Affichage des articles dont le libellé est UPU. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UPU. Afficher tous les articles

mercredi 25 août 2021

Continuation d'anciennes nouvelles océaniques en août 2021

 En cette deuxième moitié d'été 2021, quelques sujets reviennent dans la lumière médiatique et montrent comment ils ont évolué sur plusieurs années.


En Atlantique-Nord.

Le philatéliste Jean-Jacques Tillard a été décoré de la médaille de l'ordre du Mérite, lundi vingt-trois août 2021 pour son rôle dans le rayonnement de la collectivité française de Saint-Pierre-et-Miquelon par le loisirs philatéliques lors des expositions inter-américaines et internationales.

À cette occasion, il a répondu aux questions de la chaîne de radio publique La 1ère, le lendemain, permettant de mettre à jour son palmarès : cent trente médailles désormais (cent en mai 2016) et en quête du titre de Champion des champions avec sa collection des surchargés du territoire au dix-neuvième siècle, lors de l'exposition européenne Notos 2021, en novembre en Grèce.

Par ailleurs, le dix-huit juin, la maison de vente David Feldman a annoncé que Tillard est devenu un de ses représentants internationaux.


Au milieu de l'océan Indien.

Autre océan, archipels aussi difficiles d'accès : les îles Chagos sont de retour dans la diplomatie onusienne. Aujourd'hui, mercredi vingt-cinq août, BBC News Africa rapporte la décision des membres de l'Union postale universelle de n'accepter le courrier en provenance et à destination de cet archipel qu'affranchi de timbres de Maurice.

Un des timbres du onze décembre 2017 par lesquels Maurice rappelait les zones économiques exclusives que cet État revendique autour d'une île française et des îles britanniques Chagos.

Depuis la scission des îles Chagos de la colonie mauritienne en 1965, l'éviction des Chagossiens de Diego Garcia loué aux forces armées des États-Unis et l'indépendance de Maurice en 1968, le statut du territoire britannique d'outre-mer des îles de l'océan Indien (B.I.O.T. en anglais) est contesté régulièrement par Maurice.

Petit à petit, les institutions multilatérales des Nations unies reconnaissent que la scission avant indépendance aggravé par le déplacement forcé des Chagossiens est illégale. : votes de l'Assemblée générale (non contraignant), mais avis de la Cour internationale de justice en 2019, et maintenant l'Union postale universelle.

Les philatélistes seront mitigés : du courrier britannique des Chagos, ça doit être rare... On peut imaginer que les militaires états-uniens utilisent la poste militaire. Et vu le niveau des services postaux (oblitération au stylo-bille, timbre démonétisé non taxé, etc.), combien de postes iront vérifier le courrier international pour trouver ce pays-là et en vérifier les timbres ?... Maurice à coup sûr.

Rappelons qu'il faut surveiller les îles Éparses de l'océan Indien, un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises : Tromelin est revendiqué par Maurice. De plus, Madagascar revendique ces îles selon la même logique que Maurice : selon le principe de la décolonisation, la France n'aurait pas dû séparer ces îles de sa colonie malgache.

Côté puissances européennes, l'époque est à la négociation. Le Royaume-Uni a promis de donner la souveraineté du BIOT à Maurice dès qu'il n'aura plus d'intérêt pour la Défense... à une époque où les puissances mondiales s'installent dans l'océan Indien (États-Unis, Chine et son « collier de perles », ce qui braque l'Inde qui s'entraîne avec la France, etc.). Les derniers présidents français tentent de convaincre Maurice et Madagascar d'une part, les parlementaires soudainement patriotes d'autre part, d'une co-souveraineté permettant protection de l'environnement et exploitation raisonnée des ressources potentielles.

À suivre.


Outre-Manche et Outre-Indien.

Pour ceux qui trouvent qu'il y a trop d'émissions sur des sujets superflus (c'est acceptable... si vous ne les achetez pas donc), le marchand britannique derrière Norvic Philatelics raconte, dans un article du vingt-quatre août, qu'au Royaume-Uni, le tournant ciné-télé-chanteurs états-uniens sur timbres date de 2015 et que l'embauche de Matt Parkes par Royal Mail participe de ce mouvement de toucher un public de fans non philatélistes.

