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lundi 8 septembre 2025

Timbre préoblitéré de machine à affranchir en Finlande

 Le samedi dix-neuf avril 2025, lors de mon séjour en Finlande, j'ai visité le bureau de poste installé dans le bâtiment construit dans les années 1930 comme siège et bureau central de la poste finlandaise, voisin de la gare ferroviaire d'Helsinki.

Quand on oublie que les jours fériés chrétiens diffèrent d'un pays à l'autre, de la France laïque tendance catholique à la Finlande luthérienne avec des orthodoxes, on ne rate pas la seule demi-journée d'ouverture des bureaux de poste entre le Vendredi-Saint, le Dimanche de Pâques et le Lundi qui suit...

Carte postale affranchie et postée au Bureau de poste central d'Helsinki, le dix-neuf avril 2025.

Pour les touristes, le bureau propose des cartes illustrées, un présentoir des timbres en vente, des boîtes postales et des boîtes de dépose-retrait de colis, et des employés aimables et parfaitement anglophones.

Et, des automates pour peser, payer par carte bancaire et affranchir soi-même une lettre ou un colis.

Ci-dessus, l'étiquette-timbre pré-affranchi délivré pour une carte postale à destination de la France, ce dix-neuf avril-là : 2,75 euro en priorité.

Date et heure d'émission, entreprise postale émettrice (posti) et le nom du pays de départ en finnois (Suomi), suédois et anglais (Finland).

Rapide, pratique, mais une surface importante pour ma carte postale au point que j'ai dû réécrire mon nom de famille au sein de l'adresse pour le facteur français.

N'ayant pas de lampe à ultra-violet, je ne peux vérifier mais est-il possible que le papier soit traité pour que les informations imprimées soit identifiées par les machines de tri.


Note : Comme pour la Corée du Sud, le tri des souvenirs et photographies de Finlande avance lentement : bientôt, un article sur l'intérieur du bureau et la situation actuelle de Postitalo, le bâtiment postal où il se trouve.

mardi 13 février 2018

La mode règle britannique de l'oblitération au stylo

Si les collectionneurs d'oblitérations bien rondes ou commémoratives françaises se heurtent à la double oblitération dans des centres de tri stressés avec le soutien d'une Direction industrielle bornée (voir Bravo La Poste du blogueur du London Cover Circuit), ceux des oblitérations britanniques se heurtent au réflexe du stylo-bille et du marqueur chez les employés de Royal Mail.
Une carte Postcrossing affranchie pour un collectionneur : Thank you, the Flying Rat! No thanks, Mr. Postman :(
Ainsi, mi-janvier arrive une carte postale du Pays de Galles avec un timbre de distributeur Post & Go commémoratif du cinquantenaire du type Machin de l'année dernière. Chouette !

Oblitéré d'un V au stylo ?!

Victory churchillien ? Sod off postier ?!! Pas assez d'encre luminescente pour la machine à trier ?? Plus d'achat d'encre pour pouvoir reverser des dividendes aux actionnaires de l'opérateur totalement privatisé ???

Puisque le courrier des lecteurs de Stamp Magazine ne suffit pas - et en France la question est-elle encore posée au Congrès de la Fédération des associations ? -, les marchands philatéliques et leurs clients en sont à se plaindre publiquement sur les réseaux sociaux à chaque commande bellement affranchie peinturlurée au centre de tri.

Même les recommandés déposés dans un Post Office en sont victimes.

Alors ?

Colère logique des collectionneurs. Directions postales et philatéliques se renvoyant leur impuissante indifférence et vice-versa. Non-collectionneurs philosophant que ces plis sont signes de l'état de l'histoire postale du vingt-et-unième siècle débutant...

... Au moins, les doubles oblitérés français indiquent la date de prise en charge par La Poste.

samedi 28 octobre 2017

Double Lisa pour suivi d'une lettre

Trouver dans le courrier d'une entreprise, une conséquence de l'incitation à envoyer les expéditeurs vers les automates en libre-service dans les bureaux de La Poste en France.
Deux étiquettes : un timbre de distributeur et un code-barre de suivi... L'oblitération à code data matrix est-elle liée au suivi ou un des moyens de La Poste de distinguer ses services par vitesse et destination ?
L'expéditeur a voulu pouvoir suivre l'arrivée à destination de son courrier.

Indubitablement, l'autocollant du bas est un timbre de distributeur d'une valeur faciale d'un euro quatre-vingt-six pour le second échelon de la lettre verte plus quarante centimes de suivi.

Le suivi demandant un code numérique pour l'expéditeur et d'un code-barre pour le tri automatisé : impression et collage d'une seconde étiquette.

Le tout oblitéré le seize août 2017 à la plate-forme 39002A... à Castelnau-d'Estrétefonds, celle desservant la région Midi-Pyrénées à une vingtaine de kilomètres au nord de Toulouse.

En espérant que les spécialistes de Lisa d'usage courant n'en sont pas à pleurer des larmes de sang face à ce texte, problablement naïf et sûrement très incomplet.

lundi 8 mai 2017

L'Afrique francophone, un triangle des Bermudes philatélique ?

Qu'il est difficile de suivre les timbres émis - et utilisés réellement - dans plusieurs pays d'Afrique. Certes, ne nous plaignons pas : la complainte est habituellement contre les timbres émis pour ne pas servir par des opérateurs philatéliques très bons communic@nts.

En un week-end, ce sont trois exemples de plus qui me sont apparus. Si vous avez des informations sur les deux premiers, n'hésitez à vous inscrire sur les forums anglophones de discussion StampBoards.com ; pour le troisième, écrire au secrétariat de la RPSL.

Mystérieux petit timbre du Niger
Le premier sujet est causé par la confusion d'un collectionneur canadien confrontant deux éditions du même catalogue à un timbre oblitéré de cent vingt-cinq francs CFA, émis par le Niger en 1997.
Le timbre en hommage au Professeur Abdou Moumouni Dioffo, neuf tel qu'il peut être trouvé sur des sites de ventes aux enchères (ici via Hipstamp).
Le sujet est un scientifique nigérien, Abdou Moumouni Diasso, formé à l'université française et qui a professé et étudié ensuite dans plusieurs universités d'Afrique francophone. Son héritage est le développement de l'énergie solaire au Mali et au Niger, après un passage où il l'étudia en Union soviétique. Un parcours intéressant entre fin de l'époque coloniale et non alignement dans la Guerre froide.

L'effigie est signée du graveur français André Lavergne et imprimé par Cartor [probablement pas en taille-douce].

Dans son édition datée 2009, le catalogue mondial Scott le cotait, rapporte le forumeur, soixante cents (USD) neuf et trente cents oblitéré. En 2016, c'est cent vingt-cinq dollars neuf ! Alors que plusieurs ventes sur des sites d'amateurs d'enchères débutent à dix cents...

Et une prudence à ne pas le coter du tout un oblitéré tel que possédait par le collectionneur. Le coup de tampon a donné une marque incomplète, mais un modèle à la française se distingue bien.

Une rareté méconnue ? Un tarif peu usité ? Ouvrez vos classeurs de timbres et vos boîtes d'enveloppes aux bois dormants !

Un membre rapporte la réponse d'un rédacteur adjoint du catalogue états-unien : les listes des pays d'Afrique francophone dépendent énormément des diplomates philatélistes des États-Unis qui visitent les bureaux de poste et transmettent informations et timbres à l'éditeur.

