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mercredi 19 février 2025

L'aérodrome rénové : le lieu du miracle d'Agaléga

 Situées à mille kilomètres au nord de Maurice, les deux îles d'Agaléga ont subi le passage du cyclone Chido dans la nuit du dix au onze décembre 2024 avant de dévaster Mayotte le quatorze sans qu'aucun bilan humain réel n'a encore été publié en France.

Enveloppe premier jour officielle de la poste mauricienne de l'émission sur deux nouveaux équipements d'Agaléga, du vingt-neuf février 2024. 

L'essentiel du bâti des deux îles, vingt-cinq kilomètres carrés au milieu de l'océan et reliées par une passe peu profonde a été balayé par le cyclone ; sûrement des dommages sur les plantations de cocotiers.

La chance des trois cents habitants a été la rénovation de l'aérodrome dont la piste datait de 1984-1985. En dégradation depuis la fin des années 1990, elle ne permettait plus l'arrivée et le départ des avions commerciaux, seulement des vols médicaux d'urgence.

Côté accès maritime, une jetée permet à de petites embarcations de débarquer passagers et marchandises... Beaucoup moins pratiques qu'un avion de fret. Ce mauvais mouillage et des finances britanniques post-impériales catastrophiques expliquent qu'Agaléga ne fut pas détaché de la colonie de Maurice pour la création du Territoire britannique de l'Océan Indien... qui hante encore la diplomatie londonienne (voir les actualité des Chagos et de Diego Garcia).

En 2015, Maurice s'est tournée vers l'Inde, puissance émergente, pour financer la rénovation de ces infrastructures excentrées, mais pouvant être utiles militairement à l'Inde - malgré une hostilité des habitants - population créole mêlant les descendants d'esclaves d'Afrique, de Madagascar et de Madras, d'affranchis du commerce comorien, etc... Comme les exilés chagossiens se méfiant autant du Royaume-Uni que des gouvernants de Maurice pour le respect de leur droit au retour.

Avec ce contrat indien, la piste fut allongée à trois kilomètres de long en béton avec tour de contrôle, aérogare et hangar pour avions. La jetée Saint James est allongée et modernisée pour le ravitaillement des navires.

Une aide au développement indienne a aussi permis la construction de nouveaux bâtiments collectifs, dont une bibliothèque publique et une salle mutli-usages... Ont-ils tenu face au cyclone ?

Je suppose que c'est l'aérogare à gauche (voire le hangar fermé) qui a sauvé la vie des habitants dont la quasi-totalité du bâti a été détruit par le cyclone Chido.


En tout cas, les habitants ont survécu, réfugiés dans la nouvelle aérogare, inaugurée le vingt-neuf février 2024 par les Premiers Ministres des deux pays.

L'événement est marqué par l'émission de deux timbres-poste, un par infrastructure, imprimés par Cartor, en deux panneaux de vingt-cinq.

L'enveloppe premier jour est également un outil diplomatique autant que ces deux timbres de l'amitié indo-mauricienne : la carte d'arrière-plan en bleus nomme en noir tous les territoires revendiqués par la République de Maurice, dont les îles Chagos (en cours de négociation avec Londres)... et, comme d'habitude, Tromelin, une île Éparse française.

Le Premier Ministre Seewoosagur Ramgoolam sur timbre de 2010.

D'après les tarifs postaux du premier juillet 2021 sur le site de Mauritius Post, le timbre de 16 MUR permet d'affranchir la lettre intérieure de moins de vingt grammes, la lettre de moins de vingt grammes de première classe vers Rodrigues (territoire mauricien mais avec tarifs spécifiques), ou un périodique mauricien de cent à deux cents cinquante grammes vers l'étranger en surface.