Un article intéressant car il rappelle que Parkes est une personne fort aimable, et qui permet de garder trace de comment évolue un service philatélique et son travail programmatique... Ce que l'entreprise en question tente généralement de ne pas évoquer.

Dans le même ordre d'idée, mais plus en phase avec ce que les collectionneurs souhaitent d'un programme philatélique national, l'American Philatelic Society évoque, le même jour, l'illustrateur srilankais Isuru Pothpitiya et ses réalisations pour les timbres de son pays, dernièrement des émissions sur la flore et les milieux humides de l'île de l'océan Indien.


Au-delà du sérieux : l'humour philatélique d'antan.

Et si tout ceci vous paraît bien trop sérieux, Peter (@stampden sur Twitter ou son blog) a rassemblé des blagues et caricatures d'inspiration philatélique qu'il a retrouvées dans les archives de la presse anglophone au fil de ses recherches en philatélie sociale.

Son dernier exemple tiré d'un journal australien au moment de la grippe dite espagnole, arrivé début 1919 en Océanie, autour de masques et de comment éviter de lécher soi-même les timbres touchés par le postier avec ses doigts...

mardi 3 août 2021

Nouveautés postales de juin-juillet 2021 : plastique et douane

 Depuis début mai pour l'une et début juin pour l'autre, deux nouveautés marquent mon courrier en provenance de l'étranger - et par la lecture de forum de collectionneurs le courrier à destination du Royaume-Uni. L'une étant douanière, on penserait que les médias généralistes l'auraient largement évoquée... mais, en Europe, elle s'est entre-mêlée avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne...

Ainsi, avec les enveloppes de périodiques auxquels je suis abonné, voici ma compréhension de ces phénomènes.

Depuis début juin, les nouveaux films d'emballage du magazine Spirou en papier : c'est écrit dessus.

Le plus simple paraît être le passage à l'emballage environnementalement correct : depuis début juin 2021, le plastique dérivé de pétrole paraît être désormais banni comme matériau d'enveloppement des magazines et revues envoyés par voie postale.

Message apparu dernièrement sur la feuille d'expédition de Gibbons Stamp Monthly concernant la nature de l'emballage « plastique » qui enrobe le mensuel.

L'hebdomadaire de bandes dessinées Spirou est passé du film plastique au « papier recyclable » comme imprimé dessus, donc à jeter dans la poubelle dédiée. Côté britannique, Gibbons Stamp Monthly indique que son nouvel emballage en amidon de pommes de terre est compostable.

... Britannique ? Oui, aussi, donc j'imagine que ce changement est issu de la réglementation de l'Union européenne[2] contre les plastiques à usage unique. Que le Royaume-Uni a maintenu malgré la sortie : soit parce qu'il était obligé de l'imposer à ses entreprises tant qu'il était membre de l'Union (31 janvier 2020) puis temporairement du Marché unique (fin le 31 décembre 2020), soit parce que ce pays exportateur de plastique jeté[1] a compris son intérêt de réduire le problème des déchets à la source.

Plusieurs autres expéditeurs de publications sont passés du plastique à l'enveloppe papier standard.


Cependant, ce changement a eu lieu en même temps qu'une modification des règles de déclaration douanière sur les achats à l'étranger.

Enveloppe en papier désormais pour le numéro de juin 2021 du London Philatelist avec déclaration douanière CN22.

Là, c'est la revue de la Royal Philatelic Society London qui illustre le double changement. Le numéro de mai 2021 est encore sous film plastique mais la fiche postale porte désormais une déclaration douanière CN22. Le mois suivant (illustration ci-dessus), passage à l'enveloppe papier et collage d'une déclaration. Et, début août, pour le numéro estival :

Pour le numéro juillet-août 2021, plus de déclaration douanière.

, la déclaration douanière a disparu. 

Le changement d'août étant peu surprenant : les magazines de kiosque britanniques n'avaient pas inclus cette déclaration au printemps. La Société philatélique royale a dû préférer la prudence face à une incompréhension assez générale.

Car, le problème provient d'une nouvelle règle imposant depuis le premier juillet 2021 de déclarer en douane la valeur de tout envoi à destination de l'étranger sans plancher de valeur alors qu'auparavant il y avait une tolérance en-dessous d'une certaine somme.

