mercredi 17 juin 2026

La Poste française et la mode de l'intelligence artificielle

 Aujourd'hui, mercredi dix-sept juin 2026, débute le salon VivaTech à Paris. Jusqu'à samedi, le journal économique capitaliste financier Les Échos et l'entreprise publicitaire Publicis organise ce salon professionnel dédié aux nouvelles technologies, avec conférences de grands patrons et dirigeants politiques mondiaux.


Pour donner le ton quête du profit - consumérisme exacerbé - rentabilisation financière du travailleur déshumanisé, voici l'idée-clé du discours de Jeff Bezos, fondateur du magasin en ligne Amazon, devenu groupe de l'invasion informatique du quotidien des consommateurs (dont productions audiovisuelles, santé et armement), et de l'entreprise spatiale privée Blue Origin, visant une installation permanente sur la Lune.

« [L'intelligence artificielle] conduira à des pénuries de main-d’œuvre, parce qu’elle permettra aux individus d’identifier davantage d’opportunités.»

 «Chaque personne dans le public a déjà eu une idée de nouvelle entreprise, de produit ou d’appareil qu’elle aurait voulu fabriquer. Et cette idée est restée dans sa tête, sans jamais aboutir. Car c’était trop difficile à réaliser et que cela n’en valait pas la peine. Si nous parvenons à accélérer la boucle “rêver-construire”, alors nous serons limités non pas par nos capacités, mais par notre imagination. »

Jeff Bezos au salon VivaTech, mercredi dix-sept juin 2026.

Un journaliste du monde signalant que cet argumentaire se conclut par un tonnerre d'applaudissements du public de professionnels et d'investisseurs forcément déjà convaincus.

Qu'en sera-t-il des ressources essentielles à la vie et survie humaine pour réussir ces bonds technologiques ? L'eau, le silicium, la production électrique de tous les ordinateurs, serveurs, puces et cartes-mémoires consacrés uniquement à créer de nouveaux produits à consommer et vendre sans garantie d'utilité morale ?

Vous achèterez en kiosque le dernier numéro de CanardPC Hardware pour découvrir une enquête sur l'économie de la mémoire informatique, formé d'oligopoles étroits depuis les mines de quartz et transformteurs de silicium jusqu'aux producteurs de RAM et disques durs SSD. Ces derniers, connus des joueurs aguerris et des passionnés du dernier smartphone, préfèrent les clients billionnaires développeurs d'I.A. génératives aux concrets besoins quotidiens de travail, de santé et de loisirs de nous simples humains.

Deux graphiques montrent la catastrophe : le prix des kits de barrettes de RAM de dernière génération et celui du SSD principal proposé par Samsung ont doublé brusquement au tournant de l'année 2026.

Donc, l'espoir des journalistes du magazine français : soit que les nouveaux monstres industriels de l'I.A. aboutissent, réussissent (peut-être) et rationalisent les besoins de tous en mémoire informatique, soit que de moyennes entreprises chinoises décident de se projeter sur les marchés grand public visiblement délaissés par les grands habituels.

Je peux admettre que ces algorithmes boostés, avec des éléments dont je ne suis pas spécialiste professionnel, peuvent me paraître pertinent pour des tâches répétitives, scientifiquement contrôlées et des usages très encadrés : aide à la reconnaissance de pathologies sur tests médicaux, codage de parties répétitives en informatique.

En tant que joueur, je n'utilise pas, mais je sais que certains programmeurs développent de petits outils d'IA locaux générateurs de pixels pour alléger le travail de la carte graphique en prédisant la couleur d'une partie des pixels attendus, apportant pour quelques watts locaux un certain confort au joueur ; la carte pouvant ainsi être concentrée sur les calculs plus longs, et surtout, les images à venir résultats des actions en jeu. Mais cela se fait sans modifier le résultat prévu par les développeurs du jeu.


Cependant, en matière postale et philatélique, cette « RAMpocalypse » ou « RAMagedddon » (autre néologisme proposé par le rédacteur-en-chef Ivan Gaudé) peut sembler éloignée des préoccupations des collectionneurs, qu'il soit accumulateur curieux de tout, ou philatéliste étudiant, et même marchand spécialisé.

Évidemment qu'un ordinateur PC ou portable bien entretenu, avec des pièces détachées remplacées, voire un logiciel de fonctionnement Windows trop lourd remplacé par une des bases Linux, avec des logiciels libres de droits, n'a pas besoin d'être coûteusement remplacés et peut être optimisés avec des cartes et accessoires anciens à bons prix.

Néanmoins, les individus que nous sommes se laissent tenter d'utiliser ces nouveaux logiciels entraînés à la prédiction générative de réponses attendues :

- question posée à une des IAgen connues parce qu'on arrive pas à formuler clairement la recherche sur un moteur de recherche habituel, faute de connaître un domaine ;

- ceux qui veulent à tout prix une illustration inédite pour leur blog, publications sociales, etc.