Les voyages forment le philatéliste.

La Tunisie a-t-elle eu des distributeurs de timbres ?
Le même jour, c'est une série de quatre timbres de distributeur, avec valeur à la demande, qui suscite le questionnement d'un collectionneur états-unien.
Un des quatre timbres proposés dans une vente sur le site Delcampe.
Ces timbres reprennent des illustrations de timbres du programme de 1999 et 2000 : une production agricole (l'oranger), deux vestiges archéologiques romains (les thermes de Bulla Regia et l'acqueduc de Zaghouan) et le Catharge, ferry reliant Tunis à Marseille et Gênes.

La machine qui les a débitées doit être de type Klussendorf, tel les timbres de distributeur allemand.

Sauf que les catalogues et sites spécialisés dans ces timbres ne connaissent pour la Tunisie que les Frama de 1992 à 2012 (période selon The Meter Stamp Society ; un autre site intéressant par ici). Les tomes Afrique du Nord et timbres de distributeur de l'éditeur Michel ne liste pas ces quatre-là.

Essais commandés lors d'une recherche de nouveaux automates ?

Premières réponses en mai 2017 :
Sur StampBoards, un membre a contacté l'Association tunisienne de philatélie (adresse : Maison de la culture Ibn Khaldoun, Tunis) qui a répondu qu'il y a bien eu une machine de ce type à Tunis. Mais, tombée en panne, elle ne put être réparée et fut abandonnée. En tout, les collectionneurs ont ces quatre illustrations existant en cinq valeurs différentes.

La Côte d'Ivoire et son congrès UPU
Enfin, avec l'arrivée du numéro de mai 2017 du London Philatelist, Marc Parren propose un article d'histoire postale africaine, française et ivoirienne.
La plus forte des trois valeurs du feuillet à surtaxe pour l'annonce du vingt-troisième congrès de l'UPU à Abidjan, prévu en 2004, émis en décembre 2001 (via Colnect).
Le congrès de l'Union postale universelle de 2020 en Côte d'Ivoire compte déjà deux émissions de timbres, dont une de 2001 !

Initialement, le pays aurait dû accueillir l'institution internationale des postes nationales en 2004 à Abidjan. Cependant, la division du pays et les violences après l'élection présidentielle de 2000, elle-même concluant une période de dictature militaire de 1999, empêchent l'événement jusqu'en 2015 quand le pays obtient de ses partenaires de l'Union postale panafricaine d'être le seul candidat au congrès de l'UPU de 2020. Au congrès d'Istanbul en 2016, un congrès extraordinaire est programmé à Addid-Abbeba en 2018 et le vingt-septième congrès en Côte d'Ivoire en 2020 donc.
Un timbre sur un site classé de l'Unesco émis quatre mois après la conférence qu'il signale (Système de numérotation de l'Association mondiale pour le développement de la philatélique... le WNS).
L'histoire de l'émission de 2001 et celle de lobbying de 2005 (bureau de poste de Grand Bassam au moment de la conférence stratégique de l'UPU en avril à Genève) est détaillée sous le clavier de Marc Parren.

L'histoire postale militaire est expliquée : Opération Licorne française (2002-2015) et son Bureau postal interarmées 627 à Port-Bouet, puis Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (toujours en cours, effectifs par pays participants, et illustrée d'un aérogramme onusien par Parren).

La longueur des opérations, le nombre de pays engagés, les changements récents dans l'organisation des postes militaires françaises font que cet article met le pied à l'étrier pour une recherche de courrier ivoirien ou militaire.

Par exemple, en explorant le blog La Poste aux armées, un article illustré sur le Service postal à l'international pour la défense (SPID) et l'Opération Licorne en 2014.

La note du soir-même:
Le SPID est exercé par un partenariat entre La Poste et Sodexo, le groupe de services aux entreprises, de restauration collective et de logistique. Le contrat avec le ministère de la Défense a débuté en 2012, mis en place progressivement (explorer La Poste aux armées), et renouvelé pour quatre années comme un communiqué l'annonçait le vingt-deux février dernier (attention fichier pdf).

Conclusion :
En philatélie comme dans l'histoire des Européens dans le monde, les historiens Bertrand Hirsch et Yann Potin ont bien raison de dire que l'Afrique fut « le continent détourné » du quinzième au dix-neuvième siècle : évité, contourné, ignoré, méprisé des Européens qui n'en aborde les côtes que pour les achats d'esclaves.

Les collectionneurs de timbres, nouveaux explorateurs du continent comme au dix-neuvième ou navigateurs contournant du quinzième vers les vignettes thématiques des agences philatéliques ?

Référence : Bertrand Hirsch et Yann Potin, « Le continent détourné. Frontières et mobilité des mondes africains », dans Patrick Boucheron (direction), Histoire du monde au XVe siècle, 2009. Plusieurs éditions existent (grand format luxueux, deux tomes en poche, etc.).

dimanche 30 avril 2017

Les petits drames des complétistes outre-Manche

Ces dernières semaines, les collectionneurs complétistes des émissions de Royal Mail, des Dépendances de la Couronne ou du territoire d'outre-mer de Gibraltar sont au cœur de choix difficiles pour leurs relations maritales et bancaires.

Surcharge de croisière
Avec l'arrivée du paquebot de croisière Caribbean Princess (cliquez pour voir les timbres sur le blog Commonwealth Stamp Opinion), vendredi vingt-et-un avril, Guernsey Post a débuté une série d'inscriptions spéciales sur ses timbres de distributeurs Post & Go : le nom de chaque paquebot faisant escale sur l'île pour attirer ses passagers au bureau de poste.

Faudra-t-il aux collectionneurs de l'île Anglo-Normande, de ses timbres de distributeurs, aux thématistes nautiques avoir chaque bande de collection de chaque visite d'un paquebot à Saint Peter Port ?

Heureusement, rapporte Ian Bilings, Guernsey Stamps a initialement refusé de proposer un abonnement pour ces produits... estimés à cinquante/soixante-dix séries de six supplémentaires d'avril à septembre 2017 (selon que vous repreniez la surcharge d'un navire refaisant escale). Avant de répondre à la demande : les clients volontaires doivent eux-mêmes contacter le service philatélique, seront livrés en septembre et se verront facturer cinquante pence par série de frais.

La rumeur indique que la poste de Gibraltar envisagerait... et là, il est question d'au moins deux cents paquebots par an !

Reste à savoir si les croisiéristes visiteront le bureau de poste et se procureront ces timbres.

Les blocs : avant ou sans les marges ?
Le timbre Machin grand format de cinq livres sterling pour les soixante-cinq ans de l'accession de la Reine Elisabeth II faisait déjà grincer des dents : coût, intérêt du millésime, absence de nouveauté du timbre, etc.
Cinquante livres sterling en un rectangle de papier (via Norvic Philatelics blog).
Dans le billet d'humeur de Stamp Magazine daté mai 2017, Richard West signale la coûteuse lubie du service philatélique par correspondance de Royal Mail : le feuillet de dix n'entrant pas dans les cartes d'envoi du service, les collectionneurs l'ont reçu...

... [cri de colère]

plié...

[sanglot]... et même, dans le cas de Richard West...

... [cri strident d'effroi]

... avec deux marges retirées !!!

Dire que, avec le programme 2017, même Phil@poste fait des progrès avec les feuillets sous plastique pour ne plus imprimer le code-barres dessus.