Mes lectures au fil de l'eau - entre les rares conseils aux consommateurs de la presse régionale et les interrogations sur les forums de collectionneurs - sont insatisfaisantes et demanderaient une exploration de sources institutionnelles et professionnelles pour comprendre l'origine du changement et envisager la part du Brexit pour les envois entre Espace économique européen (le Marché unique étendu à quelques voisins) et le Royaume-Uni, faute d'accord de libre-échange de même niveau que le Marché unique.

Tantôt, c'est la réglementation de l'Union européenne qui aurait changé, permettant aux États-membres de trouver des ressources fiscales et de mieux contrôler les importations en espérant que les expéditeurs dédouanent à l'envoi - ce que les fiscs britanniques et européens espèrent beaucoup pour fluidifier les échanges post-Brexit.

Tantôt ce serait un changement dans les règles communes décidées au sein de l'Union postale universelle... Je ne suis pas allé voir les institutions internationales des douanes, administrations étatiques qui auraient pu insister sur l'uniformisation à tout envoi à l'échelle mondiale.

Une règle si mystérieuse que le service philatélique espagnole a placé une déclaration CN22 sur un envoi circulant au sein du Marché unique en avril dernier...

Par-dessus, en Europe, s'est ajouté le Brexit : tous les exportateurs d'Europe et du Royaume-Uni ont découvert les formalités douanières que le Marché unique avait supprimé. Plus le fait qu'il existe deux formulaires selon les cas : CN 22 et CN 23... avec forte incitation à le remplir en ligne.

Sur le forum philatélique anglophone StampBoards, cette nouvelle règle s'est immédiatement focalisé sur les envois et réceptions britanniques. Outre la déclaration de valeurs, c'est surtout qu'il faut désormais à l'État britannique définir les taux de taxation selon les objets... dans un contexte euro-britannique où les usagers n'ont plus l'habitude de gérer ce genre de tracas.

Les images ci-dessus montrent la perplexité des expéditeurs au printemps quant les consignes ont été diffusées. Le magazine offert aux membres de mon association est-il à déclarer ? Mon envoi habituel au sein du Marché unique doit-il être déclaré ?

Pour le dernier cas espagnol d'avril 2021 (illustration), on notera qu'ensuite en juin, ni la poste portugaise, ni Royal Mail n'ont placé de déclaration CN22 à mes commandes de timbres. Ce qui rassure au sein de l'Union, mais qui interroge sur les relations commerciales avec le Royaume-Uni : cette tolérance vaudra-t-elle pour la commande d'un livre, de chocolats d'artisans, de disques vynil ?

Étiquette postale et déclaration douanière sur colis des États-Unis pour la France, en date du vingt-quatre septembre 2020.

Surtout quand la réputation des commandes hors-Union européenne est d'être une loterie mystérieuse.

À part le distributeur Amazon et quelques vendeurs prudents des plates-formes de type eBay qui vous font avancer les frais de dédouanement (et rembourse le trop-perçu ensuite), l'arrivée d'un colis non dédouané lointain peut être rapide comme celui illustré de septembre 2020 : trois double albums vinyl tout de même.

Alors que je n'ai jamais vu la couleur, ni même la facture de La Poste pour un colis de valeur équivalente saisi par la douane française à l'été 2019 et pour lequel je n'ai jamais compris pourquoi La Poste n'a jamais laissé un avis de passage avec cause et montant du dédouanement... Oui, le centre de distribution de Saint-Jean-de-Védas, c'est de vous dont je parle : je vous adore habituellement, mais pour ce colis états-unien de 2019, pourquoi me laisser un message téléphonique demandant à être rappelé téléphoniquement sans jamais répondre audit numéro... ni laisser d'avis de passage !!! >:(


Bref, ma fainéantise m'empêchant d'aller explorer les archives de l'Union postale universelle, de la Commission européenne, des douanes de quelques pays, ou les publication des professionnels de l'expédition, j'attendrai que les rubriques d'aide aux consommateurs ou la presse économique expliquent lorsqu'il y aura un ras-le-bol des particuliers européens expéditeurs ou destinataires quand les livraisons seront retardées et rendues fort coûteuses.