Étrangement, selon le pdf de 2021, le 25 MUR sert seulement à la recommandation intérieure, ou à l'avis de retour intérieur ou international. Il faut le compléter avec un à trois roupies pour atteindre des tarifs internationaux, notamment la lettre de première ou seconde classe pour l'Inde

(MUR = roupie de Maurice)

Mon correspondant a dû être large de quelques roupies avec ce timbre de cent, en hommage au Père de la Nation, Seewoosagur Ramgoolam (1900-1985), Chief Minister puis Premier Ministre de Maurice indépendante de 1961 à 1982. L'effigie est imprimée à l'or 22 carats.

L'enveloppe à bulles format A5 est envoyée par avion et oblitérée à l'aéroport international de Saint Louis. Au plus proche, il y a le tarif pour la zone 2 : vingt-huit roupies les cinq premiers grammes en première classe, avec 21 par dix grammes en sus.

Oblitérée le jeudi six février 2025, elle est arrivée dans ma boîte le jeudi suivant, sans recommandation, ni express.


Sur la philatélie et l'histoire postale d'Agaléga, relire l'article sur le blog Commonwealth Stamp Opinion du trente-et-un mai 2020.

mardi 31 décembre 2019

Bientôt beaucoup de timbres sur les Îles Éparses ?

Les Îles Éparses de l'océan Indien ont acquis une certaine notoriété philatélique depuis leur intégration en 2007 aux Terres australes et antarctiques françaises, au programme très local.

À la même période, les gouvernements français ont tenté de négocier avec Maurice et Madagascar une forme conjointe de gestion des zones économiques exclusives de ces îles... alors que ces deux États revendiquent ces terres isolées et que des parlementaires français se sont montrés très opposés.
Enveloppe premier jour de l'émission d'août 2019 : la carte rappelle que les revendications mauritiennes ne concernent pas seulement l'archipel des Chagos évoqué par les deux timbres.
Après la cartographie timbrée de décembre 2017 suite au vote à un vote à l'Assemblée générale des Nations unies en juin 2017, Maurice a récidivé le vingt-trois août 2019 grâce à la Cour internationale de justice.

Le vingt-cinq février 2019, celle-ci a prononcé un avis sur la manière dont le Royaume-Uni a procédé à la décolonisation de ses colonies de l'océan Indien. Elle estime que le fait d'avoir séparé, en 1965, l'archipel (peuplé) des Chagos de Maurice est illégal et que le gouvernement britannique doit mettre fin à sa possession de l'archipel, dont une île est louée aux États-Unis et constitue leur principale base entre Afrique et Asie.
Et, en novembre 2019, la France entre dans le jeu de la « guerre philatélique » avec ce timbre sur Tromelin au tarif international (via Phil-Ouest.com).
L'implication de cette décision peut aussi concernée à terme la France et ses îles inhabitées (sauf par des scientifiques et des militaires). Déjà, suite à leur choix distinct par deux référendums en 1974 et 1976, la séparation de Mayotte de l'archipel des Comores suscite des rappels comoriens au sein des institutions de l'Union africaine et des Nations unies.

Les philatélistes savent les nombreuses variations des limites coloniales françaises dans l'océan Indien : depuis une série par île jusqu'à l'inclusion des Comores au sein de Madagascar en 1912, avant leur séparation en 1950... Beaucoup de timbres aux noms de « pays philatéliques » variés.

Et les îles Éparses justement...

N'ont-elles pas été séparées opportunément avant le processus de décolonisation au détriment des nouveaux États de Madagascar et de Maurice ?
La une de La Gazette de la Grande Île du samedi sept décembre 2017, en pleine consultation sur les Îles Éparses à Madagascar (site web du journal).

Cela a justement fait l'actualité fin 2019 dans la Grande Île.

En 1979, l'Assemblée générale des Nations unies déclara arbitraire la séparation des îles Malagasy et de Tromelin de la colonie de Madagascar... Depuis, les problèmes de développement et de paix civile ont empêché Madagascar de poursuivre ses revendications.

