après l'avocat du fournisseur d'images.

Finalement, sur le site de la φφAP, je vois deux petites cases-annonces pour 2012 (merci Bernard Le Lann pour la bonne tenue technique de ce site) :

Une énième Biennale du timbre et des produits du terroir de dix jours... à Paris ? (ô surprise). Vivement que nous passions soit à la version Stampex de Londres (trois-quatre jours deux fois par an), soit un petit truc itinérant genre camion-Catavana des spons... partenaires financ... φlatéliques qui irait dans une ville de province chaque saison/semestre pour apporter au plus près nouvelles publications, matériel inédit, occasion de sobres mais efficaces manifestations philatéliques (sans φ) entre associations, etc.

Et, cette Fête du timbre qui passe de l'hiver skieur à l'été indien : 13 et 14 octobre, soit le deuxième week-end de ce mois-là, d'après l'agenda de mon téléphone portable.

Ah, l'art du compromis, brillante activité théâ... chartiste.

samedi 18 septembre 2010

Évacués de 1940 sur timbre

Le 13 mai dernier, pour animer les trois derniers jours de l'exposition internationale de Londres, Royal Mail émettait une série de huit timbres pour les soixante-dix ans des événements de 1940 lorsque le Royaume-Uni se retrouva seul face à l'Allemagne nazie.

Les photographies d'époque choisies illustrent l'engagement et les sacrifices consentis par l'ensemble des habitants, y compris les enfants des villes menacées de bombardements, évacués vers les campagnes.

Le même jour, un des nombreux journaux gratuits de la capitale britannique accordait un espace à l'émission. Les trois frère et sœurs du timbre de soixante pence sont encore vivants.

Dans la légende de Metro, les timbres sont évoqués, mais pas un des lieux londoniens du premier jour d'émission, qui était pourtant alors en pleine effervescence philatélique.

Dans les numéros de juillet et août de Gibbons Stamp Monthly et Stamp Magazine, les rédacteurs et les lecteurs sont revenus sur les succès et échecs de cette exposition décennale, notamment son manque de publicité. Doté d'un budget limité afin de ne pas finir endetté, le comité d'organisation a su doper un petit site, le Business Design Center, mais n'a eu les moyens de promouvoir la manifestation auprès du grand public.

D'un autre côté, s'il faut un nouveau souvenir-scandale pour mettre à flots un salon international...

jeudi 16 septembre 2010

La saga à 160 euros

Ah ! Les fameuses feuilles commémoratives de l'expertise des imprimeurs de Phil@poste Boulazac. Ces derniers sont à féliciter régulièrement depuis quarante ans pour avoir finaliser de belles réalisations artistiques, créatives ou interprétatives. Les premières...

... annoncées tardivement... épuisées tôtement... eBayées et Delcampées rapidement grâce à de besogneux cousins et cousines faisant la queue pour d'habiles marchands... justifiées par le besoin de frustrer ses clients et créer en eux le désir... (de retrouver leurs épouses et époux le porte-feuille alourdi des dépenses en nouveautés philatéliques futures non réalisées par dépit ? Au cours actuel, le programme philatélique doit permettre de partir en contrées foraines hors-saison sans souci du coût des options supplémentaires)... ou de les entraîner pour les Jeux olympiques de 2012 en poussant leur adrénaline pour entamer le sprint depuis l'entrée de la halle jusqu'aux tables de vente ?

On se souviendra qu'un collectionneur ainsi frustré à décider de demander à un tribunal de confronter cette façon de vendre en un seul lieu avec les promesses de la fameuse Charte constituant la φlatélie φrââânçaise (rappel aux lecteurs nouveaux de ce blog : d'après moi, la philatélie est l'étude des histoires postales et philatéliques. La φlatélie est sa version institutionnelle en France depuis cette funeste annonce de juin 2009 accomplie en janvier 2010).

La première séance de la procédure a eu lieu fin août et le résumé en est donné par l'initiateur en commentaire de l'article des News du Phospho. Avec un des arguments de l'avocat de Phil@poste qui repose de nouveau la question de qui est représenté par la Fed Fse Des Assoc Philat : « Ils n'ont pas le droit de se plaindre d'infractions à la Charte, car ils ne l'ont pas signée eux-mêmes »... Merci chers membres d'Assoc Philat de payer votre timbre fédéral chaque année.

Le feuilleton philatélique de l'année 2010-2011 se conclura-t-il par la signature de la Charte par chaque client de Phil@poste ?

Celle-ci connaîtra-t-elle l'émission d'un timbre commémoratif pour son cinquième anniversaire ?

Y aura-t-il une version bloc-feuillet accessible aux seuls trois cents vingt-et-un premiers à retrouver le chemin de la vente premier jour dans le dédale des catacombes de Paris ?

Vous le saurez après la pub !

mercredi 15 septembre 2010

De retour après un voyage en moultes étapes

De retour après un été sportif et déménageur. Ce dernier point prend toujours du temps à chercher le nouveau nid selon des critères séparément cohérents, illogiques ensembles, puis à trier, encartonner, décartonner, retrier car découverte de la vanité de quelques accumulations.

J'avoue, de cinq années quasiment de Timbres magazine, il ne restera d'ici quelques semaines qu'un classeur de quelques articles rangés par thèmes de prédilection. Ouste, les longues, épaisses et lourdes pages d'agenda philatéliques, de nouveautés pléthoriques, de petites annonces et de thématiques animalières (version dans leur espace naturel, en héraldique ça débat encore, acceptées si monarque britannique en médaillon).

