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lundi 14 juin 2021

Classe ouverte : gluten free et Trois Grâces de Montpellier

 Sculpture et fontaine emblématique de la place centrale de Montpellier, au sud de la France, la fontaine des Trois Grâces du Marseillais Étienne Dantoine (1777) est le point de rendez-vous des habitants... et un sujet possible de collection thématique (cartes postales aidant) et même de classe ouverte grâce à ma gourmandise.

Autocollant au logotype du salon de thé Les Demoiselles de Montpellier, 2 Rue de la Carbonnerie, au nord-est de la Préfecture de l'Hérault.

L'idée m'est venu lorsque l'employée du salon de thé sans gluten colla le sticker ci-dessus sur la boîte de ma part de gâteau : Les Demoiselles de Montpellier, fondé en 2014, tire son nom à la fois de la statue thématique et de la féminité souhaitée par sa fondatrice - Du calme, les conservateurs, la cuisinière a été un homme à un moment.

Ultime version (merci aux sponsors et partenaires) de l'affiche de Phila-France 2019, créée par Régine Pappalardo, artiste habituelle des cartes locales de l'Association philatélique montpelliéraine depuis 1983 (Comment ça ?! Vous avez raté la collection en cour d'honneur des cartes locales montpelliéraines proposées par Michel Subra à Phila-France 2019 !).

L'exposition philatélique nationale Phila-France de juin 2019 plaça ces divinités antiques du charme, de la beauté et de la créativité parmi les lieux à montrer de la ville, avec le théâtre de la Comédie et les monuments de la place royale du Peyrou.

L'illustration de Régine Pappalardo les a mis en avant sur l'affiche et les flyers expédiés aux associations fédérées, avant d'être placé sur la vignette se-tenant du timbre annonçant le Congrès fédéral.

Le timbre de Phila-France 2019 (touristique et congrès de la FFAP) avec décentrement grec en haut  gauche...

Timbre et vignette inséparables, non par valeur au catalogue, mais car le public ne voit, depuis 1993, qu'une copie de la sculpture sur la place de la Comédie ! L'originale en marbre est exposée dans l'entrée du théâtre : profitez donc d'une visite guidée ou d'un spectacle. 

L'intérieur du carnet collector, personnalisé sur commande de l'organisation de Phila-France 2019, composé de quatre timbres pour la lettre intérieure prioritaire jusqu'à vingt grammes. Ne négligez pas la première page du carnet comportant l'extrait d'une gravure des visages et cols des divinités.

Le comité d'organisation de Phila-France 2019 l'avait sélectionnée parmi les monuments de son collector personnalisé. Face à la photographie de la partie finale de l'acqueduc - les Arceaux, sujet du timbre de distributeur de la manifestation -, ici sans valeur postale, le timbre aux Trois Grâces sous un ciel bleu méditerranéen est entouré de la statue équestre de Louis XIV sur la place du Peyrou, de la cathédrale et université historique de médecine (à suivre le timbre de juin 2020), et le palais des États du Languedoc (actuellement un des sièges de tribunaux de Montpellier) qui voisine avec l'arc de triomphe à la gloire du roi sus-nommé (arc visible, lui, sur le bloc FFAP).

Et cette succession de monuments autour des Trois Grâces, installés bien plus en altitude au sein du centre historique de Montpellier, permet de rappeler qu'elle était prévu, dans les années 1770, pour une installation sur la place de la Canourgue, plus prestigieuse. À la fin de l'Ancien Régime, cette place est entourée par le palais des États du Languedoc, représentant des trois ordres de la province, l'intendance (actuelle préfecture) ; la maison commune de l'époque s'y trouve et elle offre une vue magnifique sur la cathédrale et le pic Saint-Loup... Une idée de timbre vertical ?

Les aléas du projet d'aménagement, la Révolution de 1789... Finalement, la fontaine est installée plus bas, sur la place qui borde le sud de l'Écusson, devant le théâtre et les faubourgs conduisant vers Lattes, les étangs et les cabanes et village de pêcheurs de Palavas - plus populaire, la gare ferroviaire ne transformant le quartier et l'économie régionale qu'à partir des années 1840.

La place de la Comédie sous la pluie, carte utilisée dans les années 1900 (illustration d'un article du Midi libre, dix-neuf janvier 2015 à partir des collections du Club cartophile de Montpellier-Juvignac).

Bien entendu, les cartes postales sur Montpellier offre de nombreuses vues de la fontaine, avec vue sur le théâtre ou sur la place à la haussmannienne - du temps de la richesse viticole.

Tous les monuments classiques du Montpellier touristique de la seconde moitié du vingtième et du début du vingt-et-unième siècles peuvent faire l'objet d'une collection thématique, surtout avec les timbres récemment émis : depuis la place royale du Peyrou et son château d'eau jusqu'à la place de la Comédie, sa fontaine, son théâtre et ses cafés... dont le prestige social a bien changé pour aux aussi.

Mais, pour la classe ouverte, ce sont les entreprises et les associations qui semblent proposer la diversification des objets collectionnables : stickers de salon de thé aux Deux Grâces, le château d'eau du Peyrou sur les boîtes de grisettes, le bonbon local au miel et à la réglisse - d'une recette médicale médiévale commercialisée au sens moderne du mot à partir de1837, et sûrement bien d'autres à trouver.

Timbre espagnol pour les vingt-cinq ans de la Fédération des associations des cœliaques d'Espagne, montrant le logotype affiché par les produits dont le processus de fabrication garantit l'absence de la protéine.

Le sticker des Demoiselles de Montpellier peut aussi lancer une collection sur le blé, le gluten et les affections liées à la consommation de la céréale et de cette protéine. De la dangereuse maladie cœliaque aux intolérances au gluten que la recherche médicale étudie avec étonnement, mais sérieux. Des allergies et maux alimentaires qu'un timbre espagnol signalait à tous dans le cas du gluten en 2019.

Voilà pourquoi des lieux, comme celui dont j'ai l'air de faire la publicité depuis plusieurs paragraphes, sont essentiels pour une partie de la population : un repas de midi avec un cake ou une tartine salée sans farine de blé ? De même pour un gâteau ou une pâtisserie ?