Début décembre, pendant trois jours, une grande consultation a eu lieu sur ces îles. Le point de vue du journal La Gazette de la Grande Île est sans appel, dans son édition du sept décembre : « Ici c'est Madagascar » en réponse à la visite des îles Glorieuses par le Président de la République française en octobre dernier.

L'argumentaire ressemble à celui de Maurice pour Chagos et Tromelin : à l'époque coloniale, chacune des Éparses était incluse dans une des provinces de Madagascar. Et la proposition de cogestion sous souveraineté française lancée 1999 est rejetée.

Les gouvernements malgaches semblent plus prudents malgré l'intérêt pour les richesses minières aux marges maritimes de ces îles qui aideraient bien au développement.

Alors, d'ici juin 2020 et un possible aboutissement des négociations franco-malgaches, les premiers timbres de Madagascar sur les « îles Malagasy » et Tromelin ?

mardi 12 décembre 2017

Tromelin et Chagos, îles mauriciennes

Hier, lundi onze décembre 2017, la poste mauricienne a émis trois timbres sur les zones maritimes de la République de Maurice... qui devraient faire réagir les gouvernements britanniques et français, d'après un article d'hier du White Knight, l'auteur du Commonwealth Stamps Opinion, blog de suivi des émissions dans les pays membres du Commonwealth.
Carte des zones économiques exclusives, le territoire maritime de Maurice d'après elle-même (via Commonwealth Stamps Opinion).
Depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1968, l'État insulaire comprend également des dépendances isolées mais habitées, par nombre décroissant d'habitants : RodriguesAgalega (et son bureau de poste) et les écueils des Cargados Carajos.
Cartographie des fonds marins de l'archipel des Chagos (via Commonwealth Stamps Opinion). 
Cependant, le pays revendique également l'archipel des Chagos, constituant le Territoire britannique de l'Océan Indien depuis l'indépendance de Maurice et des Seychelles.

Sauf que les Français, anciens colonisateurs de Maurice, avaient également lancé des plantations à Diego Garcia administrées depuis celle qui s'appelait alors île de France avant de passer aux Britanniques en 1810... Pourquoi alors séparé Maurice et les Chagos peu avant l'indépendance ?

Surtout que c'est Maurice et les Seychelles qui ont dû accueillir l'essentiel des Chagossiens chassés par l'implantation de la base militaire états-unienne à Diego Garcia dans les années 1970... Une des dernières, mais encore active, épines coloniales du Royaume-Uni : les Chagossiens et leurs descendants réclamant un droit au retour.
Tromelin, ses dunes et sa piste d'aterrissage... et c'est tout (via Commonwealth Stamps Opinion).
Pour faire bon compte, rappeler aux expéditeurs mauritiens leur géographie et piétiner l'amitié française, un troisième timbre et le plus cher d'ailleurs montre le profil de l'île Tromelin, actuellement partie du district des Îles éparses des Terres australes et antarctiques françaises.

Comme les îles australes balayées par les vents et la Terre Adélie, quoique tropicale, Tromelin est inhabitée et n'accueille que le personnel militaire et scientifique minimal pour assurer la souveraineté française, maintenir une base météorologique et étudier l'environnement.

Pour Maurice, la version anglaise du traité de Paris de 1814 sous-entend que la dépendance tromelienne est passée sous contrôle britannique avec Maurice et les Seychelles ; et les actions britanniques jusqu'en 1951, puis françaises ensuite semblent indiquer le flou juridique de l'île.
Émission conjointe de 2014 sur la tortue verte, une des habitantes permanentes de Tromelin, avec timbres de France, TAAF et Maurice (scan de timbredujura.blogspot.fr).
Pourtant, l'amitié philatélique franco-mauricienne semblait bien se porter : émission conjointe en 2014 avec toutes les postes du secteur à l'occasion des Sixièmes Rencontres philatéliques de l'océan Indien, puis en 2015 pour le tricentenaire du débarquement des Français à Maurice.

