Affichage des articles dont le libellé est Sierra Leone. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sierra Leone. Afficher tous les articles

lundi 2 janvier 2023

Philatélie et réflexion sur la monarchie dans The Crown

 La série télévisée The Crown, proposée par le service Netflix, se proposait initialement de romancer le règne d'Elizabeth II à raison d'une saison par décennie environ, avec changement des acteurs toutes les deux saisons afin de montrer le temps qui passe.

Cependant, du côté des magazines à sensations, c'est le traitement de la relation entre le prince Charles et Lady Diana qui concentre leur attention depuis la deuxième moitié de la quatrième saison. Cet automne et la cinquième saison a relancé le débat sur réalité ou fiction... et, déjà, des scènes tournées de la sixième traumatisent les réseaux sociaux sans attendre qu'en salle de montage ait lieu une autre partie du travail de création audiovisuelle...

Pour cause de reconstitution historique, l'équipe de décorateurs a recréé de nombreux objets portant les portraits des personnes réelles pour les remplacer celles des acteurs : unes de journaux, apparition télévisuelle,... et courrier avec timbres-poste.

Cet article vise à montrer comment la philatélie est utilisée dans The Crown, ainsi que quelques réflexions personnelles sur le règne achevé d'Elizabeth II et celui débutant de Charles III.

Par commodité, les personnes réelles seront ici nommés avec leur titre tandis que les personnages de la série porteront seulement leur prénom.


Le timbre pour rendre réaliste la fiction.

L'actrice Olivia Colman étudiant le projet d'un nouveau timbre-poste à son effigie (à droite) dans le premier épisode de la troisième saison.

La première apparition de timbres-poste est immanquable : dans la première scène de la troisième saison, Elizabeth étudie deux grands formats de timbres-poste. À gauche, celui au portait de sa jeunesse incarnée par l'actrice Claire Foy ; à droite, celui de la femme aux enfants quasiment adultes... "an old bat", dit-elle sous les traits d'Olivia Colman. Littéralement, « d'une vielle folle ».

La scène permet d'introduire le nouveau casting des troisième et quatrième saison, en faisant le relais avec celui des deux premières.

Un type Machin aux traits d'Olivia Colman, montré dans une émission télévisée britannique (The Graham Norton Show du réveillon du Nouvel An, extrait promotionnel posté le 29 décembre 2022 via YouTube).

Et ses timbres peuvent resservir : de nombreux bureaux sont montrés dans la série. Souvent ceux des secrétaires personnels d'Elizabeth, vieux gardiens des traditions pour protéger la bien jeune souveraine les premières années, puis sas de tri entre elle et le reste du monde ensuite.

C'est ainsi qu'il a bien fallu créer des enveloppes aux bonnes adresses et avec timbres britanniques...

Pour le réveillon du trente-et-un décembre 2022, Olivia Colman a été invité à l'émission de la BBC One, The Graham Norton Show, et elle est venu avec un cadeau secret : une de ces enveloppes et l'anecdote de comment elle a pu la conserver. Une accessoiriste la lui a remise avec pour consigne de ne rien en dire à personne.


Le loisir des rois, le roi des couards ?

Il faut attendre la cinquième saison diffusée à partir de novembre 2022 pour que les timbres-poste reviennent, d'abord en invité étrange...

George au perroquet commentant les couleurs des timbres de son courrier en 1917 au début du sixième épisode de la cinquième saison.

En introduction du sixième épisode, l'intrigue démarre dans le Londres de la Grande Guerre. George V et son épouse déjeunent, le premier observant les timbres sur son courrier, commentant la nuance inattendue d'un d'entre eux, perroquet sur l'épaule.

Ça casse l'image du patron de « la Firme », du nom que le Roi George V a donné à la Famille royale...

Arrive rapidement une dépêche du Premier Ministre que George montre immédiatement à son épouse Mary. Flashforward à décembre 1991 et la dislocation de l'Union soviétique suivie à la télévision par Elizabeth. L'épisode va se consacrer à montrer comment elle va participer à faire que Boris Eltsine accepte l'effort de retrouver, identifier et enterrer dignement Nicolas II et sa famille tuée dans Maison Ipatiev.

