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mercredi 17 juin 2026

La Poste française et la mode de l'intelligence artificielle

 Aujourd'hui, mercredi dix-sept juin 2026, débute le salon VivaTech à Paris. Jusqu'à samedi, le journal économique capitaliste financier Les Échos et l'entreprise publicitaire Publicis organise ce salon professionnel dédié aux nouvelles technologies, avec conférences de grands patrons et dirigeants politiques mondiaux.


Pour donner le ton quête du profit - consumérisme exacerbé - rentabilisation financière du travailleur déshumanisé, voici l'idée-clé du discours de Jeff Bezos, fondateur du magasin en ligne Amazon, devenu groupe de l'invasion informatique du quotidien des consommateurs (dont productions audiovisuelles, santé et armement), et de l'entreprise spatiale privée Blue Origin, visant une installation permanente sur la Lune.

« [L'intelligence artificielle] conduira à des pénuries de main-d’œuvre, parce qu’elle permettra aux individus d’identifier davantage d’opportunités.»

 «Chaque personne dans le public a déjà eu une idée de nouvelle entreprise, de produit ou d’appareil qu’elle aurait voulu fabriquer. Et cette idée est restée dans sa tête, sans jamais aboutir. Car c’était trop difficile à réaliser et que cela n’en valait pas la peine. Si nous parvenons à accélérer la boucle “rêver-construire”, alors nous serons limités non pas par nos capacités, mais par notre imagination. »

Jeff Bezos au salon VivaTech, mercredi dix-sept juin 2026.

Un journaliste du monde signalant que cet argumentaire se conclut par un tonnerre d'applaudissements du public de professionnels et d'investisseurs forcément déjà convaincus.

Qu'en sera-t-il des ressources essentielles à la vie et survie humaine pour réussir ces bonds technologiques ? L'eau, le silicium, la production électrique de tous les ordinateurs, serveurs, puces et cartes-mémoires consacrés uniquement à créer de nouveaux produits à consommer et vendre sans garantie d'utilité morale ?

Vous achèterez en kiosque le dernier numéro de CanardPC Hardware pour découvrir une enquête sur l'économie de la mémoire informatique, formé d'oligopoles étroits depuis les mines de quartz et transformteurs de silicium jusqu'aux producteurs de RAM et disques durs SSD. Ces derniers, connus des joueurs aguerris et des passionnés du dernier smartphone, préfèrent les clients billionnaires développeurs d'I.A. génératives aux concrets besoins quotidiens de travail, de santé et de loisirs de nous simples humains.

Deux graphiques montrent la catastrophe : le prix des kits de barrettes de RAM de dernière génération et celui du SSD principal proposé par Samsung ont doublé brusquement au tournant de l'année 2026.

Donc, l'espoir des journalistes du magazine français : soit que les nouveaux monstres industriels de l'I.A. aboutissent, réussissent (peut-être) et rationalisent les besoins de tous en mémoire informatique, soit que de moyennes entreprises chinoises décident de se projeter sur les marchés grand public visiblement délaissés par les grands habituels.

Je peux admettre que ces algorithmes boostés, avec des éléments dont je ne suis pas spécialiste professionnel, peuvent me paraître pertinent pour des tâches répétitives, scientifiquement contrôlées et des usages très encadrés : aide à la reconnaissance de pathologies sur tests médicaux, codage de parties répétitives en informatique.

En tant que joueur, je n'utilise pas, mais je sais que certains programmeurs développent de petits outils d'IA locaux générateurs de pixels pour alléger le travail de la carte graphique en prédisant la couleur d'une partie des pixels attendus, apportant pour quelques watts locaux un certain confort au joueur ; la carte pouvant ainsi être concentrée sur les calculs plus longs, et surtout, les images à venir résultats des actions en jeu. Mais cela se fait sans modifier le résultat prévu par les développeurs du jeu.


Cependant, en matière postale et philatélique, cette « RAMpocalypse » ou « RAMagedddon » (autre néologisme proposé par le rédacteur-en-chef Ivan Gaudé) peut sembler éloignée des préoccupations des collectionneurs, qu'il soit accumulateur curieux de tout, ou philatéliste étudiant, et même marchand spécialisé.

Évidemment qu'un ordinateur PC ou portable bien entretenu, avec des pièces détachées remplacées, voire un logiciel de fonctionnement Windows trop lourd remplacé par une des bases Linux, avec des logiciels libres de droits, n'a pas besoin d'être coûteusement remplacés et peut être optimisés avec des cartes et accessoires anciens à bons prix.

Néanmoins, les individus que nous sommes se laissent tenter d'utiliser ces nouveaux logiciels entraînés à la prédiction générative de réponses attendues :

- question posée à une des IAgen connues parce qu'on arrive pas à formuler clairement la recherche sur un moteur de recherche habituel, faute de connaître un domaine ;

- ceux qui veulent à tout prix une illustration inédite pour leur blog, publications sociales, etc.

- la reconnaissance faciale d'un timbre inconnu de manière automatisé... au lieu de demander sur un forum ou à un magazine, voire de se procurer un des guides éducatifs de la reconnaissance des timbres publiés au fil du temps par les éditeurs de catalogues de timbres.

La rédaction partielle ou complète d'articles philatéliques a déjà été évoquée et crainte par la rédactrice en chef de The American Philatelist en juillet 2025... mais combien d'exposants ayant mis en forme les légendes de leur collection compétitive, ou leur index de timbres et enveloppes avec une IAgen coûteuse en ressources essentielles et en offrant gracieusement ainsi leurs connaissances à des entrepreneurs et actionnaires, tout en perdant un savoir-faire, une capacité de lecture, d'analyse et d'écriture personnelle ?

Déjà que les titres et contenus de nombreux articles de médias du plus petits au plus grands deviennent tellement similaires et prenant le public et son attention pour des cibles cons... Ce qu'il est peut-être aussi, mais rendus ainsi par le consumérisme capitaliste en recherche de pur profit sans morale.

Je rappellerai aussi à certains que les IAgen proposés au grand public sont des versions gratuites limitées, meilleures si prises d'abonnement, mais bien plus puissantes pour les gros clients ayant besoin de résolution complexe. Ces outils en sont au point que le gouvernement des États-Unis a, en quelques heures la semaine dernière, interdit à Anthropic de rendre disponible la dernière version de ses IAgen à des acteurs étrangers tant qu'il n'aurait pas expliqué son alerte : pour l'entreprise elle-même, ses propres outils sont désormais trop dangereux pour la sécurité informatique nationale - propos qui ont suscité un tollé chez ses ambitieux concurrents, et l'intérêt d'Amazon qui a détourné le nouvel outil quelques heures pour vérifier les failles de ses systèmes informatiques.


Dire que j'ai commencé à jouer à Fallout 4 il y a un mois... J'aurais dû me contenter de revoir les Terminator.


La Poste là-dedans ?

Puisque c'est le titre de cet article amateur, mais comme cela fait quinze jours que je n'ai pas eu loisir de rédiger, je digresse et digresse pour arriver au suivi des publications par les animateurs de communauté en ligne (community manager) du groupe La Poste sur le réseau social BluSky, ce jour d'ouverture de VivaTech - et que les habitués d'autres réseaux aux dirigeants plus ou moins moraux peuvent retrouver ailleurs.