Côté diplomatie, un accord de 2010 prévoit même la cogestion des eaux autour de Tromelin. Un accord adopté par le Sénat français en 2012, mais que l'Assemblée nationale refuse de considérer au débat en 2013 et en janvier 2017, plusieurs députés arguant de l'indivisibilité du territoire national et de la souveraineté de la France sur celui-ci - en approche du référendum d'auto-détermination néo-calédonien...

Ses timbres sont-ils un moyen de montrer l'impatience de Maurice envers les deux anciennes puissances coloniales ? Sûrement.

Maintenant, y aura-t-il réaction politicienne à Londres et Paris ?


Pour se procurer la série, je n'ai rien vu sur la boutique de Mauritius Post, mais un vendeur eBay basé à Maurice les propose.


Coïncidence des lectures, le mensuel britannique Gibbons Stamp Monthly a proposé ces deux dernières années des articles sur presque tous les territoires concernés par les revendications mauritiennes :
- en août 2016, Stephen Pendleton étudiait l'histoire postale de Tromelin et les timbres consacrés par le Service postal des TAAF depuis 2007 ;
- en janvier 2017, le même auteur approfondissait l'histoire du Territoire britannique de l'océan Indien (B.I.O.T.), les courriers qui ont pu en provenir et surtout les timbres évoquant leur importance avant la création tardive du territoire en 1965... Si tardive que Maurice accuse donc depuis le Royaume-Uni d'avoir voulu la priver de l'archipel des Chagos, stratégique en pleine Guerre froide.

samedi 25 juin 2016

Été historique et exotique français pour Gibbons Stamp Monthly

Les numéros datés juillet (déjà sorti) et d'août (prévu pour début juillet) du mensuel britannique Gibbons Stamp Monthly se tournent vers la France, son histoire commune avec les Britanniques, et son empire colonial.

Histoire postale commune : la Somme.
La série de six timbres du centenaire de 1916 dans la Grande Guerre, dont trois au tarif prohibitif d'une livre cinquante-deux, soit la lettre européenne de plus de cent grammes !!! (Royal Mail).
Pour le centenaire de la bataille de la Somme, qui eut lieu du premier juillet au dix-huit novembre 1916, la Royal Mail émet un timbre sur le mémorial de Thiepval, photographié de loin, à l'arrière-plan dominant les champs et bois actuels.

Deux articles d'histoire postale complète la description de l'émission. Graham Mark explique comment la censure postale britannique s'est développée en 1916 sur tous les fronts.

Alistair Kennedy se concentre sur le courrier des forces britanniques pendant la bataille de la Somme avec force oblitération de field post offices sans timbre-poste - franchise postale oblige - et de marques de censeur.

Une capte le regard français dès son apparition en couverture de ce numéro de juillet : la République assise en majesté entourée d'un cercle dans lequel est inscrit « Service de l'aviation navale anglaise », oblitérée par la poste de l'armée britannique... Quel mélange.

L'article se conclut par une carte postale humoristique montrant que, malgré la bataille, la poste fonctionne avec un grand flegme.

Gibbons au Congo.
Un autre événement de moindre importance appelle un autre article dans la fibre française dans le même numéro de juillet 2016 : suite à la division de son catalogue France & Colonies (France seule par ici), l'éditeur Stanley Gibbons vient de mettre en vente un catalogue comprenant l'ensemble des colonies, départements, territoires et actuelles collectivités d'outre-mer françaises, y compris les bureaux à l'étranger. Ouf.

Un peu moins de trente-cinq livres sterling, soit cinquante euros quand la livre se porte trop bien (1,50), quarante-six quand elle se porte normalement (1,33) ou vous patientez un œil sur les taux de change que propose votre banquier dans les prochaines semaines.

La publicité est page cinquante-huit. Pour mettre immédiatement le pied à l'étrier au collectionneur britannique, Michael Round avec l'aide de Claire de la Feuillade détaille en quatre pages toute une étude traditionnelle de la série de 1900 du Congo français, comprenant le Congo et le Gabon actuels.

