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mercredi 27 avril 2016

À la conquête de l'Ouest

Deux événements philatéliques motivent ce titre, qui contribuent à diffuser de la connaissance tous azimuts.

Vers Rennes et (bien) au-delà

Rapportées dans L'Écho de la timbrologie d'avril 2016, sûrement à partir d'une communication de l'association Philapostel Bretagne, les deuxièmes Rencontres philatéliques rennaises du vingt-trois janvier dernier ont permis au public de découvrir plusieurs collections primées présentées et expliquées par leur créateur.

Et, notamment, celles de deux membres du Club philatélique franco-britannique déjà évoquées sur ce blog : l'histoire postale aérienne de Terre-Neuve par Jean-Claude Vasseur et l'histoire politique et sociale de la colonisation de Maurice de 1680 à 1870 par son histoire postale par Robert Marion. La première, championne d'aérophilatélie à Londres 2015, est consultable sur le site de la Royal Philatelic Society London et désormais fait l'objet d'un livre disponible via le Club franco-britannique (ici tout en bas). La seconde va concourir à New York en mai.

Le résumé de la journée liste les autres collections commentées tournées vers l'Angleterre ou l'Atlantique Nord d'une part, vers des spécialités françaises d'autre part.

Grâce à Robert Marion à Toulouse et aux retransmissions des 5pm de la RPSL, je pratique ce dispositif d'expositions-conférences depuis un an et demi maintenant avec grand plaisir ; davantage que les couloirs bien vides des travées de collections lors des salons philatéliques.

Je verrai à Paris Philex comment les graines semées par Claude Désarménien (Compagnie des Guides, tablette) dynamisent l'espace qui est censé être le cœur d'un salon, et non l'apparence d'un parasite que Phil@poste doit subventionner.

Vers les Grandes Plaines, les Rocheuses et au-delà

Dans le numéro d'avril de sa revue The London Philatelist, la Société philatélique royale de Londres a publié la liste des récipiendaires de ses récompenses.

La philatélie française est présente : Peter Kelly reçoit la médaille Tilleard pour la meilleure collection présentée au 41 Devonshire Place sur l'émission au type Sage, le jeudi quinze janvier 2015.

Néanmoins, c'est la médaille Crawford qui a attiré particulièrement mon attention : Steven Walske et Richard Frajola la reçoivent pour leur livre Mails of the Westward Expansion 1803 to 1861.

Walske comme celui d'un article du London Philatelist de janvier-février 2015 sur les courriers ayant forcé les blocus maritimes organisés par les forces britanniques et celles des jeunes États-Unis lors de la guerre d'Indépendance - traduction en français disponible par ici.

Un tour par Google et... peu de résultats philatéliques. L'expression Westward Expansion, comme devinée, est celle des États-Unis vers le Grand Ouest, le Far West. Sauf celui de l'association philatélique de publication : la Western Cover Society où le livre est disponible en intégralité sur le site ou en pdf...

... o.o"???

Trois cents pages d'histoire postale gratuitement mises à disposition ? Ça, c'est de la philanthropie et de la publicité pour attirer l'attention sur ce domaine de recherche et de collection.

Et en continuant à chercher, Richard Frajola dispose de son propre site web où... il propose également tout aussi gracieusement une histoire postale du Pony Express de 2005, rédigée avec Walske et George Kramer. L'idée qui semble animer ces historiens postaux est qu'un livre épuisé doit pouvoir encore se trouver pour tous.

Toujours chez Frajola, se trouve une base de données, Phila Mercury, de plusieurs milliers d'enveloppes des États-Unis...


L'Ouest du contact humain et un internet efficacement employé... L'avenir de la Philatélie.


