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dimanche 19 juillet 2026

Poster une lettre en voisin ou avant de partir à la Gare Sud de France

 Sûrement posée à l'ouverture en 2018, voici la boîte aux lettres de la gare ferroviaire Sud de France, la gare montpelliéraine pour les lignes à grande vitesse et, sans arrêt, les trains de marchandises pour alléger la ligne historique.

La boîte aux lettres de la gare Montpellier Sud de France, le seize juin 2026.

La nouvelle gare représente de nouvelles contraintes pour les voyageurs. Déjà ne pas la confondre avec la gare historique du centre-ville, rebaptisée Saint-Roch dans les années 2000. Si le prolongement en décembre 2025 de la ligne de tramway a simplifié le trajet vers la ville et les correspondances ferroviaires, il n'en reste que certains ne prêtent pas attention à la gare, seulement au prix.

Le voisinage est en construction. Côté nord sur le territoire de Montpellier, un quartier d'immeubles de services, bureaux, écoles du supérieur se construit, tout en protégeant la Mogère, une des « folies » locales, ces châteaux de la bourgeoisie et noblesse de robe du dix-huitième siècle.

L'entrée sud de la gare Sud de France, vue depuis le plateau formant l'étage au-dessus des voies ; la boîte aux lettres est au pied d'un des piliers. Au loin, les étangs et le lido (photographie du seize juin 2026 sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0, sous couvert des droits d'architecte).

Côté sud, où se trouve la boîte, c'est plus « sauvage ».

Une fois sorti des espaces de stationnement courte durée, bus publics et cars, l'espace adjacent, situé sur la commune de Lattes, est en friche. Seul, un chemin  de terre battue atteint le récent quartier de petits immeubles au nord de Boirargues. Ces résidents lattois ont accès à deux lignes de tramway en marchant, pédalant ou trottinant ; la ligne 1 en traversant la gare donc.

La boîte aux lettres peut donc leur être fort commode... même si on pourrait penser que le côté du quartier Cambacérès et ses entreprises pourraient justifier une boîte. Mais, entre la dématérialisation du courrier d'entreprises et les machines à affranchir demandant une remise directe à La Poste...

Horaires de levée et adresse du bureau le plus proche... à cinq kilomètres de là.

La Poste justement.

Comme sur toutes les boîtes aux lettres en France, deux ouvertures de pré-tri : vers l'Hérault et les quatre départements de Languedoc-Roussillon, ou le reste du pays et l'étranger. Les levées sont matinales : neuf heures en semaine, huit heures le samedi.

Et l'adresse du bureau postal le plus proche est indiquée : plan du Nega-Cat à Lattes, le chef-lieu de la commune comprenant Boirargues.


Ce bureau a déjà été évoqué sur ce blog : il a accueilli une des manifestations premier jour de La Marianne et la Jeunesse en 2013, des élèves du lycée Champollion, à Boirargues, ayant participé au jury de la commande de cette série d'usage courant.

Ce bureau est à cinq kilomètres environ de la boîte aux lettres, nécessite une dizaine de minutes en voiture selon les embouteillages du sud de Montpellier, ou un trajet en tramway (deux lignes en partant de la station de la gare, ou de la marche jusqu'à la station Boirargues de la ligne 3 - ce sera l'objet de la boîte aux lettres suivante).

Pourtant, le bureau de Richter - Port Marianne, place Ernest Granier, est plus proche et plus accessible directement avec la ligne 1 du tramway...

Comment sont choisis les bureaux indiqués sur les boîtes aux lettres ? Distance seule ? Bureau lié à la boîte et à la tournée, ici Lattes, alors que la boîte est située sur le territoire de Montpellier.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

dimanche 5 juillet 2026

D'un timbre personnalisé à la liquidation : les librairies Sauramps

Attention aux grincheux et aux collectionneurs de timbres : ceci est un message peu philatélique, assez politique, et optimiste sur la lecture et le livre.


 En juin 2021, les librairies Sauramps de Montpellier créaient avec le quotidien Midi libre un prix littéraire annuel, nommé Habiter le monde, et utilisaient le timbre personnalisé de La Poste française pour en faire la promotion auprès de ses clients, avec renfort par la presse et la direction postale régionale.

Dans le contexte d'alors, c'était aussi un petit moyen de revenus complémentaires pour le nouveau groupe propriétaire depuis 2017.

Vendredi trois juin 2026, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation du groupe Sauramps, avec fermeture immédiate de ses commerces à Montpellier et à Alès, dans le Gard. Ce qu'incarne ce timbre a donc échoué.


Le timbre personnalisé du prix littéraire Habiter le monde, vendu aux caisses des librairies Sauramps pendant l'été 2021. 

En 1946 à Montpellier, dans le sud de la France, Henri Sauramps fonde une papeterie-imprimerie à son nom, et c'est son gendre Pierre Torreilles qui a l'idée d'y installer un rayon librairie. Sa croissance en fait, avec peut-être la librairie franchisée Gibert Joseph (qui pratique la reprise de livres d'occasion), la principale librairie indépendante de la ville, alors que les autres petits libraires vivotent ou ferment avant l'an 2000 - souvenir de la Librairie Molière à côté du théâtre.

De la verrière du Triangle où elle atteint toutes les disciplines universitaires, ses nouveaux actionnaires l'essaiment à Alès et gère même la boutique-librairie du musée Fabre - où l'Association philatélique montpelliéraine trouva assez de reproductions de Vue de village sur cartes postales pour les souvenirs premier jour du timbre Frédéric Bazille de février 2017.

Les difficultés arrivent à partir de l'implantation en 2009 au centre commercial Odysseum, un mall à l'états-unienne, et à ciel ouvert avec ligne de tramway intégré, rêvé par le maire Georges Frêche et son urbaniste Raymond Dugrand. Arrêt ludique et commercial sur l'autoroute A9, espoir que les visiteurs passent le même jour de l'espace ludique à l'espace commercial et y fasse même leur approvisionnement à l'hypermarché Casino...

Las ! La librairie et l'hypermarché sont les deux commerces du lieu qui n'ont pas réussi à trouver public et chiffre d'affaires suffisants pour payer le coût de l'emplacement. Sauramps abandonnera, sûrement trop tard, la grande surface louée sur deux niveaux, pour un petit emplacement plus nouveautés et mangas... qui ferme en janvier 2026. Casino fermera définitivement et n'est toujours pas remplacé, le bâtiment n'était pas propriété du reste du centre commercial.

Les déficits d'exploitation apparaissent en 2012, entre loyers d'Odysseum, vétusté de la verrière du Triangle, et bien entendu la jungle du commerce en ligne (jungle, Amazonie,...). Les trois actionnaires principaux tentent de vendre à partir de fin 2016. Après moultes péripéties médiatisées entre repreneurs libraires, c'est le groupe immobilier du montpelliérain François Fontès qui rachète l'ensemble.

