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mardi 20 février 2018

Un bureau de poste philatélique à Bellefonte ?

Suite du courrier lié à l'American Philatelic Center, le siège de l'American Philatelic Society à Bellefonte en Pennsylvanie, j'ai également commandé début décembre un nouveau livre édité par l'APS : Bermuda: Crossroads of the Atlantic - A Postal History d'Arthur H. Groten et David R. Pitts dont l'étude exhaustive du courrier des Bermudes a donné lieu à une conférence à la Royal Philatelic Society, à Londres, le jeudi vingt-huit avril 2016.
La couverture de l'histoire postale des Bermudes de Groten et Pitts, éditée par l'American Philatelic Society.
La conférence est vivante, le livre exhaustif détaillant ce que les quelques lettres rescapées nous apprennent de la vie quotidienne de l'archipel et de son emplacement de carrefour nord-atlantique.
L'enveloppe à bulles contenant l'ouvrage.
Cinq timbres-poste pour les vingt-deux dollars cinquante-et-un cents de port entre les États-Unis et la France.
Les timbres du petit cent art nouveau aux dix dollars sécurisé tendance métallurgie et relief en trompe-l'œil apparent, mais imprimé en relief tout de même.
Un beau panel de valeurs courantes : un cent lampe Tiffany de 2008 déjà vu sur cartes Postcrossing aux grosses valeurs Waves de deux et dix dollars, respectivement de 2015 et 2012. Saison de l'Avent oblige, un des timbres de fin d'année 2017 à valeur d'usage Forever (cinquante cents actuellement).

De nouveau une oblitération de l'American Philatelic Center, mais cette fois petit format en noir, en date du dix-neuf décembre 2017. Il est plus lisible sur le document douanier glissé dans une poche plastique au dos :
AMER PHILATELIC CTR CPU
BELLEFONTE PA 16823
Une question à poser un jour : vu la libéralisation postale en cours dans le monde occidental, le personnel de l'APS tient-il lui-même le bureau à l'intérieur de son siège ?
Le même jour, en vert, l'enveloppe est frappé d'un AVSEC UNIT au logo de l'opérateur public états-unien.
Néanmoins, il semble exister une procédure pour les courriers pesants pour des questions de sécurité aérienne (AViation SECurity ?), d'après ce rappel de l'United States Postal Service à ses employés.

Ainsi, tous les courriers de plus de treize onces (environ trois cents soixante-huit grammes) affranchis en timbres-poste ou utilisant les entiers de l'USPS doivent être déposés à un comptoir de bureau de poste. Des alternatives en ligne existent permettent d'enregistrer et affranchir, mais l'objet devra être posté en bureau tout de même ou confier à un facteur. Tout courrier de plus de treize onces trouvé dans une boîte de rue sera renvoyé à l'expéditeur.

Une exception est signalée : les clients expédiant hors-bureau relèvent d'unités postales sous contrat (Contract Postal Unit = CPU), ce qui est donc le cas de l'American Philatelic Center à Bellefonte.

L'inventaire des oblitérations du monde PhilaStempel.de propose deux oblitérations de l'APC : je vais pouvoir en proposer deux de plus à son webmestre.

samedi 17 juin 2017

Royal juin tout autour du monde

Trouver une destination de voyage peut être une motivation à consulter les activités de la Société philatélique royale de Londres.


Croisières ou road trip ?
Un an après, les boîtes postales de Gibraltar reviennent dans The London Philatelist de ce juin. Non sous la plume du local Richard Garcia, mais par Geoff Chivers qui, heureux hasard, a pu photographier les travaux d'installation de la boîte aux lettres au monogramme du Roi Edward VIII qui justifiait l'article de juin 2016 et l'émission gibraltarienne du dix octobre suivant.

Des récents numéros de Gibbons Stamp Monthly au London Philatelist, Richard Garcia développe les liens entre la colonie britannique et son voisin d'outre-détroit - une idée de croisière ? Dans les numéros d'avril et de juin, il s'associe ainsi avec le spécialiste français Maurice Hadida pour développer l'histoire des postes marocaines fin dix-neuvième début vingtième siècle, qui ne furent jamais partie de l'Union postale universelle.