Certes, des prototypes ou réalisations semblent fort utiles : robot porteur de charge lourde pour centre de colis (euh, et au pied de mon immeuble, comment font le livreur et moi ?), panneaux solaires sur casier à colis de rue pour éviter travaux et connexion au réseau électrique collectif, destiné à électrifier les modes de déplacement.

Les collectionneurs de nouveautés râleurs apprécieront que les visiteurs professionnels soient invités à acheter un collector de timbres personnalisés VivaTech... plus cher que leur valeur d'usage postal. Avec les timbres NFT, le stock de clients pigeons s'agrandit pour le plus grand bonheur des épouses et banquiers de philatélistes.


Cependant, l'IAgen s'infiltre et je me demande franchement si cela en vaut la peine, là où algorithme bien programmé par des humains ou bon sens salarié pourraient suffire. À part rentabiliser les serveurs de Docaposte et diversifier le porte-feuille d'activités du groupe fondé sur un courrier moribond ?

Une machine qui apprend à détecter les colis sans étiquette... après nous avoir vendu des centres de tri à caméras tous angles pour lire les code-barres... donc leur potentielle absence. Je veux bien croire que la bestiole sera peut-être capable de remonter le fil du colis pour identifier le véhicule d'arrivée, le lieu potentiel de perte de l'autocollant,... Un peu coûteux en fric et en ressources quand, faute de mieux, pochettes plastiques, gros scotch et adhésif de force suffisent. Environnementalement, ces trois outils ne sont pas idéaux, l'IAgen est-elle franchement meilleure et moins dangereuse pour notre survie.

Côté fête foraine, La Poste propose de défier un robot piloté à l'IA pour placer dans les cases des enveloppes selon l'adresse... Une vidéo montre le ridicule de l'expérience : le cobaye humain, même postier-trieur, a-t-il eu un entrainement de plusieurs semaines sur cette tournée et le meuble à cases ? Ou débarque-t-il face à un bras automate qui a déjà le plan des cases en mémoire sans entrainement, et dont l'IA doit probablement servir à la reconnaissance de l'écriture manuscrite et accélérer de quelques centièmes de secondes le départ de mouvement vers la bonne case... Ce que les automates de tri de La Poste sont censés savoir faire par algorithmes successifs et améliorés depuis les dernières décennies d'automatisation du tri... si vraiment La Poste veut se débarrasser des bras humains habitués des territoires desservis

Sinon, vous avez The Wind Waker dans la série des jeux Zelda pour vous entraîner.

Exemple d'une innovation liée à l'intelligence artificielle du Groupe La Poste : lunettes à caméra et assistance vocale pour facteur en tournée (via BluSky, dix-sept juin 2026).

Enfin, j'en arrive à ce qui m'a fait réagir et imaginer cette rédaction ce matin.

L'auteur britannique George Orwell, utilisé à fond depuis quelques années par tout le spectre politique, grâce aux interprétations variées de son roman 1984 de 1948, imaginant un avenir sombre d'un État totalitaire manipulant la population par le nationalisme, l'amnésie archivistique, l'omniprésence de l'autorité, et en dernier recours la terreur si le dressage et les automatismes échouent.

J'essaie de ne pas employer le titre du roman ou l'adjectif orwellien, mais Henry Ford et les dirigeants de nombreuses polices politiques des années 1930 jusqu'à la Stasi est-allemande auraient commandé des tonnes de lunettes à caméra connectées à un smartphone sur lequel un assistant IA conseillerait le facteur en tournée.

Une des grands marques de lunettes, des fabricants de smartphone avec un partenaire IAgen vantent depuis quelques semaines ces montures à objectif caméra... Un objet connecté aussi invasif que les haut-parleurs à assistant algorithmique ("Siri, quel est le score de France-Sénégal ?", "Alexa, joue la troisième de Beethoven dans le salon.") dont les enquêtes de militants et journalistes ont montré que leur compagnie écoutait (en aveugle a priori) en permanence pour entraîner algorithme de reconnaissance vocale, et peut-être à présent les I.A. en développement.

Quand La Poste montre ces montures aux couleurs jaune et bleu le premier jour de VivaTech, j'ai peur du monde orwellien qui s'annonce, mais que finalement les usagers de la route équipées de caméra à carte-mémoire connaissent. L'aide au facteur face à un problème, sa sécurité filmée au besoin (chien méchant, accident de la route, agression et vol), l'information en direct des livraisons de recommandés, suivis et colis aux expéditeurs et destinataires, seront sûrement les arguments médiatiques phares.

Mais, les postiers et leurs syndicats témoignent, dans plusieurs pays les plus avancés, de l'aspect délétère de la tablette qu'ils portent, remplaçant les formulaires papier de délivrance ou de passage, mais ayant permis de programmer des algorithmes de tableurs calculant au plus juste les tournées : x secondes pour un passage simple devant un casier d'immeubles, y minute pour un recommandé à délivrer, etc. Voire déjà les repérant dans l'espace.

Avec ces lunettes et le mouchard intelligent connecté, on imagine bien les futures scènes dans les bureaux de direction et ressources humaines des centres de tri, en France et ailleurs : qu'a fait untel pendant cette période d'immobilité de x minutes y secondes avec cette vieille dame alors qu'elle n'est pas abonnée payante du suivi à domicile ; pourquoi monter déposer un colis à une personne traînant un respirateur ou une femme enceinte avec un petit de deux ans ; etc.


Bien entendu que certaines directions de La Poste prêtent attention aux facteurs, vitrines du groupe partout sur le territoire national.

Artistes primés, invités thématiques, dirigeants postaux et ambassadeurs des personnels de La Poste, à la fin de la Cérémonie des trophées du timbre, le onze juin 2026, à Paris (diffusion en direct sur Youtube, puis revisionnage à la demande).

Philaposte, en charge de la vente philatélique et de l'imprimerie, fait remettre les trophées du timbre à la fois par des dirigeants du groupe et des employés de terrain, décrits comme « ambassadeurs » de Philaposte dans les régions. Cela relie les facteurs au programme philatélique, et tente de rappeler qu'il y a des bureaux avec spécialisation philatélique, dont les guichetiers forment également d'autres bureaux à la vente de ces produits.

Les comptes sociaux du Groupe La Poste montrent régulièrement des postiers heureux, dans leur bureau, centre de tri, ou en tournée, repris de temps à autre dans les reportages locaux des journaux télévisés tel TF1 dernièrement.

Dans son journal télévisé, la chaîne privée propose des reportages thématiques Leur incroyable bureau. Le neuf juin dernier, une factrice décrite comme chanceuse a été présentée au Cap Ferrat, sur la Côte d'Azur, parmi une concentration de villas de millionnaires. Une excuse pour visiter une des villas historiques plus que la tournée de la factrice qui rencontre soit des gardiens de maison, soit dit devoir attendre le destinataire qui doit traverser l'immensité de la maison et des jardins pour atteindre le portail*... même si la hauteur des clôtures murales et végétales limitent le propos journalistique de travailler en admirant de belles demeures.