Depuis, l'actualité locale était rythmée par les efforts : rationalisation des locaux et renouvellement mobilier, participation continue à la Comédie du livre, relancée avec ce nouveau prix et ce timbre (Montpellier connaît une succession de maires discrètement collectionneurs de timbres : mon résumé de 2020 mériterait un complément pour le mandat suivant).

Mais aussi des décisions tantôt nécessaires, tantôt prises par désespoir, mais toutes relayées dans les médias locaux et très négativement vécues par le public commentateur : fin de Sauramps à Odysseum et retour de la littérature jeunesse dans le magasin du Triangle (fermeture de Polymômes) visaient à faire des économies nécessaires ; la diminution du stock au risque de faire commander plus souvent aux clients pour éviter les invendus est logique, mais difficile pour certains banlieusards et périurbains en voiture individuelle.

Le pire fut la librairie-verrière pleine d'escaliers... Je ne sais pas pour quelles raisons (emplacement-clé, conditions du bail, coût d'un déménagement,...) n'a pas été abandonnée au profit d'un lieu aux normes d'accessibilité et confortables. On a pu parler d'une partie d'un ancien grand magasin, rue Maguelone, entre gare et Comédie, où jadis logea la maison des jeunes... Depuis quelques mois, c'est une enseigne danoise qui y vend de la décoration intérieure à bas prix pour acheteurs compulsifs, selon une méthode suédoise éprouvée, à Odysseum entre autres.

Le dernier soubresaut en 2026 a été la tentative de la direction de faire pétitionner le public pour forcer le propriétaire du magasin à enclencher des travaux. Mais, clients et employés bruissaient de plus en plus fort sur les rayonnages défrichés... et, enfin, la suspension de toute commande dernièrement.

Faute de repreneurs, le tribunal de commerce a donc clos cette histoire quadragénaire, même si maire de Montpellier et présidente de conseil régional espèrent encore...


Mais pour quoi faire ?


La FNAC voisine du Polygone, un magasin Cultura à Saint-Aunès près d'une sortie d'autoroute, et les rayons culture des hypermarchés fournissent déjà nouveautés populaires, bandes dessinées, papeterie (on trouve au centre-ville des papetiers luxueux pour les amateurs).

La librairie Gibert de Montpellier est un franchisé du groupe en difficulté, et donc elle fournit encore et toujours nouveautés à larges spectres, occasions, papeterie, etc. Petits magasins et brocanteurs hebdomadaires proposent éditions épuisées ou historiques, avec disques musicaux et audio-visuels un peu partout une fois par semaine par emplacement.

Contrairement aux années 1990, les petites librairies refleurissent dans le centre de Montpellier, en ciblant la fidélisation d'une clientèle résidente ou travaillant dans la proximité, et la spécialisation thématique. La majorité sont reliées à une des plateformes de libraires indépendants : ici et  qui permettent de savoir si elles ont la référence recherchée en stock ou dans celui de leur distributeur, donc à commander par un coup de téléphone.

 Les généralistes - Le Grain des mots, La Cavale -, les spécialisées telles La Géosphère (voyages, géographie, cultures du monde, question environnementale), Azimuts (bandes dessinées), Le Bookshop (anglophone et café), Fiers de lettres (féministe et alternatives) sont accompagnées d'un nombre de  petites librairies de mangas tout autour du centre historique.

Chacune offre une gamme de lecture importante si on va picorer chez chacune selon ses forces. Certaines proposent boissons chaudes ou fraîches, tolèrent les jeunes lecteurs non acheteurs - mais qui reviendront bien avec le parent solvable, organisent des venues d'auteurs en associant le comité de quartier (La Cavale est lié à la vie du quartier des Beaux-Arts) ou les établissements scolaires voisins.

Et elles n'ont pas peur de la concurrence : une d'entre elles a des boîtes à livres sur son palier !

Sauramps faisait beaucoup et c'est triste de voir fermer, surtout car des professionnels du livre perdent leur emploi dans un lieu qui mettait leurs compétences en valeur. Cependant, dans un capitalisme financier et technocratique débridé, la renaissance des librairies montpelliéraines nuance le sentiment de catastrophe, contrairement à la correspondance écrite... manuscrite et affranchie en timbres.

Espérons pour cette dernière que les actions récentes de l'Association pour le développement de la philatélie et le don de cartes postales dans les magazines jeunesse estivaux (deux pour les abonnés avec le Spirou de ce premier juillet) ou dans les offices de tourisme, n'arrivent pas trop tard.

samedi 25 avril 2026

Casier à colis illustré dans la gare de Montpellier

 En partant en vacances vers l'Alsace, en février 2026, j'ai redécouvert le casier à colis de La Poste dans un coin, désormais peu usité, de la gare Saint-Roch, au centre de Montpellier. Redécouvert car, à son installation, quelques médias locaux avaient remarqué sa décoration locale.

Le casier à colis La Poste dans un coin du rez-de-chaussée de la gare ferroviaire Saint-Roch, à Montpellier, fin février 2026 (tous droits réservés).

En effet, cinq monuments montpelliérains sont représentés en traits bleus sur le fond jaune postal, de gauche à droite : l'aqueduc Saint-Clément, les tours et le haut porche de la cathédrale Saint-Pierre, l'arc de triomphe pour les victoires du roi Louis XIV, la tour de la Babote (un des derniers vestiges des murs médiévaux rasés par Louis XIII et site d'un observatoire astronomique au dix-huitième siècle), et la façade du théâtre-opéra de la Comédie.

Ils sont dessinés en vue de face ou de profil, avec force angles droits.

La cathédrale a été représentée sur deux timbres-poste de France en 1985 et 2020, grâce à la perspective qu'elle forme avec la façade principale de l'université de médecine. Le théâtre sur un de 2019 lors d'une exposition philatélique nationale dont plusieurs souvenirs (cachet et objets premier jour, timbre de machine à affranchir, timbre personnalisé, etc.) ont utilisé l'aqueduc, l'arc de triomphe (y compris le château d'eau et la statue équestre royale entre les deux).

La tour de la Babote appartient aux monuments historiques d'origine médiévale à découvrir sur place avec la tour des Pins et la porte de la rue de l'Université. Vivement un timbre sur le panorama montpelliérain de la mer au pic Saint-Loup pour changer.



Cet article est publié dans le cadre du trois centième #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 11 avril 2026

Envoyer un recommandé avec accusé de réception par automate

 La Poste optimisant ses bureaux de poste à l'extrême (quand elle ne les refile pas aux supermarchés ou aux mairies), elle laisse peu de personnel au service des clients.

En conséquence, les trois employés du bureau de Montpellier Port Marianne étant occupés entre service bancaire, création d'un recommandé manuscrit et allers-retours pour dépôt de colis, je me suis tourné vers l'automate pour envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception pour un document administratif important.

Les deux boites aux lettres du bureau Port Marianne fin mars 2026 : blanche pour les lettres, jaune pour les recommandés enregistrés via l'automate (tous droits réservés).

L'automate est celui habituel qui permet de commander des timbres de distributeur (dits LISA en France pour « libre service affranchissement ») selon le poids et la destination de chaque pli.