Les visiteurs de Montpellier et sa région ont une solution pour le repas de midi ou l'encas de l'après-midi, 2 rue de la Carbonnerie, près de la Préfecture. Si vous êtes accompagné de chanceux mangeurs de blé : il y a une boulangerie-pâtisserie juste en face ! Et en montant les numéros de la rue, Black and Blue et Pomme de Reinette et Pomme d'Api aux vitrines de rêve depuis des décennies.

samedi 9 janvier 2021

Où a été posté mon courrier ?

 Depuis 2007 que La Poste a imposé, en France, l'oblitération de tout courrier dans les centres de tri avec un numéro ROC (cinq chiffres, une lettre) comme identifiant géographique secret, il est difficile aux destinataires de savoir rapidement et simplement sa provenance.

Et cela ne s'arrange pas - ou à peine - avec les oblitérations de fortune avec la première chose qui tombe sous la main du postier (NOOOON !!! Pas le stylo-bille !!!) Ce mois de janvier, sur le site de l'Association philatélique montpelliéraine, le Biterrois Serge Magallon en propose quelques exemples.

Les codes ROC et tout cet anonymat des cachets ronds - à part ceux des bureaux philatéliques - ont été justifiés par La Poste par le secret industriel : les concurrents ne doivent pas savoir comment l'entreprise parvient à trier, expédier, diriger et distribuer.

Sauf que, dans certains cas, il est intéressant pour La Poste que le destinataire connaisse l'adresse du centre de tri : qui sait, en effet, si ce destinataire ne sera pas un chef d'entreprise ayant besoin des solutions d'envois en nombre de La Poste ?

Marque postale d'une enveloppe expédiée le six janvier 2021 par une entreprise à un nombre inconnu de clients de son opération commerciale de fin d'année 2020.

C'est ainsi que, cette semaine, j'ai reçu cette lettre « Affranchigo » datée du six janvier 2021. 

Sur le site de La Poste, Affranchigo est présenté comme un moyen de ne pas avoir à se soucier de l'affranchissement du courrier et des colis sortant d'une entreprise : pas de stock de timbres, pas de location d'une machine à affranchir. Le facteur vient prendre le courrier à l'entreprise et l'amène au centre de tri pour affranchissement et expédition...

Mais comment faire connaître ce système ? Comment être sûr qu'une campagne imprimée ou numérique d'information ne finira à la corbeille ?

Imprimer l'adresse de la plate-forme courrier qui propose ce service sur les enveloppes des entreprises déjà clientes : ici, celle de Saint-Jean-de-Védas, dans la zone industrielle de La Lauze, bien connue des destinataires de colis de Montpellier et du sud/sud-ouest de son agglomération.

Au tarif Lettre verte, cette enveloppe a servi à un envoi en un certain nombre d'une carte de remerciements et de deux petits objets promis par une entreprise informatique montpelliéraine aux clients de ses offres de fin d'année.

vendredi 31 juillet 2020

Montpellier philatélique : que se passe-t-il depuis 2017 ?

Autant dire qu'avant le milieu des années 2010, la carrière philatélique de la ville de Montpellier sur les timbres de France était très courte et très espacée : un blason en 1941 et le millénaire de la première trace écrite de son nom en 1985...

Certes, Michel Soulié, président de l'Association philatélique montpelliéraine, a bien montré dans de nombreux articles du printemps 2019 qu'on peut collectionner énormément de choses sur Montpellier :
Un point qui fait la thématique (site de l'Office des émissions de timbres-poste de Monaco via Colombes Philatélie).

- ajouter les manifestations sportives internationales que la ville peut co-accueillir avec d'autres villes : coupe du monde de 1998 sur timbre de France ou un point sur le timbre de Monaco pour la coupe du monde féminine de 2019 ;

- trier parmi les personnalités timbrifiées celles dont le passage montpelliérain est important : Rabelais, Auguste Comte ou Francis Ponge d'après Soulié dans son article pour La Philatélie française de mars-avril 2019 :

Mais comment estimer cette importance ? Auguste Comte est bien un natif et lycéen de Montpellier... et un philosophe parisien... Et dont l'hommage statuaire montpelliérain fut grandement détruit, et le buste oublié par le sauvageon-maire François Delmas... Oui, le même qui exila Louis XVI.

- partir des souvenirs créés par les associations philatéliques locales, parfois encore disponibles auprès du Trésorier de l'A.P.M. ;

- et, enfin, plonger dans l'histoire postale et la marcophilie... Un vaste monde postal, ferroviaire, etc.

Donc... 1985... 1998 par choix du service philatélique de mettre en avant les villes et non les gestes (coupe du monde de rugby 2017).

La trentième page de Montpellier Notre Ville n°456, daté août 2020.

Mais, d'un coup, les timbres s'enchaînent comme le magazine municipal de Montpellier en fait le bilan en une pleine page philatélique dans son numéro d'août 2020, diffusé depuis ce jour sur internet.

De février 2017 avec la Vue de village de Frédéric Bazille, lié - avec retard - à l'exposition itinérante 2016-2017 entre le musée Fabre de Montpellier, le musée d'Orsay de Paris et la National Gallery of Art de Washington, aux huit cents ans de la Faculté de médecine, en juin 2020...

... auxquels s'ajoutent le timbre sur la place de la Comédie - Grand Prix de l'art philatélique pour Sophie Beaujard - et le timbre de distributeur aux Arceaux à l'occasion de l'exposition nationale Phila-France 2019...
Au format A4, le feuillet personnalisé de 2018 comprend un message du Président de la métropole.

... plus le feuillet personnalisé commandé par la Métropole Montpellier Méditerranée et mis en vente dans les bureaux de poste en juillet 2018, présentant huit paysages ou éléments touristiques du territoire de l'intercommunalité.

Alors que certaines préfectures ont attendu deux cents seize ans leur premier timbre, comment Montpellier a-t-elle obtenu autant d'attention philatélique ? Sans même évoquer la ville de Lattes et son timbre caché de 1991.

Les élus semblent la piste traditionnellement explorée. Le maire Philippe Saurel, élu en 2014, battu en 2020, a pu faire partie de ceux ayant remarqué l'intérêt du timbre sur Frédéric Bazille, précurseur des impressionnistes et à la carrière fauché par le service à la patrie, alors qu'une exposition internationale avait lieu. En tous les cas, il a signé le bon de commande pour le feuillet personnalisé de 2018.

Pour ce timbre-tableau, n'oublions pas de saluer l'équipe du bureau Préfecture, en charge des ventes philatéliques, qui a accepté d'organiser le premier jour à la volée dans son espace de vente : on peut y rentrer une exposition - avec l'assistance des collectionneurs locaux - et un bureau temporaire !

