dimanche 6 septembre 2026

Les expositions internationales ont-elle vraiment besoin de la FIP ?

 Les expositions internationales ont-elles vraiment besoin de la Fédération internationale de philatélie ?

"La philatélie américaine n'est pas marié à la FIP".

C'est, dans le courrier des lecteurs du numéro d'août 2026 de The American Philatelist, la question et la réponse provocantes que pose Mark E. Butterline, le directeur exécutif de l'entreprise d'organisation de l'exposition Boston 2026 World Stamp Show (du vingt-trois au trente mai 2026), manifestation qui avait obtenu le patronage de la Fédération internationale.

L'exposition mondiale décennale des organisations nationales philatéliques des États-Unis (American Philatelic Society et son homologue de philatélie thématique) a lieu l'année-anniversaire de la Déclaration d'Indépendance du pays, en 1776.

Par habitude et prudence financière, elle est organisée par une entreprise privée créée pour l'occasion. L'objectif étant d'assurer l'équilibre dépenses-recettes et de voir le profit réalisé reversé en donation aux associations organisatrices pour le développement du loisir.

Ainsi, Mark Butterline confronte l'intérêt financier aux dépenses induites par le sceau de la F.I.P. et, à ses yeux, ça paraît peu pertinent.


Dès le premier paragraphe, la conclusion est claire : à la demande de fournir les dépenses liées à la F.I.P. pour les expositions internationales de 2031 et 2036, Butterline témoigne pour Boston 2026 :

- ce patronage n'a pas amené plus de visiteurs ;

- l'argent et les personnels mobilisés pour répondre au cahier des charges d'une exposition mondiale sous patronage lui sont démesurés, peu utiles, et auraient pu permettre de développer d'autres aspects de l'exposition.


Il rappelle qu'une exposition philatélique internationale n'a pas besoin de l'autorisation ou du patronage de la Fédération internationale.

L'exemple de l'exposition internationale privée, Stockholmia 2019, par la Société philatélique royale de Londres, a eu lieu sans avoir à nourrir, loger et faire voyager une délégation F.I.P.


Et arrive le point noir qui a marqué la fin de Boston 2026 : le Grand Prix national n'a pas l'objet d'une sélection de plusieurs collections avec vote public des jurés lors du dîner du palmarès. Le jury a choisi une seule collection.

En raison du patronage, les jurés devaient être des jurés reconnus par la Fédération internationale... Pourquoi, demande Butterline, ne pas les sélectionner par d'autres critères pertinents ?

En évoquant Stockholmia 2019, il montre que le dîner de palmarès peut devenir un véritable moment de la compétition philatélique et de la responsabilité des jurys face au public. Un peu comme au Concours Eurovision de la chanson, les juges avaient enregistré leurs votes pour le Grand Prix. Les vidéos étaient diffusés pendant le banquet, avec classement par points modifié en direct.

Certes, à l'absence de secret, on peut opposer que les juges peuvent se sentir tenus par un conformisme selon la proximité sociale entre exposants, jurés, organisateurs, etc.


En conclusion, le directeur exécutif de Boston 2026 insiste qu'il y a sûrement bien d'autres manières d'organiser une exposition internationale, d'y attirer collectionneurs, compétiteurs et public, de rendre le jugement aussi légitime que possible.

Bref, que les Fédérations nationales intéressées par la collection exposée trouveront bien mieux, que les dirigeants de celles qui s'intéressent à « autres choses », finit Butterline.

samedi 5 septembre 2026

Petite boîte aux lettres d'hameau à Boirargues, près de Montpellier

Une des trois agglomérations urbaines de la commune de Lattes, Boirargues a été évoqué sur ce blog récemment pour la boîte de la gare LGV de Montpellier et, en juillet 2013, au sujet du premier jour de La Marianne et la jeunesse, le lycée Champollion ayant participé au processus de sélection s'y trouvant.

Cette ville de lotissements et d'immeubles, entourée de zones commerciales, bénéficie du service d'une boîte postale face au hameau historique, place des écoles.

