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dimanche 14 septembre 2025

Jeu de tampons et ambiances variées pour petits cadeaux à Séoul

 Plusieurs musées, des régions de randonnée ou de pèlerinage proposent gratuitement, ou en payant pour les expositions philatéliques marchandes, de compléter un petit livret de tampons qui, entièrement complété, permet d'obtenir un petit cadeau matériel ou spirituel dans le cas du diplôme des chemins de Saint-Jacques de Compostelle

À Séoul, j'ai visité trois lieux proposant ce petit périple dans la visite. Tout d'abord, l'exposition philatélique de Corée 2024 où étaient célébrés les cent quarante ans du premier timbre coréen.

L'exposition assez traditionnelle des 140 ans du timbre coréen, en entrée de l'Exposition philatélique de Corée 2024 (photographie sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0). 

N'ayant pas prévu la répétitivité de ces petits jeux, je n'ai pas de photographies des tampons, ni de la fiche finale puisque rendue contre le cadeau.

L'objectif était de faire visiter les différents lieux et activités de l'exposition, qu'ils soient marchands, culturels et aussi l'exposition philatélique compétitive à toute sorte de public - vous ai-je dit qu'il fait chaud l'été en extérieur en Corée ? : collectionneurs vers les activités numériques et de correspondance, familles vers la philatélie traditionnelle, jeunes urbains en recherche de climatisation et/ou de gadgets choupinous vers les aspects de ce loisirs.

L'exposition vidéo de l'histoire de la poste et des timbres de Corée, à l'Exposition philatélique de Corée 2024 (photographie sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0). 

Après une exposition de pages d'albums contenant les timbres de l'Empire de Corée et de la République de Corée (du Sud), un mur ponctué d'écrans proposés des vidéos de l'histoire de la poste et de la création des timbres du pays.

L'exposition de timbres en variation artistique et dans la vie quotidienne des Coréens  (photographie sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0, sous réserve de la mise en scène). 


L'exposition de timbres en variation thématique végétale (photographie sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0, sous réserve de la mise en scène). 

Une autre allée forcé les collectionneurs à se mêler aux non-collectionneurs, ou à revoir leur point de vue : plantes, étagères, objets du quotidien créés en Corée, plantes entourés des cadres contenant des feuilles de timbres ou des œuvres de la même thématique.

En face, tous les timbres de Corée reproduits sur cartes postales : à la fois exposition et cadeau de la chasse aux tampons (photographie sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0, sous réserve de la mise en scène).

Sur le mur opposé, environ deux cents cartes postales, spécialement créées pour l'anniversaire, reproduisaient en bloc toutes les émissions de l'Empire de Corée et de la République de Corée.

Le numéro d'ordre de ces émissions permettaient aussi de demander d'obtenir une de ces cartes en cadeau pour avoir accompli la trouvaille de tous les tampons.

Quatre des huit cartes offertes par la Fédération de philatélie et Korea Post : hangeul, adhésion aux Nations unies, boîtes aux lettres, bâtiments historiques.

Et, générosité coréenne oblige, après des autocollants du créateur de cartes postales félines et le porte-clés des postiers, je suis repartie avec huit de ces cartes au lieu du nombre théorique : adaptation à l'âge (pour les enfants !) ou touriste remercié de sa venue ?

Les quatre autres cartes offertes par la Fédération de philatélie et Korea Post : enfants collectionneurs de timbres, faune, planning familial (en 1977).

Vue mon expérience dans un petit restaurant coréen près de la gare de Lyon, à Paris, la maîtrise basique des formules et gestes de politesse coréens est très appréciée.

Pour un philatéliste français habitué soit au duo marchands-expositions tout-est-payant, soit au barnum de l'exposition internationale (prix postal bruyamment remis à des célébrités sans lien avec la philatélie, modèles-géants-attire-enfants), j'ai été étonné et ravi de cette variété d'activités peu coûteuses en moyens, en dehors des artistes numériques et du système d'impression de timbres à la demande (photographies modifiées par des gadgets visuels), et pouvant attirer tout le monde.

L'après-midi de ma visite, avant-dernier jour de l'exposition, peu de visiteurs certes, mais qu'en était-il la demi-semaine et, surtout, pendant le week-end en position centrale dans les dates d'ouverture ? Il y avait toujours deux-trois personnes dans l'allée où j'étais ; le bénévole de la poste chaleureuse composait des lettres de réponse ; et une présentation avait lieu dans une salle d'une vingtaine de philatélistes plutôt âgés.

Cela aussi m'a intrigué : une exposition nationale du jeudi au mercredi, sans pénurie de nouveautés organisée le premier jour, ni obligation pour les actifs d'être dans la capitale le samedi faute d'ouverture le dimanche, une plage large pour des conférences, des signatures d'artistes ou des réunions liées à la Fédération.

Sûrement coûteux en location d'espace, personnel postal et en temps de bénévolat... Je ne sais si la Fédération et la poste coréennes font ainsi chaque année, ou s'ils ont profité de 2024 pour se préparer à l'exposition internationale PhilaKorea, du mercredi dix-sept au dimanche vingt-et-un 2025 ?

samedi 2 novembre 2024

Yaka focon édition Salon d'automne Paris 2024

 For the non-French speaking readers: "yaka" and "focon" or any other orthograph are a French colloquial way to reject someone's unhappiness on a situation and their non actual solutions.

Hence the transformation of the correct forms: "Il n'y a qu'à + verb" and "Il faut qu'on + verb", that can be translated as "We should do that", "If only we do this".

Of course in these cases, either the idea is unpractible, out of touch with reality, or the proposer won't volunteer time and effort to implement it.

Depuis quelques temps, les deux rédacteurs-en-chef de la presse philatélique française tendent à dire - poliment - ce qu'ils pensent de certaines actions de La Poste et de son service philatélique Philaposte. C'est discret, limité à quelques points anecdotiques - mocheté d'un timbre, coût d'un produit réédité différemment - tandis que je compte le nombre de pages gaspillées dans leur trois magazines sur les émissions de timbres de l'année écoulée (et le courrier des TAAF, ô mon Dieu)...

Ainsi, ça y est, tous les acteurs de la philatélie française ont découvert qu'aller en train, loger ou louer un espace dans Paris coûtent cher... Ça fait longtemps que j'évite Londres pour cela, que je suis heureux que covid et Brexit m'évitent désormais le pèlerinage professionnel annuel à Liverpool, et mon dernier séjour à Paris était chez un ami à éviter des fast food assez élaboré qui avaient atteint les prix londoniens.

Maintenant, la Chambre syndicale des marchands de timbres (CNEP) a-t-elle compris qu'elle aura du mal à faire venir ma génération, professionnellement active et moins enthousiaste à courir en tout sens, en organisant son salon automnal entre jours de semaine et un samedi ? 

Non, j'ai perdu le goût juvénile de fuir mon lieu de travail le vendredi après-midi en espérant ne pas rater le TGV réservé, profiter du Salon et de Paris, et prier qu'aucun aléa ferroviaire m'empêche d'être lundi aux aurores de retour au travail. L'alerte rouge pluie-inondation le dimanche de mon dernier Monacophil m'a servi de leçon - stress et finalement retour en car Macron qui eux continuaient à rouler (pas les trains ?!).

