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lundi 4 août 2025

Solidarité avec Blatten en Suisse

 Par courriel, hier dimanche trois août 2025, La Poste Suisse annonce la mise en vente d'un bloc de dix timbres de bienfaisance pour l'aide aux habitants victimes de l'effondrement du glacier du Birch, en mai 2025.

Le feuillet de dix timbres gommés mis en vente le vendredi premier août 2025 (boutique web de La Poste Suisse).

Les glaciers, des Alpes comme ailleurs dans le monde comme en Antarctique, sont victimes du changement climatique global d'origine humaine des dernières décennies. Alors que leur poids leur fond râclés la roche sur laquelle ils s'écoulent lentement, leur fonte suscite des ruisseaux d'eau liquide, pouvant entraîner un glissement plus ou moins brusque d'une partie du glacier.

Ainsi, le vingt-huit mai dernier, la quasi-totalité du village de Blatten et le hameau de Ried, dans le canton du Valais, sont ensevelis sous des tonnes de glaces, de roches et de terres.

Comme pour le timbre pour la lutte contre le coranavirus covid-19, en avril 2020, La Poste Suisse offre le franc et vingt centimes de l'affranchissement postal permis par ces timbres et l'acheteur paie la donation à la Croix-Rouge suisse de cinq francs suisses par timbres, soit quarante francs le bloc (environ 42,80 euro, soit 5,35 par timbre).

Cependant, ces événements géologiques - parfois accompagnés par une météorologie extrême, ici les températures et précipitations alpines - ne s'arrêteront pas avec ces dons et de beaux discours politiciens : en 2021, les fortes pluies ont provoqué un glissement de terrains plats, en Allemagne, d'une ampleur telle que je me demande si les médias d'information pensent encore à financer des reportages de suivi des lieux et des habitants.

Comment terraformer l'éboulement de Erftstadt et repérer d'autres régions menacées ?

Car une des caractéristiques du changement climatique en cours n'est pas s'il va faire chaud ou frais pendant nos congés, mais le passage d'un extrême à l'autre quelque soit le lieu, le temps et les habitants concernés.

Un timbre ne suffira sûrement pas à changer nos comportements.

samedi 9 octobre 2021

Postcrossing surprise de Guam

 Pendant cet automne du temps qui manque et de l'hiver qui arrive (traître soleil qui pénètre profondément le salon alors que les matins caillent), une surprise tropicale de l'océan Pacifique : une carte postale de Guam, territoire non incorporé mais organisé des États-Unis d'Amérique, au sud de l'archipel des Mariannes.

Le site d'échanges de correspondance par carte postale en aveugle Postcrossing considérant certains territoires comme des entités à part entière, j'ai donc reçu l'une des un peu moins de trois mille cartes envoyés par quarante-et-un Postcrosseurs depuis Guam.

L'île garde les traces de la Guerre du Pacifique contre l'Empire japonais (carte postale par Impact Photographics).

Merci à Leslie pour sa carte historique : un des canons de défense côtière installés par l'armée japonaise sur une crête dans la forêt de Guam. L'île fut conquise lors de l'offensive qui a immédiatement suivi l'attaque de Pearl Harbor, le sept décembre 1941, et ne put être libérée que pendant l'été 1944. La guerre devait encore durer une année de débarquement, île par île.

Mon correspondant a complété avec un historique de l'occupation de Guam par les Chamorro il y a quatre mille ans jusqu'à l'arrivée de l'explorateur Magellan le six mars 1521.

Deux des trois timbres sur la carte, oblitérés le vingt septembre 2021. Le timbre de bienfaisance en faveur des espèces en voie de disparition est évoqué sur ce blog le trente décembre 2015.

Côté timbre, les États-Unis ont eu une histoire assez simple pour leurs territoires américains et leur empire colonial d'îles et d'archipels devenu patchwork de territoires aux statuts variés : très tôt, la poste des États-Unis y est l'opérateur, y utilise les mêmes timbres-poste que dans les États fédérés.

Les territoires lointains des États-Unis font l'objet d'un timbre au tarif international de temps en temps, comme une plage de Guam en 2007.