Hasard du vendredi vingt-neuf avril 2016 :
Sur le thème du Grand Ouest, Jean Lebrun reçoit Jean-Richard Dufour, un ingénieur du son de Radio France, dans l'émission d'aujourd'hui de La Marche de l'histoire. Son collègue est un passionné des États-Unis et, notamment du Wyoming. Entre vastes espaces, réserves indiennes et rodéo, le premier territoire au monde à avoir, de manière définitive, accorder le droit de vote aux femmes en 1869 lorsqu'il fut établi comme territoire.

vendredi 1 janvier 2016

Une formidable année 2015, tremplin pour une bonne année 2016

Virage à cent quatre-vingts degrés pour retrouver l'espoir philatélique en 2016 à partir des réalisations de 2015.
Toutes voiles timbrées et postales dehors ! Vers 2016 et au-delà (prospectus annonçant le Stampex d'automne 2015, The Philatelic Traders Society).
En France, Philaposte avance enfin lentement vers les attentes des collectionneurs, ayant joué le rôle de négociateurs entre leurs collègues-concurrents de L'Enseigne (les bureaux vendant à la meilleure marge financière selon la meilleure productivité horaire) et de L'Industrie (la collecte, le tri et la distribution d'un courrier s'amoindrissant).

Le Carré d'encre et les manifestations premier jour parisiennes organisées par Philaposte proposent désormais d'emballer votre pli oblitéré dans une pochette (pdf) qui subira le tri et la suroblitération... Plus de barres saumon sur les premiers jours, mais ils seront propres - comme des milliers d'enveloppes au Royaume-Uni depuis longtemps...

Les retours arriveront vite sur les nouveaux bureaux philatéliques : ces bureaux normaux choisis auront-ils toutes les émissions et en quantités suffisantes ? S'ils n'ont pas connu les anciens points philatéliques, les personnels seront-ils formés et volontaires à jouer le jeu du client-collectionneur à lui sortir les feuilles, lui montrer beaucoup, découper comme il veut, etc. ?

Bref, la direction des bureaux lâchera-t-elle un peu ses employés pour qu'ils passent du temps avec une clientèle très profitable ? Cela dépendra, je pense, de l'accord de partage des bénéfices philatéliques qui a dû être conclu entre les deux grandes directions sus-nommés.

Dernier mois de la mauvaise habitude de coller deux lettres vingt grammes pour affranchir à cinquante grammes et perdre de l'argent (lettre-colis scotchée et gondolante = oblitération floue).
Les nouveaux tarifs proportionnels vont changer un peu le quotidien des collectionneurs spécialisés dans les timbres d'usage courant, Mariannes et carnets autocollants Banques d'images. Les premières se limiteront à cinq valeurs d'usage de couleur indiquant le tarif (gris, vert, rouge, bleu, violet) ; les seconds porteront désormais la seule mention de la lettre concerné, sans masse en gramme.

Dans les logiques données hier en fin de mon opinion, cela permettra à certains de volontairement choisir de borner leur étude au trente-et-un décembre 2015 plus les usages tardifs des Lettre prioritaire cinquante grammes ; ou, pour d'autres, en suivant les premiers articles introductifs de Richard Rucklin dans Timbres magazine depuis septembre dernier, se lancer dans l'étude des timbres d'usage courant à partir du premier janvier 2016.

Enfin, ceux qui correspondent encore pour que le timbre-poste circule encore - oui, c'est l'heure du lien Postcrossing ;), c'est de nouveau l'occasion de marier thèmes et couleurs des anciens timbres à valeur faciale chiffrée pour atteindre les nouveaux tarifs : 68, 70, 80, 1 euro et 1,25 euro respectivement.

Il reste à trouver comment Timbres magazine pourrait faire comme Gibbons Stamp Monthly : produire une chronique mensuelle de l'actualité de l'impression, des émissions, des trouvailles aléatoires des timbres d'usage courant français (Marianne, carnets autocollants, Lisa) sur le modèle du Machin Watch de John M. Deering : les amateurs complétistes de nouveautés comprendraient peut-être comment se découvrent les types, sous-types et variations, et surtout, comment se crée une définition personnelle de ce que l'on suit et collectionne ! 