Par pitié du Britannique, alors méditant un référendum difficile sur l'Union européenne, les modifications administratives coloniales françaises de 1906-1910 ne sont qu'effleurées : Congo, Moyen-Congo avec/sans Gabon, Afrique équatoriale française, etc.

Une étude approfondie puisque Round se plonge dans les auteurs anciens pour préciser la date d'émission avant de passer en revue papier, dentelure, couleurs et filigranes. Dictionnaire de traduction en main pour ce dernier : le couple de faux jumeaux renversé/inverted - inversé/reversed pouvant gravement tromper l'anglophone.

Perfides Français !

La vengeance est d'ailleurs terrible : pour marquer l'Euro de football organisé en France, le mensuel propose son équipe britannique idéale à travers les timbres et les enveloppes-souvenirs.

Que s'échoue la galère...
Et ces pérégrinations dans le domaine français vont se poursuivre dans le numéro d'août, disponible en kiosque début juillet. L'annonce est "Tromelin: A True Desert Island".

Stephen Pendleton va décrire les timbres, courriers et tampons de mission à rechercher de cet îlot du district des Îles éparses, rendu célèbre par le naufrage en 1761 d'un navire pratiquant illégalement la traite et l'abandon ensuite des esclaves survivants par l'équipage. Une poignée sera finalement sauvée quinze ans plus tard par le chevalier de Tromelin.

Un article récit d'aventure et d'histoire postale des Terres australes et antarctiques françaises en perspective.

samedi 5 mars 2016

Les Rencontres philatéliques de l'océan Indien : enquête et découvertes.

Avec l'émission conjointe entre six opérateurs postaux en octobre 2014, les Rencontres philatéliques de l'océan Indien ont connu une reconnaissance large, mais comment reconstituer leur histoire depuis septembre 2008 avec internet pour seul outil ? Mon petit défi philatélique du samedi midi.

Pourquoi passer mon samedi à ça ? Parce que.
Les six timbres rangés dans la pochette commémorative vendue par le service philatélique français (scan de timbredujura.blogspot.fr).
Revenons aux sixièmes rencontres d'octobre 2014 et son émission reprenant la Tortue verte par Claude Perchat. Tout collectionneur français en a entendu parler avec deux services philatéliques en action : Phil@poste pour les départements de Mayotte et de la Réunion, et le service des postes et de la philatélie des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) qui a piloté la réalisation technique selon le bulletin n°111 de l'Amicale philatélique de Nanterre daté septembre 2014.

Ensuite, ce sont les collectionneurs du Commonwealth britannique qui sont invités à se pencher sur le sud-est maritime de l'Afrique avec Maurice et les Seychelles. D'autant plus que le White Knight du Commonwealth Stamp Opinion apprécie la sobriété de l'archipel : aucun timbre émis en 2013, sauf à compter une enveloppe spécialement imprimée - mais pas un entier postal - pour les cinquièmes Rencontres qui y ont eu lieu en octobre 2013.

Un participant du forum StampBoards.com signalait, en avril 2015, que ce timbre serait la seule émission de l'année 2014 pour les Comores, Madagascar et les Seychelles... si elle est parvenu à leurs bureaux depuis l'imprimerie française de Boulazac.

Aux origines de la première journée de 2008 : l'APOI.
L'Association philatélique de l'océan Indien, origine des Rencontres (logotype sur un des sites officiels).
Avec Google, il est possible de retrouver l'étincelle originelle de ces Rencontres philatéliques... Moteur de recherches web absolument nécessaire : l'association a retrouvé ayant un site par période (ou par secrétaire ? Ou selon l'abonnement internet du moment ?) quasiment... apoi.re est un lien mort et c'est pourtant vers cette adresse que votre névigateur peut vous renvoyer en tapant http://philatelie.reunion.free.fr/ alors que la page http://philatelie.reunion.free.fr/rpoi.html fonctionne... Puis vous la retrouverez entre 2009 et 2011 sur Blogspot par ici, et actuellement sur over-blog.