Déménager permet aussi de retrouver les enveloppes redirigées par La Poste : autocollant décollable rouge ou grosse enveloppe de réexpédition les jours d'affluence quand toutes les entreprises n'ont pas encore pu être informées de la migration.

Il n'y a pas que moi qui prend des chemins étranges en déménageant. Voici les trois étiquettes recouvrant la face d'un colis contenant un livre, somme toute standard pour un format moyen de quelques quatre cents pages.

Commandé aux États-Unis, il est posté à Louisville, dans le Kentucky, et confié là à DHL. Traversant l'Atlantique, ce colis normal (donc prioritaire, ni recommandé, ni signalé, ni express) atteint un centre de la Deutsche Post à Francfort-sur-le-Main. De là, il passe la frontière et reçoit les codes-barres que La Poste française réservent aux petits paquets importés.

Et zou, en une dizaine de jours, la lecture commence... Non, ce n'était pas de la céramique, même si Cafepress est spécialisé dans les objets personnalisés et l'auto-édition desdits objets par des auteurs ou des marques.

J'imagine que chacune des trois entreprises y a trouvé son compte dans le nouveau système global d'expédition. Il serait intéressant de savoir comment se sont-elles réparties mes quelques euros de frais de port.

Mise à jour du 16 septembre 2010 :
Laurent Bonnefoy, membre de l'Académie de philatélie, me rappelle ceci sur les liens entre DHL et Deutsche Post, puisque dans ma précipitation à (enfin !) poster quelque chose, j'ai omis de faire de studieuses recherches :

« Elles forment la même entreprise.
C'est pourquoi La Poste allemande "reposte" (ou "réinjecte" autre terme employé) ce type d'envoi dans le service postal.
Cela lui permet de jouer sur les frais terminaux.
Les coûts sont globalisés et ce sont les envois en grand nombre qui leur permettent de gagner de l'argent.
Répartis sur un seul paquet, cela n'a qu'une influence minime.

Ce phénomène existe depuis bientôt 30 ans mais ce sont les offices postaux qui l'ont phagocyté désormais. »

Le site officiel le prouve d'ailleurs : Deutsche Post DHL.

Grossièrement, un gros paquet de colis est récupéré de tous les États-Unis par DHL et expédié d'un bloc en Allemagne... puis le circuit postal reprend ses droits pour ces colis postaux à faible valeur ajoutée (comparés aux livraisons express), notamment les échanges habituels entre postes allemandes et françaises.

Trente ans, mais sûrement que dans les années 1970, les paquets timbrés ou étiquettés à la main auraient peut-être attirés davantage de philatélistes.

Merci Laurent dont je signale l'intérêt, entre autres, pour les empreintes françaises de machine à affranchir contemporaines, une étude qui paraît un peu aride quand on approche des kilos d'enveloppes sans timbres-papier frappées de rouge ou de bleu.

dimanche 25 juillet 2010

Stanley Gibbons : du journal à la compilation DVD

En cette année 2010, Stanley Gibbons cumule le centenaire de l'avènement du roi George V et la sortie prochaine de l'intégralité de ses magazines sous forme électronique.

Commémorer en créant le désir par la découverte : au Festival of Stamps de mai dernier, l'éditeur philatélique britannique a publié une reproduction du numéro de Stanley Gibbons' Monthly Journal de juillet 1911, celui évoquant le couronnement du roi et l'émission des premiers timbres de son règne.

Pour quatre-vingt-dix-neuf pence, la lecture du - d'après les critères actuels de la presse - fascicule est un formidable moment de Philatélie. J'emploie ici la capitale car ce n'est pas galvaudé : le style est lisible tout en étant plein ; nous sommes dans la connaissance philatélique classique en cours de création (la série sur les timbres du Paraguay), voire de révision critique (les triangulaires du Cap de 1861).

Déjà, les mises à jour du catalogue sont annoncées dans le magazine.

Le joyau est l'article sur l'actualité philatélie de l'Australasie, très informé sur les émissions, les imprimeurs et le comportement des collectionneurs de l'hémisphère nord bien qu'écrit par un correspondant de Sydney.

Contrairement au credo contemporain, la limitation des illustrations au strict possible n'est pas un frein au plaisir de la lecture et de la compréhension.

Pendant le salon londonien, une conférence de presse fut organisée avec la présence de Hugh Jefferies, le grand manitou de Stanley Gibbons, et Ann-Marie Halligan, responsable de l'édition de la grande nouveauté liée à la redécouverte de ces anciennes publications.

L'ensemble des magazines que Stanley Gibbons a publié de 1890 à 2009 disponible sur cinq DVD. Démonstration similaire à celle présentée dans une des salles de conférence du Business Design Center :



L'achat en multi-licence pour les associations et bibliothèques est prévu (écrire à ahalligan at stanleygibbons dot co dot uk - remplacer ce qu'il faut par @ et . ). L'investissement pour l'utilisateur unique de 199,95 livres sterling.

Il pourra être opportunément complété par les archives de The London Philatelist 1892-2005, publication de la Royal Philatelic Society London pour 180 livres.

jeudi 22 juillet 2010

Posta dolorosa

La Poste est sur son chemin de croix : dénoncez-nous ! Frappez-nous de récriminations ! Ne soyez pas content !