Y'a qu'à utiliser une semaine des vacances scolaires de Toussaint ? Ou y aurait-il là encore dans la clientèle ciblée (les marchands vendeurs et les collectionneurs retraités) le même souci du coût du lieu d'exposition et le souhait des activités familiales mémorielles, alors qu'il simplifierait le déplacement des jeunes actifs et des parents avec enfants ?


À tel point que nous pouvons revenir sur le premier des timbres-blocs hors-programme émis par surprise et correspondance : le fameux Rouge-Gorge de 2004 et sa carte en beau papier. De ces objets à tirage limité qui forcent tant de visiteurs soucieux à se rendre à Paris début novembre.

Trois euros à la vente : un scandale pour ceux qui n'ont pas trouvé le code de commande à l'époque, pourtant donner en temps suffisant dans Timbres magazine (c'est comme ça que j'ai eu le mien). Trois cents euros pour les plus malchanceux ; cinquante euros une fois la poussière retombée au passage des Panoramas où il fallait faire tourner les stocks.

Extrait du prospectus de vente Théodore Champion d'octobre 2024 (page 2).

Octobre 2024, Philaposte, narquois ou ayant besoin d'argent pour subvenir au coût de ses catalogues imprimés, joint un prospectus Théodore Champion avec son catalogue 104 et l'annonce des produits du Salon d'automne. Page 2 du prospectus, le bloc Rouge-Gorge :

- cote Yver et Tellier = 90 euros,

- prix normal = 25 euros,

- offres spéciales = 10 euros.

Pourquoi se jeter au Salon d'automne ? Pourquoi ne pas attendre que les collections achetées en gros par les marchands ne reviennent sur le marché par les voies impénétrables du Seigneur ? Heureusement qu'il y a des rencontres d'amis lointains, l'entraide d'achats et des collections exposées pour justifier sur les forums le voyage à Paris.


Maintenant Philaposte, qui fait ce qu'il faut pour rentabiliser le salon vu le nombre d'émissions du programme prévu, hors-programme coûteuse, et autres collectibles très coûteux, etc. Chacun y trouvera quelque chose à son goût, sauf les complétistes, mais tant pis pour eux.

Deux choses me chiffonnent hélas.

D'abord, pourquoi s'acharner à vendre des rééditions de timbres à l'intérieur d'un livret (histoire du premier timbre, agenda philatélique) si c'est pour que les acheteurs les jettent dans les poubelles du salon illico... Certes, les collectionneurs-spéculateurs-complétistes sont cons, mais le papier est une denrée qui devient un luxe pour certains secteurs économiques : les magazines spécialisés sérieux par exemple. Les trois philatéliques certes, les nombreuses revues d'associations et sociétés philatéliques et au-delà, mais aussi Canard PC et bien d'autres périodiques commerciaux de qualité en concurrence avec des magazines remplis de vide publicitaire voire de délires complotistes, sans parler de la fabrication de carton de colis.

Autant faire un véritable agenda avec de la place pour les émissions de timbres, les événements associatifs, les expositions du Musée de La Poste, etc. Là, des collectionneurs passionnés des marques événementielles (une classe d'exposition, non ?) achèteront le produit... ou pas. Si pas, c'est que le produit n'en valait pas la peine.


Exemple d'une Affiche philatélique, celle de novembre 2024, nouveau produit proposé par Philaposte et qui, selon la rédactrice-en-chef de L'Écho de la timbrologie, semble attirer un nouveau public.

Ensuite, si le but est de promouvoir la philatélie et la collection au-delà des retraités qui ont le temps de faire le tour de France hors vacances scolaires et de la spéculation sur internet, j'apprécie que les affiches (mini-poster agrandissement d'un timbre semi-moderne avec quatre timbres à forte valeur faciale le reprenant) plaisent en décoration à de nouvelles générations. Personnellement, il faut que je mesure une feuille d'impression non coupée du timbre Kalush Orchestra d'Ukraine et me rende chez un fabricant de cadre.

Le carnet promouvant un événement ayant lieu du sept au neuf novembre 2024, émis pendant et pas bien avant...

Seulement, parmi les produits promouvant le Salon d'automne 2024, le carnet Marianne d'usage courant me paraît très absurde : sa couverture publicitaire est explicite avec 77e Salon Philatélique d'Automne, les dates, le lieu, et même un numéro de téléphone pour se renseigner.

POURQUOI ALORS EST-IL EN VENTE QU'À PARTIR DU PREMIER JOUR DU SALON B... DE M.. !!!

Personne à Boulazac n'a pensé le mettre en circulation dès début septembre au moins dans les bureaux de poste et les buralistes d'Île-de-France et des régions du Bassin parisien. Au moins celles-là pour toucher un nouveau public qui pourrait se demander ce qu'est ce Salon et qui se trouve à porter de trains régionaux de Paris ?


Sinon, oui l'hypocrite que je suis a posté une petite commande à partir du catalogue de Philaposte : deux documents philatéliques qui me servent mieux de souvenir pour les lieux ou événements choisis (merci aux artistes), et peu de timbres pour la correspondance puisque le problème postal de ce Salon reste un héritage des États généraux de la philatélie : tous les timbres à faciale en euros seront à compléter dès l'augmentation des tarifs le premier janvier prochain.

Encore un truc qu'il faudrait faire sérieusement remonter au chef-comptable de Philaposte : certes, ça évite que la Société anonyme au-dessus se pose trop de question sur la rentabilité de la philatélie, mais c'est bon, avec une telle clientèle captive, La Poste est-elle à quelques centimes près ?

Voire : À quand tous les timbres de France à faciale d'usage ?


Note du jeudi vingt-huit novembre 2024 :

Le bilan visiteurs, finances et avenir du Salon d'automne d'après Michel Melot est à lire en éditorial du numéro 272 de Timbres magazine de décembre 2024.

Ainsi que l'intéressant contre-point collectionneurs et valeurs des Bavardages d'Aristote à la fin de la même édition : des timbres et courriers bien mis en forme en une collection complète - selon la définition du vendeur - peuvent se vendre en un bloc à un marchand ou un autre collectionneur, qui détailleront si nécessaire. Il donne quelques exemples récents en marcophilie départementale.

J'ajoute que certains pourraient renouveler l'approche en philatélie sociale en lisant la correspondance si incluse et en recherchant qui sont les expéditeurs et les destinataires.

D'autre part, sur le forum du Marché du timbre, site d'échanges entre collectionneurs, sont évoquées des collections moins rangées, peut-être vidées de leurs pièces de valeur, ou contenant nombre de pochettes et d'enveloppes d'abonnements aux nouveautés jamais ouvertes, par des collectionneurs ayant définitivement fermé leurs albums et dont les héritiers ont préféré faire don aux Petits Frères des pauvres qui les dispersent pour réaliser leurs bonnes actions.


Complément du dimanche seize mars 2025 :

Depuis cet article, la journaliste Sophie Bastide-Bernardin a appris en cours de réalisation du numéro 2001 de L'Écho de la timbrologie que ce serait et le dernier numéro de cette publication et de son emploi dans la filiale périodique d'Yvert...

Il reste Atouts timbre piloté désormais par le chef Benoît Gervais et dont le premier courrier des lecteurs est un reproche à son ancienne employée, et Timbres magazine censé avoir fussionné avec L'Écho... sans que cela se remarque depuis.

