Affichage des articles dont le libellé est Singapour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Singapour. Afficher tous les articles

dimanche 22 mai 2022

En 2017, le nouveau bureau central de poste à Singapour

 Le neuf octobre 2017, Singapore Post a ouvert son nouveau bureau central dans le tout nouveau centre commercial SignPost Centre, dans le sud de la cité-État d'Asie du Sud-Est. L'événement se retrouve sur le fil Twitter de l'opérateur postal, successeur de l'administration postale depuis 1992.

Ce fil Twitter a été ouvert en janvier 2014 et est inactif depuis 2018, d'où la facilité de retrouver les photographies de l'inauguration, entamée par un groupe de percussionnistes et danses de lions. Apparemment, Instagram et Facebook paraissent plus pertinents pour toucher les consommateurs.

Inauguration du nouveau General Post Office de Singapour, le neuf octobre 2017 (photographie Yaacob Ibrahim, alors ministre).

Le bureau central est présenté comme modèle des bureaux modernisés de poste à version, avec automates pour les services postaux et bancaires (ici et ).

Outre les services postaux, le GPO propose des éléments historiques : une rangée des boîtes postales, montrant le passage de l'administration postale à l'entreprise.

Ouvert en septembre, une boutique philatélique voisine le bureau, avec une boîte-pilier au modèle britannique permet de poster des courriers qui recevront un cachet spécial en rouge.

L'émission de 2017 sur carte postale (via le blog Postcard A La Carte, octobre 2017). Voir des images de meilleures qualités sur le blog Commonwealth Stamp Opinion en septembre 2017.

L'architecture du nouveau bureau s'inspire d'éléments du GPO historique, comme représenté par les montages de l'émission de quatre timbres-poste du neuf octobre 2017.

Un hôtel depuis 2000, l'ancien bureau central se trouvait dans l'immeuble de bureaux Fullerton construit dans les années 1920, sur le site de l'ancien fort et à l'occasion du centenaire de la colonie.

La poste singapourienne y resta jusqu'à 1996, juste avant le classement patrimonial du bâtiment et sa transformation en hôtel.

Un employé et une employée du nouveau GPO de SingPost, figurines Lego personnalisé par MinifigLabs, entreprise singaporienne (toujours disponible auprès de la boutique web).

À côté de l'émission philatélique, deux figurines Lego personnalisées sont proposées aux collectionneurs en 2017, et promues sur Twitter au Noël suivant.

Il en reste un stock en 2022 à trente dollars singapouriens l'unité ou cinquante dollars le duo (environ trente-cinq euros et le port en plus).

L'arrière des emballages des figurines : il y aurait, dans la nature, deux modèles de boîtes aux lettres singapouriennes en Lego...

Pourquoi le centre commercial d'installation porte-t-il le nom de l'opérateur postal ?

Déjà, le fil Twitter indique que l'inauguration d'octobre 2017 conclut deux ans de travaux du centre, situé dans le quartier Paya Lebar Central que le gouvernement singapourien a souhaité rénover en zone commerciale gigantesque en dehors du centre de la capitale.

D'après le site officiel du centre, il est géré par CapitaLand Mall Asia et, d'après le site postal, est la propriété de SingPost.

En 2015, à l'annonce du projet, SingPost expliquait cette diversification pour offrir une opportunité de revenus à ses actionnaires, et mettait en avant ses capacités logistiques au service d'un commerce sur place et en ligne, ainsi que la modernisation numérique promise aux magasins du centre en parallèle au développement de nouvelles technologies dans les bureaux de poste.

Après tout, n'est-ce pas ce que la filiale immobilière de La Poste a commencé à faire avec le bureau central de la rue du Louvre, à Paris, qualifié de « vitrine de l'innovation du groupe » ?

mercredi 8 juillet 2020

Les navires, série de Singapour de 1955

Je continue mon petit voyage du Commonwealth à travers les courriers à destination de la Suède, acquis lors de Stockhomia, fin mai 2019.
Trois timbres, quatre-vingt-cinq cents pour une lettre vers la Suède.

Les trois timbres utilisés font partie de la série de 1953 illustrée principalement de navires de toute taille, signes de la mondialisation dans laquelle Singapour est une des plate-formes industrialo-logistiques.

La flamme oblitérante rappelle aux habitants d'utiliser le numéro de leur district postal. Ces districts sont mis en place en mars 1950 avant de devenir des codes postaux à quatre chiffres en 1979 (district + secteur), six en 1995 (secteur + quatre chiffres pour localiser chaque bâtiment).