La boîte aux lettres des Postes au centre historique de Boirargues, avec vue vers le nord et la nouvelle crèche - le groupe scolaire se trouve sur la place à gauche hors champs (photographie prise le seize juin 2026, sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

Avant la constitution de la commune administrative sous la Révolution française, le territoire de Lattes comprend plusieurs paroisses, hameaux et mas isolés dont ceux qui vont donner les trois villes actuelles de Lattes, le domaine de Maurin, et un groupe de fermes à Boirargues.

La boîte aux lettres est fixée au mur d'un bâtiment public miniature faisant office de point postal (le coffre marron est l'emplacement des sacs de la tournée des facteurs), probablement d'un local technique de type poste électrique, et un arrêt de bus abrité.

La boîte a vu sur le hameau originel (photographie prise le seize juin 2026, sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

Le hameau est, de nos jours, un ancien de corps de ferme avec sa porte de garage, suivi d'un alignement de maisons anciennes. Cette forme en L abrite du mistral, provenant du nord, et est complété par un second alignement d'habitation sur la rue principale où se trouve la boîte. Un rectangle protégeant du vent et des voyageurs passants.

Vue vers le sud : l'alignement du hameau à gauche. Dans le prolongement de la place des écoles, la rue rejoint l'ancienne route départementale de Montpellier à Carnon, désormais une contre-allée de la large route des plages (photographie prise le seize juin 2026, sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

Un hameau ancien et aussi de premières maisons des Montpelliérains s'écartant de la ville-préfecture pour le rêve d'être propriétaire.

Côté ouest, puis côté est, la Ville de Lattes va autoriser le développement de lotissements de villas, d'où le besoin du groupe scolaire. Néanmoins, pour concentrer le trafic automobile des zones commerciales en développement, le labyrinthe de rues boirarguaises rend la navigation piétonne longue si on ne connaît pas les raccourcis aménagés à l'arrière des propriétés (aujourd'hui vécu comme un appel aux cambrioleurs et un allongement du trajet vers le tramway 3).

Comme indiqué dans l'article sur la boîte de la gare nouvelle des trains à grande vitesse, un quartier d'immeubles bas a été construits au nord de Boirargues, donnant sur des friches agricoles et ladite gare, donc la ligne 1 de tramway.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 29 août 2026

Une boîte aux lettres pour les visiteurs de la Boisserie

 Petite découverte liée à l'actualité des caprices d'un héritier du général de Gaulle sur la possible vente à l'État ou au Département de sa résidence privée de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises, en Haute-Marne.

La billetterie d'entrée de La Boisserie, située en face de l'entrée de la propriété, avec une boîte aux lettres jaune à côté de son entrée (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

La billetterie du lieu se trouve de l'autre côté de la rue Charles-de-Gaulle, dans un petit pavillon, qui est sur le cheminement des touristes entre le parc de stationnement et le portail de la propriété.

La photographie prise par la voiture du service StreetView de Google, en juillet 2026, montre une boîte aux lettres de La Poste fixé au mur à côté de l'entrée de cette billetterie.

Vue d'ensemble : à gauche, l'entrée de La Boisserie, au centre l'accès au village et la billetterie, et complètement à droite le parc de stationnement (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

Les vues de côté montrent des livres et affiches par les fenêtres ouvertes. Sûrement des cartes postales et des timbres-poste sont en vente.  Timbres personnalisés ? Peut-être.

Le portail pavoisé d'entrée de La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

La propriété, bien délimitée quand on l'observe sur les photographies aériennes et satellites, est intimement liée à Charles et Yvonne de Gaulle et leur famille depuis qu'ils l'ont achetée en viager en 1934 à une personne morte accidentellement en juillet 1939.

Peu équipée, puis pillée par l'occupant allemand, la résidence est choisie pour son isolement et son environnement : le couple veut faire s'épanouir et protéger Anne, la cadette affectée d'une trisomie 21.

L'attachement du général, puis président de la République, à sa maison marque la mémoire du village et du pays.

Musée depuis 1980 sous la protection de son fils Philippe de Gaulle (1921-2004), le patrimoine est désormais objet de questionnement face à ses quatre fils et héritiers. De nombreuses archives de Charles de Gaulle ont été vendues aux enchères, avec un large usage de son droit de préemption par l'État. 

