Affichage des articles dont le libellé est Stockholm. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stockholm. Afficher tous les articles

mercredi 15 octobre 2025

Classe ouverte exposée sur réfrigérateur

 Suite à un post sur le réseau social Bluesky d'un cartographe sur ses magnets quasi-sculptures de destinations de voyage, ce mercredi quinze octobre 2025, voici la porte de mon réfrigérateur, le deuxième à voir se superposer souvenirs de mes voyages en France et à l'étranger.

Le réfrigérateur du blogueur (tous droits réservés).

Cartes postales marquantes : reproduction de dessins des amoureux de Peynet trouvés au musée d'Antibes, photographies ou montage artistique de paysages de la descente vers le Vieux Port de Marseille aux monuments de Liverpool et Chester, et le pic Saint-Loup au nord de Montpellier.

Les magnets permettent de faire tenir le tout, avec l'aide de ceux offerts par Médecins sans frontières et de représentations amusées de deux membres du groupe ukrainien Kalush Orchestra, et certains ont été présentés sur ce blog : armoiries de Cologne et Liverpool, singe de Gibraltar postant une lettre, carte touristique de Jeju, reproduction de sceaux anciens de Montpellier ou d'une tuile d'avant-toit du royaume coréen de Silla (par ici aussi), datée du septième siècle avant Jésus Christ.

D'autres ornent les montants de porte de la chambre à coucher, en signe de bons augures pour la journée - non, je ne vérifie pas de quel pied je me lève : 

Le palier du jour du blogueur (tous droits réservés).

Paysages des saisons fraîches depuis la forêt au pied de la tour nord de Séoul, la Vue de village de Frédéric Bazille, le message patriote britannique "Keep Calm and Carry On", et un très beau magnet métallique à l'oiseau emblématique de Liverpool, le Liver bird.


Oui, la plupart ne pourront pas se placer sous les lourdes vitres des traditionnels panneaux d'exposition philatéliques.... d'où leur exposition sur meubles et infrastructures métalliques du domicile.

lundi 27 janvier 2025

Les commissariats français alertent les habitants, mais pas les spammeurs

Avant-hier, samedi vingt-cinq janvier 2025, Sidonie Rahola-Boyer du Figaro a publié un article sur une technique actuelle des cambrioleurs de Quimper et du Finistère afin de repérer l'absence des résidents de lotissements ou de villages.

Installation d'art contemporain au Musée postal à Stockholm, en mai 2019 (souvenir, souvenir).

Depuis quelques jours, quelques habitants de Quimper, Concarneau et alentours ont signalé à leur commissariat de police l'apparition de feuille blanche de format A4 - le plus commun - dépassant légèrement de leur boîte aux lettres.

Dès jeudi vingt-trois, suite à l'alerte policière locale, Matthieu Gain de Côté Quimper (réseau Actu.fr) détaille que la feuille dépasse de peu en bas de la porte de la boîte... ce que le résident peut ne pas remarquer dans le contexte de moindre courrier reçu.

Si la feuille est en place, les cambrioleurs sauront avoir le champ libre pour une effraction rapide, ou avoir le temps de visiter largement une résidence secondaire ou perturber le retour de vacances d'un foyer.

Merci aux citoyens lanceurs d'alerte et aux commissaires de police !


MAIS

Un hall d'immeuble dans l'Hérault en juin 2019 (droits réservés).

Pouvez-vous relayer ce message aux agents immobiliers montpelliérains, s'il vous plaît ?

En effet, à chaque départ et arrivée dans les immeubles de la ville, l'agent assurant les visites et les états des lieux a son stock de prospectus sous ou sans enveloppe qu'il dépose dans toutes les boîtes aux lettres du bâtiment...

BORDEL DE PUTAIN DE MERDE !!!

Car, malgré la belle collection d'autocollants anti-prospectus sur les murs de boîtes, ces agents immobiliers s'acharnent à rechercher des résidents vendeurs de leur appartement... alors que, bougres d'ânes ! Vous passez tous les deux mois placer des locataires en meublés !!!...

... dans le cas de mon immeuble, où deux agences sont dans mon collimateur.