Car pendant que La Poste dépense en robots et intelligence artificielle générative, la presse quotidienne régionale rappelle régulièrement l'inquiétude des habitants face à la fermeture de leur bureau (ou à Montpellier-La Chamberte, la non réouverture après les travaux du tramway d'un bureau promis à la rénovation...), des grèves ou alertes aux médias des syndicats sur les conditions de travail, les commentaires des destinataires sur la lenteur du courrier ou le bon de passage colis alors que la personne affirme avoir été chez elle (* Mais a-t-elle une Bentley ?, demanderait TF1), etc, etc.


Oui, je ne suis pas très optimiste sur le monde qui vient... semble être déjà là.

lundi 27 avril 2026

Catto's Post Office : mignonnerie félino-postale

 Pour à peine cinq euros et une petite demi-heure, le jeu vidéo tout mignon Catto's Post Office permet au joueur d'incarner un chaton facteur, lors des tournées le jour de son anniversaire.

Le petit Catto sur la page officielle de son créateur qui renvoie vers la plate-forme de vente Steam.

Dans une petite ville balnéaire, Catto va passer sa journée à courir à pattes courtes délivrer plusieurs colis, découvrir la vie quotidienne des habitants, entre boîtes aux lettres, boîtes à pâtés, et chariots de supermarché.

Le but du joueur est d'aboutir aux surprises finales... et réaliser les actions des dix-huit succès archivés sur la page Steam. Plusieurs sont liés à l'intrigue, beaucoup demandent à se comporter comme un chat :))

Une petite poignée comme un enfant bien élevé, ce qui rend le jeu anglophone intéressant pour de jeunes joueurs.

Le jeu de In Shambles Studio est disponible sur la plate-forme Steam pour ordinateur depuis août 2025, et en téléchargement pour les consoles Nintendo Switch depuis décembre.

dimanche 12 avril 2026

Un ancien facteur, signe de l'ascension sociale coréenne dans un k-drama

 Petite surprise au tout début du douzième épisode sur seize du feuilleton sud-coréen, Shopping King Louie de 2016 du groupe MBC, une des mères de personnage est montrée jeune attendant avec impatience l'arrivée du jeune facteur de son quartier.

Encore facteur inexpérimenté dans les années 1980, le père d'un des personnages secondaires de Shopping King Louie (capture d'écran du douzième épisode, 2016).

L'introduction lance le rôle de messager que va porter le héros, Kang Li-sung dit Louie, au cours de l'épisode au bonheur de sa bien-aimée, une rurale des montagnes venue et obligée de trouver travail dans la capitale.

Le jeune facteur porte un uniforme brun clair aux logotypes de triple oiseaux postaux que la poste coréenne a utilisé de 1983 à 2010. Les photographies d'uniformes postaux sud-coréens et le résumé en anglais d'un article sur le changement d'uniforme en 2000 montrent l'aspect militaire de ce costume après la guerre de Corée avant le passage à des tenues logistiques plus confortables et visibles au milieu de la circulation routière.

Pourquoi rappeler comment un des couples de parents de la série se sont rencontrés ? Et pourquoi rappeler que l'ambitieuse épouse a réussi à faire de son mari un directeur de bureau de poste ?

Car la série, assez optimiste, montre les possibilités d'ascension sociale pour tous dans la société coréenne, malgré les ambitions dévorantes de l'élite dirigeante, se pensant nouvelle noblesse hériditaire.

Louie est ainsi né avec une cuillère en or dans la bouche, mais orphelin, il n'en vit que dans une bulle d'achats luxueux loin de sa grand-mère endeuillée. Arrivé brusquement à Séoul, il est victime d'un accident mortel à la coupable joie du directeur de la compagnie... jusqu'à ce qu'il réapparaisse faisait la manche sur la principale place de la ville, où il est recueillie par Ko Bok-shil.

Celle-ci a quitté la petite maison de montagne d'où elle vit de la récolte de ginseng sauvage. Le dernier qu'elle a trouvé, vendu à crédit à un cadre dirigeant de la compagnie déjà évoquée (le fils du couple postal), lui permet de survivre dans la jungle urbaine.

Jusqu'à ce douzième épisode, la mère du cadre et son époux obéissant sont un des ressorts comiques du drame de l'amnésique bouleversant les plans de son « oncle », jusqu'à montrer les stratégies matrimoniales des familles ayant vécu l'émergence économique de la Corée et souhaitant encore mieux pour leurs enfants et petits-enfants.

Évidemment, les numismates verront pièces de monnaie et billets de banque de toutes les valeurs faciales possibles, entre les besoins de Louie sans mémoire ni toit - ni aucune conscience de la nécessité de travailler, même pas au ménage de l'appartement... -, et le coût liquide des manigances de millionnaires.


Shopping King Louie est visible sur la plate-forme de vidéo à la demande Rakuten Viki.

vendredi 10 avril 2026

Le Magasin de lettres de Séoul, roman de Baek Seungyeon

 Publié en Corée en 2024, le roman Le Magasin de lettres de Baek Seungyeon a fait l'objet d'une traduction française par Irène Thirouin-Jung et parue en août 2025 aux éditions Nami.

Le titre original, 편지가 글월, se traduirait par « La lettre est écrite », une action essentielle au sein de la papèterie, lieu principal de l'intrigue.

Couverture de l'édition française : le chat est une liberté de l'illustrateur.

Au début du roman, cela fait une semaine que Hyoyeong travaille dans un magasin spécialisé dans le matériel de la correspondance écrite, ouvert à l'étage d'un immeuble par un camarade de ses études de cinéma. Un an avant, elle a dû interrompre à celles-ci suite à un drame qui a endetté sa sœur et ses parents.

Toujours déçu et marqué par cela, elle découvre progressivement ce lieu, que le titre allemand décrit comme « le magasin de lettres dans lequel le temps est suspendu », aux rituels apaisants : ranger les papiers et enveloppes décorés, préparer manuellement une partie au comptoir, comprendre le but de la correspondance des clients, rédiger à la main les reçus... tout en regardant le paysage des collines boisées de la banlieue.

Tout a été fait pour inciter à l'écriture aux autres, y compris le parfum d'ambiance, et une grande table d'écriture. Les clients peuvent même, contre le prix de l'affranchissement postal, laisser leur missive qui sera amené au bureau de poste du quartier, dont la jeune employée se prend de curiosité pour ce magasin.

Particularité du lieu, qui en une petite année va lier encore davantage l'héroïne, le lieu et ses clients réguliers : le Service de correspondance et son meuble composé de niches dans lesquelles reposent parfois des enveloppes illustrées par un correspondant.

Contre une somme modique, celui-ci a pu coucher sur le papier ses émotions ou pensées du moment, à destination d'un autre client inconnu du service. Car on ne peut lire une de ses lettres que si on en a rédigé et déposé une. Seuls, les employés ont l'identité des correspondants, conservée dans un registre afin de les prévenir que leur lettre a été retirée ou s'ils ont eu une réponse.

Ainsi, au fil du roman, les clients sont des personnages à part entière de l'intrigue, souvent curieux et enthousiasmés de ces échanges.

