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dimanche 4 juin 2017

50 ans de Machin, 10 ans de lectures anglophones

Demain, lundi cinq juin 2017, les timbres au type Machin atteindront les cinquante années de service d'usage courant... alors que, grâce à leur quarantième anniversaire, j'ai atteint dix années de lectures philatéliques régulières en anglais.
Le numéro de juin 2007 de Stamp Magazine dont le besoin philatélique approfondit une anglophonomanie existante dans d'autres domaines.
Alors que je recherchais des informations sur la genèse et l'évolution du type Machin, j'avais trouvé l'entretien donné au Great Britain Collectors Club par Jeffery Matthews, le coloriste de la série du milieu des années 1970 à 2000.

Et en explorant la Toile pour connaître les titres mensuels britanniques, je tombai sur l'annonce du prochain numéro de Stamp Magazine : l'abonnement fut pris le soir-même. Quelques temps après, résidant à Paris, je découvrai le rayon presse importée de la librairie WHSmith de la rue de Rivoli où j'essayai Gibbons Stamp Monthly, deuxième abonnement.

La version britannique d'Amazon déposa l'histoire de la Collection philatélique royale par Nicholas Courtney, puis l'histoire des Post Office de Maurice par Helen Morgan.


Après chaque séjour à Londres, comment faire entrer quelques dizaines de centimètres de linéaires dans une bibliothèque jamais assez grande.... (mai 2010, licence creative commons cc by-nc-nd 3.0 fr).
De là, avec mon deuxième séjour à Londres en 2008, la plongée dans la librairie Vera Trinder, alors dans le sous-sol d'un immeuble près du Strand, au centre de Londres - aujourd'hui Prinz UK en Cornouailles, atteindra les archives numériques du London Philatelist avec un très britannique Monacophil 2011, suivi de la bibliothèque de la Royal Philatelic Society désormais lors de chaque séjour londonien.

Et, depuis peu, une société spécialisée pour approfondir l'histoire postale d'une colonie britannique, le hasard des achats à deux sous ayant placé une poignée d'enveloppes originaire de celle-ci dans mes albums.
Le numéro de juin 2017 de Stamp Magazine : avec un dossier sur les Machin réexpliqué pour de nouveaux passionnés.
Quant au type Machin, son catalogue - ou ses catalogues avec les vignettes de guichet postal et les Post & Go - s'est allongé encore, assouvisant la passion de Douglas Myall, auteur du Deegam, de nombreux auteurs, marchands comme John M. Deering et sa chronique mensuelle Machin Watch dans GSM ou Ian Billings et le blog de Norvic Philatelics ; et bien d'autres connaisseurs internautiques : le webmestre de Machin Mania et Machin Made Easy, le site de The Machin Nut, etc.

Larry Rosenblum, co-auteur de Machin Mania, propose un résumé de la permanence de l'effigie philatélique créée par Arnold Machin pour le journal états-unien Linn's Stamp News, le vingt-et-un avril dernier, anniversaire de la Reine*.

Et, demain, Royal Mail émet deux blocs, un super-carnet de prestige et cinq vignettes de distributeurs pour ces cinquante années. L'attraction est un Machin doré d'une livre sterling sur un des blocs et en bloc de quatre dans le carnet. L'ensemble des timbres et des illustrations ont été présentés par Norvic Philatelics en mai. Marchand qui bénéficie de ma commande après les aléas du service par correspondance de l'opérateur britannique, l'année dernière.

Sinon, pour ceux qui se demandent pourquoi ma fixation sur la langue anglaise : côté philatélie, une incompréhension profonde des philatélie et marcophilie classiques françaises découvertes dans la presse philatélique sûrement trop jeune - Hum... non, en fait : j'ai la même prudence face à leurs équivalents classiques britanniques. Côté hors-philatélie, découvrir des auteurs de romans, des acteurs et scénaristes de séries télévisées et de films en version originale, quel plaisir de la redécouverte, puis, sans V.F., de la découverte.
Ma prochaine bibliothèque... Bigger on the inside ou à force de visiter les boutiques Lego d'outre-Manche quand on est fan de science-fiction (licence creative commons cc by-nc-nd 3.0 fr pour la mise en page, sauf l'univers et le plan Lego Ideas 21304).