Monsieur le Commandant de police de Montpellier, dois-je considérer les agents et directeurs des agences concernés comme de potentiels cambrioleurs ou complices de cambrioleurs à laisser ainsi dans les boîtes aux lettres des courriers non désirés (spam) ?

À Montpellier, les Préfets ferment régulièrement des épiceries qui vendent des produits légaux à des heures non autorisées, voire de contrebande ou des stupéfiants. Et même deux frères ont vu leurs terrasses interdites sous le soleil d'automne (€ !) pour dépassement des périmètres municipaux et rébellion.

Serait-il temps de passer aux agences immobilières peu sérieuses ?


Dans le contexte où la presse imprimée tente de limiter le coût du papier sur le prix payé par ses lecteurs, et où les intercommunalités tentent de limiter le tonnage de déchets à valoriser, ce gaspillage est devenu aussi intolérable qu'il est irritant.

jeudi 15 août 2019

Stockholmia (8) : les enfants bienvenus au musée postal

Dernier article sur le musée postal suédois, dans le quartier de Gamla Stan à Stockholm : la galerie des activités dédiées aux enfants accompagnés. Et elle est magistralement réalisée pour plaire autant aux enfants impatients de faire quelque chose et aux parents soucieux de faire savoir. Cette galerie parvient, à mon avis, le double objectif de faire savoir et savoir-faire.
L'entrée de Hej!, la galerie d'activités dédiée aux jeunes visiteurs du musée postal de Stockholm.
Grosses lettres tenant des bureaux d'enfants. Au mur, lettres d'alphabets et d'écritures du monde entier. Et, lors de ma visite, deux petits-enfants galopent vers les tables bien plus rapidement que leur grand-mère.
La première table est consacrée à l'écriture manuscrite, avec explications courte et longue selon la capacité de concentration du visiteur (ou l'impatience du parent...).
Le parcours est traditionnel : comment envoyer un souvenir du musée à quelqu'un ?

D'abord, il faut écrire à la main. Ceci est en débat dans plusieurs systèmes scolaires en Europe du Nord : faut-il passer à une écriture manuscrite imitant les caractères d'imprimerie (déchiffrable par tous, facilitant l'apprentissage de la lecture imprimée et de l'écriture informatique) ou maintenir l'apprentissage de l'écriture à la main (capacités d'adaptation en écriture et en lecture, et surtout, un des éléments intimes de l'identité) ?

Ardoise, craie et chiffons sur la table, avec consigne sur un panneau. Quelques textes plus long rappellent au-delà aux adultes accompagnateurs l'intérêt de l'activité, ou un aspect philatélique ou postal, comme dans le reste du musée donc.

Et, ainsi, de table en table, d'étape en étape de la correspondance : brouillon de message, puis dessin de la carte postale (offerte). Une machine à écrire (tic, tic, tic, Ding !) évoque les différentes formes d'écriture selon à qui on écrit, ce qu'on écrit, etc.

L'exposition est bilingue suédois-anglais.
Arrive enfin la dernière salle : comment faire découvrir simultanément aux enfants et aux adultes la création du timbre-poste ?
Un espace entre la galerie enfants et les expositions pour adultes : la création du timbre-poste.
Dans cet espace intermédiaire, le visiteur est invité à partir de l'objet à représenter (ici, une armure importante dans l'histoire de la Suède) et à aboutir à l'impression rotative du timbre, reproduite par un ensemble de cylindres-luminaires reliés de toiles de projection au plafond.

Au niveau du regard de tous, du touche-à-tout : des timbres avec une loupe pour repérer des détails dans la création ou le mode d'impression. Une plaque de métal gravé sous un microscope peut être touchée, retouchée pour découvrir la gravure. Un cylindre d'impression éclairée voit la maquette du timbre projetée en ombre chinoise à l'endroit sur le mur.

Il y a de tout pour tous les publics. Jusqu'aux philatélistes aguerris ou amateurs avec le panneau du programme philatélique de l'année en cours.
Retour chez les grands !
Et, en ressortant de ces deux galeries, on remarque mieux le rappel de respect, au début de la visite de l'exposition temporaire d'art contemporain, aux bonnes pointures.



