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vendredi 31 janvier 2020

Du Brexit en Autriche... Hein ?

En lisant en diagonale les nouvelles sur les dernières heures du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord au sein de l'Union européenne, je tombe sur une étrange nouvelle en provenance d'Autriche.

Poisson d'avril ? Humour autrichien ? Rancœur anti-anglaise ? Opportunisme mercantile ?

Apparemment, la poste autrichienne a émis ce vendredi trente-et-un janvier 2020 un timbre commémoratif de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, et rappelant aussi que l'événement aurait dû avoir lieu le vingt-neuf mars précédent.

L'oblitération premier jour reprend onze étoiles du drapeau européen, orpheline de la douzième.
Le timbre et son oblitération premier jour (site web de la poste autrichienne).
Si le fait est avéré, qu'est-ce qui est passé par la tête du service philatélique autrichien ?

Une bonne publicité pour faire connaître la philatélie du pays ?

Le retour au souci pédagogique du timbre ? Tout Autrichien recevant du courrier saura donc que l'Union compte vingt-sept membres à partir du samedi premier février 2020 minuit,...

.... y compris Madère dans la dent du coin inférieur gauche. L'artiste Anita Kern a fait attention à ce détail.

Un des arguments du communiqué officiel est le voisinage avec l'émission, le vingt-deux janvier, du timbre pour les vingt-cinq ans de l'appartenance de la République autrichienne à l'Union.

Le timbre Brexit serait-il une vengeance ? La sortie britannique gâchant la fête de ce quart de siècle d'un État plus volontaire que ses deux compagnons de 1995, le Danemark et la Suède deux résistants à l'adoption de la monnaie unique.

vendredi 25 octobre 2019

Enfin, une bonne nouvelle liée au Brexit !

Pendant mes vacances à Gibraltar, le B..... était le mot scrupuleusement évité dans les conversations : l'indigestion paraît bien installée.

Mais, le dernier jour, à l'aéroport, j'ai eu la bonne idée d'acheter l'édition du mercredi vingt-trois octobre 2019 du quotidien Gibraltar Chronicle : dedans, se trouvait une bonne et consensuelle nouvelle sur le Brexit !

En début de semaine, le gouvernement du territoire, la Royal Mail britannique et le Royal Gibraltar Post Office ont lancé le départ et l'arrivée du courrier par voie aérienne sans escale avec Londres. Le vol quotidien de la British Airways (l'avion montrée dans la vidéo) servira à accélérer le courrier gibraltarien.

L'article de Cristiana Cavilla précise qu'il s'agit d'une des actions locales préparatoires de la sortie du Royaume-Uni (et donc de Gibraltar) de l'Union européenne. Le but est d'éviter le ralentissement ou le blocage du courrier gibraltarien transporté par voie routière depuis, jusque là, l'aéroport de Malaga, en Espagne.

Le chemin était en effet : un vol entre Londres et Dublin, puis un autre vers Malaga, avant qu'un transport routier termine le trajet, et retour. Le risque des contrôles frontaliers renforcés selon la forme de sortie (les fameux Deal ou No Deal qui rythment les journaux de la BBC et les journées de BBC News) a encouragé le changement qui doit bien avoir un coût économique - et une perte pour les opérateurs employant le chemin irlando-espagnol ?

Dans le même journal, une brève signale que les problèmes du territoire avec son difficile voisin, l'État espagnol, se sont déplacés sur les accords fiscaux bipartites entre les trois acteurs en présence, le Royaume-Uni inclus.

Dans les jours qui viennent (ou semaines si je suis le même lent chemin que pour Stockholmia :), quelques articles illustreront mon séjour au pied du Rocher britannique sous le Libellé « Gibraltar Philatelic Event ».

mercredi 14 septembre 2016

Ancien et nouveau scandales politiques dans Stamp Magazine d'octobre

Certains collectionneurs de timbres n'aiment pas que la politique entre dans leur loisir... Ils ont pu le faire savoir quand j'ai moqué le choix de la Marianne de Nicolas (d'Yves Beaujard en philatélie) ou quand Pierre Jullien signala la reprise d'une Marianne par un mouvement social.

