mercredi 31 décembre 2008

2008... ...2009

Depuis décembre 2006, m'intrigue la gestion du calendrier d'émissions par les services philatéliques pendant les dernières semaines de l'année en cours.

Souvenez-vous, le 1er décembre 2006, l'Office des émissions de timbres-poste de Monaco (OETP) émettait plus de la moitié de son programme philatélique de 2007, reconnaissable au millésime imprimé. L'année suivante, deux émissions de 2008 sont émises en octobre et décembre 2007. Cette année encore, deux triptyques sur les explorations arctiques et un timbre de 2009 sont émis le mois précédent janvier 2009.

Côté français, généralement, c'est un calme presque aoûtien qui s'installe après le Salon d'automne. L'émetteur français serait-il repu quant son confrère monégasque a encore fringale ?


En décembre 2006, Monaco avait comme prétexte une exposition internationale et, certainement, d'avoir été pris par surprise par les changements de tarifs de La Poste, le 1er octobre précédent. L'OETP n'émet en effet pas de valeurs inférieures à 0,50 euro et dispose de quasiment un timbre par tarif postal de base (exemple). On peut imaginer la gêne des clients d'avoir à passer systématiquement par le guichet pour obtenir des timbres de machines de quelques centimes.

En décembre 2007 et 2008, ce sont des événements de janvier 2009 qui peuvent excuser l'émission précipitée : l'annuel festival du cirque et une visite princière en Antarctique. Mais, ces choses se prévoient d'avance, non ? Même avec les délais imposés par l'imprimerie Phil@poste, l'OETP doit quand même savoir quand elle va les émettre et imprimer le bon millésime sur ces timbres.


Donc, mon esprit paranoïaque dès qu'il s'agit d'avoir confiance dans un service philatélique a échaffaudé une hypothèse : la cote.

En effet, parmi les quelques modes circulant parmi les collectionneurs, les exposants de collection et leurs jurys, il y a celle du timbre utilisé pendant sa période d'émission. Mode institutionnalisée quand Dallay a commencé à préciser des cotes pour des oblitérés au tarif pendant sa période de vente.

Comme tout le monde n'a pas forcément son Dallay(-Maury coucou) en permanence à porter de main pour vérifier dates d'émission et cotes, certainement que certains acheteurs confrontent sommairement millésime du timbre et mois-année d'oblitération pour juger l'enveloppe à acheter.

À ce jeu-là, les timbres émis en fin d'année sortent perdants : moins de chances d'être utilisés pendant l'année de leur millésime, plus de chances d'être crus utilisé hors-délai. Et, inconsciemment, les collectionneurs et beaux affranchisseurs achètent-ils moins ?


Voilà mon hypothèse du calme philatélique français de mi-novembre au premier week-end de janvier (faut pas exagérer non plus) et de l'émission en avance de son programme philatélique à Monaco.

mardi 30 décembre 2008

France 2008...

Petit jeu de fin d'année : que reste-t-il à dire du programme philatélique de France, en fin de compte, sorti des fiches de base livrés par les magazines français chaque mois ?


Les amateurs d'usage courant ont été régalés dans leurs recherches sur l'impression philatélique en France au début du XXIe siècle : les dernières valeurs de la Marianne des Français et l'arrivée de la Marianne de Nicolas ont fourni de nouveau de quoi comprendre le fonctionnement de Phil@poste Boulazac, l'imprimerie de La Poste.

Le Megaloceros de la série Nature était à remarquer pour le courrier vers l'Union européenne : c'est le seul timbre de 0,65 euro, émis cette année. La valeur 0,55 euro monte une première marche du podium aussi haute qu'un gratte-ciel face aux quelques timbres de 0,85 euro qui se montrent grâce aux émissions conjointes. Les timbres artistiques affranchirent quelques lettres pesantes au régime intérieur.

Le hors-programme pour les états-généraux de la Méditerranée, voulus par notre souverain en juillet 2008, a permis à un blogueur-enquêteur de montrer l'envers du décor de Phil@poste, dans Timbres magazine et sur le Blog philatélie. Je remercie cependant La Poste d'informer ainsi les Gardois du danger potentiel de la montée des eaux marines.

Et, innovation toujours. Car, que sont l'encre thermo-sensible, les découpes novatrices, les timbres à gratter quand vous bénéficiez des premiers timbres officiellement émis uniquement par correspondance. Quel cirque !


Si, j'ajoute le monde fermé des Philatélistes (ceux avec un grand P), je dirai l'ingratitude du jury du Grand Prix de l'art philatélique (dont je ne connais toujours pas la composition...) à l'égard du timbre sur les bibliothèques sonores créé par Valérie Besser, un sujet social pourtant important qu'elle a affronté. Personnellement, quant je vois le cinquantenaire de la Constitution de 1958, sans compter nombre de photographies d'agence transposées en timbres sans âme (à l'exception du carnet Vacances)...

Heureusement, pour un autre timbre sur l'histoire de France, l'inspiration était avec le dessinateur pour rappeler la Grande Guerre. Merci Patrice Serres.

Parlons donc artistes. Les émissions conjointes ont permis de découvrir les talents de pays lointains : Francis Back gravé par Jorge Peral pour la fondation de Québec et les paysages de madame Vu Kim Lien pour le Viêt Nam. Bien que je n'en sois pas amateur, le carnet Meilleurs vœux a permis à quatorze étudiants-artistes de s'illustrer sur le support désormais préféré de Phil@poste pour la vente au public.


Plus positif pour le monde philatéliste, le militantisme du philatéliste Raphaël Livnat qui permit l'émission conjointe entre la France et Israël, sur un thème aéropostal.


Pour finir, comme cadeau de son grand sondage-élection de timbres, Phil@poste évalue cette année de timbres à cent cinquante euros.

vendredi 26 décembre 2008

Natation synchronisée en Ouzbékistan

Je me demande souvent si certains timbres circulent vraiment dans les pays dont ils portent le nom. Une réponse d'Asie centrale avec une lettre d'Ouzbékistan.

Un centenaire sportif : celui de la Fédération internationale de natation, regroupant l'ensemble des sports d'eau nagée (et non ramée). J'imagine que la figure de natation synchronisée dont la photographie est reproduite sur le timbre de 450 sums (0,23 euro) est effectuée par l'équipe d'Ouzbékistan de la discipline.

Rien de plus sur cette émission : les catalogues en ligne de la poste nationale et celui déclaré au système de numérotation de l'AMDP n'étant pas à jour (de deux ans et demi pour le premier, de dix mois pour le second).

jeudi 25 décembre 2008

Vite, timbrons les champions

Avec les années 2000, les champions sportifs de l'année ont connu la timbrification rapide par les postes de leurs pays. Sans aller jusqu'au sprint des médailles d'or timbrés en Australie et en République populaire de Chine, les médias britanniques se demandent si la Royal Mail va timbrer le champion du monde 2008 de Formule 1, Lewis Hamilton.

Le sujet n'est pas frivole, voyez-vous, même dans un pays où seule la Famille royale apparaît vivante sur les timbres-poste. Tout d'abord parce que certains considèrent cette activité technologique coûteuse et polluante comme un sport. Ensuite, parce que l'idée n'est pas tellement venu des philatélistes, mais des médias généralistes. Enfin, avec les affiches de cinéma et les romans James Bond et Harry Potter, la Royal Mail a un peu...

Mais que répondre à BBC Radio Wales sur l'hypothèse d'un projet de timbre hors-programme en 2009 quand vous êtes le rédacteur-en-chef de Stamp Magazine ? Celui-ci, Guy Thomas, l'explique dans l'éditorial du numéro de janvier 2009 : principalement, profiter de ces trois minutes pour parler de la philatélie au plus grand nombre de Gallois.

À ce jour, aucune réponse de la Royal Mail.

La poste finlandaise a eu moins de scrupules avec le champion précédent, Kimi Räikkönnen.


Un bloc de deux timbres première classe (0,80 euro chacun) : le pilote heureux et sa voiture en course.

mercredi 24 décembre 2008

Transparence finlandaise

Voici la dernière sensation de la poste finlandaise, vendue au tarif de la lettre simple (0,80 euro, et non à plus de 3 euros comme les lenticulaires de France, d'Autriche, et autres timbres à encre thermo-sensible, mais je radote) .