Seule, Hyoyeong semblent ne pas vouloir participer elle-même à l'écriture... face au passé et à sa sœur.

Un message glissé dans le roman par l'éditeur Nami pour la publication.

Dans l'ouvrage se trouve un message sur un beau papier de la maison d'édition française : un échange de lettres entre lectrices, imitant le service de correspondance du roman.

Le mode d'emploi de l'échange de correspondance.

Je ne sais si c'est spécifique à l'éditeur français ou créé par l'autrice et son éditeur coréen, mais ce petit jeu rappelle qu'il y a bien deux magasins de lettres, à Séoul, qui ont inspiré ceux du roman.

De plus, les lettres des clients de fiction sont largement inspirées de celles que des clients de ces magasins ont accepté de rédiger pour accompagner l'œuvre de Baek Seungyeong.

Pour les curieux de la société sud-coréenne ou de l'Asie de l'Est, le roman croise en arrière-plan plusieurs des problématiques locales : la réussite scolaire et professionnelle, la vision négative au premier regard de certains métiers (dont employé de magasin ou créateur de webtoons), la vie quotidienne des écoliers jusqu'aux retraités dans les quartiers périphériques des grandes villes, etc.


Pour ceux qui ont accès au centre de Paris, la librairie Le Phenix, 72 boulevard de Sébastopol, dans le troisième arrondissement, est un lieu indispensable pour trouver des publications originales ou des traductions de l'Asie orientale jusqu'aux cultures tibétaines et de l'Inde.

lundi 6 avril 2026

Du bureau postal en Lego proposé par le Musée de La Poste

 Profitant du dimanche de Pâques, et grâce à un ami parisien, j'ai assemblée le bureau de poste, set 230925, en briques Lego, un produit proposé par le Musée de La Poste depuis décembre 2025 dans la boutique du musée parisien, après avoir vendu un lot sur le site web.

Le sachet de cent pièces Lego, le livret de montage dans la boîte bleu poste.

De près, l'illustration du bureau de poste sur la boîte et en couverture du livret de montage montre l'usage d'un logiciel de création de modèle Lego à l'extérieur de l'entreprise.

Le texte légal au dos du livret d'instructions (et aussi sur un des côtés de la boîte).

Cela était prévu puisque le Musée annonce trois mille unités en série limitée et numérotée... Je cherche encore le numéro de ma boîte d'ailleurs.

Les avertissements sont brusquement explicites : si les pièces ont été fabriquées et fournies par le groupe danois, ce produit dans sa conception n'est pas de sa responsabilité.

Les habitués des bâtiments Lego s'en rendront compte rapidement : la montée des murs est bien verticale sans consolidation par les briques - ça peut évoquer les standards du bâtiment moderne, des grandes plaques de béton juxtaposées. Par contre, la poutre intérieure montre rapidement le point faible de cette conception économe : soutenez-la en montant le toit.

Le bureau fini avec la factrice et son vélo.

Les un centime de moins que cinquante euros en cent briques sont employés plutôt en sept briques tampographiés, dont quatre aux marques de La Poste et La Banque postale, l'oiseau postal tout petit sur le torse basique de la mini-figurine, un mini-clavier pour le distributeur bancaire, et la plaque d'adresse : 49 place du Musée de La Poste.

D'ailleurs, ce distributeur et la boîte aux lettres requiert plusieurs pièces pour l'assemblage, expliquant l'espace de six tenons de large où se trouve la plus grande densité de briques.

La brique lettre affranchie avec destinataire et expéditeur.

Les archivistes du Lego retrouveront si la lettre affranchie, la couleur jaune-orangé du vélo, la chevelure-casquette de la mini-figurine sont inédits.

L'intérieur épuré du bureau de poste.

Limite coût-prix acceptable, place laissé à l'imagination, l'intérieur du bureau est... vide.

En dehors de la boîte à document bancaire et la fenêtre ouvrable, le comptoir reste à créer, selon les époques des bureaux de poste français : haut comptoir avec vitre de protection, espace ouvert actuel.

Et là, deuxième gros souci du set entre conception privée et mode officielle Lego : les anciens remarqueront l'aspect lisse de la plaque sur laquelle repose le bureau, qui laisse peu d'emplacement de fixation pour cet intérieur.

En effet, depuis 2021, pour la gamme Lego City ciblant les plus jeunes, Lego a remplacé les grandes plaques de chaussées par ce système de modules épais (deux briques plates de haut) avec quelques vides emplis de tenons. Les grandes et moyennes plaques fines à tenons se trouvent encore dans les gammes à licence ou créatives plutôt pour assembleurs expérimentés. Et leur commerce de second main a connu une inflation des prix.

Pour ce bureau, le module principal permet à deux emplacements de servir de fondations aux murs. Cependant, cela limite les possibilités de fixer figurines et objets, notamment dans cet intérieur ouvert au créateur.


Pour finir par les plus : le choix du trio de couleur est harmonieux, méridional même, me rappelant le guichet annexe (fermé) de la place des Arcades, à Maurin, village excentré de la commune héraultaise de Lattes. Cet aspect me paraît renforcer par la fenêtre proposé en ouverture en biais : du sol extérieur vers l'intérieur à rafraîchir l'été.

Malgré la simplicité des murs, les petits assemblages de l'automate bancaire et du phare de vélo sont inspirants pour ses propres créations.

dimanche 14 décembre 2025

Passion briques postales ou charognards de la spéculation ?

 À peine le temps pour HothBricks, le blogueur spécialisé des nouveautés Lego, d'annoncer la mise en vente vendredi douze décembre 2025 d'une boîte spéciale au Musée de La Poste, à Paris et sur sa boutique web, que le produit est déjà épuisé le samedi à la pause de midi.

Le set privé 230925 du Musée de La Poste : un petit bureau, dont l'avantage tient surtout aux briques sur lesquelles les logotypes du Groupe La poste sont imprimés (via HothBricks).

Pour cinquante euros moins un centime, cent pièces permettent de construire un bureau de poste (les visuels ne montrent que la façade et pas le possible intérieur), un vélo jeune orangé et un facteur.

Selon le principe du prix par brique en neuf non ouvert, c'est très cher, donc limité aux amateurs de la poste, d'un souvenir du musée, pour une reconstitution urbaine ou de village en briques danoises.

Le prix comprend, bien entendu, l'impression des briques personnalisées (qui rappelle les licences des marques de films ou de dessins animés), la société de conseils, et surtout le coût de la confection spécifique d'une petite série.

La boutique du musée annonce trois mille sets numérotés... Je croirais lire les publicités de Philaposte pour les NFTimbres... à plusieurs fois huit euros de faciale ET LE TIMBRE NUMÉRIQUE dont il ne faudrait pas le séparer.

Sur eBay, samedi vers quatorze heures... du double au quadruple.

Entre la lecture des commentaires du site HothBricks et la consultation hier, samedi treize décembre 2025, d'offres de ventes du set sur eBay, je confirme une perte de foi envers une partie de l'espèce humaine : les charognards spéculateurs.