Merci pour les vieux timbres de France oblitérés au jet d'encre postal et la lettre annonçant tout cela aux abonnés de L'Écho, mais et la lettre et l'oblitération du vingt-sept décembre 2024 : tout cela sent la précipitation. L'Écho était tourné vers les nouveautés, les événements philatéliques et quelques articles spécialisés ; à le faire survivre et fusionner, ça aurait été plutôt avec Atouts timbre qui avait des objectifs proches en étant accessibles à un public élargi (prix, thème des articles, coût papier journal, et... disponibilité en kiosque). Épaissir de plusieurs pages Atout timbres avec un ou deux articles spécialisés ?

Mais, peut-être que je rate l'économie globale de la filiale : le papier coûte cher, la distribution des périodiques aussi (Abonnez-vous !), un contrat à durée déterminée aussi ?

Je laisse cheffer les deux rédacteurs-en-chef, lis les articles qui m'intéresse, mais j'ai peur que les pages Nouveautés de France redeviennent des copiés-collés Philaposte, sans avis esthétique ou autres. Tant pis.

lundi 3 juillet 2023

Deux tristes nouvelles germaniques

 L'entreprise privée organisatrice de la bourse philatélique internationale de Essen, en Allemagne, a annoncé qu'elle arrête cette organisation avec la trente-troisième édition de mai 2023.

Briefmarkenmesse Essen n'avait pu avoir lieu en 2020, 2021 et 2022 à cause des restrictions de confinement, puis les contraintes pesant sur les voyages internationaux, liés à l'épidémie du covid-19. Et si les visiteurs avaient trouvé une bonne ambiance, qu'il y avait du monde et que les stands marchands fonctionnaient bien, et bien, ce n'était que la moitié environ du nombre de visiteurs de 2019.

Et, pour l'organisateur, ce nombre de visiteurs est aussi dû à la présence de l'exposition philatélique IBRA, organisé par la Fédération allemande des philatélistes qui a pris acte de la cessation de la bourse, sur son site Facebook, fin juin.

Moins de visiteurs, dépendance d'une exposition fédérale, inflation de la location d'une halle de parc des expositions... Le Bund Deutscher Philatelisten part donc à la recherche d'une solution pour IBRA.


En Autriche, la poste nationale, connue pour ses beaux et innovants timbres-poste, a annoncé un nouveau et très étrange règlement pour le courrier à compter du premier septembre prochain, qui a été interprété sur le forum anglophone StampBoards.com.

À partir du premier septembre 2023, les timbres-poste autrichiens ne pourront servir que pour la lettre intérieure économique et la lettre internationale économique. Pour ce faire, un nouveau tarif international de moins de vingt grammes est créé alors que, précédemment, le courrier international économique pouvait débuter au-delà de cette masse.

Tarifs de la lettre internationale de la poste autrichienne à partir du premier septembre 2023 (via StampBoards.com). Le nouveau tarif est le Brief S.

Pour le courrier prioritaire, l'ajout de service type recommandation, les expéditeurs devront se tourner vers les entiers postaux, les étiquettes d'affranchissements d'automates, des guichets postaux et de machines à affranchir pour les entreprises.

Comparaison des tarifs de la lettre intérieure : la flèche bleue est de l'opérateur postal.

Pour les germanistes et les traducteurs-automatiques, l'annonce officielle est sur le site de la poste autrichienne, avec le pdf des tarifs.

Comme en France le premier janvier 2023 avec l'abolition des tarifs intérieurs prioritaires et écopli,  il est insisté, sur la page des tarifs intérieurs, que la lettre économique augmentée reste cinq centimes d'euro moins chère que l'ancienne lettre prioritaire.


Pour les collectionneurs de nouveautés, sachez donc que les timbres d'Autriche aux tarifs prioritaires, de la recommandation, etc. seront désormais émis par complaisance au profit des actionnaires de Post AG, privatisée depuis 2006 : l'État autrichien pour 52,8 % des parts, le reste au flottant.

La solution sera-t-elle celle choisie par Royal Mail depuis janvier 2023 : des timbres commémoratifs à valeur d'usage (première et deuxième classe) et des valeurs arrondies pour le reste (une ou deux livres sterling actuellement, nécessitant de disposer de timbres de vingt pence).

samedi 7 juillet 2018

Chiffon à lunettes spéculatif

Billet d'humour

Non, mais il y en a marre des petits tirages de machins trop chers, achetés par les marchands avant l'ouverture des salons et épuisés à peine le troisième jour entamé : des produits réservés aux vieux retraités franciliens ! Des boursicoteurs !

Certes, plus malins que les clients d'Aristofil, puisque nos philatélistes, eux, centuplent leurs mises dès le dimanche du salon.
Imaginez la cote catalogue reproduite sur ce chiffon à lunettes ! Je vous le propose à seulement dix pour cent de celle-ci, port inclus :)
Bref, qui m'expliquera pourquoi seulement quelques happy few privilégiés de Paris-Philex 2018 ont-ils eu droit à ce chiffon à lunettes décoré d'au moins cinquante euros de faciale de blocs de la CNEP et de la FFAP ?

Les collectionneurs de province n'ont-ils pas droit eux aussi de nettoyer leurs lunettes paraphilatéliquement ? Pourquoi doivent-ils attendre que ces outils indispensables à la vie quotidienne et à la sûreté des achats de Chopin soient mis aux enchères sur internet à vil prix ?

À quand une mise en vente générale dans chaque commerce membre de la CNEP et auprès de chaque association fédérée, non mais ! Il faut des états généraux des presbytes !! Une charte des philatélistes myopes !!!

Je sais néanmoins être raisonnable : avec hypocrisie, comme la plupart des rageux, maintenant que j'ai le mien (merci pour le cadeau) : je m'en fiche, mais le marronnier gueulant d'après-salon étant une figure imposée...

vendredi 27 avril 2018

Sisyphe national et chemins de fer (S.N.C.F.)

La Poste française émet trop de timbres-poste, trop chers, qu'on ne trouve pas partout, au profit des marchands et des spéculateurs parisiens.

...

Voilà, ayant coché toutes les cases du Marronnier φl@télique, passons au dernier épisode de cette série.

Malgré un programme d'émissions bien chargé pour rentabiliser son Paris Philex 2018, deuxième biennale à ce nom, φl@πoste a transmis hier jeudi vingt-six avril 2018 à ses π@rtenaires une nouvelle surprise « hors abonnement » !



En effet, dans le dossier d'annonce initial, il manquait le visuel du feuillet Édouard Vuillard pour amateur de dentelure et de figures géométriques...

... et la Marianne du salon !!!

Deux feuilles de cent exemplaires de la Marianne de la jeunesse de dix centimes et quatre-vingts centimes surchargés aux couleurs de Paris Philex, donc vendus dix et quatre-vingts euros. Et permettant de rééquilibrer graphiquement l'allégorie républicaine.

Champagne !, crie le Directeur φn@ncier de φl@πoste.

Bis !!, accompagnent les marchands et collectionneurs spéculatifs habitués des achats de salon.

Est-ce que recevoir de nouveau du courrier de lecteurs en colère sur ce sujet sera-t-il générateur de pages imprimées dans la presse philatélique et pour quelles conséquences ? Aucune idée.
Les dernières maquettes des émissions Paris-Philex du vendredi huit juin 2018 (via le fil Twitter de la Fédération française des associations philatéliques).
« La Fédération lutte de toutes ses forces pour que de pareilles émissions cessent », pes... poste Claude « Sisyphe » Désarménien.