Une série Moulins trop dispersée ?
Enfin, les auteurs des deux blogs d'information et d'opinion des nouveautés britanniques (Norvic Philatelics et Commonwealth Stamp Opinion) expriment leur déception partielle face à une série touristique - pas une tradition ancrée outre-Manche - de Royal Mail sur les moulins historiques du Royaume-Uni, à émettre le vingt juin prochain.

Tout d'abord, six timbres dont trois pour l'Angleterre, dont deux pour le sud-est autour de Londres... laissant de larges régions anglaises ignorées malgré leurs moulins, telle la plaine de l'East Anglia. Trop centrée sur le sud-est la Royal Mail... en pleine campagne électorale inattendue...

Mais, The White Knight sur le second blog dispose d'une solution très commerciale, près de Birmingham, qui aurait permis d'attirer un public très large vers cette série : Sarehole Mill, encore en activité et visitable.

Surtout, l'auteur J.R.R. Tolkien a vécu, enfant, tout près de ce moulin et s'en est inspiré pour un moulin situé dans la Comté, la région d'origine des héros Hobbits dans son univers de la Terre du Milieu.

Ne jetons pas trop de pierres aux équipes de Royal Mail : lisez dans Nord Littoral, le vingt-et-un avril, comment les rencontres-anniversaire de l'Amicale philatélique de Calais ont obtenu un timbre et pourquoi sur le commandant Charcot. Je comprend mieux le timbre montpelliérain Bazille en fin d'exposition parisienne... sûrement aussi décidé à la fin du ministériat Macron.

Merci les manchots d'affronter les moulins à vent.

samedi 8 avril 2017

Rien n'arrêtera l'effigie Machin !

Le cinq juin prochain, le type Machin aura cinquante ans d'usage sur les timbres d'usage courant du Royaume-Uni et, même si The Guardian a déjà raconté, le dix-sept mars, le protocole entourant la disparition de la Reine, rien ne semble pouvoir l'empêcher de rester sur les timbres de Royal Mail jusqu'à la fin des temps.

Quelques preuves de 2017 grâce à Ian et John Billings, du commerce Norvic Philatelics, dont le blogle site et la boutique constituent des références permanentes, aux côtés des chroniques mensuelles « Machin Watch » d'un autre marchand, John M. Deering, dans Gibbons Stamp Monthly.

Passons sur le suivi annuel des millésimes et codes-produits cachés dans l'encre iridiscente depuis les dernières mesures de sécurité de février 2009. Et aussi sur la stabilisation des étiquettes de port payé portant l'effigie dorée dans leur coin supérieur droit.

Cinq livres par cinq livres, le bilan financier sera bien ivre.
Essorons d'abord les porte-feuilles avec un cinq livres sterling bleu saphir grand format pour les soixante-cinq ans de l'accession au trône d'Elisabeth II, le six février dernier... Soixante-cinq ?!! Quelle est cette passion pour les anniversaires arithmétiquement exotiques ?
Image d'ordinateur du cinq livres (boutique de Royal Mail).
Certes, ce jour de deuil pour la Reine, est régulièrement jour d'émission jubilaire pour Royal Mail, mais à cinq livres sterling (à l'unité gommée ou en feuillet de dix cough... cough...), plusieurs machinistes britanniques ont soupçonné que les timbres seraient introuvables dans les bureaux de poste qui stockent uniquement l'essentiel en termes de timbres : les tarifs les plus demandés et un tout petit nombre de presentation packs en cas de collectionneurs vivant dans leur secteur.

Amusant : la mention iridescente de sécurité reprend le nom de l'évenement à l'infini, dont un ACCESSION est transformé en ACCE17ION  pour inclure le millésime.

Et une augmentation colorée des tarifs internationaux, une !
Comme chaque année, les tarifs postaux de l'opérateur privé britannique soumis au service universel du courrier ont augmenté le vingt-sept mars, les lettres intérieures les plus lourdes et les services spéciaux d'une part, mais surtout le courrier aérien international. Davantage le courrier pour l'Europe que le reste du monde aussi.
Un joli arc-en-ciel pour neuf livres sterling (via le blog de Norvic Philatelics).
Au bilan, il a fallu réémettre cinq timbres avec leur valeur faciale à jour et les dents des collectionneurs ont grincé... Le blogueur machiniste Andrew Hill calcule à peine moins de neuf livres sterling pour les cinq Machins de £1.17 à £2.55. Presque vingt livres si vous collectionnez aussi les huit usage courant aux symboles des quatre nations nécessaires.

Il s'en amuse en rappelant que le £1.57 permet d'envoyer une correspondance jusqu'à soixante-dix grammes au Kazakhstan, mais pouvoir suivre son arrivée. Vu les ports que je supporte pour mes récentes commandes britanniques de livres... Attendre le colis à l'ancienne devient un jeu de hasard plaisant au compte en banque.

Dernier débat marronnier : du nom de ces nouvelles couleurs chatoyantes. Jeffery Matthews est à la retraite, Royal Mail a toutefois besoin de nouvelles teintes qu'elle dénomme (traduction personnelle sûrement pas assez littéraire) : £1.17 rouge soleil levant [le soleil levant est très orange en Angleterre], £1.40 pin vert foncé [à confronter aux divers pins et sapins de nos régions et du Commanwealth], £1.57 vert de Tarragone [pour les amateurs de spiritueux], £2.27 moisson doré [trop de victoires britanniques au Tour de France au milieu des champs de blé] et £2.55 rouge grenat...

Rouge grenat ?!

Quelle banalité pour une si forte valeur faciale :)

Cinquante ans de vidange de porte-feuilles. Et l'art dans tout ça ?
L'attente des émissions du cinquantenaire du type Machin a pris fin, cette semaine, avec l'arrivée des bulletins d'information de Royal Mail chez les marchands et les collectionneur abonnés au Philatelic Bulletin.

À la fois enthousiasmant et décevant.
Le premier et ravissant feuillet du cinquantenaire du Machin, les différentes étapes de la réflexion artistique d'Arnold Machin (Royal Mail Philatelic Bulletin via le blog de Norvic Philatelics).
Deux blocs-feuillets seront proposés. Pas un, deux.

Pour le feuillet que je ne reproduis pas ici, allez voir sur le blog de Norvic Philatelics : il est moche et heurtera la mémoire d'Arnold Machin qui n'avait pas apprécié de son vivant les quelques essais de faire varier la forme du type dans les années 1980 sans son accord. Résultat : un alignement de réémission des différents formes du type depuis le quatre pence noir jusqu'à un nouveau £1 grand format gaufré.

Nouveau pour être sûr de faire dépenser ?

Cinq pi plus vingt pi plus quatre fois soixante-cinq pi de First Class plus une grosse livre égalent trois livres quatre-vingt-cinq pas très bien agencées... Le carnet de prestige de 1999 avait plus de classe... coûteuse certes, mais la version taille-douce par Czesław Słania tout de même.
La couverture de A Timeless Classic de Douglas Muir. Parmi les bas-reliefs d'Arnold Machin, un doit être au musée postal londonien, un dans la salle d'exposition de la Royal Philatelic Society London, et, sauf erreur, deux ont connu des ventes aux enchères cette dernière décennie.
L'autre feuillet, illustré ci-dessus, est bien plus digne, accessible et utilisable sur courrier avec ses six timbres de première classe (soixante-cinq pence chacun donc). À admirer en relisant les mémoires d'Arnold Machin, ou la genèse de l'effigie Machin avec A Timeless Classic de Douglas Muir, le conservateur du Postal Museum de Londres (ouverture en juillet !).