Et donc, c'est le cachet à date qui signale l'origine. Oblitéré le vingt septembre 2021, la carte est arrivée dans ma boîte aux lettres le cinq octobre, probablement via les États-Unis continentaux.

Ainsi, un timbre de bienfaisance en faveur des espèces en voie de disparition et une image du Soleil, tous deux des Forever Stamps, timbre à validité permanente pour la lettre nationale de base. Un troisième timbre complète, dans un coin : un lapin à valeur de l'once additionnel, pour monter dans la gamme des tarifs.

...

Alors, si j'en crois le communiqué de l'American Philatelic Society suite à l'augmentation d'août 2021, le port réalisé est de deux foix cinquante-huit cents pour les deux timbres scannés et vingt cents pour l'once additionnel.

Soit un dollar trente-six cents, ce qui dépasse de six cents le tarif international de la lettre et carte postale internationale tous pays d'après les tarifs 2021 de l'United States Postal Service, soit environ un euro douze centimes d'après un site de conversion monétaire.

lundi 6 avril 2020

Nous sommes (bien) en guerre !

Si le champ lexical guerrier des politiciens et les souvenirs de la résistance britannique par la Reine, hier soir dimanche cinq avril 2020, ne suffisaient pas à marquer les esprits face à l'épidémie du covid-19, voilà une émission philatélique qui rappellera les années 1930 et 1940 aux collectionneurs.
Un franc suisse de faciale pour cinq francs de don !!! (La Poste Suisse).

Annoncé cet après-midi par La Poste Suisse pour émission immédiate, ce timbre de bienfaisance est vendu cinquante francs (environ quarante-sept euros) uniquement en feuillet de dix, dessiné par Alexandra Steiner de l'agence nulleins.

Oui, vous lisez bien : cinq francs de don pour un franc de faciale ! Avec une telle proportion, nous voilà revenu au temps des timbres français pour soutenir les intellectuels sous la Troisième République ou les mauvaises œuvres du maréchal Pétain pendant l'Occupation.
Le feuillet (boutique web de La Poste Suisse).
C'est tout de même pour la bonne cause. L'ensemble du produit de la vente sera reversé à deux associations : La Suisse Solidaire et la Croix-Rouge suisse dans le but d'aider ceux qui en ont immédiatement besoin pendant l'épidémie.

La Poste Suisse fait également un geste : l'affranchissement permis par chaque timbre est offert aux acheteurs. Un franc est le tarif intérieur prioritaire (y compris le Liechtenstein).

lundi 31 juillet 2017

Deuxième moitié de juillet 2017 en Philatélie

Quelques nouvelles variées.

Lundi dix-sept juillet : quarante ans pour l'académie hispanique de philatélie.
L'Académie royale hispanique de philatélie et d'histoire postale annonce la publication d'un recueil spécial d'articles pour marquer ses quarante années.

Son président Jesús Sitjà Prats propose un résumé du contenu très étendu dans le temps et l'espace.

Jeudi vingt-sept juillet : célébration de ses volontaires à la Royale.
Pour son exposition d'été, la Société philatélique royale de Londres a proposé aux participants du Monday Club et aux employés de sa bibliothèque de montrer une de leur collection de timbres ou d'histoire postale.

Le Club du lundi fut établi en 2001 quand le Bibliothécaire Philip Lindley-Sought requit l'aide des membres pour gérer les collections de livres et de périodiques de la Société - visitez-la !

L'exposition part de la collection thématique sur les chiens de la documentaliste professionnelle, Nicola Davies, modeste mais qui s'accroît régulièrement de tous les dons déposés sur son bureau par les membres.

En études de timbres : les timbres de Belgique par Ron Wood, la série courante héraldique de Finlande de 1954-1974 par Eric Keefe, les effigies royales de Roumanie par Philip Feakin, les timbres de Suisse imprimés par Karl Durheim de Berne en 1850 par Jonathan Cartwright. Mon petit plaisir six-georgien : la série d'usage courant de 1938 de Nouvelle-Zélande par Brian Stonestreet.