Le point de départ est donc à chercher du côté de Babylon 5, créée et écrite par J. Michael Straczynski (bien avant Sense8)... et un des deux premiers sites web consultés il y a vingt ans quand j'ai essayé internet pour la première fois sur un stand de France Télécom - l'autre était un site disparu d'un fan partageant de courts extraits audio de la série en V.O.... Ils m'ont définitivement fait plonger dans la langue anglaise.


Note du lendemain :
* : Larry Rosenblum a publié trois articles pour résumer l'histoire du type Machin, rappelle-t-il hier sur Machin Mania. Les deux derniers (2 et 3) sont en accès réservé aux abonnés à Linn's, un peu moins de trente dollars par an, mais une période d'essai gratuite est actuellement possible.

dimanche 16 octobre 2016

Comment valoriser son office de tourisme par le timbre touristique ?

À partir de l'exemple de Liverpool, j'ai, ici et , abordé les activités de l'opérateur privé Universal Mail au Royaume-Uni : les touristes achètent des carnets de timbres illustrés de cet opérateur, affranchissent avec leurs cartes postales qu'ils peuvent déposer dans les boîtes de Royal Mail qui les remet ensuite à Universal Mail. À partir de là, l'opérateur choisit la voie la plus rentable pour les faire (lentement) arriver à bon port.

Les carnets de cinq timbres sont listés sur son site, tels les quatre consacrés au Pays de Galles. Dans la nature, vous les retrouverez autant dans les boutiques des musées, les magasins de souvenirs et même les mini-épiceries des rues touristiques de Londres. 
Le cinquième du carnet UK0055 d'août 2013 coupé pour être vendu à la boutique-office du tourisme de Cardiff, dans le Millenium Centre. Il était en troisième position sur un carnet précédent, le numéro UK0021.
 Au Wales Millenium Centre à Cardiff, la capitale du Pays de Galles, la surprise est venue de la boutique-office de tourisme installée dans une de ses ailes. Le lieu, inauguré en deux étapes en novembre 2004 et janvier 2009, contient une grande salle de concert - ne ratez pas la comédie musicale à l'affiche, un amphithéâtre et un théâtre (site web du Centre).

Il est connu par la citation monumentale sur sa façade métallique (allez voir un spectacle, vraiment : it's bigger on the inside ;) et son apparition répétée dans la série indigène de science-fiction Doctor Who dès la saison de la renaissance, le quatre juin 2005. Son sous-sol proche a été le quartier-général des héros de la série dérivée Torchwood.
Si la partie centrale est souvent montrée, elle est prolongée par des parois de pierre évoquant des strates géologiques et le passé minier du sud gallois (photographie sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0 fr - attention, bâtiment récent, ne pas abuser des droits d'architecte de Percy Thomas Partership racheté en 2004 par Capita Property and Infrastructure).
Le dimanche vingt-quatre juillet 2016, avant l'église norvégienne, pendant qu'un groupe de peintres de rue préparait une démonstration de graffitis et que la fête foraine estivale s'éveillait lentement, je suis allé en quête d'un plan de Cardiff, de cartes postales et de timbres à l'office de tourisme.

La surprise vint quand l'employé sortit d'un tiroir une petite pile de timbres Universal Mail et compta le nombre demandé : il ne disposait pas de carnets, mais uniquement de la vignette consacré au Millenium Centre.
Au dos du timbre Millenium Centre, le code-barre et les adresses mail et web de contact d'Universal Mail.
Qu'est-il arrivé aux quatre autres ? Une savante - et complexe - répartition entre les offices de tourisme gallois ? Peu probable, mais quoi ? Ces timbres sont exclusivement réservés à l'envoi de cartes postales pour l'étranger.

Mystère, mystère.


Sur place.

Pour prendre conscience de l'ensemble portuaire de la baie de Cardiff que le Millenium Centre a participé à transformer en partie de la ville, visitez le musée The Cardiff Story dans le centre-ville. Gratuit et interactif, il permet de découvrir l'histoire de la ville et de ses habitants.

Accueillant les studios gallois de la BBC et les tournages de Doctor Who, vous ne raterez pas l'Experience, un spectacle-musée des décors et costumes de la série.

jeudi 30 juin 2016

Mille en neuf ans et presque demi

Millième post, article, blague, dissertation philatéliques aujourd'hui, jeudi trente juin 2016 pour ce blog en neuf ans et cinq mois. Mes meilleurs souvenirs liés à son écriture ?

