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vendredi 31 juillet 2026

La vie de Lattes en 1983 grâce à une flamme postale

 Point de généalogie quand je recherche l'histoire postale de Lattes, en banlieue de Montpellier, mais un lien de vie sur place pour le résident des plaines littorales que je suis. Par contre, en 1983, je vis encore à Montpellier et je n'arrive sur cette commune qu'un an plus tard... bien trop jeune pour penser timbre-poste et aller au collège.

Lors de mon épluchage de stocks de cartes et flammes en ligne, j'ai eu la surprise de cette flamme dans le stock d'un vendeurs sur eBay, et qui permet aussi de retrouver de vieilles habitudes des collectionneurs de flammes et d'oblitérations.

Flamme postale temporaire de Lattes avec timbre de 1974 adapté au message : un championnat scolaire de jeu d'échecs au collège de Lattes en mai 1983.

J'ai déjà évoqué les deux flammes du bureau de Lattes-Centre (la commune comprend trois agglomérations : Lattes, Maurin et Boirargues).

Avant les deux flammes touristiques (l'église puis le port), il y a eu cette flamme à message rédigé sur cinq lignes, sûrement de commande liant plusieurs acteurs autour d'un événement : le baptême du nouveau collège d'enseignement scolaire au nom du chanteur sétois Georges Brassens.

Apparemment, cet événement a lieu du trois au cinq juin 1983 est associé avec deux manifestations pouvant attirer la population de la commune et de Montpellier : la finale du championnat de France scolaire de jeu d'échecs et une exposition philatélique départementale.

Le recto de l'enveloppe envoyé au bureau de poste de Lattes par un philatéliste qui a choisi le timbre des Jeux olympiques échiquéens de Nice en 1974.

La disparition des flammes postales en France en raison de l'oblitération du courrier dans les seuls centres de tri régionaux de La Poste a entraîné également la diminution en surface dans les magazines philatéliques de la partie actualité des oblitérations temporaires, limitées désormais aux premiers jours d'émission de La Poste et aux manifestations des associations philatéliques.

Un des mensuels d'alors donnera les dates d'utilisation de cette flamme. Cela permettait à des collectionneurs de pratiquer cette « correspondance philatélique » comme le petit coup de tampon l'indique sur cette enveloppe : envoyer sous grande enveloppe un courrier et des enveloppes affranchies au directeur du bureau de poste utilisant la flamme. Celui-ci faisait passer ces demandes dans le flux de son bureau pour oblitération et trajet postal (le code-barres saumon sur cette enveloppe).

Le collectionneur devait pratiquer cette collection de manière régulière puisque son adresse est sur un autocollant. Le timbre de 1974rejoint une des thématiques du message, la compétition de jeu d'échecs, dessiné par Pierrette Lambert et gravé par Michel Monvoisin.


Pour une collection thématique visant une médaille dorée, pourquoi cette flamme de Lattes se distinguerait-elle d'autres flammes de compétitions locales des écoles et localités ailleurs en France ?

À son ouverture, le collège de Lattes eut parmi ses enseignants Jean-Claude Loubatières (1944-2004), un des dirigeants nationaux de ce sport et qui devient président de la Fédération française en 1989. Nul doute qu'il a dû mettre en place un atelier de jeu d'échecs, permettant d'accueillir la finale du championnat de France scolaire au moment-clé du nouvel établissement.

Et non, je n'ai pas conservé mon diplôme (rose foncé de mémoire visuelle) de participation grâce à lui à une compétition départementale scolaire, qui eut lieu au lycée Mermoz, à Montpellier, dans les années 1990.

Par contre, des articles de presse locale du printemps 1983 seraient fort pertinents pour une page montrant cette enveloppe ou, placée dans la pochette au dos, pour convaincre les jurés.

Au dos de l'enveloppe non cachetée, un timbre Marianne de soixante centimes complète l'affranchissement.

Autre nécessité de cette pratique de collectionner les empreintes commémoratives, le respect du tarif postal. Le timbre d'un franc fort opportun ne suffit plus en mai 1983.

Même si ce franc à son émission tend à être une valeur de complément pour les lettres de second échelon et les colis, l'inflation des années 1970 et 1980 le limite au tarif économique au premier juin 1982. D'où l'ajout au dos de cette enveloppe non cachetée d'une Marianne de soixante centimes, oblitérée avec le cachet à date du bureau de Lattes.


De nos jours, cette pratique se limite à commander les souvenirs créés par les associations philatéliques, sauf à se tourner vers Monaco qui par sa souveraineté postale dispose encore de flammes illustrées.


Source des tarifs : les Tables of French Postal Rates 1849 to 2011 de Derek Richardson (The France and Colonies Philatelic Society of Great Britain, 2011) se révèle fort pratique. Il est encore disponible sous forme de fichier pdf auprès de cette association au prix de dix livres sterling.


dimanche 19 juillet 2026

Poster une lettre en voisin ou avant de partir à la Gare Sud de France

 Sûrement posée à l'ouverture en 2018, voici la boîte aux lettres de la gare ferroviaire Sud de France, la gare montpelliéraine pour les lignes à grande vitesse et, sans arrêt, les trains de marchandises pour alléger la ligne historique.

La boîte aux lettres de la gare Montpellier Sud de France, le seize juin 2026.

La nouvelle gare représente de nouvelles contraintes pour les voyageurs. Déjà ne pas la confondre avec la gare historique du centre-ville, rebaptisée Saint-Roch dans les années 2000. Si le prolongement en décembre 2025 de la ligne de tramway a simplifié le trajet vers la ville et les correspondances ferroviaires, il n'en reste que certains ne prêtent pas attention à la gare, seulement au prix.

Le voisinage est en construction. Côté nord sur le territoire de Montpellier, un quartier d'immeubles de services, bureaux, écoles du supérieur se construit, tout en protégeant la Mogère, une des « folies » locales, ces châteaux de la bourgeoisie et noblesse de robe du dix-huitième siècle.

L'entrée sud de la gare Sud de France, vue depuis le plateau formant l'étage au-dessus des voies ; la boîte aux lettres est au pied d'un des piliers. Au loin, les étangs et le lido (photographie du seize juin 2026 sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0, sous couvert des droits d'architecte).

Côté sud, où se trouve la boîte, c'est plus « sauvage ».

Une fois sorti des espaces de stationnement courte durée, bus publics et cars, l'espace adjacent, situé sur la commune de Lattes, est en friche. Seul, un chemin  de terre battue atteint le récent quartier de petits immeubles au nord de Boirargues. Ces résidents lattois ont accès à deux lignes de tramway en marchant, pédalant ou trottinant ; la ligne 1 en traversant la gare donc.

La boîte aux lettres peut donc leur être fort commode... même si on pourrait penser que le côté du quartier Cambacérès et ses entreprises pourraient justifier une boîte. Mais, entre la dématérialisation du courrier d'entreprises et les machines à affranchir demandant une remise directe à La Poste...

Horaires de levée et adresse du bureau le plus proche... à cinq kilomètres de là.

La Poste justement.

Comme sur toutes les boîtes aux lettres en France, deux ouvertures de pré-tri : vers l'Hérault et les quatre départements de Languedoc-Roussillon, ou le reste du pays et l'étranger. Les levées sont matinales : neuf heures en semaine, huit heures le samedi.