Un timbre d'hiver transparent. Déjà, les timbres lenticulaires des champions de ski étaient assez peu épais.

Dans ce courrier reçu grâce à Postcrossing, je peux donc commander la carte postale à l'éditeur en lui fournissant le code-barres. Plus sérieusement, les plus astucieux des correspondants peuvent jouer sur le papier et leur talent artistique pour personnaliser à peu de frais ce timbre de saison.

Petit bémol d'après une réflexion récente sur un forum philatélique anglophone : les quelques timbres plastifiés ou en plastique n'empêchent-ils pas le recyclage des enveloppes sur lesquels ils sont collés. Mais, c'est un tout petit bémol : qui jetterait une enveloppe sans en avoir conservé le timbre pour soi-même ou un collectionneur ?

mardi 23 décembre 2008

Directement de l'imprimeur au client

Nouvelle vente sur offres jusqu'au 30 janvier 2009 chez Boule, la 91e. Nouveau catalogue expédié par l'imprimerie : l'Imprimerie graphique de l'ouest, à Le Poiré-sur-Vie, en Vendée.

dimanche 21 décembre 2008

Entier postal bientôt de saison

Offert par la multinationale du timbre neuf, Théodore Champion S.A., lors du dernier Salon d'automne 2008, à Paris :
un entier postal de Hong Kong, dégradé en spécimen. Couleur rouge, petit format, je dirai une enveloppe de vœu, voire pour envoyer des étrennes sous forme de billets de banque lors du Nouvel An chinois.

D'après le site d'Hongkong Post, trois dollars de valeur faciale = une lettre de format non standard de 50 à 100 grammes, jusqu'à 50 grammes vers la Chine populaire et Macao, ou alors jusqu'à 20 grammes pour l'étranger lointain. Ça ferait beaucoup de billets dans les deux premiers cas, mais comme je n'arrive pas à trouver d'informations sur les courriers recommandés...

mardi 16 décembre 2008

Les frères Negus

Neuf mois après son frère James, en février 2008, c'est la disparition de Ron Negus en novembre dernier qu'annonce Stamp Magazine dans son édition de janvier 2009.

James fut un spécialiste de l'édition et de la recherche bibliographique en philatélie, ainsi que des souvenirs philatéliques des expositions britanniques.

Ron a été l'organisateur des archives de la Royal Philatelic Society London, et devenu ainsi « archiviste honoraire ». Il collectionnait la Pologne.

Tous deux ont été des auteurs prolifiques pour la presse philatélique, généraliste comme spécialisée.

dimanche 14 décembre 2008

France : sondons

L'élection du timbre de l'année 2008 (anciennement les Cérès de la philatélie, mais ce titre devait faire trop philatéliquement culturel) est un moyen de voir où se dirige la France philatélique dans l'ère des états généraux grâce au sondage imposé au participant.

J'ai eu l'idée de faire les fonds d'écran alors que j'étais contraint de remplir pour la seconde fois le sondage. La première fois, je n'avais pas coché à certaines questions puisqu'aucune des réponses ne correspond à mon cas. Inquiétude donc.

Lisez bien... Ne manque-t-il pas un lieu traditionnel ? Où le collectionneur et le philatéliste sont accueillis avec égard ? Par du personnel qualifié de La Poste ?

Pas de point philatélie dans les réponses imposées...

Après vous être assuré des horaires réduits depuis le printemps 2008, allez vérifier l'âge de votre postier point-philatéliste préféré. S'il approche de la retraite, vous allez pouvoir vous tourner vers la vente par correspondance, anonyme, coûteuse en carton...

Si les horaires nouveaux ne vous conviennent pas (professionnellement par exemple), votre employé qualifié sera au bureau le plus proche. Sauf que la philatélie n'est pas un motif reconnu par la machine qui vous donnera votre numéro d'attente. Pas moyen donc d'avoir une relation commerciale garanti avec un employé connaisseur de philatélie et doté de patience avec les timbrés - pourtant rémunérateurs - que nous sommes.

Questionnaire d'après états généraux. Vous remarquez que vous êtes obligé d'avoir un avis pour chacune des questions. Personnellement, je n'en ai rien à faire des quatre innovations de 2008 (tiens, je croyais que la découpe originale datait des blocs Jardins en 2003...). Peu m'importe le nombre de timbres par carnet... j'achète ce qu'il me plaît de collectionner et de coller sur mon courrier.

Après la disparition des flammes illustrées et de l'origine sur les oblitérations, nous enterrerons donc bientôt les points philatélie avec des pelletées de timbres nombreux, innovants et commandés à distance.

samedi 13 décembre 2008

Trop froid, allons au Kenya

Bien frisquet aujourd'hui à Montpellier. Glacial ailleurs en France. Direction le Kenya !

Le lac Naivasha, au Kenya, est le sujet d'un timbre des colonies britanniques du Kenya, de l'Ouganda et du Tanganyika depuis mai 1935, pendant le règne de George V. Le 11 avril 1938, il est repris, comme les autres paysages de la série de 1935, avec l'effigie du roi George VI pour les valeurs de 10 pence, 1 shilling et 3 shillings.

Même si, le possédant, j'imagine qu'il doit coter les 30 pence que lui octroie le Stanley Gibbons Commonwealth Catalogue de 2008 (n°145 oblitéré ; 23 livres sterling neuf), il faudrait que je remette la main sur ce timbre pour vérifier tout de même qu'il ne bénéficie pas d'une des grosses cotes de ses sous-types apparus au cours des tirages successifs par De La Rue :
* -a : noir et brun de 1942 au lieu de noir et brun jaune : 30 pence aussi ;
* -ab : très visible variété de la montagne cassée (août 1948-juin 1949... oui, un catalogue donne aussi les dates d'impression connues des variétés) : 450 livres ;
* -ac : liée à la précédente, la montagne retouchée après juin 1949 : 275 livres, 1000 si neuf ;
* -aw : plus discret, le filigrane inversé à 2750 livres l'oblitéré ;
* -b : dentelé 13x12.5 en octobre 1949 au lieu de 13x11.75 double sa valeur : 60 pence ;
* -ba : l'impression en noir profond et brun avec une impression claire du 14 juin 1950 : 2,25 livres, 25 si neuf.

En comparaison, la version George V en noir et vert se contentait d'une variation de dentelure en 1936. Lucrative pour leurs possesseurs, surtout en neuf : 1300 livres.

Pour finir avec un timbre riche en surprise, il est réémis le premier février 1952 avec la mention « ROYAL VISIT / 1952 » pour annoncer le voyage de la princesse Elisabeth et de son mari, première étape d'un périple à destination des dominions d'Océanie. Le 6 février, le roi George VI meurt et le couple rejoint rapidement Londres.

vendredi 12 décembre 2008

Timbre de charité au Bahreïn

La carte postale dont est extrait ce fragment a été postée le 3 juillet 2006 au Bahreïn, accessoirement en pleine coupe du monde de football en Allemagne (sujet du timbre de droite).

Les deux timbres à l'effigie du roi Hamad bin Issa Al Khalifa constituent bien le tarif de la carte postale vers l'Europe : 150 fils, encor en vigueur en décembre 2008, d'après cette page du site du ministère du Transport. Pour mémoire : un dinar vaut mille fils, et 150 fils environ 0,30 euro aujourd'hui.

Le timbre du milieu a un rôle particulier : timbre de charité de 10 fils (moins de 2 eurocents). Obligatoire d'après ce blog, mais pour quelle œuvre ? Mystère philatélico-financier.

jeudi 11 décembre 2008

Scène de la philatélie quotidienne

Montpellier, un bureau de tabac-marchand de journaux du centre de la ville. Fin de cette matinée.

Outre sa drogue nicotine arôme tabac, une jeune femme demande dix timbres.

La buraliste demande si douze conviendraient, puis retrouve un carnet de dix. C'est des timbres, juste décorés avec des blagues.


Réponse gênée de la cliente : je veux bien des normaux. C'est pour mettre sur des enveloppes de demandes d'emploi.


