Affichage des articles dont le libellé est Colombie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Colombie. Afficher tous les articles

jeudi 7 août 2025

La mémoire des vétérans des Nations unies au Mémorial de la Paix de Busan (2 sur 3)

 Aux côtés des souvenirs militaires, évoqués dimanche dernier, le courrier et les timbres-poste participent des vitrines de la galerie, au Mémorial de la paix à Busan, en République de Corée, en hommage aux troupes des pays ayant participé à l'expédition des Nations unies de soutien à la Corée du Sud, entre 1950 et 1953.

Ces objets sont variés tout autant qu'ils jouent des rôles divers dans la reconstitution de la vie quotidienne de ces soldats et du souvenir que les événements ont laissé en Corée et au-delà.

Note : oui, les objets ici décrits ont été photographiés au smartphone à travers une vitre et l'éclairage du musée... On peut faire mieux en prise de clichés et en trouvailles collectionneuses.

Un entier postal recommandé utilisé par un militaire australien en 1956 pour jouer à la loterie, un quasi -monopole de Tattersall's, fondé par George Adams (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024 - merci à Ian Billings pour l'identification de la destination du pli). 

Ainsi, plusieurs objets sont similaires à ceux employés pendant l'expédition en Corée, mais pas forcément utilisés aux bonnes dates. Telle cette enveloppe-entier recommandé australien, utilisé par un soldat de ce pays pour une correspondance vers l'État de Victoria, en 1956, et transmise par la poste militaire.

Il faudra consulter des ressources spécialisées pour savoir si des troupes et l'APO 215 (Army Post Office) étaient encore en Corée cette année-là, ou si ce bureau gérait une zone d'Asie de l'Est plus stable, telle l'occupation du Japon.

Les timbres d'Inde surchargées pour servir au Corps expéditionnaires en Corée (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).

Encore plus générique, la vitrine consacrée à l'Inde présente la série neuve de timbres-poste indien, surchargés pour servir à la poste militaire en Corée.

Trois enveloppes et trois lettres de courrier militaire grec de la guerre de Corée (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).

Plus marquantes sont donc ces trois enveloppes en franchise militaire et trois lettres manuscrites liées à des soldats grecs en Corée, en 1952 d'après les cachets oblitérants.

Les hellénistes liront les numéros des bureaux de poste militaire et déchiffreront le contenu de ces courriers, s'ils vont de la Corée vers la mère-patrie, à peine sortie de l'occupation nazie et de la guerre civile avec les communistes.

Affiche dans l'entrée du Mémorial appelant aux dons des souvenirs des vétérans de la guerre de Corée.

Ce manque d'objets postaux directement lié à des individus et leur petite histoire, ainsi que la disparition progressive des vétérans, est illustré par le lancement en 2023 d'un appel aux dons de leurs souvenirs par les vétérans de la guerre de Corée, ou leurs familles.

L'affiche dans l'entrée du Mémorial montre un ensemble de memorabilia qui rappellera aux Français la Grande Collecte du centenaire de la Première Guerre mondiale, juste avant 2014.


Ensuite la pure philatélie vient à la rescousse de la mémoire.

Carte postale de l'arrivée des troupes belges en Corée, oblitérée lors d'une exposition philatélique, le quatorze avril 1951 (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).

Des soldats belges, tout juste débarqués en Corée, illustrent une carte postale utilisée comme souvenir lors d'une exposition philatélique à Woluwe (soit dans Bruxelles, soit en Brabant flamand).

L'item montre le lien entre les troupes et la population au pays si un collectionneur belge a des informations sur cette exposition.

Enveloppe premier jour de l'émission Volontaires de Corée du vingt-cinq septembre 1952 (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024). 

C'est par l'émission de 1952 que les soldats tucs volontaires sont, entre autres, honorés dans la vitrine de la Turquie : quatre timbres sur une enveloppe premier jour.

L'illustration de celle-ci est claire : autour d'une carte de la péninsule coréenne, des soldats mitraillent et mettent ainsi en fuite des soldats vers la République populaire de Chine, pendant que le drapeau turc est levé à la frontière entre la Corée et la Chine au nord.

Ceci était fort optimiste alors que le front s'était stabilisé depuis 1951 à la frontière actuelle.

