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mardi 15 juillet 2025

La Poste et la livraison de la presse quotidienne dans L'Humanité

 Samedi douze juillet 2025, Grégory Marin a retranscrit sur le site du journal L'Humanité la rencontre entre la Société des lecteurs et lectrices de ce quotidien français et des responsables de La Poste.

La une de L'Humanité du vendredi onze juillet 2025.

Les tournées changeantes des facteurs, la difficulté à la réaliser désormais en une journée de travail, la préférence au colis face au courrier déclinant et subventionné... De plus en plus d'abonnés à l'édition imprimée du journal de tendance communiste font remonter les livraisons tardives, quant certains ne se désabonnent pas.

En 2024, La Poste rappelait que les déçus du service postal devait réaliser l'intégralité de leur signalement au numéro de téléphone 3631... Quelle joie de parler à des robots.

Le huit juillet dernier, les représentants de la Société des lecteurs et lectrices sont donc arrivés avec quatre cents plaintes et assez de preuves, d'après l'article, pour montrer la récurrence du problème.

La Poste botte en touche avec les excuses désormais connues et listées dans le second paragraphe de ce post de blog, plus la responsabilisation des acteurs précédant la remise à La Poste et pouvant impliquer l'impossibilité de faire circuler les journaux vers les plateformes industrielles de tri, une fois les camions partis.

À quoi les lecteurs ont répondu : emploi, formation, et renvoi à l'État de faire assurer, financièrement, le service postal universel.


Dirigeant français se préoccupant des soucis des Françaises et Français, allégorie anonyme, vers 2017-2027.

Il serait intéressant de savoir si tous les quotidiens expédiés en service P1 (presse et périodiques à remettre le lendemain du dépôt) sont également concernés, s'il s'agit de difficulté avec certaines régions d'arrivée par rapport aux régions de départ (horaires des camions-poste, agglomération/rural, etc.), ou si la gestion du personnel par les dirigeants de La Poste aboutit à des bureaux de distribution avec du personnel en surmenage.

Des magazines auxquels je suis abonné ont pu évoluer aussi vers le P2, P4 ou P7 pour abaisser leur coût postal et s'assurer d'une forme garantie de ponctualité, même si cela a pu demander une révision du calendrier de production.

Espérons enfin que ça ne vire pas à la solution danoise dans la recherche des économies de bouts de chandelle des dirigeants français actuels alors qu'il faudrait reprendre la cire aux grands-bourgeois.


Complément du jeudi dix-sept juillet 2025 :

Côté rédaction, Hayet Kechit décrit où en sont les factrices et facteurs dans La Poste actuelle : « "L’objectif n’est plus de distribuer le courrier" : comment La Poste est devenue une machine à broyer ses salariés », L'Humanité, paru sur le site web ce jeudi.

dimanche 11 mai 2025

Être lu quand on est une ONG

 En ces temps difficiles, les associations caritatives et les organisations non gouvernementales ont besoin de moyens humains, matériels et financiers pour aider autrui depuis le coin de la rue jusqu'à l'autre bout du monde, et donc de faire savoir ce qu'il se passe, ce qu'elles font et comment le non volontaire de son temps peut aider.

En avril 2025, La Fondation Médecins sans frontières a utilisé la personnalisation pour que son appel aux dons ou aux actions financières d'importance soit vu dans le courrier reçu. 

Enveloppe d'un envoi en masse de Médecins sans frontières, avec personnalisation acceptée par La Poste française, déposée le quinze avril 2015.

Déjà, la grande enveloppe dépassant le A4 se manque difficilement, elle atteint le plus grand format des emballages des périodiques auxquels je suis abonné.

Les mentions obligatoires graphiques (deux arobases entourées de deux flèches tournantes et un code-barres en deux dimensions) et textuelles du service postal sont usuelles, mais signalent le courrier massif non demandé, ni attendu par le destinataire : DESTINEO MD7. Encore moins la date de dépôt qui permet principalement aux postiers et facteurs de savoir si le paquet est encore dans le nombre de jours de livraison - si quelqu'un pense à vérifier chez l'expéditeur pour dédommagement ?

La mention « courrier personnel » fait bailler : combien de kilogrammes de papier gaspillés en publicité reçu au cours de ma vie avant que la loi française m'en permette le refus, puis en limite la quantité aux journaux des collectivités territoriales... sans empêcher les agents immobiliers de passage.

Reste la solution, maintenant ancienne, proposée par La Poste d'imprimer une imitation de timbres-poste pour attirer le regard et faire s'arrêter le destinataire avant un jet dans la poubelle jaune ou, mieux, bleu.

Ici a été choisi la photographie d'un hôpital sous tente de MSF et une scène de l'auscultation d'un enfant, prise par Olivier Barth pour l'organisation humanitaire, et entourée d'un liseré noir, puis d'un trait imitant la dentelure ondulée d'un timbre autocollant à la française.


À une douzaine de courrier papier annuel de MSF et La Fondation MSF, en plus de deux mails annuels pour la preuve de don, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux deux ou trois campagnes courrier bien ficelés avec timbres personnalisés voire timbres tout court, ou en profitant d'un premier jour d'émission.

Plus cher l'envoi massif à l'unité, mais plus efficace car différent de la masse qui a un coût financier et en masse de papier et d'encre.


Si Médecins sans frontières agit sur les situations d'urgence : aide médicale et soutien social aux plus démunis en Europe et Amérique du Nord, médecine de guerre et de catastrophes naturelles partout dans le monde, La Fondation MSF vise à accumuler des capitaux dont les revenus financent la recherche dans plusieurs domaines afin de créer des outils de diagnostic et de soin utilisables dans le monde entier.

mercredi 6 avril 2022

Francophonie postale dans les pays baltes

 Suite à mes commandes des timbres de soutien à l'Ukraine, voici ce que reçoivent les clients des services postaux de Lettonie et d'Estonie ; un détour final passera par la Lituanie grâce à Gibbons Stamp Monthly.

Entier de service postal envoyé de Lettonie en recommandé vers la France en mars 2022.