La Fédération française des associations philatéliques est à louer dans sa recherche permanente d'associations pour accueillir son congrès annuel... Ça a bien raccourci l'attente d'un nouvel anniversaire au chiffre bien rond.

Et, en parlant chiffre rond : qui pouvait prédire que le timbre-poste commémoratif eut été un des moyens recherchés par les organisateurs des huit cents ans de la Faculté de médecine. Ils disposaient pourtant de leur musée d'anatomie (une visite toujours très recherchée lors des Journées du patrimoine), d'un partenariat avec le musée Fabre pour une exposition Art et Anatomie jusqu'à fin août, et un livre sur l'histoire de l'enseignement de l'anatomie à Montpellier, tout juste sorti.
Un mode d'emploi qui aurait bien servi lors de l'introduction des timbres autocollants en 1990 (via le fil Twitter de Phil@poste).

Quant aux Montpelliérains d'adoption que sont les Lapins crétins... Les choix publicitaires de La Poste pour son carnet humoristique de juillet 2020, ils sont aussi mystérieux que la mondialisation des studios de jeux vidéos : griffonnés par le dirigeant français d'Ubisoft, ils servirent d'adversaires au héros Rayman dans le jeu que le studio Ubisoft Montpellier, à Castelnau-le-Lez, programmait alors au début des années 2000. Un besoin capitaliste différent, et ils auraient été dessinés et animés par les studios montréalais, shanghaïen ou casablancais du même groupe breton.

L'imagination du collectionneur thématique, des associations toujours à disposition pour rappeler que les timbres et le courrier existent, la diversification des moyens de communication par les acteurs politiques et économiques régionaux,...

La recette du Montpellier philatélique des années 2010 ?


Complément du lundi 17 août 2020 :
Et maintenant le compte Twitter municipal retwitte des cartes postales anciennes de Montpellier. Serait-ce reparti pour les années 2020 ?

lundi 15 juillet 2019

Collectionner ou savoir ? (1)

Comparé à beaucoup d'autres, je collectionne immensément peu côté philatélie et histoire postale ; je préfère lire, découvrir, même sur des choses que je ne possède pas. Surtout quand celles-ci coûtent cher, sont difficiles à trouver, ou nécessitent la prudence d'un expert avant achat. Outre que je ne suis pas vraiment un revendeur.

Seulement, cela cause problème quand je lis ou entend des propos sur les archives publiques et les musées, qui privent les collectionneurs de bonnes pièces ; l'importance de désigner si la lettre est unique ou rare « en mains privées », etc.

Voire pire quand le débat se décentre vers l'histoire, celle des historiens de l'université, comme je l'évoquerai bientôt avec un épisode de Stockholmia ou en relisant les numéros récents de la Philatelic Literary Review. Il existe, tel un serpent de mer pluri-décennal, une « querelle des anciens et des modernes », qui se lit, se voit, et, parfois, s'entend dans les travées jalouses des expositions :

Dans notre loisirs, rechercher la beauté (et la rareté) de la belle pièce d'histoire postale ou marcophile, vaut-il davantage que l'étude du sens de la correspondance qu'elle portait au moment où les postes l'ont acheminée ?

Et, mes cours d'épistémologie historiographique étant lointains à présent, j'hésite à me lancer dans un article de blog pour tenter de démêler les enjeux de cette problématique du posséder pour démontrer son savoir et du savoir sans besoin de posséder. Et comment exposer ou conférencer sans posséder dans un milieu où cela est très inhabituel - voir comment David Beech résout ce problème lors d'une exposition collective à Londres en avril dernier.


Ces réflexions sont parfois éclairées par surprise. Comme le mardi quatre juin dernier, premiers des après-midis de grande chaleur languedocienne, lors de l'exposition-conférence de René Martin de l'Association philatélique et numismatique biterroise et Michel Soulié de l'Association philatélique montpelliéraine, en marge de Phila-France 2019, au cours de laquelle ils sont parvenus à m'intéresser à la marcophilie classique de France...

Il fallait le faire.

Comme la recherche mécanique des variétés sur les timbres classiques sans expliquer le fonctionnement d'une imprimerie, la succession des origines à 1876 de courrier de chaque département ou ville de France, longue succession de pages d'exposition pleine enveloppes d'apparence similaires...

Bref, la marcophilie n'est pas la partie la plus attractive, pour moi, lors d'une exposition philatélique - mes lecteurs imaginent donc, à présent, l'infinité du temps vécu pendant la rédaction de la partie marcophile de cet article-là.

En aparté, je remercie donc ceux qui vont jusqu'aux oblitérations ROC actuelles : l'histoire du tri postal encré ne s'est pas arrêté en 1876, ni avec la disparition des flammes illustrées en 2005 (oui, les ROC, c'est moche).

Merci donc à Jean-Claude Ferret pour Nemours à Paris-Philex 2016 et Michel Mangin pour Les oblitérations mécaniques françaises au XXIe siècle à Phila-France 2019. Et pensez à lire les deux livres - 1 et 2 - d'Yvon Nouazé.


Retour à Pierres-Vives, le centre culturel du Conseil départemental de l'Hérault, le mardi quatre juin en fin d'après-midi, près de la bibliothèque publique où l'exposition a été posée sur le passage des habitants du quartier : comment ont-ils fait, René Martin et Michel Soulié pour réussir à m'intéresser ?

Voyez par ici et imaginez écouter le récit des deux conférenciers :

Ils ont, tout simplement, lier les marques qui les passionnent avec, explicitement, les raisons de leur usage par les postes à cheval, à pied, en ville, à la campagne, et par train dans le département de l'Hérault des origines à 1876.

Ce n'était pas inutile : je pensais que la barrière marcophile de 1876 était philatélique : passage de l'ère Barre et fils / Hulot au type Sage imprimé sous un contrôle plus direct des postes (rue d'Hauteville par la Banque de France, puis boulevard Brune par l'imprimerie postale).

Et non ! 1876 marque la fin de l'oblitération du timbre-poste par un cachet à points, et son annulation par le cachet à date.

Quant les collectionneurs recherchent le nécessaire index détaillant les marques et variations, voire le catalogue avec cotes ou indices de rareté, je rêve du livre-récit introductif sur ce modèle Martin-Soulié.