...

En cette heure grave, peut-être la plus fatidique de notre histoire, pour la seconde fois dans les vies de la plupart d'entre nous, nous sommes en guerre... Euh, je m'égare.

Néanmoins, comme en quarante 2016, deux ans presque jour pour jour après l'émission très limitée du bloc bio Caisse des dépôts et consignation, va-t-il de nouveau y avoir un raid des π@rtenaires de la φl@télie φr@nçaise sur le bureau du Directeur de φl@πoste pour garantir une vente à tous les réservataires membres d'associations fédérées ?

Ou, plus drôle, un grand discours du Désir livchitzien comme pour les quarante ans de l'imprimerie de Boulazac, en 2010 ? Ou de grands silences comme pour le bloc Libération de 2015 ?

De mon côté, je n'espère même plus voir apparaître le carnet de France au tarif Monde, censé être émis fin mars, au Bureau philatélique de Montpellier-Préfecture... et je ne suis pas le seul. Un autre rocher côté timbres d'écriture, Monsieur Livchitz ? Les timbres-φ et les Mariannes ne suffisent plus à la spéculation ?

Évidemment, vous pouvez oublier ce texte : les files d'attente au stand φl@πostal début juin au Parc des expositions porte de Versailles, à Paris, montreront que j'aurai eu tort de ne pas chercher à affronter ou contourner la grève ferroviaire.

jeudi 4 janvier 2018

Le président de La Poste aime Montpellier

Alors que je rattrapai du retard sur mon suivi d'actualités, j'ai découvert que Philippe Wahl, le président-directeur général du Groupe La Poste depuis 2013, a visité Montpellier chacune des trois dernières années...

Le vingt-trois janvier 2015, son équipe nouvelles technologies et lui rencontrèrent des entrepreneurs de Cap Omega, une des pépinières d'entreprises de l'intercommunalité montpelliéraine.

Les neuf et dix juin 2016, à la grande salle Arena, il présenta les avancées du plan La Poste 2020 aux cadres des directions postales de Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Corse.
Philippe Wahl et Philippe Saurel à Montpellier le sept décembre 2017 (communiqué de presse du Groupe La Poste).
Le jeudi sept décembre 2017, il est venu signer une convention avec Philippe Saurel, président de la Métropole de Montpellier, pour remettre à plat et renouveler les livraisons de tout type en milieu urbain. L'article lié ci-dessus de Nadira Belkacem d'e-metropolitain est assez détaillé. Le communiqué de presse de La Poste rappelle les autres villes où La Poste mène ces expériences du « dernier kilomètre », celui le moins efficace économiquement, socialement et environnementalement... mais où la concurrence est rude.

Qu'a prévu M. Wahl à Montpellier pour 2018 ?

En tout cas, il devrait inaugurer Phila-France 2019, l'exposition philatélique nationale, le jeudi sept juin 2019, au Parc des expositions de Montpellier...

... Oh !...

Viendrait-il si souvent pour s'imprégner de la ville, des étangs littoraux proches de l'Arena, de sa garrigue et du pic Saint-Loup visibles depuis les étages du siège métropolitain ou de la nouvelle mairie, afin de juger du timbre montpelliérain de 2019 que lui proposeront les artistes et graveurs ?

lundi 1 janvier 2018

"Send a raven" : du matériel promotionnel à collectionner et coter ?

Trop d'émissions, pas les bonnes thématiques, trop grosses faciales, trop de carnets, pas assez de timbres gommés...

Non ! Ne partez pas : cet article n'est pas un bilan annuel râleur du programme φl@télique de France... ou d'Inde (deux cents dix-huit commémoratifs en 2017)... ou de n'importe quel service φl@télique d'ailleurs.

Cet article a pour sujet le matériel de promotion philatélique qui reprend les timbres pour faire la promotion d'une prochaine émission ou d'un salon, tels les jolis affiches de la Société des marchands philatéliques (PTS) pour promouvoir ses deux salons Stampex de Londres, en septembre et en février.
L'affiche-annonce du prochain Stampex de février 2018 à Londres (fil Twitter de la Philatelic Trader's Society).
Et à retrouver en petit format jetés dans les magazines philatéliques britanniques. Les amateurs de l'effigie de la Reine par Arnold Machin apprécieront les jeux de lumière de l'annonce du Stampex de mi-février prochain.

Du côté de Royal Mail, il a fallu toutes les bonnes relations entre collectionneurs et leurs buralistes postaux pour découvrir le secret des secrets : dans les derniers jours de décembre, le sujet de la première émission britannique du mardi vingt-trois janvier 2018 reste un secret sous embargo.

Donc, inutile de torturer le marchand-blogueur Ian Billings qui a interdiction contractuelle de divulguer ce qu'il a vu, commander, reçu et commencé à préparer pour sa clientèle.

Sauf que beaucoup ont pu apprendre le secret sans être lié à la poste privatisée britannique : en discutant avec des postiers, qui n'ont pas vu le mal de montrer le matériel promotionnel tant que les timbres ne sont pas vendus avant la grosse date imprimée sur le carton.

À votre choix désormais :

Vous aimez lire et le White Knight du blog Commonwealth Stamp Opinion vous propose deux articles sur l'émission britannique du vingt-trois janvier : un daté du dernier jour de 2017 pour révéler les premiers timbres, un daté du premier jour de 2018 pour s'interroger si la Royal Mail va sauver la collection de timbres à elle seule.

Ou alors, la collectionnite est la plus forte en vous : vous devez posséder le « précieux » avant tous les autres. Des vendeurs proposent donc pour quelques livres sur eBay les affiches cartonnées à montrer dans les bureaux de poste. Une idée de nouvelle « fin de catalogue » pour Yvert et Tellier ?

Mots-clés pour les enchères : Game of Thrones Royal Mail stamp 2018

Sinon, envoyez un corbeau - ou, plus téméraire, aller à la rencontre d'une corneille à trois yeux - à la boutique web de la Royal Mail dans trois semaines.

Merci à la chaîne HBO et aux paysages d'Irlande du Nord de servir d'excuses après les rockeurs britanniques, l'universitaire Tolkien et sa descendance néo-zélandaise, la science-fiction indigène (Doctor Who) et même disneyienne (Star Wars).

Complément du mercredi trois janvier 2018 :
La patience du marchand sous embargo a des limites : ventes de matériel promotionnel sur eBay, annonce de la série télévisée concernée par des sites web d'actualité anglophones... : il publie des images en meilleures définitions... beaucoup d'images, beaucoup de produits philatéliques.

Avant qu'aujourd'hui - fin officielle de l'embargo ? - The Guardian et, sûrement d'autres journaux britanniques, se lancent dans la publicité tous azimuts en grand format.

Embargo : le nouveau mot du prochain Dictionnaire philatélique de l'Académie ?

samedi 21 octobre 2017

La philatélie algérienne par ses présidences

Pour la rentrée de sa chronique philatélique hebdomadaire du jeudi dans le quotidien El Watan, Arslan Selmane a proposé cinq articles racontant l'histoire politique de la république algérienne - qui est loin d'être un long fleuve tranquille - à travers les timbres-poste évoquant les présidents, les élections nationales, les institutions nationales mises en valeur ou les grands projets réalisés ou espérés.