- la reconnaissance faciale d'un timbre inconnu de manière automatisé... au lieu de demander sur un forum ou à un magazine, voire de se procurer un des guides éducatifs de la reconnaissance des timbres publiés au fil du temps par les éditeurs de catalogues de timbres.

La rédaction partielle ou complète d'articles philatéliques a déjà été évoquée et crainte par la rédactrice en chef de The American Philatelist en juillet 2025... mais combien d'exposants ayant mis en forme les légendes de leur collection compétitive, ou leur index de timbres et enveloppes avec une IAgen coûteuse en ressources essentielles et en offrant gracieusement ainsi leurs connaissances à des entrepreneurs et actionnaires, tout en perdant un savoir-faire, une capacité de lecture, d'analyse et d'écriture personnelle ?

Déjà que les titres et contenus de nombreux articles de médias du plus petits au plus grands deviennent tellement similaires et prenant le public et son attention pour des cibles cons... Ce qu'il est peut-être aussi, mais rendus ainsi par le consumérisme capitaliste en recherche de pur profit sans morale.

Je rappellerai aussi à certains que les IAgen proposés au grand public sont des versions gratuites limitées, meilleures si prises d'abonnement, mais bien plus puissantes pour les gros clients ayant besoin de résolution complexe. Ces outils en sont au point que le gouvernement des États-Unis a, en quelques heures la semaine dernière, interdit à Anthropic de rendre disponible la dernière version de ses IAgen à des acteurs étrangers tant qu'il n'aurait pas expliqué son alerte : pour l'entreprise elle-même, ses propres outils sont désormais trop dangereux pour la sécurité informatique nationale - propos qui ont suscité un tollé chez ses ambitieux concurrents, et l'intérêt d'Amazon qui a détourné le nouvel outil quelques heures pour vérifier les failles de ses systèmes informatiques.


Dire que j'ai commencé à jouer à Fallout 4 il y a un mois... J'aurais dû me contenter de revoir les Terminator.


La Poste là-dedans ?

Puisque c'est le titre de cet article amateur, mais comme cela fait quinze jours que je n'ai pas eu loisir de rédiger, je digresse et digresse pour arriver au suivi des publications par les animateurs de communauté en ligne (community manager) du groupe La Poste sur le réseau social BluSky, ce jour d'ouverture de VivaTech - et que les habitués d'autres réseaux aux dirigeants plus ou moins moraux peuvent retrouver ailleurs.

Certes, des prototypes ou réalisations semblent fort utiles : robot porteur de charge lourde pour centre de colis (euh, et au pied de mon immeuble, comment font le livreur et moi ?), panneaux solaires sur casier à colis de rue pour éviter travaux et connexion au réseau électrique collectif, destiné à électrifier les modes de déplacement.

Les collectionneurs de nouveautés râleurs apprécieront que les visiteurs professionnels soient invités à acheter un collector de timbres personnalisés VivaTech... plus cher que leur valeur d'usage postal. Avec les timbres NFT, le stock de clients pigeons s'agrandit pour le plus grand bonheur des épouses et banquiers de philatélistes.


Cependant, l'IAgen s'infiltre et je me demande franchement si cela en vaut la peine, là où algorithme bien programmé par des humains ou bon sens salarié pourraient suffire. À part rentabiliser les serveurs de Docaposte et diversifier le porte-feuille d'activités du groupe fondé sur un courrier moribond ?

Une machine qui apprend à détecter les colis sans étiquette... après nous avoir vendu des centres de tri à caméras tous angles pour lire les code-barres... donc leur potentielle absence. Je veux bien croire que la bestiole sera peut-être capable de remonter le fil du colis pour identifier le véhicule d'arrivée, le lieu potentiel de perte de l'autocollant,... Un peu coûteux en fric et en ressources quand, faute de mieux, pochettes plastiques, gros scotch et adhésif de force suffisent. Environnementalement, ces trois outils ne sont pas idéaux, l'IAgen est-elle franchement meilleure et moins dangereuse pour notre survie.

Côté fête foraine, La Poste propose de défier un robot piloté à l'IA pour placer dans les cases des enveloppes selon l'adresse... Une vidéo montre le ridicule de l'expérience : le cobaye humain, même postier-trieur, a-t-il eu un entrainement de plusieurs semaines sur cette tournée et le meuble à cases ? Ou débarque-t-il face à un bras automate qui a déjà le plan des cases en mémoire sans entrainement, et dont l'IA doit probablement servir à la reconnaissance de l'écriture manuscrite et accélérer de quelques centièmes de secondes le départ de mouvement vers la bonne case... Ce que les automates de tri de La Poste sont censés savoir faire par algorithmes successifs et améliorés depuis les dernières décennies d'automatisation du tri... si vraiment La Poste veut se débarrasser des bras humains habitués des territoires desservis

Sinon, vous avez The Wind Waker dans la série des jeux Zelda pour vous entraîner.