Point de timbre-poste, mais un entier de service en français de l'Union postale universelle dans le coin supérieur gauche : « service des postes » traduit en anglais par « pour le service postal », et « recommandé ».

L'étiquette portant l'adresse du destinataire fait office d'étiquette de recommandation avec le code international. Le site de la Latvijas Pasts indiquant un départ de Riga le quatorze mars 2022, une première tentative de délivrance par le facteur le samedi dix-neuf (code-barres collé en biais), puis la délivrance le mardi vingt-deux mars. L'étiquette rouge Monoprix indiquant que celle-ci eut lieu au Relais urbain postal du quartier Port Marianne, à Montpellier.

Entier de service postal envoyé d'Estonie en recommandé vers la France entre mars et avril 2022.

Pour l'Estonie, même logique d'entier postal « service des postes », mais un peu plus de couleurs pour l'étiquette de recommandation noire et rouge. Un coup de tampon permet d'avoir l'adresse du service philatélique de la poste estonienne... qui est plus que le nom du groupe Omniva.

Omniva depuis 2014 est l'entité postale de l'Estonie, qui vise le marché balte. La tradition marketing des noms d'entreprise en latin n'a pas totalement disparu.

Cependant, pour l'aspect postal et la date, c'est plus clair : une oblitération de Tallinn du trente mars 2022 donne le départ, avec arrivée en centre de tri le lendemain, selon le site de suivi.

La délivrance a eu lieu ce mercredi six avril, toujours au même relais postal urbain, même autocollant rouge.


Dans les deux cas, le contenu est solidement emballé : difficile de plier la lettre en cours de route. Deux cartons fins pour la Lettonie, un seul cartonnet mais une enveloppe de protection scotchée dessus pour l'Estonie.

J'ai passé ma commande sur le site Wopa+ par commodité du mode de paiement (on en reparlera quand la commande polonaise arrivera).


Pour la Lituanie, c'est par surprise courant mars avec le numéro paru en février et daté mars 2022 de Gibbons Stamp Monthly qu'elle arrive.

Étiquette lituanienne d'affranchissement économique d'un magazine britannique en février ou mars 2022.

Le mensuel britannique semble être passé de la poste des Pays-Bas à la poste lituanienne, avec une période allemande, pour l'expédition d'une partie de ses numéros vers l'étranger.

Ici, par contre, c'est l'anglais international qui prime.

Libéralisation du courrier, coût économique et coût environnemental du kilométrage parcouru...

mardi 1 février 2022

Timbrage presse P4 tamponné

 En France, depuis 2017, le tarif postal de la presse comprend la lettre P et le nombre de jours dans la limite duquel La Poste promet de délivrer le périodique. P1, P4 ou P7 imprimé sur le film plastique ou papier enveloppant.

Marque d'affranchissement « P1 » sur une enveloppe kraft déposé à La Poste le vingt-quatre janvier 2022.

Le ving-cinq janvier 2022, le numéro de l'hebdomadaire Politis avec l'humoriste Waly Dia comme rédacteur-en-chef invité, commandé par curiosité, m'est parvenu sous enveloppe papier kraft avec le timbrage par coup de tampon avec dateur... comprenant une erreur de dix ans.

Moins de plastique, mais beaucoup de papier, même si l'enveloppe peut être réutilisée comme pochette, recyclée en pulpe à papier (pitié, pas en carton, l'inflation de la presse si ce n'est pas pour payer auteurs et salariés à quoi bon ?), voire exposée philatéliquement...

... bruissement du public...

Comment ça, c'est moche, c'est moins beau qu'un timbre : c'est bien un objet qui a postalement voyagé, non ?

dimanche 19 septembre 2021

Un magazine britannique via Jersey

 Dans la continuité de mon petit hobby de suivre comment les magazines s'affranchissent (voir « timbrage presse »), j'ai été peut-être trop optimiste, le trois août dernier, concernant la disparition du plastique postal dans l'Union européenne et au Royaume-Uni : quelques magazines s'acheminent postalement encore sous cette apparence.

Étiquette d'affranchissement de Jersey Post sur poche apparemment plastique du magazine Stamp Collector daté septembre 2021, reçu mi-août.

Ainsi du mensuel Stamp Collector, à l'affranchissement illustré ci-dessus. Pour les philatélistes qui lisent l'anglais, ce mensuel commercial parmi les trois en vente outre-Manche comprend quelques pages et rubriques sur la constitution d'une collection exposable.

Dans les années précédentes, j'ai déjà montré comment les deux concurrents emploient la libéralisation postale pour trouver l'opérateur le moins cher, donnant des routes par à-coups. Ici, ce magazine imprimé en Angleterre est arrivé par voie prioritaire en France par Jersey Post... par l'île de Jersey ou par un entrepôt de Jersey Post près d'un aéroport anglais ?

L'emballage plastique est aux normes britanniques, indiquant ce que le destinataire doit en faire après usage par le rectangle expliquant qu'il faut le rapporter dans un point de collecte à un supermarché  ("Recycle with carrier bags at larger stores"), et non pas dans la poubelle du domicile, que l'on sort dans la rue avant le passage des éboueurs ("not at kerbside").

Dans la Métropole de Montpellier, ce sera dans le conteneur jaune « tous emballages », en sachant qu'une partie d'entre eux finiront dans les incinérateurs d'autres intercommunalités... Il paraît difficile de réduire la consommation jetable, d'en assurer la réutilisation ou le recyclage à grande échelle, sans que cela finisse en fumée ou en micro-particules dans l'environnement.

P.S.: merci aux deux philatélistes pour leur aide par l'entre-mise de Twitter.

mardi 3 août 2021

Nouveautés postales de juin-juillet 2021 : plastique et douane

 Depuis début mai pour l'une et début juin pour l'autre, deux nouveautés marquent mon courrier en provenance de l'étranger - et par la lecture de forum de collectionneurs le courrier à destination du Royaume-Uni. L'une étant douanière, on penserait que les médias généralistes l'auraient largement évoquée... mais, en Europe, elle s'est entre-mêlée avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne...

Ainsi, avec les enveloppes de périodiques auxquels je suis abonné, voici ma compréhension de ces phénomènes.