Attention, ces articles ne sont que temporairement accessibles librement. Dépêchez-vous ou inscrivez-vous à El Watan.

1 : L'éphémère présidence Ben Bella, article du quatorze septembre.

2 : La présidence Boumediène et les projets du socialisme, article du vingt-et-un septembre.

3 : La controversée présidence Bendjedid, article du vingt-huit septembre.

4 : Les tragiques années 1990 et ses trois présidents, article du cinq octobre.

5 : La longue présidence Bouteflika et les premières émissions imposées par la République populaire de Chine - une plaie pour de nombreux opérateurs postaux africains, article du douze octobre.

L'article de cette semaine, publié jeudi dix-neuf, est plein d'espoir dans les jeunes générations avec l'École algérienne, « grand laboratoire d'expérience », mise en valeur par les timbres.
Affiche du Salon national (site d'Algérie Poste).
Pour terminer, Algérie Poste organise un premier Salon national de philatélie, du mardi trente-et-un octobre au vendredi trois novembre au Musée national de l'art moderne et contemporain, à Alger.

Salon et exposition qui concluront l'année des cinquante-cinq ans du premier timbre de l'Algérie indépendante, émis le premier novembre 1962.

jeudi 1 juin 2017

Exposition inter-américaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

Aujourd'hui, jeudi premier juin 2017, le Club philatélique de Saint-Pierre a ouvert sa troisième exposition internationale depuis 2011, SPM Expo 2017.

Six pays de la Fédération inter-américaine de philatélie ont accepté l'invitation de venir dans la collectivité française de Saint-Pierre-et-Miquelon.
L'affiche aux drapeaux des nations participantes par Jean-Jacques Oliviéro (site de l'exposition).
Outre le site de l'exposition et celui de l'association, les chaînes de radio et télévision publiques SPM 1ère accompagnent, de nouveau, les philatélistes.

Le président du club, Stéphane Fouchard, a pu présenter l'exposition, le fait d'exposer et les valeurs du loisir pendant le journal de la radio, espérant toucher le plus large public.

Pendant le journal télévisé du mercredi trente-et-un mai, c'est le montage des cadres, les préparatifs et ce que les visiteurs découvriront qui ont fait l'objet d'un reportage.
Les fédérations nationales présentes à SPM Expo (capture d'écran, SPM 1ère, reportage de Claudio Arthur et Aldric Lahiton). 
Vingt collections de cinq à huit cadres et dix-neufs collections classe un cadre sont exposées, permettant de faire le tour du continent de l'archipel français jusqu'aux bureaux ambulants ferroviaires argentins.
Quelques exemples de la série des exportations mexicaines, objet d'une exposition au musée philatélique de Oaxaca en 2013 (image d'un article sur l'exposition, DesignBoom.com, vingt-deux novembre 2013)
Dans ma curiosité partielle, une série de doubles accumulées, enfant, fait l'objet d'une étude traditionnelle par le Costa-Ricain César Sancho : La Série México Exporta 1975-1993.

Et, côté un cadre et début de passion personnelle, une proposition de l'États-Unien Robert Hisey sur The Exit Routes for African Civil Airmail to US pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour suivre l'exposition : par ici, et l'actualité du Club de Saint-Pierre : par là, et toujours un œil sur SPM 1ère.

Mise à jour du samedi trois juin 2017 :
Le palmarès a été publié vendredi sur le site de l'exposition.
Jaime Benavides, un des exposants et des commissaires qui ont bien voulu accueillir les scolaires saint-pierrais à l'exposition (reportage de I. Thomelin, J. Anger et J. Cormier, SPM 1ère, deux juin 2017). 
Dans le journal télévisé de SPM 1ère, le vendredi deux, une classe de lycéens a écouté Jaime Benavides, le commissaire mexicain, leur expliquer en espagnol l'histoire de son pays par les timbres.

N'hésitez pas à regarder l'édition du mercredi trente-et-un mai : après le reportage déjà ci-dessus, Stéphane Fouchard expliquait l'importance de cette compétition, la seule de compétition continentale de 2017, et ce qu'elle permet pour son club, l'archipel et les visiteurs.

Et dans le journal télévisé du dimanche quatre juin 2017 :
un reportage sur la remise des prix le samedi soir (repris en article avec extrait vidéo le lundi cinq par Marie-Claude Vidal).

Deux médailles grand or et le Grand Prix décerné à Jean-Jacques Tillard avec deux collections sur la philatélie de l'archipel fin dix-neuvième siècle ; médaille d'or pour Loïc Detcheverry pour les Oblitérations de Nouvelle-Écosse sur timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon ; et médailles d'or et de vermeil sur l'histoire postale saint-pierraise de 1932 à l'après-guerre pour Jim Taylor, président de la Société royale de philatélie du Canada.

Tous trois interrogés par S. Bry, A. Rebmann et Th. Detcheverry de SPM 1ère.

samedi 27 mai 2017

"Suomi! Finland in my heart... forever!"

Ce long week-end de l'Ascension avait lieu l'exposition européenne Finlandia 2017, à Tampere, siège du musée postal finlandais depuis septembre 2014. Musique !


Suomi, chanson d'Alexander Rybak, vainqueur norvégien du Concours Eurovision de la chanson en 2009 (chaîne officielle sur youTube).

Comme le rappelle la chanson qui sert de titre à cet article et plusieurs billets de ce blog, on peut s'enthousiasmer sur la Finlande, ses paysages, son mythe national : le Kalevala - lu même par les suricates, voire, au son d'un kantele, par les Canards de Disney, adorés dans toute l'Europe nordique.

Plus sobrement, l'exposition était une des nombreux événement de l'année du centenaire de l'indépendance du pays vis-à-vis de l'Empire russe, en décembre 1917.
Le bloc Finlandia 2017 avec la reprise du premier type d'usage courant de la Finlande indépendante (boutique web de Posti, ex-Itella de 2008 à 2015 pendant sa diversification vers les pays Baltes et le marché russe).
Philatéliquement, la poste finlandaise multiplie les émissions sur l'événement (ci-dessus et un timbre très spécial de dix euros mêlant héraldique gaufré, dorure, ADN et photographie dissimulée), la nation avec une carte de dix timbres-mosaïques de photographies, sa culture populaire avec les Moomins,...

Pour les amateurs d'histoire postale, les événements de l'indépendance furent présentés par Jussi Tuori, lors d'une conférence à la Royal Philatelic Society London, le dix-huit avril 2013 (et visible sur Vimeo).
Le timbre en hommage à Mauno Koivisto, président de la République de 1982 à 1994 (communiqué de presse et boutique web de Posti).
Un triste événement a montré la maîtrise technique et la qualité esthétique du service philatélique finlandais : le neuf juin prochain, Posti émettra un timbre sobre en hommage à l'ancien premier ministre et président de la République Mauno Koivisto, mort le douze mai dernier.