Mais aussi des Post & Go !
Pour toucher un public plus large, six timbres de distributeurs Post & Go (les LISA d'Outre-Manche) sont aussi prévus. Rappelons que, si Royal Mail ne s'est mis qu'en 2008 aux automates de vente de timbres à valeur à la demande, elle et son prestatire Intelligent AR n'en finissent plus d'émettre de nouvelles illustrations, de proposer lors des salons philatéliques ou de laisser des musées proposées des mentions spéciales...

Le cinquantenaire Machin ira plus loin encore !
La version rouge du Post & Go du cinquantenaire de l'effigie Machin, cette fois-ci celle qui a servi en coin des timbres commémoratifs de la fin des années 1960 pour remplacer l'envahissante photographie de trois quart de Dorothy Wilding (Royal Mail Philatelic Bulletin via le blog de Norvic Philatelics).
Oui, oui, c'est bien une effigie royale par Arnold Machin. La première réflexion philatélique fut, pour le sculpteur, de réadapter le profil qu'il avait créé pour la Monnaie britannique, allégeant le diadème. L'objectif était alors de pallier les plaintes des artistes de devoir consacrer un tiers de la surface des timbres commémoratifs à l'effigie photographique de Dorothy Wilding... Associées au désir républicain du ministre Tony Benn et à l'élan artistique de David Gentleman (récit repris dans un documentaire philatélique récent de la BBC), ces plaintes et le côté un poil remuant du duo Benn-Gentleman incitèrent la recherche de solutions d'usage courant et de commémoratives qui aboutirent aux effigies Machin.

Vraiment, il faut lire A Timeless Classic. Et les livres illustrés par Gentleman.

À la fois hommage à l'œuvre d'Arnold Machin et au règne démarré bien jeune par Elisabeth Windsor, la déclinaison en six couleurs avec un effigie inhabituelle permettra de faire prendre conscience au grand public de l'histoire du timbre qu'il manipule le plus depuis cinq décennies.

Néanmoins, la Royal Mail ayant tendance à imprimer des mentions spéciales sur ces timbres de distributeur, évitez de passer au nouveau musée postal en juillet ou à Stampex en automne si vous tenez à votre petite monnaie.

Pour collectionneurs exigeants.
Hélas, les plus aguerris d'entre les collectionneurs sont à la recherche de la note parfaite en exposition internationale, du cent pour cent. Il est dur de les convaincre - Ou sont-ce les juges ? - qu'il est possible de collectionner et étudier un type d'usage courant sans rester lover au chaud dans son fauteuil.

Heureusement qu'il y a toujours des archives perdues pour retrouver la lumière au meilleur moment !
Presque vingt ans après leur impression (octobre 1997), les feuilles d'essais de Courvoisier arrivent dans les musées et sur le marché philatélique (Kelleher Auctions, dont je conseille la lecture du magazine créé en 2015).
En janvier, la maison états-unienne Kelleher Auctions a fait sensation en annonçant qu'elle présenterait au salon Stampex de Londres en février des essais inconnus du type Machin. Réalisés par l'imprimeur suisse Courvoisier en 1997, avant sa fermeture en 2001 avec dispersion de ses archives philatéliques. Alors, Royal Mail se fournissait auprès de l'imprimeur britannique House of Questa en offset, mais souhaitait pendant les années 1990 de passer en héliogravure ; l'opérateur postal autorisa Questa à commander des essais à Courvoisier qui disposait des machines et de l'expérience.

En janvier, Ian Billings pouvait montrer trois exemplaires en vert, gris et orange, sans indicateur de valeur. Il expliquait que le nombre de feuilles était encore inconnu, donc qu'il était difficile d'estimer une première valeur de vente. Et que le Musée postal londonien a réussi à en obtenir une feuille de chaque couleur.

Ce mercredi cinq avril, il a pu mettre à jour les informations marchandes : deux jeux de trois feuilles (soit deux cents séries de vignettes détachées au maximum) seront écoulés sur le marché britannique, un propriétaire privé conservant le reste aux États-Unis. D'après les discussions avec Kelleher, ce propriétaire espérait cinquante mille dollars pour les trois feuilles exposées à Stampex, soit quelques centaines de livres sterling le jeu de vignettes différentes !

Finalement, Norvic Philatelics propose le jeu de trois pour cent cinquante livres sterling. Entrez par mail sur la liste d'attente.

Conclusion du premier semestre 2017 : 
ne parlez pas de philatélie à votre banquier,
encore moins à votre conjoint.

Sinon, Royal Mail vous propose aussi son programme commémoratif.

samedi 21 janvier 2017

L'épidémie de timbres illustrés de distributeur s'étend toujours

Jusqu'en 2008, les timbres de distributeurs, ces étiquettes postales dont la valeur faciale ou d'usage est imprimée à la demande de l'expéditeur auprès d'un automate posé dans le bureau de poste, ont connu soit des tentatives vaines à partir des années 1980, soit une réussite durable mais avec, dans le cas français, une illustration pâlote jamais rénovée.

Dans le second cas, sont connus les postes allemandes, belgesespagnoles et allemandes, jusqu'à donner un petit nom à la machine et à l'objet philatélique : LISA en France. Dans le premier, la tentative abandonnée australienne a pourtant montré un intérêt durable des collectionneurs à Adelaide, révélé au monde philatélique en janvier 2016.

Un double foyer dans les îles britanniques
Mais, depuis que Royal Mail et Post Office Ltd ont adopté le système d'Intelligent AR au Royaume-Uni à l'automne 2008, il semble qu'une tâche d'huile s'est formé et s'étale petit à petit autour des Faststamps et des Post & Go. Les Britanniques ont pu ainsi faire le tour de la flore, de la faune, des navires,... de leurs îles.
Après les héros de l'insurrection de Pâques 1916, la nouvelle série de timbres de distributeurs (et aussi des guichets) : cent objets de l'histoire de l'Irlande (IrishStamps.ie).
Ainsi, dès 2010, An Post, la poste irlandaise, avait adopté son propre système en 2010 : SOAR pour Stamps On A Roll, la forme de stockage de ces vignettes : le rouleau.

Mais, en suivant le même nouveau principe : une partie libre pour imprimer les mentions postales, une large partie illustrée régulièrement renouvelée. Ce qui annonçait, écrivit alors un chroniqueur de Stamp Magazine, un nouveau type de programme philatélique que les non-collectionneurs peuvent découvrir au hasard de leur venue pressée au bureau de poste, encouragés qu'ils sont à utiliser les automates pour désengorger (rentabiliser) les guichets humains.
Pour les machines d'Intelligent AR (britanniques et déclinaisons), passez la souris sur "Kiosks" pour retrouver distributeurs, vignettes actuels et passés avec un peu de recherche (capture d'écran du samedi vingt-et-un janvier 2017).
Depuis, par utilité postale ou gain philatélique, plusieurs opérateurs postaux ont opté pour les distributeurs d'Intelligent AR que le site de cette entreprise permet de suivre la localisation. En février 2014 ce fut Jersey Post, un an après celle de Guernsey et en mai 2015 le Royal Gibraltar Post Office.