Timbres de Colombie de 1954 célébrant les forces armées colombiennes... pour un coup d'État (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).

Cependant, tout ce qui brille n'étant pas d'or, il y a quelques surprises à utiliser les si commodes timbres-poste.

En Colombie d'abord, ces deux blocs de timbres colombiens, nation participant à la Force des Nations unies en Corée, honorent les Forces armées colombiennes pour l'anniversaire du treize juin 1953, un an après l'armistice de Panm...

...

Euh, l'anniversaire d'un coup d'État militaire à Bogota, un mois avant l'armistice inter-coréen.

J'imagine qu'un Coréen, un Chinois, un Cambodgien aurait aussi des choses à redire sur les expositions d'arts asiatiques en Europe.

Le drapeau de l'empire d'Éthiopie et les timbres coréens de 1951 remerciant les pays venus à son secours (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).

Deuxième surprise : l'Éthiopie, un peu comme le badge dans la vitrine de la Turquie ou de la Colombie, fait partie des pays où j'imagine que la vitrine a été difficile à créer : quelle mémoire des vétérans de la Corée dans ces pays depuis bousculés par les événements politiques, économiques et sociaux ?

D'où un effort pédagogique de rappeler déjà que c'est l'Empire d'Éthiopie qui a répondu à l'appel du Conseil de sécurité des Nations unies : rappel du drapeau de l'époque imprimé sur carton et avec les timbres de 1951 que la poste coréenne a émis pour chaque pays participant à l'expédition.

Timbre de Corée du Sud de 1968 : visite de l'empereur Haïlé Sélassié auprès du président Park Chung-hee (Mémorial de la paix des Nations unies à Busan, juillet 2024).  

Un timbre-feuillet de 1968 rappelle ce lien entre Corée et Éthiopie : la visite de l'empereur Haïlé Sélassié en Corée du Sud, alors présidée par Park Chung-hee.

Le planisphère choisi est éloquent : centré sur l'océan Indien, il relit la péninsule coréenne à l'Éthiopie par une branche des lauriers de la paix, de couleur verte (ni bleu, ni rouge... en ces temps de guerre Froide).

Lors de cette visite, l'empereur est ainsi le huitième non coréen et le premier africain à recevoir le grand ordre de Mugunghwa, remis de 1949 à 2008 aux présidents sud-coréens en début d'exercice, qui peuvent en décorer les chefs d'État alliés du pays.


Grand ordre dont le premier étranger à le recevoir fut le président de la République fédérale d'Allemagne en 1964... 

Ah ? Pas Truman, ni Eisenhower, présidents des États-Unis d'Amérique pendant le conflit ?

L'Allemagne, l'ancien allié du Japon impérialiste ?

...

Pourquoi ? Réponse partielle au prochain épisode sur le Mémorial de la paix des Nations unies, à Busan.

samedi 2 février 2019

Jouer au douanier postal à Liverpool

Au Musée maritime du Merseyside - du nom du comté métropolitain de Liverpool - à Liverpool, une des expositions permanentes est consacrée au travail des douanes depuis le début de l'époque moderne jusqu'à nos jours : Seized! - Saisi !

Plusieurs activités permettent au visiteurs d'expérimenter et d'essayer leurs talents de douanier face aux activités délictueuses ou criminelles des contrebandiers.
L'activité Parcel Search de l'exposition Seized! au Musée maritime du Merseyside (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr sauf les éléments créés par le musée).
Par exemple, Parcel Search inviste à prendre en main une poignée de colis, d'en découvrir les expéditeurs et les destinataires, le pays d'origine, etc. pour deviner, à partir de ces indices, lesquels pourraient contenirdes produits interdits et la nature de ceux-ci.

Pour avoir la solution, il suffit de saisir le colis et de le passer devant un lecteur de puces électroniques sur le pannea du fond (le rectangle “scan” sur la photographie).