Bref, les premières Rencontres sont organisées par l'Association philatélique de l'océan Indien, basée à la Réunion, qui ne paraît pas affiliée à la φφ@π. Marquant le cinquantenaire de l'association et une volonté de présenter les îles alentours à travers leurs postes présentes, l'événement a lieu à l'Hôtel de Région du vingt-cinq au vingt-huit septembre 2008, moitié exclusivement aux élèves scolarisés, le week-end pour le grand public.

Les deuxièmes de 2009 : où chercher ?
Si j'en crois le résumé sur le site free, la délégation de Madagascar a organisé les secondes rencontres en 2009.

Des troisièmes aux cinquièmes, la communication monte
En septembre 2011, c'est Mayotte qui accueille les troisièmes rencontres devant et dans l'office du tourisme selon cet article sur l'ancien site archivé des TAAF, six mois après que la collectivité d'outre-mer est devenu un département d'outre-mer et à quelques mois de la fin de ses émissions philatéliques autonomes.
L'enveloppe commémorative sans émission propre sera reprise en 2013 lors des Rencontres aux Seychelles (boutique web de Mauritius Post).
En septembre 2012, le Cabinet  des ministres de Maurice qui prend note des quatrièmes rencontres organisées à Ebene CyberCity du six au neuf du même mois, soulignant deux objectifs de la manifestation : coopération postale et faire connaître la richesse culturelle et historique des pays concernés. Est évoqué également un atelier sur l'histoire des administrations postales... Mauritius Post vend encore un ouvrage sur son histoire, publié en 2013, rédigé par Jean-Marie Huron, secrétaire de la Société d'histoire de Maurice, et Robert Marion (pages 6 et 7 du document) qui a exposé une histoire militaire et sociale de Maurice à travers l'histoire postale de 1680 à 1870 à Europhilex London en mai 2015. Un article très complet fut publié par le réunionnais Zinfos974.com.

Déjà évoqué grâce au blog Commonwealth Stamp Opinion en date du samedi vingt-huit décembre 2013, les cinquièmes journées ont lieu aux Seychelles dont la poste ou une association imprime une nouvelle carte dentelé de cet espace.

Sixièmes en 2014
Nul besoin de chercher loin pour savoir que les sixièmes journées ont eu lieu à Saint-Leu le jeudi neuf et au siège des TAAF à Saint-Pierre les dix et onze octobre 2014 : l'émission conjointe piloté par la collectivité française d'outre-mer a beaucoup aidé à attirer tous les médias francophones du secteur, tel Le Journal de Mayotte. Pourquoi à Saint-Leu ? Claude Perchat l'explique dans son compte-rendu de voyage publié en janvier 2015 sur le blog de l'association Art du timbre gravé : c'est le site de Kélonia, un centre d'études, d'observation et musée des tortues marines, un site idéal pour les scolaires et les curieux non-collectionneurs.

Par ailleurs, les TAAF y ont proposé un documentaire, filmé pendant la rotation du Marion Dufresne d'août-septembre 2013, sur ses Postiers du bout du monde (version DailyMotion).

Pour 2014, reste le mystère des collectionneurs éloignés de ces îles et qui se demandent si les timbres ont vraiment servi dans les bureaux des postes concernés. Pierre Jullien a raison de trouver intéressante l'information relayée par l'Amicale philatélique de Nanterre : tirages pour Madagascar (un million) et Seychelles (cent mille), et l'idée des Comores d'en créer une série de valeurs différentes... Reste à trouver des philatélistes qui ont vu sur place, voire ceux qui ont reçu du courrier car voici les sites des postes (et leur déclaration de timbres au système de l'Association mondiale de développement de la philatélie) des Comores (WNS bloqué à 2007), Madagascar (site ouvert fin 2015, WNS avec 2015 sans le timbre de 2014) et Seychelles (WNS bloqué à 2011).