Exemple d'une innovation liée à l'intelligence artificielle du Groupe La Poste : lunettes à caméra et assistance vocale pour facteur en tournée (via BluSky, dix-sept juin 2026).

Enfin, j'en arrive à ce qui m'a fait réagir et imaginer cette rédaction ce matin.

L'auteur britannique George Orwell, utilisé à fond depuis quelques années par tout le spectre politique, grâce aux interprétations variées de son roman 1984 de 1948, imaginant un avenir sombre d'un État totalitaire manipulant la population par le nationalisme, l'amnésie archivistique, l'omniprésence de l'autorité, et en dernier recours la terreur si le dressage et les automatismes échouent.

J'essaie de ne pas employer le titre du roman ou l'adjectif orwellien, mais Henry Ford et les dirigeants de nombreuses polices politiques des années 1930 jusqu'à la Stasi est-allemande auraient commandé des tonnes de lunettes à caméra connectées à un smartphone sur lequel un assistant IA conseillerait le facteur en tournée.

Une des grands marques de lunettes, des fabricants de smartphone avec un partenaire IAgen vantent depuis quelques semaines ces montures à objectif caméra... Un objet connecté aussi invasif que les haut-parleurs à assistant algorithmique ("Siri, quel est le score de France-Sénégal ?", "Alexa, joue la troisième de Beethoven dans le salon.") dont les enquêtes de militants et journalistes ont montré que leur compagnie écoutait (en aveugle a priori) en permanence pour entraîner algorithme de reconnaissance vocale, et peut-être à présent les I.A. en développement.

Quand La Poste montre ces montures aux couleurs jaune et bleu le premier jour de VivaTech, j'ai peur du monde orwellien qui s'annonce, mais que finalement les usagers de la route équipées de caméra à carte-mémoire connaissent. L'aide au facteur face à un problème, sa sécurité filmée au besoin (chien méchant, accident de la route, agression et vol), l'information en direct des livraisons de recommandés, suivis et colis aux expéditeurs et destinataires, seront sûrement les arguments médiatiques phares.

Mais, les postiers et leurs syndicats témoignent, dans plusieurs pays les plus avancés, de l'aspect délétère de la tablette qu'ils portent, remplaçant les formulaires papier de délivrance ou de passage, mais ayant permis de programmer des algorithmes de tableurs calculant au plus juste les tournées : x secondes pour un passage simple devant un casier d'immeubles, y minute pour un recommandé à délivrer, etc. Voire déjà les repérant dans l'espace.

Avec ces lunettes et le mouchard intelligent connecté, on imagine bien les futures scènes dans les bureaux de direction et ressources humaines des centres de tri, en France et ailleurs : qu'a fait untel pendant cette période d'immobilité de x minutes y secondes avec cette vieille dame alors qu'elle n'est pas abonnée payante du suivi à domicile ; pourquoi monter déposer un colis à une personne traînant un respirateur ou une femme enceinte avec un petit de deux ans ; etc.


Bien entendu que certaines directions de La Poste prêtent attention aux facteurs, vitrines du groupe partout sur le territoire national.

Artistes primés, invités thématiques, dirigeants postaux et ambassadeurs des personnels de La Poste, à la fin de la Cérémonie des trophées du timbre, le onze juin 2026, à Paris (diffusion en direct sur Youtube, puis revisionnage à la demande).

Philaposte, en charge de la vente philatélique et de l'imprimerie, fait remettre les trophées du timbre à la fois par des dirigeants du groupe et des employés de terrain, décrits comme « ambassadeurs » de Philaposte dans les régions. Cela relie les facteurs au programme philatélique, et tente de rappeler qu'il y a des bureaux avec spécialisation philatélique, dont les guichetiers forment également d'autres bureaux à la vente de ces produits.

Les comptes sociaux du Groupe La Poste montrent régulièrement des postiers heureux, dans leur bureau, centre de tri, ou en tournée, repris de temps à autre dans les reportages locaux des journaux télévisés tel TF1 dernièrement.

Dans son journal télévisé, la chaîne privée propose des reportages thématiques Leur incroyable bureau. Le neuf juin dernier, une factrice décrite comme chanceuse a été présentée au Cap Ferrat, sur la Côte d'Azur, parmi une concentration de villas de millionnaires. Une excuse pour visiter une des villas historiques plus que la tournée de la factrice qui rencontre soit des gardiens de maison, soit dit devoir attendre le destinataire qui doit traverser l'immensité de la maison et des jardins pour atteindre le portail*... même si la hauteur des clôtures murales et végétales limitent le propos journalistique de travailler en admirant de belles demeures.