Rappel : si le philatéliste en herbe que vous accompagnez connaît déjà les pays du monde, ne pas oublier le jeu dans la galerie philatélique.

vendredi 9 août 2019

Stockholmia (7) : une histoire de bibliothèques

Dans les étages du Musée postal de Stockholm, se trouve une bibliothèque philatélique de bois clair et foncé, teinté de rouge orangeoyant ici et là. L'accueil signale bien la destination du lieu :
Timbres sur taies de coussins (je ne sais pas si ça se trouve à la boutique souvenir).
Après l'accueil, deux salles de travail peuvent accueillir les chercheurs, chacune donnant sur des ouvrages.
La première, donnant sur le un sud ensoleillé.

L'autre donne sur les rayonnages de littérature philatélique du monde entier, dont la France.


En dehors des portes ouvertes, organisées pendant Stockholmia, l'ouverture est assez limitée : les mardis et mercredis de midi à seize heures - ils n'ont pas oublié les actifs du centre-ville pouvant se jeter sur ces connaissances pendant le repas. De septembre à avril, la bibliothèque est ouverte jusqu'à dix-neuf heures néanmoins.

Cet excellent outil était, dans l'émotion, concurrencé par la bibliothèque en cours de déménagement de la Royal Philatelic Society London.

Elle ne fut pas amenée jusqu'en Suède, mais la reproduction photographique de la Large Library jouait le rôle de café-point de rencontre qu'était celui de cette salle des revues et périodiques au 41 Devonshire Place.
La Grande Bibliothèque de la Royale reconstituée pendant l'exposition Stockholmia 2019 du cent cinquantenaire de la Société londonienne.
Depuis le milieu du printemps, la bibliothèque de la Royal attend patiemment dans ses cartons la fin des travaux de réaménagement du nouveau siège, 15 Abchurch Lane. Ce qui sera progressivement réalisé à partir de la fin de cet été, d'après les nouvelles.

vendredi 26 juillet 2019

Stockholmia (5) : La salle du trésor au Musée postal de Stockholm

Suite de la visite au musée de la poste suédoise, à Stockholm, dans une ambiance toute en bois.

La chambre du trésor est consacrée au premier siècle du timbre-poste. Des textes expliquent son apparition et son évolution en Suède, depuis les causes de la réforme de 1840 au Royaume-Uni. Les vitrines exposent les objets les plus rares possédés par le musée : timbres, lettres, oblitérations.

Une partie consacrée aux émissions de Suède permet d'expliquer les méthodes d'impression, avec les schémas habituels.
Distributeur de timbres au mécanisme apparent au Musée postal, à Stockholm (photographie du vingt-neuf mai 2019).
Sur un côté, le visiteur peut découvrir le mécanisme d'un distributeur de timbres, ses cloisons d'origine ayant été remplacées par des plaques transparentes.
Plus anciens vestiges de la collection de timbres au Musée postal, à Stockholm (photographie du vingt-neuf mai 2019).
Progressivement, l'exposition passe à la collection de timbres. Dans une vitrine, un des premiers albums encore existant, ayant appartenu à Olof Arborelius et qu'il remplit, dans sa jeunesse, vers 1858. Il devint ensuite un célèbre peintre suédois.

Cependant, les vitrines font deux mètres de haut, les textes sont de l'histoire... Comment occuper les enfants qui vous accompagnent. Les abandonner dans la section pour enfants (objet d'un prochain article) ? Tout leur raconter et les porter pour que leur regard soit à la hauteur des objets en hauteur ?
Jouer au collectionneur-trieur au Musée postal, à Stockholm (photographie du vingt-neuf mai 2019).
Pourquoi ne pas leur faire découvrir la grande table au centre de la pièce ?

Une boîte de timbres décollés entourés de casier à feutrines, dont chaque case porte le nom d'un pays (en suédois). Les règles du jeu sont simples.

vendredi 12 juillet 2019

Stockholmia (4) : dîner dans un timbre-poste !

Pour mon séjour à Stockholm, fin mai dernier, mes contraintes alimentaires ont conduit mes recherches des collections et conférences à voir à l'exposition Stockholmia de la Royal Philatelic Society London jusqu'aux restaurants où manger convenablement.