Non pas tellement mes exhibitions hyper-ironiques des actions des directions successives de φl@poste et de leurs alliés fédéral et négociant... Ça m'amuse de les écrire bien sûr, surtout les imaginatifs épisodes de Marian, Gloire et Beauté (merci Posti) quand la probable déception des dirigeants de La Poste et des traditionnels artistes du timbre a provoqué d'étranges réactions des φ-journalistes φrançais (depuis quand ne respecte-t-on pas les embargos et la sainte neutralité face aux émissions de France ??? Jamais sauf quand...) pour la nouvelle Marianne de la jeunesse, avant même qu'Olivier Ciappa ne tweete sur le lien entre son timbre et la thématique mamelles.

Tout cela permet de passer de lasses et inutiles colères... Lasses quand je vois le pigeonni... je lis le témoin « boucheur de cases » trouvé par l'éditorialiste Socrate dans Timbres magazine de ce juillet-août : il ne peut s'empêcher d'acheter tout ce qu'il trouve beau, mais φl@poste devrait comprendre que son porte-feuille n'est pas extensible...

lol ? Grrrrr ? Appeler la CGT à manifester au cri : « Françoise et Gilles au pilori » ? Écrire un essai Désir eslingérien et frustrations gilliennes de la case non bouchée chez le collectionneur français post-moderne ? Avec une édition poche enrichie d'un chapitre Les 12 méthodes de la spéculation heureuse ?

Aujourd'hui, j'écris au premier degré sans aucun humour : que ce collectionneur se démerde. Moi, je continue à couper des arbres... on ne sait jamais en cas de spéculation sur le marché du pilori :)

Alors quoi comme souvenirs ?

L'oblitération du bureau de Cacao, en Guyane, en 2002 (scan envoyé par Pierre Millien).
La découverte au hasard des lectures et des recherches de lieux et de populations, tel le village guyanais de Cacao où la République française installa des réfugiés hmongs en 1977 (article du trente-un juillet 2009).

Oui, ce simple petit article sur un si petit lieu découvert en farfouillant ce que je pouvais découvrir au moment du feuillet chocolaté de 2009. Parce que le timbre, l'oblitération, l'activité postale sont liés au besoin humain de communiquer et de commercer, pas à étouffer dans des classeurs, ni à être limités à une valeur spéculative.

Sinon, ce sont toutes les personnes qui m'ont permis d'apprendre et de découvrir qui marquent cette décennie.

Des marchands-auteurs britanniques qui étudient ce qu'ils vendent. Certes, on peut se poser la question de leur objectivité à multiplier les découvertes de variations des timbres-poste et de distributeurs de Royal Mail, mais au moins Outre-Manche, ce sont des Philatélistes qui étudient, commentent, critiquent les nouveautés britanniques dans les périodiques grand public Stamp Magazine, Gibbons Stamp Monthly et sur leurs blogs (comme celui de Norvic Philatelics de Ian et John Billings).

Les rencontres de Basil Herwald avec les dirigeants des services philatéliques de pays variés lors de ses voyages pour Gibbons Stamp Monthly, loin de se contenter d'attendre le mail annonçant le programme annuel d'émissions depuis son fauteuil et qui permet de montrer que nouvelles émissions actuellement n'est pas synonymes de diarrhées philatéliques ou de papier-peint d'agences.

Quel bonheur donc que mes abonnements à ces deux mensuels britanniques depuis 2007, découverts par leur couverture sur les quarante ans de la série Machin (vous pouvez aussi rejoindre les fanatiques de l'effigie Annigoni sur le forum StampBoards). Un salut amical à Julia Lee où que ses pas professionnels l'aient porté depuis les pages News de Stamp.