Cinq images réalisés dans une machine à rayons X permettent de comprendre ce qu'un douanier doit voir, de l'apparence d'illégitimité à la réalité du contenu.
Un colis à destination de l'Écosse et en provenance d'une entreprise de sécurité installée aux États-Unis. Jolis timbres-paysages de poste aérienne (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr sauf les éléments créés par le musée).
Ainsi, ce colis circulant entre États-Unis et Écosse sera à vérifier au cas où cette entreprise baptisée Protective Security Worldwide ne serait pas en train d'exporter sans autorisation une arme à feu vers l'Écosse. Le philatéliste appréciera les timbres de poste aérienne de l'United States Postal Service.
D'autres timbres oblitérés de Colombie.
Les ateliers anti-contrebande sont caricaturaux sur le trafic de drogue : en clair, le visiteur ressort avec l'impression qu'il faut se méfier de tout voyageur ou colis en provenance de la Colombie...

Même si l'atelier de sécurité à l'aéroport, qui vous invite à sélectionner des passagers à contrôler parmi une poignée, propose des solutions aléatoires... Le Colombien en fauteuil roulant peut être tout à fait innocent... ou des sachets de drogue être dissimulés dans les barres creuses de son fauteil. Pareil pour le touriste revenant d'Iran avec un tapis roulé ou le monsieur au manteau d'hiver revenant au Royaume-Uni en été d'un pays tempéré de l'hémisphère sud.
Un colis rond (du thé ?) arrivant de Thaïlande (photographie du quatorze janvier 2019 sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr).
Le réalisme de reprendre des timbres oblitérés est appréciable pour ceux qui espèrent que les enfants et les non-philatélistes qui visitent ce musée national - donc gratuit au Royaume-Uni ! - se diront que le prochain cadeau envoyé par la poste pourraient recevoir des timbres à message.

Les autres expositions du Musée maritime du Merseyside, situé dans les bâtiments du Royal Albert Dock, comprennent aussi la vie sur les paquebots de croisière, les tragédies du Titanic et du Lusitania, la bataille de l'Atlantique. Le dernier étage est le siège du Musée international de l'esclavage à découvrir absolument pour prendre pleinement conscience de toute l'horreur de cette pratique.

dimanche 7 août 2016

Pour inspirer de nouveaux latino-américanistes

Le jeudi vingt-huit juillet 2016, toute l'après-midi au 41 Devonshire Place, seize membres de la Royal Philatelic Society London ont présenté aux membres et visiteurs dix-huit collections de philatélie et d'histoire postale d'Amérique latine, cinquante-deux cadres en tout.

L'introduction du Président Frank Walton et du Commissaire de l'exposition John Shaw rappelle qu'il manque une société spécialisée dans ce continent, au Royaume-Uni en tout cas. Quant à la date estivale, elle est un essai pour voir si les membres sont intéressés par un moment supplémentaire entre la fin d'une saison et le début de la suivante.

Des timbres, des timbres...
La plus colorée fut proposée par Janet Nelson avec les émissions de Correios, la poste brésilienne, émises pendant les années 2010, qui rafraîchissaient les yeux après cinquante panneaux dans les couleurs de base de la typographie et de la taille-douce.

Sinon, l'étude des premières émissions reste la figure imposée des philatélies par nation : Chili par Joseph Hackmey et John Shaw, Haïti avec Geoff Hanney et Brian Moorhouse, Équateur et Venezuela toutes deux par Guido Craveri, le Nicaragua et le Pérou avec Christopher Harman et l'Uruguay par Gregory Todd. Pour le Chili, l'intérêt d'avoir deux points de vue est immense pour le non-spécialiste : Hackmey présentant les premiers Colón chiliens quant Shaw creuse les réimpressions tardives (normalement surchargées) à l'initiative du philatéliste Hugo Hahn.

Le changement d'imprimeurs permet de rappeler un pan de l'histoire philatélique : Christopher Harman présentait les émissions de provenance états-unienne du Nicaragua : de l'American Bank Note Company* à l'entreprenant Nicholas Seebeck et son Hamilton Bank Note Engraving & Printing Company dans la décennie 1890.

Ce qui anime les études individuelles de timbres-poste en Amérique latine est l'existence d'émissions locales. Alan D. Anyon présentait les émissions provisoires de Colombie, nécessaires souvent, inventives, spéculatives parfois, voire frauduleuses.

