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mardi 28 février 2023

Seconde moitié de février 2023 dans le monde de la philatélie

 Trouvailles sur Twitter principalement pendant la seconde moitié du mois de février 2023.

Timbre erroné en vente entre le premier et le six juillet 2022 en Autriche (via Linn's Stamp News).

Le seize, Linn's Stamp News résume l'erreur commise par la poste autrichienne sur un des quatre nouveaux timbres de roulette, émis le premier juillet 2022. Bonne illustration, mais mauvaise légende du château représenté ; dès le six juillet, la vente et les envois furent stoppés net. Cependant, quelques "Burg Güssing" erronés sont parvenus à des clients... Le timbre correct "Riegersburg" apparaît dans le catalogue en septembre.

Cliquer pour aller voir.

Le dix-huit, Graham Beck a montré un exemple magnifique d'art postal à partir d'une émission de timbres du Canada, d'un colis lourd et de postiers respectueux.


Affiche d'Europhil SPM 2023 (via le site de Jean-Jacques Tillard)

Découvert le vingt, le Club philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon organise une nouvelle exposition internationale, du vingt-deux au vingt-cinq juin 2023. Sous le patronage de l'Académie européenne de philatélie, aura lieu un championnat Un Cadre avec des collectionneurs de l'archipel français et des organisations nord-américaines, l'American Philatelic Society et la Société philatélique royale du Canada.



Le vingt-quatre, le webmestre de la Korea Stamp Society (adhésion libre et gratuite) a montré comment obtenir facilement des timbres fiscaux en Corée du Sud : acheter de l'alcool en bouteille comme en cannette.

Les fiscalistes en recherche d'un nouveau terrain de découverte peuvent se tourner vers la Corée du Sud aux timbres fiscaux multiples et régionaux.


Un exemple érinnophile du sens des inscriptions sur timbre chinois (fil Twitter par Richard Philatelist).

Le vingt-cinq février, Richard, un philatéliste britannique, a posté une vidéo sur YouTube pour expliquer les inscriptions sur les timbres de la République populaire de Chine. Une réalisation fort pertinente et utile. Merci !


Le vingt-six, Vaccari News annonce la disparition de l'historien postal Beniamino Cadioli, spécialiste des postes militaires italiennes depuis les guerres d'Abyssinie, à la fin du dix-neuvième siècle, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Couverture du Catalogue Scott des timbres contrefaits des États-Unis.

En pré-commande chez l'éditeur Amos Advantage, un fort étrange catalogue au nombre de pages promis à l'inflation, sauf si l'United States Postal Service ne réagit drastiquement : le Scott Specialized Catalogue of United States Counterfeits de 2023.

Apparemment, les timbres à validité permanente, Forever, pour le premier échelon intérieur sont tellement falsifiés depuis 2007 que l'éditeur a décidé qu'il ne pouvait plus les lister au sein du catalogue spécialisé des États-Unis : dix-sept pages pour les faux à valeur faciale chiffrée, quatre-vingt-dix-sept pages avec les valeurs permanentes,... et, déjà, d'autres falsifications ont été rapportées depuis le lancement de l'impression de ce nouvel ouvrage.

À rapprocher de la politique d'émissions de timbres à validité permanente... Je commence à comprendre celle de La Poste.


Bloc-feuillet japonais à venir le quinze mars (via l'association philatélique japonaise).

Enfin, à venir en mars, la poste japonaise émet un grand feuillet richement décoré sur deux châteaux de la Loire, Chambord et Chenonceau. Il est connu par les bilans de Philaposte Boulazac que l'imprimerie de la poste française imprime des timbres pour le Japon, mais ceux-ci ne portent pas de nom d'imprimeur. Pour ce feuillet, l'imprimerie apparaît avec cinq repères de couleur en bas à gauche.

Deux journées premier jour auront lieu à l'Institut français Kansai, le mercredi quinze et le samedi dix-huit mars.

mercredi 22 février 2023

Première moitié de février 2023 dans le monde de la philatélie

 Petit résumé de trouvailles grâce à Twitter pendant la première moitié de février 2023.

L'affiche de l'émission de La Poste du Bénin.