À l'époque temporairement éloigné à Paris, ce blog fut inspiré du modèle d'alors le Blog philatélie de Dominique Stéphan, hélas disparu du web. Comme est en sommeil depuis quelques temps l'actif thématiste Oh les timbres. Des devenirs que ce blog aurait pu connaître entre 2011 et 2013 quand il fut très difficile de concilier et placer dans des priorités durables philatélie et écriture avec vies professionnelle et personnelle, et autres loisirs... Pourquoi des catégories Uchronie et Jeu vidéo sur un blog philatélique ?!! Parce que.
Helen Morgan, non-philatéliste, a enquêté sur les premiers timbres de Maurice (amazon.co.uk).
Les lectures ont aidé à maintenir un chemin, même quand elles ne finissent pas toutes sur le blog. Avec internet d'abord qui a permis de découvrir deux livres écrits par des Moldus sur les premiers timbres de Maurice et la Collection philatélique royale. Dans le même temps, je découvrai Londres et sa richesse philatélique à l'époque où le libraire Vera Trinder y était encore.
La bibliothèque est toujours là malgré les déménagements (IKEA c'est du solide), mais depuis mai 2010, les albums ont dû se tasser plus bas encore face à l'afflux d'ouvrages et de dvd... Oui, fan de séries télévisées en plus (licence creative commons cc by-nc-nd 3.0 fr).
De fil en aiguille, je suis passé des ouvrages de Douglas Muir du British Philatelic Museum & Archive aux publications de la Royal Philatelic Society London...

En effet, alors que je découvrai l'ambiance si feutré (plus qu'en 2009) de la halle des marchands de Monacophil 2011, j'abordai timidement le stand de la Royal Philatelic Society London car le modeste lecteur-blogueur philatélique que je pense être, osai demander à acheter le cd-rom de l'intégrale du London Philatelist (aujourd'hui sur clé USB pour trente livres sterling) pour enfin profiter de certains articles inacessibles mais hautement intéressants.

Là, un chaleureux et jovial Frank Walton me transforme en membre-lecteur-blogueur visiteur impatient de revoir la bibliothèque du 41 Devonshire Place, intenable au travail les jeudis de conférences diffusées en ligne, explorateur aventureux des milliers de volumes et le million de pages de la Crawford Library - cela va-t-il finir comme dans un double-épisode de Doctor Who ? Qui a éteint la lumière ? Brrrr... - et, dans le même élan et à ma grande surprise, spectateur intéressé des expositions philatéliques : la partie que la presse philatélique française ne commente jamais (encore merci, Robert Marion).
Franchement quelles associations peuvent se vanter de disposer de toilettes aussi philatéliques que celles de la Société philatélique royale de Londres ? Distributeur de timbres et boîtes aux lettres extrait des collections du musée de la RPSL.
Si les commentaires sur ce blog sont fermés et son auteur assez contemplatif, les contacts liés existent, ponctuellement avec Pierre Millien et Olivier Gervais (Avez-vous vu sa lumineuse collection à Paris-Philex ? Au moins son site) quand je faute grandement... Laurent Bonnefoy en sait quelque chose dernièrement.

En attendant un clin d'œil aux deux seuls anonymes qui ont tenté le mail hautement moralisateur sur l'odieux que je suis de ne pas nommer de son nom philatélique la Marianne de Nicolas ou d'oser faire autre chose que de la philatélie sur un site philatélique... Deux clics : un sur le bouton Spam, un autre sur la corbeille. C'est un blog/bloc-notes personnel d'un amateur.

Et désolé à deux ou trois autres, mais je ne m'intéresse pas à tout : je ne suis pas une agence de presse philatélique, même si je passe du temps à débusquer des informations avec Google Actualités. Être systématiste dans la publication reçue, c'est un métier, il y a des professionnels : profitez-en.

Le reste des lecteurs ? D'après les outils de mon hôte Blogger, je salue la majeure partie de mon public : les robots de Google et de Google Images :) Sans oublier ceux de l'entreprise privée qui assure le suivi de la réputation du Groupe La Poste sur les réseaux sociaux ;) que je remercie d'avoir retweeter des articles de temps à autre, provoquant des explosions inexplicables de consultations (deux cents lecteurs pour ce résumé de Midi libre !??)... Généralement quand je complimente La Poste. Aussi rare qu'un bloc Courrèges en couleurs à Paris-Philex :p
La trouvaille de l'année et l'article qui m'a fait le plus plaisir d'écrire : comment le Conseil de promotion de la philatélie du Nigeria a réussi une exposition-colloque en mars dernier, en présence de l'ancien président Obasanjo (à droite ; NTA News, trois mars 2016).
Heureusement quelques humains lisent également ce blog : une douzaine dans la journée chaque publication à coup sûr - Bonjour ! Une centaine d'un coup quand je critique le monde φl@télique, mais seulement la moitié quand je le complimente le lendemain... Oh ! Lectorat aussi difficile que je suis hypocrite :p