Maintenant, mon problème d'oblitération frappée grassement sur le mois et la dizaine du millésime mal posée entre deux timbres : 1950 ou 1960 ? Je dirais 1950 et les premiers mois de la mise en place des numéros de districts postaux.

La mention double de pays : Singapour en Malaya - nom d'un pays disparu - est issu de la réforme progressive de l'empire colonial britannique. Ce qui est aujourd'hui la Malaisie a été colonisée par les Britanniques comme l'a été l'Empire indien : mélange de colonies, de protectorats et de propriétés confisquées à d'anciennes compagnies britanniques.

Depuis 1867, Singapour était un des quatre Établissements des détroits, colonie britannique. Après l'occupation japonaise, le Royaume-Uni accorde le statut de colonie à quatre entités : Malaya (la péninsule malaise), Singapour, Bornéo du Nord et Sarawak.

Progressivement, ces entités acquièrent soit leur indépendance (Malaya en 1957), soit leur gestion autonome (1959 pou Singapour, 1963 pour les colonies de l'île de Bornéo). Elles fusionnent en une Malaisie fédérale en 1963, que Singapour quitte rapidement en 1965.

Il faudrait lire des histoires de Singapour d'après la Seconde Guerre mondiale pour savoir pourquoi les timbres coloniaux signale la localisation Malaya, qui disparaît avec l'autonomie constitutionnelle en 1959. Les gouvernements britanniques souhaitaient-ils une péninsule unie à l'indépendance ? Tenait-il Singapour à l'écart pour tenir les indépendantistes malais avec la promesse de récupérer l'île-port ? La composition multiculturelle de la population singapourienne la rendait-elle réticente à une intégration dans une fédération malaise ?

samedi 9 juin 2018

Il n'y a pas que les philatélistes qui le savent

À force de lire et chercher sur des pays et colonies disparues, des étrangetés géopolitiques actuelles et autres amusements du philatéliste et de l'historien postal, on en oublierait que d'autres curieux ou professions maîtrisent des connaissances peu communes.

Le dollar des Détroits

Spirou est décidément un magazine hebdomadaire de bandes dessinées plein de surprises : dans les récents albums publiés par épisodes, un a plongé le lecteur dans la Malaisie britannique des années 1930.
Couverture de la treizième aventure de Théodore Poussin (site de l'éditeur Dupuis).
Dans Le Dernier Voyage de l'Amok, publié par Dupuis, l'aventurier Théodore Poussin prépare silencieusement sa vengeance depuis Singapour, « l'île du [mer]lion ». Sous la plume de Frank Le Gall, le parcours - mystérieux pour ses compagnons et le lecteur - le conduira de nouveau vers les îles Riau, situées entre la péninsule malaise et Sumatra (et partie de l'Indonésie actuelle).

Dès les premières rencontres de l'album, sont évoqués les « dollars du Détroit », la devise coloniale des Établissements des détroits, les Straits Settlements, qui permettaient au Royaume-Uni de régenter les royaumes de la future Malaisie et de veiller à la sécurité d'un point de passage stratégique entre l'extrême-orient et l'Empire des Indes.
Vu après l'écriture de cet article : ce billet d'un dollar des Détroits de 1940 a été vendu près de sept mille neuf cents dollars des États-Unis en juin 2018 (trouvé via MegaMiniStore.com). Ajout du jeudi cinq juillet 2018.
Ce dollar fut remplacé par le dollar malais en 1939.

Au-delà du Dniestr, le pays qui n'existe pas

Le samedi dix-neuf mai 2018, sur la chaîne culturelle Arte, le numéro du Dessous des cartes fut consacré à la Transnitrie, la république indépendantiste pro-russe, qui s'est séparé de la Moldavie.

Situé sur la rive gauche du fleuve Dniestr, la fine bande de territoire fait partie des républiques auto-proclamées protégées par la Russie et qui permet de gérer les anciennes républiques soviétiques quand elles se tournent trop vers l'Occident. Pour la Moldavie : le cas d'une unification avec la Roumanie.

On se souviendra que les timbres des deux républiques du Donbass ukrainien a fait l'objet de plusieurs articles philatéliques en France entre septembre et novembre 2017.

L'émission est disponible au visionnage gratuitement jusqu'au mercredi dix-huit juillet 2018.