Plus exotique, géographiquement autant que philatéliquement, D. Gwynne Harris explique l'intérêt des empreintes de machines à affranchir du Soudan de 1951 à 1970.

En histoire postale, le Bibliothécaire Brian Palmer explique les marques sur les courriers britanniques à destination de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse avant l'Union postale universelle - je vais arriver à comprendre une collection de ce type d'ici... quelques années. Gregory Wynn se tournant vers la Scandinavie à partir du nœud postal de Hambourg.
Le passage du courrier de l'Allemagne à la Russie, illustration du Petit Journal du dix-sept décembre 1905 proposée par Marcus Sherwood-Jenkins pour le livret de l'exposition. On appréciera la condescendance de la légende : comme il y a cent ans... Un indice pour la Grande Guerre à venir ? (base Gallica de la Bibliothèque nationale de France)
Plus surprenants, dans l'ordre croissant de ma surprise : Prue Henderson présente les publicités françaises imprimées sur le courrier (avec les entreprises primées lors des expositions universelles parisiennes dans le livret de l'exposition). Eddie Spicer observe le catapultage d'hydravions chargés de courriers depuis des navires allemands dans l'Atlantique-Nord pendant l'entre-deux-guerres.

Enfin, histoire socio-postale - et prix SébPhilatélie du piquage de curiosité -, Marcus A. Sherwood-Jenkins plonge dans l'histoire des postiers russes et de leur travail de 1698 à 1917.

Vendredi ving-huit juillet : ouverture du Postal Museum à Londres.
Ça y est : après le dévoilement de son identité commerciale en février 2016, puis de sa date d'ouverture en juin dernier, Londres et le Royaume-Uni ont retrouvé un musée postal depuis vendredi dernier matin.

Trois tickets sont proposés pour visiter The Postal Museum. Le musée seul coûte dix livres sterling par adulte et est gratuit pour les moins de quinze ans ; les moins de huit ans peuvent être confié pour cinq livres à Sorted!, une crèche en forme de ville où le service postal est au cœur des activités.

Enfin, à partir du quatre septembre - pensez à réserver, pour quatorze livres cinquante pence par adulte et sept vingt-cinq par enfant, l'entrée du musée est complétée par Mail Rail : vingt minutes à bord d'un train parcourant et contant l'histoire de ce réseau de métro postal sous Londres, utilisé de décembre 1927 à mai 2003. Cela comprend l'accès à une exposition supplémentaire sur celui-ci.

Dommage cependant que, bien que la majeure partie de la communication du musée se concentre sur Mail Rail, cette attraction ne sera disponible au public qu'à partir du quatre septembre... sauf pour quelques familles ayant réservé très rapidement à l'ouverture des réservations qui ont pu en profiter le week-end passé et le week-end prochain.

N'hésitez pas à explorer les réseaux sociaux : de nombreuses photographies du musée circulent depuis une soirée spéciale à laquelle étaient conviés nombre journalistes et chroniqueurs internautiques.

Dimanche trente juillet : fin des timbres de bienfaisance néo-zélandais.
Lancé en 1929, la série des Children's Health stamps aura connu sa dernière émission en septembre 2016, a annoncé la poste noé-zélandaise dans une communication citée par le blog Commonwealth Stamp Opinion.
La statue londonienne de Peter Pan, le héros de l'enfance, sur un des deux timbres de 1945.
Raison invoquée - qui va rire jaune de nombreux collectionneurs de nouveautés - et que je résume lapidairement : moins de courrier posté = moins de timbres achetés = moins de timbres de bienfaisance achetés = une émission trop coûteuse à produire.

New Zealand Post annonce qu'elle continuera à soutenir Stand, l'association carétative qui employait les fonds levés pour des activités destinées aux enfants de cinq à douze ans.

Tels les émissions Croix-Rouge en France, Pro Juvente en Suisse, les timbres néo-zélandais pour la Santé des enfants peuvent faire l'objet d'une collection en eux-mêmes et accompagnent de nombreuses thématiques : les enfants de la famille royale, Peter Pan, les sports, l'alimentation, les animaux, etc.

Le site StampsNZ en propose la liste illustrée.