Plaignez-vous !, semble être le nouveau slogan de l'entreprise.

Françoise Eslinger l'avait dit aux représentants de la Fed Fse Des Assoc Philat : qu'ils lui écrivent tout ce qui ne va pas. Elle ne s'en vexerait pas... enfin, sauf si ça concerne spéculation, désir et frustration.

Ça vaut aussi pour le service courrier, notamment dans la rurale Lozère, d'où le Midi libre rapporte des plaintes en pagaille. Dont une association sportive dont les missives locales postées deux semaines avant une compétition, parvenaient après ladite épreuve. Difficile de s'inscrire et d'y participer. Jusqu'à vingt jours pour une lettre économique...

La cause : le courrier intra-lozérien dévale toutes les Cévennes pour être trié au centre de tri régional de Montpellier-Fréjorgues, près de l'aéroport.

On imagine : routes sinueuses voire verglasées l'hiver, à descendre et remonter en une nuit. Donc un camion envoyé tôt sur la route, sans les sacs arrivés trop tard des villages plus proches des capitales rhônalpines et auvergnates que languedocienne.

Sauf que, habitués aux conditions générales de vente ?, ses plaintes ne sont pas adressées à La Poste, mais au journal local. « N’hésitez pas à déposer des réclamations en cas de problème », affirme une employée chargée des relations avec la presse.

On verra prochainement des articles de presse sur comment les guichetiers affrontent ses plaintes et quelles réponses sont renvoyées aux plaignants.

mercredi 21 juillet 2010

Ça vient de la droite ! Non, de la gauche !

Le φ-système n'est certainement pas menacé, mais bon, Eslinger doit en avoir les oreilles qui sifflent. Et puis, sait-on jamais, avec cette justice française si mystérieuse parfois...

Après les représentants de la Fed Fse Des Assoc Philat qui se rebellent sur une question de calendrier et sur les fameuses feuilles-anniversaires de l'imprimerie de Boulazac, voilà qu'un collectionneur amène cette vente spéciale devant la justice, charte nicoléenne à l'appui !

Entre le compte-rendu de sa prestation, sa légion d'honneur et ce procès, Françoise Eslinger devrait apparaître de nombreuses fois dans les magazines philatéliques de fin août.

Prochain épisode d'ailleurs : le 31 août 2010.

mardi 20 juillet 2010

Rosette... non, pas le collector lyonnais

Pendant qu'une l'accepte pour sa gestion d'un établissement scolaire et social privé (peut-être contre l'avis de nombreuses personnes), l'un la refuse et Le Monde rappelle des citations sur cette décoration galvaudée.

Jean Guillou, génie de l'orgue (j'en apprend tous les jours sans timbre-φ), la refuse alors qu'il est nommé sans le savoir... "J'ai découvert avec stupeur mon nom parmi la promotion du 14-Juillet. Non seulement je ne veux pas entrer dans quelque légion que ce soit, fût-elle d'honneur, mais je déteste l'arbitraire et ne peux pas imaginer cousiner avec des gens qui ne me plaisent pas. Je me suis toujours tenu éloigné des coteries d'opinions et parades médiatiques, a fortiori de tout système politique."
En voilà deux qui ne sont pas près de figurer dans le programme philatélique de France.



Note du jeudi vingt-sept août 2015 :
Le deuxième lien de cet article menait vers le blog d'un groupe souhaitant « sauver le foyer PTT de Cachan. » Cinq après, il semble que le centenaire de l'association ayant créé l'œuvre initiale sera bien célébré et que le conflit entre les acteurs de la première phrase a été résolu ou balayé sous un tapis par épuisement des parties ?

mercredi 30 juin 2010

La direction du Courrier voudrait-elle nous plaire ?

Pas d'espoir de revoir des noms de lieux sur les oblitérations actuelles de France, mais il y a quelques expérimentations de flammes... ici et là, de temps en temps. Il y eut un festival de bande dessinée, il me semble.

À quand une généralisation à la France continentale ?

dimanche 27 juin 2010

Eslinger fais son show... et se ramasse sur 4000 feuilles et une Fête du timbre

29 juin 2010 : pour des commentaires moins tragiloquesques et plus utiles aux collectionneurs actuels de timbres de France, voir Oh les timbres ! et Blog philatélie.

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Bernard Le Lann a mis en ligne la prestation annuelle d'Eslinger, régente de la φatélie φrançaise, devant un aréopage de présidents d'Assoc Philat, vaincus par la Charte... enfin c'est ce qu'elle croyait en arrivant.

Néanmoins, l'artiste a du métier devant la caméra désormais pour ne point humilier (2008...). Alors que le message presse amiénoise et défunt président était que le collectionneur doit choisir et ne pas acheter tout ce que dame Eslinger imprime, cette année, cette dernière affirme être fière d'être membre du « club des boucheurs de cases ». Adepte de l'achat de tout qui est émis...

La salle adore... même si c'est elle et ses membres qui payent la collosale année philatélique 2010, à laquelle une énième « parenthèse » vient d'être ajoutée.