Trouvé début juillet, une carte en français de la Moldavie avec la Transnistrie mise en valeur, grâce au site de conseils aux voyageurs du ministère français des Affaires étrangères :
La Moldavie (en jaune clair) et la Transistrie (en orange) sur une carte de France Diplomatie. Un peu de Paint.NET et la légende est faite. Licence d'utilisation Creative Commons en plus ! By-nc-nd... Aïe, on a le droit de réutiliser cette image, mais sans la modifier, sans usage commercial... Nos impôts...
Enfin, à Cuba

Après une période d'essai technique suite à la reprise des contacts diplomatiques entre les États-Unis d'Amérique et Cuba, la poste cubaine a annoncé, dans un communiqué du premier juin, que les services postaux entre les deux pays ont désormais pleinement repris.

mercredi 26 octobre 2016

Artistes, design et timbres dans Stamp magazine de novembre 2016

Tandis que le nouveau président d'Art du timbre gravé présente sa mallette pleine de projets pour promouvoir la gravure (la guerre du φ n'aura hélas pas lieu) dans le numéro 183 de Timbres magazine, l'actualité et les choix éditoriaux de Stamp Magazine accumulent les réflexions sur le timbre et ses artistes dans son édition datée novembre 2016.
C'est sûr qu'avec des timbres comme ça, il y aura moins de coûts et de débats... quoique : on peut avoir une version en taille-douce, please ? (wikimedia.commons.org)
Y aura-t-il de la taille-douce scandinave après 2017 ?
Côté taille-douce, c'est l'inquiétude avec l'annonce, le neuf septembre dernier, par PostNord qu'il va progressivement se tourner vers Cartor, filiale française du groupe britannique International Security Printers, pour imprimer l'ensemble des timbres-postes du Danemark et de Suède, les pays couverts par l'opérateur postal.

La crainte est que les deux pays ont une tradition de production interne et d'impression en taille-douce que Cartor n'a pas. Et le magazine de rappeler que l'émission mixte Long May She Reign de septembre 2015 à entraîner la sous-traitance de la taille-douce à la Fábrica Nacional de Moneda y Timbre espagnole.

Martin Mörck, ses confrères et consœurs, leurs prédécesseurs, auront-ils des disciples dans ces deux pays scandinaves ?

Y a-t-il un dessinateur sur le timbre ?
Certes, les moins méfiants se diront que Cartor a prévu d'innover grâce à ce contrat à long terme ou continuera à sous-traiter à des imprimeries expertes (Boulazac possible ?).

Mais, du côté du courrier des lecteurs, il est remarqué une triste pratique anglo-saxonno-capitaliste de créditer les émissions récentes au studio de création qui a reçu la commission ; et finalement pas aux artistes individuels qui ont créé le projet.

Ainsi en fut-il des six timbres et leur prochette formant une bande dessinée du Grand Incendie de Londres de 1666 dans la presse et, même Stamp Magazine daté octobre : l'agence The Chase fut citée, mais moins souvent le dessinateur de comics John Higgins, natif de Liverpool.

Il serait intéressant de revoir du siècle des origines (le dix-neuvième donc) à nos jours pourquoi telle administration postale choisit d'imprimer le nom des artistes et graveurs sur ses timbres et pas telle autre.

En tout cas, il y a des designers philatéliques et philatélistes.
Tout ceci conduit à deux dossiers de nature fort différente, mais valorisant le rôle de l'artiste du timbre.

Figure imposée du mois : les neuf cents cinquante ans de la bataille d'Hastings et le cinquantenaire de l'émission du neuvième centenaire que Peter Marren évoque par sa genèse en pleine révolution britannique.

Les années soixante - et le ministère de Tony Benn - virent le lancement définitif d'un programme commémoratif au Royaume-Uni et de grandes réflexions graphiques sur les timbres avec, notamment, David Gentleman qui tenta de couper la tête de la reine sur timbre... D'où jaillit l'effigie Machin.

Gentleman justement proposa la bande de six timbres et deux timbres de fortes valeurs à part reproduisant des éléments de la Tapisserie de Bayeux à partir de ses capacités en gravure sur bois et en jouant avec les lignes de gravure pour faire correspondre au mieux couleurs originales avec les couleurs possibles à l'imprimerie Harrison and Sons.

