Affichage des articles dont le libellé est Hong Kong. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hong Kong. Afficher tous les articles

samedi 14 février 2026

Présentation d'une structure de base de données marcophile

 Dans le cadre de son programme de conférences en ligne, la Société philatélique royale de Londres a invité Ian Gibson-Smith à présenter, mardi dix février 2026, son modèle de base de données numériques qu'il a établie avec des membres de quelques sociétés spécialisées en philatélie classique, marcophilie et histoire postale.

Établir au sens de l'infrastructure informatique, des informations standardisées, et de leur remplissage en partant de listes et catalogues publiés sans réédition ni remise à jour, puis en encourageant les membres des associations à publier enveloppes et marques en leur possession, ou dont ils ont une preuve visuelle et notables d'existence.


En environ vingt minutes, il a présenté son parcours de collectionneurs le menant vers l'intérêt pour les marques postales et l'histoire postale - l'étude du parcours d'un courrier à partir de ces timbres, marques manuscrites, tamponnées, etc.

L'idée est de fournir un outil de création de base de données « libre », autant qu'un outil de connaissances collectif en lecture comme en écriture - avec l'association fournissant des administrateurs pour valider les ajouts et propositions de modifications faites par les membres de l'association eux-mêmes (à la Wikidata, la base de données commune aux sites de Wikimedia, avec une modération obligatoire).

L'outil calibré permet d'extraire ensuite à l'aide d'un moteur de recherche une liste des marques selon des éléments et des mots-clés intéressants un collectionneur.

« Libre » car les concepteurs de l'infrastructure laissent qui souhaite utiliser cette infrastructure, et avec capacité possible entre les associations adoptives de pouvoir communiquer et échanger leurs bases.


Une fois n'est pas coutume, la partie des questions des spectateurs dépasse en durée la présentation, déjà par la présence de Fellows et d'officiers de la RPSL, passés et actuels, puisque les questionnements ont beaucoup tourné autour de la publicité de ces connaissances face aux droits individuels des collectionneurs.

Premier point spontané de plusieurs membres de sociétés spécialisées des classiques de pays et colonies du Commonwealth : l'intérêt d'un de leurs membres ou de leur association qui ont établi ou sont en train d'établir des bases de données de marques postales. La réponse de M. Gibson-Smith est que l'outil développé est développé pour s'en servir sans avoir besoin de lui et ses équipiers pour le faire fonctionner.


Autre point sur le coût de fonctionnement paraît faire l'objet de multiples stratégies. Alliée à la fierté de partager des informations en leur nom, l'ajout d'une marque ou d'un objet lié se fait au nom du collectionneur-rédacteur. Gibson-Smith espère ainsi contourner le côté discret de nombreux collectionneurs face à la diffusion sur internet de leurs possessions... Mais un intervenant se demande s'il faut dater le début et la fin de la propriété d'une pièce par le rédacteur.

Les coûts actuels des serveurs de stockage ne semblent pas inquiéter le conférencier, même si le Bureau de la RPSL signale que, dans le cas récent de l'archivage des informations d'une collection complète ayant permis de nombreuses expositions médaillées, un étudiant reçoit dédommagement à passer ses journées de volontariat à scanner et inventorier correctement les items. Une véritable formation de documentaliste et conservateur de musée.

Il y aura donc sûrement rendre publiques et structurées les bases des sociétés spécialisées contre cotisations annuelles, appel aux grands collectionneurs à partager leurs bases de référence, volontariat bénévole de ceux qui ont preuve d'items (collection personnelle, lecture de catalogues de ventes, etc.), et ponctuellement indemnisation de quelques personnes en cas de numérisation de masse d'une collection de référence sans index numérique strandard.


Cependant, les anciens (donc sages) présents signalent des soucis récurrents, entre pratiques du monde philatélique et juridictions multiples dans le monde.

Ainsi, un intervenant insiste que la question de la propriété d'ensemble de la base n'est pas à négliger. Après tout, les maisons d'enchères par la publication de leurs catalogues et les marchands les compilant par eux-mêmes créent des bases de données propriétaires, et même privés au sens du secret permettant à leur entreprise d'être plus performante que la concurrence.

Une telle base de données pourrait-elle être vendue à une entreprise et devenir payante, et plus librement accessible à ceux qui l'ont établie, les ponctuels qui l'ont complétée, et même les membres de l'association anciennement propriétaire. D'où la présentation à la RPSL ? Proposer un chemin vers les grandes organisations philatéliques qui paraissent durables financièrement et techniquement ?

Sur le point de bases de données d'entreprises, en France avec la numérotation du catalogue Yvert et Tellier, comme dans le droit britannique sur la propriété de bases de données ayant coûté à un acteur, etc., cela peut poser un risque juridiques au propriétaire de la base selon l'origine d'ajouts massifs par un rédacteur employant sa collection de catalogues d'enchères par exemple.