Illustrations des timbres tirées du site de la Boutique du timbre de La Poste.

mardi 9 décembre 2008

Stanley Gibbons : braderie de fin d'année

Le marchand britannique Stanley Gibbons a toujours des promotions sous le bras. Depuis novembre, c'est le festival de la braderie, avec parfois des arguments...

10% d'office sur une partie du stock d'ouvrages philatéliques, d'albums, de classeurs et certains timbres-poste du Royaume-Uni et du Commonwealth. Non valable sur les frais de port par contre.

Catalogues en fin de série, avec nouvelle édition en approche = de bonnes occasions à faire si vous n'êtes pas un fanatique de la cote.

D'ailleurs, vaut mieux ne pas l'être en ces temps de variations des prix et des devises. Par exemple, Scott a augmenté ses cotes parfois plus pour suivre la déchéance du dollar ces dernières années que les prix du marché philatélique. Chez Gibbons, c'est la récente chute des cours de la livre sterling (qui s'éloigne un peu de son historique valeur de 10 francs français ou 1,5 euro) qui motive. Dans un mail du 20 novembre 2008 :


37 % de réduction pour les clients japonais de Stanley Gibbons ! 28% pour les Yankees et les Hongkongais ! 16% pour les Européens. Massive! comme diraient les jeunes British. Mais, nul besoin de faire la valse des étiquettes. C'est, au 20 novembre, la perte de valeur de la livre sterling.

Enfin, le gouvernement britannique vient de baisser la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour aider la consommation en cette période de crise économique auto-persuadée. Gibbons le rappelle pour faire passer la pilule à ses clients du marché domestique, mais en prévenant : attention, en janvier 2009, ils seront obligés d'augmenter les prix pour suivre l'inflation...

Polis et prévenants certes, mais toujours commerçants.

samedi 6 décembre 2008

Pas convaincu, mais ça fait un post

Les plus attentifs observateurs des soubre-sauts du milieu philatélique français se souviennent que, depuis début 2008, un des magazines mensuels français n'est plus disponible que par abonnement. Pendant les premiers moments, un abonnement court de six mois était disponible.

Je choisis celui-ci car le magazine ne me contentait qu'en partie, moins que son concurrent Timbres magazine, et les Britanniques Gibbons Stamp Monthly et Stamp Magazine. Donc, mon abonnement prendrait fin sans regret avec le numéro de septembre 2008 reçu à mon ancien adresse, et que La Poste fit suivre prestement.

Reste désormais à ce magazine à garder ses abonnés et en recruter de nouveaux. Pas gagné et coûteux, comme j'en suis l'exemple depuis juillet dernier.

Si mon déménagement ne m'en a pas fait égarer quelques-unes entre deux piles de documents, voici les affranchissements des courriers de relance.

21 juillet 2008 : Marianne des Français prioritaire rouge (0,55 euro) et montage à l'envers du timbre à date.

Courant septembre 2008 : écoulement de stocks de timbres en nouveaux francs, 3,50 francs = 0,53 euro (non prioritaire donc). Et, toujours du mal à placer correctement le timbre à date.

Le même mois de septembre, Marianne de Nicolas en roulette étale sa verte tristesse non prioritaire (0,50 euro) et timbre à date différent.

Ah ! ça bouge un peu, mais dans la même agglomération, sans changer de timbre.

Trois jours plus tard (laissez-moi le temps de vivre !), retour au vieux stock : 3,60 francs = 0,55 euro cette fois-ci grâce à l'arrondi. Mais, là, plus d'oblitération lisible. Secret défense sur le lieu de tri.


Soit pour quatre mois : 2,63 euros d'affranchissement plus les enveloppes, les feuilles imprimées et le personnel dédié.


Plus 1/11e de 45 euros (4,09 euro) puisque cette semaine, monsieur Gervais prend lui-même sa plume (dactylographiée) pour essayer de me convaincre. Ses arguments principaux - de mon point de vue ceux sur le contenu - sont dans le second paragraphe : « vous avez l'assurance de profiter dans les meilleurs délais d'une information exhaustive, de suivre l'actualité philatélique ». Rien d'autre sur le contenu éditorial.

J'ai lu le numéro. Intéressant en effet de revenir sur la dation Zoummeroff, mais un peu tardif pour un magazine qui prétend par son directeur de la publication suivre l'actualité. Une partie de la dation est exposée depuis septembre 2008 jusqu'au 31 décembre 2008 au musée de La Poste (voir blog de la SAMP ici et ). À un mois de la fin... Mais, j'arrive à la quatrième de couverture sans m'être intéressé à autre chose qu'à ce dossier quand, dans les trois autres titres cités précédemment, les arrêts et relectures sont plus nombreux, que ce soit dans l'actualité ou dans l'ancien.


Mais, vous pouvez continuer à m'envoyer du courrier. Ça fait toujours plaisir. Vous avez jusqu'à la fin de mon contrat de redirection de mon courrier pour me convaincre.

vendredi 5 décembre 2008

Légende et réalité de la Réunion

L'article dans Col.Fra se révèle être la bande-annonce d'un livre publié par Jean-François Brun et Benoît Chandanson, auteurs et marchands philatélistes.

Les Deux Premiers Timbres-poste de l'île de la Réunion annonce la couleur avec le sous-titre Légendes et réalité, légende que cherchait à déconstruire l'article d'octobre 2008.


Bonne lecture certainement.

dimanche 30 novembre 2008

Envoi avec précautions

J'ai acheté ce mois-ci Atout timbres (éd. Yvert et Gervais, 1,90 euro chez les marchands de journaux) pour voir ce qu'est devenu ce mensuel en papier-journal. Même si je ne le rachèterai pas bientôt, il se tient correctement, surtout pour les actualités et le dossier principal (ici, la Sabine).

Un mini-débat dans la rubrique courrier : le regret, par un lecteur, de l'abandon de l'affranchissement en timbres-poste des colis au profit des entiers postaux sous forme de boîtes à liasse Colissimo. Réponse de la rédaction : si les grosses valeurs faciales sont donc plus rares sur courrier, elles n'en seront que plus attractive pour les collectionneurs (j'imagine, idée de cote, de prix de revente, d'études recherchées et difficiles donc primables, etc.).

Soit.

Je commence alors cette quête. Lors du Salon d'automne au début de ce mois, j'ai laissé mes coordonnées à la maison Boule pour recevoir le catalogue de leur vente sur offres sur le Royaume-Uni et ses colonies d'octobre 2008.

Enveloppe plastifiée résistante aux postiers et à leurs machines. Le petite cadre en bas à gauche rappelant que déposé en courrier prioritaire, ça doit arriver prioritairement. Ce fut le cas : postée le 25, arrivée le 26, avec cachet à date manuel, s'il vous plaît. Ça se trouve encore, même dans un centre de tri moderne du Nord parisien.

(désolé pour la qualité du scan, distraction de ma part)

L'affranchissement utilise le stock ancien de timbres modernes. Celui-là même que de vieux collectionneurs et négociants d'aujourd'hui regrettent d'avoir acheté lors des émissions, croyant que les prix allaient s'envoler au fur et à mesure de la parution de catalogues optimistes.

Il est donc en nouveau franc : 3 x 4 francs Wasquehal de 1991 + 2,30 francs Appel du 18 juin de 1990 (âbimé dans la sacoche du facteur, toujours très pleine, obligation de productivité oblige) = 14,30 francs, soit 2,180020946 euros. Juste ce qu'il faut donc pour une lettre prioritaire de 100 à 250 grammes au régime intérieur.


À savoir ce que vaudra ce courrier affranchi de fortes valeurs faciales dans quelques années.

Financièrement, les acheteurs auront pour arguments :
* timbres trop vieux par rapport à leur dates de vente, même si leur capacité d'affranchissement est toujours admise ;
* timbres ayant subi un voyage mouvementé, alors qu'avec la mécanisation du tri, je vois souvent des dents de timbres gommés subir de rudes coups ;
* c'est de la complaisance philatélique : qui d'autres que nous utiliserait des timbres si vieux, voire même des timbres pour affranchir ce qu'une empreinte de machine peut faire plus vite.