Augmentation des tarifs postaux donc...

Comme j'ai dit article optimiste : merci de cette augmentation ! À un euro la carte postale vers l'Union européenne et la Suisse, je vais pouvoir évacuer mon involontaire stock de cinquante centimes Portraits de régions gagnés avec les livrets timbrés du tirage au sort du sondage des plus beaux timbres de l'année 2008. Merci La Poste !

To understand the new proportional rates of France: this SebPhilately article in English.

Deux publications inattendues en 2015 montrant que l'édition philatélique fonctionne si le collectionneur lit et devient philatéliste (Timbropresse à gauche, Royal Philatelic Society London à droite).
Lâchons La Poste pour les philatélistes : il faut lire pour valoriser intellectuellement les timbres anciens (et aussi écrire, au moins la légende de ses pages d'albums et de collection - et pas sur les enveloppes ou au dos des timbres !).

Certes, le domaine ne crée qu'une marge faible pour les éditeurs, car même avec les bonnes idées et les bons auteurs, si les lecteurs ne suivent pas... Néanmoins, certains ne lâchent pas le morceau.

Je suis donc heureux de voir Timbres magazine repartir dans une politique de hors-séries tendance histoire et géopolitique. La critique soulignera la pertinence de partir de l'actualité immédiate et d'en rappeler la partie ancienne des causes par la philatélie et l'histoire postale, même si le plan digne des atlas classiques interroge sur le choix du sujet français et la place rikiki des espaces polaires et du développement durable.

Sur ce thème géopolitique, anciens pays et colonies, je ne peux qu'encourager tout collectionneur à se procurer l'indispensable Dictionnaire des émissions philatéliques de Jacques Delafosse (Timbropresse, 2004), à la fois liste, annuaire et chronologie de tous les pays philatéliques.

La sortie de ce hors-série compense largement l'échec de la souscription du documentaire DVD qui aurait évoqué l'histoire de Télé-Philatélie et d'un projet du Musée de La Poste d'éditer l'émission en DVD. Est-ce parce que Gauthier Toulemonde a proposé le hors-série directement à la vente, sans souscription préalable ? Est-ce le soutien de l'Association de développement de la philatélie (ADPhile) qui a permis la conclusion ?


Les associations ne sont pas en reste et jouent le jeu pour leur promotion certes, mais aussi parce que l'imprimé entre dépôt légal et bibliothèques privées ou publiques, permet de diffuser plus largement et durablement la connaissance philatélique pour ceux qui n'ont pas accès aux week-ends d'exposition (non, je ne suis pas retraité, ni mon propre patron, j'ai donc raté Monacophil 2015 à cause d'un aléa professionnel non déplaçable).

En 2015, l'Association philatélique montpelliéraine a donc investi dans un numéro spécial pour son quatre-vingt-dixième anniversaire (pour le commander) et la Royal Philatelic Society London a réédité l'histoire de la perforation des timbres britanniques (avec la livraison en colis premier jour... ronronnement félin sur chauffage).

...

Oui, trois extrêmes en termes de prix, épaisseur, contenu, mais trois faces de la Philatélie : grand public exigeant, recherche et trouvaille de collectionneurs spécialisés, synthèse philatélique de référence. Toutes trois permettant d'apprendre et de comprendre selon ses besoins, ses connaissances et sa curiosité. Pour la connaissance de l'histoire philatélique et postale éthiopienne, les collections du Biterrois Serge Magallon suffisent largement à piquer ma curiosité historienne... Celui qui veut en savoir plus trouvera bien un club spécialisé vers ce pays et ses ouvrages approfondis.

En 2016, j'attendrai donc encore avec impatience chaque numéro de trois mensuels et une revue philatéliques, ainsi que les expositions de collections organisées à Montpellier.