Des lettres, preuves de déplacements... audacieux.
En histoire postale, les moyens de transport pouvaient constituer un fil directeur de fait.
Lettre transportée par un service de diligence (oblitération) de la ville de Mexico pour Guadalajara, sans date (collection Jay Walmsley, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Au Mexique avec Jay Walmsley, les marques puis oblitérations des diligences permettaient de rappeler le retard des réseaux postaux an Amérique espagnole, un héritage des caisses vidées laissées par la métropole aux nouvelles républiques sécessionnistes. La collection continuait ensuite vers les ambulants ferroviaires de la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De la poste aérienne**.
De l'audace privée brésilienne... des trous aériens !?
Entre philatélie et histoire postale - c'est une exposition non compétitive, soyons audacieux, Nick Nelson faisait découvrir les timbres des compagnies privées brésiliennes, autorisées d'exercer par un décret de 1927. Trois compagnies (Condor, ETA et Varig) et un vol de Zeppelin sont à découvrir par ses timbres privés.

Les plus chanceux trouveront chez Varif des timbres troués ! Dans les années 1930, Varig surchargea certains timbres et, pour éviter la spéculation (quels naïfs) trouèrent à grand trou les exemplaires dont la surcharge présentait des erreurs... Vous imaginez aisément la suite.

Encore de l'audace entre Colombie et Allemagne... via New York !
La Société colombo-allemande de transports aériens (SCADTA) passionne visiblement.

Eddie Speicer la considère à partir de la prise de contrôle par Pan American Airways en 1930 qui consolide des liaisons entre Colombie et États-Unis sous le marque « Mancomun », puis « Transoceanico » avec les liaisons vers l'Europe à partir de New York en 1939. À rechercher jusqu'aux années 1950.
Enveloppe aérienne entre banques d'Allemagne vers la Colombie avec timbres des deux pays (collection Robin Pizer, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Mais, à mes yeux d'amateurs ignorants non avertis, c'est Robin Pizer qui a choisi la meilleure période de la SCADTA quand elle permettait des liaisons aériennes entre Allemagne et Colombie avec des enveloppes comprenant simultanément des timbres-postes des deux pays. Ceux de Colombie étant même  surchargés « A » et « R » pour le service aérien et la recommandation. Merci au membre allemand qui m'a aidé à comprendre cet ensemble, puis celui de John Lea.

Et toujours de l'audace (Danton était-il britannique ?)
La palme de l'audace reviendra finalement à John Lea pour une approche synthétique, mais pleine de surprises.

Avec le titre général « Postal History in Latin America », il présentait, enveloppe après enveloppe, de nombreuses spécialités de l'histoire postale depuis les marques d'entrée londoniennes dans les années 1930 jusqu'aux courriers récupérés après des accidents aériens.

Et dès les entrées, il isole une enveloppe banale : adresse et oblitération londonienne, mais si on prend le temps de lire la lettre à l'intérieur : c'est un courrier d'octobre 1861 entré au Royaume-Uni dans une caisse de courrier par une grande compagnie marchande, puis (illégalement ?) affranchie et postée à prix intérieur en novembre.
L'enveloppe toute londonienne dissimulant une lettre brésilienne de Bahia de 1861 (collection John Lea, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Lea s'amuse même à trouver des éléments rares. Telle une toute aussi anodine lettre postée d'Argentine et destinée à l'Air Transport Auxiliary en Angleterre. Les expéditeurs, les Holland, une famille anglaise expatriée, écrivaient à leur fille pilote et mécanicienne, volontaire pour l'effort de guerre britannique. L'ATA recrutant parmi les pilotes refusés par la Royal Air Force dont les femmes.

S'il n'a pas lu cette explication de Lea dans le livret, le philatéliste britannophile se sera arrêté seulement à de rares usages de très fortes valeurs faciales britanniques sur courrier aérien vers l'Amérique du Sud transportées par des compagnies européennes des années 1930 à la fin des années 1940. Dans le livret est illustrée une lettre recommandée d'une banque anglaise à destination de l'Argentine affranchie du coûteux commémoratif pour le Congrès de l'Union postale de 1929 ; l'exposition allait jusqu'à une enveloppe de 1942 entre le siège londonien de Pirelli à celui de São Paulo avec trois George VI de dix shillings et marque de douane!

Du livret d'une exposition détendue
Le livret de l'exposition est disponible à tous au format pdf à partir de la liste des événements récents sur le site de la Société.