Depuis 2015, vous provenez d'une liste de plus en plus longue de pays différents selon où l'adresse du blog a pu être publiée (Jean-Jacques Tilleard et la philatélie de Saint-Pierre-et-Miquelon ont énormément d'amis en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, j'en témoigne) ou selon le sujet touché (quelqu'un aux îles Falklands utilise l'approprié IceWeasel comme navigateur).

Ce lectorat atteint des contrées encore plus inattendues comme le Pakistan et l'Égypte quand deux philatélistes ont apprécié sur Facebook qu'un « petit pays philatélique » soit évoqué ici, le Nigeria en mars dernier, pour un reportage télévisé montrant qu'il se passe des choses en dehors des fédérations européennes de « boucheurs de cases ».


Quoi pour les mille prochains ?

Un article par nouveau timbre de France, d'Outre-Mer et des Principautés reproduits dans Timbres magazine à partir de la nouvelle nouvelle formule de septembre prochain... Prochain article du millier dans très peu de temps donc :)) Non, mauvaise blague que j'ai déjà écrite, rappelleront les lecteurs attentifs et réguliers (jeu interdit aux robots indexateurs).

Les types d'articles en place depuis la relance de 2014, à coup sûr : nouveaux timbres du monde qui me plaisent, compte-rendus de lectures par le croisement que mon esprit du moment réalise entre elles, et quand l'enthousiasme de l'écrivain y est, un pièce de profonde ironie sur les aléas - ou les grands moments : l'offensive médiatique d'octobre-janvier - de la  φl@postie φranç@ise, objet d'étude en elle-même pour un historien.

L'espoir aussi de mieux tenir et plus souvent le blog en anglais que je ne veux pas être qu'une traduction de celui-ci.

Au-delà, qu'en sais-je ? Ce jeudi après-midi, j'écris (pire : vous lisez) des mots aussi futiles alors que la Royal Philatelic Society London et la British Library présentent en direct sur youTube l'impressionnant, sisyphien, coûteux et absolument inestimable travail réalisé pour que la Crawford Library soit accessible à tous par l'intermédiaire d'internet...

Au-delà donc, il y aura sûrement plus d'activités dans mes classeurs - c'est fou les trucs hyper-intéressants que j'y entasse depuis que j'ai dix ans (et seulement cinq ans comme abonné aux nouveautés de France) - et, j'espère, au-delà, en d'autres lieux et formes philatéliques.

Sinon, dans les prochaines semaines avant une pause estivale : la fin de l'exposition-compétition Paris-Philex, le bilan de la future ancienne nouvelle formule 2015-2016 de Timbres magazine, et ce qui m'inspirera dans tout ce qu'internet permet de diffuser et de faire connaître.

dimanche 10 janvier 2016

Repos monarchique irrévérencieux

J'ai beau aimé la monarchie windsorienne et certaines traditions britanniques au point d'avoir une boîte à biscuits au type Machin, il faut savoir se reposer de la philatélie et prendre de la distance. Deux séries télévisées pour se faire sans trop s'éloigner de la couronne.

« L'emprunter ? Mais, à qui, votre Majesté ? »
La Reine Elizabeth découvrant le poids de la couronne impériale, extrait de la bande-annonce de la série The Crown (chaîne youtube de Netflix, six janvier 2016).
En effet, les médias audio-visuels états-uniens sont pris d'une passion monarchique ces derniers temps. Au cours de l'année 2016, la chaîne de diffusion à la demande Netflix proposera une série inédite, The Crown, qui contera le règne d'Elizabeth II.

Au rythme d'une décennie par saison, la première saison, présentée cette semaine dans une longue bande-annonce, mènera les téléspectateurs des leçons apprises par l'abdication et le règne de George VI jusqu'au couronnement, avec pour pimenter l'intrigue le tonitruant couple Edward VIII et Wallis, le poids des Premiers Ministres Churchill et Eden sur la jeune Elizabeth qui impose un mariage d'amour, mais également comment le prince va devoir accepter le rôle de consort.