Et ce, même si la quasi-totalité des enveloppes de collection sont dans le domaine public de fait : au-delà des décennies après le décès des créateurs des timbres (par ailleurs maculés d'encre), de l'écriture manuscrite des expéditeurs, ou avec des cachets stéréotypés.

Seulement, le fait de passer un temps à photographier, scanner, organiser, légender peut créer un droit sur la base de ces données, notamment au Royaume-Uni. Le collectionneur ayant organisé sa collection puis l'a vendu, la maison de vente ayant édité le catalogue, verront-ils tous avec plaisir ces bases de données se multiplier librement montrant leurs anciens biens ?

Cela se fait déjà, mais ponctuellement quand un article de marchand ou de presse philatélique veut illustrer l'évolution du marché d'un type de lettres ou l'historique des propriétaires d'une rareté postale.


Dernière crainte : avec de telles bases quasi-complètes et voulues aussi ouvertes à la consultation que possibles, n'y a-t-il pas à crainte leur utilisation par des faussaires ?

On peut se rassurer par deux points. Martin-Redman signale qu'une marque fausse peut être listée comme fausse et ainsi être connue par ceux qui auront le réflexe de consulter la base spécialisée avant un achat...

... ce qui renvoie à l'éducation des collectionneurs. On ne peut accuser les experts en philatélie passés et actuels, ni la RPSL d'ailleurs*, de diffuser les images imprimées sur papier ou mieux transparents (*Madame Joseph Revisited), ou numérisées de marques postales frauduleusement réemployés ou falsifiées.


Enfin, Simon Martin-Redman, actuel vice-président de la RPSL et président du site web Museum of Philately de sauvegarde des collections renommées, conclut les questions en reprenant une problématique connue au sein de la Société philatélique royale : trouver de jeunes philatélistes doués ou professionnels de l'informatique pour animer ces projets au sein des diverses sociétés spécialisées.

Cela résonne avec l'hommage que Chris King a fait au défunt Frank Walton, dans son entretien avec Abhishek Bhuwalka, publié fin 2025 dans la Philatelic Literature Review. Walton et lui avait de nombreuses idées et maints projets ; le premier y apportant en plus ses compétences techniques en informatique.

Comme le montre les travaux de Ian Gibson-Smith, l'informatique comme outil de la philatélie et de l'histoire postale a toujours de l'avenir, mais combien d'ingénieurs et techniciens pour soutenir, entretenir et tenir à jjour tout cela au bénéfice des associations et de la collectivité ?

[Note : pas moi, je remercie Google de maintenir Blogger et ses outils pour naïfs.]


La présentation de Ian Gibson-Smith est visible sur la page YouTube de la Société philatélique royale de Londres. En libellés de cet article de blog, les trois pays pour lesquels le conférencier a établi des bases de données de marques postales par passion (Hong Kong), puis en lien avec ce projet spécifique.

vendredi 21 juillet 2023

Courrier de Polynésie (3) : artisanat et musique façon gravure

Troisième étape de courriers du tournant des années 1980 à 1990, avec deux enveloppes de plus petit format illustré façon gravure ancienne de pratiques polynésiennes.

Dessins façon gravure illustrant deux enveloppes postées en Polynésie française en janvier 1996.

Il n'y a pas de mention d'éditeur, sauf s'il était sur le rabat gommé que j'ai découpé après mon achat, la colle ayant bruni avec le temps. Un mystère qui se résoudra peut-être à l'avenir.

On appréciera le respect de la tradition de la double oblitération : une pour annuler la valeur du timbre, une pour identifier date et lieu de remise au service postal.

Enveloppe oblitérée de Papeioai, sur l'île de Moorea, le seize janvier 1996.

La première montre une Polynésienne réalisant une vannerie végétale, avec la mention « Par avion » illustrée par un avion de ligne. L'enveloppe est postée le seize janvier 1996 à Papeioai, une des communes associées de l'île de Moorea, composant avec Tahiti l'essentiel de l'archipel des îles du Vent.

Enveloppe oblitérée de Fare, sur l'île de Huanine, le vingt-cinq janvier 1996.

Un jeune homme jouant d'une guitare traditionnelle est représentée sur la seconde enveloppe, postée neuf jours plus tard à Fare, commune associée de l'île de Huanine, dans l'archipel des îles sous le Vent, qui constituent les îles de la Société avec les îles du Vent.

Même si les destinataires des Bouches-du-Rhône sont différents, l'écriture de l'expéditeur est la même sur les deux enveloppes. On peut logiquement imaginer l'achat d'un lot d'enveloppes illustrées au départ d'un tour des îles de la Société pendant ce mois de janvier 1996.

Timbre de cinquante-et-un francs Hong Kong '94.

Est-il aussi possible de penser que les timbres identiques ont été préparés au départ du tour ?