Et l'adresse du bureau postal le plus proche est indiquée : plan du Nega-Cat à Lattes, le chef-lieu de la commune comprenant Boirargues.


Ce bureau a déjà été évoqué sur ce blog : il a accueilli une des manifestations premier jour de La Marianne et la Jeunesse en 2013, des élèves du lycée Champollion, à Boirargues, ayant participé au jury de la commande de cette série d'usage courant.

Ce bureau est à cinq kilomètres environ de la boîte aux lettres, nécessite une dizaine de minutes en voiture selon les embouteillages du sud de Montpellier, ou un trajet en tramway (deux lignes en partant de la station de la gare, ou de la marche jusqu'à la station Boirargues de la ligne 3 - ce sera l'objet de la boîte aux lettres suivante).

Pourtant, le bureau de Richter - Port Marianne, place Ernest Granier, est plus proche et plus accessible directement avec la ligne 1 du tramway...

Comment sont choisis les bureaux indiqués sur les boîtes aux lettres ? Distance seule ? Bureau lié à la boîte et à la tournée, ici Lattes, alors que la boîte est située sur le territoire de Montpellier.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

dimanche 5 juillet 2026

D'un timbre personnalisé à la liquidation : les librairies Sauramps

Attention aux grincheux et aux collectionneurs de timbres : ceci est un message peu philatélique, assez politique, et optimiste sur la lecture et le livre.


 En juin 2021, les librairies Sauramps de Montpellier créaient avec le quotidien Midi libre un prix littéraire annuel, nommé Habiter le monde, et utilisaient le timbre personnalisé de La Poste française pour en faire la promotion auprès de ses clients, avec renfort par la presse et la direction postale régionale.

Dans le contexte d'alors, c'était aussi un petit moyen de revenus complémentaires pour le nouveau groupe propriétaire depuis 2017.

Vendredi trois juin 2026, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation du groupe Sauramps, avec fermeture immédiate de ses commerces à Montpellier et à Alès, dans le Gard. Ce qu'incarne ce timbre a donc échoué.


Le timbre personnalisé du prix littéraire Habiter le monde, vendu aux caisses des librairies Sauramps pendant l'été 2021. 

En 1946 à Montpellier, dans le sud de la France, Henri Sauramps fonde une papeterie-imprimerie à son nom, et c'est son gendre Pierre Torreilles qui a l'idée d'y installer un rayon librairie. Sa croissance en fait, avec peut-être la librairie franchisée Gibert Joseph (qui pratique la reprise de livres d'occasion), la principale librairie indépendante de la ville, alors que les autres petits libraires vivotent ou ferment avant l'an 2000 - souvenir de la Librairie Molière à côté du théâtre.

De la verrière du Triangle où elle atteint toutes les disciplines universitaires, ses nouveaux actionnaires l'essaiment à Alès et gère même la boutique-librairie du musée Fabre - où l'Association philatélique montpelliéraine trouva assez de reproductions de Vue de village sur cartes postales pour les souvenirs premier jour du timbre Frédéric Bazille de février 2017.

Les difficultés arrivent à partir de l'implantation en 2009 au centre commercial Odysseum, un mall à l'états-unienne, et à ciel ouvert avec ligne de tramway intégré, rêvé par le maire Georges Frêche et son urbaniste Raymond Dugrand. Arrêt ludique et commercial sur l'autoroute A9, espoir que les visiteurs passent le même jour de l'espace ludique à l'espace commercial et y fasse même leur approvisionnement à l'hypermarché Casino...

Las ! La librairie et l'hypermarché sont les deux commerces du lieu qui n'ont pas réussi à trouver public et chiffre d'affaires suffisants pour payer le coût de l'emplacement. Sauramps abandonnera, sûrement trop tard, la grande surface louée sur deux niveaux, pour un petit emplacement plus nouveautés et mangas... qui ferme en janvier 2026. Casino fermera définitivement et n'est toujours pas remplacé, le bâtiment n'était pas propriété du reste du centre commercial.

Les déficits d'exploitation apparaissent en 2012, entre loyers d'Odysseum, vétusté de la verrière du Triangle, et bien entendu la jungle du commerce en ligne (jungle, Amazonie,...). Les trois actionnaires principaux tentent de vendre à partir de fin 2016. Après moultes péripéties médiatisées entre repreneurs libraires, c'est le groupe immobilier du montpelliérain François Fontès qui rachète l'ensemble.

Depuis, l'actualité locale était rythmée par les efforts : rationalisation des locaux et renouvellement mobilier, participation continue à la Comédie du livre, relancée avec ce nouveau prix et ce timbre (Montpellier connaît une succession de maires discrètement collectionneurs de timbres : mon résumé de 2020 mériterait un complément pour le mandat suivant).

Mais aussi des décisions tantôt nécessaires, tantôt prises par désespoir, mais toutes relayées dans les médias locaux et très négativement vécues par le public commentateur : fin de Sauramps à Odysseum et retour de la littérature jeunesse dans le magasin du Triangle (fermeture de Polymômes) visaient à faire des économies nécessaires ; la diminution du stock au risque de faire commander plus souvent aux clients pour éviter les invendus est logique, mais difficile pour certains banlieusards et périurbains en voiture individuelle.

Le pire fut la librairie-verrière pleine d'escaliers... Je ne sais pas pour quelles raisons (emplacement-clé, conditions du bail, coût d'un déménagement,...) n'a pas été abandonnée au profit d'un lieu aux normes d'accessibilité et confortables. On a pu parler d'une partie d'un ancien grand magasin, rue Maguelone, entre gare et Comédie, où jadis logea la maison des jeunes... Depuis quelques mois, c'est une enseigne danoise qui y vend de la décoration intérieure à bas prix pour acheteurs compulsifs, selon une méthode suédoise éprouvée, à Odysseum entre autres.

Le dernier soubresaut en 2026 a été la tentative de la direction de faire pétitionner le public pour forcer le propriétaire du magasin à enclencher des travaux. Mais, clients et employés bruissaient de plus en plus fort sur les rayonnages défrichés... et, enfin, la suspension de toute commande dernièrement.

Faute de repreneurs, le tribunal de commerce a donc clos cette histoire quadragénaire, même si maire de Montpellier et présidente de conseil régional espèrent encore...


Mais pour quoi faire ?


La FNAC voisine du Polygone, un magasin Cultura à Saint-Aunès près d'une sortie d'autoroute, et les rayons culture des hypermarchés fournissent déjà nouveautés populaires, bandes dessinées, papeterie (on trouve au centre-ville des papetiers luxueux pour les amateurs).

La librairie Gibert de Montpellier est un franchisé du groupe en difficulté, et donc elle fournit encore et toujours nouveautés à larges spectres, occasions, papeterie, etc. Petits magasins et brocanteurs hebdomadaires proposent éditions épuisées ou historiques, avec disques musicaux et audio-visuels un peu partout une fois par semaine par emplacement.