Mon snobisme apprécie peu la courte suite, introduction folklorique, mais l'humour gras aide toujours à brosser une salle dans le sens du poil : parlons football et émission peu opportune avec auto-dérision de la star qui enchaîne sur la musculature des sportifs. Rendre jaloux la majorité du public, c'est se rendre désirable.

Les remerciements chartistes :
- comme vous vous êtes bien appropriés (preuves sur factures) les timbres personnalisés à haute valeur ajoutée,
- comme j'adore vos plaintes qui permettent de faire du service clients et de passer pour la gentille à La Poste [méchants ces guichetiers bancaires qui connaissent pas vos maigres et rémunérateurs besoins],
- comme ma marge est belle que je vais vous créer une carte de fidélité,
- comme vous adorez la France comme je l'aime [le porte-feuille ouvert donc] que je vais tout faire pour que vous puissiez rendre heureux Cloix en vendant encore plus de souvenirs,
- comme vous êtes si traditionnels que je vous sonde pour voir comment je peux transformer les points philatélie [en mini-carrés d'encre ?].

Et puis, c'est l'empathie avec son public : c'est la révolution ! Elle va pendre elle-même le dernier des directeurs de centre de tri modernisé avec les boyaux du dernier directeur du courrier (même s'il a visité les collections exposées). [J'en rajoute un peu trop là, non...] Bref, elle va s'occuper sérieusement du problème de la double oblitération qui défigure les plis philatéliques.

[Rappel : la Royal Mail a la solution depuis longtemps. Coûteuse certes, mais pour une clientèle si fidèle...]

Figure imposée de l'année : unanimité des juges. C'est du dix sur dix.


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Et puis, aïe, les figures librement choisies par les juges-inquisiteurs, pire qu'un correcteur du baccalauréat de philo.

À quand le retour du lieu de postage ou de tri sur le cachet oblitérateur ? ... Là, l'épée de la croisée reste dans son fourreau. Il y a visiblement des batailles perdues d'avance.

Voilà qu'arrive le méchant, le vicieux, le pervers, celui qui a l'esprit mal tourné, qui lit sûrement des blogs que la morale φatélique réprouve... et qui appuie sur la blessure avec son poignard qu'il tenait entre ses dents : dimanche midi pénurie ! et les provinciaux ? et les vils spéculateurs ? Hein, hein ?

De la distribution des fameuses feuilles des quarante ans de l'imprimerie de Boulazac ?

Le sujet-piège, étudié en toute fin d'année car le prof est en retard sur le programme. Celui sur lequel on fait l'impasse tout en préparant des réponses outrageantes en espérant qu'un mot remplacera une dissertation complète.

« Vous avez raison ».

...

Que va-t-elle annoncer ? Des excuses ? Un tirage complémentaire ? Tout le monde en aura ?

Arrêtez de rêver car Eslinger-version marchande est de retour : je ne fais pas d'argent puisque je les vends à la valeur faciale [4 x 40 euros...], l'opération était annoncée, les réservataires en auront quelque chose.

Le public est partagé. Ça commente fort.

Elle en rajoute une couche : elle refuse le mot « spéculation ». Elle a mis de l'« adrénaline » dans la φatélie. Elle a joué sur la « frustration » pour créer le « désir ».

Miracle du talent eslingérien : la majorité mâchiste est conquise. On l'applaudit.


Mais, las ! Elle en fait trop. Sur une remarque à propos des marchands de timbres qui se sont servis, resservis, familialement soutenus, etc., elle annonce qu'elle le sait, que tous nous pouvons faire passer nos cousins [tels des spéculateurs numismates à Monaco].


Le public ne la suit plus.

Elle redevient alors la Directrice, souriante certes mais ferme : ce salon me coûte cher.

On lui rétorque que ça coûte cher aussi au public présent [personnellement ou fédéralement ?].

Elle clôt le débat d'un « Il y a des problèmes beaucoup plus graves » assez maladroit devant les représentants des boucheurs de cases qu'elle glorifiait au début.


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Le ton a bien changé. Elle se venge sur un pauvre bougre qui ne se souvient plus de la date de la Fête du timbre 2011 : dernier week-end de février, on vous a dit !

Et elle enchaîne par une révélation qui met la salle en feu : en 2012, elle veut que ce soit le premier week-end d'octobre. Point final, fermez les bans, pas de débat, la Charte sous mon mouchoir.

Sifflés de la foule en colère. Intervention du président fédéral par intérim (qui croyait en avoir fini avec cette lourde et inattendue fonction).

L'artiste sent qu'il faut composer, que la victoire sera facile [c'est elle qui fournit les timbres pour les souvenirs lol]. Elle conclut généreusement : « Je ne demande pas un débat, je vous annonce que... », en 2012, ce sera entre fin septembre et début octobre. Elle leur accorde le droit de choisir lequel des trois week-ends.

Vive la Charte !


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Diplomatiquement, passons à deux/trois derniers intervenants plus consensuels, ceux qui ont compris qui est le maître de la Charte : oui, je vais redynamiser les bureaux temporaires lors des manifestations spéciales, oui, aidez-nous à trouver des idées d'illustrations pour la France comme j'aime.

Et le summum de l'élégance : oui, bien sûr, pas ce week-end de septembre quand les mairies font la fête du Patrimoine... le suivant ou celui que je veux en octobre :)


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And they live happily ever after... Vivement l'année prochaine.

samedi 26 juin 2010

Cloix président de la Fed Fse Des Assoc Philat

Il va y en avoir du charbon dans les chaussettes des associations qui ne vendent pas assez de souvenirs lors de la Fête du timbre ! En effet, le râleur1-chef du secteur vente de la Fête du timbre a été élu président de la Fed Fse Des Assoc Philat lors du congrès de cette dernière.