Un Français champion d'Europe d'aérophilatélie et nouveau Fellow de la Royale (photographie sous licence Creative Commons by-nc-nd ; logotypes protégés)
Pour changer d'échelle, quelques personnes qui ont animé ma Philatélie en 2015 et qui peuvent servir de modèle.

Commençons par une fleur à Philaposte - profitez-en, on n'est jamais sûr s'il y aura une autre occurence : Joël Amalfitano pour avoir jouer un rôle de promotion des nombreuses facettes de la collection et de la philatélie - et pas seulement la vente des nouveautés de son entreprise, dans deux émissions de chaînes de radio nationales en octobre dernier. Existe-t-il une liste des participations radiophoniques locales sur le site de la Fédération française ? - question sincère : je publie le lien ici.

Évidemment, toute la tribu philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon qui parvient à faire parler régulièrement de timbres et d'histoire postale sur la radio et télévision publique de l'archipel : le regretté conseiller artistique Marc Taraskoff, le maître de poste Jean Ketterlin, l'ensemble des artistes et créateurs de timbres de l'archipel, l'équipage de L'Hermione recréée, et bien d'autres.

Quelques auteurs d'articles à suivre continuellement : Guy Dutau (hélas, ne pourra pas conférencer à Londres en mars) et Laurent Veglio. Dans l'idée que la philatélie est l'étude de l'ensemble des actions d'écrire à quelqu'un - oui, j'ai une définition très étendue, allez lire la collection d'histoire sociale-postale de Robert Marion sur Maurice qui était visible à Londres en mai 2015, et suivez le projet de recherche Signed, Sealed & Undelivered autour des lettres non délivrées de Simon de Brienne.

Enfin, Jean-Claude Vasseur, simple philatéliste, a exposé à l'exposition Europhilex, y a remporté le premier prix de la classe aérophilatélie avec sa complète et didactique collection sur les timbres et les courriers aériens des vols des premières décennies à Terre-Neuve (pdf) et qui a reçu dernièrement l'honneur d'être élu Fellow de la Royal Philatelic Society London. Vivement le livre.


Pour terminer, où dialoguer, demander, s'interroger, débattre et apprendre ? Adhérez à une association - Bou ! Hypocrite ! - et participez à des forums :
- fr.rec.philatelie qui fonctionne comme une sorte de mail collectif, que votre logiciel de messagerie ou un site les archivant reconstitue en forum chronologique ;
- plusieurs forums francophones existent, avec quelques spécialisations selon le site qui accueille la structure : Phil-ouest.com en liste plusieurs ;
- côté anglophone : StampBoards, australien certes mais très très ouverts sur le monde entier et toutes les spécialités - j'y reviendrai dans un prochain article, et The Stamp Collecting Forum tendance États-Unis.


En m'espérant un séjour philatélique à Londres et beaucoup de pages lues et écrites - jamais assez des premières comme des secondes ; souhaitant que chaque collectionneur et philatéliste trouve cette année son bonheur dans une pratique éclairée de notre passion commune, à dans un an pour le bilan 2016.

mardi 29 septembre 2015

Morue monétaire en Terre-Neuve, un délice pour le curieux

C'est un tout petit timbre, du genre que l'on retrouve facilement dans les grands bacs de vieux timbres communs ou dans une pochette de timbres de Terre-Neuve - en l'occurence en avril dernier chez Ciry Philatélie, à Toulouse.

Mais avec un peu de curiosité et la richesse du web, ça éclaire l'inspiration du blogueur.
Vaguement oblitéré, d'où une cote minimale chez Stanley Gibbons.
Première valeur d'une série de douze émise en janvier 1932, réémise en août de la même année pour une partie dans une nouvelle couleur, ce one cent gris succède à son jumeau vert.

Il y a plus esthétique sur un timbre qu'une accumulation de morues de l'Atlantique (Gadus Morhua ou Atlantic Cod), mais il suffit de taper son titre entier sur un moteur de recherche pour découvrir toute la richesse de l'histoire de la plus ancienne colonie britannique en Amérique du Nord.

