samedi 31 janvier 2026

Cashero, le Superman coréen , l'homme d'aci... de cupronickel !

 Dans sa stratégie de production de programmes nationaux, suivie d'une diffusion globale, la plate-forme de vidéo sur abonnement ou à la demande, Netflix, propose Cashero ou CA$HERO depuis le vingt-six décembre 2025.

Une histoire de super-héros méconnus du public : Kang Sang-woong, notre Superman pour huit épisodes, transforme ses billets de banque en force, vitesse et sauts pour sauver la population... et récupérer quelques pièces de monnaie en cupronickel (souvenir Scott Pilgrim).

Un pouvoir assez coûteux pour cet honnête trentenaire.

Une des deux affiches d'annonce de la série expliquant le principe du super-pouvoir (Netflix).

Inspiré d'un webtoon, bande dessinée à défilement vertical adaptée au téléphone mobile, du duo Team Befar, le récit propose comment les ascendants de Kang ont utilisé ce pouvoir pendant l'occupation japonaise jusqu'à son père, taciturne taiseux, apparemment incapable de subvenir aux besoins de sa famille et au bonheur de son fils enfant, puis comment ce dernier récupère le pouvoir.

Au cours du premier épisode, l'exposition pose le trentenaire et sa petite amie tentant d'épargner pour un apport immobilier et priant la chance d'une loterie civique pour pouvoir devenir propriétaire d'un appartement dans la banlieue de Séoul.

C'est ce moment que choisit Kang père pour prendre sa retraite en transmettant et le secret et le superpouvoir à un fils qui n'en voulait pas tant, croyant que, comme d'habitude, son père devenu un très modeste paysan allait le faire repartir avec des kilos de légumes - maigre compensation pour les duretés d'antan.

La deuxième affiche au format fond d'écran : ça castagne (Netflix).

Entre une fiancée fort économe, des personnages aussi riches que dangereux dans leur intérêt pour les super-pouvoirs, et l'incapacité de Kang à ne pas sauver publiquement son prochain..., son maigre salaire de fonctionnaire d'état civil va partir en fumée et pièces de cent ou cinq cents wons à grande vitesse.

Un camion de la poste coréenne au cours de l'épisode où le héros découvre avec un second emploi dans un entrepôt logistique que sport et endurance aident à ne pas gaspiller ses billets (troisième épisode, Netflix).

Heureusement, entre l'usurière et une famille chaebol sociopathe, Sang-woong rencontre deux autres super-héros, au pouvoir tout aussi critique de la société de consommation : un avocat passe-muraille quand il est imbibé d'alcool et une jeune caissière de supérette qui brûle des calories pour taper les méchants.

Ils lui font comprendre que l'entraînement sportif et l'endurance sont nécessaires à la fois pour se battre avec méthode tout en économisant son capital lors des efforts simples.

Mais, aussi désargentés que le héros, les deux alliés doivent vivre chichement de breuvages et nourriture bas de gamme pour pouvoir être utiles... jusqu'à que le héros tente de nouvelles approches.

Cashero en action avec un sol jonché de pièces de monnaie semées sur son passage (premier épisode, Neflix).

Les amateurs d'histoires alternatives de super-héros se reposeront une petite huitaine d'heures entre les productions Marvel et DC qui se prennent au sérieux, et les critiques graphiquement explicites virulentes type The Boys, avec fond de musique western, et pop version K- ou anglophone.

Incluant des comploteurs trop bavards, la série lorgne aussi vers l'enquête du détective privé sur les motivations des personnages fournisseurs de cash : pourquoi une si grande générosité avec le père du héros et Song-woong en sachant que le remboursement paraît improbable ?

Les critiques du capitalisme consumériste apprécieront une allégorie (inoffensive ?) de nos sociétés où tout influence à dépenser futile, manger et boire trop et mal,... jusqu'à un final d'espoir de solidarité collective et de rappel de l'importance du logement et de la descendance dans une Corée en mal de jeunes familles.

Les numismates pourront lancer un concours de deviner le total de wons métalliques ou imprimés montrés au long de la série.

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