(Le nom de la fédération a certainement été raccourci lors du salon Planète timbres faute de ventes suffisantes fin février lol)

Certes, le rapport oral de 2010 fut optimiste (plus que l'écrit, merci PowerPoint), annonçant des aides et conseils pour vendre plus, et même des réponses positives à des demandes d'associations ! À l'écrit, c'est pelletées de charbon et coups de bâton : répondent pas correctement, vendent pas assez, dossier de presse trop tardif, où est la Banque postale, double oblitération des souvenirs postés, où sont les gosses, quoi la salle est pas gratuite !

Lors de son discours inaugural, le nouveau président de la Fed Fse Des Assoc Philat a annoncé rester dans la droite ligne de son défunt prédécesseur, donc vive la Charte, les programmes philatéliques pléthoriques et la vente de souvenirs !

1 : tiens, lors de la rédaction de cet article, la vidéo du rapport 2009 n'est plus accessible... Lecteurs membres d'une seule association, vous êtes priés d'adhérer à plusieurs associations, pour payer plusieurs fois le timbre fédéral et ainsi doper la bande passante et les mémoires du site de la Fed Fse Des Assoc Philat (ou le changement du lino).

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Deux bons points quand même : les projets informatiques de Bernard Le Lann sont intéressants et, une fois n'est pas coutume, un livre est publié avec l'aide de la fédération. Yvon Nouazé s'est ainsi attaqué aux machines d'oblitération récentes pour faire suite à son premier livre.

jeudi 24 juin 2010

États généraux : françaises solutions à tout.

Les philatélistes français savent bien, à grands tambourinages dans la presse spécialisée, que les états généraux sont le meilleur moyen d'améliorer une situation. Surtout si une charte est signée à la fin.

L'actuel règne présidentiel en tire les conséquences à tout bout de champ : pour l'outre-mer, pour la presse, pour les droits d'auteur, pour l'industrie, pour la restauration, pour l'enfance, etc.

Pour finir maintenant avec des états généraux du football.

Merci aux φlatélistes φrançais d'avoir servi de cobayes à la machine à endormir.

dimanche 20 juin 2010

London 2010 enrichit la bibliothèque

En lisant les différents témoignages de visites de Planète timbres de ce juin 2010 à Paris, j'ai vu beaucoup d'émissions, d'appréciations philatéliques (Do-mi-ni-que) ou négatives (une pétition) sur les quatre feuilles Mariannes de Boulazac, de marchands peu occupés mais craignant pire, d'acheteurs content d'avoir des allées aérées car vides, etc.

Mais rien sur la littérature philatélique. Pas même une couverture stylée collector inédite limitée d'un catalogue Yvert et Tellier 2011...

À Londres, de la Royal Mail aux magazines en passant par les associations, tout le milieu philatélique s'y est mis. Pas en cachette et à tous les prix.

À droite, pour moins de quatre livres sterling, Stanley Gibbons propose de découvrir un pionnier du système postal britannique, Ralph Allen. Avec, à un prix-cadeau, la réédition du numéro du magazine Gibbons de l'époque du sacre du roi George V (j'en reparlerai).

À gauche, la Royal Mail ne refourgait pas que des timbres et encore des timbres. Elle est aussi libraire à ses heures. Deux ouvrages de tailles et prix fort différents couvrant l'histoire philatélique et postale du règne du roi philatéliste. Le livret explique la création des timbres au portrait de profil qui remplacèrent les premiers fort critiqués alors.

Le gros à 20 livres est un nouvel opus du conservateur du British Postal Museum & Archives, Douglas Muir. Après les postes au temps de Rowland Hill, puis de la création philatélique à l'époque d'Arnold Machin, voilà l'histoire du Greater Post Office pendant le règne du roi George V.

Très lisible comme tout ouvrage philatélique britannique où le talent narratif permet de faire passer aisément des détails fort techniques. Cela se voit dans les cinquante premières pages de Discovering Seahorses de Bryan Kearsley, en-fin republié après un épuisement rapide du tirage de 2005. Le reste est constitué des grilles, tableaux et repères pour découvrir si votre timbre est le numéro 24A1546 à une livre de cote ou le fabuleux 24A1546.5 au triple. Mais, le tout est amené avec une écriture compréhensible, prenante et sourcée. Souvent vu au Royaume-Uni, rarement ailleurs.

L'éditeur, la Great Britain Philatelic Society, comme d'autres associations, disposait de sa table avec ses nombreuses publications où l'ensemble du Commonwealth dévoile ses charmes postaux sous vos yeux. Côté association, les prix sont forts : cinquante livres et plus, mais le contenu vaut la peine.

Ils n'ont pas eu mon argent, fort limité après les titres précédents, mais ils étaient là aussi : la librairie-matériel Vera Trinder (et j'ai bien dit librairie, pas on n'a qu'Yvert et Michel), la Royal Philatelic Society London, etc.