Avec Claire Foy dans le rôle d'Elizabeth et Matt Smith (eleventh Doctor) entourés de l'ensemble de la famille royale et des politiciens de l'époque dont le président égyptien Nasser - il faut bien évoquer la fin de la puissance impériale.

Ce sera une occasion de replonger dans la biographie sur le rôle politique de George VI et celle sur la reine de diamant par Andrew Marr, existant en livre et en documentaire télévisé.


Et si le petit-fils d'Edward VIII et Wallis avait sérieusement régné ?
Photographie officielle qui clôt l'introduction en trois épisodes de la série The Royals : si Hollywood était une monarchie avec pour capitale Londres... (site du diffuseur E!)
Pour les antimonarchistes, notamment les Français qui préfèrent la monarchie républicaine gaullienne exercée par des carriéristes de la politique, la chaîne du monde du spectacle E! a décapé la monarchie anglaise en croisant code windsorien, jet set hollywoodienne, communication politique moderne et tragédie shakespearienne dans The Royals. dont le créateur Mark Schwahn (One Tree Hill - Les Frères Scott en France
) a réussi à placer deux saisons en douze mois, la troisième est commandée.
L'amorce de la première saison est radical : tandis que les deux cadets du couple royal achèvent une nuit de frasques moralement discutables sur beaucoup de plans, notamment photographique, le roi - sincère - et la reine - véritable chef d'entreprise - apprennent la mort accidentelle de leur fils aîné qui était le successeur idéal.

Alors que le roi est prêt à appeler son peuple à se prononcer sur l'avenir de la monarchie par référendum, le cadet, chien fou et homme à femmes, va-t-il convaincre son père qu'il est capable d'entrer dans le rôle ? Le frère du roi, véritable Claudius en embuscade, en aura-t-il la patience - la partie de chasse... ? La princesse saura-t-elle apprendre de sa mère, pour le meilleur ou pour le pire de ses addictions ? La reine qui a elle-même ses secrets.

Les inspirations multiples amusent et font réfléchir sur nos mondes politico-médiatiques, même républicains pour les grenouilles hexagonales et yankee : combien de dynasties politiques au sommet en France et aux États-Unis ?

J'avais lu avant cette série qui s'en inspire librement, le roman Falling for Hamlet de Michelle Ray qui imagine la pièce de Shakespeare comme vécue par Ophelia dans un Danemark monégasque des années 1980-1990 - l'époque des ouragans - emplie de luxe, palmiers et paparazzis.


Petits romans gentiment moqueurs, dangereusement monarchistes. De vrais biscuits.
Boîte à biscuits (originellement pleine) de McVitie's à l'effigie royale par Arnold Machin, éditée pour les soixante ans de règne en 2002.
Je termine avec deux romans qui, plongeant le personnage de la Reine Elizabeth II dans des intrigues inattendues, paraissent se moquer d'elle, mais finissent par la rendre irremplaçable.

En 1992, Sue Townsend imagine l'avénement de la république dans The Queen & I ; la Reine et la famille royale sont dispersés dans des logements sociaux et se débrouiller... autant que le gouvernement qui découvre les aléas de la république.

Alan Bennett en fait une grande lectrice, au désespoir de ses ministres, dans The Uncommon Reader, publié en 2007.

Dommage qu'il n'y a plus de biscuits pour accompagner mon thé...


Post scriptum du samedi seize janvier 2015 :
Concernant The Royals, l'épisode neuf de la première saison montre en gros plan des billets de vingt livres à l'effigie du Roi Simon, inspirés des actuels.
Bleu et violet, les couleurs actuelles des billets de vingt livres, même si le portrait est imposé et peu artistique (capture d'écran, The Royals).
Dans l'épisode suivant, la Reine ouvre son courrier et un timbre rouge apparaît de loin, mais il faut espérer un futur gros plan, une séance de pose du frère du Roi Simon ou un bonus dvd/bluray chez les accessoiristes.

dimanche 30 décembre 2012

50 ans de Doctor Who : émission-cargo

 Royal Mail semble décidé à faire un événement commercial de l'émission de timbres pour le cinquantenaire de la série télévisée de science-fiction Doctor Who.