Généralement, ces épisodes d'opinion n'arrivent pas dans la presse philatélique, soucieuse de ne pas heurter un lectorat limité aux passionnés et prêts à payer quelques euros chaque mois.
La couverture - à débattre ? - du numéro d'octobre 2016 de Stamp Magazine.
D'où ma surprise, hier soir mardi treize septembre, en feuilletant le numéro daté octobre 2016 de Stamp Magazine. Déjà, pourquoi pas une thématique d'histoire militaire sur le rôle des chars dans les victoires alliées pendant les deux Guerres mondiales.

Par contre, en couverture, est-ce bien raisonnable d'annoncer l'article de John Winchester par un timbre de 1939 glorifiant l'armement de l'Allemagne nazie ??? Certes, le timbre français de 1994 en « Hommage aux libérateurs » est un peu trop joyeux pour des armes. Et s'il faut une illustration presque carrée, le timbre canadien de 1942 en taille-douce ou le photographique britannique de 1994 sur le débarquement en Normandie pouvaient, il me semble, mieux convenir.

Cela ne provoquera tout de même pas un scandale à venir, mais deux autres scandales british apparaissent dans le mensuel.
Un modèle réduit d'une boîte aux lettres du règne d'Edward VIII (Royal Mail, 2011 ; photographie sous licence creative commons by-nc-sa 3.0 fr).
 Dans les nouvelles, est annoncé la commémoration des quatre-vingts ans de l'émission des timbres de l'avènement du Roi Edward VIII par le Postal Museum de Londres (ouverture 2017). Le distributeur Post & Go de timbres installé dans l'entrée des archives postales, à Londres, délivrera ces vignettes surchargées avec un monogramme carré et la mention « King Edward VIII 1936 ».

Le « roi non couronné », comme est titré le presentation pack, ne fait apparemment plus scandale au début de notre siècle, alors qu'à l'époque, ses choix de vie et d'épouse avaient fait trembler son père autant que les Premiers Ministres des Dominions et de Grande-Bretagne.
La boîte du modèle réduit, avec l'autocollant de promotion du magasin-braderie The Works (Royal Mail, 2011 ; photographie sous licence creative commons by-nc-sa 3.0 fr).
Sera-ce une émission spéciale à succès ? Pas sûr : j'ai acquis ce modèle réduit en métal d'une boîte aux lettres au monogramme d'Edward VIII en août 2014 dans un magasin-braderie de Worthing, au sud de l'Angleterre pour cinq livres sterling. Et c'était le seul modèle écoulé.

Mais, cette célébration édouardienne n'est rien à côté du coup d'ironie grinçante de John Crace dans la chronique « L'avocat du diable ».
Certaines agences philatéliques n'ont peur de rien : oui, la République centrafricaine est censée avoir officiellement émis deux feuillets sur le Brexit... (trouvé grâce à White Knight et son salutaire quoique fastidieux travail de recension de toutes les émissions du Commonwealth).
À partir d'un timbre à trois cent cinquante millions de livres sterling illustré du fameux bus de la campagne en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il fait plusieurs propositions philatéliques pour que Royal Mail se finance à partir du grand événement de juin dernier.

Et ça grince fort.

Le slogan qui décorait le bus promettait de sauver le système de santé britannique à partir de la cotisation européenne du Royaume-Uni... Promesse contre-dite par les tenants du Brexit dès les jours suivants leur victoire. Mais, il faudra bien payer les aléas économiques de la décision et Crace propose donc de récupérer cet argent auprès des boucheurs de cases :))

Pour le timbre régional gallois, un panneau « En faillite » pour la région brexitienne qui recevait le plus de subventions des fonds structurels européens, avec se-tenant avec un portrait de la nouvelle Secrétaire à l'Environnement qui signala que le gouvernement de Londres ne donnera jamais autant que l'U.E... Ce qu'écrivait un journal régional de Liverpool sur l'intérêt de la ville à rester européenne : un gouvernement de Londres aurait-il donné autant de subventions aux régions industrielles et rurales anglaises si les projets européens ne l'avaient pas imposé ?