Le devenir de La Boisserie est désormais sous les feux médiatiques : si un des fils a vendu sa part à son cadet, ce dernier semble être fort gourmand. Le choix de faire du lieu un musée public, propriété du Département de la Haute-Marne [ou de l'État macronien finissant] semblait sûr, une fois le financement de l'achat des parts des trois frères et le projet muséal constitués.

Las ! En août 2026, le cadet excentrique déclare lancer une cagnotte - une souscription, aurait-on dit au temps du général - pour sauver La Boisserie !


Si vous voulez envoyer un souvenir depuis La Boisserie, espérons que les deux aînés et le Département mettent le hola avant qu'une action inconsidérée n'aie lieu.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

dimanche 16 août 2026

Police recherche propriétaire d'une collection d'or quasi-neuve, peu servie

 Mardi onze août 2026, un jeune ouvrier et ses collègues, effectuant des travaux de terrassements en Belgique, ont découvert une immense collection de pièces et lingots en or, enterrée sur une frise industrielle rachetée et reconvertie en bureaux et logement par le Centre d'action sociale flamand (CAW).

Suite à une communication de la police locale, des autorités belges et aux témoignages de l'ouvrier, les médias belges et européens se sont emparés de l'histoire à partir de vendredi quatorze août, avec de magnifiques photographies des objets par ladite police de Termonde (Dendermonde en néerlandais), dans la province de Flandre-Orientale.

Le trésor rangé et exposé par la police de Termonde (photographie par la police, reprise par The Guardian, le quatorze août 2026).

Dans la commune de Saint-Gilles-lez-Termonde, section de Termonde, a existé une brasserie entre 1899 et 1970. Elle a été fondée par Theophilus Van Assche et est restée propriété gérée par ses descendants.

Le trésor a été découvert dans une cavité sous la villa de maître, construite peu après le bâtiment de production. Un représentant du CAW explique que les murs de celle-ci sont conservés, mais que tout le reste devait être rénové ; les ouvriers creusaient pour l'installation de tuyaux.

Les lingots d'or trouvés, apparemment photographiés sur le site du chantier (source : police de Termonde via The Guardian).

Face à l'immensité de la découverte, l'équipe a appelé la police et le propriétaire actuel, le CAW. L'estimation des services fédéraux belges est de neuf millions d'euro.

Les lingots sont marqués des marques et numéros de séries des fondeurs et des banques d'achat, dont la banque NM Rothschild & Sons, la branche britannique du groupe Rothschild & Co., le raffineur britannique Johnson Matthey.

Nul doute que l'identification de ces lingots auprès de leur fondeur et des banques pourra dater leur dernière vente connue dans les circuits officiels et déclarés.

Un seau en parti rempli de plusieurs centaines de pièces d'or (source : police de Termonde via The Guardian).

Les pièces d'or sont en excellent état, brillantes, comme passée de la frappe à la cave murée...

Apparemment, il n'y aurait que des Souverains frappés par la Monnaie royale britannique depuis Victoria (régnant de 1837 à 1901) jusqu'à la jeune Elizabeth II dans sa première effigie par Mary Gillick, La première apparaît sous deux effigies, suivie par son fils Edward VII et petit-fils George V.

Une grande partie des monnaies visibles sur la photographie portent Saint Georges terrassant le dragon des pièces britanniques.


Évidemment, ouvriers, policiers et médias se demandent à qui revient la propriété de cette trouvaille oubliée dans une propriété privée vendue.

Pour la police et sûrement le fisc belge, il s'agit de distinguer s'il s'agit d'un ancien trésor familial des Van Assche - une sécurité légalement acquise et déclarée, ou une fraude fiscale. Ou s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une cache de criminalité plus récente, datant d'après la fermeture de la brasserie.

Dans tous les cas, la loi belge impose aux découvreurs d'attendre cinq années avant de se voir accorder des droits. Cela va laisser le temps aux descendants des derniers propriétaires de la brasserie de se signaler et de justifier cette cache visiblement oubliée...