Jeudi sept septembre : trois timbres Postcrossing en Suisse.
Le jeudi sept septembre prochain, La Poste suisse émettra trois timbres sur le site d'échange de correspondance en aveugle par cartes postales, un par service (intérieur, Europe et monde).
Les trois timbres (blog de Postcrossing, vingt-huit juillet 2017).
Les illustrations amusantes de Max Spring résument bien le principe de Postcrossing, correspondent chacune au tarif et assureront la promotion de la Suisse dans le monde.

Par contre, un premier jour en milieu de semaine... Verra-t-on des voyages de postcrosseurs vers la confédération pour des emplois en masse de ces timbres sur les prochains échanges ? 

mercredi 30 décembre 2015

Un milliard d'exemplaires vendus pour le premier timbre à surtaxe des États-Unis

Le premier timbre des États-Unis vendu avec une surtaxe de bienfaisance a atteint le milliard d'exemplaires vendus depuis sa première émission, le vingt-neuf juillet 1998, rapporte le jour de Noël le Sacramento Bee citant la joie du docteur Ernie Bodai, une des personnes à l'initiative de l'action.

Deuxième joie, le Congrès a voté la prolongation de la vente du timbre, dont la surtaxe finance la recherche contre le cancer du sein, pour quatre ans jusqu'à fin 2019, loi signée par le Président Barack Obama ce mois de décembre.
La première version autocollante du timbre pour la recherche contre le cancer du sein (National Postal Museum).
En 1998, c'était la première fois que le pouvoir législatif autorisait l'émission d'un timbre à surtaxe (semi-postal en anglais) par l'United States Postal Service. Ethel Kessler a organisé une illustration mythologique de Whitney Sherman avec les slogans incitant à financer la lutte, trouver un remède.

L'initiative a été donc prolongée - au plaisir des philatélistes spécialistes des timbres d'usage courant ?

Trois autres causes ont eu droit à un timbre à surtaxe de bienfaisance et porte un signe « + » pour l'indiquer, résume le Musée postal national du Smithonian :
- Heroes en 2001, émis le sept juin 2002, pour aider les policiers, pompiers et urgentistes, et leurs familles, victimes lors de l'attentat du onze septembre 2001 contre le World Trade Center ;
- Stop Family Violence, à partir du onze octobre 2003, soutint le département de la Santé à lutter contre la violence au sein des familles ;
- enfin, et seul toujours en vente de ces trois, émis le vingt septembre 2011, Save Vanishing Species pour la protection des espèces animales menacées.

Complément du dimanche vingt-cinq juin 2017 :
Le vingt-trois juin, Linn's Stamp News a proposé un article de Michael Baadke qui fait le point sur les timbres de bienfaisance aux États-Unis.
L'en-tête de l'article de Michael Baadke reprenant le timbre pour la protection des espèces en voie de disparition (Linn's Stamp News, vingt-trois juin 2017).
D'elle-même, je comprend que les dirigeants de l'USPS ont introduit dans le règlement postal la possibilité d'émettre d'eux-mêmes des timbres de bienfaisance pour diverses causes. Vendus en parallèle de ceux autorisés par le Congrès (objets de l'article ci-dessus), il n'y en cependant qu'un en vente à la fois et ils seront limités à cinq timbres sur une période de dix années.

Au moment de l'article de Baadke, l'USPS est toujours en train d'évaluer quelle cause d'intérêt national mettre en valeur tandis que quelques élus à la Chambre des représentants s'animent autour de cette question, même si leurs propositions n'ont actuellement pas dépassé la case de l'étude en commission.

Le républicain réélu du Texas, Michael Burgess, a réintroduit une proposition de Loi clarifiant les timbres de bienfaisance : si votée, l'USPS perdrait cette nouvelle possibilité d'émission autonome, mais des organisations non gouvernementales pourraient en bénéficier.

Sinon, en fin d'article, quatre propositions de nouveau timbre décidé par le Congrès émanent des deux partis principaux. Enfin, un sénateur et un représentant républicains proposent de prolonger au-delà de 2018 le timbre pour la préservation des espèces en voie de disparition, émis depuis 2011.