Un épisode qui semble accuser la Famille royale de George le couard à Elizabeth l'ignorante, en passant par Mary sans cœur... et qui se conclut par une pique finale.

Les archives gouvernementales ont confirmé le souci de survie des Windsor en 1917 et qu'à ce moment-là, aider la famille impériale russe aurait été un moment difficile face à une opinion publique ayant subi quatre années de guerre...


Les timbres, thermomètre de l'avenir de la monarchie ?

Mais, les timbres jouent un rôle plus essentiel dans les dernières scènes du dernier épisode de la cinquième saison, en participant à l'avancée de principaux des fils rouges d'une série, particulièrement celles des couples.

Au terme de cette saison, j'ai vraiment l'impression que cette série est moins l'histoire du règne de la Reine Elizabeth II que celles des couples qui l'ont vécu. Et en premier lieu, celui entre Elizabeth et Philip.

Même si, comme avec l'épisode Ipatiev House, la survie de la monarchie britannique est un fil rouge récurrent.

Charles échappe à un rappel de ses problèmes de couple en montrant qu'il se préoccupe de l'avenir de la monarchie, dans le dernier épisode de la cinquième saison.

C'est ainsi que je lis la scène entre Elizabeth en colère et Charles entre deux femmes.

Le premier juillet 1997, Charles Prince de Galles est envoyé à bord du yacht royal Britannia pour la cérémonie de rétrocession de Hong Kong à la République populaire de Chine, sous un déluge de pluie.

Hélas pour sa mère Elizabeth, dans la série en tout cas, il profite de la croisière retour avec des amis, notamment sa maîtresse Camilla, enfonçant encore le désarroi d'Elizabeth qui ne cesse d'espérer pour le couple princier.

Charles est ainsi convoqué pour une raison liée à la partie suivante, mais il échappe au courroux maternel par une répartie sur l'avenir de la monarchie (voir images ci-dessus). Il a pu voir à Hong Kong comment en quelques jours la monarchie britannique, les nom et monogramme de sa mère avaient disparu des institutions, des boîtes aux lettres,... son portrait des timbres-poste !

Deux instants du début du règne du Roi Charles III montrent peut-être cette différence d'avec sa mère, tellement neutre et peut-être trop âgée alors pour participer au débat politique. 

Si The Crown était allé jusqu'en 2022, la série aurait-elle montré comment le nouveau roi a reçu l'éphémère Premier Ministre Liz Truss, gênée par le protocole, s'entendant dire : "Back again? Dear, oh dear"... Humour maladroit ou opinion personnelle sur le programme économique à venir ?

Et, son premier discours de Noël - un monument annuel pour la télévision familiale britannique et le seul discours royal qui ne reçoit pas l'aval du gouvernement : entre réflexion chrétienne et appel à la solidarité, des remerciements à tous les agents publics britanniques (maltraités par des décennies de gouvernements inspirés de Thatcher et Blair...) et des images d'actions caritatives dans le monde entier (en reflet de Brexit, Calais, envoyer des réfugiés demandant l'asile au Rwanda ?).


La personne Elizabeth.

Au côté du poids de la Couronne qui donne son titre à la série, le fil rouge principal reste la relation entre Elizabeth et son mari Philip au fil des saisons et des aléas familiaux ou politiques.

Cette cinquième saison frappe le couple durement - pas de divulgâchage - dès le premier épisode où il faudrait une action politique pour la seule fois où Elizabeth demande au gouvernement quelque chose pour elle-même... et qui explique son mécontentement envers Charles dans le dernier épisode.

Si le curieux et ingénieux Philip trouve dans une nouvelle activité un dérivatif à l'inéluctable, Elizabeth dans sa zone de confort a du mal...

Elizabeth, incarnée par l'actrice Imelda Staunton, se console en observant son passé à travers les timbres-poste de son règne dans une des dernières scènes de la cinquième saison.

Mais, il faut bien faire le deuil du passé. À ce moment de la série, elle n'est plus la jeune reine de toutes les promesses de l'après-Seconde Guerre mondiale ; elle est, aux yeux des tabloids, la belle-mère de Diana... et la mère d'un prince héritier impatient.