D'ailleurs, du coq à l'âne : qui connaît un (ou des) livres sur l'histoire des monnaies d'or et d'argent, depuis l'empire colonial espagnol jusqu'à l'individualisation des monnaies nationales avant la Seconde Guerre mondiale, s'il vous plaît ?

Réflexion à suivre au prochain article (promis : il y aura des images).

lundi 16 juillet 2018

Régine Pappalardo, artiste de la philatélie montpelliéraine

Les membres de l'Association philatélique montpelliéraine et les collectionneurs des cartes-souvenirs de celle-ci connaissent les œuvres de Régine Papparlado ; et depuis que Montpellier doit accueillir le championnat de France en juin 2019, également tous ceux qui ont pris un prospectus d'annonce aux stands de Phila-France 2019 à Cholet en 2017 et Paris-Philex en 2018.
Le flyer Phila-France 2019 - dans sa version Paris-Philex 2018 - comprend deux travaux de Régine Papparlado : la représentation de la fontaine des Trois Grâces et le logotype en haut à droite (via l'Association philatélique montpelliéraine).
Les cartes locales illustrées montpelliéraines ont connu deux artistes : Guy Jeanjean des années 1960 à 1990, relayé par Madame Papparlado depuis.

Mais comment travaillent ces artistes ?
Une des pages de la collection de l'artiste : la carte locale Fête du timbre 2001, un semestre après l'inauguration de la première ligne de tramway de Montpellier (collection photographiée avec autorisation de Mme Pappalardo - timbre et oblitération de La Poste).
Lors de l'exposition libre de la Fête du timbre 2018 de Montpellier, Régine Pappalardo était présente pour dédicacer la carte locale et exposer les travaux préparatoires des cartes précédentes.

Et la documentation est étendue : par exemple, pour la carte de 2001, elle a adjoint une copie du fax du District de Montpellier l'autorisant à reproduire les hirondelles décorant les rames du tramway, une robe commandée aux designers Élisabeth Garouste et Mattia Moretti. Cela accompagne ses photographies de lieux de passage du tramway devant des monuments montpelliérains : fut choisie la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Charles, place Albert-Ier [de Belgique].
Les deux tiers de la préparation de la carte locale de la Fête du timbre 2017 (collection photographiée avec autorisation de Mme Pappalardo - timbre et oblitération de La Poste).
On remarquera qu'à partir de 2014, l'art de Mme Pappalardo s'élève grandement et accompagnent mieux le sujet du timbre : le choix de thématique étendue au-delà de la philatélie et de l'histoire psotale, ou sans droits d'auteur coûteux (la bande dessinée) semble être le bon.

Ainsi, les différentes danses inspirent l'artiste : à partir de photographies à l'intérieur du théâtre et opéra Comédie de Montpellier, sur la place du même nom, elle imagine une scène de bal pour la valse en 2017.

Elle m'a raconté les questions de visiteurs voulant la source de son illustration de 2017, quelles peintures, photographies anciennes, alors que la scène virevolante est imaginaire : il n'y a pas eu de tels bals dans les salons du théâtre.

Cependant, André Saper, le responsable des souvenirs à l'APM, affirme que les stocks de ces cartes locales sur la danse s'épuisent bien plus vite que les décennies précédentes - une fois ôté la réduction des tirages depuis une petite décennie -, et que les ventes de la Fête automobile de mars dernier sont encore meilleures.

Fédération, ADPhile et Poste ont-ils trouvé des filons durables autant artistiques que grand public ?

mardi 6 mars 2018

Quand les radios confessionnelles philatélisent

Dans une société du profit et du spectacle médiatique, comment diffuser des émissions régulières de philatélie ? Pas assez de public pour le profit. Pas de spectaculaire hors l'éternel sujet de la valeur des timbres rares... qu'il faut des années d'étude pour reconnaître.

Certes, dans la presse quotidienne régionale, des rubriques existent parce qu'une association locale l'écrit elle-même : voir la page cartes postales historiques dans l'édition montpelliéraine du dimanche de Midi libre compilée depuis fort longtemps par l'Association cartophile de Montpellier-Juvignac.

À son retour bloguiste, Dominique Stéphan a ajouté à son Blog philatélie les liens vers des chroniques philatéliques Le timbre sous la loupe, diffusées le lundi par le réseau Radio chrétienne francophone (RCF), regroupant plusieurs chaînes confessionnelles régionales françaises. La chronique du Jurassien Robert Donnet existe depuis la première le quatorze décembre 2015, passe en revue l'alphabet de la philatélie, de nombreuses émissions de La Poste et autres événements.
Évitons de relancer les guerres de Religion : les logotypes de RCF à gauche et de FM Plus à droite (athée et anticléricaux, soyez rassurés : les liens mènent directement à leur émission philatélique respective).
Côté réformé, c'est la radio associative montpelliéraine FM-Plus et Guylène Dubois qui ont invité Michel Soulié, le marcophile président de l'Association philatélique montpelliéraine, à présenter la philatélie et des discussions-découvertes intitulées Les Timbrés - ... au  moins le titre est clair.

La première discussion eut lieu le vendredi deux février dans le cadre de Vivre ensemble, une case quotidienne à vingt heures ouvertes aux associations de la ville pour présenter leurs activités.

Les premières Timbrés ont été mises en ligne le vingt-sept février pour diffusion les dimanches à onze heures et mercredis à vingt heures. Si Michel Soulié a repris les gros chiffres-tartes à la crème pour attirer les non-philatélistes (le timbre le plus cher du monde, celui vendu cinquante milliards,...) ou  simplement le premier timbre de France, les récits historiques qu'il a présentés permettent de replacer l'objet-timbre dans son usage, son contexte. Bref, l'intérêt de son étude.
Des auditeurs futurs visiteurs et membres de l'Association philatélique montpelliéraine ?
Si la radio offre du temps de parole et d'écoute - et même en différée grâce au web, le site de l'association offre les images et les articles de ses membres pour montrer aux auditeurs curieux ce qui est faisable avec une collection de timbres et d'enveloppes.

Prochaines émissions de FM-Plus : l'Alpine et donc ensuite une demi-heure sur le rôle de la Fête du timbre et des membres regroupés au sein d'une association.

Catholiques et réformés en mission d'évangélisation philatélique ?