Sur son site, l'émission est déjà présentée avec une invitation à s'inscrire en cliquant sur une image ressemblant à une feuille des onze représentations des acteurs ayant incarné l'immortel extra-terrestre capable de se régénérer à chaque accident mortel.

Sont promises des informations et un concours...

Tout en bas, habitude britannique, l'émission de timbres (de 4 à 8 en général... 11 ici) est accompagnée d'un mini-feuillet de quatre avec les ennemis les plus photogéniques de la série : les destructeurs (et déjà timbrifiés pour le changement de millénaire) Daleks en haut à gauche, les Oods aux yeux rouges quand ce peuple télépathique et pacifique est contrôlé par une Force maléfique en haut à droite, la violente évolution de l'humanité avec les Cybermen en bas à droite, et les Anges en bas à gauche (Don't blink!).

La cash machine 2013 paraît prête à être lancée. Sera-t-elle aussi efficace que le jubilé de diamant, les Jeux olympiques, les médaillés d'or ?

mercredi 26 décembre 2012

Doctor Who timbré au printemps 2013

Le lendemain de Noël, BBC News et Royal Mail présente les visuels de l'émission de timbres pour le cinquantenaire de la série de science-fiction Doctor Who, un des monuments multidécennaux de la télévision britannique. Vivement le 26 mars 2013.

David Tennant, pendant trois saisons et de nombreux téléfilms,
la dixième incarnation du Doctor : flamboyamment tourmenté.

Les Time Lords sont espèce humanoïde (doté de deux cœurs)  qui a maîtrisé l'espace et le temps à l'aide de leurs Tardis, vaisseaux spatio-temporels. Parmi eux, le Doctor choisit de sauver les mondes, notamment la Terre et son humanité.

Lors de la recréation de la série en 2005 par Russell T. Davies, le héros se croit le seul survivant de la guerre entre son peuple et les Daleks, une espèce vivante qui a choisi un dangereux chemin cybernétique. Au cours de trois acteurs et sept années, il va passer du désespoir solitaire du sauveur à l'amoureux platoniquement destructeur jusqu'au doux rêveur espérant encore s'enthousiasmer de l'univers.

La série est une des étoiles audio-visuelles britanniques : diffusion sur la principale chaîne de la BBC (donc du pays), diffusion d'un téléfilm inédit le jour de Noël (quant en France, ça rediffuse...), musique orchestrale et même emploi de chanteurs d'opéra, objet de Proms (la centaine de concerts orchestraux chaque été de la BBC : prix accessibles, diffusion radio et télé, etc.),... et même, The Stamp Centre, une boutique philatélique au numéro 79 du Strand, au centre de Londres, qui laisse une grande place aux DVD et figurines de la série.



Quant à David Tennant... il faut le voir en action pour le croire. Le profond tourment d'un Hamlet, une joie de vivre, l'incarnation même de l'humanisme et de ses limites... Mais bon, comme toujours pour les bonnes choses venant de l'étranger : ça ne marche pas (assez fort) en France.

À lire aussi par ici : le final de la quatrième saison en 2008.

samedi 14 juin 2008

Elle est de retour

Parce qu'il n'y a pas que la philatélie dans la vie et pas que la poste pour utiliser des moyens inventifs1 , 2 de vous faire consommer3, parlons du grand final de la quatrième saison de Doctor Who4 qui annonce une période de fin juin-début juillet assez mouvementée pour les téléspectateurs britanniques.


Dernière entrevue entre le Docteur et Rose.

Pour résumer, Russell T. Davies, grand auteur de télévision, a réussi à faire de chaque épisode de chaque saison un petit événement annonçant progressivement le grand boom final :
* l'amour non-dit du Docteur et de sa Companion Rose pendant les deux premières saisons, l'initiation à l'univers de la série pour les nouveaux venus5 et la rupture suite à l'attaque des Daleks ;
* l'amour à sens unique et plus affirmé de Martha, devenue une alliée face au Master dans la troisième saison ;
* le caractère bien trempé de Donna cette année.

Mais, certains fans regrettent le bon vieux temps6 et, donc, le personnage de Rose Tyler et ce grand amour...