Contrairement aux années 1990, les petites librairies refleurissent dans le centre de Montpellier, en ciblant la fidélisation d'une clientèle résidente ou travaillant dans la proximité, et la spécialisation thématique. La majorité sont reliées à une des plateformes de libraires indépendants : ici et  qui permettent de savoir si elles ont la référence recherchée en stock ou dans celui de leur distributeur, donc à commander par un coup de téléphone.

 Les généralistes - Le Grain des mots, La Cavale -, les spécialisées telles La Géosphère (voyages, géographie, cultures du monde, question environnementale), Azimuts (bandes dessinées), Le Bookshop (anglophone et café), Fiers de lettres (féministe et alternatives) sont accompagnées d'un nombre de  petites librairies de mangas tout autour du centre historique.

Chacune offre une gamme de lecture importante si on va picorer chez chacune selon ses forces. Certaines proposent boissons chaudes ou fraîches, tolèrent les jeunes lecteurs non acheteurs - mais qui reviendront bien avec le parent solvable, organisent des venues d'auteurs en associant le comité de quartier (La Cavale est lié à la vie du quartier des Beaux-Arts) ou les établissements scolaires voisins.

Et elles n'ont pas peur de la concurrence : une d'entre elles a des boîtes à livres sur son palier !

Sauramps faisait beaucoup et c'est triste de voir fermer, surtout car des professionnels du livre perdent leur emploi dans un lieu qui mettait leurs compétences en valeur. Cependant, dans un capitalisme financier et technocratique débridé, la renaissance des librairies montpelliéraines nuance le sentiment de catastrophe, contrairement à la correspondance écrite... manuscrite et affranchie en timbres.

Espérons pour cette dernière que les actions récentes de l'Association pour le développement de la philatélie et le don de cartes postales dans les magazines jeunesse estivaux (deux pour les abonnés avec le Spirou de ce premier juillet) ou dans les offices de tourisme, n'arrivent pas trop tard.

samedi 25 avril 2026

Casier à colis illustré dans la gare de Montpellier

 En partant en vacances vers l'Alsace, en février 2026, j'ai redécouvert le casier à colis de La Poste dans un coin, désormais peu usité, de la gare Saint-Roch, au centre de Montpellier. Redécouvert car, à son installation, quelques médias locaux avaient remarqué sa décoration locale.

Le casier à colis La Poste dans un coin du rez-de-chaussée de la gare ferroviaire Saint-Roch, à Montpellier, fin février 2026 (tous droits réservés).

En effet, cinq monuments montpelliérains sont représentés en traits bleus sur le fond jaune postal, de gauche à droite : l'aqueduc Saint-Clément, les tours et le haut porche de la cathédrale Saint-Pierre, l'arc de triomphe pour les victoires du roi Louis XIV, la tour de la Babote (un des derniers vestiges des murs médiévaux rasés par Louis XIII et site d'un observatoire astronomique au dix-huitième siècle), et la façade du théâtre-opéra de la Comédie.

Ils sont dessinés en vue de face ou de profil, avec force angles droits.

La cathédrale a été représentée sur deux timbres-poste de France en 1985 et 2020, grâce à la perspective qu'elle forme avec la façade principale de l'université de médecine. Le théâtre sur un de 2019 lors d'une exposition philatélique nationale dont plusieurs souvenirs (cachet et objets premier jour, timbre de machine à affranchir, timbre personnalisé, etc.) ont utilisé l'aqueduc, l'arc de triomphe (y compris le château d'eau et la statue équestre royale entre les deux).

La tour de la Babote appartient aux monuments historiques d'origine médiévale à découvrir sur place avec la tour des Pins et la porte de la rue de l'Université. Vivement un timbre sur le panorama montpelliérain de la mer au pic Saint-Loup pour changer.



Cet article est publié dans le cadre du trois centième #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

vendredi 3 avril 2026

Classe ouverte : jeunes artistes actuels

 Pour faire la promotion de leurs premières expositions, les jeunes artistes actuels usent de petits objets collectionnables : affiches, affichettes, créations sur cartes de visite ou autocollants, ou d'un format adapté aux coques transparentes de protection des téléphones portables.

Affichette (flyer) annonçant l'exposition Missing de l'artiste multi-supports montpelliérain Kuro222 en avril-mai 2026.

À l'approche du vernissage, le jeudi neuf avril, de son exposition Missing à la Galerie 411, avenue Georges Clemenceau à Montpellier, j'ai pu trouvé plusieurs de ces collectibles, reflétant une partie de ses thématiques.

L'affiche, grand comme petit format, reprend le personnage-clé de Kuro : un peu lui-même, un peu l'adolescent dont la tête reflète l'état d'esprit. Ici, assez triste mais couronné dans un paysage de mas héraultais, entouré d'amis ou parents heureux, mais loin des préoccupations du héros.

Dos illustré de la carte de visite de Kuro222 en tant que tatoueur, illustrateur et muraliste (oui, il y a un lien avec la Fête du timbre 2026).

Ces personnages réalistes, comme sur sa carte de visite ou, plus cartoon, à la tête remplacée d'illustrations d'idées à foison, sont le motif principal de ses essais adolescents, et désormais de sa carrière principale de tatoueur. Un art corporel qui sied bien au trait simple et aux petits formats, sauf projets de l'artiste ou commandes du client.

Autocollant avec illustration rougeoyante sur papier métallisé, signée Kuro222.

Dernier objet reçu et facile à scanner : cet autocollant en couleur sur papier métal, qui montre comment les personnages ont évolué depuis les traits simples aux couleurs et dégradés de gris.

Autocollant... car artiste muraliste.

Là, il faut visiter Montpellier et les communes alentours. La signature au pochoir "Kuro222" se trouve de temps à autre près de certains établissements scolaires, trottoirs et chaussées du centre-ville, mobiliers de chantiers urbains, etc.

Plusieurs de ses fresques murales sont à connaître rapidement, les propriétaires n'étant pas toujours au courant (avec rafraîchissement en blanc au frais de l'artiste)... même s'il tend à choisir des murs isolés : abri dans les vignes ou en bordure de garrigues par exemple. Des commandes existent pour des murs dans l'espace public et certains établissements scolaires accueillant de courtes résidences d'artistes pour former à l'art les élèves et faire vivre les artistes anonymes.


Vous pouvez explorer les arts en formation continue de Kuro222 sur ses deux comptes Instagram: tatouages / autres arts, et le retrouver en exposition solo ou collective dans les quelques ateliers d'artistes et galeries montpelliéraines.

samedi 25 octobre 2025

#UnPostboxSaturday à Montpellier : La Poste contre la lettre

 Surprise et étonnement ce vendredi vingt-quatre octobre 2025 en tentant de poster une lettre : deux boîtes aux lettres urbaines à Montpellier, dans deux quartiers d'immeubles et de bureaux, sur des boulevards passants et aisément accessibles aux véhicules postaux ont été retirées entre la rentrée de septembre et les vacances de la Toussaint.

Plus de boîtes aux lettres devant le supermarché Monoprix Jacques Cœur, à Montpellier (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA - attention aux droits de l'architecte de l'immeuble).

Visiblement, le Relais postal urbain installé dans le supermarché du quartier Jacques Cœur, et géré par le personnel de caisse, semble avoir vécu : après les colis dirigés vers le bureau de poste Richter ou l'épicerie des Consuls, c'est la boîte aux lettres grand format posée devant qui a disparu.