Découverte avec retard, par un article d'Arnaud Koumondji dans Le Béninois libéré, La Poste du Bénin a émis une seule série en 2022, sept timbres représentant sept des trésors royaux rendus par la France fin 2021 après cinq années de débat français. Les trésors ont été exposés temporairement de février à mai 2022 à Cotonou. Actuellement, en réserves, le temps de leur installation définitive en musée, j'imagine.

Un des visuels utilisés sur son compte Twitter par la poste du Guatemala.

Le trois, Correos de Guatemala a célébré d'un timbre la Police nationale civile du pays... ce qui révèle un pan tragique de la police précédente et de l'histoire du pays en guerre civile de 1960 à 1996.

Entre 1981 et 1983, les forces armées répriment violemment jusqu'au génocide, d'après la Commission de clarification historique des Nations unies, de deux cent mille indigènes mayas des communautés rurales du pays. La réforme de la police civile fit partie des accords de paix.

Logotype de Mi Oficina.

Le quatre, Mi Oficina Philatelic Society, le groupe de philatélistes des Amériques, lance leur site https://www.mioficina.group/ . Rappelons que ceux-ci ont lancé des rencontres en ligne pendant les confinements anti-covid-19 en 2020, faute de pouvoir organiser leurs rencontres amicales lors des expositions philatéliques.


Le onze, Vaccari News a représenté les Cafés philatéliques à l'occasion de l'un d'entre eux alors à venir. Le service philatélique de Poste Italiane organise ainsi des rencontres avec les collectionneurs dans des villes sans association. Une idée à creuser ?


Le quinze, The Washington Times rapporte la demande adressée par l'United States Postal Service à l'État fédéral de modifier le manuel du courrier. Face à l'inflation de faux timbres-poste, l'opérateur public souhaite considérer tout courrier affranchi avec ceux-ci comme « abandonné » afin de ne pas supporter les coûts de la mise en taxation, du refus de celle-ci et des va-et-vient avec l'expéditeur.

Certes, ceux qui achètent des timbres très récents à prix suspects sur des sites usurpant l'identité de l'USPS réviseront leur esprit critique, mais que penseront ceux volés par leur commerce de proximité vendant consciemment des timbres frauduleux ?


En France, le même jour, qui veut tuer son chien l'accuse de la rage : France info rapporte les propos du président de La Poste Philippe Wahl devant la Commission des affaires économiques du Sénat : la lettre dématérialisée imprimée prioritaire lancée le premier janvier 2023 fait un flop, d'après lui.

Sauf que si les sénateurs et les journalistes suivaient les enquêtes des associations de consommateurs, il rappellerait que l'abandon de la livraison le plus rapide à moindre coût - le service universel - est la priorité du Groupe La Poste depuis que l'État-actionnaire veut que la poste soit rentable...

Et je ne relancerais pas les conditions d'emploi et de travail des livreurs de colis des filiales de droit privé du groupe public...


Le seize, sur le site du magazine mensuel L'Histoire (apparemment hors numéro imprimé), l'historien du Groupe La Poste Sébastien Richez raconte l'histoire de la poste française et de ses tarifs, fin de la lettre prioritaire oblige, de l'Ancien Régime aux turbulences actuelles demandant une inventivité pour maintenir le métier de facteur.

Mise à jour du jeudi trente mars 2023 : Apparemment, l'article de Sébastien Richez sera publié dans le numéro d'avril de L'Histoire (numéro 506).

dimanche 10 septembre 2017

Initiation à repérer les faux dans Gibbons Stamp Monthly

Dans le numéro daté septembre 2017, le mensuel britannique Gibbons Stamp Monthly propose deux articles complets sur les falsifications philatéliques, en plus des remarques ponctuelles dans les articles spécialisés.

Dickon Pollard du marchand Murray Payne rappelle l'ancienneté des fraudes concernant les timbres du règne du Roi George VI et leur extension géographique à tout l'Empire. Un texte entre conseils de prudence (méfiance face au bas prix, fuite devant le vendeur refusant une expertise, vérification des marques postales de Madame Joseph,...) et anecdotes effarantes sur les pratiques d'une minorité de marchands et de vendeurs.