Il est vrai que l'indication de la valeur d'usage intérieur par une carte du pays depuis janvier 2017, posée sur la veste sombre, accompagne l'indication de l'importance du personnage que la décoration officielle.
Les Amis finlandais de Postcrossing tenait un stand à Finlandia : acheter des timbres, c'est d'abord pour écrire ! (page Instagram du site de correspondance à l'aveugle par cartes postales). Parmi les grands fans de l'expérience, les membres finlandais se classent cinquième en expédition de cartes pour vingt mille membres
Populairement, le fil Twitter en finnois de la manifestation montre les efforts des organisateurs pour attirer au-delà des collectionneurs, notamment vers les enfants. Comme quatre jeux vidéo inspirés du musée postal pour téléphones portables et tablettes tournant sous Android préparés lors d'un projet étudiant en communication informatique entre l'Université de Tampere et la cité des musées de la ville.


Europe Skies, chanson d'Alexander Rybak (chaîne officielle sur youTube).


Pas de voyage pour moi cette fois-ci : je ne suis hélas pas un organisateur de voyages courts très doués - surtout quand il faut connecter plusieurs vols et trains sur quelques jours - d'où la seconde chanson pour me donner plus d'inspiration pour Stockholmia 2019, même week-end prolongé du vingt-neuf mai au deux juin : exposition compétitive et libre de collections, publications imprimées, périodiques numériques et sites web (!!!) par des membres de la Société philatélique royale de Londres.

Mais, pendant l'été, une semaine finlandaise avec étape à Tampere reste tentante.

Compléments du lendemain :
La Fédération a publié les résultats des collections présentées par des membres d'associations françaises : par ici.

Une médaille grand or pour Jean Frick de l'Amicale philatélique et marcophile colmarienne, avec la collection thématique sur L'Acoustique (quatre-vingt-quinze points). Sinon, vingt-sept collections dont cinq prix spéciaux et sept médailles d'or.

Un livre avec le Catalogue spécialisé du Mandchoukouo de Sylvain Vivance de l'Amicale philatélique de l'Haÿ-les-Roses, médaille grand vermeil.

... et du lundi :
Le palmarès en pdf est accessible sur le site de Finlandia 2017.

mardi 2 mai 2017

Lecture diagonale du palmarès de Phila-France 2017

N'ayant pas visité l'exposition Phila-France à Cholet, entre le vendredi vingt-huit avril et le lundi premier mai, mes commentaires seront amateurs, superficiels,... sûrement fort inutiles aux connaisseurs. Loin donc des grandes naïvetés de la série d'articles sur Paris-Philex 2016.

Pourvu qu'ils vous incitent à aller lire ce palmarès à partir du site de la manifestation ou, dans quelques temps, sur le site de la Fédération française des associations philatéliques... et à ne pas rater la prochaine exposition la plus proche.

Avec le type Groupe de Saint-Pierre-et-Miquelon, Jean-Jacques Tillard continue son chemin vers les deux cents médailles d'or. Cela accompagne bien la parution de son catalogue de cotation des classiques de l'archipel français et la prochaine exposition internationale saint-pierraise au tout début du mois de juin à venir.

Après une médaille vermeil à Paris-Philex 2016, la collection sur la luminescence sur timbres de France d'Olivier Gervais est proposée pour le Grand Prix, avec une médaille d'or à quatre-vingt-treize points. Séances de rattrapage en lisant son site spécialisé et, pour l'actualité « pho » et ses récentes trouvailles à la lumière noire, son blog Les News du phospho. Une discipline qui a ses définitions depuis avril 2016.

Ensuite, les titres qui suscitent ma curiosité en début de palmarès : La taxation des vélocipèdes du public en un cadre (fiscal, j'imagine) de Jean-Pierre Fosse, Le dimanche, phénomène de société en cartes postales par Félix Albe.

Il n'y a pas que de la thématique en jeunesse : Hector Logette-Berthier est parti À la découverte de la Cérès de Mazelin. Mais cela ne diminue en rien l'attractivité - et le travail - des autres compétiteurs telle Anastasia Toti et La musique est le langage des émotions selon Emmanuel Kant : une présentation qui me fera enfin comprendre l'hermétique philosophe de mes études jadis ?

En classe ouverte, le mélange des disciplines collectionnables attire l'œil : quels documents non philatéliques dans La Généalogie par Maurice Vitel ? Les amateurs de faune et de flore, ou de sciences, sont bien servis par cette catégorie, assez populaire en France.

Tout autant que l'histoire postale dont les participants emplissent une page et demi du palmarès. En diagonale, je voudrais bien découvrir : À la conquête des oasis de Laurent Baudin - Le Sahara bientôt français ?

Dans la même classe, très contemporaines sont les études des Machines à oblitérer et préparatrices du courrier utilisées en France depuis 1991 d'Yvon Coquin et Inflation et affranchissements en Ukraine (1992-1996) de Lionel Delarue. Contemporéanité continuée en littérature avec la somme d'Olivier Bergossi sur Comores indépendantes - Mayotte. Histoire postale et philatélie (1975-2015), publié en mai 2016 par Col.Fra (auteur des riches pages philatéliques du site Comores-Online.com), et Jean-Paul Rortrait s'attaquant aux marques postales à imprimer soi-même Mon timbre en ligne.

Bien entendu, mes oreilles se dressent haut devant Le roi Édouard VIII sur lettre de Philippe Kaminski : timbres britanniques, courrier du Palais, cartes postales pendant voire après le règne ???

Que n'ai-je raté à ne pouvoir aller à Cholet !


Notes du jeudi quinze juin 2017 :
Le journal de la chaîne publique Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère a diffusé un reportage et un article de Marie-Paul Vidal, le mercredi dix-sept mai dernier, à l'occasion de cette cent huitième médaille de Jean-Jacques Tillard. En annonce finale : SPM Expo de début juin.

Côté vidéos fédérales, celle intégrale du Congrès est proposée sur le compte du vidéaste Vincent Lourdin.

mardi 14 mars 2017

Journée du timbre 2017 : le vaudeville !

La thématique danse s'est terminée avec la Fête du timbre du week-end dernier, la première du retour au premier trimestre calendaire après une poignée d'années en octobre.

Pour fêter cela : mon poisson d'avril 2017, pêché avec l'avance d'un salon de printemps organisé dix jours avant l'équinoxe.


La nouvelle thématique sera le théâtre et l'ensemble de ses genres.

À commencer en 2018 par le vaudeville, inspiré par ce long week-end φl@télique du jeudi neuf au dimanche douze mars 2016.

Sur une place parisienne remplie de cafés.

Le mari trompé : Au voleur ! On m'a ravi ma chère 11-Mars !... Et même mes marchands !

L'amant rusé : Du calme ! Venez me raconter vos malheurs, assis avec mes collègues du syndicat, sous ce soleil printanier précoce. Pour une fois qu'il fait beau à Paris à la fin de l'hiver.

Le facteur : Que de lettres bellement timbrées pour la dame du 11-Mars : et une étoile ici, et une invitation à valser là, et même un Sacré-Cœur... Oh, oh, oh, une croisière pour Malte ! Pour le mari, hi, hi, hi, des factures sévèrement affranchies de durs souvenirs. Le pôôôvre !

Le mélenchoniste haranguant la foule : Et les timbres de la Nâââtion libérée porteront toujours le phi ! Par sagesse et pour marquer le retour à un Franc neuf ! Vive le Franc-Phi !