Cette boîte a eu deux articles sur ce blog : le premier en janvier 2019 pour un autocollant avertissant des risques de blessure à plonger les doigts trop profond dans la fente, le second en mai dernier dans le cadre d'un #PostBoxSaturday avec l'immeuble de services d'en face, également signé par un starchitecte.

Plus de boîtes non plus entre l'entrée du bureau de poste Richter et le parc de stationnement,... (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA). 

Bon, j'allais faire des courses au supermarché du côté nord du bassin Jacques Cœur, donc ajoutons quelques pas pour atteindre la boîte du bureau de poste au rond-point Richter, quartier d'affaires et résidentiel collectif, et de la faculté de sciences économiques de l'Université de Montpellier.

Certes, la piste cyclable mieux identifiable désormais avait imposé le bâchage et le retrait de la boîte pendant l'été... La piste est terminée tout autour de ce grand rond-point automobile coupé par deux lignes de tramway, mais la boîte n'est pas réapparue.

Et ce bureau étant fermé entre midi et demi et quatorze heures...


Je ne sais si cela va rassurer les maires ruraux dont les administrés voient disparaître les boîtes aux lettres car celles déposées se comptent, d'après La Poste, sur les doigts d'une main mensuelle.

En tout cas, ça ne rassure pas sur l'envie du Groupe La Poste de continuer à voir les particuliers poster des lettres.

Ah, et ma lettre encore sur mon bureau, rien d'important : juste une commande de quelques timbres pour correspondre et éléments pour ma collection...

J'ai à voir si ce week-end, cette commande sera postée ailleurs au cours d'une sortie ludique ou sera partie au panier puisqu'il y a des limites à l'envie d'écrire, de collectionner, et d'affranchir avec du récent pour être traité ainsi par la Direction Courrier...

... et par des politiciens français qui refusent de revoir le périmètre du service universel (nombre de jours de distribution par exemple) pour permettre que l'envoi de lettres perdure sans que La Poste tente de forcer le public à ne pas s'en servir (inflation des prix, suppression des points de dépose).


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

mercredi 15 octobre 2025

Classe ouverte exposée sur réfrigérateur

 Suite à un post sur le réseau social Bluesky d'un cartographe sur ses magnets quasi-sculptures de destinations de voyage, ce mercredi quinze octobre 2025, voici la porte de mon réfrigérateur, le deuxième à voir se superposer souvenirs de mes voyages en France et à l'étranger.

Le réfrigérateur du blogueur (tous droits réservés).

Cartes postales marquantes : reproduction de dessins des amoureux de Peynet trouvés au musée d'Antibes, photographies ou montage artistique de paysages de la descente vers le Vieux Port de Marseille aux monuments de Liverpool et Chester, et le pic Saint-Loup au nord de Montpellier.

Les magnets permettent de faire tenir le tout, avec l'aide de ceux offerts par Médecins sans frontières et de représentations amusées de deux membres du groupe ukrainien Kalush Orchestra, et certains ont été présentés sur ce blog : armoiries de Cologne et Liverpool, singe de Gibraltar postant une lettre, carte touristique de Jeju, reproduction de sceaux anciens de Montpellier ou d'une tuile d'avant-toit du royaume coréen de Silla (par ici aussi), datée du septième siècle avant Jésus Christ.

D'autres ornent les montants de porte de la chambre à coucher, en signe de bons augures pour la journée - non, je ne vérifie pas de quel pied je me lève : 

Le palier du jour du blogueur (tous droits réservés).

Paysages des saisons fraîches depuis la forêt au pied de la tour nord de Séoul, la Vue de village de Frédéric Bazille, le message patriote britannique "Keep Calm and Carry On", et un très beau magnet métallique à l'oiseau emblématique de Liverpool, le Liver bird.


Oui, la plupart ne pourront pas se placer sous les lourdes vitres des traditionnels panneaux d'exposition philatéliques.... d'où leur exposition sur meubles et infrastructures métalliques du domicile.

samedi 27 septembre 2025

D'une famille de postiers montpelliérains sont issus une dynastie d'artistes japonais

Des activités ayant bénéficié de la numérisation des documents et leur accessibilité par le vaste monde grâce à la toile internétique, la généalogie ou la recherche familiale au sens large est de celle qui a été des plus bouleversée dans le bon sens.

Ici, point de membres vieillissant en nombre décroissant. Les reproches sont généralement des réactualisations d'anciennes pratiques : s'approprier sans référence à un autre chercheur, copier des données d'archives ou de recherches d'autrui sans vérification critique.

Rien de grave : le chercheur suivant vérifiera bien, et, je rappelle que les auteurs, biographes et historiens des Grecs anciens au dix-neuvième siècle ont rédigé le passé ainsi : recopier dans forcément citer les passages qui leur semblaient les plus pertinents des auteurs passés.

L'entrée nord-ouest de la rue de l'Ancien Courrier, à Montpellier (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Que l'on travaille sur ses ancêtres, cousins, ou d'autres familles, les découvertes inattendues et les connaissances thématiques à acquérir sont nombreuses.

Un exemple a été donné par le généalogiste Gab Ketella qui résume sa recherche des ascendants et descendants du sculpteur Jean-François Legendre-Héral (1796-1851) en trois vidéos publiées en juillet et août, et l'ayant encouragé un voyage au Japon et en Corée au printemps 2025.

Comment d'un postier montpelliérain en est-il à découvrir le kabuki, genre du théâtre japonais, et l'art lyrique féminin japonais ?

La famille étendue des Legendre en France entre le dix-huitième et le dix-neuvième siècle : des postiers héraultais... et deux artistes (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Installé à Montpellier, Ketella échange en direct sur la plate-forme vidéo des moments de recherche-enquête sur Twitch, puis des petits tutoriaux et des résultats finaux sur Instagram et, surtout, youTube.

Récemment, il a exploré le passé de bouchers de la ville et de la création et l'évolution du quartier des Abattoirs, actuellement les Beaux-Arts, retrouver l'identité d'un soldat français à partir d'une photographie découvert en chinant, et là, la généalogie d'un sculpteur né à Montpellier : Legendre-Héral.

La première vidéo, publiée le dix-huit juillet dernier, démarre rue de l'Ancien Courrier, dans une partie restée médiévale du centre historique de Montpellier. C'est là qu'était installé, depuis le quatorzième siècle, un bureau de la poste aux lettres pour la remise aux destinataires. Un article du dix-sept mars 2023 de Midi libre rappelle les noms précédents et probants de la rue : rue des Messagers, rue du Courrier ou rue du Bureau des Lettres en 1760, puis de l'Ancien Courrier en 1852.

C'es probablement dans cette rue qu'Étienne Louis Legendre, le père du sculpteur, a travaillé quand il devient postier à Montpellier en 1792, où il se marie avec Jeanne Falque, fille d'un postier montpelliérain ; ils ont deux fils : Louis Étienne Jean qui sera postier, et le futur artiste Jean-François.

Aléa de la vie, il meurt jeune et sa veuve se remarie avec un peintre, Pierre Héral, qui semble avoir orienté la vocation de son beau-fils vers la sculpture qui l'oriente vers des études à Lyon dans la première décennie du dix-neuvième siècle.