En avril, la première partie étudiait les postes locales après une introduction sur les bureaux postaux des puissances européennes, concentrés principalement à Tanger ; d'où le besoin de systèmes locaux. Parmi les postes les plus prospères - définies comme ayant fonctionné plus de sept années, celle établie de 1891 à 1900 entre Mazagan et Marrakech par Isaac Brudo (1860-1945), fils d'un marchand marseillais installé dans la première depuis 1857. Avec celle entre Fès et Mequinez (Meknès), elle fut une des deux seules à émettre un timbre-taxe en plus de ses timbres-poste.

Le second exemple est la poste des frères Marx & Co entre Mogador et Marrakech de 1893 à 1911, pour suppléer l'échec de Mayer Maïmaran en 1892. Disposant de timbres à partir de 1895, il faut auparavant rechercher un cachet triangulaire « W / M & Co ».

Ce premier article se conclut par un tableau des seize postes locales marocaines et une note sur comment déchiffrer l'écriture manuscrite en hébreu. Il faut, entre autres, deviner la langue employée par l'expéditeur, donc la prononciation arabe ou espagnole transcrite en alphabet hébreu.

En ce juin, la seconde partie est parue avec la continuation de ces postes locales par ordre décroissant de durée. Comme pour les deux premières (présences française et allemande), les liens avec des marchands ou des autorités des puissances européennes sont soulignées. Ainsi, pour la poste de Messod Bensimon, entre Fès et Mequinez, se retrouve l'agent postal britannique à Fès, James MacIvor MacLeod. Celui-ci s'était vu refusé d'exploiter une telle route par le Post Office de Gibraltar en 1893, mais il put communiquer sur le service proposé par Bensimon en 1897.

Pour aller plus loin, Maurice Hadida a donné une conférence sur l'histoire postale du Maroc de 1852 à 1925 au Collectors Club de New York, le trois septembre 2014, visible sur le site de partage vidéo Vimeo.


Longue croisière sur les océans des archives
Carte néerlandaise de 1630 - Atlas van der Hagen - sans la coquille (Bibliothèque royale des Pays-Basvia Wikimedia Commons qui dispose de reproduction en meilleure résolution).
Avant de quitter le London Philatelist de juin, Roger Baxter y propose une étude des cartes anciennes de Bermudes - si vous préférez une croisière transatlantique. Son objectif est de deviner la cause de l'erreur des timbres de trois pence et un shilling trois pence, émis en 1953 par le territoire britannique d'outre-mer. Une des paroisses fut typographiées « Sandy's Ph. » au lieu de « Sandys Ph. ».


Ou alors, un grand pays, mais par avion
C'est dans la même ligne de recherche historique et de diffusion au public qui paraît inspiré Frank Walton lors de sa présentation des courriers internationaux aériens de Chine jusqu'en 1949 - sa seconde grande passion après le Sierra Leone présenté l'année dernière. Le résumé en pdf est accessible à tous ; le livre en ligne de l'exposition et la conférence filmée le jeudi huit juin doivent pouvoir l'être sur demande au secrétariat (or join and enjoy learning).


L'introduction est sérieuse, non sans humour, pour un historien - ou un élève français de terminale passant son épreuve d'histoire-géographie hier - ce qu'on m'a dit qu'un exposant ait censé faire sur le synopsis de sa collection remis au jury : définir le sujet, son cadre spatial et temporel, maîtriser quelques idéogrammes chinois.

Pour ce dernier point, le désormais Président-Passé de la Société se limitera aux dix chiffres de base pour les dates... une fois qu'il est bien compris que les cachets d'oblitération sont en « -ème année de règne ». De quel règne ?, sera la question en observant une enveloppe-énigme.

Tout courrier aérien - ou ayant connu une étape aérienne pendant son trajet - émanant de la Chine jusqu'en 1949 - le premier octobre fut proclamé la République populaire de Chine, mais les combats avec la République nationaliste ont duré jusqu'en 1950.
Un plan chronologique d'apparence simple... sauf quand il est expliqué à haute voix : quand débute et finit la Seconde Guerre mondiale ? (conférence à la Royal Philatelic Society London, huit juin 2017, via youTube).
Cela paraît simple, mais des courriers ont pu prendre l'avion sur une partie du parcours avant 1931, année où la poste chinoise prend en charge du courrier aérien. Voire, et les bacheliers français le savent bien : quel découpage chronologique cohérent entre les précurseurs et les tardifs ?

Donc, d'abord avant la Seconde Guerre mondiale, pendant celle-ci et après celle-ci. Easy!