Comme dirait un collègue qui, tous les midis, prend son temps à ouvrir et décortiquer ses noix au début de chaque repas, il faut bien se vider l'esprit pour manger sereinement... Certes, il est anticlérical, mais un croyant pourra bien adapter cette habitude gastro-méditative à la collection de timbres.

dimanche 11 février 2018

Le mystère lattois s'épaissit à La Poste

Les plus anciens lecteurs de ce blog savent mes liens anciens avec la commune de Lattes, située entre Montpellier et les étangs, et qui eut droit à un timbre-poste en 1991.

... [les lecteurs : ça y est, il délire encore, la preuve :]...
Oula ! Écran noir pour la « recherche infructueuse » de Lattes dans la base des timbres de France Phil-Ouest.com.
Si, si, observez à la loupe les deux Journée du timbre de 1991 consacré au tri postal ou relisez ce blog ou voyez sur le site de l'Association philatélique de Montpellier.
C'est tout petit, ça date de la préparation des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville, mais c'est bien « 34970 LATTES » sur ce timbre.
Non, je n'ai toujours pas la réponse sur pourquoi choisir cette commune pour ce timbre, mais apparemment, elle est toujours dans le stock de la communication de la Direction industrielle de La Poste.
Image du documentaire autorisé sur le tri du courrier et des colis par La Poste, diffusé sur RMC Découverte en décembre 2017 (copie d'écran réalisé à partir d'un enregistrement dans le cadre de l'exercice du droit à la copie privée).
Le jeudi vingt-huit décembre 2017, la chaîne de télévision RMC Découverte a diffusé un documentaire de Lionel Langlade La Poste, une logistique XXL (Ah! Production, 2017) où les acteurs du tri et du timbre expliquaient leurs rôles dans le transport du courrier et des colis en France.

Moins négatif que le reportage sur les auto-entrepreneurs du colis d'Envoyé spécial de France 2 de décembre 2015, l'émission permet d'apprendre où en est la gravure assistée par ordinateur côté Phil@poste et la machinerie de redressage, d'oblitération, de lecture optique et de cheminement vers les bons sacs, bacs et camions des différents objets confiés à La Poste.

À plusieurs reprises, des films de synthèse expliquent des processus. Celui sur la lecture automatisée des adresses m'a fait sauter de ma chaise : toutes les enveloppes passant le scanner sont marquées d'une adresse « 34970 LATTES » !

L'adresse précise existe : il s'agit d'un des immeubles du quartier de Port Ariane, organisé autour d'un port de plaisance et d'un lac artificiel entre le centre de Lattes et le fleuve Lez.

Lattes et La Poste... Quel mystère cela cache-t-il ?


Note : la plate-forme industrielle du courrier (PIC) se trouve près de l'aéroport de Montpellier, sur la commune voisine de Mauguio, et le centre du tri historique (fermé, terrain vendu) dans le quartier de Saint-Martin au sud de Montpellier (dans un canton urbain jadis lié à Lattes).

samedi 12 août 2017

Aucune trêve aoûtienne en Philatélie française

Tandis qu'en Europe de l'Ouest, la météo change constamment, passant d'un épisode Lucifer à de grands vents frais, voire des pluies traditionnelles chez les Britanniques - pas une critique négative, j'adore ce temps pour me reposer du climat méditerranéen l'été, les collectionneurs de timbres, les philatélistes et les services philatéliques et postaux continuent leur activité sans trêve.

Du trois au sept août : des médailles indonésiennes pour les jeunes philatélistes français.
À l'exposition internationale de Bandung, en Indonésie, la délégation française est repartie avec des médailles de belles couleurs : deux d'argent, trois de grand argent et quatre de vermeil en classes thématique et ouverte avec de la faune, des sports, mais aussi de grands repères historique (la Grande Guerre), géographique (New York), civique (le président de la République) ou familiaux (les jeux de société).

Et jusqu'au Grand Vermeil, prix spécial et meilleure collection jeunesse pour Tanguy Pron avec, en philatélie traditionnelle, la série des Coqs de Decaris.

À Bandung, a eu également lieu le congrès de la Fédération inter-asiatique de philatélie qui a choisi le lieu de son exposition de mars 2020 : Auckland en Nouvelle-Zélande d'après la nouvelle délivrée par un membre des forums StampBoards.com.

Le palmarès complet par ici avec beaucoup d'idées de collections sur des thèmes indonésiens et asiatiques, le palmarès français sur le site fédéral.

Quatre et cinq août : Oh, φl@πoste ! Et la trêve du mois d'août ?!!
Déjà que le programme des émissions de timbres-poste de France est long comme le bras d'une grue télécospique capable de poser le parafoudre d'un gratte-ciel émirati, et qu'il s'allonge au gré des demandes tardives ou macronistes : timbres Bazille pour une exposition de peinture presque finie ou Charcot pour aider l'animation d'une réunion philatélique, voilà que le service φl@télique français empiète sur la sacralité du mois d'août où rien ne doit se passer en France.
L'« intensité douce amère du chocolat », un des timbres de Cécile Gambini du carnet Le Goût, émis le samedi cinq août dernier (via Phil-Ouest.com).
Oh, un timbre sur le chocolat, magnifiquement décrit par l'illustratrice de livres jeunesse Cécile Gambini, dans sa version crue ou chocolat noir... Hmmm...

Et sans φ en plus !

...

Où est le piège ?

!!!

Non, mais non !!!

C'est quoi ces façons de faire ?! M'amadouer avec la « boisson des dieux » amérindiens - l'éléphant africain se marie néanmoins avec les médailles jeunesse évoquées à Bandung et Paris-Philex - pour me faire écrire des choses agréables sur les timbres actuels de France...

Aucun respect pour la trêve sans émission du mois d'août donc : Le Goût, un carnet de douze timbres autocollants à valeur d'usage Lettre verte (délivrance théorique en deux jours) émis le samedi cinq et un premier jour le vendredi jeudi trente-et-un pour les cinq cents ans du port et de la ville du Havre.

De toute façon, acheter des timbres de collection en août à Montpellier...

Lundi sept août : réouverture du bureau Préfecture à Montpellier.
Après quatre mois de travaux, le bureau historique à côté de la préfecture de l'Hérault a ouvert dans l'aménagement actuel des bureaux de L'Enseigne (le nom de la direction des bureaux à La Poste) : ouste et basta l'alignement de guichets polyvalent postaux et bancaires.

Désormais deux espaces carrés à chacune des entrées s'occupent exclusivement de l'un ou de l'autre, reliés par un couloir longeant les bureaux des conseillers financiers en rendez-vous. Côté postal, l'usager se dirige vers les machines à affranchir, la file des colis et recommandés à poster ou retirer, ou le guichet entreprise s'il est un professionnel inscrit.