Depuis début juin, les nouveaux films d'emballage du magazine Spirou en papier : c'est écrit dessus.

Le plus simple paraît être le passage à l'emballage environnementalement correct : depuis début juin 2021, le plastique dérivé de pétrole paraît être désormais banni comme matériau d'enveloppement des magazines et revues envoyés par voie postale.

Message apparu dernièrement sur la feuille d'expédition de Gibbons Stamp Monthly concernant la nature de l'emballage « plastique » qui enrobe le mensuel.

L'hebdomadaire de bandes dessinées Spirou est passé du film plastique au « papier recyclable » comme imprimé dessus, donc à jeter dans la poubelle dédiée. Côté britannique, Gibbons Stamp Monthly indique que son nouvel emballage en amidon de pommes de terre est compostable.

... Britannique ? Oui, aussi, donc j'imagine que ce changement est issu de la réglementation de l'Union européenne[2] contre les plastiques à usage unique. Que le Royaume-Uni a maintenu malgré la sortie : soit parce qu'il était obligé de l'imposer à ses entreprises tant qu'il était membre de l'Union (31 janvier 2020) puis temporairement du Marché unique (fin le 31 décembre 2020), soit parce que ce pays exportateur de plastique jeté[1] a compris son intérêt de réduire le problème des déchets à la source.

Plusieurs autres expéditeurs de publications sont passés du plastique à l'enveloppe papier standard.


Cependant, ce changement a eu lieu en même temps qu'une modification des règles de déclaration douanière sur les achats à l'étranger.

Enveloppe en papier désormais pour le numéro de juin 2021 du London Philatelist avec déclaration douanière CN22.

Là, c'est la revue de la Royal Philatelic Society London qui illustre le double changement. Le numéro de mai 2021 est encore sous film plastique mais la fiche postale porte désormais une déclaration douanière CN22. Le mois suivant (illustration ci-dessus), passage à l'enveloppe papier et collage d'une déclaration. Et, début août, pour le numéro estival :

Pour le numéro juillet-août 2021, plus de déclaration douanière.

, la déclaration douanière a disparu. 

Le changement d'août étant peu surprenant : les magazines de kiosque britanniques n'avaient pas inclus cette déclaration au printemps. La Société philatélique royale a dû préférer la prudence face à une incompréhension assez générale.

Car, le problème provient d'une nouvelle règle imposant depuis le premier juillet 2021 de déclarer en douane la valeur de tout envoi à destination de l'étranger sans plancher de valeur alors qu'auparavant il y avait une tolérance en-dessous d'une certaine somme.

Mes lectures au fil de l'eau - entre les rares conseils aux consommateurs de la presse régionale et les interrogations sur les forums de collectionneurs - sont insatisfaisantes et demanderaient une exploration de sources institutionnelles et professionnelles pour comprendre l'origine du changement et envisager la part du Brexit pour les envois entre Espace économique européen (le Marché unique étendu à quelques voisins) et le Royaume-Uni, faute d'accord de libre-échange de même niveau que le Marché unique.

Tantôt, c'est la réglementation de l'Union européenne qui aurait changé, permettant aux États-membres de trouver des ressources fiscales et de mieux contrôler les importations en espérant que les expéditeurs dédouanent à l'envoi - ce que les fiscs britanniques et européens espèrent beaucoup pour fluidifier les échanges post-Brexit.

Tantôt ce serait un changement dans les règles communes décidées au sein de l'Union postale universelle... Je ne suis pas allé voir les institutions internationales des douanes, administrations étatiques qui auraient pu insister sur l'uniformisation à tout envoi à l'échelle mondiale.

Une règle si mystérieuse que le service philatélique espagnole a placé une déclaration CN22 sur un envoi circulant au sein du Marché unique en avril dernier...

Par-dessus, en Europe, s'est ajouté le Brexit : tous les exportateurs d'Europe et du Royaume-Uni ont découvert les formalités douanières que le Marché unique avait supprimé. Plus le fait qu'il existe deux formulaires selon les cas : CN 22 et CN 23... avec forte incitation à le remplir en ligne.

Sur le forum philatélique anglophone StampBoards, cette nouvelle règle s'est immédiatement focalisé sur les envois et réceptions britanniques. Outre la déclaration de valeurs, c'est surtout qu'il faut désormais à l'État britannique définir les taux de taxation selon les objets... dans un contexte euro-britannique où les usagers n'ont plus l'habitude de gérer ce genre de tracas.

Les images ci-dessus montrent la perplexité des expéditeurs au printemps quant les consignes ont été diffusées. Le magazine offert aux membres de mon association est-il à déclarer ? Mon envoi habituel au sein du Marché unique doit-il être déclaré ?

Pour le dernier cas espagnol d'avril 2021 (illustration), on notera qu'ensuite en juin, ni la poste portugaise, ni Royal Mail n'ont placé de déclaration CN22 à mes commandes de timbres. Ce qui rassure au sein de l'Union, mais qui interroge sur les relations commerciales avec le Royaume-Uni : cette tolérance vaudra-t-elle pour la commande d'un livre, de chocolats d'artisans, de disques vynil ?

Étiquette postale et déclaration douanière sur colis des États-Unis pour la France, en date du vingt-quatre septembre 2020.

Surtout quand la réputation des commandes hors-Union européenne est d'être une loterie mystérieuse.

À part le distributeur Amazon et quelques vendeurs prudents des plates-formes de type eBay qui vous font avancer les frais de dédouanement (et rembourse le trop-perçu ensuite), l'arrivée d'un colis non dédouané lointain peut être rapide comme celui illustré de septembre 2020 : trois double albums vinyl tout de même.

Alors que je n'ai jamais vu la couleur, ni même la facture de La Poste pour un colis de valeur équivalente saisi par la douane française à l'été 2019 et pour lequel je n'ai jamais compris pourquoi La Poste n'a jamais laissé un avis de passage avec cause et montant du dédouanement... Oui, le centre de distribution de Saint-Jean-de-Védas, c'est de vous dont je parle : je vous adore habituellement, mais pour ce colis états-unien de 2019, pourquoi me laisser un message téléphonique demandant à être rappelé téléphoniquement sans jamais répondre audit numéro... ni laisser d'avis de passage !!! >:(


Bref, ma fainéantise m'empêchant d'aller explorer les archives de l'Union postale universelle, de la Commission européenne, des douanes de quelques pays, ou les publication des professionnels de l'expédition, j'attendrai que les rubriques d'aide aux consommateurs ou la presse économique expliquent lorsqu'il y aura un ras-le-bol des particuliers européens expéditeurs ou destinataires quand les livraisons seront retardées et rendues fort coûteuses.