Non : outre les différentes routes aériennes de la première partie que je ne résumerai pas ici - il me faudrait un été pour les comprendre et j'ai déjà celles d'Afrique de l'Ouest qui désespèrent... enfin, si je me sors d'une promesse sur la philatélie au temps de la Reine Elizabeth II, et Geralt qui m'attend... - , il faut se rappeler que la guerre sino-japonaise débutant en 1937, voire l'invasion de la Mandchourie en 1931, amorce les hostilités bien avant l'énième guerre civile européenne de 1939-1945, et que la capitulation japonaise a lieu après celle de l'Allemagne.

Un courrier partant de Chine entre 1937 et 1939 pour l'étranger par avion se placera-t-il la première ou la seconde partie ? Tout dépendra de son étude par l'historien postal, de ce que ce courrier permet de montrer et démontrer, et des trous d'illustration à combler dans l'exposition elle-même.

Même si je m'intrigue à comprendre comment fonctionnèrent les systèmes monétaires métalliques au temps jadis et comment ils ont évolué et disparu pour donner les ancêtres de nos systèmes actuels au cours du vingtième - Pourquoi ce besoin de dormir huit heures par jour ? , j'ose à peine réécouter la troisième partie de cette présentation quand son auteur annonce qu'il faut distinguer les courriers par système monétaire au sein d'une Chine en ébullition de 1945 à 1949...

Comme le Sierra Leone l'année dernière, des heures de réétude sont proposées par Frank Walton en un jeudi après-midi.


Au calme et au frais
Pour me reposer, je me tournerai tout l'été vers le Roi George VI, à l'occasion des quatre-vingts ans de son couronnement, en mai 1937. D'ailleurs, l'exposition de ce mois, proposée par Hugh Osborne au siège de la Royale, 41 Devonshire Place (ou sur le site), porte sur les timbres de ce règne aux îles Falklands - il nous manquait une zone climatique fraîche dans cet article écrit par 32°C à l'ombre.

Merci à tous ces auteurs et collectionneurs pour ces voyages.


Note du lundi quatorze août 2017 :
Concernant le Maroc, il y a une troisième partie à l'étude de Maurice Hadida et Richard Garcia : les postes chérifiennes, gérées directement par le Royaume à partir de 1892, sont évoquées dans le numéro de juillet-août de London Philatelist. Complété de témoignages français sur les rekkas, les postiers d'alors, marchant, marchant sans discontinuer.

lundi 17 avril 2017

Timbres et monnaies de Nouvelle-Calédonie et Bermudes aujourd'hui

Tandis que les Guyanais s'interrogent sur le développement de leur région d'outre-mer et que la surtaxe aérienne du courrier outre-mer disparaît entre vingt et cent grammes depuis le premier avril dernier, la Nouvelle-Calédonie devrait se diriger vers une consultation d'auto-détermination en 2018 : pays autonome au sein de la République française - déjà le cas actuel - ou indépendance ?

Cela suppose des signes de souveraineté ou d'autonomie : drapeau, hymne, timbres, pièces, etC.. Les médias offrent des rappels pour ces deux derniers.
Le timbre de 75 francs pacifiques, émis le 7 juin 2013 pour annoncer l'ouverture de la boutique Caledoscope (site de l'agence philatélique OPT NC).
Le numéro daté quinze avril 2017 d'Atout timbres comprend un entretien avec la directrice de Caledoscope, l'agence philatélique néo-calédonien, dont le nom est apparu avec l'ouverture d'une boutique à Nouméa, pendant l'été 2013 et devenu la marque philatélique néo-calédonienne en 2014.

Intéressant propos avec le fonctionnement de la Commission philatélique de l'Office des postes et télécommunications de Nouvelle-Calédonie, son choix actuel d'un programme restreint et la problématique de la taille-douce rappelée comme un coût, donc adaptée aux fortes valeurs faciales - imprimerie de sécurité.

Les noms des artistes habituels néo-calédoniens sont rappelés : Jean-Richard Lisiak, Jean-Jacques Mahuteau, Paula Boi Gony.

Suivi d'un article sur les principales thématiques des timbres de l'archipel... Avec une question : trois timbres pour le phare Amédée ?!

Côté monnaie à présent.
Les matrices des faces des pièces de cent francs pacifiques : Marianne commune (ici sans millésime) et les faces néo-calédoniennes et polynésiennes. Wallis-et-Futuna (photographie par Alain Jeannin, La 1ère, mars 2017).
Le jeudi trente mars 2017, La 1ère, le réseau des chaînes publiques d'outre-mer, a proposé un reportage télévisé sur la gravure et la frappe des pièces en franc pacifique à l'usine de la Monnaie de Paris, à Pessac, dans l'agglomération de Bordeaux, diffusé également dans le journal régional de France 3 Nouvelle-Aquitaine.