L'entrée numérique des données de recommandation par l'expéditeur a déjà plusieurs années d'ancienneté dans les bureaux de poste en France.

L'enveloppe finale avec le grand autocollant de recommandation.

Pour une lettre recommandée, il faut entrer les identités et adresses de l'expéditeur et du destinataire. Avoir un compte web La Poste accélère le processus puisque l'appareil permet de s'y connecter : le suivi est ainsi enregistré immédiatement.

Après paiement, un autocollant assez grand est imprimé et à coller sur l'enveloppe, à la place de la traditionnelle liasse multi-couches : adresses, mention et code de suivi (SD) dans un simili-timbre sans dentelure simulé.

Dans ce cadre, les logotypes et mention du service « Lettre recommandée / R » de La Poste, le tarif « Max 20g / France », et la consigne de poster le pli jusqu'au vingt-quatre avril 2026, soit un mois.

Une colonne jaune près de l'entrée signale le lieu de dépôt de ces recommandés par automate, sur lequel l'image insiste bien : pas de recommandés avec liasse papier.

Ticket de caisse faisant office de preuve de dépôt d'une lettre recommandée.

Pas de liasse donc pas de papier carbone qui sert de preuve de dépôt. Ce dernier est remplacé par un ticket de caisse banal avec le mode d'emploi : coller l'autocollant, déposer dans la boîte dédiée, et le code alpha-numérique et un qr-code pour retrouver le suivi sur le site de La Poste.

Une insistance : le ticket sert de preuve en cas de réclamation.

Un courriel le jour de dépôt est reçu avec, en pièce jointe, un fichier pdf de dépôt au format standard de la liasse.

Un accusé de réception en papier épais : enfin quelque chose de traditionnel dans cette histoire, dans ma boite aux lettres le samedi vingt-huit mars.

À notre époque de numérisation internétique, il faut encore conclure des contrats sur papier avec signature manuscrite et lettre recommandée.

Cependant, un courriel du destinataire signale avoir bien validé la procédure en cours, deux jours après. Ce que confirme un accusé de réception imprimé le lendemain.

Un accusé de réception en 2026 qui a voyagé entre une imprimante montpelliéraine et un destinataire à Montpellier.

Au verso, le tampon du secrétariat d'accueil de l'entreprise destinataire et la signature de l'employé du vingt-six mars, sont prouvés par la reproduction d'une photographie de l'accusé de réception, validé par un cachet à date de La Poste et le paraphe du facteur, du vingt-sept mars.

En contexte de courrier d'entreprise grand compte, l'ensemble des recommandés a dû être remis ou retiré le vingt-six, traités dans les locaux du destinataire, avant d'être remis à La Poste le lendemain.

Vue le nombre de recommandés encore en circulation, puisque c'est la preuve juridique d'échanges de courrier ou de documents importants encore en France, La Poste a donc optimisé les coûts depuis plusieurs années en évitant liasses multi-feuilles et traversées du pays par les accusés de réception.


Cet article est publié dans le cadre du trois centième #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky (le promoteur de cette manifestation réseausociale hebdomadaire a retrouvé la première boîte pour fêter le nombre rond, en bord de mer, dans les îles Britanniques).

vendredi 3 avril 2026

Classe ouverte : jeunes artistes actuels

 Pour faire la promotion de leurs premières expositions, les jeunes artistes actuels usent de petits objets collectionnables : affiches, affichettes, créations sur cartes de visite ou autocollants, ou d'un format adapté aux coques transparentes de protection des téléphones portables.

Affichette (flyer) annonçant l'exposition Missing de l'artiste multi-supports montpelliérain Kuro222 en avril-mai 2026.

À l'approche du vernissage, le jeudi neuf avril, de son exposition Missing à la Galerie 411, avenue Georges Clemenceau à Montpellier, j'ai pu trouvé plusieurs de ces collectibles, reflétant une partie de ses thématiques.

L'affiche, grand comme petit format, reprend le personnage-clé de Kuro : un peu lui-même, un peu l'adolescent dont la tête reflète l'état d'esprit. Ici, assez triste mais couronné dans un paysage de mas héraultais, entouré d'amis ou parents heureux, mais loin des préoccupations du héros.

Dos illustré de la carte de visite de Kuro222 en tant que tatoueur, illustrateur et muraliste (oui, il y a un lien avec la Fête du timbre 2026).

Ces personnages réalistes, comme sur sa carte de visite ou, plus cartoon, à la tête remplacée d'illustrations d'idées à foison, sont le motif principal de ses essais adolescents, et désormais de sa carrière principale de tatoueur. Un art corporel qui sied bien au trait simple et aux petits formats, sauf projets de l'artiste ou commandes du client.

Autocollant avec illustration rougeoyante sur papier métallisé, signée Kuro222.

Dernier objet reçu et facile à scanner : cet autocollant en couleur sur papier métal, qui montre comment les personnages ont évolué depuis les traits simples aux couleurs et dégradés de gris.

Autocollant... car artiste muraliste.

Là, il faut visiter Montpellier et les communes alentours. La signature au pochoir "Kuro222" se trouve de temps à autre près de certains établissements scolaires, trottoirs et chaussées du centre-ville, mobiliers de chantiers urbains, etc.

Plusieurs de ses fresques murales sont à connaître rapidement, les propriétaires n'étant pas toujours au courant (avec rafraîchissement en blanc au frais de l'artiste)... même s'il tend à choisir des murs isolés : abri dans les vignes ou en bordure de garrigues par exemple. Des commandes existent pour des murs dans l'espace public et certains établissements scolaires accueillant de courtes résidences d'artistes pour former à l'art les élèves et faire vivre les artistes anonymes.


Vous pouvez explorer les arts en formation continue de Kuro222 sur ses deux comptes Instagram: tatouages / autres arts, et le retrouver en exposition solo ou collective dans les quelques ateliers d'artistes et galeries montpelliéraines.

samedi 25 octobre 2025

#UnPostboxSaturday à Montpellier : La Poste contre la lettre

 Surprise et étonnement ce vendredi vingt-quatre octobre 2025 en tentant de poster une lettre : deux boîtes aux lettres urbaines à Montpellier, dans deux quartiers d'immeubles et de bureaux, sur des boulevards passants et aisément accessibles aux véhicules postaux ont été retirées entre la rentrée de septembre et les vacances de la Toussaint.

Plus de boîtes aux lettres devant le supermarché Monoprix Jacques Cœur, à Montpellier (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA - attention aux droits de l'architecte de l'immeuble).

Visiblement, le Relais postal urbain installé dans le supermarché du quartier Jacques Cœur, et géré par le personnel de caisse, semble avoir vécu : après les colis dirigés vers le bureau de poste Richter ou l'épicerie des Consuls, c'est la boîte aux lettres grand format posée devant qui a disparu.

Cette boîte a eu deux articles sur ce blog : le premier en janvier 2019 pour un autocollant avertissant des risques de blessure à plonger les doigts trop profond dans la fente, le second en mai dernier dans le cadre d'un #PostBoxSaturday avec l'immeuble de services d'en face, également signé par un starchitecte.