De ce second mariage, les généalogistes postaux aperçoivent sur la capture ci-dessus trois postiers de plus : Jeanne, la fille du couple Héral-Falque, sera postière jusqu'à être directrice et finir sa carrière à la tête du bureau de poste de Clermont-l'Hérault, au centre du département dont Montpellier est la préfecture. Elle épouse un cousin, Jean Georges Dusiquet, fils de la sœur de sa mère et d'un postier né dans le département de la Manche.

Il faudra que je me penche comment consulter en ligne les dossiers des personnels des postes aussi anciens et pendant la période de l'Administration des Postes pour justement une descendant de frères et sœurs d'un aïeul devenue postière partie du Gard vers le département de la Seine.

La descendance états-uniano-japonaise (?!!) du scupteur Legendre-Héral du dix-neuvième siècle à la première moitié du vingtième siècle : un général imprévu et plein d'artistes (capture d'écran de la deuxième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix août 2025).

J'irai plus vite sur les deux vidéos suivantes qui suivent un des fils de Jean-François Legendre-Héral : Charles Legendre (1830-1899), mais elle est à regarder pour ceux qui se demandent s'ils peuvent se découvrir un « oncle d'Amérique » ou un cousin au Japon. Oui, c'est possible grâce aux hasards de la vie, et qui se demandent comment lire des journaux et livres anciens, numérisés par des archives et bibliothèques privées ou publiques dans plusieurs pays (The New York Times pour le cas de Charles Legendre).

Un oncle et de nombreux demi-cousins postiers, néanmoins Charles est excellent élève, notamment en langue anglaise, mais dépensier... Après la mort de son père sculpteur désargenté (par les dettes de son fils prodigue), Charles se réfugie à Bruxelles où il fait la rencontre d'une jeune états-unienne et sa mère en voyage...

Le mariage est conclu, un premier enfant naït. Mais le père meurt accidentellement outre-Atlantique et Charles émigre à New York et s'y ennuie.

Il s'engage dans l'armée de l'Union contre les sécessionnistes entre 1860 et 1865. Il est promu sur le champ de bataille, gravement blessé deux fois au point que, soigné par des paysans, l'armée et sa famille l'a cru mort. Il termine général de brigade en 1865.

Dès l'année suivante, le gouvernement fédéral le nomme consul en charge des intérêts dans les Ports ouverts chinois. Non étudié par Ketella : le voyage intéressera les historiens postaux habitués à éplucher les calendriers maritimes. Legendre part de New York pour le port central du monde d'alors : Liverpool... et traverse les continents européens et asiatiques jusqu'à Xiamen.

En poste, il devient populaire lorsque les autorités chinoises de Formose l'autorisent à négocier avec les indigènes taïwanais en conflit sur le devenir de l'équipage d'un bateau états-unien échoué, sans effusion de sang malgré une petite armée privée qu'il a extorquée à son supérieur. Cette action et une étape au Japon lors d'un voyage aux États-Unis conduisent à une désertion : l'empire du Japon l'engage comme conseiller, notamment pour leurs relations avec les autorités chinoises et les habitants (pas faciles) de Formose. Néanmoins, il échoue à accomplir le même succès pour un équipe japonais en 1874.

Enfin, de 1890 à 1899, il rejoint le service de l'empereur Gojong de Corée.

C'est là que les recherches dans les archives du New York Times sont intéressantes pour retracer les grandes actions de Legendre sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, ses principaux accomplissements en Asie de l'Est, et surtout découvrir que tous les souvenirs de sa vie française, new-yorkaise et asiatique ont sûrement tous disparus dans l'incendie de la maison coloniale.

Le témoignage de son fils parle de sculptures de son père, de lettres originales de présidents des États-Unis, d'œuvres littéraires, artistiques et artisanales des trois pays d'Asie où il a vécu, etc.

La descendance artistique japonais du général unioniste Legendre du dix-neuvième siècle à nos jours : patronymie kabuki et cantatrices japonaises (capture d'écran de la troisième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le vingt-sept août 2025).

D'un postier de 1792, ayant certainement obtenu sa place par l'entregent de son père, aboutir à un des généraux de l'Union en 1865, c'est peu habituel. Personnellement, de paysans du Languedoc, j'atteins des ouvriers textiles nîmois, des plâtriers montpelliérains et manutentionnaires du chemin de fer descendus avec l'exode rural ; et un Guyennais montpelliérain d'adoption suite sûrement à son service militaire. Un dossier d'un cousin très lointain trouverait peut-être un anobli médiéval lointain dans le temps et l'espace... dont il faut que je retrace par les sources.

Cependant, le parcours n'est pas terminé et Ketella a dû étudier les arts du spectacle japonais, ce qui a motivé un nouveau voyage au Japon, avec une étape à Séoul où Charles Legendre est enterré (à partir de la minute 14 de la deuxième vidéo).

Car le diplomate-conseiller privé épouse une Japonaise... loin de son épouse new-yorkaise. La fille illégitime d'un descendant de shogun... Les généalogistes qui recherchent des ancêtres dignes de Charlemagne et d'Huguet Capet frétillent.

Ichimura Uzaemon XV (1874-1945), le premier garçon est adopté, très jeune, par un acteur kabuki dont il va être l'héritier et l'élève. Bien que cet homme a été l'amant de nombreuses femmes, Ketella parvient à distinguer des enfants issus d'une longue liaison, plusieurs devenant des acteurs kabuki ou des chanteuses, certains et certaines très connues du public et donc documentées des journaux japonais des années 1930... jusqu'à la visite de Ketella au printemps 2025.

Comment réaliser cette généalogie quand on ne maîtrise pas les outils archivistiques japonais ?, admet notre généalogiste-vidéaste.

En comprenant que les artistes kabuki reprennent le nom de leur « père », qu'il soit biologique ou adoptif tant qu'il est le maître-formateur, et un surnom lié à leur rôle dans le kabuki, avec numéro pour distinguer les homo(sur)nymes.

Un surnom qui peut évoluer jusqu'à l'apogée de leur carrière. Le suivi des noms de famille adoptés et la numérotation de ces surnoms de maître en disciple, la recherche de programmes anciens et de critiques de pièces, le ramassage de publicités pendant son voyage permettent au généalogiste de dresser l'arbre ci-dessus jusqu'en 2025, comprenant les descendants et conjoints issus d'Ichimura et sa concubine, et, au milieu sur la gauche, trois de ses élèves portant son nom de famille car ils ont été ses élèves.

Ainsi, quand Gab Ketella filme la façade d'un théâtre kabuki, il explique que le descendant le plus récent d'Ichimura Uzaemon XV y joue à ce moment-là... et en retravaillant son arbre et le programme, qu'il y joue avec un de ses cousins.

La trilogie vidéo illustre une certaine homogamie dans les milieux des arts de la scène au Japon, comme finalement d'autres milieux sociaux en France : ici, les postiers, entre fréquentation de lieux communs et envie de mutation commune.

Le tout est de trouver les bonnes archives et de bien les interpréter.


Pour aider Ketella : sa cagnotte est par ici ; son sponsor est le logiciel Généatique ; et tentez de ne pas zapper les publicités youTube (c'est dur...).