Par son statut touristique, l'île centrale de Gamla Stan propose masse de restaurants, façon quartier Saint-Michel à Paris - ce n'est pas un compliment. Dans la partie basse au sud-est, quelques perles de qualité existent, tel le pub/brasserie Movitz.
Le logotype du restaurant Under Kastajen (site web).
Plus intéressant pour ceux souhaitant une cuisine plus suédoise - ils ont un burger ;) -, Under Kastanjen au sommet de la vieille ville propose un menu succulent et des desserts magnifiques. Le nom du restaurant peut se traduire du suédois : « Sous la châtaigne » ou « Sous le châtaignier », celui qui orne la place Brända Tomten ; ce triangle tire son nom du pâté de maison disparu lors d'un incendie en 1728 et jamais rebâti.

En dînant le vendredi trente-et-un, je profitai de mon apéritif en rêvassant tandis que mon regard philatéliste m'indiquait un problème à résoudre... dans un restaurant ? La fatigue sûrement.

Sauf que...
Même hors d'une exposition philatélique ou d'une boîte aux lettres, le collectionneur de timbres a toujours l'esprit aux aguets (tous droits réservés).
... sur un mur de la salle : un cadre blanc contenant de petits rectangles rappelant des timbres !

En effet, cinq timbres sur deux lignes, surmonté de l'un d'entre eux imprimé en grand format décoratif et représentant la place Brända Tomten, la façade et la terrasse du restaurant Under Kastanjen !
Le carnet autocollant Gamla Stan de 2016.
Ainsi, le quatre mai 2016, la poste suédoise a émis cinq timbres sur le centre historique de Stockholm, l'île de Gamla Stan - la vieille ville en suédois.
Manger dans un timbre, un timbre sur un restaurant.

Le timbre dessiné par J. Windström est très détaillé, ce que la gravure de Martin Mörck confirme. Ainsi, en observant la droite du timbre :
Détail du timbre, avec les signatures.
Outre les touristes (pousette, enfants, sac à dos), l'artiste n'a pas oublié le drapeau du restaurant, ni les éléments sur la façade de l'immeuble voisin.
La rue Kindsugatan, sur la droite du restaurant Under Kastanjen (photographie du trente-et-un mai 2019, sous licence Creative Commons by-nc-sa 4.0).
Plissez encore les yeux sur le haut de la porte :
Au 4 Kindsugatan, à Stockholm, une intéressante inscription pour la petite histoire des habitants de la ville (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/).
En sortant, de mon dîner, sans connaître les détails du timbre - dont j'ai commandé le carnet à un vendeur sur Delcampe et que j'ai reçu hier -, j'ai admiré cette place dont l'histoire et le confort ombrager lui a accordé le droit à un timbre.

Et, j'ai remarqué cette inscription au-dessus de la porte de l'immeuble voisin - dont le cadre général est reproduit sur le timbre. Avec mon allemand scolaire, j'avais compris que l'identité d'un couple marié entouré un message central.

La Wikipédia en anglais, à partir de sources historiennes (auquel peut s'ajouter celle-ci), explique qu'il s'agit de la maison occupée par un marchand de la fin du dix-septième siècle qui devint maire de Stockholm, puis fut anobli. La devise : « Ceux que Dieu aide ne peuvent plus avoir de problèmes » en traduction très littérale et peu poétique.

Par contre, admirez bien ces timbres.

En effet, PostNord, l'entreprise chapeautant désormais les postes suédoises et danoises, a renoncé à la gravure et la taille-douce peu après. Pour preuve, à Stockholmia, les timbres proposés par PostNord pour ces deux pays à son stand.

Mais, la RPSL a aidé les graveurs à... Pour un prochain article.



Note : Sur son site, dans les actualités, le restaurant évoque ce timbre par deux fois : à son émission, et en bilan de fin d'année.

mardi 2 juillet 2019

Stockholmia (3) : art contemporain au Musée postal

À Stockhlom, pendant l'exposition du cent cinquantenaire de la Royal Philatelic Society London, du vingt-neuf mai au deux juin 2019, le Musée postal était un autre lieu de philatélie possible dans la capitale suédoise.

Les horaires d'ouverture de ce musée sont serrés : de onze heures à seize heures du mardi au dimanche... Heureusement que le trajet est court entre la gare et le centre de congrès de Stockholmia d'une part et le Musée installé dans l'île centrale de Gamla Stan.