Six pages de genèse et d'études spécialisées pour ceux en recherche de variétés.
La couverture du livre collectif, dont les timbres reproduits ont été sélectionnés par Follett et Thomson (Unit Editions).
Un dossier suivi d'un autre, moderne et inattendu : les dix meilleures émissions d'après les designers Iain Follett et Blair Thomson, à l'occasion de la sortie d'un livre Graphic Stamps: The Miniature Beauty of Postage Stamps, chez Unit Editions, pour lequel ils ont choisi les timbres reproduits.

C'est le retour des débats sur ce qu'il doit y avoir sur un timbre-poste, ce difficile équilibre entre les besoins postaux et le message politique, commémoratif ou, de plus en plus, commercial (pour certains sujets : publicité ou hommage ?). On en revient à l'échange épistolaire dans la presse britannique entre Edmund Dulac et Eric Gill autour des premiers timbres du règne d'Edward VIII.

C'est une plongée dans la philatélie de 1969 à 1986 qui est proposé, avec le souci de retrouver les illustrateurs même si, à deux exceptions, aucun de leurs noms n'apparaît sur les timbres.
« Absolue pureté de fonction et de forme » pour Blair Thomson (image à partir de commons.wikimedia.org).
En accord avec les deux designers, je pense que le timbre singapourien de 1969 sur l'accomplissement du programme de cent mille foyers est une réussite typographique pour Tay Siew Chiah. Et qu'à un extrême de dépouillement (valeur faciale centrée sur un fond uni), les vignettes d'entraînement des postiers britanniques pour la décimalisation de 1971 suscite la réflexion face à l'abondance d'émissions des dernières décennies.

Complément du lendemain : étant natif d'Australie mais vivant au Canada, Blair Thomson est interrogé par le service philatélique d'Australia Post à l'occasion de ce livre. Il est un collectionneur de timbres qui a entamé une toute nouvelle collection à l'âge adulte, centrée sur l'appréciation du design du timbre en lien avec sa profession. Il publie petit à petit sa collection sur Graphilately, un compte social photographique hébergé par Instagram.

Quant à Unit Editions, Graphic Stamps est le premier dans une nouvelle série qui veut lier des designers avec leurs collections. Au terme de ma recherche Google du jour, le meilleur moyen de se le procurer semble la commande sur le site de l'éditeur.

samedi 25 juillet 2015

Quand Singapore 2015 motive Gibbons Stamp Monthly

À l'occasion de l'exposition internationale Singapore 2015 du quatorze au dix-neuf août prochain, le magazine britannique Gibbons Stamp Monthly daté août est calibré pour la promotion auprès des philatélistes d'Asie du Sud-Est.

Car oui, ces expositions permettent d'entrer en contact avec de nouveaux abonnés. Le sérieux de la publication est renforcée encore grâce aux chroniqueurs habituels et à l'aide de membres d'associations spécialisées.



Le logotype de l'exposition à la Tête de lion, symbole officiel de la ville-État depuis 1986, dans la continuité du Merlion... toujours plus singapourien qu'une lettre grecque sur timbres de France.

Singapour et son environnement historico-philatélique sont mis en avant bien entendu. John Holman consacre cinq pages de sa chronique New Collector à la chronologie géopolitique de l'île et aux thématiques abordées pendant ses cinquante années d'indépendance. Très spécialisé, Len Stanway conte l'évolution des étiquettes de recommandation à Singapour de 1854 à nos jours, en conjonction avec son livre Singapore Post Offices and Registration Labels, publié par le Malaya Study Group britannique.

À partir de là, l'histoire philatélique aide à compléter : avant de disposer de ses timbres en tant que colonie à part entière après la Seconde Guerre mondiale, ce sont des timbres d'Inde, des Détroits, puis un temps de mariage raté ceux de l'éphémère Fédération de Malaya.

Les organisateurs de Singapore 2015 proposent un article de Henry Ong sur les cartes postales des États malais fédérés au temps de l'Union postale universelle de 1897 - année d'application obligatoire des trois couleurs des timbres sur le courrier international, à 1934 et l'établissement de l'Union postale malayane.

Sarawak, l'une des parties de Bornéo rattachée à la Malaisie après les indépendances, fait l'objet du trait d'humour de David Horry et de ses timbres non émis du règne de George VI.

En tirant vers l'Inde, Christer Brunström soumet une page et demi sur un des État princiers, Bamra.



Phil et Iris, les mascottes de la manifestation... Toujours adorables, toujours oubliées les mascottes (Footix, voire pire celle des Jeux olympiques d'Albertville).