Il s'agit d'un timbre de février 1994, imprimé par Cartor, pour marquer l'exposition philatélique Hong Kong '94 : illustration de F. Teriitehau avec chien, fleurs et maison, associée au logotype de la manifestation.

lundi 2 janvier 2023

Philatélie et réflexion sur la monarchie dans The Crown

 La série télévisée The Crown, proposée par le service Netflix, se proposait initialement de romancer le règne d'Elizabeth II à raison d'une saison par décennie environ, avec changement des acteurs toutes les deux saisons afin de montrer le temps qui passe.

Cependant, du côté des magazines à sensations, c'est le traitement de la relation entre le prince Charles et Lady Diana qui concentre leur attention depuis la deuxième moitié de la quatrième saison. Cet automne et la cinquième saison a relancé le débat sur réalité ou fiction... et, déjà, des scènes tournées de la sixième traumatisent les réseaux sociaux sans attendre qu'en salle de montage ait lieu une autre partie du travail de création audiovisuelle...

Pour cause de reconstitution historique, l'équipe de décorateurs a recréé de nombreux objets portant les portraits des personnes réelles pour les remplacer celles des acteurs : unes de journaux, apparition télévisuelle,... et courrier avec timbres-poste.

Cet article vise à montrer comment la philatélie est utilisée dans The Crown, ainsi que quelques réflexions personnelles sur le règne achevé d'Elizabeth II et celui débutant de Charles III.

Par commodité, les personnes réelles seront ici nommés avec leur titre tandis que les personnages de la série porteront seulement leur prénom.


Le timbre pour rendre réaliste la fiction.

L'actrice Olivia Colman étudiant le projet d'un nouveau timbre-poste à son effigie (à droite) dans le premier épisode de la troisième saison.

La première apparition de timbres-poste est immanquable : dans la première scène de la troisième saison, Elizabeth étudie deux grands formats de timbres-poste. À gauche, celui au portait de sa jeunesse incarnée par l'actrice Claire Foy ; à droite, celui de la femme aux enfants quasiment adultes... "an old bat", dit-elle sous les traits d'Olivia Colman. Littéralement, « d'une vielle folle ».

La scène permet d'introduire le nouveau casting des troisième et quatrième saison, en faisant le relais avec celui des deux premières.

Un type Machin aux traits d'Olivia Colman, montré dans une émission télévisée britannique (The Graham Norton Show du réveillon du Nouvel An, extrait promotionnel posté le 29 décembre 2022 via YouTube).

Et ses timbres peuvent resservir : de nombreux bureaux sont montrés dans la série. Souvent ceux des secrétaires personnels d'Elizabeth, vieux gardiens des traditions pour protéger la bien jeune souveraine les premières années, puis sas de tri entre elle et le reste du monde ensuite.

C'est ainsi qu'il a bien fallu créer des enveloppes aux bonnes adresses et avec timbres britanniques...

Pour le réveillon du trente-et-un décembre 2022, Olivia Colman a été invité à l'émission de la BBC One, The Graham Norton Show, et elle est venu avec un cadeau secret : une de ces enveloppes et l'anecdote de comment elle a pu la conserver. Une accessoiriste la lui a remise avec pour consigne de ne rien en dire à personne.


Le loisir des rois, le roi des couards ?

Il faut attendre la cinquième saison diffusée à partir de novembre 2022 pour que les timbres-poste reviennent, d'abord en invité étrange...

George au perroquet commentant les couleurs des timbres de son courrier en 1917 au début du sixième épisode de la cinquième saison.

En introduction du sixième épisode, l'intrigue démarre dans le Londres de la Grande Guerre. George V et son épouse déjeunent, le premier observant les timbres sur son courrier, commentant la nuance inattendue d'un d'entre eux, perroquet sur l'épaule.

Ça casse l'image du patron de « la Firme », du nom que le Roi George V a donné à la Famille royale...

Arrive rapidement une dépêche du Premier Ministre que George montre immédiatement à son épouse Mary. Flashforward à décembre 1991 et la dislocation de l'Union soviétique suivie à la télévision par Elizabeth. L'épisode va se consacrer à montrer comment elle va participer à faire que Boris Eltsine accepte l'effort de retrouver, identifier et enterrer dignement Nicolas II et sa famille tuée dans Maison Ipatiev.

Un épisode qui semble accuser la Famille royale de George le couard à Elizabeth l'ignorante, en passant par Mary sans cœur... et qui se conclut par une pique finale.

Les archives gouvernementales ont confirmé le souci de survie des Windsor en 1917 et qu'à ce moment-là, aider la famille impériale russe aurait été un moment difficile face à une opinion publique ayant subi quatre années de guerre...


Les timbres, thermomètre de l'avenir de la monarchie ?

Mais, les timbres jouent un rôle plus essentiel dans les dernières scènes du dernier épisode de la cinquième saison, en participant à l'avancée de principaux des fils rouges d'une série, particulièrement celles des couples.