Avantage vu dans mon bureau de quartier : si un des postiers en charge d'une de ces spécialisations est libre d'activité, il peut venir aider ses collègues. Inconvénient pour ceux qui ne connaissent pas ce système : ils ont une impression d'attendre longuement dans une seule file sans fin.

Petit inconvénient dont témoigne un membre de l'Association philatélique de Montpellier : si le bureau Préfecture, historiquement le guichet philatélique de la ville, a bien reçu le nouveau cachet oblitérant « Bureau philatélique », il semble qu'au milieu des travaux de reconditionnement de l'espace d'accueil, la relance des ventes philatéliques n'a pas encore été adressée.

Félicitons encore les postiers de Montpellier Préfecture, réels amis de la Philatélie, et qui respectent la quiétude φl@télique du mois d'août. Je promets : aucune ironie dans cette phrase.

Note : les collectionneurs de nouveautés doivent pouvoir encore se fournir aux deux bureaux qui ont relayé Préfecture pendant les travaux.

Mercredi huit et jeudi neuf : Séb à Perpignan.
Un jour et demi de pause venteuse dans la capitale de la Catalogne française et des éphémères rois de Majorque - et sans philatélie, donc je ne sais si le bureau principal de Perpignan est déjà équipé « Bureau philatélique ».
L'oblitération ROC, le point culminant de la promotion touristique depuis la disparition des flammes il y a dix ans... sauf à Monaco, Andorre et, parfois, en Corse.
L'histoire de la ville-frontière géopolitique rend la visite urbaine du centre passionnante : outre la maquette de Perpignan en ses remparts sous la porte Notre-Dame au Castillet, ne pas hésiter à visiter tous les musées et maisons ouvertes pour découvrir comment Perpignan a été embastionné jusqu'à sa véritable libération début vingtième.

Habitué au Montpellier très français : immeubles de pierre et béton clairs, Perpignan m'a évoqué une version Art déco des vieilles façades colorées de la Côte d'Azur anciennement italienne.

La notice de l'ancien évêché (et auparavant académie militaire) et le musée Hyacinthe-Rigaud - rouvert avec une passionnante exposition temporaire sur Pablo Picasso à Perpignan dans le contexte de ses mariages - racontent comment les nouvelles autorités françaises ont intégré les notables catalans à la société française dans les décennies suivant le traité des Pyrénées. Et comment un peintre perpignanais a posé sur la toile l'image du roi absolu pour la postérité.

Côté histoire postale, le petit bureau de la place de la République m'a dépanné de timbres de distributeur, ayant oublié mes vieux timbres, mais l'oblitération comme prévue est d'une tristesse ROCienne : 42618A-01...

vendredi 9 juin 2017

Hommage à Bazille pour la Journée du timbre 1980

Grâce à la mémoire de Michel Soulié, le président de l'Association philatélique montpelliéraine, et à la chance de la dernière carte disponible, ma thématique sur le peintre impressionniste Frédéric Bazille est complété d'une carte postale.
Carte locale montpelliéraine pour la Journée du timbre de 1980 : réinterprétation par G. Jeanjean d'une peinture de Bazille.
Pour la Journée du timbre de mars 1980 (timbre de Mario Avati), l'APM a réalisé une carte postale en hommage au peintre. Guy Jeanjean, qui a dessiné de nombreux souvenirs de l'association, propose une vue étendue de La Robe rose, peinte en 1864 et conservée au Musée d'Orsay, à Paris.
Carte-maximum à La Robe rose que j'ai réalisée lors du premier jour montpelliérain du timbre Vue de village, le vendredi dix-sept février 2017).
Cette peinture précède Vue de village de quatre ans - cette dernière qui illustre le timbre émis en février dernier. Le mas de Méric, actuellement parc municipal façon forêt pentue et fluviale en milieu urbain, sert toujours de point de vue sur le village de Castelnau-le-Lez, aux portes de Montpellier.

dimanche 26 mars 2017

Exposition philatélique au Centre culturel algérien à Paris

Décidément, le nombre 55 paraît sûrement le plus raisonnablement courtois aux autorités des deux États pour évoquer le passé commun, chacun de son côté.

La version algérienne du site d'information Huffington Post signale que, mardi dernier, le vingt-et-un mars 2017, Sihem Lakhdari, la Directrice du timbre-poste et de la philatélie d'Algérie Poste, a inauguré par une conférence au Centre culturel algérien, à Paris, une exposition sur la philatélie de l'Algérie depuis 1962.
Huitième anniversaire du début de la « Révolution algérienne », ou « Toussaint sanglante » (ah, mémoire et histoire, digne d'un sujet de baccalauréat), au cœur de l'exposition philatélique du Centre culturel algérien à Paris.
Le lendemain de l'émission du timbre français pour les cinquante-cinq ans du cessez-le-feu du dix-neuf mars 1962 (date très controversée pour les rapatriés et les harkis), la Directrice a ainsi évoqué « L'histoire du timbre-poste algérien aux couleurs de l'indépendance » à partir du timbre émis le premier novembre 1962, trois mois et demi après la déclaration d'indépendance.

Ce timbre à forte surcharge de bienfaisance fut le premier émis par l'administration postale indépendante après les surcharges « E.A. » sur timbres métropolitains. Pour réviser ces derniers, vous pouvez consulter et élécharger l'article que Raoul Michau et Michel Soulie leur ont consacré pour le bulletin spécial du quatre-vingt-dixième anniversaire de l'Association philatélique de Montpellier.

Heureusement que l'histoire philatélique et postale de l'Algérie ne comprend pas que des moments aux mémoires douloureuses des deux côtés de la Méditerranée : occasionnellement ici même ou hebdomadairement là-bas.

samedi 18 mars 2017

Fins de catalogue à l'exposition Fête du timbre 2017 à Montpellier

Dimanche en fin d'après-midi, armé de l'objectif photographique moyen de mon téléphone portable - Feignasse, que je suis !, j'ai visité l'exposition proposée par les membres de l'Association philatélique de Montpellier et d'associations de Languedoc-Roussillon et Sud-Ardèche en compétition départementale.

Avec des photographies indignes - davantage à cause de l'appareil choisi plus que l'éclairage et le vitrage habituels, quelques pièces qui m'ont intrigué.