... services financiers aux Comores... ouvert fin 2015 et un peu lent à Madagascar présente les timbres de 2015 seulement... Il y a plus urgent à financer comme infrastructures et activités génératrices d'emplois et de développement que le site web des postes, je suis d'accord ; et plus important que la philatélie à afficher en premier aux usagers.

Ah ! Une surprise aux Seychelles : le site fonctionne et a l'annonce du timbre de l'émission conjointe !

Septièmes en 2015 ?
Après ce feu d'artifice, retour à la recherche des bons mots-clés et du hasard... Et au bout de deux heures, je n'ai pas trouvé d'indices sur les septièmes journées de 2015 :(

En attendant, d'un salon-exposition philatélique, une association philatélique est parvenue avec l'aide des gouvernements locaux et nationaux, et des opérateurs postaux à constituer une plaisante réunion de collaboration régionale à laquelle les scolaires et le grand public sont invités. Un modèle pour d'autres régions ? L'Union européenne en aurait besoin.

Recherches à suivre donc...

lundi 30 mars 2009

Nouvelles d'outre-mer

À raison d'une dizaine de timbres chaque année, le Conseil général de Mayotte et la commission philatélique locale présentent chaque année la collectivité d'outre-mer par les timbres. Collectivité dont la population a choisi le statut de département à part entière hier, dimanche 29 mars 2009.

Ce programme philatélique montre principalement la faune, la flore et les paysages des îles de la collectivité. La seconde partie présente la culture et les traditions mahoraises pour une dernière partie institutionnelle (bâtiments publics, personnalités).

En 2011, au terme de la départementalisation, l'autonomie philatélie disparaîtra-t-elle ? Le service postal est assuré par le service Outre-Mer de La Poste.


À Tromelin, du 27 octobre au 1er décembre 2008, a eu lieu une expédition scientifique menée par Max Guérout, qui, Biterrois, a donc droit à un article du Midi Libre de ce lundi 30 mars 2009. L'objectif était de poursuivre la recherche des traces du naufrage de L'Utile en 1761.

Pour en savoir plus : le site du Groupe de recherche en archéologie navale dispose d'un site consacré à Tromelin et au journal de la mission. Les photographies pour oublier les « saints de glace » et autres giboulées métropolitaines de mars.

Tromelin et son histoire, de futurs sujets de timbres aux TAAF ?


Enfin, du côté des Antilles : je me souviens qu'un responsable postal d'une des îles devenues collectivité d'outre-mer en 2007, Saint-Martin ou Saint-Barthelémy dans les Antilles, avait évoqué dans un des magazines philatéliques français la possibilité d'émission de timbres-poste dès 2007. Pas de nouvelles ?

Évidemment, pas moyen de retrouver le numéro en question.

vendredi 29 juin 2007

Îles Éparses : reportage de Pierre Jullien

Sur son blog Philatélie au quotidien, Pierre Jullien, le journaliste du journal Le Monde et de Timbres magazine, fait le récit de l'oblitération premier jour des enveloppes revêtues des premiers timbres présentant les îles Éparses (voir les épisodes précédents sur mon blog). Une version légèrement différente et illustrée de photographies est parue dans Timbres magazine de juillet-août 2007, page 31.

Comme je le supposais, les enveloppes de l'île Tromelin ont fait un aller-retour d'une seule jourée en Transal, le 1er juin avec Jean-Marie Jaguenaud, responsable philatélique des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il a oblitéré environ 2000 enveloppes en quatre heures, 2500 blocs de cinq timbres ont été vendus à Paris et à Saint-Denis de la Réunion lors des mises en vente anticipées de mai, sur un tirage de 70 000.

Mes enveloppes ne comprennent pas une grosse marque commémorative rectangulaire noire à Paris et bleue à la Réunion (où est le siège des TAAF).