Car pendant que La Poste dépense en robots et intelligence artificielle générative, la presse quotidienne régionale rappelle régulièrement l'inquiétude des habitants face à la fermeture de leur bureau (ou à Montpellier-La Chamberte, la non réouverture après les travaux du tramway d'un bureau promis à la rénovation...), des grèves ou alertes aux médias des syndicats sur les conditions de travail, les commentaires des destinataires sur la lenteur du courrier ou le bon de passage colis alors que la personne affirme avoir été chez elle (* Mais a-t-elle une Bentley ?, demanderait TF1), etc, etc.


Oui, je ne suis pas très optimiste sur le monde qui vient... semble être déjà là.

samedi 30 mai 2026

À Boston 2026, les philatélistes méfiants du culte de la personnalité

 Deux publications en ce mois de mai 2026 montrent que le culte de la personnalité autour de l'actuel président des États-Unis d'Amérique inquiète des philatélistes face au Maître général des postes David Steiner, dirigeant l'United States Postal Service depuis juillet 2025.

Un courrier des lecteurs paru dans The American Philatelist daté mai 2026, et consacré majoritairement à Boston 2026, l'exposition mondiale décennale de l'American Philatelic Society, résume les difficultés financières continues de l'opérateur postal historique du pays, un des premiers éléments de son indépendance du Royaume-Uni quelques temps avant la Rébellion et la Déclaration d'Indépendance du quatre juillet 1776.

L'USPS est une entreprise publique, fort dépendante de la politique fédérale puisque le Congrès veille et que l'actuel président n'hésite pas à commenter ses échecs. De plus, sur l'express et les colis, elle est en concurrence avec ses principaux clients tels Amazon qui lui sous-traitent une partie de ses livraisons, notamment en zone d'exploitation coûteuse comme les immenses régions rurales.

Le lecteur de The American Philatelist place ensuite sa loupe sur Steiner, un ancien membre du conseil d'administration du concurrent Fedex, suscitant des interrogations sur la volonté de l'Administration Trump de privatiser l'USPS. Steiner n'a cessé de convaincre du contraire, notamment de proposer les services du dernier kilomètre de livraison à tous les opérateurs courrier express et colis du pays.

L'inquiétude du philatéliste provient aussi que, dans sa recherche de revenus sans coût supplémentaire, Steiner dispose du programme philatélique : pourrait-il imposer au Comité consultatif des citoyens (Citizens' Stamp Advisory Committee) d'abandonner ses règles strictes sur les thèmes des timbres émis au nom des États-Unis, tels la non-représentation de personnes vivantes ou l'aspect jugée extraordinaire de la contribution de la personne passée à l'histoire du pays.

Le lecteur d'imaginer que les intérêts commerciaux dépassent l'intérêt national commun du timbre : des entreprises promouvant leur marque, leurs produits, leurs dirigeants... et donc aussi des partis politiques poussant à représenter des élus encore vivants, voire de faire voter les thèmes sur les réseaux sociaux [aux choix d'affichage aux algorithmes manipulables], des messages de prosélytisme religieux dépassant la simple évocation des grandes fêtes des communautés du pays ?

Et Trump apparaît donc puisque l'U.S. Mint va frapper des pièces en or de deux cinquante dollars à son effigie pour les deux cent cinquante ans de l'Indépendance [entre autres objets à vendr... de collection].

Cinq des vingt-cinq timbre de l'émission sur les personnalités de la Révolution, émis en mai 2026. L'image proposée sur la boutique web de l'USPS prend soin d'une grande diversité des profils choisis.

Avançons donc à l'exposition mondiale qui a lieu depuis samedi dernier jusqu'à ce samedi trente mai 2026, à Boston, lieu emblématique de la rébellion des colons contre les taxations britanniques et des premiers affrontements militaires de la guerre d'Indépendance dès 1774.

Hier, vendredi vingt-neuf mai 2026, le journaliste et éditorialiste Bill Shein publie sur son site Reason Gone Mad un compte-rendu de la manifestation à travers le discours du Maître général des postes et les réponses des visiteurs à ses conséquences potentielles.

Habitant du Massachussetts, l'exposition est une occasion pour lui d'écouter le discours aux philatélistes de David Steiner, de l'interroger directement sur Trump, et de se rendre compte des effets de ces annonces sur le public le plus investi du loisir.


Ainsi, Steiner a expliqué concernant le programme philatélique, ses équipes et lui n'écartent aucune possibilité afin de renouveler son contenu, son attractivité publique. Son objectif est que ce programme montre ce qui rassemble, est commun aux citoyens des États-Unis.

Il a constaté également que les restrictions du CSAC, institution établie en 1957, n'étaient pas inscrite dans une loi du Congrès, mais dans les régulations internes au CSAC et par coutume accepté par les dirigeants de l'USPS.

Seul, Patrick Donohoe contourna la règle de l'interdiction des personnes vivantes sur timbres, entre 2011 et 2018, en contournant complètement le CSAC pour quelques émissions dites commerciales par les collectionneurs : séries sur des films, séries télévisée ou dessins animés très récents, mais très populaires.