Au terme de cette saison, j'ai vraiment l'impression que cette série est moins l'histoire du règne de la Reine Elizabeth II que celles des couples qui l'ont vécu. Et en premier lieu, celui entre Elizabeth et Philip.

Même si, comme avec l'épisode Ipatiev House, la survie de la monarchie britannique est un fil rouge récurrent.

Charles échappe à un rappel de ses problèmes de couple en montrant qu'il se préoccupe de l'avenir de la monarchie, dans le dernier épisode de la cinquième saison.

C'est ainsi que je lis la scène entre Elizabeth en colère et Charles entre deux femmes.

Le premier juillet 1997, Charles Prince de Galles est envoyé à bord du yacht royal Britannia pour la cérémonie de rétrocession de Hong Kong à la République populaire de Chine, sous un déluge de pluie.

Hélas pour sa mère Elizabeth, dans la série en tout cas, il profite de la croisière retour avec des amis, notamment sa maîtresse Camilla, enfonçant encore le désarroi d'Elizabeth qui ne cesse d'espérer pour le couple princier.

Charles est ainsi convoqué pour une raison liée à la partie suivante, mais il échappe au courroux maternel par une répartie sur l'avenir de la monarchie (voir images ci-dessus). Il a pu voir à Hong Kong comment en quelques jours la monarchie britannique, les nom et monogramme de sa mère avaient disparu des institutions, des boîtes aux lettres,... son portrait des timbres-poste !

Deux instants du début du règne du Roi Charles III montrent peut-être cette différence d'avec sa mère, tellement neutre et peut-être trop âgée alors pour participer au débat politique. 

Si The Crown était allé jusqu'en 2022, la série aurait-elle montré comment le nouveau roi a reçu l'éphémère Premier Ministre Liz Truss, gênée par le protocole, s'entendant dire : "Back again? Dear, oh dear"... Humour maladroit ou opinion personnelle sur le programme économique à venir ?

Et, son premier discours de Noël - un monument annuel pour la télévision familiale britannique et le seul discours royal qui ne reçoit pas l'aval du gouvernement : entre réflexion chrétienne et appel à la solidarité, des remerciements à tous les agents publics britanniques (maltraités par des décennies de gouvernements inspirés de Thatcher et Blair...) et des images d'actions caritatives dans le monde entier (en reflet de Brexit, Calais, envoyer des réfugiés demandant l'asile au Rwanda ?).


La personne Elizabeth.

Au côté du poids de la Couronne qui donne son titre à la série, le fil rouge principal reste la relation entre Elizabeth et son mari Philip au fil des saisons et des aléas familiaux ou politiques.

Cette cinquième saison frappe le couple durement - pas de divulgâchage - dès le premier épisode où il faudrait une action politique pour la seule fois où Elizabeth demande au gouvernement quelque chose pour elle-même... et qui explique son mécontentement envers Charles dans le dernier épisode.

Si le curieux et ingénieux Philip trouve dans une nouvelle activité un dérivatif à l'inéluctable, Elizabeth dans sa zone de confort a du mal...

Elizabeth, incarnée par l'actrice Imelda Staunton, se console en observant son passé à travers les timbres-poste de son règne dans une des dernières scènes de la cinquième saison.

Mais, il faut bien faire le deuil du passé. À ce moment de la série, elle n'est plus la jeune reine de toutes les promesses de l'après-Seconde Guerre mondiale ; elle est, aux yeux des tabloids, la belle-mère de Diana... et la mère d'un prince héritier impatient.

Avant-dernière scène de ce dernier épisode, Elizabeth se réfugie dans les albums de la Collection philatélique royale et retrouve ce passé à la fois royal et matrimonial à travers les timbres émis par les territoires britanniques, les pays nouvellement indépendants, à l'occasion des visites...

Puis, dans une dernière scène émouvante, elle va tirer un trait sur l'incarnation de ce passé.

Trop tard pour se rendre compte qu'elle aurait pu être une autre reine, en famille comme face aux gouvernements ?

mercredi 1 juillet 2020

La Reine Elisabeth II sur timbres de Hong Kong

Un affranchissement composite sur cette lettre oblitérée le vingt-six septembre 1975, envoyée par une entreprise de Hong Kong à une entreprise en Suède.


La nouvelle série d'usage courant au profil monétaire est émise en juin 1973, il n'est pas étonnant que l'expéditeur puisse avoir eu encore des timbres reprenant le portrait réalisé par l'Italien Pietro Annigoni, en usage depuis 1962.

Surtout pour une valeur « ronde » comme cinquante cents.


Par contre, le « timbre » de droite... extrait d'un entier découpé et recollé ? Le papier est rêche au toucher et bleu clair : probablement découpé d'un aérogramme.

Apparemment, la poste de Hong Kong n'y voyait pas d'inconvénient puisqu'elle n'a pas taxé le pli.