En attendant, tout cela risque de m'inciter à passer par des entreprises pratiquant le dédouanement pour les achats britanniques... donc les plus grosses... donc Amaz... Sauf si les commerces indépendants signalent clairement que le dédouanement est tarifé au départ et ne sera pas une surprise à l'arrivée.


[1] : Ne jetons pas la pierre de suite aux Britanniques : pourquoi, d'après vous, le bannissement du plastique jetable a débuté il y a quelques années en commençant par les sacs de supermarché ? À l'époque, c'est la République populaire de Chine qui a mis le holà sur l'importation de plastique jeté étranger par ses industries ayant besoin de matières premières... Étrangement, ce problème issu des Trente Glorieuses (bouteilles en plastique, sur-emballage, etc.) a trouvé une solution politicienne extrêmement rapidement... en dehors de quelques marchés exportateurs et de malheureux habitants de pays importateurs. Preuve que les politiciens libéraux savent faire dans l'« écologie punitive » quand ça leur convient.

[2] : Ajout du lendemain, mercredi quatre août 2021 : ... de l'Union européenne puisque je viens de recevoir The American Philatelist sous plastique depuis les États-Unis.

mardi 19 novembre 2019

Vagues de marque en Allemagne

Tandis que les collectionneurs de nouveaux timbres et d'oblitérations commémoratives pestent régulièrement contre plusieurs centres de tri qui double-oblitèrent avec vagues Neopost les beaux plis, dernièrement ceux du Salon d'automne - un avant-goût de Parix-Philex 2020 ? Faut-il passer un dirigeant de La Poste Industrie ? -, la Deutsche Post se sert de ses vagues d'oblitération pour marquer son territoire postal, en contexte d'ouverture du marche du courrier.
Vagues allemandes pré-imprimées sur une enveloppe utilisée en port payé par un éditeur de périodiques (été 2019).
 Deux jeux entrelacés de quatre vagues de deux périodes différentes servent ainsi d'identifiants à certains services pré-payés de la poste allemande.

Ici, sur une enveloppe ayant servi à l'éditeur de Briefmarken Spiegel pendant l'été 2019, avec le logotype au cor postal de l'entreprise sur la gauche. Le tout ressemble finalement à un drapeau.
Les mêmes vagues sans le cor de poste sur des timbres collés au coin d'une grande enveloppe (été 2019)
Du même expéditeur, même format d'enveloppe, au centre de tri 37 de Göttingen, à l'extrémité sud du Land de Basse-Saxe, ce sont les mêmes vagues sans le cor qui ont servi à s'assurer que tous les timbres soient bien annulés, sans user ni du stylo-bille ou du fluo (version britannique).

Certes, l'oblitération ronde suffisait, mais les marques étant de deux styles différents, il se peut que deux sorts de machines aient eu à gérer ce pli et à vérifier l'affranchissement.

Aux connaisseurs du tri allemand contemporain de nous éclairer.

samedi 5 janvier 2019

Code datamatrix pour Asendia

Nouvelle évolution pendant l'automne pour les numéros du mensuel Stamp Magazine transmis aux abonnés par l'intermédiaire d'Asendia, la filiale britannique de La Poste française et de La Poste Suisse.
La nouvelle marque d'affranchissement, avec toujours une adresse à Paris International.
 Désormais, la marque Asendia est bien mise en avant : sur un marché du courrier et du colis de plus en plus concurrentiel, il faut se montrer au destinataire et montrer son origine franco-suisse.

Le port payé pour la France de La Poste est réduit en surface au profit de la mention prioritaire (jy reviendrai).

Tout cela laisse apparaître un nouvel élément : un code datamatrix, ce carré emplit de pleins et de vides d'encre. Contient-il l'information du port payé entre le point de collecte et la destination française ? Et, peut-être, l'adresse de retour en cas de non possibilité de distribution ?

L'avancée vers le tout automatisé se poursuit : tant de code datamatrix scanné = tant à facturer entre les opérateurs ? Tant de pourcentage de livraison en temps et en heure avant pénalité ?
La feuille entière aux deux codes datamatrix qui cache la couverture du magazine.

Par contre, sur la feuille entière, l'impression lignes lisses et caractères d'imprimerie a laissé place à du jet d'encre pas toujours bien aligné pour cette mention postale.

Origine : Asendia ? Le prestataire de l'éditeur du magazine a changé de machine ? A changé tout court ?

Cela fait-il arriver le magazine en France plus vite ?

A priori au moins autant qu'avant puisque le numéro daté janvier 2019 est bien arrivé avant Noël, tandis qu'un de ses concurrents traînent encore entre les centres de tri d'opérateurs changeants selon les mois.

Par contre, avec un effort financier, ça peut aller plus vite : Stamp Collector arrive à coup sûr en début de mois et The London Philatelist dans les tout premiers jours du mois, mais sûrement car ce dernier est expédié courrier de première classe avec Royal Mail.

Pour retrouver les épisodes précédents, relire l'article du lundi 28 mars 2016.

dimanche 24 décembre 2017

Du charbon (et un lapin) pour La Poste (et Presstalis)

Ah ! Les augmentations de tarifs de La Poste : moins de courrier donc affranchissements plus chers ! Logique pour un service universel imposé par l'État, actionnaire unique, demandant énormément de moyens techniques et financiers, mais pas dans la logique commerciale de guerre des prix auxquels les consommateurs français sont - trop ? - habitués.