Pour ma part, j'utilise depuis 1994 (quand on faisait encore tourner les bobines de films des Mormons aux Archives départementales) le logiciel Heredis de l'entreprise coopérative montpelliéraine BSD Concept (pas un sponsor) ; et un abonnement au site Geneanet pour m'aider dans mes recherches à travers les archives publiques ou professionnelles, et débloquer des sauts géographiques de certains ancêtres : avec trente-six mille communes et les aléas de leur vie passée, je remercie les autres généalogistes qui photographient les tombes, indexent des recensements ou des fiches militaires et de professions.

jeudi 31 juillet 2025

Humour philatélistique absurde dans Spirou - #JesuisFabrice

 Dans son numéro 4554 du mercredi vingt-trois juillet 2025, la rédaction de Spirou, magazine de bandes dessinées, publie la deuxième page du Journal des fans des Fabrice... entretenant la forme d'humour absurde... aux chutes (volontairement) manquées... des deux Languedociens : Fabrice Erre et Fabcaro.

Depuis la rentrée 2019, les deux Fabrice se sont vus confiés la préparation du gag de l'édito du magazine hebdomadaire...

... Leur employeur - qui renouvelle leur contrat ?!! - s'attend à une interprétation des personnages mis à l'honneur de la couverture en espérant de l'humour de qualité.

À gauche, une partie de l'épisode des Fabrice en tournée revu par Evemarie. À droite, la passion philatélique de Fabcaro (extrait de Spirou 4554, page 16, librement consultable sur le site du magazine).

Calembours hors sujet, mauvaise foi face à leurs collègues, la rédaction a été heureuse de découvrir au début de l'été qu'ils démissionnaient pour se lancer dans une carrière musicale où on saurait reconnaître leur talent !

Ainsi, chaque grand festival français ou européen a l'honneur de les recevoir - les organisateurs le savent-ils ? - et les péripéties de cette tournée (mal) financée par la rédaction donne une série estivale par épisode.

Et donc un journal de fan aussi absurde que l'édito des Fabrice.

Rédigé par Jorge Bernstein (gage rock de la qualité des Fabrice) et illustré par divers dessinateurs habituels, le deuxième journal des fans des Fabrice annoncent une grande nouvelle philatélique, digne de la présidence de Sarkozy-le-président-de-la-taille-douce : 

Fabcaro collectionne les timbres !!!

De la caricature (pas le faux timbre Marianne assez réaliste par Ben Lamarre) de la trouvaille aventureuse de la pièce unique un lundi de novembre en Meurthe-et-Moselle ; on relira pour comprendre l'enjeu d'aller se perdre si loin du Midi leur aventure fabricesque dans la jungle amazoinienne dans À la poursuite du trésor de Décalécatán.

...

Décalécatan ? Oui, ils ont osé.


Néanmoins, en temps que chanteur, c'est une autre pièce essentielle de sa collection thématique qui lui manque, mais depuis quelques épisodes de la tournée des Fabrice, on avait compris :)


Deux notes finales.

L'adresse mail indiquée pour ceux qui ont ce timbre rare est fonctionnelle : c'est l'adresse du courrier des lecteurs.

Le logotype de l'éditeur Bandes dessinées à poster.

Enfin, Ben Lamarre est le bon choix pour ce Fabrice-Marianne, à la fois car portraitiste et auteur d'une des histoires proposées par l'éditeur Bandes dessinées à poster (BDàP) , mais ça, c'est pour un autre article.

samedi 3 mai 2025

Des boîtes à colis partout dans le Carrefour Lattes

 La folie des achats et retours d'achats professionnels et amateurs en ligne meublent les pays d'Europe de blocs de casiers automatisés de colis pour pouvoir venir les chercher ou les déposer pré-affranchis à toute heure, surtout en dehors des heures d'ouverture restreintes des bureaux de poste, lieux dont les opérateurs historiques réduisent le nombre.

À la place d'un magasin ou des portes d'issue de secours, la galerie marchande accueille un couloir spécialisé colis (tous droits réservés).

Ainsi, début 2025, le centre commercial Grand Sud, à Lattes, sur la route entre Montpellier et le golfe du Lion, accueille un espace colis à la place soit d'un emplacement de magasin, soit des anciennes grandes portes menant au couloir d'évacuation.

Le jaune Amazon permet de le repérer immédiatement depuis l'entrée nord côté station de tramway Boirargues en direction de l'entrée de l'hypermarché (au fond à gauche sur la photographie ci-dessus).

Le couloir à colis (un photomaton, deux distributeurs de boissons fraîches, un raton-laveur,... Tous droits réservés).

Trois marques logistiques sont installées : Amazon avec « Géraldine », Mondial Relay et Vinted. Néanmoins, la largeur du couloir d'évacuation est maintenue.

Mais, où est La Poste ?

À côté de l'accueil, près de personnel prêt à vous aider donc, le Pickup de La Poste (Tous droits réservés).

Il faut poursuivre vers l'entrée de l'hypermarché et l'accueil, où l'espace recyclage-dépose des piles et petites batteries a été totalement remanié.

Le meuble automatisé des colis de La Poste porte le logotype de l'hypermarché, et il voisine avec des machines qui rendent service, et notamment service marchand, donc redevance au propriétaire des lieux.

Un changeur de monnaie qui transforme vos centimes d'euros en dons caricatifs ou en bons d'achats pour l'hypermarché... Non, pas en billets de banque pour dépenser ailleurs, bande de consommateurs infidèles.

Et deux imprimantes de photographies numériques, avec entre les deux, une boîte pour déposer des films pour un développement à l'ancienne.

Ayant toujours deux personnels à l'accueil de l'hypermarché, le pupitre de vente de billets de spectacles et ces automates ont potentiellement toujours une personne pour aider le client.

Les boîtes pour récupérer les polluantes piles et batteries sont passés de l'autre côté, contre la cloison du bureau d'accueil.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

lundi 14 octobre 2024

L'ancienne poste Montpellier-Comédie devient un centre de radiologie en 2025

 Le vendredi vingt-huit août 2023 fermait le bureau de La Poste et de La Banque postale situé à un des coins de la place de la Comédie de Montpellier, au croisement du boulevard Sarrail et du passage Bruyas.

Qu'allait-il advenir du rez-de-chaussée et du sous-sol de cet immeuble, où se trouve encore les bureaux d'une agence immobilière ?

La une de l'arrivée d'un IRM place de la Comédie, Midi libre édition locale du lundi sept octobre 2024.

La réponse est parue dans l'édition Montpellier / Lunel du journal régional Midi libre du lundi sept octobre 2024 (achetable au numéro en ligne).

Du sept octobre justement au printemps 2025, ont lieu des travaux de branchement aux réseaux, de réaménagement intérieur et, surtout, de l'installation d'un IRM de sept tonnes et d'un scanner de trois tonnes dans l'ancien bureau de poste.

L'article de Thierry Jougla raconte le projet de la Doctoresse Marie-Caroline Mas, quatrième génération de médecin, et une des associés du Centre d'imagerie médicale du boulevard Victor-Hugo, réalisé avec l'architecte Gilles Gal des Ateliers A+.