Plus de boîtes non plus entre l'entrée du bureau de poste Richter et le parc de stationnement,... (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA). 

Bon, j'allais faire des courses au supermarché du côté nord du bassin Jacques Cœur, donc ajoutons quelques pas pour atteindre la boîte du bureau de poste au rond-point Richter, quartier d'affaires et résidentiel collectif, et de la faculté de sciences économiques de l'Université de Montpellier.

Certes, la piste cyclable mieux identifiable désormais avait imposé le bâchage et le retrait de la boîte pendant l'été... La piste est terminée tout autour de ce grand rond-point automobile coupé par deux lignes de tramway, mais la boîte n'est pas réapparue.

Et ce bureau étant fermé entre midi et demi et quatorze heures...


Je ne sais si cela va rassurer les maires ruraux dont les administrés voient disparaître les boîtes aux lettres car celles déposées se comptent, d'après La Poste, sur les doigts d'une main mensuelle.

En tout cas, ça ne rassure pas sur l'envie du Groupe La Poste de continuer à voir les particuliers poster des lettres.

Ah, et ma lettre encore sur mon bureau, rien d'important : juste une commande de quelques timbres pour correspondre et éléments pour ma collection...

J'ai à voir si ce week-end, cette commande sera postée ailleurs au cours d'une sortie ludique ou sera partie au panier puisqu'il y a des limites à l'envie d'écrire, de collectionner, et d'affranchir avec du récent pour être traité ainsi par la Direction Courrier...

... et par des politiciens français qui refusent de revoir le périmètre du service universel (nombre de jours de distribution par exemple) pour permettre que l'envoi de lettres perdure sans que La Poste tente de forcer le public à ne pas s'en servir (inflation des prix, suppression des points de dépose).


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

mercredi 15 octobre 2025

Classe ouverte exposée sur réfrigérateur

 Suite à un post sur le réseau social Bluesky d'un cartographe sur ses magnets quasi-sculptures de destinations de voyage, ce mercredi quinze octobre 2025, voici la porte de mon réfrigérateur, le deuxième à voir se superposer souvenirs de mes voyages en France et à l'étranger.

Le réfrigérateur du blogueur (tous droits réservés).

Cartes postales marquantes : reproduction de dessins des amoureux de Peynet trouvés au musée d'Antibes, photographies ou montage artistique de paysages de la descente vers le Vieux Port de Marseille aux monuments de Liverpool et Chester, et le pic Saint-Loup au nord de Montpellier.

Les magnets permettent de faire tenir le tout, avec l'aide de ceux offerts par Médecins sans frontières et de représentations amusées de deux membres du groupe ukrainien Kalush Orchestra, et certains ont été présentés sur ce blog : armoiries de Cologne et Liverpool, singe de Gibraltar postant une lettre, carte touristique de Jeju, reproduction de sceaux anciens de Montpellier ou d'une tuile d'avant-toit du royaume coréen de Silla (par ici aussi), datée du septième siècle avant Jésus Christ.

D'autres ornent les montants de porte de la chambre à coucher, en signe de bons augures pour la journée - non, je ne vérifie pas de quel pied je me lève : 

Le palier du jour du blogueur (tous droits réservés).

Paysages des saisons fraîches depuis la forêt au pied de la tour nord de Séoul, la Vue de village de Frédéric Bazille, le message patriote britannique "Keep Calm and Carry On", et un très beau magnet métallique à l'oiseau emblématique de Liverpool, le Liver bird.


Oui, la plupart ne pourront pas se placer sous les lourdes vitres des traditionnels panneaux d'exposition philatéliques.... d'où leur exposition sur meubles et infrastructures métalliques du domicile.

samedi 4 octobre 2025

Des Finlandais fans, des Français frileux : la boîte à colis

 Le vingt-trois septembre 2025, Geopost, filiale du Groupe La Poste regroupant ses entreprises de livraisons express de colis, a publié le résultat d'une enquête européenne sur la livraison des colis aux particuliers (vers le communiqué de presse).

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

La vague des parcel lockers souffle sur le continent avec la large privatisation et libéralisation de ce secteur logistique, entre fermeture des bureaux de la poste historique, coût de bureaux ouverts aux horaires adéquats, et liberté d'accès pour les clients expéditeurs et les destinataires.

Par exemple, en Finlande, j'ai déjà évoqué que ces casiers automatiques sont, avec le supermarché, parmi les premiers équipements d'un nouveau quartier de Tampere.

Au centre de la ville, le long du tramway, un centre commercial comprend le supermarché au niveau de la rue, des rayons spécialisés aux étages, et au tout dernier, un espace mêlant un bureau de poste de l'opérateur national et une grande salle à casiers de colis.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux de Budbee, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Ici, la libéralisation atteint son terme, comme dans l'hypermarché Grand Sud à Lattes, près de Montpellier : peu importe le distributeur, tant qu'il paye le loyer pour poser ces machines.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux multi-opérateurs, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Les concurrents nationaux (Pakettipiste qui gère les casiers bleus en Finlande), nordiques (PostNord, Budbee qui dessert aussi Belgique et Pays-Bas où se trouvent les plus grands ports européens) et à ambition globale (les allemands Deutche Bahn et DHL) voisinent avec ceux de Posti, même si c'est le bureau de ce dernier qui propose un service humain.

Sur l'emballage d'un colis posté en Ukraine, le neuf juillet 2025, l'autocollant rouge d'un commerce privé, servant de relais colis à La Poste française.

À l'opposé, les Français font figure d'exception : un quart seulement des destinataires (en croissance lente) utilisent ces casiers automatiques contre 57 pour cent des sondés européens, et jusqu'à plus des trois quarts au Royaume-Uni et en République d'Irlande.

Les Français, masochistes, préfèrent attendre la livraison à domicile... ou les commerces-points relais, tels, pour moi à Montpellier, le supermarché Monoprix Jacques-Cœur ou l'Épicerie des Consuls proche du nouvel hôtel de ville, qui a l'air de prendre le relais de la chaîne de supermarchés, pourtant un pionnier des relais postaux urbains en 2017...

Il est vrai que la maison-mère, le Groupe Casino, bat de l'aile et que les prix y sont hauts face au supermarché Carrefour Market à quelques centaines de mètres, voire deux hypermarchés et concurrents à prix cassés en prenant le tramway vers Lattes et Pérols.

Toutefois, ces commerces non logistiques ni postaux semblent garder la confiance de 57 pour cent des destinataires français (choisis directement ou en déviation du domicile en cas d'absence, je pense).

Dans l'article du Figaro, la directrice des études stratégiques de Geopost pense que cette fidélité aux commerces de proximité est liée, en France et en Allemagne, à la vente par correspondance des décennies d'avant le commerce par internet : les nordistes La Redoute et 3 Suisses, l'allemand Quelle, etc. avaient déjà leur service de livraison chez les buralistes et marchands de presse.

