Le titre de cet article de blog est ironique et résume les deux titres proposés par Le Matin Dimanche du treize septembre 2026 en une puis en ouverture de l'entretien avec le président de La Poste Suisse, Christian Levrat par le journaliste Arthur Grosjean.
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| Un refrain connu des clients postaux en Europe (ouverture de l'entretien du président de La Poste pour Le Matin Dimanche, treize septembre 2026 - photographie : Raphael Moser). |
Depuis 2021, le politicien fribourgeois, parlementaire confédéral, est le président de La Poste, et, comme ses équivalents européens, fait face aux questions du public, des élus locaux, et de la presse sur les évolutions inflationnistes des tarifs, du service postal, des services bancaires, de la réussite de la conversion vers le courrier et stockage numérique, etc.
Et le journaliste suisse n'a pas peur de relancer et secouer. Mais le politicien reste sur son cheminement : La Poste doit s'adapter si les Suisses espèrent en avoir encore une existante et financièrement accessible... contrairement aux Danois.
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| La une du Matin Dimanche du treize septembre 2026. |
En cinq ans, sous sa direction, La Poste a connu des scandales syndicaux qui sont évoqués en début d'entretien.
Le facteur vaudois, avec quatre décennies de service, licencié pour avoir livré des colis dans les étages d'immeuble et éviter des vols, a été muté à un autre poste... car la livraison à la porte et non à la boîte est désormais facturée trois francs au destinataire. Malgré les nombreux dialogues et avertissements, il réalise gratuitement un service payant.
Au siège de Berne, deux vagues de licenciements agacent quant elles sont annoncées comme conséquences d'échecs industriels, dont quarante liés au Dossier électronique du patient... car, rappelle le président postal, la loi n'impose pas aux professionnels de santé de le remplir alors que la filiale numérique y travaille depuis 2004.
Numérique encore, le journaliste n'est pas convaincu par l'application Boîte aux lettres : sept cent mille utilisateurs revendiqués, mais pour une boîte presque vide pour celle du journaliste. Réponse : aux résidents suisses, aux administrations et entreprises du pays, de s'en saisir pour les courriers trop importants ou privés pour être laissés aux grandes messageries états-uniennes.
Les autres questions et réponses sont le quotidien des dirigeants postaux : encore des milliards de lettres et colis à distribuer, mais la lettre est en chute libre, et les colis en forte concurrence et à faible marge... même si La Poste Suisse a une part de marché des trois quarts.
Ne sont pas évoqués les alliances avec d'autres groupes postaux historiques, telle avec La Poste française sur le courrier international à partir de pays tiers : tapez Asendia sur le moteur de recherche Google de ce blog.
Pour les tarifs courrier, La Poste et l'autorité de la concurrence ont conclu un accord sur ces prix aux clients privés jusque fin 2027... Le journaliste aurait préféré 2030. Le président, comme La Poste en France, rappelle la petitesse du budget lettres postales des ménages, donc le faible impact de l'augmentation...
Autre sujet de friction ciblé par les personnes âgées selon le journaliste : la fermeture des bureaux de poste et leur remplacement par des points postaux au sein de commerces divers et variés.
La réponse est connue et donc répétée : les mille quatre cents « partenaires » peuvent réaliser les opérations postales et bancaires les plus courantes avec une large plage horaire et en permettant des achats et des services du quotidien au même lieu.
Les six cents « offices de poste traditionnel » restants en 2028, eux seuls proposent des services plus complexes. Après l'exemple danois, il convoque l'exemple allemand : Deutsche Post ferme tous ses bureaux au profit de ses comptoirs postaux en commerces privés.
En conclusion si le journaliste s'interroge sur le passé révolu de dirigeant syndical et membre du Parti socialiste de Christian Levrat, ce dernier se défend comme ses homologues qui ont choisi ce modèle complexe mixte : moins de tournées, de bureaux, mais encore une poste active, se diversifiant vers poste, banque et stockage numérique...
... ou alors que les citoyens réclament les solutions allemandes (distribution seulement), britanniques (privatisation totale) et danoises (plus de service universel, payer le prix réel).