Métaux stockés, composition antibactérienne mais peu de nickel calédonien, graveur ajoutant le nouveau millésime sous Marianne, frappes à grande vitesse.

Côté outre-mer britannique sur le même thème de se faire connaître : l'entreprise de communication BermudaMedia a réalisé un entretien avec le directeur du Bureau philatélique des Bermudes, mis en ligne le jeudi six avril sur youTube.
Le bureau de poste de Perot, de 1812, ouvre le publi-reportage. Il fut le maître de poste qui émit les premiers timbres de Bermudes (copie d'écran du reportage de BermudaMedia.bm).
Stanley Taylor insiste sur le petit nombre d'émissions (quatre séries) nécessaire pour le service postal dans le territoire britannique au large des États-Unis. En savoir plus sur la partie philatélique du site du Post Office bermudéen.

Le court reportage promotionnel rappelle le reportage sur les Bermudes, comprenant une rencontre avec le même directeur, réalisés par Basil Herwald et publiés dans les numéros datés mai et juillet 2015 de Gibbons Stamp Monthly.

samedi 30 avril 2016

De Bermuda à la Finlande, vers la classe 2C d'histoire postale

Deux conférences de 5pm au siège de la Royal Philatelic Society London à trois ans de distance et j'apprécie de plus en plus l'histoire postale à travers la récente classe compétitive 2C de la Fédération internationale de philatélie.

Bermuda, carrefour maritime...
... qui mènera vers une histoire socio-postale ?

Jeudi dernier, le vingt-huit avril 2016, David Pitts et Arthur Groten des États-Unis ont présenté une vision d'ensemble de l'histoire postale de Bermuda, colonie britannique, de hasard quand un équipage de colons virginiens y échoue en 1609, définitivement depuis 1612 avec une première lettre connue de 1617 que Groten présente dans le numéro du premier trimestre 2016 de la revue de la Bermuda Collectors Society.

David Pitts, en bon orateur, introduisit rapidement les grandes parties de cette histoire postale, illustrées de quelques exemples du dix-septième siècle à 1877 et l'entrée des colonies britanniques dans l'Union postale universelle : précurseurs ; courrier intérieur dont les timbres locaux de 1848 par le maître des postes William Perot ; courrier militaire avec des lettres qui ont forcé les blocus des conflits états-uniens (guerre de 1812 et guerre de Sécession) ; et les lettres amenées par les capitaines de navire ou forwarded par divers agents les marquant.

Il précisa que l'ensemble des courriers présentés et de ceux qu'il a étudié avec Arthur Groten sont sûrs d'être passé par Bermuda, même si le nom de l'archipel n'apparaît pas. Les archives portuaires conservent les dates du passage de tous les navires sur plusieurs siècles.


Mais, l'orateur devint le spécialiste absolu de Bermuda avec la seconde partie sur les packet letters : savoir quelle route maritime régulière passant par Bermuda a suivi la lettre trouvée des premières établis par le GPO et l'Amirauté britanniques en 1806 aux compagnies privées de paquebots transportant également du courrier jusqu'à l'avènement de l'aviation.

Même si le diaporama (disponible en pdf par ici) énumère les multiples services et leurs principales points de départ et d'arrivée (Falmouth, Liverpool, New York) et escales nord-américaines (Halifax, Bermuda donc) puis antillaises, Pitts insista en conclusion sur deux idées. La première est qu'avec Groten, ils ont sûrement étudié toutes les lettres connues parties de ou étant passé par Bermuda pour la période considérée... Une collection à disperser prochainement ?

En second, ce qui amène la classe 2C dans mon raisonnement : que ces lettres par leurs expéditeurs, destinataires et contenus, leur nombre croissant, leurs trajets, illustrent l'histoire de Bermuda, de ses habitants et de ses entreprises. Comme le confirma un membre de l'auditoire : la plupart des noms lisibles sur les lettres sont des familles encore connues de l'économie bermudienne.

Un appel aux prochains historiens postaux et collectionneurs de Bermuda de montrer comment l'activité postale est intimement liée à la société et au commerce d'un territoire à une époque considérée... si je paraphrase l'introduction d'une présentation de la classe 2C par la commission d'histoire postale de la Fédération internationale.