... ainsi que d'autres entreprises de vente par correspondance, proposant d'épargner progressivement le montant de la commande en achetant des vignettes dentelées auprès de ces détaillants-réceptionnaires.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 27 septembre 2025

D'une famille de postiers montpelliérains sont issus une dynastie d'artistes japonais

Des activités ayant bénéficié de la numérisation des documents et leur accessibilité par le vaste monde grâce à la toile internétique, la généalogie ou la recherche familiale au sens large est de celle qui a été des plus bouleversée dans le bon sens.

Ici, point de membres vieillissant en nombre décroissant. Les reproches sont généralement des réactualisations d'anciennes pratiques : s'approprier sans référence à un autre chercheur, copier des données d'archives ou de recherches d'autrui sans vérification critique.

Rien de grave : le chercheur suivant vérifiera bien, et, je rappelle que les auteurs, biographes et historiens des Grecs anciens au dix-neuvième siècle ont rédigé le passé ainsi : recopier dans forcément citer les passages qui leur semblaient les plus pertinents des auteurs passés.

L'entrée nord-ouest de la rue de l'Ancien Courrier, à Montpellier (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Que l'on travaille sur ses ancêtres, cousins, ou d'autres familles, les découvertes inattendues et les connaissances thématiques à acquérir sont nombreuses.

Un exemple a été donné par le généalogiste Gab Ketella qui résume sa recherche des ascendants et descendants du sculpteur Jean-François Legendre-Héral (1796-1851) en trois vidéos publiées en juillet et août, et l'ayant encouragé un voyage au Japon et en Corée au printemps 2025.

Comment d'un postier montpelliérain en est-il à découvrir le kabuki, genre du théâtre japonais, et l'art lyrique féminin japonais ?

La famille étendue des Legendre en France entre le dix-huitième et le dix-neuvième siècle : des postiers héraultais... et deux artistes (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Installé à Montpellier, Ketella échange en direct sur la plate-forme vidéo des moments de recherche-enquête sur Twitch, puis des petits tutoriaux et des résultats finaux sur Instagram et, surtout, youTube.

Récemment, il a exploré le passé de bouchers de la ville et de la création et l'évolution du quartier des Abattoirs, actuellement les Beaux-Arts, retrouver l'identité d'un soldat français à partir d'une photographie découvert en chinant, et là, la généalogie d'un sculpteur né à Montpellier : Legendre-Héral.

La première vidéo, publiée le dix-huit juillet dernier, démarre rue de l'Ancien Courrier, dans une partie restée médiévale du centre historique de Montpellier. C'est là qu'était installé, depuis le quatorzième siècle, un bureau de la poste aux lettres pour la remise aux destinataires. Un article du dix-sept mars 2023 de Midi libre rappelle les noms précédents et probants de la rue : rue des Messagers, rue du Courrier ou rue du Bureau des Lettres en 1760, puis de l'Ancien Courrier en 1852.

C'es probablement dans cette rue qu'Étienne Louis Legendre, le père du sculpteur, a travaillé quand il devient postier à Montpellier en 1792, où il se marie avec Jeanne Falque, fille d'un postier montpelliérain ; ils ont deux fils : Louis Étienne Jean qui sera postier, et le futur artiste Jean-François.

Aléa de la vie, il meurt jeune et sa veuve se remarie avec un peintre, Pierre Héral, qui semble avoir orienté la vocation de son beau-fils vers la sculpture qui l'oriente vers des études à Lyon dans la première décennie du dix-neuvième siècle.

De ce second mariage, les généalogistes postaux aperçoivent sur la capture ci-dessus trois postiers de plus : Jeanne, la fille du couple Héral-Falque, sera postière jusqu'à être directrice et finir sa carrière à la tête du bureau de poste de Clermont-l'Hérault, au centre du département dont Montpellier est la préfecture. Elle épouse un cousin, Jean Georges Dusiquet, fils de la sœur de sa mère et d'un postier né dans le département de la Manche.

Il faudra que je me penche comment consulter en ligne les dossiers des personnels des postes aussi anciens et pendant la période de l'Administration des Postes pour justement une descendant de frères et sœurs d'un aïeul devenue postière partie du Gard vers le département de la Seine.

La descendance états-uniano-japonaise (?!!) du scupteur Legendre-Héral du dix-neuvième siècle à la première moitié du vingtième siècle : un général imprévu et plein d'artistes (capture d'écran de la deuxième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix août 2025).

J'irai plus vite sur les deux vidéos suivantes qui suivent un des fils de Jean-François Legendre-Héral : Charles Legendre (1830-1899), mais elle est à regarder pour ceux qui se demandent s'ils peuvent se découvrir un « oncle d'Amérique » ou un cousin au Japon. Oui, c'est possible grâce aux hasards de la vie, et qui se demandent comment lire des journaux et livres anciens, numérisés par des archives et bibliothèques privées ou publiques dans plusieurs pays (The New York Times pour le cas de Charles Legendre).

Un oncle et de nombreux demi-cousins postiers, néanmoins Charles est excellent élève, notamment en langue anglaise, mais dépensier... Après la mort de son père sculpteur désargenté (par les dettes de son fils prodigue), Charles se réfugie à Bruxelles où il fait la rencontre d'une jeune états-unienne et sa mère en voyage...

Le mariage est conclu, un premier enfant naït. Mais le père meurt accidentellement outre-Atlantique et Charles émigre à New York et s'y ennuie.

Il s'engage dans l'armée de l'Union contre les sécessionnistes entre 1860 et 1865. Il est promu sur le champ de bataille, gravement blessé deux fois au point que, soigné par des paysans, l'armée et sa famille l'a cru mort. Il termine général de brigade en 1865.

Dès l'année suivante, le gouvernement fédéral le nomme consul en charge des intérêts dans les Ports ouverts chinois. Non étudié par Ketella : le voyage intéressera les historiens postaux habitués à éplucher les calendriers maritimes. Legendre part de New York pour le port central du monde d'alors : Liverpool... et traverse les continents européens et asiatiques jusqu'à Xiamen.

En poste, il devient populaire lorsque les autorités chinoises de Formose l'autorisent à négocier avec les indigènes taïwanais en conflit sur le devenir de l'équipage d'un bateau états-unien échoué, sans effusion de sang malgré une petite armée privée qu'il a extorquée à son supérieur. Cette action et une étape au Japon lors d'un voyage aux États-Unis conduisent à une désertion : l'empire du Japon l'engage comme conseiller, notamment pour leurs relations avec les autorités chinoises et les habitants (pas faciles) de Formose. Néanmoins, il échoue à accomplir le même succès pour un équipe japonais en 1874.

Enfin, de 1890 à 1899, il rejoint le service de l'empereur Gojong de Corée.

C'est là que les recherches dans les archives du New York Times sont intéressantes pour retracer les grandes actions de Legendre sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, ses principaux accomplissements en Asie de l'Est, et surtout découvrir que tous les souvenirs de sa vie française, new-yorkaise et asiatique ont sûrement tous disparus dans l'incendie de la maison coloniale.