Intellectuellement, elle rappelle :
* le problème des stocks de timbres-poste détenus par les professionnels de la philatélie ;
* confronté à d'autres enveloppes similaires, l'évolution du traitement de l'affranchissement et du tri du courrier dans le système postal français actuel.


Aller plus loin :
* à travers ses présentations, les réflexions de Vervelle sur les variétés sur courrier « nature », comprendre derrière lesquels la main du philatéliste n'est pour rien. Lectures appréciables car elle rappelle qu'il y a des histoires derrière les courriers que nous envoyons comme ce recommandé improbable, mais conséquence d'une mésaventure qui nous arrive à tous un jour ou l'autre ;
* quelques chiffres récents de l'activité de La Poste rapporté par Le Figaro et Pierre Jullien. D'où la compréhension que les points philatélie peuvent fermer, ça compensera toujours le chiffre d'affaires de quelques dizaines de milliers de courrier perdus.

samedi 29 novembre 2008

Plume et l'hiver philatélique

Il fait froid. En France en tout cas. Temps idéal pour ce timbre suisse émis pourtant juste avant le printemps, le 4 mars 2008.

Dans une pluie de flocons timbrés, le personnage est Lars, le petit ours polaire (Plume en version française), créé par Hans de Beer, auteur néerlandais qui a connu un grand succès dans les pays de langue allemande. Héros de la littérature jeunesse, il a connu le tapis rouge de la série animée télévisée et, par deux fois, du grand écran.

L'utilisation philatélique de personnages pour enfants est régulière avec l'acceptation de la bande dessinée comme art à part entière, notamment en Belgique depuis 1979. En France, Françoise Eslinger estime que ce choix est coûteux en droits à acheter pour l'émission Fête du timbre et pour attirer le même public de philatélistes adultes. Elle n'a pas tort et a demandé à la FFAP de choisir une nouvelle thématique en conséquence pour 2010. Mais, cela ne lui pose visiblement aucun problème pour le carnet Sourires, que je ne lui ai pas entendu dire ou lu dire qu'il coûtait cher à Phil@poste.

jeudi 27 novembre 2008

Il vole à l'envers

Amusant et discret, l'oiseau postal vole à l'envers au dos d'une lettre réexpédiée à ma nouvelle adresse.

mercredi 26 novembre 2008

Mais où vont-ils ?

Hier, mardi 25 novembre 2008, deux magazines achetés : Timbres magazine, c'était prévu, et un passager clandestin - allons découvrir le monde d'à-côté pour 2,50 euros - €uro pas cher, le « le magazine du Club français de la monnaie », un marchand de monnaies lié au Trésor du patrimoine. Les deux pris séparément ont peu en commun, mais à cause des fameux états généraux de la philatélie,...


Commençons par €uro pas cher. Pas cher en effet ce petit magazine. Tant mieux, vu les prix des monnaies et médailles proposées au lecteur du Club français de la monnaie... ils en ont besoin de leurs euros. Chaque page est, pour moi, la découverte d'un univers étrange. Je pensais naïvement que la Monnaie de Paris frappaient uniquement les sept pièces françaises d'un eurocent à deux euros et quelques pièces commémoratives de deux euros identiques en composition aux autres.

Un entretien avec le directeur de la Monnaie, Christophe Beaux, pages 4 à 9, cassent le mythe : plan social, produire le stock français revendu à l'État au plus juste (lecteurs, cessez de perdre vos centimes cuivrés, s'il vous plaît). Mais, la partie la plus ahurissante à venir pour moi est bien vite évoquée : retards du « programme numismatique » (l'expression est de moi).

Le feuilletage continue :
* des séries neuves de tout pays de l'Euroland en Belle Épreuve et Brillant Universel à prix supérieur à la faciale. Pourquoi pas ? Un numismate se jetterait par la fenêtre en voyant mon odieuse petite collection de pièces trouvées au petit bonheur la chance et brillamment ternes.
* des séries des anciennes monnaies des pays ayant adopté l'euro. Le prix se comprend mieux : elles ne circulent plus.

Mais aussi, des pièces aux valeurs faciales étranges (1 euro et demi) ou fortes (de 2 à 200 euros)... en métal précieux et vendu au prix de ce métal plus une rareté supposée, à moins que ce ne soit une qualité artistique puisque la couleur a fait son apparition sur ces pièces. Pièces parfois rectangulaires ou triangulaires. Et sur des thématiques incroyablement peu communes. Loin sont les commémorations de grands personnages de l'histoire.

Là, je médite : posséder de l'argent et de l'or rassure plus que des participations dans des entreprises cotées en bourse, soit. Autant posséder ces pièces : plus jolies, elles sont revendables une par une plus facilement et discrètement qu'un gros lingot. Même si je crois me souvenir des moqueries de marchands de monnaie et médailles adressées aux particuliers revendeurs, rappelant que ça vaut surtout le poids du métal et pas plus.

Mais, mon esprit bloque sur vendre plusieurs dizaines, voire centaines d'euros, une pièce dont la valeur faciale frappée est bien plus faibles... et que jamais personne n'utilisera pour cette valeur-là, même si vendue à la faciale.

Avant de revenir à la philatélie, je vous conseille la lecture de tels magazines numismatiques : il y a quand même des articles intéressants. Dans cet €uro pas cher n°15, sont présentés les pièces de Slovaquie qui devient membre de la zone euro le premier janvier prochain.



Revenons à nos moutons... à nos timbres dont la production et la commercialisation par Phil@poste a provoqué tant de remuements de papier que l'omni-président octroya des « états généraux de la philatélie » pour que les différents acteurs de cette passion et de ce commerce se mettent d'accord.

Il a déjà été remarqué ailleurs que le site de ce fameux colloque printanier a perdu ses feuilles, l'automne venu. Pour ce à quoi ce site a servi : peu de contributions postées... ou acceptées ? Une de celles les plus construites que j'ai pu y lire paraît avoir eu du succès : publicité du tirage par exemple. À quand les feuilles avec variétés faites exprès ? Autant émettre des timbres-loteries si c'est pour forcer la vente par feuille entière.


Le pire est pourtant à venir. Dans son éditorial de décembre 2008, Gauthier Toulemonde annonce que Timbres magazine va participer aux ateliers post-colloque (ce n'est pas ça le pire). Il reprend des extraits du prospectus distribué au Salon d'automne début novembre. Elle apprend que l'objectif est la signature d'une charte entre La Poste, la Fédération française des associations philatéliques et la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie. Qu'y aura-t-il dans la charte ? Pour le moment, plein de bonnes intentions vagues pour la nouvelle philatélie du XXIe siècle.

Cependant, vous pouvez déjà savoir à quoi pensent deux des futurs chartistes de la philatélie du siècle à peine né. Pour Phil@poste, il y a trois sortes de timbres désormais que dévoile le prospectus de novembre 2008, mais que l'omni-président dévoilait déjà un an auparavant... Les dés sont-ils donc déjà jetés ?

Sûrement quand je lis l'entretien donné par le président de la CNEP, André Borrey, page 15. D'après lui, (voilà le pire) seuls les « timbres officiels », définis par Phil@poste et Nicolas comme dentelés, gommés et choisis par le gouvernement, ont droit à la place au soleil des catalogues de cotations et des albums pré-imprimés qui vont avec. Le reste, ces timbres non officiels mais qui servent tout autant à affranchir du courrier (service rendu depuis 1840) doivent être relégués dans les fins de catalogues, leurs pages pré-imprimées vendues en cachette et à part aux honteux collectionneurs qui s'y intéressaient encore.


Voilà le bilan du colloque : il y a trop de timbres ? Mais, voyons, ces carnets autocollants : ce ne sont pas des timbres :-)


Première conclusion personnelle : ne vous plaignez pas si Phil@poste commence à vendre des timbres à un prix supérieur à la faciale comme la Monnaie de Paris qui doit être le fantasme du fonctionnement économique chez certains cadres de La Poste.

(hein, quoi ?

...Timbramoi IDtimbre Souvenirs...

ils le font déjà ! Rhôôô !)


Seconde conclusion : je continuerai à affranchir mon courrier avec tout timbre vendu à sa faciale utile qui me plaira, division officielle ou pas.