Attention : une de ses répliques n'est pas un poisson d'avril. Laquelle ?*

* : indice à 23'50".

dimanche 18 décembre 2016

Sous les marronniers, SPM 1ère va de salon en expositions

La chaîne publique Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère continue à suivre quasiment en direct l'actualité des philatélistes de la collectivité d'outre-mer française. Revue d'extraits pour l'automne 2016 : les reportages sont regardables sur les pages web de SPM 1ère liées dans les paragraphes ci-dessous.

Samedi cinq novembre, c'est la présence de la poste de l'archipel qui motive la caméra de la 1ère à se rendre au Salon d'automne à Paris. En une minute quarante-six, promotion des timbres locaux, promotion de la taille-douce par la conseillère artistique Raphaële Goineau (sujet d'un reportage en août), promotion du carnet de voyage sur la gendarmerie. Efficace.

Lundi quinze novembre, dans Brume de Capelans, le philatéliste Jean-Jacques Tillard revient sur l'année 2016 du Club de Saint-Pierre, de sa présence comme nation américaine à New York à son quatre-vingt-quinze points pour la première présentation internationale à Philataipei de sa collection sur le type Groupe.

Marronniers de Noël le dimanche onze décembre avec un petit tour du côté de l'arrivée des colis au bureau de Saint-Pierre, alors que quelques personnels malades affectent autant le service que les expéditeurs n'indiquant pas le numéro de boîte des destinataires îliens.

Pour ceux qui souhaitent profiter d'une trêve des confiseurs sans philatélie : l'actualité locale comprend également les problèmes de la patinoire qui ne gèle pas, un atelier de rigologie, la mise en ligne d'archives sur les poilus du territoire par le musée de l'Arche et les célébrations du bicentenaire du retour des Français à Saint-Pierre et Miquelon en 1816.

mercredi 2 novembre 2016

Morues et pirolles à Philataipei 2016

Grâce aux témoignages de participants du forum de discussion StampBoards, deux curiosités de l'exposition internationale Philataipei, qui s'est tenu à Taïwan du vingt-et-un au vingt-six octobre dernier.
Le timbre et son relief montré par Posta (site de Posta). Pour convaincre les collectionneurs hésitants, Posta pourra demander une démonstration à distance du timbre « naturellement » légèrement odorant à Ubisoft et son Nosulus Rift (lire aussi Canard PC n°347 page 70).
D'abord, sur le stand de l'imprimeur Cartor, étaient exposées les étapes de fabrication du timbre féroïen réalisé à partir de peau de morue tannée : deux parties de peau de morue de l'Atlantique (Gadus morhua), pêchée localement, achetée à un exportateur et traitée par Atlantic Leather en Islande : leur site est un musée du cuir de poisson.

Sur les photographies d'un collectionneur de Hong Kong, une dizaine de paires de timbres sont découpées dans chaque peau, un cachet rouge « Morue » « féroïenne », puis collés sur un timbre sur lequel sont imprimés le dessin d'une morue par Martin Mörck (imprimé en offset) et la valeur faciale.

Coûteux sûrement, mais quelle promotion pour la pêche de l'archipel, l'entreprise islandaise et l'imprimeur franco-britannique : cinquante couronnes danoises (6,70 euros environ) soit la taxe de recommandation, ou une grosse lettre intérieure d'un demi à un kilogramme (plus une couronne).

La poste de Taiwan (Chungwha Post = poste chinoise) proposait un timbre décoré avec calligraphie sur bambou. Ça en fait de la colle.
L'illustration des timbres de distributeurs avec le logotype de Philataipei en haut à gauche (site de l'exposition).
D'autre part, comment attirer les collectionneurs vers les distributeurs de timbres à la demande ?

Choisir un animal endémique de l'île : la pirolle (Urocissa caerulea) - suffisamment bleu pour faire oublier le rouge communiste continental ? Placer un employé par machine avec un chronomètre pour s'assurer qu'aucun client ne passe plus de six minutes par passage, pour s'assurer d'une grande distribution.

Et ne pas rendre la monnaie en espèces...

Et là, le collectionneur texan a pu découvrir comment les collectionneurs taïwanais parviennent à collectionner par séries de un à dix dollars. La valeur minimum imprimée est de cinq dollars pour la lettre intérieure.

Solution d'honnêteté de la poste : la monnaie est rendue sous la forme d'un timbre. Ainsi, en six commandes et six pièces de dix dollars, le collectionneur a sa série. Et l'acheteur pressé en ville conserve une partie d'affranchissement composé pour une fois suivante.

Le président de la Métropole de Montpellier et son directeur des transports en commun pourrait s'en inspirer : face au vandalisme des automates par des voleurs s'emparant de la monnaie des acheteurs, les distributeurs de tickets de tramway/bus ne rendent plus la monnaie depuis août 2015.

Et... ce n'est pas fini.

Et proposer ces vignettes avec la valeur en quatre couleurs différentes : noir postal, bleu, vert et rouge - ces trois-là dispensées uniquement au salon. Dix dollars par dix dollars, vingt-huit centimes d'euro par vingt-huit centimes... fois quelques milliers de collectionneurs.


Sinon, le palmarès de l'exposition philatélique : par ici ; les résultats des participants français sur le site fédéral par là.

dimanche 9 octobre 2016

Deux Fêtes du timbre en six mois ?!

Étrange changement de direction découvert dans le calendrier du Groupement philatélique régional de Languedoc-Roussillon, partie de la φφ@π : la Fête française du timbre reprend sa position en fin d'hiver dès 2017.

De ces huit et neuf octobre aux onze et douze mars prochains, seulement six mois pour se remettre à la tâche pour la petite centaine d'associations l'organisant encore : cent dix-huit en 2012, quatre-vingt-sept en 2016.

Que s'est-il passé ?

Certains se souviendront - ou apprécieront de le lire sous ma plume - qu'une Directrice de φl@poste avait imposé le passage à début octobre lors du « Congrès du Désir » à Paris, le dix-neuf juin 2010.

Pourquoi ? Je ne sais, je ne suis pas dans le secret des dieux : souhaitait-elle faire profiter à la philatélie de la période médiatique d'après-rentrée pour attirer des enfants, des parents, des adultes amateurs de danses modernes ou classiques, tous ceux sans activité associative après septembre ?

Équilibrer le programme philatélique sur l'année ? Une initiative à partir du souhait d'une partie des associations fédérées ?

...

Et là, surprise : après cinq années, brusque retour à l'hiver. Certes, début mars, pas ce mois de février à qui la Directrice reprochait d'être empli de vacances scolaires et de campagnes électorales.

Pourquoi ? Faire plaisir à Hiver-Été-liés, partenaire frustré par l'automne ? Renforcer le grand printemps de la philatélie, cœur battant des expositions en France ?

Essai de trouver un moyen de remonter le nombre d'associations organisatrices ? Ou un autre lobbying : l'industrie du tourisme alpin aurait-elle obtenu une série sur les sports d'hiver ?

Ah ! Être une mouche sur la fenêtre de certains bureaux...

samedi 8 octobre 2016

Dynamique classe ouverte à la Fête du timbre de Montpellier

The philatelic part of this article was translated to the blog in English on Thursday 13 October 2016.

Après un passage à Castelnau-le-Lez l'année dernière, la Fête du timbre de Montpellier revenait dans la commune-centre, dans une salle municipale à côté de la place royale du Peyrou, nouvellement desservie par la quatrième ligne de tramway depuis l'été dernier.