Avant-dernière scène de ce dernier épisode, Elizabeth se réfugie dans les albums de la Collection philatélique royale et retrouve ce passé à la fois royal et matrimonial à travers les timbres émis par les territoires britanniques, les pays nouvellement indépendants, à l'occasion des visites...

Puis, dans une dernière scène émouvante, elle va tirer un trait sur l'incarnation de ce passé.

Trop tard pour se rendre compte qu'elle aurait pu être une autre reine, en famille comme face aux gouvernements ?

dimanche 3 avril 2022

R.I.P. Frank Walton (1955-2022)

Le premier avril 2022, c'est avec tristesse que j'ai appris, par un mail de l'actuel Président de la Société philatélique royale de Londres, la disparition prématurée du philatéliste et historien postal britannique Frank Walton, la semaine passée.

Frank Walton, une personne toujours avec le sourire, en 2016-2017.

Walton était un des collectionneurs les plus spécialisées du Sierra Leone britannique, jusqu'à son exhaustive présentation de 2016 qui présentait chaque thème de collection possible sur un pays. Cette passion a également donné de nombreux articles et études dans Cameo, le journal du West Africa Study Circle.

Ensuite, il avait montré ses connaissances sur la poste aérienne de Chine avant 1949, lors d'une conférence à la RPSL et un ouvrage de 2017. Il avait été le premier membre de la RPSL à réaliser une présentation en ligne, pour cause de confinement en avril 2020, sur la série Wilding d'usage courant britannique, collectionnant également les débuts du règne d'Elisabeth II.

En termes d'archives, il dirigea l'analyse et la publication de la collection De La Rue, mettant à disposition du public les archives de l'imprimeur.

Participant actif de la philatélie organisée, il a présidé la Royal Philatelic Society London de 2015 à 2017, et venait de réussir, malgré les obstacles de la pandémie de covid-19, l'organisation de l'exposition internationale London 2020... devenue 2022... en février dernier.

À ma modeste échelle, c'est lui qui, lors de Monacophil 2011, m'avait présenté la Société philatélique de Londres, notamment son impressionnante bibliothèque de recherche.


Sur le site de la Fédération européenne de philatélie.

Complément du dimanche huit mai 2022 :

Voir nécrologie dans The London Philatelist de mai 2022 ; lecture à continuer par l'éditorial de Tony Bard sur la personnalité de Frank Walton, qui fut rédacteur en chef de cette revue de 2001 à 2014.

lundi 23 mai 2016

Frank Walton présente... le Sierra Leone

Jeudi dernier, le dix-neuf mai 2016, Frank Walton, président de la Royal Philatelic Society London, a exposé son exhaustive (?) collection de Sierra Leone, cinquante-deux panneaux depuis les timbres de la Reine Victoria jusqu'à l'indépendance de 1961, puis l'histoire postale pré-philatélique à Elisabeth II, suivi de divers domaines (ambulant ferroviaire et poste aérienne compris) et marques postales, pour conclure sur l'illustration par un timbre oblitéré ou une enveloppe du plus grand nombre de bureaux de poste ayant existé dans l'ancienne colonie britannique d'Afrique de l'Ouest.
Trois timbres de la série George VI de 1938 sur une lettre envoyée par voie aérienne, le trente octobre 1954 (collection Frank Walton, page 248).
Pour les membres en ligne, une longue lecture admirative du livre immatériel : cinq cents soixante-dix-huit pages... qui donne de multiples idées de collections variées sur ce pays ou pour n'importe quel pays.

Pour les non-membres, un livret de vingt-quatre pages (format pdf) introduit tout de même comment Walton plongea dans cette spécialisation, donne le plan de l'exposition, permet de voir quelques documents-clés.

Et surtout se conclut sur une bibliographie !

Ce qui permet d'aller plus loin, d'apprendre et de comprendre par soi-même.

Une occasion également de visiter la bibliothèque de la Société royale, à Londres, ou à défaut son catalogue en ligne. Une partie des ouvrages sont des publications du West Africa Study Circle.
Capture d'écran de la vidéo de présentation de la collection par Frank Walton (page youTube de la RPSL : écrivez-leur, je suis sûr qu'ils vous donneront l'adresse).
Une nouveauté dans cette collection dite du Jeudi 13 heures, car exposée un jeudi après-midi durant, entre deux conférences de 17 heures : Frank Walton a décidé de filmer une court exposé du contenu de la collection.