L'indépendance de la Finlande à travers l'histoire postale...
... ou les aléas d'une nouvelle classe.

Ayant l'âme farfouilleuse ce week-end, j'étais parti vers histoire postale maritime liée à ce secteur de l'Atlantique pour voir jusqu'où Stephen Walske était allé sur les courriers de blocus après son article dans The London Philatelist de janvier 2015,...

J'ai trouvé certes, mais j'ai fini dans la Finlande de la fin de la Première Guerre mondiale avec une conférence au 41 Devonshire Place, le jeudi dix-huit avril 2013, de Jussi Tuori.

À travers de courriers, mais également d'autres archives, il raconte comment la Finlande sous domination russe déclara son indépendance le six décembre 1917, puis sombra dans une guerre civile début 1918 entre le Sénat et les forces socialistes.

Avec Google, l'une des premières conférences filmées par la Société royale se retrouve.

Intéressant mon sujet accessoire est le retour de Jussi Tuori sur un échange qu'il eut avec les jurés lors d'une exposition dans ce qui était les débuts de la classe 2C : il était accusé d'avoir constituer une collection de classe ouverte car trop de documents n'étaient ni philatéliques, ni d'histoire postale...

Pourcentages des documents et réglement à l'appui (point 3.2), l'exposant signala le débat à l'auditoire : les documents non philatéliques ne doivent pas noyer les documents philatéliques... Vastes discussions lors des évaluations.


Néanmoins, cette classe 2C que j'ai découverte l'année dernière me passionne : comment philatélier et histoirepostaler tout en racontant l'histoire/les histoires dont témoignent ces documents - sans se contenter que du timbre, de l'oblitération ou de la marque en tant que tels ou de leur cote.

Vivement que j'en observe d'autres. À Paris Philex par exemple... Mais il faudra que je sois sur place : toutes les collections d'histoire postale sous HIS dans la liste de la Fédération :(

mercredi 7 octobre 2009

Redevenons optimiste et futile, bref philatéliste

Et hop, redevenons léger et voguons vers les Bermudes... (musique stéréotypée des îles pacifiques) Îles au nom enchanteur de l'Atlantique Nord alors que l'automne pose la tente sur le sud de la France... Également un des paradis fiscaux britanniques d'outre-mer.

En mars 2009, la Bermuda Monetary Authority a introduit de nouveaux billets de banque pour les quatre cents ans de la durable installation britannique sur place. Oui, une sorte de billet d'usage courant à émission commémorative.

La pratique de ces billets n'a d'ailleurs d'égales que les émissions pré-personnalisées de timbres par les services et les agences philatéliques du monde entier. À peu de choses près, un dollar des Bermudes et les frais de change valent un dollar des États-Unis d'Amérique, grand pourvoyeur de billets verts migrant en même temps que les hommes d'affaire, leurs avocats, leurs banquiers ou les vacanciers. Le dollar états-unien est accepté partout dans le territoire, mais si la monnaie vous est rendue en dollar des Bermudes, problème. Cette devise ne peut servir qu'aux Bermudes : à vous de dépenser sur place ou d'aider à vivre un bureau de change.


Le côté Nature et Machin d'un nouveau billet de vingt dollars
(blog Banknote News, 28 mars 2009).

Pourquoi m'intéresse-je soudainement à ces billets lointains ?

Non, pas à cause de la grenouille (d'une des deux espèces introduites par l'être humain), vous confondez avec le blog d'Eric.

Regardez bien... si, là !

En-dessous de l'océan, de l'hologramme-profil de l'île, de la grenouille !!

En bas à gauche !!!

OUIIIIIIIIIIII : la grandiose effigie de Sa Majesté par Arnold Machin.

Il semble que le renouvellement des billets a conduit à moderniser le dessin et à diminuer la place de la reine à celle qu'elle occupe sur les timbres commémoratifs du Royaume-Uni. Et l'effigie Machin convient fort bien à ce rôle, sans crime de lèse-majesté.

Le côté Architecture sans Machin d'un nouveau billet de vingt dollars
(blog Banknote News, 28 mars 2009).

De l'autre côté, encore un peu de faune et de flore, dont un lézard à encre changeante, et un élément architectural historique du territoire.

Remerciements au blog Banknote News qui place des images-spécimens là où l'émetteur officiel des billets ne montrent rien.