Sur le blog, les témoins signalent l'apparente non limite de la quantité pouvant être commandée... Oui, les vrais rats créateurs de pénurie seront ultra-minoritaires, mais bon, j'espère que, lundi matin, il sera fait du ménage dans les commandes extravagantes.

Seuls, deux sets sur les huit de ma capture semblent avoir été achetés au Musée avec photographie prise sur un parquet ou une table en bois. Les autres rentabilisent déjà une commande probablement même pas encore définitivement validée.

De cent à deux cents euros alors qu'en fouillant un stock personnel de briques, en commandant les quelques qui manqueraient directement à Lego en neuves ou sur un forum d'échanges entre particuliers, on peut reconstituer un modèle non officiel.

Les bricoleurs recréeront un moyen (illégal : marques déposées) de coller, imprimer les logotypes. On peut même envisager de personnaliser le set amateur avec le logotype et les couleurs de sa poste préférée.


Seul petit point rassurant du côté de la direction du musée : un acheteur s'étant rendu à la boutique du Musée indique que seul un lot de cinq cents a été mis en vente vendredi.

Certes, j'avais haussé un sourcil quand j'avais découvert, en 2023, que la voiture postale (set 230923) n'était en vente qu'au musée à Paris... L'approche de Noël permit à un ami parisien de m'aider à l'acquérir sans hâte. Au moins, la vente s'écoulait au rythme des visiteurs et des curieux tombant dessus.

Là, une impression de premières heures du Monacophil 2019 ou de poubelles du Salon d'automne pleine des livrets jetés pour n'en conserver que les timbres hors-programme... Il serait intéressant de savoir si le musée (pas que la boutique : les expositions) a été davantage visité vendredi et samedi.


Oui, la mignonnerie de ce bureau fera que je ferai un tour sur la boutique web demain ou mardi, mais bon, j'ai un stock de briques anonymes, ainsi qu'assez de Lego postaux pour décorer : le bureau aux murs bleus et le facteur en side-car de ma jeunesse, une poste aux chouettes en marge d'un set Harry Potter, le bureau de poste du Père Noël qui attend son tour de montage.

mardi 21 octobre 2025

Au Musée du timbre-poste de Corée (1) : la galerie d'histoire

 Début d'une série de petits articles sur le Musée du timbre-poste de Corée (우표박물관)*, situé au sous-sol de la tour Korea Post, dans le centre de Séoul, et que j'ai visité le mercredi vingt-quatre juillet 2024 au matin.

Peu de visiteurs adultes, après tout l'exposition nationale se terminait ce jour-là et les vacances scolaires semblaient débuter en fin de semaine : épuisé était le stock de cadeaux pour ceux qui remplissaient leur page de tampons aux quatre coins du musée.

Ainsi, la majorité était composée de deux groupes scolaires : une classe d'école maternelle qui ont filé vers les activités à toucher et un groupe d'écoliers dirigés vers les expositions thématiques.

Mais comment assurer l'intérêt (et donc le calme) dans la grande entrée ?

Les uniformes des facteurs coréens de 1884 à 2012, façon pâte à modeler dans l'entrée du Musée du timbre-poste de Corée (tous droits réservés).

À gauche, l'histoire des timbres-poste, et à droite : entre photographies et figurines mignonnettes, l'histoire des facteurs et postiers coréens.

À hauteur d'adultes, les photographies murales résument l'évolution de l'uniforme, des boîtes aux lettres et du logotype de la poste coréenne. Ici, la période 1945-1957 de la libération à la fin de la guerre (tous droits réservés).

À hauteur d'enfants, des maquettes façon pâte à modeler ; à celle des adultes, des photographies d'archives.

Dans les années 2010, avec veste de sécurité, boîte rouge, et en bas à droite, le tampon du concours du visiteur assidu (tous droits réservés).

Ces figurines servent aussi à représenter le service postal et son lien avec les habitants dans de petites scènes de rue : de la traditionnelle poste aux lettres à l'actuelle économie du colis.

Dans les années 1960, deux enfants se précipitent avec leurs lettres vers le facteur à mobylette, vidant une boîte rouge et verte (tous droits réservés).

Certes, des panneaux alertent sur la présence de vitre en verre, comprendre : ne pas s'appuyer ou toucher, même si ce doit être davantage destiné aux touristes étrangers qu'aux doigts des petits Coréens.

Le bureau parallépipède rectangle, le van et la livraison de colis tous azimuts : la poste coréenne telle que le visiteur peut la voir de nos jours (tous droits réservés).

Il ne manque plus que des petites voitures.

Camions et triporteurs motorisés postaux de la poste coréenne (tous droits réservés).

Et hop, une vitrine des gros véhicules motorisés des origines (avec pare-choc adapté à la neige et aux arbres tombés ?), aux tricycles motorisés passe-partout des quartiers aux rues étroites, jusqu'au van actuel... et assez faciles à voir en arrivant ou repartant du musée, puisque la tour comprend un bureau de poste et un point de départ de distribution de colis au rez-de-chaussée.


Pour la suite, que ce soit pour les enfants, leurs parents curieux, ou les philatélistes chevronnés, aux prochainx épisodes.


* : 우표 pour timbre (prononciation approximative en français : oupyo) et 박물관 pour musée (bagmoulgoan). 

samedi 27 septembre 2025

D'une famille de postiers montpelliérains sont issus une dynastie d'artistes japonais

Des activités ayant bénéficié de la numérisation des documents et leur accessibilité par le vaste monde grâce à la toile internétique, la généalogie ou la recherche familiale au sens large est de celle qui a été des plus bouleversée dans le bon sens.

Ici, point de membres vieillissant en nombre décroissant. Les reproches sont généralement des réactualisations d'anciennes pratiques : s'approprier sans référence à un autre chercheur, copier des données d'archives ou de recherches d'autrui sans vérification critique.

Rien de grave : le chercheur suivant vérifiera bien, et, je rappelle que les auteurs, biographes et historiens des Grecs anciens au dix-neuvième siècle ont rédigé le passé ainsi : recopier dans forcément citer les passages qui leur semblaient les plus pertinents des auteurs passés.

L'entrée nord-ouest de la rue de l'Ancien Courrier, à Montpellier (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Que l'on travaille sur ses ancêtres, cousins, ou d'autres familles, les découvertes inattendues et les connaissances thématiques à acquérir sont nombreuses.

Un exemple a été donné par le généalogiste Gab Ketella qui résume sa recherche des ascendants et descendants du sculpteur Jean-François Legendre-Héral (1796-1851) en trois vidéos publiées en juillet et août, et l'ayant encouragé un voyage au Japon et en Corée au printemps 2025.

Comment d'un postier montpelliérain en est-il à découvrir le kabuki, genre du théâtre japonais, et l'art lyrique féminin japonais ?

La famille étendue des Legendre en France entre le dix-huitième et le dix-neuvième siècle : des postiers héraultais... et deux artistes (capture d'écran de la première vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix-huit juillet 2025).

Installé à Montpellier, Ketella échange en direct sur la plate-forme vidéo des moments de recherche-enquête sur Twitch, puis des petits tutoriaux et des résultats finaux sur Instagram et, surtout, youTube.