Quand aux entreprises, sait-on jamais ce qu'on peut en apprendre.

Turnils AB d'Alingsas existe toujours : elle fournit des stores et des rideaux épais en tissus, bois ou métal. 

Pas de Dragon Furnishers Ltd aisément trouvable à Hong Kong avec le moteur de recherches Google. Avec sa version cartographique Maps, si l'on accepte une orthographe phonétique différente, l'adresse - 69 Wong Nai Chung Road - se situerait sur les premières hauteurs de la partie urbanisée de l'île de Hong Kong. Depuis 1975, des gratte-ciels d'habitations ont grimpé à chaque étage de la montée depuis le voisinage de l'hippodrome jusqu'au stade de football, reconstruit à partir de celui de 1953.

Cette entreprise fabriquait-elle de la matière première pour les stores ? Des pièces détachées de machines-outils ? Servait-elle plutôt d'intermédiaire pour l'exportation de productions locales ?

Une enveloppe, témoin discret des étapes de la mondialisation. Aujourd'hui, il faudrait imprimer des mails.

mercredi 4 décembre 2019

Pas de code postal à Hong Kong

En recherchant quelques informations pour l'article d'hier, mardi trois décembre 2019, j'ai découvert cet intéressant article d'Emily Tsang et reportage vidéo sur le fonctionnement de la poste de Hong Kong, publiés par le journal South China Morning Post, le vingt-neuf septembre 2018.
Allégorie du Hong-Kongais face à la demande du code postal de son domicile : l'effigie Machin de l'ère britannique écrivant sur une feuille à cinq pétales de Bauhinia blakeana de l'ère chinoise (dessin de Kuen pour le South China Morning Post).
Le point de départ du parcours : la Région administrative spéciale chinoise fait partie du petit groupe de pays dont l'opérateur postal n'a pas institué de code postal pour trier le courrier. Pour les fans de quiz, on trouve la voisine Macao, et apparemment les Bahamas, la Jamaïque, Panama et le Sierra Leone.

La vidéo complète l'argumentaire donné par Hong Kong Post. Les facteurs font face à un territoire de taille restreinte, donc ils peuvent en connaître les recoins. Apparemment, ce sont surtout les machines de tri qui sont capables de lire efficacement les adresses en alphabet latin ou idéogrammes chinois ; le postier achevant de trier sa tournée, rue par rue ou pâté de maison, qu'en effet, il peut maîtriser.

Ailleurs, le code postal fut-il un pis-aller pour aider les premiers systèmes automatiques de reconnaissance de caractères ? L'informatique d'aujourd'hui peut-elle s'en passer ? Ou est-ce également un moyen commode de mémorisation et repérage pour les humains ?

L'expérience irlandaise semble indiquer cette dernière possibilité : ayant chèrement adopté un code postal depuis 2015, l'Éire dispose désormais d'un système plus commode de localisation pour les entreprises, les consommateurs et les services de secours. Au-delà du système postal donc.

Quant à la surprise de voir reprendre l'une des effigies d'usage courant de l'époque britannique dans un article contemporain... La Britannique effigie est surprise de la demande chinoise d'un code postal : la République populaire a créé deux codes postaux pour Hong Kong et Macao, mais ils ne servent que pour le courrier extérieur à destination des deux régions.

Localement, on continuera à s'en passer.

mercredi 5 octobre 2016

Décalage philatélique chinois dans London Philatelist d'octobre

Dans le numéro d'octobre 2016 du London Philatelist, Huadong Zhang propose des définitions et usage du mot "stamp" en anglais et en Grande-Bretagne, puis ses équivalents en chinois. Une intéressante mise en perspective du gouvernement d'une culture à une autre.

Dans la partie britannique de l'article, le parcours commence avec le timbre à date du Maître des postes Henry Bishop en 1661, avant de découvrir le papier fiscal timbré au monogramme de Guillaume d'Orange de 1694.

Un petit tour vers les postes privées de Londres de 1680 à 1682 et Édimbourg de 1774 à 1793, avant d'aller vers les coups de tampon d'un penny et quatre pennies de 1839 pour aboutir au Penny Black, le premier timbre-poste adhésif.

Côté chinois, l'auteur repart de la base : stamp c'est la marque laissée par un tampon en bois. Il suffit de taper le mot sur Google ou en recherche de sites commerciaux pour le voir.

Alors quand il fallut dénommer en Chine les premiers timbres-poste adhésifs, le mot chinois pour la Tête fut employée puisque les effigies de monarques et de présidents furent le signe distinctif de l'objet. Et par extension la Tête de Dragon pour la première émission chinoise.

Le mandarin "you piao" et les caractères correspondants apparaissent sur les premiers timbres de Taiwan en 1888, puis, la même année, surchargés sur timbre au dragon pour les usagers chinois de Taiwan - surchargés « Formosa » pour les expéditeurs étrangers.