« Codfish. "Newfoundland Currency" », la morue, la monnaie de Terre-Neuve...

Dans une discussion, entamée en avril à Toulouse, sur quelles sont les monnaies utilisées dans l'autonome Terre-Neuve entre les pièces d'argent espagnoles, puis les dollars canadiens et états-uniens et les livres sterling, avec le soupçon que le maître des postes jonglait avec toutes selon la destination des courriers, voilà qu'il faut ajouter les échanges commerciaux avec la morue séchée comme unique base monétaire de 1610 au début du dix-huitième siècle.

Le collectionneur trouvera même des chèques libellés en morue séchée... rappelant les patates de Tristan Da Cunha, monnaie employée pendant la pénurie de la Seconde Guerre mondiale dont une émission de timbres a gardé trace (célébrée en timbres sur timbres en avril 2015).

Google continuant à débiter du résultat, je découvre un article philatélique sur ce timbre sur Hakai Magazine, site dédiée aux sociétés et sciences des côtes maritimes. Posté le huit septembre dernier, son auteur Jessa Gamble y rappelle qu'il est un des timbres inspirés des photographies de Robert Holloway, le directeur de l'école de Saint John's.

L'universitaire terre-neuvien Jef Webb signale que ce moyen de paiement liait une famille de pêcheurs de l'île à un marchand exportant le poisson séché vers les pays méditerranéens et ramenant des aliments absolument nécessaires... Les familles étaient donc toujours liées par une dette et dépendaient du retour du marchand qui évaluait lui-même la qualité du poisson proposé.

L'article se conclut par l'interdiction de la morue séchée comme monnaie en 1944 après que les salaires en monnaie soient devenus populaires avec l'embauche d'ouvriers pour équiper militairement la colonie en routes et voies ferrées pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Hakai Magazine, lancé en janvier 2015 à Victoria en Colombie britannique, se place dans la philosophie du développement durable pour faire connaître la science, les sociétés et l'environnement des littoraux, depuis le passé jusqu'à l'avenir.

Il comprend donc une chronique philatélique - Stamped - qui comprend actuellement cinq articles, aux thèmes déjà variés : l'inventeur polonais d'un sous-marin à pédalier, un pirate naturaliste, une des petites îles britanniques qui tenait à avoir son bureau et ses timbres, et une des légendes féroïennes dont l'illustration par les artistes de l'archipel est un toujours délice (cherchez Edward Fuglø ou Anker Eli Petersen, même sans taille-douce, ça touche).

Pour illustrer une classe ouverte maritime, le collectionneur audacieux, grâce au magazine, pourra même proposer aux juges philatéliques des sandwiches aux trois aliments de la mer.

dimanche 14 juin 2015

Premiers bilans de London 2015 dans 'Stamp Magazine'

Pour la première tentative d'exposition européenne britannique entre deux expositions internationales décennales, l'édition datée juillet 2015 de Stamp Magazine publie plusieurs points de vue de visiteurs professionnels et de lecteurs... en attendant la réalité des nombres d'entrées et de chiffres d'affaires ?

La victoire londonienne de 2015 doublée d'une thématique fort opportuniste... Perfide, dirons les Français.
Le rédacteur en chef Guy Thomas souligne la foule du premier matin payant, le mercredi treize mai dernier, et avoue s'être volontairement perdu dans les rangées de marchands et d'animations proposées au lieu d'assister à l'inauguration officielle de l'exposition.

Exposition qui est au cœur des deux pages d'actualité avec photographies du vainqueur du Grand Prix, James Peter Gough (collection sur l'Union postale universelle et son impact sur les services postaux à l'échelle globale) et de la rosette grand-or pour le vainqueur du Grand Prix national, Alan Holyoake (Secured Delivery in Great Britain 1450-1852). Complétée par le palmarès des médailles grand or de la collection bolivienne de Arthur Woo à la thématique à plumes de Damian Läge, exposée après sa victoire à l'exposition-sœur thématique de Essen.