Le témoignage de son fils parle de sculptures de son père, de lettres originales de présidents des États-Unis, d'œuvres littéraires, artistiques et artisanales des trois pays d'Asie où il a vécu, etc.

La descendance artistique japonais du général unioniste Legendre du dix-neuvième siècle à nos jours : patronymie kabuki et cantatrices japonaises (capture d'écran de la troisième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le vingt-sept août 2025).

D'un postier de 1792, ayant certainement obtenu sa place par l'entregent de son père, aboutir à un des généraux de l'Union en 1865, c'est peu habituel. Personnellement, de paysans du Languedoc, j'atteins des ouvriers textiles nîmois, des plâtriers montpelliérains et manutentionnaires du chemin de fer descendus avec l'exode rural ; et un Guyennais montpelliérain d'adoption suite sûrement à son service militaire. Un dossier d'un cousin très lointain trouverait peut-être un anobli médiéval lointain dans le temps et l'espace... dont il faut que je retrace par les sources.

Cependant, le parcours n'est pas terminé et Ketella a dû étudier les arts du spectacle japonais, ce qui a motivé un nouveau voyage au Japon, avec une étape à Séoul où Charles Legendre est enterré (à partir de la minute 14 de la deuxième vidéo).

Car le diplomate-conseiller privé épouse une Japonaise... loin de son épouse new-yorkaise. La fille illégitime d'un descendant de shogun... Les généalogistes qui recherchent des ancêtres dignes de Charlemagne et d'Huguet Capet frétillent.

Ichimura Uzaemon XV (1874-1945), le premier garçon est adopté, très jeune, par un acteur kabuki dont il va être l'héritier et l'élève. Bien que cet homme a été l'amant de nombreuses femmes, Ketella parvient à distinguer des enfants issus d'une longue liaison, plusieurs devenant des acteurs kabuki ou des chanteuses, certains et certaines très connues du public et donc documentées des journaux japonais des années 1930... jusqu'à la visite de Ketella au printemps 2025.

Comment réaliser cette généalogie quand on ne maîtrise pas les outils archivistiques japonais ?, admet notre généalogiste-vidéaste.

En comprenant que les artistes kabuki reprennent le nom de leur « père », qu'il soit biologique ou adoptif tant qu'il est le maître-formateur, et un surnom lié à leur rôle dans le kabuki, avec numéro pour distinguer les homo(sur)nymes.

Un surnom qui peut évoluer jusqu'à l'apogée de leur carrière. Le suivi des noms de famille adoptés et la numérotation de ces surnoms de maître en disciple, la recherche de programmes anciens et de critiques de pièces, le ramassage de publicités pendant son voyage permettent au généalogiste de dresser l'arbre ci-dessus jusqu'en 2025, comprenant les descendants et conjoints issus d'Ichimura et sa concubine, et, au milieu sur la gauche, trois de ses élèves portant son nom de famille car ils ont été ses élèves.

Ainsi, quand Gab Ketella filme la façade d'un théâtre kabuki, il explique que le descendant le plus récent d'Ichimura Uzaemon XV y joue à ce moment-là... et en retravaillant son arbre et le programme, qu'il y joue avec un de ses cousins.

La trilogie vidéo illustre une certaine homogamie dans les milieux des arts de la scène au Japon, comme finalement d'autres milieux sociaux en France : ici, les postiers, entre fréquentation de lieux communs et envie de mutation commune.

Le tout est de trouver les bonnes archives et de bien les interpréter.


Pour aider Ketella : sa cagnotte est par ici ; son sponsor est le logiciel Généatique ; et tentez de ne pas zapper les publicités youTube (c'est dur...).

Pour ma part, j'utilise depuis 1994 (quand on faisait encore tourner les bobines de films des Mormons aux Archives départementales) le logiciel Heredis de l'entreprise coopérative montpelliéraine BSD Concept (pas un sponsor) ; et un abonnement au site Geneanet pour m'aider dans mes recherches à travers les archives publiques ou professionnelles, et débloquer des sauts géographiques de certains ancêtres : avec trente-six mille communes et les aléas de leur vie passée, je remercie les autres généalogistes qui photographient les tombes, indexent des recensements ou des fiches militaires et de professions.

samedi 13 septembre 2025

La boîte aux lettres regarde passer le changement urbain

 Que de râleurs dès que des travaux ont lieu sur leur trajet en voiture. Que de soutiens de la tradition quand une municipalité ose toucher aux quartiers touristiques et commerciaux des centres historiques... particulièrement quand cela gêne l'accès et le stationnement des visiteurs en automobile. Le parking souterrain ou silo est toujours trop loin (gare Saint-Roch : visiblement certains ne le connaissent toujours pas ou n'aiment pas marcher), etc.

Bref, même si la mode #SaccageParis s'est atténuée - le plaisir d'entendre Frank Ferrand s'étouffer sur France 2 face à la rue de Rivoli largement cycliste lors de la dernière étape du Tour de France : comment admirer des champions en vélo sur l'une des plus belles rues du monde et dénigrer l'aménagement permanent favorable au vélo >:))

Le centre des agglomérations urbaines a une surface fort limité, une densité et d'activités d'échelle métropolitaine et d'habitants forte, et donc, oui, l'automobile, la moto et le gros camion de livraison ne sont plus les bienvenus, sauf nécessité impérieuse ou acceptation du coût en horaire limité, en parc de stationnement souterrain.

Néanmoins, cette prise de conscience politique et sociale permet de voir changer la physionomie de certains quartiers, tel Antigone à Montpellier entre 2023 et 2025.

Le bureau de poste et la boîte aux lettres du quartier Antigone, au centre de Montpellier, le vingt-cinq novembre 2023 (licence creative commons by-nc-nd 4.0, sauf marques déposées du Groupe La Poste).

Le bureau de poste de la rue Léon Blum dessert le quartier d'Antigone, en péri-centre de Montpellier, entre l'Écusson médiéval-moderne et le fleuve Lez. Cet espace n'a pas été urbanisé en faubourg parce qu'il a été le polygone d'entraînement d'artillerie des militaires de la Citadelle Joffre.

Jusqu'au confinement du printemps 2020, la rue était une autoroute à deux voies à sens unique permettant de passer un flot du nord vers le sud-est ; une fois le flux vers l'est dévié en amont par le boulevard de l'Aéroport International vers une voie rapide.

Le bureau de poste et la boîte aux lettres du quartier Antigone, au centre de Montpellier, le vingt-cinq novembre 2023 (licence creative commons by-nc-nd 4.0, sauf marques déposées du Groupe La Poste).

Sur les photographies prises en novembre 2023, la décision de supprimer ce barreau routier est en mise en place : les barrières métalliques visant à protéger les piétons et empêcher le stationnement sauvage ont été retirées.

Au sortir du confinement, le maire de l'époque a dû cogiter sur les témoignages de personnes allant passer des transports en commun à l'automobile, pour éviter une contagion au coronavirus. Comment les rassurer côté tramway et bus, ou les inciter au vélo.