Ensuite, il s'intéresse à cette mention sur les timbres chinois. "you piao" apparait sur les côtés des timbres de la République de Chine en décembre 1912.

Mais, dans le sud-est, sont employés le cantonais "shidan" et les caractères correspondants : ils se retrouvent sur les timbres de Taiwan de 1895, et aussi les timbres de la colonie britannique de Hong Kong.

Une intéressante étude linguistique et, finalement, thématique, qui rappelle, avec la liste annuelle des membres de la Royal Philatelic Society London que les philatélistes chinois, au sens large, comptent raisonnablement à travers leur nombre (une soixantaine avec les trois « pays chinois » représentés).

Et les rencontres régionales réalisées comme celle du vingt-et-un août dernier à Ürümqi, au Xinjiang, avec des études sur les postes et la numismatique de la région turcophone, objet de la publication d'un livre d'histoire postale. La prochaine est annoncée pour le sept novembre 2017 à Hangzhou, dans l'Est, avec une thématique russe.

Les philatélistes de France intéressés par la Société royale et le Club philatélique franco-britannique peuvent contacter Robert Marion pour assister à la réunion du samedi cinq novembre prochain, au Salon d'automne de Paris.

samedi 3 septembre 2016

Timbres de Hong Kong oblitérés à Copenhague

Amusante lettre aquise auprès du marchand danois JF-Stamps, lors de Paris Philex en mai dernier.
L'oblitération danoise sur les deux timbres de Hong Kong (collection personnelle).
Il s'agit d'une enveloppe postée le six avril 1951 dans la colonie britannique de Hong Kong par la compagnie John Manners and Co., Ltd (tampon à l'encre bleu-violet au verso). L'affranchissement est constitué de deux timbres à l'effigie du Roi George VI de cinquante cents et un dollar.

La surprise vient du cachet d'arrivée de Copenhague frappé sur les timbres étrangers le dix avril.

Une autre enveloppe quasi-identique, à part la date, était proposée par le même marchand, mais avec le cachet d'arrivée apposait bien plus bas.


mardi 5 juillet 2016

Souvenir Annigoni de Stampex 1963

Dans les achats à Paris-Philex en mai dernier, chez le marchand danois JF-Stamps, prix SébPhilatélie du marchand 2016, voici un souvenir disponible aux visiteurs du salon Stampex de Londres, du quinze au vingt-trois mars 1963.
Le souvenir du dixième Stampex  de1963 avec mon sourcil accidentellement intégré : vous serez prévenu si ce scan finit sur un site de ventes.
Une magnifique décomposition de l'impression en six couleurs par Harrison & Sons du vingt dollars de la deuxième série d'usage courant du règne de la Reine Elizabeth II, utilisé à Hong Kong du quatre octobre à juin 1973. Elle faisait suite à la première inspirée de l'émission victorienne et réemployée sous George VI, et lui succéda la florale reprise de l'effigie monétaire.

L'illustration est une adaptation du portrait que l'Italien Pietro Annigoni réalisa en 1956 et qui a servi, en pied ou, comme ici, seulement le buste sur de nombreux timbres-postes et billets de banque du Commonweath britannique.

Le timbre d'un dollar trente cents.
Pour les amateurs des portraits de la Reine Elizabeth II, le Daily Mail en avait repris de nombreux lors de l'exposition The Queen: Art and Image (site encore ouvert) à la National Portrait Gallery de Londres en 2012.

jeudi 3 juillet 2014

Comprendre les pays philatéliques

Régulièrement, la presse philatélique explique, voire réexplique aux lecteurs distraits, pourquoi tel ou tel territoire non indépendant émet ses propres timbres-poste, dispose ou pas de sa propre entreprise postale*, voire que certains États indépendants ne veulent surtout pas disposer de leurs propres postes.

- - - -

Dans le cas français, La Poste exerce sur le territoire métropolitain et la Corse, les quatre départements-régions d'outre-mer historiques, mais également dans deux collectivités d'outre-mer disposant ou ayant disposé de leur indépendance philatélique (Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte).

Par contre, dans les autres territoires devenus collectivités d'outre-mer-et-Nouvelle-Calédonie, chacun dispose de sa propre entreprise publique postale (OPT.nc, SPT.wf et OPT.pf dans l'océan Pacifique par exemple).

Dans ce modèle, en 2007, Timbres magazine a pu annoncer impatiemment la possibilité des nouvelles collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy d'émettre leurs propres timbres alors que, sur la partie néerlandaise de Saint-Martin, j'avais découvert que les habitants étaient mécontents de la nouvelle entreprise postale créée en 2010, les séparant de l'entreprise commune à certaines des Antilles néerlandaises (au sens large du terme) dans la lignée des réformes territoriales du Royaume des Pays-Bas... Il fallait suivre les postes et pas seulement les timbres.