Après la confrontation entre le manque estimé de qualité du service et l'augmentation du premier janvier 2018 par l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir, une pétition lancée par Éric Contesse, auteur du Blog timbré de ma philatélie, pour dénoncer le mal que va - de nouveau - faire cette augmentation sur les collectionneurs de nouveautés, voilà un exemple de râle de la presse imprimée.
Le consommateur pris pour un lapin ? Interprétation de l'état de la Direction Courrier de La Poste ? Candidature au prochain timbre de France d'usage courant ? (illustration de Didier Couly pour l'éditorial du numéro 372 de Canard PC daté quinze décembre 2017).
Certes, ce n'est pas l'auguste Monde diplomatique qui se plaignait de l'injuste politique de subvention aux magazines mensuels en janvier 2015, mais Canard PC ayant, derrière l'ironie de ses auteurs, une des rares indépendances de la presse d'actualité du jeu vidéo, l'éditorial du numéro double de fin d'année résonne particulièrement...

... surtout dans le numéro qui lance une série de reportages sur les conditions de travail dans les studios de jeux vidéo, en partenariat avec Mediapart, de la génération des sites d'actualité qui n'a jamais eu besoin de La Poste pour trouver ses abonnés.

Louis-Ferdinand Sébum y explique pourquoi le prix de l'abonnement au numéro imprimé va augmenter pour la première fois depuis 2010 : les augmentations successives et continues des tarifs postaux pour un magazine expédié au tarif P1 - et je témoigne que La Poste ne respecte pas toujours cette délivrance en un jour censée permettre aux abonnés de lire le numéro de la quinzaine le jour où il arrive en kiosque...
L'éditorial en version imprimée comprend la vignette ornée du lapin débile, mascotte des brèves d'actualité du magazine (illustration de Didier Couly pour l'éditorial du numéro 372 de Canard PC daté quinze décembre 2017).
Très visiblement inspirée de la Marianne et l'Europe d'Yves Beaujard - choisie et assommée par Nicolas Sarkozy, le timbre à dix mille brouzoufs au lapin-mascotte de la publication - de l'illustrateur Didier Couly - finit d'enfoncer le coin : c'est la faute de La Poste !

À soixante-dix-huit euros l'année pour vingt-et-un numéros à cinq euros quatre-vingt-dix, la lecture imprimée de Canard PC - donnant droit au site web complet - était une affaire...

Mais, par cette annonce et le prix à venir le quinze janvier de l'abonnement, combien de lecteurs habitués de la lecture sur écran la prochaine augmentation des tarifs postaux va-t-elle inciter à se contenter de l'abonnement au site web, actuellement à moitié prix et indépendant des affres postales ?

Complément du mardi vingt-six décembre 2017 :
Le soir du vingt-cinq décembre, Jérôme Lefilliâtre de Libération publie une inquiétante nouvelle pour la distribution en kiosque : le six décembre, Presstalis, une des deux entreprises du secteur en France, a annoncé qu'elle va retenir un quart des règlements vers les publications clientes pour conserver suffisamment de trésorerie pendant les semaines à venir...

Donc, pour lire : s'abonner et enrichir davantage la poste (qui prétend n'avoir pas assez à distribuer) que l'éditeur du magazine ? Acheter chez le marchand de journaux, un des commerces de base du quartier et du village, et creuser le déficit du distributeur du magazine ? Un passage de tous les éditeurs au seul numérique... avec toute la casse sociale qui ira avec...

Complément du mercredi dix janvier 2018 :
Dans le numéro 373 de Canard PC, disponible aux abonnés sur le site web et à sortir le quinze janvier, Ivan le Fou explique aux lecteurs la confiscation surprise des revenus par Presstalis en insistant sur la dangerosité de la manœuvre pour les publications à petits tirages.

Le lien mène à un article réservé aux abonnés, mais un système de votes desdits abonnés [a rendu] cet article lisible pour tous la semaine prochaine (du lundi quinze au dimanche vingt-et-un).

mercredi 21 juin 2017

Du nouveau pour les marques postales sur la presse française

Du côté de l'expédition des abonnements de presse, il y a du changement que j'ai remarqué samedi dix-sept juin 2017 avec l'arrivée du numéro 362 du bimensuel Canard PC.
Plus de « P » majuscule presque manuscrit ou en diagonale : un « P » chiffré bien droit, sans fioriture, et obligatoire pour toutes les publications expédiées d'ici le premier janvier 2018.
Et, en effet, le site de La Poste française dédié aux éditeurs signale ainsi, le vingt-et-un avril dernier, l'apparition d'un nouveau tarif « P2 » pour délivrance aux abonnés en deux jours.
Nouvelles (à gauche) et anciennes (à droite) marques pour la presse expédiée par voie postale (capture d'écran du site presse de La Poste).
Et, de là, une nouvelle grille de logotypes pour les éditeurs apparaît, organisée autour de quatre vitesse de délivrance : le jour même ou J+1 (P1), à deux jours, quatre jours ou sept jours. Le premier et les deux derniers remplacent les mentions « presse urgente » rouge, « presse » noire et « presse éco » verte.

La date de remise des publications étant imprimée sur les plis, il sera désormais clair pour un abonné si l'opérateur postal a tenu ses délais contractuels.

À ne pas confondre avec les marques Publissimo qui deviennent « Pmo »
Une marque Publissimo au tarif économique, montrée ici le treize janvier 2015. D'autres « P » sont visibles en septembre 2013 quand j'avais tenté de poster l'affranchissement du courrier reçu en quelques semaines.
Ce qui différencie les expéditeurs Presse et Publissimo est que les premiers disposent d'un numéro CPPAP - la Commission paritaire des publications et agences de presse. Les autres sont des expéditeurs de publications périodiques ayant un numéro ISSN, mais pas membre de la CPPAP.
L'évolution des marques Publissimo (capture d'écran du site presse de La Poste).
Là, pas d'offre à deux jours.

Les amateurs observeront les complets et complexes tableaux de tarifs, selon le poids, gramme par gramme, et le travail de tri pré-effectué par l'expéditeur.

Changement pas que cosmétique, puisque l'apparition d'un nouveau tarif intermédiaire pourrait aider certaines publications à tenir leur coût postal tout en garantissant l'arrivée du numéro aux lecteurs en temps et en jour.