Plus près de notre époque, Edward Klempka présente quelques-uns des nombreux et multiples faux du type Machin avec ses actuels éléments de sécurité... et propose des raisons pour lesquelles ils finissent sur du courrier qui parvient aux destinataires : la dilution du système de vente des timbres-poste et les manquements de Royal Mail sur les oblitérations notamment.

Heureusement, pour les falsifications les plus ressemblantes, il semble rester une preuve ultime : Klempka n'a trouvé aucun timbre faux dont les barres phosphorescentes brillent encore après arrêt de l'exposition à une lumière ultra-violette.

Et le lendemain, lundi onze, avec la fin de la lecture...

Le numéro remonte même à un des pionniers de la philatélie scientifique ou analytique et de la description des faux : Michael Peach raconte l'histoire de la dynastie des Pemberton.

Le patriarche, Edward Loines Pemberton (1844-1878), s'illustra ainsi dès l'âge de dix-sept ans comme un philatéliste accompli et un marchand de timbres de Birmingham. En 1863, Thornton Lewes et lui rédigèrent des articles compilés dans l'ouvrage Forged Stamps: How to Detect Them, alors un des premiers sur ce thème.

Son rôle précurseur lui vaut d'être considéré comme un des « Pères de la philatélie » sur les piliers encadrant la première page du Roll of Distinguished Philatelists en 1921.

La lutte contre les faux, une vieille histoire.

Sur BBC One, le jeudi vingt-et-un septembre 2017 :
L'émission d'avertissement des consommateurs contre la contre-façon Fake Britain a diffusé un reportage (quatrième épisode de sa huitième saison) sur l'ampleur colossale de la vente de faux timbres d'usage courant au Royaume-Uni. Y est notamment interrogé Hugh Jefferies, le rédacteur en chef du catalogue Stanley Gibbons, qui effectue la démonstration de Edward Klempka avec une lampe à ultra-violet.

Petit problème, la qualité générale de réalisation rend cette démonstration difficile à effectuer par le consommateur chez un buraliste ou une épicerie, même s'il ne souhaite pas aider les délinquants que ce trafic enrichit.

lundi 26 décembre 2016

États-généraux U.S., actualités et publicités françaises variées de décembre

Vendredi seize décembre : quoi de neuf dans le Spink de France 2017 ?
Autant écouter un de ceux qui y ont participé : approfondissement des timbres d'usage courant des classiques et les Mariannes contemporaines à partir de celle de Cheffer, notamment pour les barres phosphorescentes et leurs variétés.
La couverture de la seconde édition du Catalogue de timbres de France de l'éditeur Spink - et la énième de zombie Maury (pour commander : Spink Books, Timbro.fr, Philatelix, plusieurs marchands disposant d'un site web marchand, etc.).
Voir le site d'Yvert pour les nouveautés de son édition. L'émulation par la concurrence... La vie du marché donc.

Mardi vingt décembre : trois nouveaux articles didactiques de Jean-François Brun.
L'expert français poursuit la publication d'articles, avertissements de prudence autant que petites leçons sur les travers du marché φl@télique : depuis des lettres de ballons montés pour Arces créés de toute pièce jusqu'au plus grand danger des producteurs de fausses oblitérations pour quelques euros de cote de plus.

Davantage recherche en histoire de la philatélie, Jean-François Brun présente le fruit de recherche dans les journaux philatéliques et des cartes postales au contenu lié pour démontrer que, dès les années 1890, la famille de Jean Sperati a œuvré dans l'imitation philatélique depuis l'Italie avant d'écumer la France.

Depuis le Friday 28 October : états généraux de la philatélie organisée aux États-Unis.
Ce doit être cyclique, par décennie ou génération : les philatélies organisées s'interrogent sur l'avenir du loisirs et sur le rôle de chacun de leurs membres dans cette évolution.

En France... Pardon : en Φr@nce, où il y eut récemment des états généraux de la philatélie, La Poste est le mécène de la φl@télie, avec ses avantages (ADPhile en grande forme, lancement des hors-séries de Timbres magazine,...

