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vendredi 4 novembre 2022

Slovaquie : enfin un service philatélique qui a du timbre

 Après plusieurs commandes de timbres-poste cette année, voici le premier service philatélique qui transforme les frais de port en timbres sur l'enveloppe !

Enveloppe plastique oblitérée à Bratislava, le dix octobre 2020, en valeur déclarée pour la France.

Slovenská pošta rejoint ainsi les îles Falklands (en 2021) et la Nouvelle-Calédonie (en 2009, continue-t-il ?).

Les timbres, un peu froissés par le système de fermeture de l'enveloppe de sécurité, proposent la visite du pape François en Slovaquie en 2021 et le banquier Michal Bosák en 2019.

Surtout que cet affranchissement de sept euros et quare-vingt-dix centimes permet de justifier des valeurs faciales hautes et de faire découvrir des personnalités nationales à la clientèle étrangère, et vice-versa.

Michal Bosák (1869-1937) émigra aux États-Unis où il réussit comme grand banquier, et d'où il finança l'indépendantisme slovaque pendant la Grande Guerre. En 1920, il est actionnaire principal d'une nouvelle banque slovaque qui fit faillite en 1931 pendant la Grande Dépression.

Merci à la poste slovaque.

mardi 6 février 2018

Trouvailles après le comptage de kermesse

Le bénévolat a du bon pour aider des causes charitables... jusqu'à ce qu'on plonge dans la gestion de l'effort bénévole quotidien.
Six pièces ayant capté mon regard... après comptage et recomptage de quelques centaines d'autres (oui, mes talents photographiques de monnaies sont à découvrir).
Ainsi, en décembre dernier, je fus chargé de tenir la caisse d'une petite kermesse au profit d'une œuvre trois semaines de suite. Les bénévoles furent bons pâtissiers, les clients fort donateurs de pièces et billets...

Outre que ça pèse lourd, je dus compter et recompter tout en ayant en poche mes propres pièces pour des échanges à la volée pour ma collection : on ne se refait pas, « collectionneur de collections », disait ma mère.

Certes, la vingt centimes et la cinquante centimes de gauche sont courantes, mais pas encore à mon œil : l'autrichienne peut-être à cause du souvenir des monuments lorsque j'avais visité Vienne ; la belge car j'ai encore le père, Albert II, en mémoire davantage que le profil du Roi Philippe.

En haut, le château de Bratislava, version cinquante centimes, est franchement peu courant dans le sud de la France !

En bas, les collectionneurs français reconnaîtront la commémorative Auguste Rodin de deux euros, frappées à dix millions d'exemplaires.

À droite, les courantes deux euros d'Andorre et de Chypre... entre le plein de cigarettes et alcool détaxé dans les Pyrénées et vacances méditerranéennes ?

Un véritable connaisseur de millésimes et de frappes fautées en aurait sûrement repéré bien d'autres. Moi, j'essaie désespérément de payer en monnaies autant de courses et d'achats que possibles avec toutes ces pièces...

dimanche 14 février 2016

Disparition de Max Stern, négociant à Melbourne

Ce jeudi onze février 2016, le marchand philatélique Max Stern est mort à l'âge de presque quatre-vingt-quinze ans et cinquante-cinq années passées dans son établissement installé dans la galerie commerciale Port Phillip Arcade, au centre de Melbourne, en Australie.
Max Stern en mars 2015 dans une de ses boutiques (site Max Stern & Company).
Né en mars 1922, il entame sa carrière de marchand de timbres à dix-sept ans à Bratislava jusqu'à son entrée en clandestinité en octobre 1944 pour échapper à la déportation des juifs slovaques lors de l'intervention allemande dans le pays. Capturé début 1945, il survit au camp de Sachsenhausen et à la marche de la mort de Berlin vers Hambourg.

La prise de pouvoir communiste met fin à son entreprise créée à Bratislava en 1945. Sa femme et lui s'exile vers l'Australie en 1948 et y devient négociant de timbres à Melbourne, dans l'État de Victoria, en 1950.

Il est parmi les premiers commerçants installés dans Port Phillip Arcade en 1961 où il occupe jusqu'à neuf emplacements et offre toutes les spécialités possibles : nouveautés du monde tout d'abord, timbres-poste, histoire postale, monnaie et billets, etc.

Très actif sur de nombreux fronts philatélique et hors philatélie, il aide, par exemple, l'Unité Raoul Wallenberg de l'association B'nai B'rith de Melbourne à émettre une feuille de timbres personnalisés pour les vingt-cinq ans de leur unité en 2008, puis relancée avec une oblitération spéciale en 2012 pour le centenaire de la naissance du diplomate suédois, Juste parmi les nations et mort prisonnier en Union soviétique.

La dernière apparition médiatique de ce pilier du commerce philatélique exercé dans une boutique de centre-ville, a eu lieu en octobre 2015 à l'annonce de l'éviction en 2017 des commerces de Port Phillip Arcade pour les travaux d'un tunnel ferroviaire qui doit améliorer la desserte du centre d'affaires.

Membre de l'Ordre d'Australie dans la division générale (comprendre civile) en 1999, il fut le premier membre étranger admis après la Seconde Guerre mondiale de l'American Stamp Dealers Association, a présidé l'Australian Stamp Dealers' Association quatre ans à peine après son adhésion en 1950, membre fondateur de l'Australian Philatelic Federation, activiste de la philatélie du Victoria, participant actif de l'exposition internationale Ausipex '84 et représenta également la poste australienne lors de plusieurs salons et de négociations d'émissions conjointes.

Sources : site de Max Stern & Company comprend une sommaire biographie de son fondateur et sa biographie philatélique de 2001 à l'occasion de son intronisation dans l'Ordre philatélique australien.