Bref, les trois quarts de mes dépenses philatéliques à Londres furent bibliophiles (sans avoir acheté un catalogue de cotation)... proportion que je ne pense pas atteindre dans un salon français.

jeudi 17 juin 2010

Taux de change monégasque à Londres

Pour voir, à Londres 2010, j'ai acheté le timbre ASCAT émis par l'Office des émissions de timbres-poste de Monaco.

Sur le sujet du timbre : William H. Gross, homme d'affaires, collectionneur à ses heures et philanthrope généreux. Dès qu'il a achevé son fantasme de complétude d'une collection, il la revend au bénéfice d'organisations humanitaires. L'année dernière, il fut récompensé par l'Association internationale des éditeurs de catalogues et de publications philatélique.

Sur ma curiosité : au stand de l'OETP, le timbre d'un euro trente-cinq centimes me fut vendu une livre trente-cinq pence. À un euro treize, un euro trente la livre sterling, un petit bénéfice pour les faux frais londoniens et, certainement, éviter les frais de port transeuropéens à leurs clients.

Le stand se situait dans une salle carrée à l'étage complétant la grande halle et ses coursives. On y trouvait le second café du lieu, le comptoir de Post Office, Stamp & Coin Mart, Monaco, mais aussi l'Australie et quelques marchands de timbres.

mardi 15 juin 2010

La presse philatélique dans les salons

Voici un nouveau salon du timbre au Parc floral sans stand pour Timbres magazine. Alors (je retrouverai un numéro où ce fut dit), il fut dit qu'il n'y avait pas assez de visiteurs tout au long des dix jours pour justifier la dépense du stand, du personnel et du stock déplacé. Néanmoins, ils sont toujours présents au Salon d'automne, et certainement que ses principaux dirigeants sont visibles dans les allées ce juin.

L'Écho, toujours en travaux sur le web, quête certainement de nouveaux abonnés avec un stand plus commercial que philatélique. S'il n'a pas été rattaché au stand - très grand - de la maison-mère, Yvert.

La Fed Fse Des Assoc Philat (ah, ils ont décidément bien fait de signer la Charte) doit distribuer gratuitement sa Philatélie française aux débutants et futurs adhérents d'Assocs Philats.


De l'autre côté de la Manche, au Festival of Stamps 2010, du 8 au 15 mai dernier, les trois principaux magazines sont bien présents, même si c'est sur un strapontin.

Au plus simple : Gibbons Stamp Monthly se réfugiait évidemment quelque part dans le stand Stanley Gibbons. Nous y reviendrons dans un prochain article. Hugh Jefferies, son rédacteur- et vendeur-en-chef, était très disponible tous les jours un peu partout dans le salon.

Stamp & Coin Mart, celui du Collectors Club of Great Britain (sorte d'éditions Atlas locales), présentait bien avec une charmante dame. Elle ne forçait pas la main à l'abonnement, invitant déjà à acheter à prix réduit les trois derniers numéros. Une livre sterling au lieu de 3,10 pour voir, c'est pas mal.

Elle proposait également un tirage au sort dont le premier prix sera la visite de Bletchley Park, le centre de cryptographie, un des lieux secrets de la Seconde Guerre mondiale - émission Britain Alone oblige.

Tirage au sort aussi pour Stamp Magazine, et une collection neuve des timbres du règne de George V.

Certainement que ce magazine-ci trouve lourd l'investissement financier pour être présent, mais ils y sont ! Même pas un stand coûteux : deux mètres carré de moquette, deux chaises, une table basse, des numéros-anniversaires à vendre, une urne. C'est petit, mais c'est juste devant la sortie :) Tout le monde y passe.


J'adore le sens commercial britannique.

dimanche 13 juin 2010

London 2010, un mois après

Enfin, quelques instants de libre pour raconter mes deux jours et demi à Londres du week-end de l'Ascension, jour, ô joie, qui n'est pas férié au Royaume-Uni.

La foule n'est donc pas au rendez-vous, mais les marchands ne paraissent pas s'en plaindre : le premier jour, samedi 8, férié lui, les a satisfait au plus haut point malgré un droit d'entrée de dix livres ce samedi-là pour étaler la foule sur le reste de la semaine. Ainsi, à un collectionneur déçu des deux seuls petits cartons de vieilles enveloppes à fouiller disponibles, un marchand lui demandait où il était quand elles étaient des milliers à être achetées par les premiers visiteurs.

Quand on voit les collectionneurs français qui râlent pour l'euro d'entrée au Jardin floral... [note du soir : il paraît que c'est passé à cinq euros... À Londres, les parcs sont gigantesques et gratuits.]

Sinon, le reste de la semaine, entrée gratuite sous les arches du centre du design d'affaires, parc d'exposition contenant des bureaux d'entreprises de dessin industriel... jadis la halle agricole royale (repérer le vitrail en prenant l'escalator).

Dès l'attente très ensoleillé (décalage horaire oblige), le spectacle a commencé : le mini-bus affrêté par Stanley Gibbons arrive pour prendre des visiteurs souhaitant se rendre au magasin du Strand. Un taxi décoré comme un timbre victorien trône aussi sur le parvis de l'hôtel-centre de rencontres pour associations philatéliques, coup de publicité d'un marchand spécialisé dans le classique britannique.