... et ses contraintes : l'argent ne poussant pas sur les arbres, il faut bien vendre quelque chose pour que φl@poste, le bras armé du chéquier du mécénat postal, en redistribue. Donc, multiplication des pains dentelés, feuillets épuisés spéculables par marchands, souvenirs divers et chèrement prépersonnalisés.

Merci aux collectionneurs anglophones d'aider les collectionneurs français de nouveautés et de premier jour à financer la φl@télie φr@nçaise. Dig deep for the miners! :)


Outre-Atlantique, l'exercice d'introspection collective a généralement lieu quand l'American Philatelic Society a elle-même des capitaux à employer à de nouvelles solutions : quelques économies (une fois financé tout le reste, dont une magnifique bibliothèque inaugurée fin octobre) et une subvention versée à partir des revenus de la dernière exposition internationale.

Pour les deux premiers mois de réflexion, l'APS et ses alliés (les mêmes qu'en France, mais sans la poste états-unienne pour le moment) ont diffusé en direct sur Facebook la première réunion entre dirigeant en coulisses de l'inauguration de la bibliothèque, le vendredi vingt-huit octobre. Quelle transparence... Pourquoi un souvenir du forum figé des états généraux français me revient à l'esprit ?

En décembre, un sondage en ligne a été grand ouvert, centré sur les visites aux salons locaux, nationaux et internationaux des membres de l'APS et des non-membres. Parmi les interrogations remises sur le métier, il y a la dialectique du salon et de l'internet pour conforter les philatélistes existants et en attirer de nouveaux. Faut-il jumeler les salons avec les associations numismatiques, par exemple ? Comment maintenir l'intérêt des marchands pour les salons quant ils commercent aussi par le web ?

Le vingt décembre, première réunion d'une sorte de conseil d'administration d'ADPhile états-unienne : le Council on Postal Collectors dans lequel les partenaires (collectionneurs, marchands, musées) vont réfléchir et organiser pratiquement les solutions choisies.

Sur certains forums de discussion anglophones, certains grincent des dents par le souvenir de l'échec relatif de l'ancêtre qui, côté jeunesse, n'avaient pas réussi à faire adhérer des jeunes malgré quelques dizaines de milliers de dollars de promotion et de kits. Rien de secret : l'annonce du COP sur le site de l'APS comprend le bilan du précédent COPO (attention : fichier pdf).

À suivre...

jeudi 24 décembre 2015

Médiatisation d'une saisie de faux timbres Marianne

Continuons à suivre les affaires philatéliques et postales dans les médias généralistes.

Mardi vingt-deux décembre 2015, les douaniers de l'aéroport de Lyon - Saint-Exupéry ont révélé avoir saisi un colis de faux carnets de timbres-poste au type Marianne de la jeunesse au tarif de la lettre prioritaire jusqu'à vingt grammes, comme le rapporte l'édition locale de 20 Minutes.
Capture d'écran de la vidéo diffusée par les Douanes françaises sur youTube.
Après les malheureux collectionneurs de billets neufs, voilà que les Douanes s'en prennent aux collectionneurs de faux timbres pour tromper La Poste : ceux-ci ne pourront compter dans leur honorable collection ces falsifications - imaginer la cote sur lettre, mieux qu'une étiquette de banane - et devront donc continuer à spéculer les timbres émiettés du bloc Libération émis lors du Salon d'automne, en novembre dernier.

Repéré dès son expédition en République populaire de Chine, le colis express en provenance de Hong Kong contenait quatre postes à souder emplis de liasse de cent carnets de douze contrefaits, dans un contexte de fortes augmentations successives des tarifs postaux.

Espérons qu'un juge autorise l'archivage d'un exemplaire au Musée de La Poste pour la connaissance commune et les besoins en expertise, puis diffusion de la vidéo de crémation du reste.

vendredi 21 août 2009

Ellie au Somaliland

Complément du douze janvier 2015 :
En 2014, le webmestre du Commonwealth Stamp Opinion a commenté l'article du Machin Mania sur ses surcharges du Somaliland. Il estime que ces Machins et d'autres timbres dits du Somaliland, montrés oblitérés du même cachet, sont sûrement des fabrications profitant d'une situation géopolitique.

Première question à étudier donc : quel type de relation postale existe-t-il au Somaliland, en interne ou vers l'extérieur ?