Ses associés sont Imaneo et Imacam, deux associations de radiologues et de cabinets de radiologie de cliniques privées du Montpelliérain et du centre de l'Hérault afin de mieux répartir les efforts au bénéfice des patients.

Ces deux dernières décennies, l'une après l'autre, les cliniques historiques des anciens faubourgs de la ville ont construit de grands ensembles modernes aux portes autoroutières de l'agglomération. Le Dr. Mas a décidé de rester au centre, mais, le poids des équipements de pointe nécessitait de trouver un bâtiment adapté et adaptable en termes de fondations.

Comme moi, elle a lu, en 2022, la fermeture du bureau de poste Comédie : sur la place centrale, trois stations de tramway proches pour quatre lignes ; le parc souterrain de stationnement limité pour les moins mobiles sous la Comédie, celui géant du centre commercial Le Polygone.

Et là, dans les négociations avec la Mairie, l'Agence régionale de santé , la belle surprise, la salle des coffres de La Banque postale : une pièce renforcée en béton armé de quarante centimètres de large. De quoi supporter la masse et la place des équipements de sécurité en plomb pour contenir les rayons X.

Fin mars-début avril, un nouveau centre de radiologie ouvrira donc à la place d'un bureau de poste... signe de l'évolution démographique et de communication des Français : plus de bobos, moins de lettres écrites ?

mardi 20 août 2024

L'Hôtel des postes de Montpellier pendant l'Occupation (1942-1944)

 Dans le sud de la France à une quinzaine de kilomètres de la mer Méditerranée, Montpellier se situe dans la Zone libre définit par l'armistice avec l'Allemagne nazie du vingt-deux juin 1940. La préfecture de l'Hérault est donc gouvernée par l'État français du maréchal Philippe Pétain, installé à Vichy.

Cependant, le huit juin 1942, les troupes alliées débarquent dans les départements d'Algérie et le protectorat français du Maroc. Le onze - jour de l'armistice de la Première Guerre mondiale, les troupes françaises au Maroc, fidèles au régime de Vichy, se rendent aux Alliés.

Dès la veille au soir, l'état-major allemand lance l'invasion de la Zone libre, la neutralité des troupes et de la Marine française n'étant plus jugées fiables. Peu de combats... mais, obéissant aux ordres de 1940 de l'amiral Darlan confirmés par une ultime possibilité du contre-amiral Auphan en 1942, la flotte se saborde dans la rade de Toulon le vingt-six pour ne pas tomber aux mains ennemies.


Concernant la Libération de Montpellier, et par ricochets son occupation et les actes de la Milice, les Archives municipales ont préparé une page spéciale composée d'archives textuelles et iconographiques sur les événements de l'été 1944, des bombardements états-uniens à partir du cinq juillet sur les infrastructures ferroviaires, avec ceux précédents dans ports et entrepôts de Sète et Frontignan liés au Débarquement en Normandie le six juin, jusqu'à l'arrivée de l'Armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny le deux septembre.

Le premier bombardement le cinq juillet marque la population. La cible de fumée laissée au premier passage aérien se décale vers le nord à cause du vent ; les bombardiers de l'US Air Force volent haut. Selon le pointage des impacts, si la gare industrielle des Arènes est bien endommagée, les capacités de déplacement et de ravitaillement ennemis avec, ce sont aussi les espaces agricoles et urbains alentours qui sont touchés. Le quartier de la Cité Mion par exemple ; les secours doivent prendre garde aux bombes à retardement ou aux cargos de munitions en feu.

Montpellier est désormais un théâtre de la grande guerre mondiale.


Au fil de juillet et de début août, les alertes anti-aériennes sont déclenchées régulièrement. Les habitants se réfugient avec calme dans les abris, espérant que ne soient touchées que les cibles stratégiques : la gare de marchandises, la Citadelle Joffre occupée, la Caserne de Lauwe où se trouve la Milice.

Ainsi que le pont ferroviaire de Pavie entre Montpellier et Castelnau-le-Lez le dix-sept août pour empêcher les troupes allemandes de rallier le site du Débarquement en Provence. Ce sera un échec coûteux en vies civiles, et ainsi, le pont est finalement détruit lors d'un bombardement après la « Libération » de la ville par les résistants car des troupes allemandes tentent encore de fuir le Languedoc via le chemin de fer littoral.


Beaucoup d'alertes générales et d'appels à se rendre aux abris donc.

Où se trouvait le dispositif sonore ?

L'article des Archives municipales de Montpellier l'indique lors du départ précipité des troupes allemandes de Montpellier, les samedi dix-neuf et dimanche vingt août 1944.

Peu avant midi, ce vingt août, la Défense passive apprend que l'armée allemande va faire sauter une partie de l'Hôtel des postes, téléphone et télégraphes, lieu stratégique comprenant donc le standard téléphonique et télégraphique. Le bâtiment est situé en plein cœur de l'Écusson, le centre médiéval modernisé sous le maire haussmannien Pagézy, justement à côté de la Préfecture représentant l'État dans le département.

Les dégâts à l'Hôtel des postes et téléphone de Montpellier, photographie publiée dans La Libération de Montpellier (conservée aux Archives de Montpellier, 5BIB283)

À 19h14, des explosions détruisent les équipements stratégiquement de télécommunications, ainsi que les haut-parleurs de l'alerte anti-aérienne et les équipements au sous-sol d'où ils étaient activés.

Des explosions « contrôlées » ont aussi lieu à la Citadelle (munitions et armements) et à l'aérodrome de Fréjorgues entre Pérols et Mauguio. Ceci s'ajoutant aux mitraillages des convois militaires allemands sur la route de Nîmes par l'aviation américaine.

À partir de ce dimanche soir, les habitants n'ont plus de système d'alerte. Le quotidien L'Éclair avertir, le lendemain, ses lecteurs de fuir aux abris au moindre bruit d'avion.


Néanmoins, face au départ allemand, une partie de la population commence des parades patriotiques et armées alors que des troupes allemandes traversent encore la ville sur l'axe route de Béziers/avenue de Toulouse - place de la Comédie - route de Nîmes... Un habitant est sommairement abattu pour distribution de prospectus de résistance au passage de soldats motorisés ennemis.

La place de la Comédie, à Montpellier, début du vingtième siècle.
En rouge, la route de Toulouse (droite) à Nîmes (gauche) avec l'Esplanade où se campait une troupe allemande le lundi vingt-et-un août 1944. En bleu, la foule tenant une milicienne se dirige de la gauche vers la droite, rue Boussairolles derrière les cafés (carte postale reproduite dans Midi libre).
Le théâtre de la Comédie est dos au photographe.

Ce lundi soir-là, une troupe allemande s'est installée sur l'Esplanade en bordure nord de la Comédie ; des Montpelliérains en colère transportent une milicienne de l'Écusson vers le commissariat rue Boussairolles en croisant la Comédie. Par crainte (voir carte postale légendée ci-dessus), les soldats tirent sur la foule faisant deux morts et trois blessés ; des négociations parviennent à les calmer et à instaurer un semblant de couvre-feu... en tout cas d'appel à la prudence côté civils.