Cherchez Rose dans la quatrième saison : la BBC a bien voulu annoncer un grand final avec le retour de Rose. Comment le faire savoir en gagnant de l'argent le grand soir? L'actrice en couverture des magazines de science-fiction et de séries télévisées7. Alors que les épisodes sont classés secret-défense, certainement ultra-protégés dans le coffre du directeur de la BBC et escortés vers le studio général par une armée de vigiles, laissez traîner quelques images bien choisies du tournage - floutées évidemment pour faire croire que ce sont des fans-paparazzi qui ont découvert le pot aux roses.

Enfin, tel Beaujard jouant le rôle de David de l'omni-président8, placer la Rose dans les coins de quelques épisodes pour attiser l'amateur : Donna croisant Rose dans la rue dans le premier épisode, Rose criant « Doctor » dans le plus grand silence d'un écran que le Docteur ne regarde pas pile à ce moment-là dans deux épisodes.


Rose dans l'émission du 14 juin 2008.

Surtout, ce que les philatélistes et les chaînes de télévision britanniques ont compris, et que l'Académie de philatélie a certainement compris9, laissez les fans ou les collectionneurs dire ce qu'ils veulent et pensent de votre œuvre. La meilleure publicité restera celle que vos clients font gratuitement pour vous.

Pour ceux qui ont besoin de réviser : une fan vid résumant trois saisons et demi de Doctor Who , sur France 4 ou en DVD :



Notes :
1 : voir la poste autrichienne,
2 : et la Royal Mail.
3 : on ne vous le dira jamais assez sur tous les blogs et sites philatéliques personnels : la Marianne de Nicolas en argent sera mise en vente générale en janvier 2009. Sauf à imaginer deux types à ce timbre oxydable, inutile de vous précipiter au Salon du timbre au Parc floral de Paris juste pour ce gadget. Il y a déjà plus d'une cinquantaine de timbres différents émis au Salon pour vous occuper.
4 : vous pouvez réviser votre anglais et les saisons des neuvième et dizième Docteur sur la Wikipédia en anglais.
5 : toujours penser à recruter de nouveaux membres...
6 : même si le Britannique Richard West, dans Stamp Magazine de juillet 2008 page 37, rappelle qu'en 1908, la presse philatélique se plaint du trop grand nombre d'émissions, de l'intérêt d'être membre d'une association si aucun membre ne participe bénévolement aux actions, de l'intérêt d'une fédération nationale des associations philatéliques et du montant idéal des cotisations. Aux inévitables prochains états généraux (les petits fours gratuits ont toujours du succès) : lecture de magazines anciens :)
7 : ou inviter des stars connus des anciens et des jeunes pour leur donner une sculpture en verre en espérant qu'on parle de votre salon dans le monde des moldus.
8 : 2007-2008, excellente année pour cet artiste que je trouvais trop méconnu auparavant et avec qui j'avais discuté au Salon d'automne 2006... Dommage que je ne sois absolument pas d'accord avec la philosophie qui anime le commanditaire de ses œuvres estivales.
9 : mais ils ne sont que 81 actuellement, trop peu ? Ou trop méconnus ? Allez voir leurs œuvres au Salon du timbre au parc floral de Paris avant dimanche 22 juin.

jeudi 6 mars 2008

I am the Doctor

Découverte rafraîchissante : il n'y a pas que la philatélie dans la vie d'un marchand de timbres, surtout à Londres. Avant de vous parler prochainement de ma visite chez Stanley Gibbons, l'éditeur de référence britannique, allons pile en face de leur magasin sur le Strand, avenue commerçante et active à proximité de Trafalgar Square.

Voilà The Stamp Centre, dont la vitrine est consacré aux tim... pardon, à Doctor Who, la classique série de science-fiction de la BBC des années 1960 à 1980 qui connaît une résurrection depuis 2005 sous la plume de Russell T. Davies. Une des deux personnes présentes est assez fière de parvenir à faire tenir ce magasin sur deux passions très différentes.

Pour le Docteur, vous avez le choix des figurines, cartes, objets de collection et quelques saisons en DVD, ainsi que les cartes postales de la Royal Mail reproduisant le timbre de 1999 sur la culture britannique. Il présente un Dalek, un des multiples ennemis du Docteur sans nom, photographié par Lord Snowdon.

Pour la philatélie, en boutique, c'est principalement les timbres britanniques, les enveloppes premier jour les plus récentes. Le site évoque des ventes aux enchères.