Un peu partout dans la ville, la municipalité de Philippe Saurel a neutralisé une voie de circulation au profit des vélos ou des bus (avec acceptation des cycles). Rue Léon Blum, la voie à gauche des clichés ci-dessus, a donc été dédiée à cela.

Évidemment, ça a râlé : et mon Dieu les ambulances et les pompiers... Mouais, ceux que vous bloquiez avant sur deux voies embouteillées ? Qui ont toujours eu droit d'emprunter les voies bus et tramway si besoin ?

Le bureau de poste et la rue Léon Blum en août 2025, quelques mois après la fin des travaux(licence creative commons by-nc-nd 4.0).

La majorité municipale suivante, de Michaël Delafosse, a poursuivi l'objectif d'encourager ceux qui souhaitent et contraindre ceux qui pourraient à lâcher la voiture pour autre chose ou dans les parcs de stationnement en amont du centre.

D'où la logique de revoir l'accès au centre de la ville de Montpellier : que ce centre ne puisse plus servir à traverser la ville de part en part, donc que le visiteur arrive et reparte en auto s'il se souhaite, mais par le même faisceau géographique.

Cela a conduit à décider la neutralisation de la rue Léon Blum.

Le panneau sur la dernière photographie, prise fin août 2025, indique une zone de rencontre, limitée à basse vitesse. La dimension des dessins blancs indique les règles de priorité : les piétons ne sont plus empêchés de traverser toute la promenade centrale d'Antigone ; puis les vélos cheminant dans les deux sens de la rue ou transversalement dans Antigone ; puis les rares voitures individuelles tolérées pour une circulation locale.

Leurs conducteurs et passagers potentiels, s'ils ne souhaitent ou ne peuvent utiliser le parc de stationnement souterrain quelques centaines de mètres en arrière-plan, sont dirigés en une boucle pour déposer vite une personne aux équipements publics de plain-pied (la poste, l'hôtel de la Métropole intercommunale, une salle de conférences, ou la médiathèque sans double file sur le boulevard côté nord), et vers les logements (livraisons, pharmacie, médecins), et retour au boulevard de l'Aéroport international pour évacuation vers le nord-est ou l'est... 

Ou boucle si besoin de récupérer la personne déposée. Mais désormais le double file se fera sur les petits stationnements payants ou à abonnements résidentiels et des entrepreneurs du quartier : bonne négociation entre citoyens.

L'espace dégagé par le carrefour à feux disparu donne un aspect champêtre au débouché méridional de la rue Léon Blum et au bureau de poste, qui ne doit pas perdre grande clientèle : on passe d'un stationnement en double file potentiel malgré des barrières métalliques à des arrêts-minutes pour un passager ayant besoin et la boucle permet de l'attendre en tournant un peu ou en double file sur le petit parking à droite de la photographie.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.


Complément du samedi vingt septembre 2025 :

Pour approfondir l'intérêt pour les habitants de cette revue de la place de l'automobile dans l'espace, voici la vue actuelle en face du bureau de poste.

L'église Don Bosco de Montpellier dispose désormais d'un semblant de parvis (photographie du seize septembre 2025, licence creative commons by-nc-nd 4.0).

À l'aménagement du quartier Antigone dans les années 1980, l'église Saint-Georges laisse place à l'église Don Bosco au style en accord avec le nouveau quartier.

Imaginez qu'avant 2025, le trottoir le long de l'église était bien moitié moins large, bordé en continu de barrières métalliques anti-stationnement, sur la deux voies aboutissant à quatre aux feux rouges sur la gauche.

Désormais, certes il y a les cyclistes et les rares voitures, mais la sortie de la messe sera plus sûre pour les fidèles.

samedi 17 mai 2025

La boîte aux lettres du Relais postal urbain Jacques Cœur à Montpellier

 Voici la boîte aux lettres de rue placée devant le Relais postal urbain que la chaîne Monoprix gère pour La Poste : vente de carnets timbres autocollants, d'enveloppes et colis pré-affranchis, dépôt et retrait de recommandés et de colis.

Elle est déjà apparue sur ce blog à cause de ses autocollants de sécurité : ne pas glisser ses doigts dans les fentes au risque de coupure grave.

La boîte sur le trottoir, devant le supermarché servant de relais postal. L'immeuble de services Le Nuage en arrière-plan au milieu des arbres en feuilles (tous droits réservés, vingt-deux avril 2025).

L'immeuble dissimulée par les feuillages printaniers est Le Nuage, immeubles de services individuels, dessiné par Philippe Starck. Imaginez un gratte-ciel en forme de brique quatre fois deux horizontale de Lego, sans vitres ni murs de façades, mais des baies de plastiques concaves soutenus vers l'extérieur par la pression de l'air intérieur (oui, les pompiers de la commission sécurité ont plissé les sourcils à l'époque).

Coiffeur, esthéticienne, salle de sport et un des points-repères architecturaux de la partie basse du quartier d'immeuble, Le Nuage est la barrière méridionale du parc Charpak sur l'axe Hôtel de Ville - bassin jacques Cœur - parc Charpak, créé comme un moyen de diffuser la fraîcheur estivale du fleuve et de la végétation vers les immeubles.


En 2017, le relais dans ce Monoprix a fait parti des tout premiers relais urbains visant à élargir les plages horaires d'accès aux services postaux.

Cependant, avec la fermeture de la seconde entrée donnant sur l'intérieur de quartier (sécurisation, diminution du personnel ?), le comptoir comprenant un peu de philatélie a été transféré à l'entrée principale donnant sur l'avenue Raymond Dugrand, du nom du géographe et urbaniste en chef de Georges Frêche et du projet Port Marianne, visible sur la photographie.

L'offre s'est également allégée : disparu les timbres gommés du programme philatélique, avec leur mise à disposition depuis quelques mois au bureau de poste Richter quelques centaines de mètres vers le nord et la gauche de l'image. Néanmoins, ce dernier conserve sa limite principale : ouverture aux horaires de bureaux, fermé pendant une partie de pause-repas de midi.

De plus, mes recommandés et colis les plus récents que j'ai redirigés vers ce relais ne porte plus l'autocollant rouge publicitaire Monoprix. La Poste cherche-t-elle à rationaliser sa relation avec ces nécessaires partenaires commerciaux sans nuire à sa marque ?

La marge philatélique est finalement importante : le but est soit des achats non utilisés sur le courrier, soit de faire revenir au courrier rédigé bellement affranchie la clientèle. Coûteux en profit et en manutention est pour Monoprix et La Poste des timbres gommés en supermarché, alors qu'en bureau de poste, la polyvalence du personnel face au courrier et au timbre est prévue.

À présent que la population du quartier Port Marianne, sur la rive droite du Lez, connaît l'emplacement du bureau de poste et des différents commerces-relais de tous les prestataires logistiques... Pourquoi poursuivre le collage d'autocollants alors que le personnel à l'entrée se divise entre veille des caisses automatiques, caisse habituelle, préparation des livraisons de courses... et le service postal.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 8 mars 2025

La boîte aux lettres, place Henri Krasucki, à Montpellier

 Ma participation du samedi huit mars au #postboxsaturday des réseaux sociaux : la boîte aux lettres, place Henri Krasucki, faubourg Boutonnet, à Montpellier.