Au-delà de l'Empire désormais
Une des quatre illustrations des distributeurs espagnols, évoquant le tricentenaire de la poste espagnole (Intelligent AR).
Moins britannique et malgré ses vignettes illustrées depuis longtemps, la Correos espagnole teste une machine dans son bureau principal de Madrid depuis avril dernier, après une présentation au Salon philatélique de Madrid.
L'une des deux illustrations prévues par Post NL pour ses distributeurs IAR : l'inévitable tulipe (Intelligent AR).

La consultation de la liste de ses kiosks annoncent la mise en place de quatre distributeurs aux Pays-Bas à partir du lundi trente janvier prochain (exemple de celui promis pour Amersfoort), comme annoncé par PostNL le vingt-quatre novembre 2016.

N'oublions pas l'expérience qatari d'octobre 2015 - débuté par un salon international elle aussi - qui se poursuit, en fouillant bien le site d'Intelligent AR puisque les distributeurs QAxx ne sont pas dans le menu "Kiosks", mais sur cette page-ci.

En effet, les salons philatéliques sont le lieu de promotion des distributeurs Post & Go avec la complicité de Royal Mail qui fournit ses timbres avec mentions spéciales... et un brin d'agacement des collectionneurs britanniques : comment des timbres British peuvent-ils être vendus uniquement dans des pays où ils ne peuvent servir sur le courrier... Et découvrir que ces timbres expatriés ne sont pas toujours imprimés avec la même technique d'impression.

D'autres débats ont eu lieu, sur les blogs et les chroniques imprimées des marchands spécialisés des nouveautés britanniques : Post & Go avec mention spéciale musées militaires, musée postal à Londres, etc. Où cela s'arrêtera-t-il, se demandent les collectionneurs complétistes ?

Une collection spécialisée britannique s'étendant, de plus et naturellement, aux changements de typographie et dimensions des écritures selon les mises à jour logicielles, les changements annuels de tarifs et les accidents de fonctionnement.

Les Dominions se lancent en toute autonomie
Et, ces dernières semaines, le timbre illustré de distributeur semble plaire au-delà du modèle IAR/Royal Mail.
Les cinq premiers timbres de distributeurs de Postes Canada, en valeur permanente, la lettre intérieure de base (Postes Canada).
Le trente-et-un octobre 2016, Postes Canada tente l'expérience des Timbres Libre-Service, comme présenté dans son catalogue En détail de janvier-mars 2017, mais en précommande sur le magasin en ligne.

Les curieux de cette expérimentation liront les commentaires et témoignages des membres canadiens et canadophiles du forum StampBoards.com : trois lieux seulement équipés apparemment en décembre, mais accessibles à toute heure du jour et de la nuit, si vous payez par carte bancaire.

Les villes chanceuses : Edmonton en Alberta, Vancouver, la métropole de Colombie-Britannique, et Richmond Hill, dans la banlieue de Toronto, en Ontario.

Pour le moment, je n'ai pas lu d'information sur le fabricant du système.
L'image-annonce : l'écran de la machine postale et les quatre interprétations du triskélion présentés comme la nouvelle série d'usage courant - une approche toute irlandaise ? (Isle of Man Post Office).
Enfin, la poste de l'île de Man adopte les distributeurs de timbres à la demande à partir du prochain Stampex de Londres, le mercredi quinze février prochain. La série inaugurale est présentée comme d'usage courant et reprend quatre formes du symbole national aux trois jambes : deux visibles sur des bâtiments de l'île, deux interprétations artistiques.

Reste à savoir si le foyer de l'infection est, ici, d'origine britannique ou irlandaise...


Complément du dimanche vingt-deux janvier 2023 :
Le cinq janvier 2023, les quatre triskélion sont réémis sous forme de timbres-poste par la poste de l'île de Man à l'occasion du passage du monogramme de la défunte Reine Élisabeth II au monogramme de son fils, le Roi Charles III.

mercredi 2 novembre 2016

Morues et pirolles à Philataipei 2016

Grâce aux témoignages de participants du forum de discussion StampBoards, deux curiosités de l'exposition internationale Philataipei, qui s'est tenu à Taïwan du vingt-et-un au vingt-six octobre dernier.
Le timbre et son relief montré par Posta (site de Posta). Pour convaincre les collectionneurs hésitants, Posta pourra demander une démonstration à distance du timbre « naturellement » légèrement odorant à Ubisoft et son Nosulus Rift (lire aussi Canard PC n°347 page 70).
D'abord, sur le stand de l'imprimeur Cartor, étaient exposées les étapes de fabrication du timbre féroïen réalisé à partir de peau de morue tannée : deux parties de peau de morue de l'Atlantique (Gadus morhua), pêchée localement, achetée à un exportateur et traitée par Atlantic Leather en Islande : leur site est un musée du cuir de poisson.

Sur les photographies d'un collectionneur de Hong Kong, une dizaine de paires de timbres sont découpées dans chaque peau, un cachet rouge « Morue » « féroïenne », puis collés sur un timbre sur lequel sont imprimés le dessin d'une morue par Martin Mörck (imprimé en offset) et la valeur faciale.

Coûteux sûrement, mais quelle promotion pour la pêche de l'archipel, l'entreprise islandaise et l'imprimeur franco-britannique : cinquante couronnes danoises (6,70 euros environ) soit la taxe de recommandation, ou une grosse lettre intérieure d'un demi à un kilogramme (plus une couronne).

La poste de Taiwan (Chungwha Post = poste chinoise) proposait un timbre décoré avec calligraphie sur bambou. Ça en fait de la colle.
L'illustration des timbres de distributeurs avec le logotype de Philataipei en haut à gauche (site de l'exposition).
D'autre part, comment attirer les collectionneurs vers les distributeurs de timbres à la demande ?

Choisir un animal endémique de l'île : la pirolle (Urocissa caerulea) - suffisamment bleu pour faire oublier le rouge communiste continental ? Placer un employé par machine avec un chronomètre pour s'assurer qu'aucun client ne passe plus de six minutes par passage, pour s'assurer d'une grande distribution.

Et ne pas rendre la monnaie en espèces...

Et là, le collectionneur texan a pu découvrir comment les collectionneurs taïwanais parviennent à collectionner par séries de un à dix dollars. La valeur minimum imprimée est de cinq dollars pour la lettre intérieure.

Solution d'honnêteté de la poste : la monnaie est rendue sous la forme d'un timbre. Ainsi, en six commandes et six pièces de dix dollars, le collectionneur a sa série. Et l'acheteur pressé en ville conserve une partie d'affranchissement composé pour une fois suivante.

Le président de la Métropole de Montpellier et son directeur des transports en commun pourrait s'en inspirer : face au vandalisme des automates par des voleurs s'emparant de la monnaie des acheteurs, les distributeurs de tickets de tramway/bus ne rendent plus la monnaie depuis août 2015.

Et... ce n'est pas fini.

Et proposer ces vignettes avec la valeur en quatre couleurs différentes : noir postal, bleu, vert et rouge - ces trois-là dispensées uniquement au salon. Dix dollars par dix dollars, vingt-huit centimes d'euro par vingt-huit centimes... fois quelques milliers de collectionneurs.


Sinon, le palmarès de l'exposition philatélique : par ici ; les résultats des participants français sur le site fédéral par là.

dimanche 17 avril 2016

Semaines #2016.14-15 ici et ailleurs

Vendredi huit avril sur SebPhilately : mode d'emploi du sans pho chez News du Phospho
Expliqué en anglais l'importance de la communication de deux experts et de deux philatélistes définissant ce qu'est une variété de bandes phosphorescente sur timbres de France.