Ainsi, Bill Shein confirme qu'en 2011, l'objectif n'était absolument pas de mettre le président Obama sur un timbre, mais de pouvoir émettre une série sur l'univers de Harry Potter en achetant une licence pour utiliser les images des films. Le Maître des postes insistant alors que ce sont les personnages qui sont représentés et appréciés du public, encouragés à la lecture et à l'imagination, pas les acteurs eux-mêmes.

Devant le public, Steiner explique que des réalisations récentes comme une victoire olympique en sport d'équipe lors des Jeux olympiques d'hiver de cette année. Et que les photographies d'un des arrêts décisifs du gardien de but états-unien auraient pu faire un beau timbre-poste.


En aparté, le journaliste interroge le dirigeant de manière fort explicite : l'USPS envisage-t-elle l'émission d'un timbre à l'effigie de Donald Trump de son vivant, donc pendant son mandat.

I’d rather do Taylor Swift and Travis Kelce.

Voici la première phrase, avec humour, de sa réponse : la chanteuse connue dans le monde entier et son fiancé, joueur de football américain.

Avant de se montrer plus rassurant, il voulait annoncer publiquement que la représentation de personnes vivantes, de leurs réalisations rassemblant les citoyens, etc. est possible, même s'il affirme à Boston qu'aucun sujet n'a été discuté par les services de l'USPS.


Bill Shein a ensuite eu les journées suivantes pour constater l'effet de ces paroles sur les visiteurs, qui sont certes les philatélistes les plus impliqués puisqu'en compétition, visiteurs réguliers d'expositions, etc.

Il évoque deux conférences où l'évocation de la règle du CSAC et de la méfiance à la voir affectée a été sujet à de vives réactions, qui vont choquer ceux qui croient qu'on ne doit pas parler de ses opinions politiques quand on philatélise.

Lors de la présentation-encouragement au don de la production d'un documentaire sur la création des timbres-poste, il a été rappelé que cette règle visait à éviter les représentations du monarque des premières séries de timbres-poste, pour une République dont la Déclaration d'Indépendance rappelle qu'elle se rebelle contre le roi d'Angleterre [même si c'est bien le Premier Ministre et la Chambre des Communes qui décident depuis la Glorieuse Révolution].

Applaudissements nourris de l'auditoire.

No King.

Cela ferait-il écho aux manifestations ponctuelles, mais ayant établi le slogan « Pas de roi » depuis juin 2025 et la crainte que le président Trump et ses partisans sont sur le sujet de la dictature personnelle ? Slogan repris dans plusieurs pays quitte à remplacer le titre par dictateur ou tyran, notamment dans des pays dirigés par des personnalités ayant complimenté leur modèle d'outre-Atlantique ou d'outre-Pacifique.


Lors de sa présentation de la création des timbre-poste, c'est sa responsable, Lisa Bobb-Semple, directrice du Service des timbres de l'USPS, qui a dû assurer le service après-vente du discours de son chef.

Suite aux questions, elle n'a connaissance que la Maison Blanche ait demandé un timbre-poste à l'effigie de son locataire [à tendance destructice : jardin de fleurs transformés en terrasse minérale, destruction-reconstruction de l'Aile Est sans qu'on sache trop qui paye et qu'est-ce qui est vraiment construit en-dessous], puis si un criminel condamné pouvait être envisagé...

Elle a répondu qu'un criminel condamné ne rentrerait pas dans le standard, mais le journaliste a fait ses recherches, quelques grands Américains pour lesquels les réalisations dépassent leurs errements face à la loi dans la mémoire collective ou la destinée de leurs idées : le militant Malcolm X (vol et atteinte aux biens), le chanteur Lead Billy (meurtre), le boxeur Muhammad Ali pour désertion du service miitaire.

Aucun élu. D'où la règle de ne pas représenter une personnalité trois ans après sa mort (dix ans il y a encore quelques temps). L'objectif reste de timbrifier un politicien ou un autre citoyen en étant sûr que ses actions positives pour le pays dépassent grandement les errements potentiels à la loi, ou les opinions politiques que chacun juge à sa manière.

Ciblant les philatélistes habitués, le timbre sur timbre au bison américain, massacré pendant la colonisation de l'Ouest, lentement de retour sur ces terres. Mais, l'électorat visé par le président actuel encourage à bannir les protections des troupeaux de bison sur les pâturages du Montana (boutique web de l'USPS).

Découvrant ou faisant découvrir l'univers des émissions philatéliques, le journaliste a rencontré plusieurs personnalités de la philatélie organisée, associative, ayant ou pas participé au CSAC.