Peut-être faut-il lire avec attention Le Monde diplomatique depuis fin avril pour savoir. Le mensuel avait bien trempé la plume dans l'encrier pour se plaindre des tarifs postaux presse en janvier 2015.

Post scriptum: non, je ne collectionne pas les emballages ou les feuilles d'adressage de mes abonnements imprimés... Mais je commence à regretter.

vendredi 7 octobre 2016

Gibbons Stamp Monthly confié à Deutsche Post ?

L'autocollant ci-dessous signale-t-il une des économies de fonctionnement du groupe Stanley Gibbons, contraint désormais à une diète sèche après un régime hypercalorique de type Golden Boys sous acide ?

Ou simplement une des techniques de gestion du courrier européen de l'opérateur privé britannique Royal Mail ?
Sur la poche plastique, l'autocollant de la Deutsche Post ; dessous, la feuille standard avec la marque de première classe de Royal Mail
Arrivé fin septembre dernier, le numéro daté octobre 2016 de Gibbons Stamp Monthly est parvenu avec ses deux feuilles habituelles : une avec les mentions d'imprimés par voie aérienne et l'indice de première classe de la Royal Mail, l'autre avec une promotion offerte par le rédacteur-en-chef parmi les produits vendus par le groupe.

Surprise : un autocollant de priorité de port payé de l'opérateur allemand Deutsche Post et une adresse de retour en cas de non distribution à Niederaula, petite bourgade dans les forêts de Hesse, assez loin au nord-est de Franfort.

Qui a choisi la voie allemande pour baisser ses coûts ? Le magazine dans son effort d'aider le groupe. Ou l'opérateur postal pour tenir son rang d'entreprise complètement privatisée il y a un an ?

La suite d'ici deux/trois semaines. J'ai donc un nouveau filon d'articles pour relayer à la saga Stamp Magazine/Asendia, la filiale de La Poste française.

Le mois suivant :
Le numéro daté décembre 2016 est arrivé lundi sept novembre - rare une tel retard - et sans étiquette surnuméraire. Stamp Magazine a subi aussi ce délai d'une douzaine de jours alors qu'un autre magazine à tirage plus petit (première classe) et un colis de seconde classe sont arrivés dans les temps cette même première semaine de novembre.

Ça doit optimiser les envois de magazines chez Royal Mail ou la réception à La Poste...

lundi 28 mars 2016

La Poste UK, c'est bel et bien fini

Enfin ! La Poste UK, qui a fusionné en 2012 avec la filiale british de La Poste Suisse et des entreprises britanniques, disparaît des fiches d'affranchissement du mensuel britannique Stamp Magazine à compter du numéro daté mars 2016.

La feuille A4 ayant servi à l'expédition du numéro daté avril 2016 de Stamp Magazine.

Désormais c'est « La Poste / Asendia UK » et le numéro de l'autorisation de port payé en France (toujours 9803) qui apparaissent. C'est donc la fin provisoire d'un feuilleton entamé depuis longtemps : juin 2014, janvier 2015, janvier 2016 et cette note aujourd'hui donc : comment envoie-t-on un magazine britannique vers la France le moins cher possible ?
Petite surprise avec le numéro de mars : plus de La Poste UK certes, mais un autocollant économique au lieu d'une feuille imprimée prioritaire... Que s'est-il passé ? -regard suspicieux-
Néanmoins, ce changement tardif a connu un aléa le mois précédent : feuille imprimée avec nom du magazine et adresse de l'abonné, mais pas les cases de port payé... Remplacé par un autocollant collé directement sur l'emballage plastique.

Qui a connu un souci ?

L'entreprise de confection du courrier d'entreprise qui a reçu la mise à jour du nouvel intitulé trop tard ? Asendia et l'éditeur MyTimeMedia étaient-ils en renégociation du contrat qui aurait pu changer de main ?

En attendant, le contenu de Stamp Magazine reste efficace et solide malgré un peu moins d'articles que son concurrent, Gibbons Stamp Monthly, mais une présentation très aérée.

samedi 16 janvier 2016

La Poste UK et Stamp Magazine : à droite toute !

Continuons l'histoire des marques postales accompagnant sur une feuille volante les expéditions du magazine mensuel britannique Stamp Magazine.
La feuille du numéro daté novembre 2015.
Dans l'épisode précédent, publié le dimanche dix-huit janvier 2015, quand la publication choisissait La Poste UK pour expédier (tout ou partie ?) ses abonnements vers le continent. Même si La Poste UK n'existe plus d'après le site d'Asendia UK, filiale des postes françaises et suisses... sauf peut-être en France sous la forme du code LPUK pour identifier rapidement le courrier non délivré.
Rappel : la feuille du numéro daté février 2015.
Le coup d'œil tiqua fin octobre et la vérification confirma : les deux rectangles d'information postale sont désormais à droite, ce qui paraît logique puisque le rectangle de gauche, outre l'adresse de retour, porte la mention du service prioritaire.

dimanche 20 septembre 2015

Moins on timbre, plus on illustre

La suite des aventures postales du trimestriel gastronomique sans gluten Niépi, originaire du Gard mais un courrier des lecteurs à Arles désormais.

Souvenez-vous de l'évolution de la première année de parution, en 2014 : les numéros sous enveloppe s'armuraient d'un feuillet en taille-douce, puis le succès aidant et les coûts étant à diminuer pour pouvoir développer le contenu, la noire et blanche indication Publissimo.
Le sommet de l'enveloppe contenant le numéro sept de Niépi.

Le septième numéro vient de parvenir aux abonnés. Un autocollant couleur reproduisant une covuerture précédente égaye l'enveloppe en haut à gauche afin de signaler l'expéditeur : une promotion qui peut intéresser le facteur et ses connaissances, comme calmer l'impatient qui zieutent le facteur chaque matin.

Une deuxième note, environnementale celle-ci destinée à La Poste, partenaire officielle de la Conférence des Nations unies sur le climat à Paris en décembre 2015 : l'aléa du défaut d'encre chez l'expéditeur, au centre de tri de Caen ou à l'entreprise de confection de courrier en grand nombre (qui a pu proposer la confection de l'autocollant ?).