Et le treize avril, une première leçon de détection des rémanences d'Olivier Gervais sur son blog complète l'offensive pédagogique sur cette spécialité.

Mardi douze avril sur RTÉ : le documentaire sur le GPO de Dublin continue
L'article du mercredi vingt-trois mars est complété à chaque nouvel épisode de la vie au sein du bâtiment du Bureau central de Dublin, simultanément bureau de poste, siège social de l'opérateur irlandais, musée postal et, désormais, mémorial de l'Insurrection de 1916.

Dans le quatrième épisode du douze avril, c'est l'Avent.

Vendredi quinze avril chez votre marchand de journaux : deuxième volume du Dessous des timbres
En à peine quatre mois, Gauthier Toulemonde publie un nouveau hors-série philatélico-géopolitique sur « L'incroyable présence de la France dans le monde », de la frontière avec la Suisse jusqu'aux concessions en Chine, en passant par le type Mouchon d'Éthiopie et des îlots et îles variés.

Le vendredi premier juillet 2016 : plus de folie à Adelaide
Dans le numéro 340, période mai-juin 2016, Australia Post annonce la retraite du distributeur de timbres imprimant la valeur à la demande et qui connaît une célébrité inattendue depuis l'émission d'urgence de janvier dernier. Pourtant, cela faisait de nombreuses années qu'elle vivotait d'émission originale pour faire plaisir aux philatélistes d'Australie-Méridionale.

Punition de la direction régionale suite à la spéculation toujours en cours ? Épuisement du stock de rouleaux aux animaux ?

Sur StampBoards.com, sont attendues impatiemment les cotes que les catalogues vont proposer pour ces timbres, leurs types et multiples variétés.

dimanche 3 avril 2016

Expansion britannique à Madrid, faillite à Londres ?

Correos, la poste espagnole, célèbre les trois cents ans du système postal en Espagne - apparemment, l'unification du monopole du courrier le huit août 1716 (plus pour les hispanophones sur Wikipédia). Dans le numéro de mars 2016 de Sellos Y Mucho Màs, elle présente nombre produits pour cet anniversaire et une nouveauté ciblant les collectionneurs dès le salon national de Madrid, du vingt-et-un au vingt-quatre avril prochain.

Suivi (et traduit en anglais) par Ian et John Billings, le fait est que Correos réintroduit les distributeurs de timbres à valeur imprimée à la demande, abandonnés en 2006 et alors de marque Epelsa. Désormais, le fournisseur est le britannique Intelligent AR qui distribue les Post & Go de la Royal Mail et des postes des îles Anglo-Normandes et de Gibraltar.


Tandis que les entreprises postales et philatéliques britanniques créent la deuxième connection avec l'Espagne de l'année, après l'impression du bloc Long May She Reign l'année dernière, un grand de la Philatélie britannique paraît trembler dangereusement...


La valeur de l'action du groupe Stanley Gibbons s'effondre littéralement depuis l'été 2015 : le graphique ci-dessous se lit en pence sterling...
L'évolution de l'action du groupe Stanley Gibbons sur un an (London Stock Exchange).
Sur le forum StampBoards.com, l'inquiétude a débuté une année auparavant lors de l'achat du site de vente pour collectionneurs Bidstart... Une des nombreuses acquisitions de Stanley Gibbons depuis que des golden boys cameroniens sont aux commandes.

Murray Payne, le grand spécialiste du Roi George VI, en janvier 2014 pourquoi pas : ils vendent des timbres... Par contre, investir dans un site web et dans de nombreux informaticiens pour le transformer en marketplace incontournable sur un marché très largement dominé par eBay et une multitude de sites établis par pays ou spécialités, ça a semblé dangereux et ça n'a plus l'air de convaincre les boursicoteurs.

Sur le forum basé en Australie, certains espèrent que le pôle-capitaine catalogues et éditions évitera de sombrer avec le navire quand les rats cameroniens l'auront quitté en douce. D'autres proposent de cotiser à un fond pour racheter l'essentiel et sauver la marque et les activités historiques. Quelques-uns se précipitent pour mettre à jour leurs catalogues avant disparition.

Heureusement que le catalogue Dallay(-Rousso-Maury) a été racheté par Spink.

vendredi 26 février 2016

Faut-il guillotiner les kangourous sans tatouage à Adelaide ?

Comme le tatouage obligatoire des chiens et chats en France depuis 1989, faut-il imposer le tatouage obligatoire de la valeur faciale et du lieu d'émission sur les timbres d'urgence d'Adelaide ?

L'animal a bien fait de se baisser pour observer le problème...
La variété non imprimée avec sa découpe imparfaite dans la partie haute, et toujours attaché à sa bande par ses deux millimètres non guillotinés après impression (wucky100 sur eBay).
Aujourd'hui, vendredi vingt-six février 2016, un peu avant midi heure d'été en Australie orientale, une bande cinq timbres de l'émission d'urgence d'Adelaide accompagnée d'un sixième compagnon isolé s'est vendue pour à peine moins neuf mille dollars australiens !!!

Le week-end dernier, nous en étions à deux mille et plus la bande de six, et même, en lot, la proportionnalité était très suivie à ce niveau croissant là.

La nouvelle justification pour faire monter des prix déjà très forts : un des cinq timbres n'a pas reçu sa valeur faciale lors de l'impression réalisée début janvier dernier, que le vendeur a pu prouver par la conservation de la bande entière.

Une chose peu évidente à réaliser : les participants de StampBoards.com, toujours à suivre avec enthousiasme l'évolution enchériste et spécialiste de l'émission, témoignent de la fragilité des deux minuscules millimètres qui relient encore les timbres de distributeur après découpe partielle dans la machine.
Le lot entier que le vendeur a eu l'intelligence de proposer avec le sixième manquant (wucky100 sur eBay).
Si l'émission paraît légitime quoique démontrant une certaine impréparation des bureaux de poste et franchisés de la région d'Adelaide lors de l'augmentation des tarifs intérieurs, les aspects techniques et spéculatives se font concurrence quand vous suivez les échanges sur le forum philatélique, principale source d'information sur cette émission.

Si les timbres portaient des puces électroniques...
Le vingt-deux février, un membre, saphilatelist, a posté son recensement d'après les achats marchands et collectionneurs, et des estimations sur la part non-philatéliques (par les Muggles pour payer leurs factures par exemple) d'après les ventes sur eBay.

Grâce à la découverte fortuite par un collectionneur le jeudi sept janvier et le bouche-à-oreille dans le milieu, un peu moins de deux mille timbres neufs intacts existeraient, soit, d'après lui, presque les quatre cinquièmes des timbres survivants... Spéculation ? Promotion de l'étude spécialisée des timbres CPS de distributeur australien ? Vaste débat.

Un vingt-cinquième serait collée sur du courrier qui n'est jamais parti : les médias généralistes ont explosé l'affaire à partir du samedi vingt-trois janvier et les expéditeurs se sont rendus compte de ce qu'ils possédaient. Au contraire, une quantité équivalente a servi sur du courrier et est encore collée dessus alors cent cinquante auraient déjà étaient été découpés - par chance avec date lisible et le timbre de soixante-dix cents - voire décollés. Cette pratique philatéliste mal expliquée aux muggles qui croit que c'est un rite obligatoire de passage du timbre rare.