Ici, une introduction au pays et aux timbres émis pendant la période coloniale, avec quelques conseils et connaissances particulières. Sur l'image choisie ci-dessus, il signale que les archives de l'imprimeur De La Rue sont encore accessibles sur le marché et n'ont pas encore été prises dans « de grosses collections fermées ».

Une expérience à reproduire, comme toute présentation de collection par le collectionneur lui-même : conférences vidéodiffusées de la RPSL et du Collectors Club de New York, aux Rencontres rennaises, au milieu des panneaux d'une compétition philatélique (bientôt les épisodes de Paris Philex) et partout où cela est possible.

samedi 20 juin 2015

Difficultés variées en Philatélie africaine

Les quatre pays couverts par ces trouvailles du printemps 2015 ne résument bien entendu pas toute l'Afrique, mais sont inquiétantes pour les postes, les habitants et les collectionneurs concernés.


Bientôt plus de poste en Afrique du Sud

L'Afrique du Sud, considéré comme LA puissance émergente de l'Afrique, ne peut plus se cacher que son opérateur postal public, South African Post Office (Sapo), est financièrement proche de la faillite, que sa gestion est calamiteuse, voire délinquante d'après une commission spéciale.

Certes, Sapo n'est pas la seule concernée depuis 2014 : la compagnie aérienne publique South African Airways parvient à la fin de la préparation d'un plan de relance... Il était temps : d'une part, SAA refusait de transporter tout courrier de Sapo tant que celle-ci n'aurait pas payé ses factures en retard !

D'autre part, un correspondant local de l'auteur du Commonwealth Stamps Opinion témoignait que Sapo a dû reporter quatre émissions de timbres-poste, faute de payer ses fournisseurs !!

Un élément du développement durable n'est pas seulement la croissance du produit intérieur brut ou l'attraction des investissements directs étrangers, c'est aussi se gérer en évitant gaspillage et corruption.


Bientôt plus de monnaie au Zimbabwe

Ancien grenier de l'Afrique devenu un gouffre inflationniste sous le joug raciste et corrompu de Robert Mugabe, qui a prétendu transformer la population urbaine pauvre en productifs paysans sur les terres des Zimbabwéens blancs (dont certains essayèrent de former les pauvres erres envoyés sur leurs terres confisquées), le Zimbabwe poursuit sa sortie du dollar zimbabwéen depuis son abandon officiel, le 12 avril 2009.

Nouvelle étape qui a marqué les esprits des journalistes du monde entier, comme Le Figaro dimanche quatorze juin : le gouvernement a annoncé les règles de conversion de l'ancienne monnaie à quinze zéros vers le dollar des États-Unis.

Et bien, il vaut mieux posséder un petit compte en banque que d'avoir thésaurisé sur son compte ou des masses de billets. Ainsi un compte créditeur jusqu'à 175 x 10^15 dollars locaux sera converti en cinq dollars états-uniens ; au-delà, un dollars US seront crédités par tranche de 35 x 10^15.

Les billets vaudront encore moins : un USD pour 250 x 10^15... Autant les vendre aux touristes ou à nos marchands de timbres et billets « authentiques » dont les pays sous-développés assurent le coût de revient des pochettes de billets neufs.

Sur la reconversion du président nonagénaire, il y a un risque inflationniste de le convertir par son énième épouse, voire un ses enfants... Il y a des révolutions qui se perdent.


Bientôt plus de collectionneurs des timbres de Sierra Leone

Autre type d'inflation que le webmestre de Commonwealth Stamp Opinion a du mérite de suivre pour la connaissance future des philatélistes des pays anglophones d'Afrique : lister toutes les émissions des agences IGPC et Stamperija... En espérant que des témoins prouvent que ces piles de feuillets et de blocs thématiques finissent bien, en partie, dans les bureaux de poste des pays qui ont signé ces contrats diaboliques.