Dans mon parcours de seize mois à comprendre à quoi sert une exposition philatélique, avec l'étude un peu approfondie de Paris-Philex (oui les derniers épisodes arrivent, patience !), cette exposition de visu (et non à feuilleter un résumé ou un livre numérique sur le site de la RPSL) permet de voir comment le collectionneur peut présenter un thème de manière très approfondie avec une grande simplicité de présentation, dès que les contraintes de la compétition sont retirées.

Suppression ou allègement des filets d'encre encadrant les feuilles, légendes synthétiques des pièces tout en restant riches d'informations, introductions parfois plus longues qu'autorisées mais éclairant toute la collection : comme celle sur l'importance des diligences privées mexicaines dans les décennies après l'indépendance.

Notes :
* : American Bank Note Company dont la Société possède une histoire auto-éditée en 1959 très richement illustrée d'exemples des gravures réalisées par thèmes : portraits, animaux, activités humaines, transports, etc.
** : Avez-vous remarqué la série d'articles sur l'Aéropostale publiée cette semaine passée par le quotidien français Le Figaro - en version payante sur leur site ? Voici le lien vers le premier article.

jeudi 5 juin 2008

Colombie : avenir des timbres-poste ?

Lu sur le Virtual Stamp Club, une nouvelle provenant de Colombie a suscité mon étonnement, puis, au fur et à mesure des réponses au fil, l'émergence d'interrogation sur l'avenir du timbre-poste.

L'opérateur postal colombien, Servicios Postales Nacionales, devient 4-72, La Red Postal de Colombia (4-72, le réseau postal de Colombie), comprendre 4° Nord, 72° Ouest, soit approximativement les coordonnées arrondies au degré de la Colombie :


Agrandir le plan

En dehors du changement de marque et de logotype, un nouveau service fait son apparition : les timbres-poste colombiens devraient désormais être vendus dans plus de bureaux de poste. Jusqu'à présent, seul le comptoir philatélique au ministère des Communications, à Bogota, vendait des timbres au public !

Les bureaux du pays, souvent tenus par des agents indépendants (commerçants, etc), existaient encore. Ils affranchissaient à la demande avec des empreintes de machine à affranchir, sauf si l'agent (ou le client) avait acheté des timbres à Bogota.

Dans le cadre de cette nouvelle, un résident des États-Unis, mais des messages de Britanniques et de Français le confirment : rapide et efficace machine à affranchir dans les bureaux, beaux timbres-poste commandés par correspondance ou timbres imprimés à la maison grâce à un compte internet, c'est le rêve de certains postiers d'Amérique du Nord et d'Europe.

La Colombie l'a fait et semble revenir un peu sur ses pas... Mon hypothèse : le timbre imprimé par une machine à affranchir, insuffisant ambassadeur d'un pays - en proie à des difficultés politiques - auprès de ses propres habitants et du reste du monde ?

vendredi 20 avril 2007

San Andrés y Providencia en Colombie

Ce timbre colombien de 1956 est un exemple régulier que le timbre-poste est un signe de souveraineté nationale.Ce timbre de 5 centavos fait partie d'une série sur les départements de Colombie à travers un paysage, une activité économique.

Pour le département de l'archipel de San Andrés y Providencia, c'est une carte pour des raisons certainement politiques. Si vous cliquez sur le lien précédent vers un article de la Wikipédia anglophone, vous trouverez une carte localisant l'archipel dans la mer des Caraïbes, aux confins des eaux colombiennes et des eaux du Nicaragua.

Dès 1822, la possession des îles par ce qui est devenu la Colombie actuelle a opposé les États en cours de formation, union et division de l'Amérique centrale et du Sud, anciennement colonies espagnoles. En 1928, un traité met fin à la dispute, relancée dans les années 1980 par le Nicaragua. Depuis 2001, le cas est déposé devant la Cour internationale de justice.

Digression. Dans un genre plus sanglant de revendications sur des îles et où la philatélie a joué un rôle important : un lecteur britannique se plaint dans le Stamp Magazine daté mai 2007 que l'Argentine continue sa « campagne philatélique de propagande » sur les Falklands/Malouines. Il qualifie ainsi une série de timbres émise en juillet 2004 pour mettre en valeur quatre espèces menacées de poissons, baignant dans les eaux de cet archipel...