Il semble rassuré par la ligne politique de l'USPS. Les émissions de Boston 2026 liés à l'histoire de l'Indépendance reflètent la diversité des acteurs de celle-ci : hommes comme femmes, descendants de colons comme esclaves ou Indiens défendant leurs droits. Un timbre sur timbre sur la survie du bison, un produit pour collectionneur de classiques, survient la semaine où l'Administration Trump a signé des décrets révoquant des droits de pâturages à cette espèce dans plusieurs secteurs du Montana, pour complaire sûrement à l'électorat local [un peu comme le loup et le cerf en France].

Comme dit sur ce blog et quelques journalistes états-uniens, contrairement aux pièces de monnaies commémoratives de l'U.S. Mint, très histoire des Blancs anglo-saxons protestants (WASP) sur deux cent cinquante ans, l'USPS paraît vouloir représenter l'ensemble des histoires, personnalités, événements positifs de l'histoire du pays.

Le timbre que les participants d'une consultation de l'USPS ont souhaité voir réémis. L'USPS propose le thème sous forme d'un bloc de quatre timbres représentant l'animateur jeunesse avec plusieurs jouets-personnages de son émission (communiqué de presse de l'USPS ; magazine de l'USPS).

Enfin, quasiment tous les philatélistes interrogés sont hautement sceptiques de représenter des personnes vivantes sur les timbres de leur pays.

Particulièrement, Cheryl Ganz, qui a participé au CSAC, confirme que la question est revenu souvent en douze ans de mandat, mais que jamais la discussion n'a porté sur un politicien.

Le sujet semble dépasser les seuls collectionneurs : l'USPS a tenté cette année de proposer la réémission d'un timbre souhait par le public. Les votants ont choisi Fred Rogers, producteur et animateur d'une émission pour enfants qui a duré de 1968 à 2001.

Comme pour les affiches et autres recréations de Marianne et timbre gravé pour Philaposte, est-ce un effet générationnel : les philatélistes et curieux de la consultation ont-ils fixé leur attention sur leurs souvenirs d'enfance ? Y a-t-il un effet transgénérationnel ? Un souhait explicite de revoir sur timbres et bloc-souvenir une réalisation pacifique de la société ?


À titre personnel, je crains comme pour la monnaie, les passeports, le forçage actuel pour un billet de banque, les passes annuels des Parcs naturels, que si un trumpiste se penche sur la question philatélique pour faire plaisir au boss,... Steiner et ses équipes auront-ils le courage et même le choix de justifier un refus par les traditions ? L'arme financière pourrait-elle utiliser par les élus républicains trumpistes pour forcer l'USPS à un acte de dictature personnelle au risque de transformer la nature entière de l'entreprise postale et colis ?

dimanche 17 mai 2026

La poste autrichienne fête l'Eurovision sans l'Eurovision

 Cette semaine a eu lieu à Vienne, capitale de l'Autriche, le Concours Eurovision de la chanson 2026, remporté par Dara, la candidate bulgare et son équipe, sur une chanson arythmique de libération de soi face aux angoisses de notre époque.

La prestation partant d'un décor d'anonymes bureaux avant de partir en tout sens. Bangaranga! étant le motif de cette révolte.

Le timbre sur la harpe de septembre 2025, omniprésent lors de la finale, samedi seize mai 2026 (communiqué de presse de la poste autrichienne).

Mais, contrairement à l'édition autrichienne de 2015, pas de timbre-poste national en 2026.

Au générique final, en effet, Österreichische Post n'est pas un des partenaires nationaux de l'événement, contrairement à d'autres fournisseurs d'équipements liés aux « cartes postales » (vélo par exemple), ces clips courts permettant aux téléspectateurs de découvrir les chanteurs dans le cadre de lieux du pays d'accueil proposé par l'Office du tourisme d'Autriche.

Et pourtant, chacun de ces clips débutaient par la réception d'une carte postale photographique que l'artiste reposait dans sa chambre d'hôtel autographié par le remerciement du pays qu'il représentait.

Et, à côté du message de l'organisation souhaitant la bienvenue, plusieurs clips montraient un timbre oblitéré... bien réel et bien émis par la poste autrichienne, dans les semaines précédant le début des tournages étalés d'octobre 2025 à avril 2026.

Jean-Baptiste Krumpholtz et la harpe sur l'oblitération rectangulaire premier jour d'émission de Vienne (communiqué de presse de la poste autrichienne).

Émis le dix septembre 2025, avec premier jour le cinq, ce timbre d'un euro représente une harpe, dans la série Autriche, pays de la musique.

Sa composition est digne de la préparation du Concours Eurovision pourtant. La finale a été ouverte par l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, appartenant au diffuseur public hôte ; l'instrument a donc convenu aux cartes postales.

La partition est signé du harpiste et compositeur Jean-Baptiste Krumpholtz. Né en Bohême en 1742, il avait ravi le public viennois et a joué au sein de l'orchestre d'une des puissantes familles hongroises avant de partir en tournée où il séjourna longuement à Paris.