Dernière victime du besoin financier immédiat apporté par Stamperija, le Sierra Leone avec une première émissions faune d'Afrique occidentale pour soixante-quinze livres sterling de production... Phil@poste, petits joueurs que vous êtes lol

Pendant que le concurrent IGPC imprime des très fortes valeurs d'usage courant pour des îles caraïbes : deux timbres de Saint Kitts et Nevis équivalents à trente-cinq livres sterling... À côté, les timbres de poste aérienne français sont raisonnables.

Je n'ai rien contre les collectionneurs de timbres neufs (j'en achète rarement, mais aussi), ni contre les thématistes (souvent très cultivés), mais, pitié, un brin de clairvoyance et, quand la maturité philatélique émerge en vous, cherchez des correspondants sur place pour échanger sur courrier les timbres qui circulent effectivement dans ces pays.


Bientôt une monarchie éclairée au Gambie ?

La politique de profit des agences postales et l'indifférence des administrations postales deviennent graves ou preuves de maturité, selon l'interprétation, en Gambie.

En octobre 2013, le pays a quitté d'un coup le Commonwealth of Nations, organisation accusé d'être une forme de néo-colonialisme... Si ce gouvernement avait connu la Françafrique des années 1960 à 1980, qu'aurait-il hurlé ?

Son président est illuminé de connaissances promises à assurer l'avenir de l'humanité à partir de cures médicales à partir d'herbes médicinales soignant l'infertilité féminines jusqu'au syndrome d'immunodéficience acquise...

La poste gambienne (dont le site est offline) a donc émis (ou IGPC a imprimé pour vente directe aux marchands de timbres) un bloc-feuillet en hommage à la Famille royale de George VI à Charlotte de Cambridge. Signe de maturité et d'amitié entre les peuples ?


Toute ressemblance avec des situations européennes actuelles ne serait que pure coïncidence.

mardi 11 février 2014

50 ans du timbre-poste autoadhésif dans 'Stamp Magazine'

C'est à travers le point de vue des archives de la poste britannique que Richard West célèbre les cinquante ans de l'émission des premiers timbres-poste autocollants par le Sierra Leone, le 10 février 1964, dans le mensuel Stamp Magazine daté mars 2014.

La focalisation so british se justifie aisément. Le pays d'Afrique occidentale dont le profil a servi de forme aux premiers timbres autocollants a été une colonie britannique jusqu'en 1961 avant de devenir membre du Commonwealth.

C'est aussi que l'imprimeur-innovateur fut Walsall qui relança fréquemment le Greater Post Office à adopter ce système. D'après les archives consultées par Richard West, l'administration postale s'interrogea sur le sujet dès la fin de la première semaine d'émission sierra-leonaise, suivi rapidement par deux questions de parlementaires.

L'article dévoile les essais proposés par l'imprimeur en parallèle des arguments d'évitement dont le coût économique et culturel : sept milliards de timbres gommés par an à rendre autocollants et à faire accepter par le public, en plus du coût des nouvelles corbeille à papier à disposer dans les bureaux pour recueillir les supports, et ainsi de suite.

Sont évoqués également des essais privés sur base d'entiers postaux légaux par un marchand de timbres londoniens en 1974, année cumulant le dixième anniversaire de l'innovation, une émission de Gibraltar et le timbre préoblitéré de Noël aux États-Unis (avec une colle bien délétère différente de celle de Walsall).

Finalement, il semble que ce soit une augmentation des demandes tout au long des années 1980, notamment des gros expéditeurs, de personnes soucieuses d'augmenter l'espace illustré qu'une langue ne peut humecter aisément,  jusqu'à une madame Hollands [non, je ne le fais pas exprès] en 1990 signalant comment les postes françaises économisaient du papier en utilisant le support des timbres de carnets comme couverture dudit carnet.

Comme pour les timbres de distributeur, l'essai d'octobre 1993 fut mitigé, mais pas un échec puisque, depuis 1997, les Machins et, ensuite, les timbres d'usage courant régionaux, jusqu'à certains commémoratifs adoptent la nouvelle recette.

Côté Sierra Leone, pays qui a vécu une longue guerre civile de 1991 à 2002, aucune idée si Salpost, l'opérateur postal national, va émettre une série pour marquer cet événement puisque son site signale qu'elle est représentée par l'Inter-Governmental Philatelic Corporation, entreprise basée à New York, bref le paradis des thématistes.