Ainsi, la France : un État républicain, uni et indivisible desservit par cinq entreprises publiques postales et contenant, en son sein, six pays philatéliques (voire sept avant 2011), huit en comptant les deux États européens où La Poste exerce son office (Andorre et Monaco).

- - - -

Tous les collectionneurs et philatélistes ne sont pas amateurs et spécialistes d'histoire et de géographie, comment suivre alors tous ces bouleversements ou vieilles habitudes.

Une proposition amusants et didactique : les vidéos de CGP Grey sur YouTube dont voici l'adresse web et celle du site web. Cet anglophone raconte les mystères de l'histoire et de la géographie de certains lieux, à l'aide de dessins simplistes et drôles, et d'un anglais au rythme soulignant les contradictions de notre monde.

Ainsi, à l'opposé de la France, aujourd'hui jeudi 3 juillet 2014, il explique que les États-Unis est un État qui unifie en son sein de nombreux territoires pour lesquels la France aurait multiplié les occasions d'émettre des timbres autonomes.

L'Empire américain résumé par CGP Grey dans la vidéo American Empire, publiée le 3 juillet 2014 sur YouTube.
Dans tout cela, seuls les trois États associés du Pacifique émettent leurs propres timbres, étant indépendants, mais subventionnés. Tout le reste : les cinquante États fédérés, les district et territoires indiens, caraïbéens ou pacifiques utilisent les mêmes timbres.

Dans la même veine pour les pays et leur amusante complexité dont un philatéliste sera faire son miel :
- le Royaume-Uni depuis la série sur la City of London (à ne pas confondre avec la ville de Londres, même si ça se prononce pareil en anglais) jusqu'aux réalités actuelles ;
- la version néerlandaise de ces vieux empires coloniaux ;
Le Royaume des Pays-Bas résumé par CGP Grey dans la vidéo Holland vs Netherlands, publiée le 21 décembre 2012 sur YouTube.
- pour les amateurs d'exceptions à la règle générale, l'Union européenne et où elle s'applique est géniale ;
- côté chinois, une interrogation digne des philatélistes : Macao, Hong Kong et Taiwan sont-ils des pays ?
- les frontières bizarres sur lesquelles je reviendrai dans un prochain message ;

et, finalement, la question des questions : combien y a-t-il de pays dans le monde ?

La réponse est la même que qu'est-ce qu'un timbre-poste ? Tout dépend de la construction de la définition.

- - - -
Et si votre curiosité dépasse ces questions, CGP Grey a réfléchi également aux systèmes politiques états-uniens et démocratiques en général, à quelques idées reçues historiques, et bien d'autres choses.

* : pas assez souvent. Que voulez-vous : les entreprises postales se collectionnent moins bien que les timbres imprimés loin de leur pays d'émission...

vendredi 30 janvier 2009

Touche française à Hong Kong

Un correspondant de Postcrossing m'a fait remarquer l'arrière-plan français du timbre-poste qu'il a utilisé sur sa carte postale :

Le bâtiment est celui dans lequel siège la Cour d'appel final de la Région administrative spéciale de Hong Kong, équivalent de la Cour suprême des États-Unis et de la Cour de cassation en France.

Ce bâtiment est l'ancien siège de la mission française dans l'ancienne colonie britannique de 1915 à 1963, quand il fut vendu au gouvernement de Hong Kong. C'est cette mission qui ajouta la coupole au cours de travaux en 1917 qui ont donné son allure actuelle à l'édifice. L'emplacement était déjà historiquement prestigieux puisqu'il fut la résidence du premier gouverneur britannique dans les années 1840.

Ce timbre de 2,60 dollars est complété de deux timbres d'usage courant au type Oiseaux pour atteindre les 3 dollars du tarif aérien pour la France (environ 0,30 euro d'après XE). Il fait partie d'une série de quatre sur le système judiciaire de Hong Kong, émise le 27 novembre 2008.

dimanche 21 décembre 2008

Entier postal bientôt de saison

Offert par la multinationale du timbre neuf, Théodore Champion S.A., lors du dernier Salon d'automne 2008, à Paris :
un entier postal de Hong Kong, dégradé en spécimen. Couleur rouge, petit format, je dirai une enveloppe de vœu, voire pour envoyer des étrennes sous forme de billets de banque lors du Nouvel An chinois.

D'après le site d'Hongkong Post, trois dollars de valeur faciale = une lettre de format non standard de 50 à 100 grammes, jusqu'à 50 grammes vers la Chine populaire et Macao, ou alors jusqu'à 20 grammes pour l'étranger lointain. Ça ferait beaucoup de billets dans les deux premiers cas, mais comme je n'arrive pas à trouver d'informations sur les courriers recommandés...

mercredi 28 novembre 2007

En majesté

Cette reine est décidément philagénique.