En attendant, tout cela risque de m'inciter à passer par des entreprises pratiquant le dédouanement pour les achats britanniques... donc les plus grosses... donc Amaz... Sauf si les commerces indépendants signalent clairement que le dédouanement est tarifé au départ et ne sera pas une surprise à l'arrivée.


[1] : Ne jetons pas la pierre de suite aux Britanniques : pourquoi, d'après vous, le bannissement du plastique jetable a débuté il y a quelques années en commençant par les sacs de supermarché ? À l'époque, c'est la République populaire de Chine qui a mis le holà sur l'importation de plastique jeté étranger par ses industries ayant besoin de matières premières... Étrangement, ce problème issu des Trente Glorieuses (bouteilles en plastique, sur-emballage, etc.) a trouvé une solution politicienne extrêmement rapidement... en dehors de quelques marchés exportateurs et de malheureux habitants de pays importateurs. Preuve que les politiciens libéraux savent faire dans l'« écologie punitive » quand ça leur convient.

[2] : Ajout du lendemain, mercredi quatre août 2021 : ... de l'Union européenne puisque je viens de recevoir The American Philatelist sous plastique depuis les États-Unis.

lundi 8 mai 2017

L'Afrique francophone, un triangle des Bermudes philatélique ?

Qu'il est difficile de suivre les timbres émis - et utilisés réellement - dans plusieurs pays d'Afrique. Certes, ne nous plaignons pas : la complainte est habituellement contre les timbres émis pour ne pas servir par des opérateurs philatéliques très bons communic@nts.

En un week-end, ce sont trois exemples de plus qui me sont apparus. Si vous avez des informations sur les deux premiers, n'hésitez à vous inscrire sur les forums anglophones de discussion StampBoards.com ; pour le troisième, écrire au secrétariat de la RPSL.

Mystérieux petit timbre du Niger
Le premier sujet est causé par la confusion d'un collectionneur canadien confrontant deux éditions du même catalogue à un timbre oblitéré de cent vingt-cinq francs CFA, émis par le Niger en 1997.
Le timbre en hommage au Professeur Abdou Moumouni Dioffo, neuf tel qu'il peut être trouvé sur des sites de ventes aux enchères (ici via Hipstamp).
Le sujet est un scientifique nigérien, Abdou Moumouni Diasso, formé à l'université française et qui a professé et étudié ensuite dans plusieurs universités d'Afrique francophone. Son héritage est le développement de l'énergie solaire au Mali et au Niger, après un passage où il l'étudia en Union soviétique. Un parcours intéressant entre fin de l'époque coloniale et non alignement dans la Guerre froide.

L'effigie est signée du graveur français André Lavergne et imprimé par Cartor [probablement pas en taille-douce].

Dans son édition datée 2009, le catalogue mondial Scott le cotait, rapporte le forumeur, soixante cents (USD) neuf et trente cents oblitéré. En 2016, c'est cent vingt-cinq dollars neuf ! Alors que plusieurs ventes sur des sites d'amateurs d'enchères débutent à dix cents...

Et une prudence à ne pas le coter du tout un oblitéré tel que possédait par le collectionneur. Le coup de tampon a donné une marque incomplète, mais un modèle à la française se distingue bien.

Une rareté méconnue ? Un tarif peu usité ? Ouvrez vos classeurs de timbres et vos boîtes d'enveloppes aux bois dormants !

Un membre rapporte la réponse d'un rédacteur adjoint du catalogue états-unien : les listes des pays d'Afrique francophone dépendent énormément des diplomates philatélistes des États-Unis qui visitent les bureaux de poste et transmettent informations et timbres à l'éditeur.

Les voyages forment le philatéliste.

La Tunisie a-t-elle eu des distributeurs de timbres ?
Le même jour, c'est une série de quatre timbres de distributeur, avec valeur à la demande, qui suscite le questionnement d'un collectionneur états-unien.
Un des quatre timbres proposés dans une vente sur le site Delcampe.
Ces timbres reprennent des illustrations de timbres du programme de 1999 et 2000 : une production agricole (l'oranger), deux vestiges archéologiques romains (les thermes de Bulla Regia et l'acqueduc de Zaghouan) et le Catharge, ferry reliant Tunis à Marseille et Gênes.

