samedi 12 août 2017

Aucune trêve aoûtienne en Philatélie française

Tandis qu'en Europe de l'Ouest, la météo change constamment, passant d'un épisode Lucifer à de grands vents frais, voire des pluies traditionnelles chez les Britanniques - pas une critique négative, j'adore ce temps pour me reposer du climat méditerranéen l'été, les collectionneurs de timbres, les philatélistes et les services philatéliques et postaux continuent leur activité sans trêve.

Du trois au sept août : des médailles indonésiennes pour les jeunes philatélistes français.
À l'exposition internationale de Bandung, en Indonésie, la délégation française est repartie avec des médailles de belles couleurs : deux d'argent, trois de grand argent et quatre de vermeil en classes thématique et ouverte avec de la faune, des sports, mais aussi de grands repères historique (la Grande Guerre), géographique (New York), civique (le président de la République) ou familiaux (les jeux de société).

Et jusqu'au Grand Vermeil, prix spécial et meilleure collection jeunesse pour Tanguy Pron avec, en philatélie traditionnelle, la série des Coqs de Decaris.

À Bandung, a eu également lieu le congrès de la Fédération inter-asiatique de philatélie qui a choisi le lieu de son exposition de mars 2020 : Auckland en Nouvelle-Zélande d'après la nouvelle délivrée par un membre des forums StampBoards.com.

Le palmarès complet par ici avec beaucoup d'idées de collections sur des thèmes indonésiens et asiatiques, le palmarès français sur le site fédéral.

Quatre et cinq août : Oh, φl@πoste ! Et la trêve du mois d'août ?!!
Déjà que le programme des émissions de timbres-poste de France est long comme le bras d'une grue télécospique capable de poser le parafoudre d'un gratte-ciel émirati, et qu'il s'allonge au gré des demandes tardives ou macronistes : timbres Bazille pour une exposition de peinture presque finie ou Charcot pour aider l'animation d'une réunion philatélique, voilà que le service φl@télique français empiète sur la sacralité du mois d'août où rien ne doit se passer en France.
L'« intensité douce amère du chocolat », un des timbres de Cécile Gambini du carnet Le Goût, émis le samedi cinq août dernier (via Phil-Ouest.com).
Oh, un timbre sur le chocolat, magnifiquement décrit par l'illustratrice de livres jeunesse Cécile Gambini, dans sa version crue ou chocolat noir... Hmmm...

Et sans φ en plus !

...

Où est le piège ?

!!!

Non, mais non !!!

C'est quoi ces façons de faire ?! M'amadouer avec la « boisson des dieux » amérindiens - l'éléphant africain se marie néanmoins avec les médailles jeunesse évoquées à Bandung et Paris-Philex - pour me faire écrire des choses agréables sur les timbres actuels de France...

Aucun respect pour la trêve sans émission du mois d'août donc : Le Goût, un carnet de douze timbres autocollants à valeur d'usage Lettre verte (délivrance théorique en deux jours) émis le samedi cinq et un premier jour le vendredi trente-et-un pour les cinq cents ans du port et de la ville du Havre.

De toute façon, acheter des timbres de collection en août à Montpellier...

Lundi sept août : réouverture du bureau Préfecture à Montpellier.
Après quatre mois de travaux, le bureau historique à côté de la préfecture de l'Hérault a ouvert dans l'aménagement actuel des bureaux de L'Enseigne (le nom de la direction des bureaux à La Poste) : ouste et basta l'alignement de guichets polyvalent postaux et bancaires.

Désormais deux espaces carrés à chacune des entrées s'occupent exclusivement de l'un ou de l'autre, reliés par un couloir longeant les bureaux des conseillers financiers en rendez-vous. Côté postal, l'usager se dirige vers les machines à affranchir, la file des colis et recommandés à poster ou retirer, ou le guichet entreprise s'il est un professionnel inscrit.

Avantage vu dans mon bureau de quartier : si un des postiers en charge d'une de ces spécialisations est libre d'activité, il peut venir aider ses collègues. Inconvénient pour ceux qui ne connaissent pas ce système : ils ont une impression d'attendre longuement dans une seule file sans fin.

Petit inconvénient dont témoigne un membre de l'Association philatélique de Montpellier : si le bureau Préfecture, historiquement le guichet philatélique de la ville, a bien reçu le nouveau cachet oblitérant « Bureau philatélique », il semble qu'au milieu des travaux de reconditionnement de l'espace d'accueil, la relance des ventes philatéliques n'a pas encore été adressée.

Félicitons encore les postiers de Montpellier Préfecture, réels amis de la Philatélie, et qui respectent la quiétude φl@télique du mois d'août. Je promets : aucune ironie dans cette phrase.

Note : les collectionneurs de nouveautés doivent pouvoir encore se fournir aux deux bureaux qui ont relayé Préfecture pendant les travaux.

Mercredi huit et jeudi neuf : Séb à Perpignan.
Un jour et demi de pause venteuse dans la capitale de la Catalogne française et des éphémères rois de Majorque - et sans philatélie, donc je ne sais si le bureau principal de Perpignan est déjà équipé « Bureau philatélique ».
L'oblitération ROC, le point culminant de la promotion touristique depuis la disparition des flammes il y a dix ans... sauf à Monaco, Andorre et, parfois, en Corse.
L'histoire de la ville-frontière géopolitique rend la visite urbaine du centre passionnante : outre la maquette de Perpignan en ses remparts sous la porte Notre-Dame au Castillet, ne pas hésiter à visiter tous les musées et maisons ouvertes pour découvrir comment Perpignan a été embastionné jusqu'à sa véritable libération début vingtième.

Habitué au Montpellier très français : immeubles de pierre et béton clairs, Perpignan m'a évoqué une version Art déco des vieilles façades colorées de la Côte d'Azur anciennement italienne.

La notice de l'ancien évêché (et auparavant académie militaire) et le musée Hyacinthe-Rigaud - rouvert avec une passionnante exposition temporaire sur Pablo Picasso à Perpignan dans le contexte de ses mariages - racontent comment les nouvelles autorités françaises ont intégré les notables catalans à la société française dans les décennies suivant le traité des Pyrénées. Et comment un peintre perpignanais a posé sur la toile l'image du roi absolu pour la postérité.

Côté histoire postale, le petit bureau de la place de la République m'a dépanné de timbres de distributeur, ayant oublié mes vieux timbres, mais l'oblitération comme prévue est d'une tristesse ROCienne : 42618A-01...

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