Dans ce contexte, les annonceurs ne s'y trompent pas ou ont été convaincus par les commerciaux de Stanley Gibbons : du centre philatélique de Polynésie française en page trois à un marchand thaïlandais de timbres, monnaies et antiquités de toute l'Asie orientale, Eur-Seree Collecting (site en thaï).

Le Club de Monte-Carlo continue son bombardement d'articles sur les raretés visibles lors de Monacophil 2015, entamé avec les numéros de mai 2015 des mensuels britanniques et français.

Stanley Gibbons elle-même qui consacre une pleine page à la cinquième édition de son catalogue Hong Kong parmi toutes ses nouveautés récentes, et propose deux concours aux prix merveilleux. D'une valeur d'un peu moins de cinq cents livres sterling, remportez un des dix exemplaires de la collection complète des émissions britanniques et Commonwealth des huit cents ans de la Magna Carta.

Mieux, parmi les cent prix, l'éditeur propose au premier de recevoir chaque catalogue qu'il publiera en 2016 !

Le second volume de l'autobiographie de l'ancien ministre britannique de l'Intérieur, Alan Johnson (amazon.co.uk).
Comme le magazine reste britannique et adossé au principal marchand de timbres et d'enveloppes du Royaume-Uni, il doit tout de même promouvoir philatélie et histoire postale de ce pays.

Le chroniqueur John Holman résumé la situation actuelle des opérateurs privés et la liste de ses anciens articles pour approfondir. Il rappelle que la Royal Mail est à quinze pour cent d'actions de devenir un opérateur sans plus aucun lien public... À lire pour découvrir tous les aspects des postes privées contemporaines depuis les concurrents de Royal Mail jusqu'aux postes des petites îles et des scouts de Noël.

Joyaux de cette couronne Gibbons l'histoire postale classique, Edward Klempka dévoile sa collection d'entiers Mulready, Michael Peach de cartes postales victoriennes tandis que Don Davis s'interroge sur le sens à donner à ses onze lettres pliées en triangle, deux en hexagone et deux en losange... depuis les îles Britanniques du dix-neuvième siècle aux soldats de l'Armée rouge combattant l'envahisseur allemand.

En parlant de joyaux et de couronne, Sa Majesté la Reine Elisabeth II est une figure imposée pour ce genre de numéro : Cyril R. H. Parsons explique la différence entre couronne, tiare et diadème - question essentielle puisque l'article le plus consulté de mon modeste blog porte sur une partie de cette question. Une émission de l'île de Man sur la Reine et les grandes cérémonies de son règne rallie la partie Nouveautés des îles britanniques au thème.

- - - -

Avec ce menu copieux, comme toujours avec Gibbons Stamp Monthly, les derniers articles finissent le tour du monde britannique avec les aléas des oblitérations classiques du bureau de Kingston, en Ontario, ou des surcharges de valeur dans le Ghana contemporain. En thématique, le cygne clôt l'ensemble.

Ne pas oublier les demi-colonnes, pleine d'humour (voir David Horry ci-dessus), d'indices pour de nouvelles trouvailles (le retraité qui ne lâche pas le catalogue Hugh Jefferies, récemment décoré par la Reine) et d'une critique par Alan Sacks d'un livre d'histoire postale particulière : l'ancien ministre travailliste sous Tony Blair et Gordon Brown, Alan Johnson, a entamé une autobiographie en plusieur volumes.

Dans Please, Mister Postman, sorti en septembre 2014, Johnson raconte sa carrière de postier de 1968 à dix-huit ans, jusqu'en 1987 quand il devient un dirigeant à plein temps du syndicat des travailleurs de la communication (UCW). C'est le témoignage d'un facteur des années 1970 avec ses anecdotes sur les bêtises d'adolescents à l'égard de leurs supérieurs, sur les aides apportées volontiers aux personnes âgées comme aux habitants partis en vacances pour veiller sur eux et leurs animaux domestiques, etc.

La grève de 1971 est racontée en profondeur, et apparemment, d'un point de vue plus positif que la vision syndicaliste habituelle : une défaite pour la majorité des postiers (moins pour les collectionneurs des postes privées), mais une victoire pour les postiers débutants dont l'évolution du salaire fut accélérée en début de carrière.


Faute de pouvoir voyager jusqu'à Singapour, les numéros de milieu d'été des magazines britanniques (voir Stamp Magazine d'août par ici) apportent une dose de vent frais dans l'aridité estivale du sud de la France.