Récemment, il a exploré le passé de bouchers de la ville et de la création et l'évolution du quartier des Abattoirs, actuellement les Beaux-Arts, retrouver l'identité d'un soldat français à partir d'une photographie découvert en chinant, et là, la généalogie d'un sculpteur né à Montpellier : Legendre-Héral.

La première vidéo, publiée le dix-huit juillet dernier, démarre rue de l'Ancien Courrier, dans une partie restée médiévale du centre historique de Montpellier. C'est là qu'était installé, depuis le quatorzième siècle, un bureau de la poste aux lettres pour la remise aux destinataires. Un article du dix-sept mars 2023 de Midi libre rappelle les noms précédents et probants de la rue : rue des Messagers, rue du Courrier ou rue du Bureau des Lettres en 1760, puis de l'Ancien Courrier en 1852.

C'es probablement dans cette rue qu'Étienne Louis Legendre, le père du sculpteur, a travaillé quand il devient postier à Montpellier en 1792, où il se marie avec Jeanne Falque, fille d'un postier montpelliérain ; ils ont deux fils : Louis Étienne Jean qui sera postier, et le futur artiste Jean-François.

Aléa de la vie, il meurt jeune et sa veuve se remarie avec un peintre, Pierre Héral, qui semble avoir orienté la vocation de son beau-fils vers la sculpture qui l'oriente vers des études à Lyon dans la première décennie du dix-neuvième siècle.

De ce second mariage, les généalogistes postaux aperçoivent sur la capture ci-dessus trois postiers de plus : Jeanne, la fille du couple Héral-Falque, sera postière jusqu'à être directrice et finir sa carrière à la tête du bureau de poste de Clermont-l'Hérault, au centre du département dont Montpellier est la préfecture. Elle épouse un cousin, Jean Georges Dusiquet, fils de la sœur de sa mère et d'un postier né dans le département de la Manche.

Il faudra que je me penche comment consulter en ligne les dossiers des personnels des postes aussi anciens et pendant la période de l'Administration des Postes pour justement une descendant de frères et sœurs d'un aïeul devenue postière partie du Gard vers le département de la Seine.

La descendance états-uniano-japonaise (?!!) du scupteur Legendre-Héral du dix-neuvième siècle à la première moitié du vingtième siècle : un général imprévu et plein d'artistes (capture d'écran de la deuxième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le dix août 2025).

J'irai plus vite sur les deux vidéos suivantes qui suivent un des fils de Jean-François Legendre-Héral : Charles Legendre (1830-1899), mais elle est à regarder pour ceux qui se demandent s'ils peuvent se découvrir un « oncle d'Amérique » ou un cousin au Japon. Oui, c'est possible grâce aux hasards de la vie, et qui se demandent comment lire des journaux et livres anciens, numérisés par des archives et bibliothèques privées ou publiques dans plusieurs pays (The New York Times pour le cas de Charles Legendre).

Un oncle et de nombreux demi-cousins postiers, néanmoins Charles est excellent élève, notamment en langue anglaise, mais dépensier... Après la mort de son père sculpteur désargenté (par les dettes de son fils prodigue), Charles se réfugie à Bruxelles où il fait la rencontre d'une jeune états-unienne et sa mère en voyage...

Le mariage est conclu, un premier enfant naït. Mais le père meurt accidentellement outre-Atlantique et Charles émigre à New York et s'y ennuie.

Il s'engage dans l'armée de l'Union contre les sécessionnistes entre 1860 et 1865. Il est promu sur le champ de bataille, gravement blessé deux fois au point que, soigné par des paysans, l'armée et sa famille l'a cru mort. Il termine général de brigade en 1865.

Dès l'année suivante, le gouvernement fédéral le nomme consul en charge des intérêts dans les Ports ouverts chinois. Non étudié par Ketella : le voyage intéressera les historiens postaux habitués à éplucher les calendriers maritimes. Legendre part de New York pour le port central du monde d'alors : Liverpool... et traverse les continents européens et asiatiques jusqu'à Xiamen.

En poste, il devient populaire lorsque les autorités chinoises de Formose l'autorisent à négocier avec les indigènes taïwanais en conflit sur le devenir de l'équipage d'un bateau états-unien échoué, sans effusion de sang malgré une petite armée privée qu'il a extorquée à son supérieur. Cette action et une étape au Japon lors d'un voyage aux États-Unis conduisent à une désertion : l'empire du Japon l'engage comme conseiller, notamment pour leurs relations avec les autorités chinoises et les habitants (pas faciles) de Formose. Néanmoins, il échoue à accomplir le même succès pour un équipe japonais en 1874.

Enfin, de 1890 à 1899, il rejoint le service de l'empereur Gojong de Corée.

C'est là que les recherches dans les archives du New York Times sont intéressantes pour retracer les grandes actions de Legendre sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, ses principaux accomplissements en Asie de l'Est, et surtout découvrir que tous les souvenirs de sa vie française, new-yorkaise et asiatique ont sûrement tous disparus dans l'incendie de la maison coloniale.

Le témoignage de son fils parle de sculptures de son père, de lettres originales de présidents des États-Unis, d'œuvres littéraires, artistiques et artisanales des trois pays d'Asie où il a vécu, etc.

La descendance artistique japonais du général unioniste Legendre du dix-neuvième siècle à nos jours : patronymie kabuki et cantatrices japonaises (capture d'écran de la troisième vidéo Legendre de Ketella Généalogie, publiée sur youTube le vingt-sept août 2025).

D'un postier de 1792, ayant certainement obtenu sa place par l'entregent de son père, aboutir à un des généraux de l'Union en 1865, c'est peu habituel. Personnellement, de paysans du Languedoc, j'atteins des ouvriers textiles nîmois, des plâtriers montpelliérains et manutentionnaires du chemin de fer descendus avec l'exode rural ; et un Guyennais montpelliérain d'adoption suite sûrement à son service militaire. Un dossier d'un cousin très lointain trouverait peut-être un anobli médiéval lointain dans le temps et l'espace... dont il faut que je retrace par les sources.

Cependant, le parcours n'est pas terminé et Ketella a dû étudier les arts du spectacle japonais, ce qui a motivé un nouveau voyage au Japon, avec une étape à Séoul où Charles Legendre est enterré (à partir de la minute 14 de la deuxième vidéo).

Car le diplomate-conseiller privé épouse une Japonaise... loin de son épouse new-yorkaise. La fille illégitime d'un descendant de shogun... Les généalogistes qui recherchent des ancêtres dignes de Charlemagne et d'Huguet Capet frétillent.

Ichimura Uzaemon XV (1874-1945), le premier garçon est adopté, très jeune, par un acteur kabuki dont il va être l'héritier et l'élève. Bien que cet homme a été l'amant de nombreuses femmes, Ketella parvient à distinguer des enfants issus d'une longue liaison, plusieurs devenant des acteurs kabuki ou des chanteuses, certains et certaines très connues du public et donc documentées des journaux japonais des années 1930... jusqu'à la visite de Ketella au printemps 2025.

Comment réaliser cette généalogie quand on ne maîtrise pas les outils archivistiques japonais ?, admet notre généalogiste-vidéaste.