La partie inférieure, voire la partie médiane, reste fort lisible pour l'œil humain - quoiqu'à retravailler le logotype de La Poste. Une solution pour économiser de l'encre noire et la pollution de son retraitement lors du recyclage du papier de l'enveloppe ?

Une enveloppe sans timbre mais beaucoup de pistes de recherche sur les acteurs et motivations de la correspondance d'entreprises.

dimanche 25 janvier 2015

Tous en colère contre La Poste et son actionnaire

Des collectionneurs d'oblitérations commémoratives subissant la réoblitération des centres de tri déshumanisés aux complétistes dépassés par le nombre d'émissions de France, la colère est une tradition à l'égard de La Poste et de son actionnaire, l'État français.

En janvier, ajoutons des acteurs encore.


Les facteurs, devenus agents de cohesio sociale avec plaisir ou doute, râlent sur la réorganisation répétée de leur secteur du nord de Montpellier, comme le rapporte Midi Libre, le mercredi vingt-et-un janvier 2015.

Ainsi, d'après eux, le mardi vingt, ils n'ont pas pu distribuer plus de deux cents recommandés et trente mille plis (un sixième du total quotidien) alors que ceux-ci étaient parvenus à leur centre de distribution. Si on cherchait pourquoi la lettre verte a été pensée par le sommet...

Depuis l'été 2014, les tournées ont été réformées et allongées laissant le choix aux facteurs : travailler plus chaque jour pour gagner plus ou laisser au lendemain... Pour les syndicats, ce sont des postes entiers qui pourraient travailler avec les heures supplémentaires ainsi payées aux volontaires.

Pour la direction locale, rien de dramatique quant elle rappelle la baisse des flux de courrier : il y a un facteur par tournée, un peu plus de travail selon les moments (Noël et les colis) et une grippe qui ne permet pas de prévenir les absences à l'avance...

Je vous laisse feuilleter les quelques billets dans les libellés Montpellier et Languedoc de ce blog pour constater que la situation des facteurs - et l'impression qu'ils en ont eux-mêmes - ne s'arrangent guère sur une décennie.

Qu'en sera-t-il quand les facteurs de Montpellier devront faire du porte à porte aux personnes isolées ?


Moins courant, certaines publications mensuelles se plaignent également face aux nouveaux tarifs subventionnés de janvier 2015. Et cela part du Monde diplomatique dans son éditorial du premier numéro de l'année, ironiquement titré « L'État souhaite une bonne année au "Monde diplomatique"  ».

Déjà que le journal a découvert qu'il n'aurait pas droit à l'aide du fonds stratégique pour le développement de la presse française à l'étranger... Un comble pour une revue de réflexion de haute tenue, même si on n'est pas tenu à accepter tous les points de vue qu'elle publie, au moins elle publie loin, en grande qualité et pour vingt pour cent de son tirage. Mais le ministère de la Culture et de la Communication a préféré en soutenir bien d'autres ; vous lirez des exemples dont le choix ne tient qu'à l'éditorialiste, mais qui interroge tout de même sur les critères de sélection.

Voilà que la forte hausse des tarifs postaux, du premier janvier dernier, aggrave la situation des mensuels d'information politique et générale : les quotidiens et les hebdomadaires bénéficient de toute la générosité publique, même quand ils expédient à leurs abonnés les hors-séries de produits de luxe au moment des fêtes de fin d'année. Les mensuels eux...

Ainsi, en comparaison, la hausse subie par Le Monde diplomatique (8,8%) face à celle des quotidiens et mensuels (4,9%) est similaire à celle subie par les particuliers (11 à 20%) face à celle des gros expéditeurs de publicités et de factures. En moyenne, tout se limite à +7%, mais quand on discrimine les situations...


En ces temps troublés depuis le mercredi sept janvier, où la liberté d'un hebdomadaire satirique suscite justement la générosité du public, rappelons que nombre de publications mérite notre vigilante attention également, par ce qu'elles apportent au débat public, même si elle demande plus d'efforts de lecture.

Le Monde diplomatique est de celles-ci.

dimanche 18 janvier 2015

Concurrence postale, ton univers impitoyablement complexe

Nous avons déjà vu ici, en juin 2014, que la concurrence postale est complexe à travers l'exemple du colis où La Poste se concurrence elle-même par des marques privées qui proposent des services aux particuliers sous des couleurs et des aspects qui n'évoquent en rien le groupe La Poste.

Hier matin, samedi 17 janvier 2015, à la réception du numéro de février de Stamp Magazine, je remarque que le mensuel britannique a encore changé d'opérateur postal.



« encore » car le passage de la Royal Mail au néerlandais Post NL datait de mai 2014.

Cock-a-doodle-do!

Là, il semble que c'est La Poste française qui a gagné un marché - celui des abonnés français, celui de tous les abonnés continentaux ? En haut à droite, l'empreinte signale que le port est payé sous autorisation n° 98/03 de La Poste / France.

Tout paraît simple, même sans toutes les informations : l'entreprise française a pris un marché à sa concurrente néerlandaise...

Comme une Canada Dry version quatre saveurs

... sauf que, en haut à gauche, le service est décrit comme prioritaire et qu'en cas de non-distribution, c'est « La Poste / LPUK » qui doit récupérer l'envoi.

LPUK : juste un code secret pour que l'humain comprenne de suite l'origine sans avoir à scanné le code datamatrix ?

Google permet de trouver que La Poste UK n'explique plus formellement puisque cette filiale britannique de La Poste a fusionné en 2012 avec la filiale outre-Manche de La Poste Suisse, un spécialiste indigène du courrier d'entreprise BTB Mailflight doté d'une imprimerie, et la division courrier britannique du spécialiste états-unien de la machine à affranchir Pitney Bowes.

Le tout constitue l'opérateur britannique Asendia qui paraît donc être celui qui a récupéré un des contrats d'expédition de Stamp Magazine.

Et les collectionneurs de timbres dans tout ça ?

Beaucoup d'informations sur les flux actuels de courrier et leurs acteurs ressortent de l'étude de cette feuille A4 blanche portant des informations privées. Mais qui restera sûrement sans attrait pour les collectionneurs de vignettes décorées.