Boîte aux lettres haute et jaune de La Poste française, plantée à l'ombre d'un olivier, place Henri Krasucki, à Montpellier (licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0).

Au nord du centre médiéval de Montpellier, l'Écusson, se trouve des faubourgs anciens, dits faubourg Boutonnet au nord-ouest, et, plutôt dix-neuvième siècle dits des Abattoirs, puis Beaux-Arts au nord-est. 

Pour ce dernier, le généalogiste-vidéaste Ketella a diffusé tout dernièrement une recherche ingénue sur une famille de bouchers montpelliérains, qui évoque notamment le déplacement pour motifs d'hygiène des abattoirs vers l'extérieur de la ville. Elle sert aussi de mode d'emploi sur les annuaires anciens en histoire familiale.

La place Henri Krasucki, au cœur du faubourg Boutonnet, à Monpellier (licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0).

Comme on le remarque aisément, le quartier a subi une modernisation partielle autour de cette place. D'abord, à partir de ma lecture des cartes et photographies aériennes anciennes proposées par Geoportail de l'Institut géographique national, une extension de l'espace libre avec la destruction de bâtiments bien alignés à gauche hors-champ, probablement lié à l'ancienne École d'infanterie, et de destructions d'anciens immeubles, avec récupération probable des derniers grands jardins.

La rue du Faubourg-Boutonnet quand elle débouche sur la place Hanri Krasucki, en mars 2023 (Google Street View).

Si les deux rues longeant la boîte deviennent, à gauche, une « auto-rue » sans âme jusqu'à arriver aux commerces et activités du quartier des Beaux-Arts, et à droite, une rue résidentielle dense jusqu'à la place Albert Ier [de Belgique] et l'Écusson, derrière le photographe, c'est la partie animée de la rue du Faubourg-Boutonnet avec ces commerces et restaurants du quotidien.

Ils animent le quartier résidentiel alentours, y compris une maison de retraite et une cité universitaire au sommet.

Henri Kraucki en juin 1983 par Olivier Victor Marius Dumay (licence CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=97263603).

Quant à Henri Krasucki (1924-2003), il serait bien temps que les syndicalistes français du dix-neuvième et vingtième siècles aient droit à une série de timbres-poste... avant dilution des droits sociaux en France.

Déjà, rien que sa vie (merci aux Wikipédiens).

Car, avant d'être naturalisé français en 1947, d'animer la Confédération générale du travail (C.G.T.) jusqu'à en devenir le secrétaire général de 1982 à 1992, il a été résistant contre l'Occupation allemande et même au sein du camp de concentration de Birkenau, Jawischowitz et Buchenwald, survivant aux mines du second et à la marche de la mort vers le troisième.

Timbre du cinquantième anniversaire des accords franco-polonais d'immigration de travail - une des rares immigrations dont la France fut fière... (via Phil-Ouest.com).


Son père, ouvrier textile communiste polonais, arrive en France en 1926, rejoint par sa femme et son fils aîné, né dans un village juif en bordure de Varsovie. À Paris, ils tiennent un atelier de textile à Belleville et poursuivent leurs activités communistes et révolutionnaires, dans lesquelles leur fils cadet Henri les rejoint et où il est instruit par le futur « Colonel Fabien ».

Bon élève au lycée, Henri préfère cependant devenir ouvrier-adjusteur. En 1939, le pacte germano-soviétique, puis en juin 1940, l'occupation allemande, font entrer la famille dans la clandestinité sous de fausses identités.

À quinze ans, il entre dans la résistance avec les Jeunesses communistes dans la section juive de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) du Parti communiste dans le 20e arrondissement : sabotages, tractages, mais aussi actions armées.

Sa famille et lui paient le prix de ces actes. En février 1943, son père Isaac meurt dans une chambre à gaz de Birkenau. Deux mois après son père, Henri, sa mère et sa sœur sont arrêtés et torturés sans parler par les inspecteurs des Renseignements généraux français.

Livrés aux Allemands, il fut avec ses camarades parisiens des rares survivants du convoi 55 parti de Drancy, le vingt-trois juin 1943, arrivé à Birkenau. Après les travaux forcés et résistance interne aux camps, il revient à Paris le vingt-huit avril 1945.

Certes, les Français des Trente Glorieuses et des années Mitterrand-Chirac ont retenu le syndicaliste menaçant de grève pour lutter pour les droits des travailleurs, et son silence comme beaucoup face aux tentatives de liberté en Europe de l'Est en 1953, 1956 et 1968.

Centenaire des accords sur l'immigration polonaise en France (boutique web de Philaposte en 2023).


Par contre, malgré son statut de résistant combattant, une journaliste du Figaro Magazine lui reproche, en 1987, d'être un « Français de fraîche date » qui se permet de critiquer la politique de la France, alors sous le gouvernement de droite de Jacques Chirac.

Sur ce moment-là, il raconte l'histoire résistante et tragique de son père. Dans un journal syndicaliste, il rappelle qu'on ne rappelle pas à un autre natif polonais juif ses origines : le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger, à la jeunesse également instructive sur les Français de l'entre-deux-guerres et dont la mère fut assassinée en déportation sur dénonciation d'une employée avide. 

Voire à un descendant de la grande noblesse polonaise, du Premier Empire français, de Talleyrand... le prince Michel Poniatowski, parachutiste-commando des Forces françaises libres, plusieurs fois parlementaire, et aussi ministre de l'Intérieur sous le président Giscard d'Estaing.

Tous trois étant de la même génération née dans les années 1920 et ayant risqué leur vie pendant la Seconde Guerre mondiale.


Complément du samedi huit novembre 2025 :
L'Institut national de l'audiovisuel, institution française d'archivage des productions télévisuelles, propose un extrait du journal télévisé de France 2 du vingt-quatre janvier 1995, donc à la date du cinquantenaire de la libération du camp de concentration nazi d'Auschwitz par l'Armée rouge soviétique.

Interrogé par Daniel Bilalian, Henri Krasucki y témoigne de ce vécu et de sa volonté de vivre ensuite... tout en sachant ce dont les êtres humains sont malheureusement capables.


Compléments du mardi dix-neuf mai 2026 :

En septembre 2026, les éditions Flammarion publieront le témoignage laissé en 1978 par Henri Krasucki pour la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Couverture de l'ouvrage à paraître en septembre 2026 (via la veille bibliographique de l'historien Florian Louis sur le réseau social BluSky).


Il y revenait sur la période d'engagement politique puis résistant de 1938 jusqu'à la trahison qui l'envoie entre les poings des tortionnaires nazis, puis en camp de concentration, y perdant son père. L'entretien se conclut avec la libération et le retour en France en 1945.

Le titre : Nous voulions vivre mais pas à n'importe quel prix. De Belleville à Auschwitz.