Pour l'Écosse, le remplacement de l'effigie Machin d'Elizabeth II par celle de la Première Ministre indépendantiste Nicola Sturgeon. Je vous laisse trouver le numéro du mensuel pour savoir comment l'auteur illustrerait le parti UKIP, désormais sans chef au moment où il atteint le but nécessaire à l'indépendance britannique.

Je sens plusieurs mois de courriers des lecteurs...

lundi 11 juillet 2016

L'Europe philatélique et postale : du goéland proBrexit à la généreuse Suisse

Parce que, même avec Google Actualités, il reste difficile de recevoir toutes les nouvelles philatéliques et postales du monde, il est fort utile de consulter nombre blogs et forums, notamment la revue de presse du samedi neuf juillet par MargoZ sur StampBoards.com.
Brexit : la Home Guard prête à repousser l'invasion européenne ! (Lonely Planet via The Daily Mail). Explication en fin d'article.
France : Les enveloppes d'expédition gratuites britanniques sont-elles valides depuis la France ?
La version française de The Local, site d'information pour les expatriés britanniques, rapporte le mardi sept juin (trouvé grâce à MargoZ) que plusieurs Britanniques se sont heurtés au refus de postiers locaux d'accepter leur enveloppe de vote par correspondance en « réponse payée » comme indiquée sur l'enveloppe, les forçant à affranchir d'un euro l'envoi.
L'enveloppe fournie aux électeurs britanniques par correspondance (The local.fr).
 Comme dans le cas breton, un cadre de La Poste a dû rappeler qu'il y a bien un accord entre le gouvernement britannique et les postes européennes sur ces envois. Décidément, ce référendum sur l'Union européenne au Royaume-Uni a stressé et stressera bien du monde.

Oh là là...

Jersey : crime de lèse-Premier Ministre ?
L'auteur du blog Commonwealth Stamp Opinion s'interroge, hier dimanche dix juillet, si le graphiste d'une feuille de timbres-vignettes commémoratives n'a pas exprimé un point de vue politique dans sa création pour Jersey.
L'objet du crime se trouve entre les deux blocs de dix timbres et leurs vignettes (jerseystamps.com).
Le service philatélique de l'île Anglo-Normande marque ainsi, depuis le lundi vingt-sept juin, le centenaire de la bataille de la Somme avec ce collector (comme le nommerait La Poste française) de deux blocs de dix timbres avec en vignettes des photographies d'époque.

En arrière-plan, une photographie des tombes des soldats britanniques au mémorial de Thiepval, notamment en gros plan, entre les deux blocs, du soldat T. Blair, tué le quinze juillet 1916...

Comme dans Tony Blair, ancien Premier Ministre qui doit actuellement répondre aux conclusions d'un rapport - par John Chilcot rendu mercredi dernier - sur les causes de l'invasion de l'Irak en 2003 ?

Guernsey : plus léger, plus commercial avec Postcrossing.
Le même auteur de blog signale également la deuxième émission, après celle de mai 2014, que consacre l'autre Anglo-Normande au site d'échanges de cartes postales à l'aveugle, Postcrossing. Ce qui me permet de compléter le catalogue thématique hébergé sur SebPhilately.
Les deux timbres, tarif européen et reste du monde : Guernsey stylisée (guernseystamps.com).
N°25 (GGY n°2 et 3) : 14 juillet 2016, par Guernsey Post, deux timbres à valeur d'usage (Europe et Reste du monde) créés par Sue Harmon. Europe : profils d'îles du Bailliage (dont Sercq/Sark et Herm) entourés de vagues, de poissons et d'un oiseau, sous les rayons solaire. Reste du monde (ROW) : mêmes éléments vus depuis une prairie sur l'île, avec insecte et papillon. Et l'exclamation : « Happy Postcrossing ». Imprimés chacun en feuille de dix, en offset par Lowe-Martin.

Note : la numérotation du catalogue sur Sebphilately a été corrigée pour les émissions de mars 2016, découvertes à la volée. Les articles correspondant sur SébPhilatélie n'ont pas été modifiés.

Suisse : encore une poste qui baisse ses tarifs !!!
Certes, l'United States Postal Service a baissé ses tarifs intérieurs en avril dernier, mais sous la contrainte d'un accord de trésorerie avec le Congrès des États-Unis.