Un lecteur se plaint tout de même des deux rangées d'aérophilatélie mal éclairées et, je complète, dans lesquelles se trouvait la collection vainqueur de cette série : les pionniers de la traversée atlantique à partir de Terre-Neuve par Jean-Claude Vasseur1.


Les animations de prestige sont louées par Guy Thomas, autant que par son chroniqueur Richard West : les rarissimes moments de l'histoire postale par le Club de Monte Carlo, la plaque d'impression des Post Office de Maurice par la maison aux enchères David Feldman et les démonstrations de la presse du faussaire Jean de Sperati par la Royal Philatelic Society London, et avec le feuillet Winston Churchill en taille-douce, Jersey Post a permis aux visiteurs de rencontrer le graveur Martin Mörck.

Plus discrètement, derrière son stand de vente, la Royal Mail proposait également des petites conférences par ses créateurs de timbres telle Kate Stephens, dont plusieurs émissions sont consultables sur le blog du British Postal Museum & Archive.

Richard West, un des officiers de la Philatélie britannique, rappelle grâce à qui cette exposition intermédiaire a eu lieu malgré les doutes initiaux du principal financeur, la Royal Mail, et du monde associatif britannique : Bill Hedley.


Les nouveautés présentées dans ce numéro sont celles découvertes au Salon : la nouvelle série héraldique des timbres de distributeur Post & Go et la nouvelle étiquette pour machine de bureau de poste sur laquelle je reviendrai prochainement, mais également la faute d'orthographe qui a duré plus d'un jour sur les Post & Go de Gibraltar et son Wordwide up to 20g : un mot par courrier... digne retour aux premières cartes postales de quelques mots.

Au sujet des nouveautés, c'est le marchand internautique Ian Billings de Norvic Philatelics qui porte la controverse sur le bloc-feuillet du cent soixante-quinzième anniversaire du Penny Black dont sept mille cinq cents furent préparés avec surcharge Europhilex 2015 et vendus uniquement au salon et, en petites quantités, aux marchands.

Dans une lettre entière, Ian Billings décrit le processus de décision et de vente, les conséquences sur les collectionneurs arrivés trop tard chaque jour après la vente du quota quotidien, ceux qui ne purent se déplacer, les premiers jouristes déçus,...

Que des choses connues sur le continent, à Monacophil en 2009 ou lors de l'épisode dit de la Marianne du désir à Paris en 2010...

Hélas, pour monsieur Billings et autres collectionneurs de nouvelletés, l'expérience φrançaise montre que l'opérateur φl@télique ne comprend pas les raisonnements non financiers : voir dans le courrier l'annonce du second épisode des Trésors de la φl@télie et les soldes collector du c@t@logue d'été...


Bref, un grand moment où chacun a pu trouver ce qu'il cherchait, même des collections à étudier.


Note du mardi trois novembre 2015 :
1 : peu avant London 2015, Jean-Claude Vasseur a exposé sa collection de courrier aérien de Terre-Neuve au siège de la Royal Philatelic Society, feuilletable par ici.

samedi 25 avril 2015

J'ai enfin compris ce qu'est une exposition philatélique

Grâce à une inattendue invitation liée à la seule association à laquelle j'adhère - sans timbre fédéral, j'ai enfin compris une partie du processus menant un philatéliste à monter une collection pour l'exposer lors d'une compétition.

Le week-end dernier, des samedi dix-huit et dimanche dix-neuf avril 2015, dans la verte et calme banlieue toulousaine, nous étions sept dont le point commun était une certaine passion pour la philatélie britannique (mais pas que) et l'envie de présenter le travail qui sera présenté à l'exposition London 2015 Europhilex, un mois après.