La machine qui les a débitées doit être de type Klussendorf, tel les timbres de distributeur allemand.

Sauf que les catalogues et sites spécialisés dans ces timbres ne connaissent pour la Tunisie que les Frama de 1992 à 2012 (période selon The Meter Stamp Society ; un autre site intéressant par ici). Les tomes Afrique du Nord et timbres de distributeur de l'éditeur Michel ne liste pas ces quatre-là.

Essais commandés lors d'une recherche de nouveaux automates ?

Premières réponses en mai 2017 :
Sur StampBoards, un membre a contacté l'Association tunisienne de philatélie (adresse : Maison de la culture Ibn Khaldoun, Tunis) qui a répondu qu'il y a bien eu une machine de ce type à Tunis. Mais, tombée en panne, elle ne put être réparée et fut abandonnée. En tout, les collectionneurs ont ces quatre illustrations existant en cinq valeurs différentes.

La Côte d'Ivoire et son congrès UPU
Enfin, avec l'arrivée du numéro de mai 2017 du London Philatelist, Marc Parren propose un article d'histoire postale africaine, française et ivoirienne.
La plus forte des trois valeurs du feuillet à surtaxe pour l'annonce du vingt-troisième congrès de l'UPU à Abidjan, prévu en 2004, émis en décembre 2001 (via Colnect).
Le congrès de l'Union postale universelle de 2020 en Côte d'Ivoire compte déjà deux émissions de timbres, dont une de 2001 !

Initialement, le pays aurait dû accueillir l'institution internationale des postes nationales en 2004 à Abidjan. Cependant, la division du pays et les violences après l'élection présidentielle de 2000, elle-même concluant une période de dictature militaire de 1999, empêchent l'événement jusqu'en 2015 quand le pays obtient de ses partenaires de l'Union postale panafricaine d'être le seul candidat au congrès de l'UPU de 2020. Au congrès d'Istanbul en 2016, un congrès extraordinaire est programmé à Addid-Abbeba en 2018 et le vingt-septième congrès en Côte d'Ivoire en 2020 donc.
Un timbre sur un site classé de l'Unesco émis quatre mois après la conférence qu'il signale (Système de numérotation de l'Association mondiale pour le développement de la philatélique... le WNS).
L'histoire de l'émission de 2001 et celle de lobbying de 2005 (bureau de poste de Grand Bassam au moment de la conférence stratégique de l'UPU en avril à Genève) est détaillée sous le clavier de Marc Parren.

L'histoire postale militaire est expliquée : Opération Licorne française (2002-2015) et son Bureau postal interarmées 627 à Port-Bouet, puis Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (toujours en cours, effectifs par pays participants, et illustrée d'un aérogramme onusien par Parren).

La longueur des opérations, le nombre de pays engagés, les changements récents dans l'organisation des postes militaires françaises font que cet article met le pied à l'étrier pour une recherche de courrier ivoirien ou militaire.

Par exemple, en explorant le blog La Poste aux armées, un article illustré sur le Service postal à l'international pour la défense (SPID) et l'Opération Licorne en 2014.

La note du soir-même:
Le SPID est exercé par un partenariat entre La Poste et Sodexo, le groupe de services aux entreprises, de restauration collective et de logistique. Le contrat avec le ministère de la Défense a débuté en 2012, mis en place progressivement (explorer La Poste aux armées), et renouvelé pour quatre années comme un communiqué l'annonçait le vingt-deux février dernier (attention fichier pdf).

Conclusion :
En philatélie comme dans l'histoire des Européens dans le monde, les historiens Bertrand Hirsch et Yann Potin ont bien raison de dire que l'Afrique fut « le continent détourné » du quinzième au dix-neuvième siècle : évité, contourné, ignoré, méprisé des Européens qui n'en aborde les côtes que pour les achats d'esclaves.

Les collectionneurs de timbres, nouveaux explorateurs du continent comme au dix-neuvième ou navigateurs contournant du quinzième vers les vignettes thématiques des agences philatéliques ?

Référence : Bertrand Hirsch et Yann Potin, « Le continent détourné. Frontières et mobilité des mondes africains », dans Patrick Boucheron (direction), Histoire du monde au XVe siècle, 2009. Plusieurs éditions existent (grand format luxueux, deux tomes en poche, etc.).