Les philatélistes attirés par la cote et la valeur ont déjà évalué les créneaux calendaires pertinents : au plus près du jeudi sept janvier, à la rigueur avant le lundi vingt-cinq mais si preuve de non-philatélisme : avec ou sans tatouage de sécurité alors ?

Dix pour cent des timbres existant ont, enfin, servi sur du courrier créé par des marchands et des collectionneurs de timbres avant la diffusion sur le forum de la nouvelle, le dix-sept janvier ; certains en utilisant des enveloppes à fenêtre anonymisant le destinataire, donc l'origine philatélique traçable... Débat encore : ça permet au moins de valoriser les courriers adressés à des entreprises d'électricité ou à des particuliers sans aucun rapport avec la philatélie.

Chacun jugera de la pertinence commerçante, spécialiste ou complétiste de la bulle spéculative autour des timbres neufs... tout en espérant que davantage d'enveloppes ingénues apparaissent pour prouver l'intérêt postal de l'émission... qui encouragera le gonflement de la bulle...

Ce kangourou peut-il cesser de sauter, please ?

mercredi 24 février 2016

Nature du Japon mise en valeur dans Stamp Magazine de mars 2016

Dans le numéro daté mars 2016 de Stamp Magazine, le Japon est à l'honneur, principalement par un article de six pages de Nicholas Pertwee sur la première série d'usage courant du règne de l'empereur Akihito, aux valeurs émise de novembre 1992 à février 1998.
Lanius bucephalus de cent vingt yens, émis le seize février 1998 pour la lettre non standardisée jusqu'à cinquante grammes (site de la Japan philatelic Society Fundation).
D'une admirable densité, le dossier rappelle le nom scientifique de chaque insecte (de neuf à trente yens), oiseau (de quarante et un à cent soixante) et fleurs (cent quatre-vingt-dix à quatre cents trente), mais d'une tournure de phrase parvient à donner au lecteur de précieuses connaissances et informations pour commencer une étude spécialisée de cette émission qui comprend également deux grands formats pour les sept cents et mille yens, deux types pour distributeur de timbres à la demande, un timbre réémis modifié en 2012 car imitié trop souvent.

Après un historique rapide des timbres d'usage courant depuis 1952, fin de l'occupation du pays, tout est expliqué et montré efficacement, notamment les impressions marginales (nom de l'imprimerie et indicateurs des couleurs imprimés), annulation d'office des timbres de fin de roulettes, carnets mixtes gommés et autocollants.

Les illustrations comprennent quelques courriers dont un tableau des usages permis par chaque timbre à son émission permet d'évaluer la correction du tarif.

La série est relayée par une nouvelle de vingt-trois timbres aux types variés à partir de 2014. Pour admirer les deux séries, le site de la Japan philatelic Society (JPS ; japonais ou anglais) sera fort utile, notamment sa partie en anglais sur les nouveautés du Japon à partir de 1998. Les usage courant sont rangés dans les pages "Other stamps" et la description "definitive stamp".

Il existe également une International Society for Japanese Philately, à laquelle appartient la British Society for Japanese Philately dont Nicholas Pertwee est membre (les lecteurs attentifs des magazines britanniques relieront cet auteur avec le Bénin).

dimanche 21 février 2016

Hangover ou lever matinal à Adelaide ?

Les choses se calment sur le fil du forum StampBoards.com consacré à l'émission d'urgence d'Adelaide, en Australie-Méridionale, tandis que les vendeurs sur eBay semblent trouver un rythme de croisière. Vivement l'entrée en scène des éditeurs de catalogue pour relancer ou enterrer la spéculation.

Les épisodes précédents
Si vous n'avez toujours pas eu accès à un résumé (vraiment aucun ?), le lundi quatre janvier 2016, les tarifs intérieurs d'Australia Post ont augmenté et complété d'un service prioritaire. Alors que tous, marchands et collectionneurs participant à StampBoards et moi, pensions suivre comment l'opérateur postal allait réussir à prioritiser le courrier avec une simple vignette que l'oblitération ne doit pas toucher, selon les règles expliqués aux postiers publics ou franchisés.

La surprise est révélé sur ce forum le dimanche dix-sept janvier : le Bureau régional d'Adelaide a imprimé sur une machine plusieurs centaines de séries de timbres à valeur sur demande - généralement abandonnés au début des années 2000, mais servant pour des expositions philatéliques locales - pour pallier un manque de timbres de trente cents dans plusieurs bureaux de poste et comptoirs franchisés de la métropole d'Australie-Méridionale.

Le stampede et la spéculation ont bien pris grâce au suivi assuré sur le forum - non sans intérêt : entre la découverte vers le sept et la révélation... Cette semaine, la bande de six timbres neuf tend à atteindre les deux milles dollars australiens : soixante-dix-sept eurocentimes de faciale vendues mille trois cents euros !

La valorisation des courriers est moindre quoiqu'impressionnante plus la date d'oblitération se rapproche de l'émission. Le premier jour supposé est le mercredi six janvier, le sourcil des StampBoarder se soulève d'amusement passé la médiatisation de la semaine du dix-huit, et rigole franchement pour les envois de février... Ne croyant pas que des non-philatélistes aient pu rater le stampede et les accusant d'auto-envoi pour pouvoir récupérer une part du gateau.

La spéculation dans toute sa splendeur.

Mais combien ? Pourquoi les variétés ?
L'éloignement vers eBay de la galopade spéculative infernale permet sur le forum de voir les spécialistes de l'impression et des timbres de distributeur CPS (counter printed stamps) se poser des questions dont les vendeurs et acheteurs se moquent bien.

Sur combien de séries, de timbres, de ventes ? Mystère car les forumeurs témoins ont promis le secret aux autorités postales d'Adelaide. Ce qui est sûr est que l'utilisation de deux types de papier repérables à l'emplacement du millésime 1994 est aléatoire : les rouleaux étaient pris selon leur apparition dans les mains de l'opérateur.

Pourquoi des variétés albinos ? La bande de six portant une marque "$1.00 Adelaide 2016" inversé imprimé en blanc a atteint une enchère de cinq mille dollars. La marque "30c" albino existe aussi.

Mode d'emploi de la machine à impression thermique en main, un participant signale que le rouleau apposant la marque [oula, me faire parler de techniques d'imprimerie... en traduction en plus] a pu servir auparavant pour l'impression des vignettes habituelles millésimées du Bureau d'Adelaide, mise en vente le premier février... Au moment où la commande de trente cents d'urgence a été donnée,... je laisse les connaisseurs de ce genre de machines expliquait immensément plus correctement que moi.

Tout cela est expliqué à partir de la treizième page du fil de discussion.

Et maintenant ?
Les suppositions sur les prix de référence et les cotes de catalogue vont bon train, chacun tenant son calepin de ventes eBay à jour : ce sera fortement utile quand il faudra retrouver un courrier naturel au milieu des créations douteuses.

Le tassement devrait avoir lieu quand les collectionneurs les plus complétistes et les plus passionnés de l'Australie contemporaine auront été satisfaits, donc que leurs exemplaires seront durablement dans des albums.

Seulement, les principaux éditeurs de catalogue (Gibbons, Scott et l'australien Seven Seas Stamps) ont pris contact avec un des acteurs du forum pour connaître les conditions de l'émission... et deux d'entre eux sont en train de préparer la prochaine édition de leur catalogue d'Australie.