Une des cloches de la cathédrale de Montpellier et le clocher de Sainte-Anne, photographiés par Jean Guizonnier en 1944 (Archives municipales de Montpellier, 11 S 3). Résistant montpelliérain, capitaine des sapeurs-pompiers, directeur de la Défense passive et Travaux publics municipaux pendant la guerre, il est martyrisé et tué par la Milice mi-août 1944.*

Dans les jours qui suivent, la situation politique se clarifie : le mardi vingt-deux, les représentants du Gouvernement provisoire et des maquis Léon et de Vailhauquès arrivent dans la ville, et ils encadrent les patriotes.

Militairement, cela reste compliqué : des troupes ennemies éparses avec des chars circulent encore vers la vallée du Rhône. La rumeur évoque le retour des troupes précédentes, empêchées d'atteindre Nîmes par les bombardements alliés...

Le jeudi vingt-quatre, vers 17h25, c'est la stupeur, les cloches des églises, interdites de résonner par l'occupant allemand, annoncent le passage de bombardiers alliés ciblant et détruisant cette fois-ci le pont de Pavie, limitrophe avec Castelnau. Sans victime.


Ce même jeudi, une colonne allemande arrive de l'Aveyron pour rallier la vallée du Rhône et les combats. Après l'échec meurtrier de pourparlers au lieu-dit Bel-Air sur le sort de la ville, le bombardement des axes de retraite par les bombardiers alertés, et la mise en défense de Montpellier dès le village de Celleneuve, le commandant allemand décide d'éviter la ville en passant par le nord, notamment Montferrier où six ouvriers à vélo sont humiliés puis exécutés.

Dans la nuit, les Forces françaises libres des maquis locaux organisent une position dans ce village perché dominant la plaine du fleuve Lez que doit traverser ces troupes.

La bataille fait six morts français malgré des combats qui ont requis des renforts montpelliérains avec artillerie dans l'après-midi du vendredi, mais l'arrière-garde allemande est détruite : des dizaines de soldats s'éparpillent et seront capturés entre le Lez et Sommières dans les jours suivants.


Le dimanche vingt-sept est enfin le soulagement militaire : les troupes du Maquis Bir-Hakeim arrivent en nombre à Montpellier par l'ouest. Le lundi, c'est définitif : par la route de Nîmes, les troupes de l'Armée française libre en provenance de Provence sont là !

Le lendemain, Emmanuel d’Astier de la Vigerie, commissaire à l’Intérieur du Gouvernement provisoire de la République française, installe officiellement Jacques Bounin, nouveau Commissaire de la République à la Préfecture, en face de l'Hôtel des postes à reconstruire. Bounin peut désormais établir une justice pour les criminels de la collaboration et de l'occupation, après les vengeances des premiers jours sur les miliciens.

Timbre du centenaire de la naissance du Maréchal de France de Lattre de Tassigny, émis en 1989 (via Phil-Ouest.com).

Enfin, le général de Lattre de Tassigny arrive le samedi deux septembre en fin d'après-midi avec défilés, saluts aux combattants de natures diverses et cérémonie au monument aux morts (actualités cinématographiques sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel). Il revient dans Montpellier libérée qu'il avait commandée de janvier à son entrée en résistance en novembre 1942.


Note :

* : le choix de la photographie de Jean Guizonnier illustrant son martyre et le rôle des cloches d'église après la destruction de l'Hôtel des postes est un choix de l'auteur-archiviste municipal de Montpellier, que je paraphrase ici.

jeudi 24 août 2023

Même chez Amazon, les étiquettes débordent

 Les collectionneurs de timbres détestent quand les postiers commettent ces impairs : annuler les timbres au stylo ou au feutre, coller les étiquettes de recommandation ou de redirection sur les timbres :'((

Mais, cela vaut aussi chez Amazon UK.


Étiquette de colis Amazon d'août 2023.

L'acheminement d'un téléfilm d'animation en bluray est généralement géré par la logistique d'Amazon et de ses sous-traitants, surtout qu'ici le produit vient de sortir le mardi quinze août aux États-Unis, d'où les stocks sont diffusés dans le monde.

Quatre codes datamatrix en bas de l'étiquette semble indiquer des aéroports de passage par leur code IATA, et une recherche Google Maps permet de trouver l'entrepôt proche avec le chiffre :

- NCL pour Newcastle au nord de l'Angleterre, et l'entrepôt au sud de la ville,

- LCY pour London City dans l'est de Londres, mais l'entrepôt en rase campagne dans l'estuaire de la Tamise...,

- ORY pour Paris-Orly au sud de la capitale française, mais l'entrepôt bien plus au sud en agglomération d'Orléans,

- et MRS pour Marseille au sud de la France. avec un entrepôt à Saint-Martin-de-Crau entre Marseille et Nîmes.

Que ce soit en avion ou avec les camions nécessaires, mon bilan carbone, même ramené au gramme de disque, vient d'en prendre un sacré coup pour un achat-passion... Cela donne donc un parcours très détaillé.

Suivi du colis d'après le site Amazon du client.

Officiellement, le colis entre dans les mains d'Amazon le vendredi dix-huit à Rochester (LCY8 donc), au sud-est de Londres, environ trois heures et demi avant le premier mail annonçant l'acheminent au client.

Ayant commandé le disque via Amazon britannique, je n'ai pas à connaître le parcours outre-Atlantique. Je peux supposer  qu'une palette de disques arrive à Newcastle puis est mise en colis à Rochester pour les clients européens puisqu'au dos du colis, les légendes sont en cinq langues européennes (anglais, allemand, français, espagnol, portugais) avec légende de recyclage en français.

Le lendemain, à Rochester, l'étape douanière a lieu de manière numérique à Mouscron, en Belgique, frontalière avec la métropole de Lille, dans le nord de la France. Pourquoi Mouscron ? Une structure commune des membres de l'Union européenne ?

Le surlendemain, lundi en début d'après-midi, le colis est à Gidy, dans la banlieue d'Orléans au sud de Paris, où un entrepôt Amazon ORY1 existe. Avion ou camion ? Camion probablement : le mardi, en douze heures, le colis effectue le trajet Gidy à Saint-Martin-de-Crau, où se trouve l'entrepôt MRS9.

Dans la nuit du mardi vingt-deux au mercredi vingt-trois, un camion part vers l'entrepôt de Frontignan-La Peyrade, dans l'Hérault et au sud-ouest de Montpellier sa destination, où il fait partie de la tournée d'après-midi. DLP9 dans le rectangle noir est le code de cet entrepôt... Loin du MLP de l'aéroport de Montpellier puisque DLP est le code de Disneyland Resort Paris Airport !


J'ai déjà évoqué l'autocollant jaune d'aide visuelle au livreur. Ici, gaffe connue chez les postiers traditionnels, on l'a collé n'importe où, ici sur l'identité et l'adresse du destinataire.

Certes, le code data-matrix de droite permet de retrouver l'ensemble de ces détails d'un coup de scanner. Cela montre les cadences de travail dans ce milieu.


Comme dans l'article du six juin 2023 sur la post-philatélie des colis, je n'ai sûrement pas retrouvé toute la route de la marchandise et du colis. Il reste des codes une lettre - trois chiffres sous le code des entrepôts ou comment Amazon crée ses codes à partir des codes IATA d'aéroports.

Mais ça avance.