Quel genre de timbre est-ce ?
Timbre du ravitaillement général de 1946 sur cartes postales de 1947 dans l'Aude (collection Jean Michel, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Dans la « fin de catalogue » d'une collection compétitive sur Le tarif de 1947 en France, Jean Michel proposait trois cartes postales de contrôle du ravitaillement général, toujours en vigueur trois ans après la fin de l'Occupation.

Il expliquait que les mairies devaient renvoyer une carte par demandeur de carte de ravitaillement afin qu'elle leur soit envoyée. Sûrement pour éviter des abus, des timbres spéciaux - probablement en nombre compté - devaient être apposés sur la carte et étaient oblitérés par les postes.

Timbre-poste, de service, de franchise, fiscaux ?

Précisions du mercredi cinq avril 2017 :
Non, gestion d'un aléa entre administrations, comme me l'explique Michel Soulié de l'Association philatélique de Montpellier par mail aujourd'hui.

Les cartes de ce type avaient été imprimées avec la mention « Franchise », mais « le Ministère du Ravitaillement n'a pas obtenu de l'Administration postale la franchise pour ces cartes. Pour ne pas les mettre au pilon (après guerre le papier est rare) on a émis ces "timbres" en compte pour masquer la mention de la franchise. » Le port était tout de même payé en compte par le Ministère.

Cette carte de contrôle visait bien à éviter les fraudes : la Mairie du lieu de résidence et d'établissement de la carte de ravitaillement devaient l'envoyer à celle du lieu de naissance.

Merci Michel.

Fiscalisme en traditionnelle.
Un quinze centimes bleu Sage sur un contrat de vente de 1891 (collection Laurent Abbes, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Toujours en compétition et en « fin de catalogue », Laurent Abbes proposait une étude du quinze centimes Sage qu'il concluait presque sur le contrat de vente d'une truie lors d'une foire dans la Nièvre en 1891.

Le timbre-poste faisant office de timbre fiscal. Il n'y a donc pas que les Anglais.

Faire timbre et oblitération de tout bois.
Quelques exemples d'affranchissements militaires français pendant l'occupation de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale (collection Raoul Michau, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
Parmi les collections libres, avec émotion et une page par thème, Raoul Michau résumait la Grande Guerre, son déroulement et ses souffrances.

Il n'oublia pas d'aller voir comment le conflit fut vécu côté allemand avec quelques correspondances de marins sur cartes postales, et des affranchissements inventifs de l'armée française en Allemagne de 1918 à 1919.

Timbres allemands de l'occupation de la Belgique, timbres de service allemands, mix Semeuse/Germania, tout passa sur le courrier militaire aux oblitérations « Trésor et Postes ». Où ranger ses usages dans les catalogues de timbres ?

Quelques idées pour le timbre Montpellier 2019 ?
Paysage classique montpelliérain : la place de la Comédie en 1891, repiquée en 1902 pour un vol de ballon (collection Michel Rettgen, Fête du timbre, Montpellier, 11-12 mars 2017).
En cartophilie, Michel Rettgen racontait l'histoire de la carte postale et des formes multiples qu'elle connut depuis les cartes à jouer usagées revendues pour resservir en carte de visite jusqu'aux cartes peintes à la main, en stéréoscopie, en dentelle, etc. Rien de bien nouveau en φl@télie donc hihi :p

Beaucoup de choses intéressantes dans cette approche épistémologique.

Dans une logique montpelliéraine - congrès de 2019 en approche, c'est une carte postale à illustration publicitaires que je retiens ici : vue des immeubles du côté nord de la place de la Comédie, du théâtre à l'actuel cinéma Gaumont...

... car je rêve pour le timbre du congrès d'un très long timbre panoramique de la place de la Comédie à la tour du Triangle, en passant par la perspective de l'Esplanade Charles-de-Gaulle au Corum.

Et cette carte montre que les services φl@téliques actuels n'inventent rien : commandée par les Nouvelles Galeries, elle est « surchargée » en bleu onze ans après pour le vol d'un ballon au port de pêcheurs de Palavas, à une dizaine de kilomètres au sud...

... ou panorama depuis le golfe du Lion : stations balnéaires et étangs au premier plan jusqu'au pic Saint-Loup à l'arrière...

Côté fête : absences et plastique.
Côté Fête du timbre φl@télique - marque déposée -, des deux marchands montpelliérains, l'un était au Salon de printemps (prématuré) de la Chambre syndicale à Paris, l'autre était présent le samedi mais commerçait sur une bourse locale le dimanche...

Le postier proposait le timbre Bazille émis un mois plus tôt, à côté du bloc L'Étoile d'Edgar Degas sous plastique code-barré afin de renoncer à l'inclusion du code-barre sur l'objet philatélique.

Débats : faut-il le collectionner sous plastique ? Est-ce bien durable ? Si le matériau est (partiellement ou complètement) dégradable au nom de l'environnement, quel effet sur le papier imprimé et gommé ?

lundi 20 février 2017

Premier Jour Bazille : une autre vue de village

Une dernière étape artistico-philatélique avec Frédéric Bazille... avec une autre « vue de village ».
La Robe rose de Frédéric Bazille, tableau réalisé en 1864 (carte postale éditée par le Musée d'Orsay).
Une autre carte-maximum sur un thème proche, quatre ans avant Vue de village, mais toujours le même village de Castelnau, vu depuis le domaine Méric, de l'autre côté du Lez.
Une demi-feuille droite de l'émission, avec tous les indicateurs de couleurs.
Il reste à trouver une poignée de Postcrosseurs amateurs de peinture pour leur envoyer des cartes-maximums.
L'article de Théo Combes, paru dans l'édition montpelliéraine de Midi libre, le samedi dix-huit février 2017.
Sinon, la rumeur circule que les postiers du bureau Préfecture - sûrement un des meilleurs bureaux philatéliques des dix dernières années sans besoin d'un label φ, parole de client - auraient déjà imprimé l'article du Midi libre en très grand format pour agrémenter le nouvel aménagement dont la construction aura lieu de mars à juin prochain.

vendredi 17 février 2017

Premier jour Bazille : un si philatélique Bureau Préfecture

Aujourd'hui, avec le retour d'un soleil pré-printanier, le bureau de poste Préfecture a accueilli la mise en vente premier jour du timbre artistique consacré à l'œuvre du Montpelliérain Frédéric Bazille.