Troisième conclusion : où est mon Stanley Gibbons des colonies britanniques ? Oh, tiens, pour une petite fraction de la valeur faciale du programme philatélique de France, je peux m'offrir des études philatéliques spécialisées outre-Manche !


Conclusions appliquées depuis 1992 pour les timbres de France et 2006 pour le domaine philatélique britannique.

Bon courage à ceux qui veulent continuer à suivre les conséquences du colloque.

lundi 24 novembre 2008

Attirer les ados vers la poste

La Deutsche Post essaie d'attirer à elle une clientèle jeune, davantage habituée aux mails et sms qu'à la lettre manuscrite.

Cette publicité est parue dans l'hebdomadaire adolescent Bravo du 19 novembre 2008, sauvée de la poubelle d'une amie allemande. Elle promeut le site letternet.de.

Le visuel évoque une des trois activités proposées sur ce site : un test de questions à choix multiples pour déterminer quel être social êtes-vous ?

Plus pertinent car elle permet l'envoi de courrier, donc la vente d'affranchissement, la deuxième activité est l'adhésion à une communauté de correspondants du monde entier (le site est aussi en anglais).


La dernière partie est le piège commercial : présenter le « timbre par sms ». Vous envoyez un sms ou un appel au service qui vous renvoie un Handyporto, c'est-à-dire un code à inscrire sur le pli que vous pouvez poster sans rien ajouter d'autre.

Très moderne. Je voudrais trouver un de tel affranchissement pour voir si la Deutsche Post ajoute quelque chose.

Très cher également. Outre le prix du sms/appel, 85 eurocents pour la carte postale et 95 cents pour la lettre circulant en Allemagne. Prix avec timbre-poste ou en passant par le bureau de poste : 45 et 55... Tarifs normaux pas évoqués sur le site. C'est beau le moderne :)


Rappel :
* 16 décembre 2008 : voir aussi sur le Blog philatélie l'explication générale et un exemple de courrier.

dimanche 23 novembre 2008

Base de données du musée de La Poste

Un pas important pour la mise à disposition au public de sources et références philatéliques françaises a eu lieu cette semaine : l'ouverture d'une base de données accessible sur le site du musée de La Poste.

Les connaisseurs de la philatélie classique apprécieront beaucoup : reproductions de timbres, de blocs et de feuilles entières, des galvanos, etc. jusqu'à des objets de la vie du facteur et du bureau de poste.

J'attend avec impatience la numérisation et mise en ligne des archives.

vendredi 21 novembre 2008

Républicaines photocopies couleurs

Après Olivier et Dominique, mon avis sur le carnet des Visages de la cinquantenaire Cinquième République française, imprimé en héliogravure.

Au niveau « j'aime / j'aime pas », je me rapproche du second point de vue : j'ai eu l'impression de voir d'excellentes photocopies couleurs d'œuvres. Elles sont très fidèles, mais elles manquent de... relief ? Oui, je suis victime d'une addiction à la taille-douce ;)

Voici ce que devient la Marianne des Français sur ce premier jour d'utilisation (et posté deux jours plus tôt, le samedi du Salon d'automne, mais largement après la dernière levée du samedi 8 novembre). À l'imprimer en héliogravure, pourquoi ne pas aller au rouge uni, plutôt qu'à la photocopie des traits du graveur ?

Rouge qui est d'ailleurs différent du rouge originel. Question de méthode d'impression ou de dosage des encres ?

Pour la Marianne de Nicolas, quatre mois après son émission, c'est dommage pour ceux qui se réjouissaient qu'un graveur ait dessiné et gravé le dessin. Un diablotin souffle dans mon oreille gauche que ce carnet est un ballon d'essai pour remplacer la taille-douce par l'héliogravure pour les timbres d'usage courant, et ce, pour réduire encore et toujours les coûts ?

Coïncidence du courrier de fin d'année, j'ai reçu le même jour une demande de don pour un organisation non gouvernementale, qui fournit un entier « postreponse » au type de Nicolas. Je trouve le timbre sur l'entier plus agréable à l'œil - que je reconnais fort peu juge artistique.

Cependant, la déconstruction de ce carnet permet de redécouvrir les évolutions de l'impression des timbres-poste en France depuis la fin des années 1950, comme le fait Olivier sur les News du Phospho : le format des timbres d'usage courant a changé, le tri du courrier et les barres phosphorescentes également, etc. jusqu'au format des carnets : avec la capacité de douze timbres depuis 2007, Phil@poste émet ainsi un carnet exhaustif.

Deuxième compliment (il va geler ce week-end) : ce carnet sera toujours plus réussi que le timbre du cinquantenaire de la Constitution, émis un peu avant... dans un style philatélique qui arrive peu souvent depuis que je suis collectionneur (1988) à célébrer les institutions et moments importants de notre État... peut-être parce que personne n'y croit plus ?

mercredi 19 novembre 2008

Princesse Alice, chancelier

La princesse Alice, comtesse d'Athlone, était la fille du plus des fils de la reine Victoria. Née en 1883 et morte en 1981, elle est honorée par un des timbres de Trinité-et-Tobago, émis le 3 octobre 2008 pour le soixantième anniversaire de l'Université des Indes occidentales, dont une des antennes se trouvent dans ce pays. Alice fut le premier chancelier de l'université et ce n'est pas le premier.

De son vivant, en 1951, les États participant à la création de l'Université des Indes occidentales lancent une émission omnibus à deux timbres : les armoiries de l'université sur le premier, la nouvelle chancelier sur le second.

Pour cette paire, le catalogue Stanley Gibbons ne donne pas d'artiste. C'est apparemment le travail d'un des graveurs de l'imprimeur britannique Waterlow. L'effigie royale de George VI est remplacée par son monogramme.

Par ailleurs, une recherche Google m'a mené vers deux flammes oblitérantes de Jamaïque vers 1955 ( 1 et 2). Cet appel charitable par la princesse Alice est une conséquence des difficultés financières des premières années de l'université.


Cet article est une reprise de celui du 4 octobre 2008.

lundi 17 novembre 2008

À cheval

Après une série de cinq timbres pour le couronnement émise le 25 mai 1953 (une semaine avant la cérémonie à Londres) et deux timbres pour la visite royale de décembre 1953, la poste de Nouvelle-Zélande entame l'émission des trois types de la série d'usage courant à l'effigie de la reine Élisabeth II entre décembre 1953 et les premiers mois de 1954.

La jeune reine à cheval est le type pour les fortes valeurs faciales. Ici, celle qui cote le moins dans le catalogue Stanley Gibbons, le trois shillings (3/-) émis le premier mars 1953 avec les cinq et dix shillings. Un deux shillings six pence (2/6) les rejoint en juillet 1957.

C'est là que la liste des recherches à mener s'allonge désespérément :
* pourquoi l'émission du timbre de juillet 1957 ? Quels changements de tarifs ou comportement des usagers a nécessité de compléter les timbres au type des valeurs moyennes ?
* Stanley Gibbons donne pour auteur « J. Berry », certainement James Berry, artiste philatélique et numismatique. Une riche biographie de plus à reconstruire. Heureusement, il est reconnu pour les pièces de décimalisation néo-zélandaise de 1967 (£ -> $).
* l'uniforme est-il celui d'un des corps de l'armée néo-zélandaise ?
* Berry a-t-il travaillé à partir d'une photographie, du modèle ? Juchée sur un cheval impassible ou sur un cheval d'arçon ? Si le cheval fut vif, peut-on retracer son pedigree ?

L'hiver s'annonce occupé :)

samedi 15 novembre 2008

La Poste en campagne, automne 2008

La Poste entame une nouvelle campagne publicitaire dans les magazines grand public, avec pour slogan « La confiance donne de l'avance ». Soyez en avance, pensez que dans quelques années, le marché du courrier de moins de cinquante grammes s'ouvre à la concurrence. Bref, restez chez nous.

Voici le visuel qui parle le plus au client/usager quotidien, celui qui attend ses lettres intimes, ses factures et ses publicités spammiques et qui y a droit grâce au service postal universel. Ici, Lucie qui attendait avec impatience en ce 10 octobre des nouvelles de son petit ami ou copain de vacances, parti/reparti à Paris.