Avant de décrire les expositions permanentes du musée dans un autre article, consacrons un peu de temps à l'exposition temporaire Postal Art, d'art contemporain, de novembre 2018 à août 2019.
Une bannière annonce l'exposition temporaire au Musée postal, Lilla Nygatan 6, 111 28 Stockholm, en Suède (photographie sous licence Creative Commons by-nc 4.0, prise le jeudi trente mai 2019).
Le site web - et j'imagine le catalogue en suédois... - décrit comment les œuvres ont été conçues selon trois cheminements différents que je vais décrire selon mes impressions.

D'abord, le plus étrange au premier abord - pour quelqu'un n'ayant qu'une exposition annuelle à l'art contemporain (dans tous les sens du mot « exposition ») - fut tous les broderies exposés sur beaucoup de murs. En 2018, un club de broderie de Stockholm a visité le musée tous les mercredis pour les préparer, y trouvant inspiration autour des timbres, réels ou imaginés, et de leur illustration, de la correspondance, y compris un meuble de tri postal composé de poches en tissus pastels et brodés. Décoratif et apportant des couleurs distrayantes dans cette exposition.

Ensuite, une œuvre encombrante autant que morcelée de Linn Lindström et Kristine Lund amenait l'observateur à réfléchir. Simultaneous Souvenirs (a record of a wordless correspondence) est l'assemblage d'objets hétéroclites, autant quotidiens qu'exceptionnels, que les deux artistes s'envoient depuis trois ans selon un rituel artistique : à une date et une heure définie, chacune s'empare d'un objet et l'envoie à l'autre par la poste.

Penser à l'autre ? Sens de l'amitié ? Critique de la société de consommation ? Du sens de la communication ?

Une vision de l'œuvre clouée à un mur est visible sur le site de Linn Lindstöm ; au musée postal, les objets sont assemblées sur des tables et tablettes, ce qui prend l'essentiel de l'espace d'une des salles.

Enfin, le reste des œuvres pouvant susciter la réflexion autant que la perplexité du visiteur proviennent du travail d'étudiants d'une école d'art, la Gerlesborgsskolan. Le catalogue de l'exposition indique que ce partenariat provient de la visite d'une collection d'art postal conservée par le Musée postal canadien, à Ottawa (fermé depuis et inclus désormais dans le Musée canadien de l'histoire).

Les étudiants ont visité le musée et travaillé pendant l'automne 2018 autour des thèmes de la poste, les lettres, les colis, la communication.

Et là, je garderai une seule œuvre qui a résonné immédiatement et rebondi mi-juin dans ma vie quotidienne.

L'installation est simple : posée contre une fenêtre, elle imite le perron d'une maison. Juste devant, vers le visiteur donc, le paillasson sur lequel est posé un immense parallélépipède rectangle aux parois transparentes...

... empli de...
En entrée d'exposition : simple, efficace, marquant (auteur et titre honteusement oubliés, en cours de recherche).
... prospectus publicitaires, bien sûr !

Ce paquet que beaucoup retrouve en rentrant chez eux après le travail.

Alors que dirigeants postaux, personnes de lettres et collectionneurs de timbres pleurent le triomphe du sms et de l'e-mail - pardon, du texto et du courriel - sur la correspondance écrite, les particuliers reçoivent toujours et encore du courrier...

... publicitaire !

Qu'il soit déposé par le facteur, diversification nécessaires des postes (Destineo en France) ou par des travailleurs de la nécessité.

Ce sera l'œuvre marquante de mon année d'art contemporain.

Quinze jours plus tard, ayant repris le rythme normal - comprenant donc deux paquets concurrents de publicité par semaine -, voilà qu'un petit couvercle en plastique a fait son apparition avec un petit mot est apparu au coin du mur de boîtes de lettres de mon immeuble : « Servez-vous. »

Dedans, des autocollants verts « Pas de pub ».