Avec une bien belle ambiance créée par le personnel postal, autant les guichetiers philatéliques que non spécialisés que leur directeur : café, biscuits, dans un coin bien signalé pour l'Association philatélique de Montpellier qui avait amené ses souvenirs et une exposition de timbres et de flammes préparée par René Maréchal sur les contemporains de Bazille.

Concernant le choix draconien, finalement, j'ai aperçu une cinquième proposition que j'ai appliqué à deux des cartes achetées à la librairie du musée Fabre.
La cinquième possibilité : préserver la jeune femme, le pin, le village. Sacrifier le fleuve Lez.
Bien que le bureau n'ait pas encore connu la nouvelle configuration commerciale (fermeture pour travaux ce printemps), il y avait bien la place pour de la philatélie et l'esprit pour accueillir ses adeptes.

Malgré les politiques productivistes de L'Ɛnseigne et de φl@poste dans les années 2000, les directions successives du bureau de Montpellier Préfecture sont restées fidèles à la philatélie.

Certes, le Point philatélie a dû fermer et les deux guichetiers participer aux efforts de tant de secondes par client, mais tout acheteur de timbres a toujours été accueilli cordialement, en prenant le temps... et, probablement, sans perdre ni temps, ni argent.

Cela a permis également l'organisation sans faille de bureau temporaire lors des manifestations de l'Association philatélique de Montpellier.

Bravo à tous ces postiers.

...

Oui, tant de compliments pour La Poste ne peuvent indiquer que le départ de quelques flèches enflammées >:-(

Le papier doit être un produit de luxe dans le Périgord. Il est vrai que j'ai acheté très peu des émissions depuis l'introduction du φ en janvier 2010, mais les timbres actuels me paraissent bien fins... anorexiques.

Humidifiés, il faut les manier avec grande précaution pour les coller... et lisser leur grand format artistique. Une dizaine de cartes et d'enveloppes sont devenus un entraînement de pose de papier peint...

... Et un timbre recevra tantôt un petit bain pour le décoller et réaplanir...
Mal photographiée avec mon appareil téléphonique, une feuille entière de l'émission : oui, j'ai rompu mes achats au compte-goutte bouché pour apprécier une émission fort montpelliéraine en un bureau fort philatélique.
Je serai plus modéré sur la reproduction des couleurs tant la translation d'une peinture aussi riche en détails, coups de pinceaux et en importance de chaque plan aux couleurs dominantes différentes, que chacun trouvera des qualités et des défauts dans la version réalisée par l'imprimerie de Boulazac.

De mon point de vue, le paysage de fond - fleuve et village - auraient mérité plus de force... là où d'autres applaudiront, au premier plan, la netteté et la solidité des couleurs du personnage et de la végétation du parc du Domaine Méric.

Sinon, pourquoi y a-t-il une lettre grecque dans le coin supérieur gauche de ce timbre ???


Pour les régionaux, demain tout continue le matin pendant les horaires d'ouverture du bureau Préfecture. La carte postale souvenir est disponible auprès de l'Association philatélique de Montpellier.

Pour admirer le tableau Vue du village, par contre, il faut visiter l'exposition temporaire au musée d'Orsay, jusqu'au cinq mars prochain à Paris (le timbre est bien tardif...), répétition de celle du musée Fabre de 2016. Ensuite, direction la National Gallery of Art à Washington, la capitale des États-Unis, du neuf avril au neuf juillet prochain.

Le lendemain dans la presse :
Achetez le Midi libre du samedi dix-huit février 2017, sur papier ou en ligne ! L'article de Théo Combes et sa photographie mêlant philatélistes, postiers et un élu, se trouvent en page 2 de l'édition Montpellier.

mercredi 15 février 2017

Premier jour Bazille : le drame de la carte-maximum amateur

Dans la journée du vendredi dix-sept et samedi dix-huit matin, aura lieu la mise en vente premier jour du timbre artistique Vue de village que le peintre montpelliérain Frédéric Bazille peint en 1868, à vingt-sept ans, deux ans avant sa mort pendant la guerre franco-prussienne.
Proposition 1 : le panorama vers Castelnau est magnifique, mais le personnage en pâtira... les réelles proportions timbre/carte étant différentes ce montage (timbre Phil@poste et peinture à partir d'une reproduction sur le Réseau Canopé).
La localisation de la manifestation a varié à en croire le site de l'Association philatélique de Montpellier : la salle Pagézy au sous-sol de l'ancien hôtel de ville - un des lieux habituels de la philatélie - comme annoncé dans Philinfo de février, puis le très approprié Musée Fabre où la peinture est conservée,...
Proposition 2 : mieux puisque la direction des jambes, l'encadrement par l'arbre du panorama sont respectés. Espérons alors que le timbre n'atteindra pas le visage de la demoiselle vendredi... (timbre Phil@poste et peinture à partir d'une reproduction sur le Réseau Canopé).
... pour s'installer finalement aux horaires d'ouverture du bureau de poste Préfecture, en espérant qu'il ne sera pas trop étroit. Avantage néanmoins : les guichetiers philatélistes seront comme à la maison :)
Proposition 3 : profitez de l'encadrement par le pin pour mettre en valeur le modèle. Option choisie par l'Association (timbre Phil@poste et peinture à partir d'une reproduction sur le Réseau Canopé).
L'Association proposera une carte-maximum et une exposition thématique artistique de René Martin de l'Association philatélique et numismatique biterroise.
Proposition 4 : après tout, toutes les interprétations graphiques l'affirment. Ce tableau tient par son pin. Choisissons alors de protéger le modèle et le pin (timbre Phil@poste et peinture à partir d'une reproduction sur le Réseau Canopé).
Reste un problème à résoudre de mon côté : dans quel coin des cartes postales, achetées à la librairie du Musée Fabre, placer le timbre pour confectionner mes cartes-maximums-souvenirs (quelques Postcrosseurs vont être gâtés) ?
Une proposition de parcours du bureau postal Préfecture au domaine de Méric. La gare Saint-Roch est au milieu en bas (Google Maps modifié avec le logiciel libre Paint.NET).
Une fois timbres et souvenirs réalisés, resdescendre la colline centrale vers le Musée Fabre pour admirer la courte carrière de l'artiste ou, si le temps le permet - très capricieusement humide ces derniers temps - retrouver la deuxième ligne du tramway et avec un peu de marche découvrir le domaine municipal Méric, ancien domaine de la famille Bazille où la peinture fut réalisée, il y a presque un siècle et demi.

Retrouver le point de vue sur le village et observer.