 Dans la capitale française, il fréquentait les artisans harpistes, milieu dans lequel il se maria avant de se suicider dans la Seine en 1790, cette seconde épouse ayant fui à Londres avec un amant.

Tchéquie, Autriche, Hongrie, France, le tour promotionnel d'Europe pouvait débuter à prix modique : un euro le timbre ou dix euros en feuillet ou en carnet (pour le commander).

Le timbre à cryptogramme associé, Vienne, ville de musique, émis en avril 2026 par la poste autrichienne (boutique web de la poste autrichienne).

Hélas pour les porte-monnaies et la logique postale, la poste autrichienne a décidé de profiter du concours télévisé sans partenariat et avec un timbre-crypto ou timbre à NFT selon les multiples appellations commerciales de ces coûteux timbres-poste associés à un double numérique par une chaîne de valeur numérique ; double souvent illustré d'une seconde image plus ou moins rare... Spéculation...

Ainsi, le seize avril, la poste a proposé au QWIEN, le Centre de culture et d'histoire queer, à Vienne, le premier jour d'émission du timbre Vienna, City of Music, ouvertement lié à l'Eurovision, mais sans jamais cité le concours...

Pourquoi ce centre ? Déjà car il propose une exposition, , de février au vingt-quatre mai 2026, sUnited by Queerness, reprenant le slogan actuel du concours (United by Music) sur la place des LGBT+ dans cette manifestation depuis les années 1960.

En association avec le Musée d'histoire autrichienne qui, avec Unstoppable, de mars à octobre 2026 une exposition sur comment les messages politiques ont pu être exprimés discrètement ou très audiblement par les artistes. Le titre s'inspire de la phrase dite en montrant le public par Conchita Wurst lors de la remise du trophée lors du Concours Eurovision 2014.


Et, c'est là que la poste autrichienne a joué avec le non-partenaire qui détourne l'événement local.

Sur le crypto-timbre à 11,35 euros de faciale (tousse, tousse), du paysage urbain moderne de Vienne s'élève la tour de télécommunication et un phénix... Rise Like a Phenix est le titre de la chanson vainqueur de 2014.

Je n'invente pas : c'est écrit en toutes lettres sur le site spécial cryptostamp de la poste autrichienne.

Plus subtil est le piano de Udo Jürgens, chanteur-compositeur qui a participé trois fois de suite au concours jusqu'à sa victoire en 1966 avec une chanson titrée en français, chantée en allemand et jouée au piano : Merci, chérie. Les deux dernières conditions rendent identifiables le piano aux fans autrichiens.


Onze euros et trente-cinq centimes, pas cinq de plus, pas cinq de moins car c'est le tarif du colis format "L" économique vers le monde entier de moins de deux kilogrammes. En sachant qu'affranchir un colis en timbre à l'avance et faire décompter sa valeur faciale du prix à payer au guichet, de nos jours, c'est... 

... audacieux.

Alors que les avancées numériques de l'objet sont affirmées par les service philatéliques vendeurs et autres entreprises qui ont tenté de refourguer de tels objets concrets ou abstraits en promettant des valeurs digne d'investissements boursiers dans l'industrie pétrolière.

La blockchain devrait pouvoir assurer quelque chose dans le suivi de colis... sauf à considérer que les codes-barres et enregistrement sur site web postal suffisent largement, avec la confiance dans les employés (ah, ça c'est le prochain article sur la poste belge et ses concurrents).

Le candidat lituanien découvrant le paysage de la carte postale, ici la partie correspondance montre le timbre à la harpe oblitéré (finale du concours Eurovision de la chanson, seize mai 2026).

Donc, pour les thématistes, la poste autrichienne n'a pas émis de timbre pour le Concours Euvovision de la chanson 2026 à Vienne, mais un de ses timbres illustrés a été bien montré pendant l'émission et un de ses timbres-souvenirs à forte valeur est digne de porter le logotype de la manifestation.

Cependant, ce n'est pas ni la seule poste, ni le seul événement d'importance mondiale à connaître ce refus de partenariat ou d'achat de droit d'usage de la marque.

La Poste française s'est garde bien, dans les années ayant précédé les Jeux olympiques de Paris 2024, d'afficher les anneaux olympiques sur ces blocs ronds représentant à tour de rôle chacun des continents, et quatre sports et sports adaptés. Elle a repris le principe pour les sports d'hiver pour cette émission continuée jusqu'aux Jeux alpins de 2030.

Sur le forum StampBoards.com, la liste des timbres 2026 sur le football, ce sport en Amérique du Nord, s'allonge sans nommer la Coupe du monde de la F.I.F.A., ni montrer le logotype ou le trophée pourtant identifiable d'un grand nombre.