C'est à la fois une promenade philatélique que j'ai effectuée ce matin et une ballade architecturale des faubourgs du centre car : il faudra bien trouver des sujets pour illustrer le timbre et sa vignette lors du congrès fédéral de 2019.
Située sous le tribunal administratif et les contre-allées du Peyrou, la salle Guillaume de Nogaret vue depuis l'estrade-bureau de poste temporaire (photographie sous licence Creative Commons by-nc-sa 3.0 fr).
À dix heures, je partis sous un ciel bien bleu faire le tour des boulevards enserrant l'Écusson montpelliérain et, grâce au remplacement du long tuyau d'aspiration automobile par une ligne de tramway, atteindre l'Espace Pitot et la salle où s'est installée l'Association philatélique montpelliéraine jusqu'à demain dimanche.
Image historique désormais : la monstruosité n'est plu. Elle va laisser place à une halle de marché au format humain et, enfin, le quartier peut profiter de lui-même, d'air et de soleil (Google Maps).
Une première étape permettait d'admirer la disparition du monstre de béton que fut le parking-silo du Marché rond et de profiter encore davantage du soleil et du ciel bleu.

Arrivée à la Fête, mon adhésion fut accueillie avec grand plaisir : mes petits bras aideront en 2019 et peut-être pour d'autres choses. Une de mes vieilles trouvailles semble bel et bien méconnues...

L'exposition était tranquille puisque la compétition départementale était organisée à Béziers, mais elle permit de revoir certaines collections et certains noms désormais connus. Je les remercie de partager leurs spécialités à chaque occasion : les type Blanc de Jacques Rue, l'Éthiopie par Serge Magallon (cette fois-ci, la poste militaire italienne pendant la campagne d'Abyssinie de 1935-1937) et, pour finir avec le président de l'association, la marcophilie de Montpellier et les tarifs du premier janvier 1828 par Michel Soulie.
Marque losange de la compagnie de mitrailleuses (d'où le dessin) de l'Armée franquiste Valvanera pendant la guerre d'Espagne (collection Juan Ara Somahano, Journée du timbre, octobre 2016).
Quelle pièce de l'exposition à mes yeux ? La mitrailleuse d'un courrier militaire d'une compagnie franquiste, visible dans la collection sur la guerre d'Espagne de Juan Ara Somohano, présentée à Paris-Philex en mai dernier. Elle s'accommode bien avec le début de thématique lance-roquettes que j'ai cyniquement lancée avec l'aide d'Henri Guaino en juillet.

En conséquence, j'ai relu la collection de M. Ara Somohano par les symboles politiques que les courriers portèrent pendant ce conflit.
Comment pimenter une collection thématique : trouver le timbre que peu aurait imaginé chercher (poste tchèque via le Système de numérotation mondial de l'Asociation mondiale pour le développement de la philatélie).
Dans les autres collections, présentées sans autre volonté que le plaisir des visiteurs, saluons le post it de J. Consejo pour indiquer trois moments importants de sa collection sur la tauromachie, dont le problème de cornes du timbre Camargue de 1995 et le plus discret timbre de la thématique, reproduit ci-dessus. Un timbre tchèque de septembre 2007 fut émis pour le centenaire du premier cinéma permanent de Prague par Viktor Ponpero ; sur l'écran est projeté un film sur une corrida...

Une collection et un extrait d'ancienne collection permettaient de montrer aux visiteurs comme aux philatélistes avertis la richesse que permet la classe ouverte, y compris pour l'étude philatélique et postale...

... [râles de philatélistes post-Paris-Philex]...

Non, restez, s'il vous plaît : pas de pain moisi, promis :)

Il y en a même pour les amateurs de la thématique mamel... [brusque arrivée d'une foule de lecteurs sur le blog...]

Avec La vie citoyenne, Michel Rettgen multiplie les collections utilisables en classe ouverte en passant d'un domaine organisé par l'État et les collectivités publiques à un autre : ticket hebdomadaire de tramway poinçonné au temps jadis, ticket de loterie du jour de la fête des mères, sachets municipaux pour crottes de chien...

Non ! Revenez : ils sont neufs, ils n'ont pas été oblitérés par l'utilisateur :p

Pour compléter les entre-collections, un membre de l'association a ramené quelques pages de sa création mettant en valeur les fancy cancels états-uniennes de l'entre-deux-guerres en les agrémentant de classes ouvertes très imaginatives.

Ainsi, de 1927 à 1934, les timbres des lettres recommandées postées aux États-Unis ne devaient plus être oblitérées avec le timbre à date... Les coups de tampon au dos devaient suffire. Les postiers furent inventifs dans la forme des tampons oblitérant : insectes, harpe, étoiles, etc.

... [remuement dans la foule : et les mamelles, elles sont où* ?]...

Et le collectionneur de même : en ajoutant une ligne au-dessus de chaque enveloppe, il conte l'histoire de trois Mexicains et de leurs aventures américaines. Le bas de la page multipliant les objets collectionnables liés à la thématique : pin's, insectes entomologisés, monnaie ovale chinoise, et...

... [ET ???, crie la foule virilement machiste]...

un jeton de maison close quand les trois héros trompent leurs épouses. Quelle collection pourrait-il employer en rapport avec le rouleau à pâtisserie ?

Cette année, pas de lot gagné à la tombola de la Fête du timbre. Quelques enveloppes du monde britannique d'un à dix euros furent retrouvées dans les boîtes très France et colonies des deux marchands montpelliérains présents : Denoy Philatélie installé sur les boulevards ci-avant mentionnés et Studio Philatélique dans les rues médiévales de l'Écusson.

... [une question des quelques lecteurs sérieux restés malgré l'absence de mamelles]...

Non, rien à dire sur la danse, les timbres émis ou les souvenirs vendus... Pas mon domaine, à part quelques Lacs des cygnes pour les futures cartes Postcrossing quand le tarif Monde aura augmenté. Mon porte-monnaie ne peut soutenir tout le monde.

Il restait donc à rentrer et méditer sur tout cela.
Collé depuis longtemps à une école (à gauche), l'ancien bâtiment de la Parfumerie Monternier, rue de la Méditerranée, près de la gare de Montpellier  (photographie sous licence Creative Commons by-nc-sa 3.0 fr).
Et là, sur le chemin du retour, une nouvelle mutation des faubourgs de Montpellier est apparue : en août, un panneau de projet immobilier était apparu sur l'antique, mais familière, façade de la Parfumerie Monternier, rue de la Méditerranée.
Les travaux de l'immobilier moderne ont débuté. Même l'objectif du téléphone portable, surchargé par la radio en 4G, tremblait d'émotion (photographie sous licence Creative Commons by-nc-sa 3.0 fr).
Intéressé car j'ai été à l'école mitoyenne, mes grands-parents et grands-oncles ont vécu leurs premières années dans le quartier après que leurs familles respectives migrèrent vers la grande ville dans les années 1930.

Et parce qu'il ne reste plus beaucoup de traces de ces industries montpelliéraines, qui furent d'ailleurs peu nombreuses. Cette semaine, la pelleteuse a commencé à entamer le bâtiment...

Dernière note : je n'ai absolument aucune idée si mes remarques architecturales ont un quelconque rapport avec l'avenir de la philatélie. Sincèrement.

* : voir l'octobre de la nouvelle nouvelle petite formule gauloise...