Dedans, ambiance patriotique par les couleurs. Ambiance studieuse dès dix heures : distribution des sacs en tissu remplis de cadeaux de Stanley Gibbons. Du très commercial : catalogues de vente de l'éditeur, au très utile : petit carnet avec petit stylo et leur dragonne pour les porter autour du cou (une idée ou une adresse vous arrivent si vite dans ce genre de lieu).

Voire très prévenant : un morceau de chocolat au lait, de fort bonne taille. Avec, paraît-il, un jeu à la Willy Wonka.

Dans la grande halle, tout le monde est en place. Les cafés servent déjà, notamment, jeudi après-midi, les membres français de l'Académie, Jean-François Brun et Michèle Chauvet (si je ne me suis pas trompé dans les visages francophones aperçus).

Astuce de circulation : l'entrée s'effectue par les coursives du premier étage : il faut faire au moins un quart de tour pour atteindre les escaliers menant au centre du rez-de-chaussée. Et, pour la sortie, il faut passer sous la photographie ci-dessus et traverser encore une quinzaine de stands.

Vu de l'autre bout des coursives (remplies de marchands), c'est Royal Mail qui met l'ambiance avec ses deux grandes arches de timbres, son magasin, ses comptoirs et ses boîtes aux lettres (une par jour pour l'oblitération festivalière plus les deux premiers jours).

...

Oui, seulement deux premiers jours pour neuf jours d'exposition... Piètre parenthèse comparée à celle proposée par Dame Eslinger à ses fidèles clients.

Les comptoirs où la queue est gérée efficacement avec, toujours, du personnel suffisant et un service à l'écossaise efficace (le service des ventes philatéliques est installé à Édimbourg). Si vous achetez suffisamment, hop cadeau, un nouveau sac en tissu imprimé des timbres du programme des deux dernières années.

Gain de temps avec la partie en libre-service où vous pouvez prendre pochette des nouvelles émissions, cartes postales, produits philatéliques et para-philatéliques divers, ainsi que deux livres (!) philatéliques contant l'histoire philatélique et postale du règne de George V.

Il ne reste, à la caisse, qu'à pianoter ces premiers achats avant de passer aux demandes plus complexes d'autres timbres à l'unité, en coin, etc.

Grâce à l'arrivée en coursive, le couloir menant aux collections compétitives n'est pas difficile à trouver : vous longez les stands d'associations britanniques. Au coin, avant de revenir vers la gauche aux marchands, l'espace de la Royal Philatelic Society London annonce le couronnement de la connaissance philatélique... et, hop, à droite, le couloir et la grande salle.

La densité de panneaux est forte... le niveau de connaissances également. Le palmarès n'illustre certainement pas toute la qualité des philatélistes présents.

Juste avant la grande salle, un comptoir avec tabourets pour la compétition des ouvrages offerts à la lecture des visiteurs.

Le soleil se levant une heure plus tôt qu'à Paris (cinq heures !?), je fus vite sur le trottoir. Islington, le quartier du Business Design Center, est agréable à visiter à pied.

Ci-dessus, l'entrée des coulisses du centre.

Et, j'ai encore des choses à raconter sur ce festival des timbres.

samedi 12 juin 2010

Le LOL du jour : Eslinger... oui, encore !

Timbres prépersonnalisés pour grand public footeux, programme philatélique décidé par des enfants, deux cents euros de programme philatélique en dix jours = une parenthèse, le timbre-flash-code pour ceux qui détestaient déjà le code-barre des blocs récents...

voilà le programme de la Fédération fra... pardon, de sa maison-mère, φlalaposte, paru dans DirectMatin du vendredi 11 juin.

D'ailleurs la patronne de la FFAP s'adressera au congrès de celle-ci le 19 juin prochain. Un grand moment de rire en perspective.

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Sur un thème proche : la multiplication des invitations pour entrer gratuitement au Salon du timbre me font hurler de rire.

Explication : l'euro d'entrée est l'euro d'entrée dans le Parc floral de Paris qui permet à celui-ci de se financer. Actuellement, la partie espace floral entretenu me paraît plus nécessaire que les quelques centaines d'euros de nouveautés philatéliques françaises.

[mise à jour encore plus risible du dimanche soir suivant : cinq euros désormais le parc floral... Toujours aussi risible : les organisateurs choisissent de ses lieux et sans sponsor. Le chocolat de Stanley Gibbons au Business Design Center était gratuit, lui :p ]

D'ailleurs, le soleil montpelliérain sur le retour ne me fait pas regretter le sprint parisien que je ne fais pas.

mercredi 2 juin 2010

London 2010 : Post Office, l'anti-φl@poste

Alors que notre cher service national du timbre-poste continue à faire tourner sa machine à timbres, même quand celle-ci est en crise, le Post Office britannique ne sait toujours pas quel profit il pourrait tirer des collectionneurs o.O???

Une des empreintes d'affranchissement délivrées au comptoir du Post Office.
Il fallait demander le deuxième échelon pour la France pour y avoir droit,
sinon la consigne était de mettre un Machin habituel.

Ian Billings de Norvic Philatelics et Julia Lee de Stamp Magazine, rencontrés sur place, m'ont confirmé que l'entreprise des bureaux de poste s'est tardivement décidé à prendre un stand à l'exposition internationale qui a eu lieu du 8 au 15 mai dernier.

Pourtant, outre des timbres-poste, elle dispose dans ses bureaux et ses comptoirs, installés dans des commerces de toute sorte, d'outils d'affranchissement qui commencent à s'intégrer à la philatélie britannique. Comme, ci-dessus, le nouveau support des empreintes de machines à affranchir ou Golden Machin label.