Facile de raconter le scénario puisque tout est sur l'enveloppe que tient la jeune femme... l'enveloppe qui sert à constituer l'oiseau postal en origami.

Elle a reçu la lettre le 10 octobre, car, triplement chanceuse, elle profite d'abord d'un service postal efficace : « 95 millions de plis livrés toutes les 24h[eures] » et le timbre à date indique la levée de 19 heures le 9 octobre au bureau de Paris-Bienvenüe (à vue de nez, celui du siège de La Poste). Sur combien ? jusqu'à quel poids ? Vraiment aussi pour les colis ?

Elle a droit, en plus, à une oblitération lisible : elle sait que son petit ami est bien à Paris. Avec les oblitérations codées, elle pourrait imaginer des choses et s'inquiéter : est-il vraiment à Paris ? Que fait-il dans ce département, innocente non philatéliste qu'elle est peut-être, ne sachant pas que le nouveau code n'est pas postal.

Surtout, son ami a renouvelé la légende de Rowland Hill : avant même qu'elle n'ouvre l'enveloppe, elle saura de qui vient le message (comme si une enveloppe grand format rose avec adresse au feutre rouge ne suffisaient pas, et je n'ose renifler le papier). Il a investi dans une feuille de Montimbramoi à son effigie. Mais qui dit à Lucie que le jeune homme n'utilise pas le même stratagème avec toutes ses conquêtes de par le vaste pays ? Voire même, doté d'une profonde poche à monnaie, de plusieurs feuilles avec une photographie différente selon la dulcinée destinatrice ?

Va-t-elle devoir errer sur eBay et Delcampe pour voir si le père ou le petit frère philatéliste d'une de ses concurrentes ne vend pas cette preuve d'amour philatélique aux enchères ?

mercredi 12 novembre 2008

Grand écart maritime

Rêvons un peu grâce aux timbres trouvés au Salon d'automne, alors que ladite saison, douce quoiqu'humide, semble bien installée sur le Languedoc.

Le Marion Dufresne va voguer entre les districts insulaires des Terres australes et antarctiques françaises. À son bord, en plus des scientifiques et du ravitaillement des bases, une enveloppe que je me suis auto-adressée.

Sur le décalage du orange sur cet exemplaire, il semble qu'une bonne partie du tirage soit affectée : voir celui présenté par Pierre Jullien.

Si le départ de la Réunion conviendrait certainement à mon épiderme et mon bronzage, ce timbre des États-Unis satisfait davantage dans la durée. Grâce à la valeur faciale du régime international, la poste états-unienne rappelle l'appartenance postale, même si politiquement amoindrie, d'îles caraïbes et pacifiques. L'année dernière, c'était Guam ; cette année, ce sont les îles Vierges qui présentent leurs plages de sable blanc, leurs eaux turquoises et leurs forêts luxuriantes.

Bientôt, il faudra se tourner vers nos établissements du Pacifique, quand les flocons menaçeront.

mardi 11 novembre 2008

Armistice de 1918

Demain, mercredi 12 novembre, sera émis le timbre commémoratif du quatre-vingt-dixième anniversaire de la signature de l'armistice du 11 novembre 1918, mettant fin aux combats de la Grande Guerre.

(site Actu timbrée de Phil@poste)

Et un timbre au symbolisme compréhensible du plus grand nombre après des essais de traitements qui ont brusqué certains (du caricaturiste de presse à l'affiche contemporaine, ou au rappel des souffrances égales des autres belligérants) : tricolore, scènes pendant et après les combats. Un travail de Patrice Serres, artiste issu de la bande dessinée.

lundi 10 novembre 2008

À quoi sert le public au Salon d'automne de Paris ?

...

Certes, à marcher plus aisément le reste de la semaine, après avoir vidé son porte-monnaie.

Non, je pensais aux deux prix remis au Salon d'automne pour lesquels le public est invité à admirer la profession décernait seule ses bienfaits.

Le Grand Prix de l'art philatélique français, d'outre-mer et du pays invité est décerné à plusieurs émissions philatéliques des douze mois précédents, lors d'un vote fin octobre, sans que l'on sache qui est présent, quel est le mode opératoire, etc. L'équilibre a été trouvé avec un prix du public lorsque Phil@poste a créé les Cérès de la philatélie déterminées selon le vote de ses clients par correspondance (dont je ne fais plus partie puisque, méchant, je refuse de commander quand mon point philatélie me suffit largement).

Restait aux visiteurs de Champerret l'exposition artistique réalisée par des auteurs de timbres sur un thème imposé : le prix Créaphil. Hélas, l'an dernier, un soupçon de bourrage d'urnes en faveur d'un concurrent a jeté l'oppobre sur cet odieux système démocratique et son urne non surveillée.

Solution : le prix René Cottet avec retour au vote oligarchique sans intervention du collectionneur philatéliste cracheur de monnaie...

C'est tellement moins cher et plus pratique que de poser l'urne sur le stand de la CNEP où une personne était toujours présente pour vendre 2 euros l'affiche du Salon et 5 euros la vignette pompeusement appelée bloc CNEP.

...

Que faites-vous encore là ? Vous n'avez pas des timbres à acheter au lieu de regarder ces peintures qui ne sont pas à vendre. De toute façon, votre avis sur la beauté, peu importe. Il y a un jury de professionnels pour ça.

dimanche 9 novembre 2008

De retour de Champerret

L'aller-retour fut bref, mais a permis de retrouver Paris et son ambiance si spéciale pendant 36 heures, dont trois consacrées à la philatélie, au Salon d'Automne de la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP).

Arrivé suffisamment tôt, ayant de bonnes jambes et surtout, une bonne vision du stand de La Poste, j'ai évité la perte de temps pour obtenir les timbres pour mon courrier. Le nouveau système de files a provoqué l'indignation de nombreuses personnes, presqu'autant que le nombre d'émissions... Chargé de s'assurer du calme de la zone postale et de signaler la file où était uniquement vendu les carnets de fin d'année aux visiteurs pressés des jours précédents, l'agent de sécurité parlait des « tickets du jour », faisant preuve de son inculture philatélique ou d'une pertinente clairvoyance :)

Le plan des lieux était étrange : un grand triangle isolé pour les administrations postales de France, d'outre-mer et d'Israël, philatélie invitée de ce Salon avec émission conjointe à la clé grâce à l'intervention du philatéliste Raphaël Livnat, d'après les remerciements de l'ambassade d'Israël en France. Malins, étaient-ce les entreprises et marchands ayant pris stand dans ce coin-là, dont Timbropresse, certainement le seul éditeur d'ouvrages présent (hors catalogues) ?

En ce samedi, ce n'était pas forcément évident. Les allées du grand carré habituel de la halle A de l'Espace Champerret étaient bien emplies comparées à celle du Salon de juin dernier, un mardi. J'ai, en dehors des timbres sur timbres polynésiens, réussi à tenir le mini-budget de cette année (je parlerai d'ouvrages britanniques achetés avant un de ces jours) avec quelques pièces de l'Empire britannique. J'ai esquivé l'achat du catalogue Maury (a.k.a. Dallay + Cérès +/- Rousso). Mon intégrale Dallay actuelle suffit largement à mes faibles besoins en philatélie de France et ses colonies, tourné que je suis vers le monde britannique.

Les diverses maisons présentaient leurs nombreuses ventes sur offres, tout comme les internationaux de Feldman et Spink leurs ventes aux enchères. Pour ces deux dernières, je trouve tristes leurs stands peu fréquentés malgré jolis tapis, beaux catalogues et personnels serviables. Le philatéliste française veut visiblement voir de suite, acheter de suite ou offrir en voyant sur pièce.

Comme d'habitude sur ce Salon, les quelques collections sont sur les côtés. Comme d'habitude à mes yeux, rien ne m'incite à aller les voir comme un article dans une revue le ferait. J'ai sûrement tort. Comment faire venir un nouveau public si le seul but est de leur vendre sans faire savoir ? Si même les collectionneurs et philatélistes venus exprès ne regardent pas les collections exposées ?