Élisabeth II

mardi 13 novembre 2007

Décomposition du Machin de Hong Kong

En avril 2007, Adrian a évoqué les Machins de Hong Kong, notamment les blocs commémoratifs. Il n'avait pas précisé que chaque grande occasion philatélique a pu donner lieu à ces blocs.

Le 18 février 1994, pour une exposition philatélique, la fabrication du 5 dollars vert à l'effigie d'Élisabeth II d'après le profil sculpté d'Arnold Machin est décomposée :

L'effigie / je ne sais encore quoi / un premier fond avec une aura centrale et Hong Kong en caractères chinois / une coloration de l'effigie et de l'aura centrale (voir le $1,30 sur le blog d'Adrian).

Premier pas dans la Machinmanie à la Hongkongaise.

Compléments :
Adrian complète la description technique de ce bloc : imprimé par Leigh-Mardon, un imprimeur de sécurité australien, en lithographie (offset pour un Français) sur un papier fluorescent. Merci.

lundi 30 juillet 2007

Refus de vente

Martin J. Frankevicz, rédacteur du catalogue Scott pour les nouveautés, a trouvé sur un étonnant sujet pour la première moitié d'un billet d'humeur publié dans le mensuel Scott Stamp Monthly d'août 2007 : il existe des administrations postales qui refusent de vendre des timbres à des collectionneurs !

Nous sommes depuis longtemps habitués au contraire : timbre de feuille, le même en mini-bloc, en feuillet indivisible, en carnet, en entier postal, en pin's, en magnet's, etc. Quand je pensais récemment « pigeon », Frankevicz multiplie en introduction les comparaisons animales sur les personnels du marketing qui ont fini par décider de ne pas vendre : « stupid like a turkey or crazy like a fox » (stupide comme une dinde ou fou comme un renard).

Qui ose ne pas essayer d'escroquer les collectionneurs ?

La poste de la République de Chine (Taiwan Post), en 2004, a refusé d'honorer les commandes de timbres « Harry Potter » aux clients situés à l'étranger, avant de passer par Postes Canada.

De même, pour cette série sur des chanteurs sur timbres de Hong Kong en 2005.

Tout cela pour un problème de droits d'auteurs : ces postes n'avaient pas le droit de diffuser ces timbres à l'étranger, n'en ayant pas acquis les droits... (j'en conclus malicieusement qu'elles ont donc empêché toute lettre affranchie avec ces timbres de sortir du pays).

Que les Français ne rient pas, surtout ceux qui reproduisent des timbres de France sur leurs sites (notamment, pour en faire la critique - positive ou négative) : d'après ce texte,

« La Poste ne s'oppose pas à la mise en ligne d'images ou de photographies de ses timbres. Mais il appartient à chaque webmaster de contacter directement les auteurs, graveurs et dessinateurs, ou leurs ayant-droits, pour obtenir les autorisations de reproduction. »

Et, à ma connaissance, c'est tout ce que vous obtiendrez comme réponse de Phil@poste. Je rappelle qu'en France, une œuvre tombe dans le domaine public 70 ans après la mort de/des auteurs. Nid à problèmes futurs ?

dimanche 11 mars 2007

Missent to Philippines

Après les variétés trouvées par hasard, les lettres originales que les postes nous réalisent sans qu'on le leur demande. Et toujours dans la lignée, c'est quand on ne le cherche pas qu'on le trouve.

Fin juin 2006, je lis un article de Christian Beslu sur les enveloppes mal dirigées, publié dans Timbres magazine n°70 (le lien vous dirige vers la liste des articles consultables en ligne, dont celui-là). Ces plis passent par des lieux étonnants par rapport à leur parcours initial et sont revêtus par le bureau de l'étape involontaire d'un cachet « MISSENT ».

Au cours d'un voyage avec ses parents d'origine sino-vietnamienne, un ami m'a envoyé une lettre de Macao, de Honk Kong et de République populaire de Chine. Avant son départ, pour le briefing philatélique, je lui montre l'article et il plaisante en disant que peut-être une de ses lettres fera un tel parcours. Avec ma chance, penses-tu !

Fin août, arrive en une poignée de jours la lettre de Macao, puis une semaine après, celle de Chine populaire... mais rien de celle de Hong Kong revêtu d'un timbre de la série d'usage courant de 2002. D'une valeur de 3 dollars, il est doté d'une dentelure avec une perforation de sécurité ovale sur les côtés (on distingue celle de gauche sur ce scan). Tous ses amis ont reçu leur lettre de Hong Kong assez rapidement. Le doute me prend...

Et voilà, que début septembre, je me vois doté d'une lettre mal dirigée vers les Philippines sur un trajet Hong Kong-Paris. « CMEC » signifie « Central Mail Exchange Center », le centre de tri du courrier international intallé dans la métropole de Manille, à Pasay City.

Quant à la cause... Bref, ça finit toujours par arriver :)