Est-ce que la gourmandise des organisateurs nationaux ou propriétaires ultimes de la marque a atteint des niveaux indécents ? Ou les ventes philatéliques ont-elles descendu en Occident sous un niveau insuffisant pour se permettre cet ajout ?

Les véritables fans vont-ils plutôt vers d'autres objets-souvenirs : disque, écharpes, maillots, sets Lego, cannettes de soda illustrées, etc.

Cela peut aussi être le signe que l'émission de timbres est devenu moins étatique et plus commerciale : si l'Eurovision et la radio-diffusion publique en Autriche, si la F.I.F.A., veulent faire leur publicité, qu'ils commandent des timbres personnalisés semblent être la conclusion 2026.

samedi 16 mai 2026

Poster une dernière carte parisienne à la gare de Lyon

 Le vingt-et-un juillet 2025, en repartant de vacances à Paris, voici une boîte aux lettres dans le hall de la gare de Lyon, départ des trains vers le sud de la France.

La boîte aux lettres entre panneau d'affichage et les quais en juillet 2025 (photographie sous licence creative commons cc-by-nc-sa).

Une dernière chance d'envoyer des cartes postales parisiennes depuis Paris, même si les oblitérations postales françaises ne portent plus le nom du lieu d'expédition.

La boîte aux lettres aux indications d'Île-de-France (photographie sous licence creative commons cc-by-nc-sa)

Ou une chance pour les travailleurs pendulaires franciliens de déposer leur courrier entre leur domicile et leur lieu de travail. La fente de gauche indique qu'elle est destinée aux envois vers les huit départements de la Région Île-de-France.



Cet article est publié dans le cadre du trois centième #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky (le promoteur de cette manifestation réseausociale hebdomadaire a retrouvé la première boîte pour fêter le nombre rond, en bord de mer, dans les îles Britanniques).

vendredi 15 mai 2026

Disparition de Michael Sefi, gardien de la Collection philatélique royale

 Ce mercredi treize mai 2026, le journal britannique The Telegraph rapporte la mort de Michael Sefi, le neuf mai.

Accompagné de son épouse, Michael Sefi reçoit des timbres personnalisés belges du président de la RPSL Patrick Maselis lors de sa retraite de la Collection philatélique royale, en septembre 2018 (communiqué de presse de la RPSL, via le blog de Delcampe, vingt septembre 2018).

Expert-comptable de profession, ce philatéliste est principalement connu comme Gardien de la Collection philatélique royale de 2003 à 2018, organisant et ouvrant au public cette accumulation du Royaume-Uni, de l'Empire britannique et d'une partie du Commonwealth au nom de la Reine Elisabeth II.

Par ailleurs, il a grandement animé et présidé à deux reprises la Great Britain Philatelic Society, et élu au conseil de la Société philatélique royale de Londres.

J'ai découvert Michael Sefi et la Collection philatélique royale des Windsor à la lecture de The Queen's Stamps de Nicholas Courtney, publié en 2004. L'ancien adjoint de Charles Goodwyn depuis 1996 accompagnait l'auteur dans la découverte des albums que ses prédécesseurs et lui ont progressivement créés, par règne depuis George V, et ce quelques années après leur déménagement du palais de Buckingham à celui de St James.

Le livre présentait aussi ses efforts constants, avec Goodwyn puis avec son propre adjoint Surésh Dhargalkar, de montrer la collection au plus grand nombre. Il a poursuivi la présentation inaugurale de la saison de la Société philatélique royale, chaque septembre, mais aussi œuvré à la logistique la menant à des expositions internationales comme Washington en 2004.

En 2013, il a été nommé lieutenant dans l'Ordre royal de Victoria par la reine, et ses pairs l'ont invité à signer le Roll of Distinguished Philatelists.


Depuis sa retraite en 2018, la Collection n'a plus de Keeper en titre tout en ayant été ramené à Buckingham l'année suivante.

Rod Vousden, adjoint de Sefi depuis 2003, sert d'intermédiaire entre la Couronne et le monde philatélique, notamment pour la consultation de cette collection de référence, et lors de la présentation de rentrée au siège de la Société philatélique royale de Londres.

Diplomatiquement, Michael Sefi indiquait que la reine appréciait feuilleter les albums, même si elle venait rarement... Qu'en est-il de Charles III ? [1]


En France, la disparition du journaliste philatélique Michel Melot, le huit mai dernier, a été annoncée par Yvert et Tellier.

De 1969 à 2026, il a rédigé pour Le Monde des philatélistes, puis avec Gauthier Toulemonde pour les publications de Timbropresse : TimbroscopieTimboloisirs et Timbres magazine. Il était le rédacteur-en-chef de ce dernier depuis l'été 2020.


Complément du dimanche vingt-quatre mai 2026 :

La Cour royale recherche actuellement le prochain Conservateur de la Collection philatélique royale. Date limite des candidatures : vingt-huit juin 2026, pour des entretiens le quatorze juillet suivant.