La presse fait état d'une complexe procédure judiciaire civile croisant les ouvriers découvreurs, leur employeur, l'institution propriétaire actuel, et les descendants potentiels.


Les frappes de Souverains britanniques ont lieu de manière intermittente jusqu'à l'époque de l'effigie Gillick, selon les besoins en pièces circulantes d'une livre sterling, puis comme valeurs de placement. Le Souverain Gillick est frappée pour la dernière fois en 1968 ; les Souverains suivant portent l'effigie Machin au diadème qu'il ne semble pas apparaître dans le seau - sauf à considérer l'autre face des pièces.

Il est fort probable que cette cache a fini d'être emplie dans les années 1950 ou 1960 par un membre de la famille. Était-il ou elle trop âgé, ou un décès accidentel, pour transmettre le secret à ses descendants - secret conservé pour éviter que les jeunes, le personnel, ou des malfrats, veuillent s'approprier le magot.

Les généalogistes belges reconstitueront sûrement l'arbre familial et le confronteront à l'histoire immobilière du lieu : qui vivait là dans les années 1950 et 1960 ? Qui était encore présent lors de la fermeture de la brasserie, puis quand la famille quitta la villa ? Enfin les dates de cession des bâtiments et terrains jusqu'à l'achat par le CAW.


... oubliant en chemin des kilogrammes de métaux précieux dans une cave ...

jeudi 6 août 2026

La guerre des drones et de la logistique des colis

 Dès le plan d'invasion de février 2022 de l'Ukraine par la Russie poutienne, la logistique a été une cible des forces armées russes : le dirigeant de la poste ukrainienne était sur la liste des personnalités à abattre, les véhicules et bureaux postaux publics et aussi un entrepôt postal privé délibérément ciblés,... Et l'Ukraine a répliqué en ciblant particulièrement le pont routier et ferroviaire de Kerch entre Crimée annexée et reste de la Russie, et de plus en plus souvent les raffineries et dépôts d'hydrocarbures : pas de carburant, pas de circulation.

En cet été 2026, le colis devient un des principaux nerfs de cette guerre.

Comme écrit sur ce blog, de nombreux professionnels, institutions publiques ou simples habitants d'Ukraine se sont tournés vers les plateformes de commerce en ligne pour exporter, et ainsi trouver chiffres d'affaires et revenus fiscaux à leur pays.


Pendant la seconde moitié de juillet dernier, les forces armées ukrainiennes ont bombardé une poignée des deux cents entrepôts de Wildberries, décrit par les journalistes comme le « Amazon russe », le fameux supermarché-bazar-place de marché états-unien. Créé en 2004, l'entreprise russe dessert une partie des anciennes républiques soviétiques, des pays d'exportations potentielles en Europe occidentale et aux Émirats arabes unis, et dernièrement, des pays d'Afrique.

L'effet a sidéré de nombreux petits entrepreneurs russes qui ont vu partir en flammes et fumées leurs stocks, représentant leur activité principale ou un revenu complémentaire permettant la survie. Le vingt-quatre juillet, Pjotr Sauer du Guardian rapporte les paroles de colère et de désespoir de deux entrepreneuses devant les entrepôts touchés... sous couvert d'anonymat des noms de famille. L'une a perdu les manteaux qu'elles comptaient vendre tout l'hiver ; l'autre ces deux stocks de cartes postales artisanales qu'elle crée.

Vers qui cette colère est-elle tournée ?

L'Ukraine... Hypocrites ou aveuglés les Russes ? La réponse du président ukrainien a été rapidement donné : ces entrepôts stockent et expédient des pièces détachées et des objets utiles à la guerre des drones et à l'équipement individuel des soldats. Pour l'Ukraine, cela en fait des cibles légitimes.

Leur propre président... Dangereux comme attitude, surtout qu'il n'a pas l'air de vouloir cesser cette guerre, multipliant les bombardements de lieux emplis de civils ukrainiens.

La fondatrice et dirigeante de Wildberries : onze jours avant la première attaque, les conditions contractuelles entre les commerces accueillis et le groupe ont été modifiées pour réduire les dédommagements en cas d'événement de force majeure... Un acte de guerre par exemple ?