C'est ainsi qu'en vingt-quatre heures, nous avons voyagé, avec ou sans timbres-poste, des aérodromes de Terre-Neuve au port de Marseille via Haïti, de la colonisation batailleuse de Maurice à la tranquillité des courriers de la Réunion, avant d'examiner les échanges des premiers courriers timbrés entre la Russie et l'Europe. N'étant pas assez collectionneur, j'apportais le récit d'un duel de conception artistique autour de la genèse de deux séries d'usage courant britannique et une présentation de ce blog - et put rencontrer un de ses lecteurs.

Et lorsque l'auteur expose oralement sa collection, les connaissances nécessaires du thème, le pourquoi de la présence de telle ou telle pièce - presqu'uniquement des lettres ou des enveloppes préférées aux timbres isolés, c'est immensément plus intéressant que zigzaguait seul au milieu de centaines de panneaux pendant un salon.

Certes, cela permet de piocher selon ses goûts et ses trouvailles, mais le modèle de seize feuilles par panneau est à réfléchir pour attirer le spectateur... Sauf à considérer que les meilleurs pièces et développements sont stratégiquement placés sur la rangée centrale, commentaire entendu régulièrement la semaine dernière. Le souci d'être compétitif ressortait de ces exposés.

Évidemment, entourés de médaillés d'or et de grand or, rompus à l'exercice et à la recherche de pièces rares, doubler la lecture de la collection par l'écoute du philatéliste ne pouvait qu'être révélateur et captivant.

Tout comme les conversations : une en particulier sur la dernière des provinces canadiennes, Terre-Neuve, me relancera, cet été, dans les lectures sur des petites parties du monde qui ont toujours des particularités sociales, monétaires et géopolitiques incitant à les redécouvrir.

Non, je ne vais pas commencer à exposer... Peut-être à adhérer à une association avec timbre fédéral (brrrr)... vraiment pour sa spécialité. L'écriture me convient mieux tant que je n'aurai pas envie de posséder les illustrations de mon propos.

Prochaines étapes exposition : l'Association philatélique montpelliéraine les deux et trois mai, puis à Londres, la Société philatélique royale le jeudi quatorze et le Business Design Center le lendemain.

Merci à tous pour l'invitation et m'avoir permis d'admirer vos œuvres.

Note du mardi vingt-neuf septembre 2015 :
- pour Terre-Neuve, une première suite avec la morue monétaire en attendant de plonger dans les pièces d'argent circulant ensuite.

lundi 25 avril 2011

Mariage princier, c'est de saison

Sur un blog britannique spécialisé dans le règne de George V, une page richement illustrée est consacrée au mariage de la princesse Elizabeth avec Philip Moutbatten, le 20 novembre 1947 : flamme d'oblitération britannique et timbre canadien à l'effigie de la future reine.

Le British Postal Museum and Archives (BPMA) permet encore de revoir l'exposition sur les effigies de la reine Elizabeth, dont le premier timbre date de 1932, à six ans, à l'initiative du dominion de Terre-Neuve.

dimanche 11 mai 2008

Princesse d'York

Retrouvée aux Quatre Jours de Marigny, cette carte postale de 1934 (source), un portrait de la princesse d'York :


(auteur : Marcus Adams, voir la Royal Collection ; éditeur : Tuck's Postcard, carte n°3960)

Elizabeth est la fille du duc d'York, le second fils du roi George V, devenu roi à cause de son frère, Edward VIII. Voici donc la jeune future Elizabeth II posant, avant l'abdication de son oncle.

Plus jeune encore, la colonie de Terre-Neuve avait choisi le timbre de six cents de 1932 pour la représenter, plus que son royal grand-père (2 cents), sa grand-mère (3 cents) et son héritier d'oncle (4 cents). Au-delà, elle est dépassée par des animaux et paysages de la colonie.

En 1932 comme pour cette carte, c'est le photographe Marcus Adams qui opère.