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Improbable et pourtant. Comme si une région francophone d'Afrique utilisait des Marianne sur son courrier.

Quatre mille trois cents petits frères de ce petit penny britannique, dans leur version Harrison and Sons, ont posé leurs dents surchargés dans la corne de l'Afrique, nous rapportent Roy de Machin Mania avec l'aide d'une spécialiste néerlandaise d'Enschedé et du grand Douglas Myall.

Depuis 1991, le nord de la Somalie est en sécession auto-proclamée et non reconnu par les États du monde (qui semblent vouloir éviter de se remêler de la Somalie divisée). Et cela, sous son nom historique de Somaliland, repris de son histoire coloniale sous protectorat britannique et de sa courte indépendance en 1960.

Le Somaliland est un des multiples éléments de la géopolitique somalienne, mêlant depuis bientôt vingt ans indépendances régionales du Somaliland (en saumon ci-dessous) et du Puntland (en bleu), tribus/clans soucieux de leurs avantages (notamment islamistes, en vert foncé) et gouvernement légal « exilé » au Kenya pendant plusieurs annés avant de pouvoir regagner Mogadiscio, et de toutes les zones mal définies entre ces entités.

Il faut savoir toutefois que les neuf millions et demi d'habitants de la Somalie parviennent à se débrouiller. Je me souviens d'un reportage du Monde signalant, malgré bien sûr les dangers, que de petits entrepreneurs étaient parvenus à constituer un efficace réseau de téléphonie mobile pour parer aux carences de l'État et des chefs locaux, occupés à autre chose que le bien public. Cependant, déjà plus de mille civils sont morts cette année dans ce conflit somalien sans fin.


Situation politique en Somalie au 15 juillet 2009
(auteur : FAH1223, fichier originel, licence : domaine public).

Pays se voulant indépendant avec une population vivant au jour le jour, il crée donc gouvernement, agence de presse, ministère des Postes et Télécommunications, et finalement timbres-poste. Cela pourrait réouvrir le chapitre « Somaliland » des catalogues de timbres si le critère était la réalité du système postal, et non la seule appartenance à l'Union postale universelle.

J'avoue n'avoir jamais vu, pas même en reproduction, un des timbres du Somaliland.

Jusqu'à dimanche, quand le blog Machin Mania reçut de Douglas Myall les scans et la confirmation de l'existence de timbres britanniques d'un penny surchargés pour servir au Somaliland.

En 1996, l'imprimeur britannique Harrison and Sons fut en difficulté pour un contrat avec le gouvernement auto-proclamé : plus de papier de sécurité en stock. Pas d'alternative assez rapide pour le service postal local en pénurie.

Certainement avec l'accord du gouvernement britannique, l'imprimeur prit vingt-et-une feuilles et demi dans son stock d'un penny Machin qu'il réalisait également. Envoyés sur place, les timbres sont surchargés « REPUBLIC / OF / SOMALILAND / 500 SHILLIN » d'après la nouvelle monnaie introduite en octobre 1994 et remplaçant le shilling somalien en janvier 1995. Deux surcharges sont connues : avec ou sans une étoile à cinq branches sur la valeur faciale.

Comme il était à prévoir..., les clients somalilandais ont peu apprécié des timbres étrangers sur leur courrier en partance, surtout avec le symbole de l'ancien colonisateur. L'usage dure peu de jours en avril 1996 ; le retrait suivi de la destruction du stock est rapide.

Myall suppute que la majorité des timbres vendus ont servi sur courrier. Qu'une trentaine enveloppes furent rachetées à un des bureaux du gouvernement [du Somaliland ou du Royaume-Uni ?].

Restent de nombreuses questions :
- quelles sont les sources permettant de consolider ces informations ?
- combien d'exemplaires neufs ont-ils survécu ? Combien d'étrangers sur place ont-ils eu le réflexe d'en acheter en souvenir ou pour le financement de leur retraite future ?
- combien de lettres affranchies dans ces quelques jours ? Vers quelle destination principalement ? Que sont-elles devenues ?

Note : le titre de l'article est une référence au très beau long métrage d'animation des studios Pixar, Up (Là-haut).