En comprenant que les artistes kabuki reprennent le nom de leur « père », qu'il soit biologique ou adoptif tant qu'il est le maître-formateur, et un surnom lié à leur rôle dans le kabuki, avec numéro pour distinguer les homo(sur)nymes.

Un surnom qui peut évoluer jusqu'à l'apogée de leur carrière. Le suivi des noms de famille adoptés et la numérotation de ces surnoms de maître en disciple, la recherche de programmes anciens et de critiques de pièces, le ramassage de publicités pendant son voyage permettent au généalogiste de dresser l'arbre ci-dessus jusqu'en 2025, comprenant les descendants et conjoints issus d'Ichimura et sa concubine, et, au milieu sur la gauche, trois de ses élèves portant son nom de famille car ils ont été ses élèves.

Ainsi, quand Gab Ketella filme la façade d'un théâtre kabuki, il explique que le descendant le plus récent d'Ichimura Uzaemon XV y joue à ce moment-là... et en retravaillant son arbre et le programme, qu'il y joue avec un de ses cousins.

La trilogie vidéo illustre une certaine homogamie dans les milieux des arts de la scène au Japon, comme finalement d'autres milieux sociaux en France : ici, les postiers, entre fréquentation de lieux communs et envie de mutation commune.

Le tout est de trouver les bonnes archives et de bien les interpréter.


Pour aider Ketella : sa cagnotte est par ici ; son sponsor est le logiciel Généatique ; et tentez de ne pas zapper les publicités youTube (c'est dur...).

Pour ma part, j'utilise depuis 1994 (quand on faisait encore tourner les bobines de films des Mormons aux Archives départementales) le logiciel Heredis de l'entreprise coopérative montpelliéraine BSD Concept (pas un sponsor) ; et un abonnement au site Geneanet pour m'aider dans mes recherches à travers les archives publiques ou professionnelles, et débloquer des sauts géographiques de certains ancêtres : avec trente-six mille communes et les aléas de leur vie passée, je remercie les autres généalogistes qui photographient les tombes, indexent des recensements ou des fiches militaires et de professions.

samedi 23 août 2025

Des courriers reçus un an après et leur mise en scène à Séoul en 2024

 Après une semaine à Jeju puis Busan, j'arrivai le mardi vingt-trois juillet 2024 à Séoul, la capitale sud-coréenne, et après un parcours en bus depuis le quartier de la gare principale, je rejoignis l'île de Nodeul, où se tenait l'Exposition philatélique de Corée, du dix-huit au vingt-quatre.

L'affiche de l'Exposition philatélique de Corée 2024, au dos du papier à lettre de l'animation de correspondance.

Nodeul est une petite île au milieu du large fleuve Han qui coupe la métropole en deux. Elle accueille un héliport, une salle de concert, de nombreuses halles pour exposition et salons, quelques restaurants et cafés, et une pelouse de concert en plein air.

C'est dans ce lieu que la Fédération philatélique de Corée et Korea Post ont organisé l'exposition compétitive nationale 2024, et diverses animations philatéliques, ludiques, officielles tout autant que d'initiation à la philatélique et à la correspondance écrite et postée - en août 2024, j'évoquai la présence de la poste chaleureuse.

L'enveloppe que je me suis envoyée de l'exposition, le vingt-trois juillet 2024, et arrivé hier, le vingt-deux août 2025.

Pour encourager à la correspondance, il était proposé de s'écrire une lettre, de la poster, et le service postal se chargerait de l'envoyer un après. Une capsule temporelle de papier, déjà proposée au sommet de Gamcheon, à Busan, et dans d'autres lieux touristiques ou religieux du pays.

L'en-tête du papier à lettre, rappelant que 2024 marque le cent quarantième anniversaire de l'émission du premier timbre-poste coréen.

Ainsi, des hôtes et hôtesses expliquaient aux visiteurs le principe, indiquait l'espace de petits bureaux avec stylo et une feuille A4 de papier à lettre, reproduisant l'affiche de l'Exposition 2024.

Ça paraît simple, il faut juste aller acheter un timbre (tarif national), deux (tarif international) au stand de Korea Post.

Ça aurait été décembre, je me serai cru à envoyer une lettre au Père Noël : l'animation de l'envoi de la correspondance à soi un an après (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).

Mais, à l'exposition nationale, c'est la mise en scène qui visait à convaincre les visiteurs de se lancer dans l'exercice, acheter un timbre pré-personnalisé avec l'affiche de l'Exposition... et attendre un an.

La boîte aux lettres spéciale avec le facteur Ours Bleu à diodes luminescentes (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).

Une des salles du salon était une installation artistique d'écran, de vidéoprojecteur et de statues tapissées de diodes bleues. C'était une des deux parties haute-technologie et futur des activités proposées (avec se photographier avec un timbre personnalisé en réalité augmentée).

Lee Jaehyung utilise les diodes en réseau pour jouer avec leur éclairage et leurs couleurs lorsqu'il transmet des paquets d'informations, si possibles provenant de réactions humaines, des visiteurs par exemple.

Montage de photographies résumant le principe de la vidéo de base : Ours Bleu mène sa tournée en passant devant des timbres de Corée des origines à nos jours (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).

À patte gauche de l'ours-facteur, est projeté sur le long mur un film animé mettant en scène sa tournée à vélo, en passant devant des timbres de Corée, des classiques aux récents, des thématiques historiques aux réalisations technologiques du pays... jusqu'à passer derrière un mur de pierre servant de générique à ce film BlueBear.

Surprise ! Un cœur apparaît sur le facteur Ours Bleu !
(personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024) 

Vous ai-je dit qu'il faisait tropical en Corée l'été ?

Oui... Ah.

Donc, même l'avant-dernier jour, en semaine, il y avait quelques visiteurs dont des parents avec enfants et des Coréens, en recherche d'occupation climatisée.

Imaginez la réaction des enfants quand il glisse leur enveloppe dans la boîte aux lettres spéciale : leur message chaleureux (consigne de l'activité) suscite l'apparition d'un cœur rouge sur la statue bleutée du facteur... Et une lettre scellée d'un petit cœur rejoindre le film d'animation.

Sûrement la plus simple des créations Bending Matrix de Lee Jaehyung sur la relation diodes - émotions, mais la plus efficace pour le faire connaître et provoquer l'acte postal d'écriture manuscrite.


À part vendre des timbres supplémentaires (moins le coût des feuilles et des enveloppes), quel est l'intérêt des organisateurs philatéliques comme postaux de cette animation-là ?

Le dos de l'enveloppe : un autocollant annonce l'exposition internationale PhilaKorea 2025, un mois et demi après l'envoi des courriers.

Il faut retourner l'enveloppe qui s'est alourdit depuis que je l'ai postée : un autocollant a été collée annonçant l'exposition internationale PhilKorea 2025, à Séoul, du dix-sept au vingt-et-un septembre 2025...

... Soit un mois et demi après l'envoi des courriers, le premier août 2025.

Et, en plus, le visiteur qui s'écrit à lui-même, a financé par le timbre, son temps et son attente, la publicité pour l'événement philatélique suivant, sans que la Fédération et la Poste n'aient eu à établir un fichier et un envoi massif à ce public potentiellement non-philatéliste.