Le résultat est digne d'une œuvre contemporaine : en deux jours, le bol était vide et les trois-quart de la façade des boîtes pleines :
Sans titre, œuvre d'un voisin anonyme, Montpellier, juin 2019 (droits réservés).
Souci d'éviter le gaspillage de papier et d'encres ? Souci de ne pas voir de paquets de pub abandonnés dans le hall ? Ou œuvre vivante et collective d'art contemporain ?

jeudi 9 août 2018

Le tour du monde 2018-2019 depuis Londres et Stockholm

Sur le site de la Royal Philatelic Society London a été publié le programme des conférences et des expositions du jeudi après-midi ; et, de nouveau, c'est un tour du monde qui sera proposé aux philatélistes. En plus de tout ce qui sera proposé à Stockholmia, l'exposition des cent cinquante ans de la Société du vingt-neuf mai au premier juin 2019.

Du monde francophone
Avec un président belge, il n'y a pas que la France pour incarner les espaces francophones désormais. Ainsi, Patrick Maselis - probablement avec des souvenirs personnalisés - proposera une collection des « Belges Outre-Mer », en lien avec le thème de son ouvrage sur toutes les colonies belges ou en développant des groupes ou des personnalités particulières (missionnaires par exemple) ? Réponse le huit novembre.

Le deuxième jour de Stockholmia 2019, le trente mai, Henk Slabbinck racontera la « présence française en Inde » - aux antipodes des côtes atlantiques du Canada - et la dernière conférence du six juin sera consacrée à la Grande Armée napoléonienne par Paolo Bianchi - son autre passion avec l'Afrique.

Enfin, deux anciennes colonies antillaises de la France : la Dominique par une collection de Simon Richards le quatorze février et Haïti le quatre octobre dans une exposition collective américaine.

Sociétés
Les expositions collectives seront donc présentes. En novembre, les membres de l'association spécialisée dans les territoires occupés par l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale (le quinze) et ceux du cercle d'étude des îles du Pacifique (le vingt-deux) montreront l'étendue de leurs travaux.

À l'invitation de son président, l'Académie royale de philatélie de Belgique sera à Londres le quatre avril. Et le Malaya Study Group, le vingt-et-un mars, plongera dans les multiples entités d'avant la Malaisie et Singapour actuels.

Des bouts du monde...
Le dix-huit octobre, David Leathart explorera la collection de spécimens des timbres à l'effigie de la Reine Victoria que posséda Marcus Samuel (1904-1997). Voilà pour le Royaume-Uni.

Côté Empire, la Dominique donc, auxquelles sont jointes la conférence de Freddy Khalastchy, le vingt-trois mai, sur les surcharges de Bagdad, première émission britannique en Mésopotamie pendant la Première Guerre mondiale.

La deuxième moitié de Stockholmia 2019 - trente-en-un mai et premier juin - verra Eddie Bridges aborder « controverse et intrigue » des essais Darmstadt de 1929 de l'Union sud-africaine et John Barwis explorer les routes maritimes du Victoria australien.

Hors Couronne britannique, deux conférences : Gustaf Douglas décrira, en philatélie classique, les ovales de Finlande, le vingt-huit février, quant Georg Stømer se consacrera à la Norvège de 1855 à 1868. Le premier offrira aux regards sa collection d'or de Suède à Stockholmia, dont la variété Tre Skilling jaune.

William Tatham passera la riche décennie 1876-1886 en Roumélie orientale et Bulgarie du Sud, entre l'insurrection bulgare contre l'Empire ottoman et la fin de la guerre contre la Serbie, période qui voit l'indépendance de la Bulgarie.

...à l'Amérique entière.
Le « Nouveau Monde » sera - à mon sens - omniprésent cette saison à la Royale pour sa dernière année à 41 Devonshire Place, avant son emménagement mi-2019 dans la City de Londres, 15 Abchurch Lane.

Dès le quatre octobre, trois collectionneurs, John Shaw, Glen Stafford et Ray Todd, exposent Chili, Haïti, des entiers du Nicaragua et le Paraguay, complété par Dominique le quatorze février.

Les États-Unis constituent l'autre moitié, avec un poids événementiel dans chacune des conférences prévues, ici dans l'ordre chronologique de leur sujet. Le sept février, Mark Schwartz plonge dans l'histoire postale de Boston pendant la Guerre d'indépendance.