Ce support, remplaçant progressivement les blanches étiquettes Horizon, avait été testé au bureau - tout proche du Business Design Center - de Camden Street, il y a un an. Essai concluant puisque, depuis le 20 avril 2010, l'ensemble des bureaux de poste du pays de Galles les utilise, avec une extension progressive à l'ensemble du royaume.

Seule limite pour les collectionneurs : utilisée à partir des seconds échelons et recommandation, pas d'étiquette neuve disponible. L'employé les imprime et les colle lui-même. Sous mon nez, il commit d'ailleurs une erreur en imprimant le support. Il lui fallut imprimer deux tickets de caisse et fixer deux agrafes sur l'étiquette neuve au dos maculé avant de pouvoir reprendre normalement l'opération avec une nouvelle étiquette. Pas de fuite... Je pense qu'outre-Manche celui qui présenterait un exemplaire neuf se verrait accuser de vol ou de recel par le Post Office.

Cette mise en place de ces étiquettes étant réalisé sans tambour, ni trompette, y compris au Festival of Stamps de Londres. Le Post Office était installé dans une salle complémentaire où on avait pu placer quelques administrations postales (et le café), certainement à moindre coût pour elles que dans la grande halle où se trouvaient les marchands ravis.

Et, pourtant, ce ne sont pas les clients qui manquaient, d'après le grand nombre de visites de l'équipe technique, recensées par Ian, pour soutenir le pauvre distributeur de timbres (ci-dessus) qui a crié pitié à plusieurs reprises.

Mon courrier fut oblitéré au centre de tri de Mount Pleasant, à Londres,
plus au sud du Business Design Center en suivant l'avenue.

Les timbres de ce distributeur, généralisés depuis octobre 2008, portait l'approprié code bureau "2010".

φl@poste, elle, ne se fera certainement pas prier, comme d'habitude, pour installer tout son toutim au Salon du timbre de ce mois-ci. Le toutim-φlatélique comme le toutim-φnancièrement rentable, ainsi que le toutim-en cachette.

dimanche 30 mai 2010

Séb dans "La Tâche d'Astérix"

Retour sur une erreur grossière de ma part, en décembre dernier. Le timbre ci-dessus me faisait dire que le timbre Astérix était différent selon qu'il provenait d'une feuille ou d'un bloc. En cause le trait blanc à gauche du X.

Le fautif sur enveloppe
(dans son état naturel avant découpe : troisième illustration, à droite)

La cause : déjà peu préoccupé de φlatélie φrançaise, j'ai commis une erreur de méthode en ne ressortant pas le deuxième bloc acheté par collectionnite pour le confronter à celui scanné et destiné à l'usage postal.

Le trait blanc n'apparaît que sur ce dernier. Vu trop rapidement et d'après l'accumulation de mini-surprises, j'ai pensé automatiquement que c'était une marque de droits d'auteur rendue illisible par les dimensions d'impression en héliogravure.

Le fragment de lettre que j'ai pu récupérer : vive les non-philatélistes !

Jusque là rien de grave : une bêtise écrise sur mon modeste blog... passe inaperçu. Jusqu'à ce que le signale à Alain, l'éditeur du cd-rom-catalogue-gestionnaire de collection Philatélix, alors que celui-ci cherche à bouger les cases et résoudre les énigmes avant sa prochaine parution. Le 24 mai, je lui communique l'adresse de mon précédent article.

Sauf que Franc.K, spécialiste de carnets de France, n'est pas d'accord avec moi. Ce que je découvre aujourd'hui et me met dans le doute.

Le montage des scans d'un de mes timbres de feuille et du timbre de bloc.

Immédiatement, remémoration de cet après-midi de décembre, après un passage au point philatélie de Montpellier... lequel des deux blocs ai-je scanné ? Celui dans mon classeur a-t-il le trait blanc ? Non, il ne l'a pas.

Puis, ce trait, d'où provient-il ? Imprimerie, éraflure entre l'imprimerie et le scan, vitre de scanner particulièrement sale, pouvoir télékinésique me permettant d'influencer la numérisation d'un timbre ?

Et là, souvenir de mon retour anglo-italien du 24 mai : un ami parisien à qui j'avais envoyé un ouvrage m'a, comme d'habitude, rendu les timbres que j'avais collés. 2,22 euro d'affranchissement, ça pesait lourd, mais en jonglant avec un 0,54 euro resté de côté (oh, une de Cheffer), ça faisait joli.

Fragment d'enveloppe rendu au retour de Londres et sur lequel j'avais utilisé l'Astérix du bloc, pensant avoir ainsi un exemplaire oblitéré pendant le neuf dort sur une étagère.

À la loupe : pas des lettres, mais bien un trait désormais recouvert d'un peu d'encre de l'oblitération à son extrémité supérieure. Au toucher, pas de relief.


Mes excuses pour ma bêtise : tous les timbres Astérix de 2009 sont identiques. Ma punition : j'arrête les timbres de France !

...

Comment ça : déjà fait ?

^^'

Ah oui, c'est vrai :|

Ma punition : relire tous les livres et magazines philatéliques chez moi jusqu'à retrouver comment ce trait a pu apparaître sur une rotative héliogravure.