Dernière surprise : l'espace commun aux dédicaces et à l'association Art du timbre gravé était spacieux allant jusqu'aux murs d'enceinte d'un blanc immaculé. La philatélie française, négociants compris, continue à apprécier les artistes qui les nourrissent, matériellement pour les uns, spirituellement pour les autres.

vendredi 7 novembre 2008

Les feuilles du Salon d'automne tombent

J'y serai demain samedi 8 novembre 2008 ; des blogueurs ont fait l'inauguration et ont livré leurs impressions sur les quelques « événements » créés par Phil@poste et Maury, Rousso & Co. pour profiter de l'afflux de collectionneurs et de philatélistes à l'Espace Champerret, Paris 17e jusqu'à dimanche.

Le carnet de célébration des anciens types d'usage courant de France de 1958 à la Marianne de Nicolas version héliogravure, lire les News de Phospho et le Blog philatélie.

Sur le nouveau méga-combo ultra hit Maury featuring Dallay and Ceres guest starring Armand Rousso, de qualité visiblement : lire Ma Philatélie par Vervelle (qui donne la masse du tout), le Blog philatélie et les News du Phospho.

Sur les premiers résultats du Colloque-buffet... pardon les États généraux de la philatélie, résultats déjà annoncés dans l'invitation de l'omni-président : lire les News de Phospho et relire Nicolas chez le Blog.

Parmi leurs témoignages, des confirmations sur mon besoin d'arriver tôt pour accéder vite au bureau de poste et acheter les quelques nouveautés que je souhaite pour mon courrier (oui, avec un point philatélie qui ferme à 13h00 à Montpellier...). Et une surprise sur ce que pourrait faire Aude Ben-Moha, si son éditeur-patron d'Amiens l'écoutait davantage1. J'espère voir. Pour le moment, c'est l'abonnement à L'Écho de la timbrologie en moins dans mon budget, messieurs Yvert et Gervais2.

Notes :
1 : lire les dernières lignes après les photographies du repas.
2 : et merci dans votre prochaine relance de proposer des cadeaux pertinents. Une boîte de charcuterie...

mardi 4 novembre 2008

En relisant les publicités

La publicité, quoiqu'envahissante et parfois abusive, révèle parfois des perles de création graphique ou de documentation utile au client potentiel.

Ainsi, en relisant le numéro de septembre 2008 de Timbres magazine, page 18, j'ai découvert, grâce à la maison d'enchères Spink, un document d'avril 1840 présentant aux maîtres des postes d'Écosse les nouveaux moyens de paiement du port, utilisables à partir du mois du 6 mai suivant.

Le texte décrit ces nouveaux moyens postaux ainsi : « stamped Covers and Envelopes » et « adhesive Labels », c'est-à-dire les entiers postaux illustrés par William Mulready et les deux premiers timbres-poste à l'effigie de la reine Victoria (1 penny et 2 pence).

L'introduction du cachet oblitérateur est rappelée : la croix rouge doit être frappée sur Britannia pour les entiers et sur chacun des timbres d'une lettre, en plus du cachet à date sur le reste du pli. On note ainsi presque tous les sens du mot stamp en anglais dans cette lettre, nom commun comme verbe.

Pourquoi seulement d'Écosse ? Une recherche Google qui a de fort possibles lacunes permet de retrouver le Secrétaire Edward S. Lees dans une transcription de la liste des témoins appelés à se prononcer sur la réforme postale proposée par Rowland Hill et la fiche de l'almanach des postes de 1841 des postes conservées par la National Library of Australia. Tous deux décrivent Lees comme le Secretary to Post-Office of Scotland. Division administrative habituelle au Royaume-Uni : Angleterre et Pays de Galles ensemble, Écosse et Irlande unis au royaume d'Angleterre, mais avec un traitement spécifique.


Une transcription du document est disponible sur le site Wikisource. N'oubliez pas de citer vos sources.

lundi 3 novembre 2008

Oblitération sans fin bilingue tunisienne

Postée le 27 juillet 1961, cette lettre entre deux entreprises d'assurance part du bureau de Thameur, à Tunis. Situé certainement sur l'avenue Habib Thameur, du nom d'un des hommes politiques tunisiens ayant participé à la lutte pour l'indépendance.

Le timbre de 30 millimes représente le président Bourguiba d'après la photographie officielle en costume de cérémonie. La tenue autant que la gravure du timbre rappelle la France ; le timbre est peut-être issu d'une commande au bureau de la coopération française, le BEPTOM, puisque gravé par Jules Piel d'après le site Timbres-poste de Tunisie.

L'oblitération est bilingue en comprenant en alternance un cachet dateur en alphabet latin et un cachet dateur en alphabet arabe. Ce que La Poste tunisienne perpétue encore de nos jours.


Mise à jour, 4 novembre 2008 :
Pour les marcophiles en quête de sujets d'étude et d'enquête, Yvon Nouazé me signale que la machine à empreinte continue (période de six centimètres environ) est encore à identifier, et est également connue au Liban, au maroc et en Guadeloupe.

samedi 1 novembre 2008

Leçon d'histoire efficace

1981 : l'évolution du Canada, depuis la province-colonie britannique jusqu'à la Confédération en 1949.

Évidemment, aujourd'hui, il faudrait un timbre et une carte pour montrer le Nunavut, territoire créé pour accorder plus d'autonomie aux communautés indigènes du Grand Nord.

Simple, scolaire. Parfois, il ne faut pas grand chose.

vendredi 31 octobre 2008

Qui cherche trouve

Il y a encore des erreurs à corriger dans les ouvrages généraux de la philatélie. Les introductions des catalogues sur la Réunion vont devoir s'amender suite aux fouilles de Benoît Chandanson dans les Archives départementales de l'île.

Négociant et auteur spécialiste de la Réunion, Chandanson vient de trouver une lettre du directeur local des postes à son homologue de l'Intérieur qui permettrait (conditionnel le temps que les critiques étudient la nouvelle thèse) d'affiner le tirage que les catalogues Yvert et Dallay (2006-2007, page 293) estiment, sans trop citer de références ou de sources, à 7 500 exemplaires des premiers timbres de la Réunion à usage local.


Référence du document retrouvé : Lettre du 16 février 1852, cote 6P123, Archives départementales de La Réunion. Le fond P correspond aux documents antérieurs à la départementalisation de 1946 regroupant les archives liées aux « Finances. Cadastre. Postes. Etablissements de crédit ».

Publication de la thèse : Benoît Chandanson, « Réunion 1 et 2 : chiffres de tirage(s) ? », ColFra n°394, octobre 2008.


Deux idées :
* aller voir aux Archives départementales les plus proches ce qu'il peut y avoir sur les postes dans les archives préfectorales et municipales (exemple que l'on doit pouvoir y retrouver) ;
* même si certains ne trouvent pas ça joli, voire envahissant, multiplier les notes infra-paginales permet de savoir quelles sont les références employées pour chaque affirmation d'importance et de constater celles à prendre avec des pincettes. Bref, faire savoir.

mardi 28 octobre 2008

De saison

Défouloir

Trop d'information aujourd'hui, donc mon esprit s'emmêle et, en philatélique maniaque, ramène tout à la collection et l'étude des timbres-poste, pendant que notre omni-président se lance, à Rethel, dans « un programme très classique et prévisible de la dépense publique pour résoudre la crise ». À moins que le député UMP Mariton ne parle, dans Le Figaro, en effet d'« un Obama hyper keynésien ». Quatrième et dernier sourire ironique sur mon visage depuis le début de la journée.


Le premier est d'entendre sur France Info un reportage qui redonne espoir dans le football professionnel. Là, c'est la première femme à arbitrer un match de deuxième division en France, Sabine Bonnin, ne serait-ce que pour la seconde mi-temps au cours de laquelle l'arbitre titulaire avait besoin de repos.

Madame Bonnin est d'ailleurs une employée de La Poste. Hourra ! Pile pour le soutien de La Poste aux arbitres de football qui nous a valu un timbre rond au début de ce mois d'octobre.

Sauf que...

... le journaliste conclut malicieusement : la postière a du prendre un jour de congé sans solde pour assurer son entraînement et sa présence en tant que suppléante pour ce match. Ouch!


Le second, ce sont nos fort utiles parlementaires qui me l'ont donné : ils ont réussi leur opération de lobbying. Ils ont sauvé...

... L'économie mondiale ?
Pas trop d'enthousiasme, svp.