À Stockholm, le vingt-neuf mai, Scott Trepel racontera comment « dix-neuf mois d'opération » a contribué à « une éternité de fascination » pour le Pony Express de 1860-1861 - pour les plus curieux, Trepel a proposé l'histoire du Pony Express face au conflit indien devant le Collectors Club de New York en 2016. Le six décembre, la conférence de John Walker plongera dans l'autre union avec « les lettres patriotiques utilisées dans les États confédérés d'Amérique pendant la Guerre civile (1861-1865) »
L'émission pour l'exposition de Jamestown de 1907 (via la base documentaire Commons de Wikimédia).
Le dix-sept janvier, Roger Brody se rend à l'exposition internationale de Jamestown de 1907, à Norfolk, en Virginie, qui eut droit à une série de trois timbres à l'effigie du capitaine John Smith et de Pocahontas, et la fondation de Jamestown en 1607 par la scène du débarquement du premier sur le littoral virginien.

Pour clore mon parcours dans ce programme, on passera des États-Unis au Libéria, le vingt-cinq avril, avec Bryant E. Korn : un siècle des timbres et de l'histoire postale de ce pays à partir de 1820.

Cerises sur le gâteau d'anniversaire.
La première exposition, le treize septembre, sera traditionnellement issue de la Collection philatélique royale, mais aussi la dernière préparée par Michael Sefi qui prend sa retraite en tant que Gardien de celle-ci : les émissions du règne de George V seront à l'honneur.

Le onze avril, dans le cadre du cent cinquantenaire de la Société, la Reine et les anciens présidents de la RPSL proposeront des parties de leurs collections avant l'exposition de Stockholm, fin mai, au programme très riche.

mardi 27 mars 2018

Un serial personaliser belge frappe encore à Londres

En bon Français que je suis, j'ai oublié de retrouver et de scanner deux timbres jusqu'à ce dimanche et, curieux hasard, ce mardi midi, j'obtiens trois nouveaux exemplaires d'un coup dans ma boîte aux lettres.

Alertons donc de suite le monde : il y a un personnaliseur en série en liberté dans les rues de Londres !

Timbre personnalisé de Belgique à l'effigie de la RPSL oblitéré du dix février dernier.
Ce midi au courrier, une enveloppe comportant l'annonce d'une opération de la Royal Philatelic Society London pour le financement du réaménagement de son nouveau siège, au 15 Abchurch Lane, dans la Cité de Londres.

La lourdeur de la tâche a demandé trois timbres à un point Europe, dans la version personnalisable proposée par Bpost, la poste belge. La personnalisation étant le logotype de la RPSL.

Oblitérés par la Société le dix février 2018, deux jours après l'exposition de son Président Patrick Maselis.
L'enveloppe entière du dix février 2018.
Avec une étiquette de poste aérienne prioritaire belge...

... timbres belges, oblitération privée britannique...

Quel circuit ! Mais ce n'est pas la première fois :
En juin 2017, des informations sur Stockholmia 2019 avec les mêmes timbre et oblitération.
En effet, lors de l'assemblée générale de la RPSL, le vingt-deux juin 2017, l'annonce d'une présentation monégasque de Stockholmia 2019, exposition du cent-cinquantenaire de la Société, reçut la même élégante quoique postalement perturbante présentation.

Sauf que ce n'était pas la première occurrence... et depuis cinq ans, j'oublie de poster sur :
Déjà, en Belgique en 2013...
... ce timbre personnalisé de l'entreprise agro-alimentaire Maselis, fondée en 1829, avec oblitération  du dix-neuf mars 2013 du bureau philatélique de Malines (Mechelen en flamand), pour l'annonce d'une réunion Benelux des membres de la RPSL.

Mon Dieu, membres de la Royale, vous avez élu un serial personaliser à la tête de la Société !


Complément du jeudi vingt-six avril 2018 :
Le jeudi cinq avril dernier, Patrick Maselis a étendu cette collection personnalisée avec un tirage limité de cent cinquante cartes-maximum :
La carte spéciale offerte à l'assistance (photographie par JackZhang, présentée ici avec autorisation).
En effet, lors de la conférence de Bryan Kersley sur les Seahorses, série de fortes valeurs faciales britanniques du règne de George V, Richard Berry a assisté à sa cent cinquantième réunion consécutive de la Royal Philatelic Society London.

Outre un présent de cent cinquante chocolats, il est l'objet d'une carte-maximum portant le timbre belge personnalisé au logotype de la Société et oblitéré de sa fidélité, plus un timbre belge sur le scoutisme.