Timbres magazine donne page 16 les adresses des gérances postales des TAAF pour y expédier des enveloppes affranchies de timbres des TAAF pour bénéficier des tampons, cachets et marques postales locales. Les tarifs postaux se trouvent aisément sur le site des TAAF (attention, ils présentent des différences avec les tarifs métropolitains).

mardi 19 juin 2007

Îles Éparses 3e : Juan de Nova

Arrivée aujourd'hui, la troisième enveloppe premier jour des îles Éparses de l'océan Indien en provenance de l'île Juan de Nova. Elle se trouve au milieu du canal du Mozambique et est nommée d'après son découvreur portugais, João da Nova.

Les cachets sont les mêmes que pour celle d'Europa, même si des blancs apparaissent dans le timbre à date de gauche et celui du gendarme agent postal.

samedi 16 juin 2007

Timbre Europa aux TAAF

La seconde des enveloppes premier jour des îles Éparses est arrivée d'Europa dans la semaine. Les coordonnées de l'île du canal du Mozambique sont à nouveau présentes. Petit plus : le cachet illustré du gendarme-agent postal (et sa rapide signature, il a dû en signer beaucoup, la boîte semblant pleine le jeudi du dépôt des enveloppes qui a duré trois jours en mai dernier).


Plus que deux enveloppes à attendre du nouveau district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

mardi 5 juin 2007

Premier premier jour sur l'île Tromelin

La première des enveloppes que j'ai postée le 10 mai est revenue des îles Éparses, aujourd'hui. Celle de Tromelin. Quatre jours pour le parcours Tromelin - Réunion - Paris, certainement un avion a rapatrié la première partie du courrier premier jour.

Comme prévu, le cachet premier jour représente la tortue marine dont la photographie apparaît sur le bloc des cinq timbres. Seul souci : à part la confiance que j'ai dans le Service des postes et télécommunications des Terres australes et antarctiques françaises, rien ne prouve que la lettre est bien passée par cette île.
Surprise : dans le coin inférieur gauche, un cachet donne la localisation de l'île d'où est partie la lettre. Au nord de la Réunion et à l'est du nord de Madagascar, dans l'océan Indien donc.

jeudi 10 mai 2007

Îles Éparses sur timbres des TAAF

Ce jeudi 10 mai 2007 après-midi, vendredi et samedi, le Service des postes et télécommunications des Terres australes et antarctiques françaises met en vente anticipée un bloc de cinq timbres sur les îles Éparses : une photographie aérienne de chacune mise en page avec une photographie de tortue marine par Louis Briat.

Depuis le 21 février 2007, ces îles dispersées forment le cinquième district des TAAF avec les districts austraux Crozet, Kerguelen et Saint-Paul-et-Amsterdam, et le district antarctique de la terre Adélie. Elles sont dispersées dans le canal du Mozambique et autour de Madagascar.

Les timbres-poste émis par les TAAF sont principalement achetés pour être collectionnés neufs ou pour affranchir les plis des philatélistes férus des thématiques polaires et maritimes.

Pour découvrir une partie de ces passions, j'ai décidé de profiter de cette émission pour me faire renvoyer depuis les quatre îles Éparses humainement occupées une lettre portant le timbre qui lui correspond. L'émission a lieu le 1er juin prochain dans les îles avec l'usage d'un cachet premier jour reprenant la tortue marine du bloc. Courant juin, je vous montrerais donc qu'est-ce que ça donne.

Reste à savoir comment les gouvernements de Madagascar et de Maurice ont perçu l'annonce de cette émission. Elle est en effet une forme de rappel philatélique de la souveraineté française sur des îles que ces pays ont revendiquées : Madagascar pour les cinq, Maurice sur Tromelin.

Aller plus loin :
* avec le site Philatélie des TAAF, vous découvrez un catalogue des timbres de ces territoires, avec une notice expliquant les sujets scientifiques et historiques qui les illustrent.