Dans ce numéro de février, justement, un lecteur débat de l'absence d'un timbre britannique de Noël pour la première tranche du courrier international (Europe 20 grammes et Monde 10 grammes = 97 pence). Mais que les timbres plus coûteux des tranches supérieures pululent à plus d'une livre, voire même 2,15 livres (Monde 60 grammes).

Le lecteur signale que cette politique d'émission se fait au désarroi des expéditeurs bien sûr, mais même des employés et directeurs des bureaux de Post Office qui ont un stock de timbres à ces trois tarifs qu'ils n'arrivent pas à écouler.

Le lecteur concluant son raisonnement ainsi : la privatisée Royal Mail a-t-elle une connaissance des besoins philatéliques de l'indépendante entreprise de bureaux de poste et des expéditeurs ?


Complément du samedi seize janvier 2016 :
Un nouvel épisode des opérateurs en charge des numéros de Stamp Magazine est publié ce seize janvier par ici.

mardi 13 janvier 2015

Plus on vend, moins on timbre

À travers la première année d'un magazine trimestriel, étudions comment évalue la relation entre une publication et l'affranchissement des numéros envoyés aux abonnés.

Niepi (FB) paraît depuis début 2014 sous la direction de Frédérique Barral. Le but est initialement de proposer quatre numéros, un par saison, de recettes de cuisine n'employant pas de gluten - votre serviteur se porte bien mieux depuis qu'il se passe de ces protéines du blé, ainsi que quelques adresses de restaurants et pâtisseries suivant ce principe lors d'une escapade dans une ville de France.

Le premier numéro est reçu en juin, en rattrapage de l'abonnement annuel souscrit au printemps : une empreinte de machine à affranchir imprimée au guichet du bureau de Vézénobres dans le Gard, por une valeur de trois euros et trente centimes, une lettre verte de moins de cinq cent grammes.

Les trois premiers affranchissements de mon abonnement à Niépi. L'oblitération 39831A correspond au code secret de la plate-forme industrielle du Languedoc, sise à Mauguio près de l'aéroport de Montpellier, ouverte en 2009.

Le numéro deux arrive pour l'été portant l'ensemble du bloc des Grandes Heures de l'histoire de France, émis fin avril 2014, aux timbres accumulant la même valeur faciale.

Hélas ! Collé en travers sur la gauche de la grande enveloppe, le tout échappe à l'oblitération qui reste isolée à l'endroit habituel des timbres... Déjà un traitement au centre de tri en gros paquet pré-trié par destination ?

Avec l'automne, plus rapide que de se procurer les timbres et les humecter : le timbre par internet à imprimer soi-même. Le service Montimbrenligne permet apparemment de profiter d'une ristourne pour un client assez conséquent : trois euros treize centimes, soit la lettre verte pour entreprise d'après ces tarifs 2014 retrouvés en archives sur le site Neopost.

Le succès paraît être là puisque l'équipe décide qu'il y aura une deuxième année, envoie un sondage aux abonnés pour leur demander ce qu'ils souhaitent voir dans le magazine.

Imprimé sur du bon papier épais, avec une couverture plus épaisse encore, il faut gérer le budget pour vivre de cette aventure qui demande du temps et des ingrédients.

Inévitablement, il faut profiter des tarifs postaux en faveur des publications périodiques et leurs marques imprimées sur l'enveloppe : Publissimo éco avec le numéro quatre.

L'économie est substantielle, même s'il faut connaître le tirage et la masse totale des envois abonnés pour la mesurer précisément à partir des archives des tarifs 2014. À vue de nez, deux tiers de l'affranchissement doivent pouvoir être diminués.


Plus de succès, moins de solution timbrée... Une question à poser au directeur de φl@l@poste au prochain congrès de la φφAP ?

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Pour les curieux de nouvelles recettes sans farine de blé, Niépi est disponible en abonnement et au numéro, format papier ou format électronique, ainsi que dans quelques lieux gastronomiques ou magasins bio.

jeudi 26 septembre 2013

Deux semaines de marques, mais des timbres néo-zélandais

Le boulot occupant, deux semaines d'un tout : les trente-septième et -huitième de 2013 du lundi 9 au samedi 21 septembre.

Destineo MD7 arrivé bien vite pour qu'une association caritative propose ses arguments pour compléter mon don initial.

Une enveloppe imprimée, sans coup de tampon, ni tarif.
 Surprise de l'impôt sur le revenu : finie le sachet plastique bleu très foncé, voilà l'enveloppe de la Direction générale des finances publiques sans aucun élément pour connaître le tarif proposé par La Poste. Il va falloir plonger dans les archives des passations de marché de l'État pour savoir combien gagne (ou perd) La Poste.
Des timbres de toutes époques après 1969 pour un catalogue philatélique.
 Mowbray Collectables timbre les enveloppes contenant ses ventes sur offre mensuelles. Et, comme beaucoup de marchand de timbres, ses employés tapent dans le stock de feuilles neuves de Nouvelle-Zélande : depuis le centenaire de l'Université d'Otago en 1969 jusqu'au timbre en haut à droite sur la Bay of Plenty portant le logotype philatélique de New Zealand Post [plus identifiant que la lettre grecque phi...].
Sur poche plastique épaisse gris-béton-foncé, marque britannique.
 Comme chaque mois, Stamp Magazine arrive sous plastique avec Royal Mail qui n'hésite plus à rappeler qu'elle délivre elle-même de nombreux plis au Royaume-Uni, et pas forcément la poste privée qui l'a récupéré.

Deux périodiques d'associations ou de mutuelle avec des case, des liasses, etc. puisque les expéditeurs ou leurs sous-traitants doivent pré-ranger leurs envois pour faciliter le travail de tri postal.
Casage version Presse normale, logotype noir.

Casage version Presse urgente, logotype rouge, plus expéditif, ça urge !
 Comme Royal Mail, La Poste affirme également qu'elle distribue cette presse, son concurrent privé montpelliérain aussi :
Courrier d'entreprise montpelliéraine distribué par proCourrier, entreprise postale montpelliéraine.
Une marque qui ne change pas avec le temps. Pas encore de diversification philatélique des revenus de ce côté-là.