En Suisse, c'est le volontariat de La Poste Suisse et de son autorité de régulation depuis 2014 qui étonnera au premier janvier 2017 : les clients particuliers suisses vont profiter des évolutions négociées au-dessus de leurs têtes.

Trouvée par MargoZ et retrouvable sur le site de la Confédération helvétique en date du cinq juillet, l'information continent des choses ahurissantes pour des Français et bien d'autres :

Les lettres épaisses hors gabarit seront considérés comme des lettres avec un surcoût et plus comme des colis, ce dont les entreprises profitaient déjà. Les expéditeurs de petits livres, de disques numériques apprécieront.

Le timbre commandé par sms va baisser de vingt centimes et être au même prix que l'affranchissement habituel (un franc suisse, soit un peu moins d'un euro), ce qui peut bousculer l'histoire postale contemporaine suisse avec plus de codes écrits au stylo au lieu de timbres ou de marques de port payé.

Enfin, comme en 2014, chaque ménage suisse recevra deux timbres d'un franc !

Dans un résumé du treize juin sur la desserte postale, le gouvernement communique également un bilan des négociations variées sur les économies et réformes réalisables en ce domaine : boîtes collectives, horaires ou fermeture de bureaux... Le consensus entre La Poste et les autorités locales paraît être LA priorité, d'où des changements à la marge ce qui peut expliquer la chèreté du tarif A.

Portugal : Mundifil, la renaissance du catalogue Afinsa.
Disparu dans les affres d'un scandale de placements financiers fondés sur des lots de timbres-poste, le catalogue Afinsa est réapparu il y a quelques mois, signale un StampBoarder attentif. L'éditeur Mundifil a repris l'activité.
Couverture du phénix portugais (Mundifil via Théodore Champion).
Ainsi, en 2015, il y a eu la septième édition du catalogue des colonies portugaises et un trentième catalogue du Portugal qui me semble - vu le prix bas - avoir seulement listé les émissions entre 2000 et 2014, pendant la période d'éclipse.

Cette année, c'est le trente-et-unième catalogue complet du Portugal, des Açores et de Madère qui est apparu chez Théodore Champion en France, Nordfrim au Danemark, etc.

Quant au scandale, Google Actualités vous aidera à voir que les épargnants espagnols continuent à manifester pour que justice leur soit rendue.

Royaume-Uni : une envie de phosphorer ?
Norvic Philatelics signale que, depuis l'automne 2015, le fournisseur de produits phosphorescents pour les timbres britanniques a changé, modifiant la luminescence constatée.

En ce début juillet, le marchand britannique fournit une liste des timbres Machin portant un code de sécurité de 2015 qui existe dans les deux versions de phosphorescence, avec la date d'impression des premières versions avec la nouvelle luminescence.

Même si lui-même n'a pas encore étudié son stock pour les proposer séparément à la vente... Les spécialistes du Machin vont pouvoir retravailler cet été une partie de leur collection.

Pour ceux que la collection d'Olivier Gervais à Paris-Philex a attiré vers ce domaine obscur... Oui, éteignez la lumière pour étudier vos timbres avec une lampe à ultra-violet adaptée au pays étudié. Pour rappel, Olivier avec Dominique Sellier ont précisé en avril dernier le vocabulaire de cette spécialité (résumé en anglais sur SebPhilately par ici).

Brexit : le Royaume-Uni et sa défense par le goéland.
Un fait divers dans le nord-ouest de l'Angleterre prouve que les europhobes britanniques disposent déjà d'un moyen d'empêcher la prochaine invasion en provenance d'Europe : le goéland.

Qui a déjà tenté de pique-niquer sur une plage anglaise ou de manger une glace à Brighton le sait : en France, nous avons des pigeons gras, les Anglais des goélands carnassiers.
Le courrier passera ! Euh, enfin... (Royal Mail le mardi cinq juillet repris le huit par The Daily Mail).
Nulle surprise donc que le Daily Mail rapporte qu'un facteur a inscrit "Seagulls" comme danger empêchant de délivrer le courrier d'une rue de Maryport, le mardi cinq juillet dernier.