Y aura-t-il un nouveau stampede depuis les autres continents vers l'Australie tout au long de l'année 2016 au gré des sorties de catalogues ?

samedi 13 février 2016

"Binge philatelying" à Adelaide : la fête continue avec l'émission d'urgence australienne

Les mensuels philatéliques anglophones commencent à diffuser la nouvelle de l'émission d'urgence d'Adelaide du cinq janvier 2016 et de la spéculation dont elle fait l'objet sur eBay depuis sa publicité par un membre du forum StampBoards.com le dix-sept janvier.

Kang'rou, Gloire et Beauté...*
Résumons l'essentiel : le lundi quatre, nouveaux tarifs d'Australia Post dont passage de soixante-dix cents à un dollar pour la lettre standard intérieure. Le jour dit, le Bureau régional d'Australie-Méridionale découvre que ses bureaux de la capitale Adelaide manquent de timbres de complément à trente cents : il autorise l'usage d'un distributeur réformé (sauf pour les expositions philatéliques) de timbres à la demande et diffuse aux bureaux se signalant en rupture de stock, et ces derniers dépannent les bureaux franchisés.

Depuis, c'est les participants - philatélistes, collectionneurs et marchands - qui suivent le mieux le devenir des séries de six des animaux d'Australie, les deux types découverts, et l'origine des courriers selon leurs dates : pactole si oblitéré dès les premiers jours, aussi bien avant le dix-sept (spéculation...), et avec un doute ensuite car les médias généralistes australiens ont largement propagé la nouvelle. Mille dollars la bande de six semble le minimum pour le moment sur eBay.

La nuit, tous les kangourous sont gris... Non.
Un des membres s'amusait de savoir combien de pages pourrait comprendre une collection compétitive sur cette émission... Depuis deux jours, il y aura de quoi remplir avec la découverte d'une... de deux erreurs d'impression dans l'urgence !
Pouquoi une lampe à ultraviolet doit se trouver dans la boîte à outils du collectionneur moderne (photographie de successman publiée le douze février 2016 sur StampBoards.com et une vente eBay).
Un nouveau membre du forum et client fidèle d'un des marchands qui a permis la diffusion de bandes de six à prix d'amis à ses meilleurs clients, signale le jeudi onze que sa commande est un Chopin de la plus grande qualité : intrigué par les blancs dans l'impression de l'expression « Adelaide 2016 », il a observé sa série à la lampe à ultraviolet et découvert que ses blancs sont provoqués par une impression invisible à l'œil d'une valeur faciale de « $ 1.00 » à l'envers du sens des timbres !!!

Surpris, le marchand reprend son stock et découvre bien une impression erronée sur quelques séries, mais de « 30c » !?? Le client publie le lendemain les photographies sous ultraviolet... Deux surprises en moins de vingt-quatre heures.

Lancée le mardi neuf février, la vente de cette série au « dollar erroné inversé albino » sur eBay explose à deux mille six cents dollars australiens, actuellement à trois jours de l'adjudication... Plus de mille six cents euros, près de mille trois cents livres sterling...
Kangourous (ici version sans l'erreur « albino » : « Adelaide 2016 » sans coupure blanche), koalas, une faune qui fait tourner les têtes sur eBay... Qu'en penseront les éditeurs de catalogues ? (scan de GlobalAdministrator sur StampBoards).
À côté de ces erreurs, passeraient inaperçus les autres trouvailles sur courrier des premiers jours de janvier :
- deux mille dollars pour un affranchissement d'urgence oblitéré du six janvier (yeepee!!!) sur fragment (beurk!) que les collectionneurs fuient ou décollent d'habitude,
- une lettre partie du bureau de Torrentsville Plaza en date du sept janvier qui a circulé entre collectionneurs à la valeur initiale du pack de vingt-quatre canettes de bière australienne**,
- une émission de pseudo-urgence d'un dollar du même Bureau régional d'Adelaide existerait, etc.

Du Prix Socrate de la métaphilatélie : où acheter et vouloir être informé.
Surtout, les discussions du forum permettent de philosopher sur la philatélie contemporaine, à partir des opinions des participants ou des réflexions permises par ces faits et ces prix atteints.

Il apparaît ainsi une opposition claire entre les enchères astronomiques sur eBay et les prix fort raisonnables entre un marchand et ses clients habitués ou entre amis collectionneurs, sans compter sur les particuliers ne connaissant pas la philatélie et essaie de vendre des blocs de timbres-poste au crocodile de trente cents comme étant la rareté décrite dans le journal local...

Mais, il n'y a pas qu'eux qui sont peu ou mal informés : les premières réunions des clubs philatéliques de la métropole d'Australie du Sud ont lieu et de nombreux membres entendent parler pour la première fois de cette émission d'urgence... Un forum internet où l'Australie tient une bonne place, tous les médias généralistes, et, un mois après...

Qu'en est-il des collectionneurs européens passionnés de l'Australie contemporaine ?... Non, ils collectionnent tous soit les classiques d'Europe ou les émissions du programme philatélique local.

S'informer est une problématique essentielle dans bien des domaines. Pour ces collectionneurs peu connectés, il reste donc le mensuel national et encore... Comme signalé par un marchand, certains timbres australiens du début du vingtième siècle au filigrane spécifique n'ont commencé à se vendre fréquemment et à très bons prix que récemment lorsque l'éditeur Stanley Gibbons leur accorda une ligne et un numéro dans son catalogue. Auparavant, personne ne s'y intéressait sauf quelques rares collectionneurs très spécialisés.

Combien de numéros pour ces six timbres d'urgence et quelles cotes, notamment oblitérées selon les dates ?

Une question fort utile pour les contemplatifs : laissez la poussière du stampede retomber et faire le point dans des articles et un livre que je pourrai lire calmement :)


To English reading visitors:
* : Amour, Gloire et Beauté is the French title of the U.S. soap opera The Bold and The Beautiful, broadcasted in France every week mornings. I regularly used the French title to make fun of stamp sagas because of the song created in France for the opening credit, a sort of huge male unmelodious shouting: "A!!!mour!!! Gloir'! et! Beau!téééé!!!!!"

Aux lecteurs francophones :
** : un slab en argot australien est le nom du pack de vingt-quatre canettes de bière... soit quelques dizaines de dollars (une trentaine selon un site touristique que je ne retrouve plus). Dans tous les cas : entretenez vos relations philatéliques, ça aidera toujours.


Mise à jour du lendemain, dimanche quatorze février 2016 :
Décalage horaire aidant, l'action australienne a lieu pendant la nuit française. Ainsi, les vendeurs sur eBay semblent entamés une réflexion sur le prix à venir de leurs précieuses possessions : des ventes directes de bande de six sont proposées à deux mille dollars australiens désormais.

La variété de la bande de cinq à la marque « $ 1.00 » inversée albino s'approche doucement des cinq mille dollars, mais le vendeur annonce ce jour qu'il espère voir son lot atteindre plus de dix mille dollars d'ici un an... Aux enchérisseurs d'agir : qui sortira vainqueur de ce poker menteur dans quarante-huit heures ?

Enfin, les associations carétatives continuent à fouiller les enveloppes de leurs donateurs au cas où... Les bonnes œuvres remercient le Bureau principal d'Adelaide.