Les témoins expliquent qu'elles n'auraient reçu que l'équivalent d'un pour cent de la valeur des productions détruites.


Attention, ce n'est pas la première fois que le secteur logistique est affecté à une échelle continentale (l'immensité russe), même si l'événement précédent a coûté bien peu, mais aurait pu avoir des conséquences catastrophiques.

En juillet 2024, trois colis piégés avait explosé en transit dans les bases logistiques des aéroports de Birmingham (Royaume-Uni), Leipzig (Allemagne) et Varsovie (Pologne) - incendie sans dommage ni blessé. L'enquête avait permis de découvrir au sein de l'appareil étatique russe un complot contre la logistique européenne et nord-américaine, qui aurait pu entraîner des explosions d'aéronefs en vol.

La Russie informée aux niveaux administratifs et ministériels semblait avoir fait cessé ces pratiques après mars 2025. Et, depuis, je trouve que les sites de suivi des colis sont moins loquaces sur la localisation précise des points de passage.


Apparemment, cela reprendrait du côté européen : hier mercredi cinq août 2026, deux drones typiques de la guerre Russie-Ukraine, dont un contenant un explosif de type militaire, ont été découverts dans la partie logistique ou en vol au-dessus de l'aéroport de Leipzig, trois jours après de nouveaux bombardements ukrainiens sur des entrepôts de Wildberries en Russie, dimanche.

Dan Sabbagh, spécialiste des questions défense et sécurité du Guardian, analyse les trouvailles de mercredi à Leipzig, ce jeudi cinq août, rapportées par la presse allemandes et en interrogeant des spécialistes britanniques.

Le premier drone, avec explosifs mais un détonateur défectueux, a été découvert au sol, en extérieur, dans la zone aéroportuaire, à proximité des avions gros porteurs ukrainiens, présent en Allemagne depuis la destruction de la base Hostomel en 2022. Ces derniers sont entretenus à Leipzig. Le second a heurté en vol un avion de DHL, sans dommage majeur.

L'origine russe et étatique est fort probable, même si les précédents de l'été 2024 et mars 2025 interrogent sur le niveau de décision : agents infiltrés autonomes, initiative d'un service ou d'un ministre, du sommet même ? Le plastic trouvé est employé par les armées et les groupes terroristes d'importance, et ni ce plastic, ni la quantité d'explosifs (huit cents grammes) ne sont à la portée de pilotes de drones amateurs russophiles.

Les cibles sont nombreuses. Certes, la destruction d'avions et de possibles entrepôts liés à l'Ukraine et ses forces armées seraient une réponse aux entrepôts de Wildberries... Mais avec quelle intensité puisqu'une telle attaque sur le sol allemand aurait des répercussions géopolitiques et militaires aussi graves qu'imprévisibles (en tout cas pour le simple citoyen que je suis) ?

Ou, avec le deuxième drone et l'avion DHL, est-ce un avertissement ferme aux pays européens et aux États membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. Leipzig est par DHL un hub continental du transport logistique civil donc, mais aussi militaire pour l'OTAN et les armées allemandes.

Un des experts interrogés par Dan Sabbagh doute de l'hypothèse du seul avertissement ; pour lui, ainsi que le ministre fédéral de l'Intérieur, le drone trouvé au sol était fait pour exploser.

S'ajoutant aux missiles et drones endommagés tombant sur les territoires des membres de l'Union européenne, aux trajectoires de vol et de navigation provocatrices de l'armée de l'air et de la marine russe tout autour du continent européen.


Compléments du vendredi sept août 2026 :

Publié sur le site web mercredi cinq et présent dans la version imprimée ce vendredi, un article du Figaro, quotidien français, permet de compléter mon résumé, notamment sur le drone qui a heurté un avion-cargo DHL en vol. Quelques incises ont été ajoutées dans le texte ci-dessus.

Le vol DHL se trouvait à plusieurs centaines de mètres d'altitude au moment de la collision et alors que l'aéroport de Leipzig était interdit d'accès avec la découverte du drone explosif. Il a atterri à l'aéroport de Hanovre au nord-ouest.

Le lien entre les deux drones est en cours d'investigation.