Idée économique à creuser !


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

mercredi 5 février 2025

Protégez le facteur du chien de garde en Australie

 Ah, une flamme postale à message, ce n'est plus en France que l'on voit ça depuis 2007.

Oblitération du bureau de Beaudesert, Queensland, puis oblitération jet d'encre du centre de tri.

Le douze septembre 2024, un vendeur australien sur eBay m'envoie une commande de timbres et souvenirs utiles à mes thématiques royales britanniques.

Il prend soin de placer un timbre avec mention "International post" ; il semble qu'Australia Post soit très sourcilleuse avec ce rectangle bleu sur courrier intérieur.

Et de demander une oblitération manuelle au bureau de Beaudesert, au sud-est du Queensland, près de la frontière avec la Nouvelle-Galles du Sud. Sur ce nom presque francophone, mystère : un colon anglais chargé d'y créer une étape pastorale la nomma ainsi, sans que sa biographie n'indique de lieu géographique avec le parc Beaudesert - beauté sauvage, une grande propriété rurale et un manoir des marquis d'Anglesey dans le Staffordshire.

Ensuite, l'enveloppe atteint le centre de tri où elle est oblitérée au jet d'encre à neuf heures deux minutes, mais avec le code du centre illisible... Merci le jet d'encre.

Par contre, et la date (non représentée ci-dessus) et le message postal sont presque parfaitement lisibles : 

"Secure your dog

for safe delivery"

L'enveloppe-bulle n'a donc pas aidé l'empreinte du numéro de centre et du mot final, mais encore lisible.

Comme d'autres postes de pays anglophones - Canada, États-Unis, Royaume-Uni, Australia Post a relancé des messages aux particuliers sur le fait que le chien libre dans le jardin, est certes un élément de protection du domicile en journée, mais aussi un danger pour les facteurs et livreurs de colis.

Une idée peut-être : ces pays ne devraient-ils pas adopter des boîtes aux lettres standardisées comme en France ? Ou les habitants préfèrent-ils les caméras de porte d'entrée permettant de savoir de quelle manière le facteur ou le livreur Amazon/UPS/Fedex s'est comporté avec le colis ?

samedi 25 janvier 2025

20 ans de Postcrossing fêtés par la Belgique en juin 2025

Le lundi quatorze juillet 2025, le projet Postcrossing d'échanges de cartes postales en aveugle fêtera ses vingt ans.

Grâce au Portugais Paulo Magalhães, le mardi sept janvier 2025 a été reçu et enregistré la quatre-vingt millionième carte postale entre Rotterdam, aux Pays-Bas, et l'Allemagne. Les statistiques des échanges de 2024 ont été mis en ligne sur le blog du projet, le quatorze janvier suivant ; en une année, 5 014 287 cartes ont voyagé la distance qui sépare actuellement la sonde Voyager 1 et la Terre.

Le bloc-feuillet de cinq timbres imitant une carte postale, à émettre le seize juin 2025 par la poste belge (© bpost and artist Geert Wille à  via Postcrossing blog)

Ainsi, le lundi seize juin prochain, bpost, l'entreprise historique postale belge, émettra un magnifique bloc-feuillet en forme de carte postale internationale avec ses chevrons bleu-blanc-rouge, son étiquette bleu clair « A Prior[itaire] » de poste aérienne et la salutation bilingue : "Groeten de België" en néerlandais et « Bonjour de Belgique » en français.

Les cinq timbres dessinés par Geert Wille représente chacun une étape de la carte postale : rédaction avec un timbre à message cœur rouge, le périple postale avec boîte aux lettres rouge, facteur et vol autour du globe, avant d'être enfin reçu et lu par le destinataire.


La valeur d'usage indiqué permet de réviser (dans les deux sens du terme) le système postal belge.

Depuis le premier octobre 2007 avec le régime intérieur, et le deux janvier 2009 pour l'Europe et pour le Monde, chaque timbre belge porte un nombre de points avec, initialement, un indicateur graphique de destination : drapeau européen ou globe terrestre.

 Ainsi, les timbres Postcrossing à venir porte un « 1 EUROPE », avec le chiffre dans un rond rose concordant avec le bleu ciel de fond des illustrations. Déjà, depuis ma dernière plongée belge et sûrement par souci d'accessibilité et compréhension de tous ses usagers, la poste a décidé d'indiquer en toute lettre la destination possible avec le timbre tenu en main.


Deuxième habitude belge depuis le premier janvier 2010, l'achat à l'unité de timbre en bureau de poste coûte plus cher qu'un achat groupé ou par carnet et feuillet.

En 2010, le nombre permettant d'obtenir une ristourne était de dix. Les tarifs 2025 actuels indique une diminution à cinq timbres pour la ristourne pourvu que l'achat porte sur un timbre intérieur « PRIOR », ou « 1 » Europe ou Monde. Dix restent la barre pour les timbres « 1 » intérieur.

Cinq au lieu de dix presque... sauf que cela signifie qu'au tarif intérieur, bpost a réintroduit un tarif économique et un tarif prioritaire qu'elle avait abandonné dans les années 2000 car elle livrait quasiment tout le courrier interne le lendemain...

Les temps changent ou la lettre du service universel coûte cher et les colis sont certes un milieu concurrentiel, mais plus nombreux et leurs circuits de distribution plus rentables que la tournée des facteurs.


Maintenant, arithmétique, combien coûtera ce bloc-feuillet ?

Cinq fois 2,90 euro au tarif postal ou cinq fois 2,78 euro car il s'agit d'acheter cinq timbres « 1 EUROPE » d'un coup, respectant l'achat en nombre.

La consultation de la boutique web de bpost (la eshop... ça va hurler à l'Académie française et au Québec à force) permet de constater les précédentes émissions du programme philatélique sont, habitude belge du vingtième-et-un siècle, essentiellement des blocs-feuillets de formes variées et vendues cinq fois le tarif préférentiel.

Le bloc Postcrossing 2005-2025 devrait donc être vendu à 13,90 euro et non 14,50.


Retour à la philatélie et à l'événementiel du collectionneur.

Un des postcrosseurs belges a ajouté une information à l'annonce de l'émission sur le blog du site d'échanges. Une vente premier jour aura lieu le samedi quatorze juin avec bureau de poste à Kalken, commune de Laarne, dans la province flamande de Flandre-Orientale. Un village à une dizaine de kilomètres à l'est de Gand.

Pourquoi là ? Car le samedi quatorze et le dimanche quinze a lieu SKALAFILA 2025, une exposition compétitive régionale (avec la Flandre-Occidentale) de toutes classes, y compris les cartes postales illustrées. Elle est organisée par le club Themafila-Wetteren.

Le site du club permet d'apprendre que bpost y lancera également deux émissions : un carnet de dix peintures de Bruegel (tarif « 1 » donc vendu par dix) et un feuillet reproduisant cinq billets de banque parmi l'histoire du franc belge (tarif « 1 EUROPE »).


Le programme 2025 de Belgique est disponible en une agréable au format pdf sur la page philatélie du site principal de bpost.