... La veuve et l'orphelin ?
Je parle de policards, là.

... Un chaton sur un arbre?

... le numéro de département sur le nouveau modèle de plaques d'immatriculation des bagnoles1. Quelle réussite ! Je n'attendais que ça pour sauver la France, sa Marseillaise sifflée et ses futurs chômeurs. Ça rendrait presque l'omni-président crédible.

Et là, souvenir d'histoire postale : pourquoi les parlementaires n'iraient pas assourdir les dirigeants de La Poste pour les faire revenir sur la disparition du numéro départemental des oblitérations ? Et, à y être, le nom du département ?

Ceux qui ont de la mémoire se souviennent, entre plusieurs piques contre ces râleurs de collectionneurs, de la promesse de Françoise Eslinger de parler de ce problème-là à ses collègues. Réussira-t-elle sans être parlementaire ?


Le troisième permet, en plus, de moquer un peu tous les acteurs de la philatélie française. Le sourire commence avec l'annonce sur le Blog philatélie du retour de l'entier postal gratuit du musée de La Poste, pourvu que vous visitiez Paris. Il semble que le précédent a fait scandale : il fallait visiter le musée pour l'avoir. Là, ce serait pire : le tirage est réduit de moitié... Le musée voudrait profiter de la venue de collectionneurs de province au Salon d'automne...

Le sourire devient rire quand je lis le blog officiel de l'exposition : ils narguent les collectionneurs LOL, comme Eslinger s'amusant avec le jugement des mêmes collectionneurs qu'il y a trop d'émissions.


Morale de ma journée que j'ai signalée sur Les News du Phospho dont l'auteur s'étonnait de la ressemblance du payant magazine de nouveautés de La Poste avec les sections Nouveautés des magazines philatéliques français. Il serait temps que les associations de collectionneurs et de philatélistes et la presse philatélique séparent leurs objectifs de ceux de La Poste. Elle a des buts, que je n'apprécie pas forcément, mais que seul le refus d'achat et le lobbying2 pourraient influer.

Que soit pris l'exemple britannique où les associations/cercles/sociétés étudient ce qu'elles veulent comme elles veulent (et pas nécessairement, pour la période contemporaine, comme la Royal Mail veut leur vendre) et chacun des deux magazines britanniques a un homme chargé de suivre l'apparition des nouveautés inattendues (couvertures de carnets, etc.) et leur impression. Bref, d'écrire en permanence l'histoire philatélique et postale sans réciter les post-it postaux.


Comme nous sommes en France, j'imagine qu'on va attendre une solution de notre néo-keynésien omni-présidentiel maître du Conseil européen.


1 : imitant ainsi leurs glorieux prédécesseurs de la IIIe qui avaient imposé aux postes, dans un but pédagogique, l'ajout du nom entier du département sur les cachets d'oblitération. Le numéro étant jugé insuffisant. Les temps changent...
2 : des collectionneurs sur les parlementaires sauveurs de numéro, s'entend.

lundi 27 octobre 2008

Dollar antarctique

La curiosité tue le chat, dit le proverbe. Moi, elle m'a coûté onze euros.

Hier, au Salon des collectionneurs, à Montpellier, en parcourant les classeurs d'un marchand de billets de banque, je découvre des billets en dollars antarctiques... bizarre. Les motifs mettent en avant les manchots, mais aussi, des signes de souveraineté et des cartes de revendications territoriales de certains États (la Norvège sur le billet que j'ai pu voir). Là, gros doute : ces revendications sont officiellement gelées et les pays présents en Antarctique les exposent peu sur timbres et billets pour éviter les plaintes de leurs voisins.

Sur les billets, un fil menant certainement aux origines :


Traduction : Retourner ce document par courrier au Bureau d'échange d'outre-mer de l'Antarctique Ltd., Boîte postale 61, Custer WA USA 98240 pour un remboursement d'un dollar des États-Unis, n'importe quand jusqu'au 31 décembre 2012 minuit.

... et c'est tout de même vendu parmi des billets de banque tout ce qu'il y a de plus officiellement émis.


Je prend deux billets des plus petites valeurs faciales... dont des plus petites valeurs de vente. Vous avez les images du One Dollar aux manchots, avec Croix du Sud et ce qui peut rappeler les drapeau de l'Argentine, mais pas le drapeau de la région revendiquée par cet État.

Une fois de retour à la maison, « Google est ton ami », dit-on.

C'est rapide : un site officiel et un article sur la Wikipédia en anglais. L'entreprise privée émet ainsi des billets de un à cent dollars, vendus et rendus à la valeur faciale (vous pouvez toutefois commander un spécimen de vingt dollars à moitié prix). Il est promis que 80 % des gains sont reversés à des opérations scientifiques en Antarctique. Les preuves sont à trouver, mais en effet, plus les collectionneurs polaires suivent, plus les gains peuvent être redistribués.

Un article critique est paru sur le site d'un billetophile australien (cliquer sur Articles, puis chercher le mot Antarctica). Ces billets sont classés comme une émission privée. Seulement, depuis la publication de cet article vers fin 2001-début 2002, rien n'est apparu sur le site de la « banque » sur l'utilisation bénéfique du fond ainsi acquis...

J'en suis pour un souvenir dans mes papiers. Vous, au moins, saurez quelle opinion vous faire face à ces billets.

dimanche 26 octobre 2008

Salon des collectionneurs à Montpellier

Ce dimanche 26 octobre 2008, le Cercle philatélique numismatique cartophile de Montpellier (CPNCM) organise un salon dans la salle des Rencontres de l'hôtel de ville de Montpellier.

L'affichage est suffisant pour les collectionneurs se dirigeant vers la mairie et le Polygone un dimanche où les deux lieux sont fermés au public. La banderole au logo municipal et à une vingtaine de mètres du flux des passants suffira-t-elle à faire venir de spontanés curieux sur une place commerçante supposée close un jour férié ? En tout cas, le fait était annoncé dans le quotidien et l'hebdomadaire régionaux. Toussaint Coppolani le listait dans sa lettre d'information. Mais, en concurrence avec un salon du manga dans la commune de Grabels voisine.

Pour l'ambiance, la mini-cafétéria est plus facilement accessible et honnête qu'en d'autres rendez-vous parisiens. Le nombre de marchands est plus limité, mais une quinzaine tout de même. Le mélange des collections m'a permis de faire quelques découvertes hors-philatélie, dont j'aurai l'occasion de reparler, une fois recherche et enquête menées.

Quant au Cercle philatélique numismatique cartophile de Montpellier, il se réunit régulièrement et par collection à la maison pour tous Marcel Pagnol de la route de Lavérune. Le lien précédent vers le site de monsieur Coppolani vous donne un moyen de contacter cette association.

Belle matinée très ensoleillée donc.

samedi 25 octobre 2008

John Hobson Nicholson, célébrité de l'île de Man

Le 1er août 2008, la poste de l'île de Man a émis dix timbres de 31 et 50 pence pour honorer dix membres notables de la communauté de cette île, possession du souverain britannique, et dont le mérite principal est écrit sur la fine bande colorée en haut de chaque timbre : mère de la musique manxoise, le dernier locuteur en langue mannoise, etc.


Celui qui m'occupe aujourd'hui est le cinquième de la première rangée : John Hobson Nicholson (1911-1988), un artiste autodidacte manxois qui réussit à se faire connaître en Grande-Bretagne. À partir de 1958, il dessine les signes de l'autonomie manxoise vis-à-vis du Royaume-Uni : billets de banque, pièces de monnaie et timbres-poste.

En 1958, comme les autres pays du Royaume-Uni et les possessions royales (les quatre pays de rugby/football et les îles Anglo-Normandes), l'île de Man obtient une émission du Post Office valable partout, mais portant le triquètre. Le cadre entourant la photographie de Dorothy Wilding est de Nicholson.

(idem)

Pour les billets, une émission précédente cette année en présente trois suffisamment récents pour être l'œuvre de Nicholson d'après le Presentation Pack. En 1961, il dessine ces billets après une loi rétablissant le monopole d'émission au gouvernement de l'île.

Biographie de l'artiste disponible sur le web sur le site du Manx National Heritage.