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samedi 11 octobre 2025

Deux boîtes aux lettres dans la gare ferroviaire d'Helsinki

 Le dimanche de Pâques 2025, un vingt avril, j'ai pris en photo ces deux boîtes jaune orangé typique de Posti, l'opérateur historique de Finlande, dans la gare ferroviaire principale d'Helsinki.

Deux boîtes aux lettres de Posti à l'intérieur de la gare principale d'Helsinki, en Finlande, le dimanche vingt avril 2025 (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

Dans le centre historique et touristique de la capitale finlandaise, il était possible de visiter les musées (pensez à la carte nationale des musées - certaines visites sont courtes et à dix euros...), les attractions touristiques et de loisirs, ainsi que les grands centres commerciaux.

Mais, ce n'était pas la foule du samedi (coincé entre le vendredi et le dimanche-lundi fériés) dans les halls de la gare.

La façade de la gare d'Helsinki, le dimanche vingt avril 2025, ornée du drapeau de l'Ukraine, comme d'autres bâtiments officiels (photographie sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

La façade est inaugurée en 1919, donc construite en partie pendant la Première Guerre mondiale et la guerre civile finlandaise, dessinée par Eliel Saarinen et orné de quatre statues porteurs de lanternes de Emil Wikström.

Et, c'est bien le drapeau ukrainien qui flotte au centre. Le soutien au pays agressé est visible sur plusieurs bâtiments officiels de la capitale : l'hôtel de ville, le toit oriental du bâtiment logeant le Palace Hotel et la Confédération des industries finlandaises.

Chez les marchands de souvenirs, duo de bracelets jaune et bleu, drapeau ukrainien et magnets à message de soutien se trouvent aisément au milieu des souvenirs d'Helsinki et de Finlande.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

samedi 4 octobre 2025

Des Finlandais fans, des Français frileux : la boîte à colis

 Le vingt-trois septembre 2025, Geopost, filiale du Groupe La Poste regroupant ses entreprises de livraisons express de colis, a publié le résultat d'une enquête européenne sur la livraison des colis aux particuliers (vers le communiqué de presse).

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

La vague des parcel lockers souffle sur le continent avec la large privatisation et libéralisation de ce secteur logistique, entre fermeture des bureaux de la poste historique, coût de bureaux ouverts aux horaires adéquats, et liberté d'accès pour les clients expéditeurs et les destinataires.

Par exemple, en Finlande, j'ai déjà évoqué que ces casiers automatiques sont, avec le supermarché, parmi les premiers équipements d'un nouveau quartier de Tampere.

Au centre de la ville, le long du tramway, un centre commercial comprend le supermarché au niveau de la rue, des rayons spécialisés aux étages, et au tout dernier, un espace mêlant un bureau de poste de l'opérateur national et une grande salle à casiers de colis.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux de Budbee, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Ici, la libéralisation atteint son terme, comme dans l'hypermarché Grand Sud à Lattes, près de Montpellier : peu importe le distributeur, tant qu'il paye le loyer pour poser ces machines.

Casiers de dépose ou retrait de colis postaux multi-opérateurs, dans la pièce menant au bureau de poste au dernier étage d'un supermarché-centre commercial, au centre de Tampere, en Finlande (le quinze avril 2025).

Les concurrents nationaux (Pakettipiste qui gère les casiers bleus en Finlande), nordiques (PostNord, Budbee qui dessert aussi Belgique et Pays-Bas où se trouvent les plus grands ports européens) et à ambition globale (les allemands Deutche Bahn et DHL) voisinent avec ceux de Posti, même si c'est le bureau de ce dernier qui propose un service humain.

Sur l'emballage d'un colis posté en Ukraine, le neuf juillet 2025, l'autocollant rouge d'un commerce privé, servant de relais colis à La Poste française.

À l'opposé, les Français font figure d'exception : un quart seulement des destinataires (en croissance lente) utilisent ces casiers automatiques contre 57 pour cent des sondés européens, et jusqu'à plus des trois quarts au Royaume-Uni et en République d'Irlande.

Les Français, masochistes, préfèrent attendre la livraison à domicile... ou les commerces-points relais, tels, pour moi à Montpellier, le supermarché Monoprix Jacques-Cœur ou l'Épicerie des Consuls proche du nouvel hôtel de ville, qui a l'air de prendre le relais de la chaîne de supermarchés, pourtant un pionnier des relais postaux urbains en 2017...

Il est vrai que la maison-mère, le Groupe Casino, bat de l'aile et que les prix y sont hauts face au supermarché Carrefour Market à quelques centaines de mètres, voire deux hypermarchés et concurrents à prix cassés en prenant le tramway vers Lattes et Pérols.

Toutefois, ces commerces non logistiques ni postaux semblent garder la confiance de 57 pour cent des destinataires français (choisis directement ou en déviation du domicile en cas d'absence, je pense).

Dans l'article du Figaro, la directrice des études stratégiques de Geopost pense que cette fidélité aux commerces de proximité est liée, en France et en Allemagne, à la vente par correspondance des décennies d'avant le commerce par internet : les nordistes La Redoute et 3 Suisses, l'allemand Quelle, etc. avaient déjà leur service de livraison chez les buralistes et marchands de presse.

... ainsi que d'autres entreprises de vente par correspondance, proposant d'épargner progressivement le montant de la commande en achetant des vignettes dentelées auprès de ces détaillants-réceptionnaires.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

lundi 8 septembre 2025

Timbre préoblitéré de machine à affranchir en Finlande

 Le samedi dix-neuf avril 2025, lors de mon séjour en Finlande, j'ai visité le bureau de poste installé dans le bâtiment construit dans les années 1930 comme siège et bureau central de la poste finlandaise, voisin de la gare ferroviaire d'Helsinki.

Quand on oublie que les jours fériés chrétiens diffèrent d'un pays à l'autre, de la France laïque tendance catholique à la Finlande luthérienne avec des orthodoxes, on ne rate pas la seule demi-journée d'ouverture des bureaux de poste entre le Vendredi-Saint, le Dimanche de Pâques et le Lundi qui suit...

Carte postale affranchie et postée au Bureau de poste central d'Helsinki, le dix-neuf avril 2025.

Pour les touristes, le bureau propose des cartes illustrées, un présentoir des timbres en vente, des boîtes postales et des boîtes de dépose-retrait de colis, et des employés aimables et parfaitement anglophones.

Et, des automates pour peser, payer par carte bancaire et affranchir soi-même une lettre ou un colis.

Ci-dessus, l'étiquette-timbre pré-affranchi délivré pour une carte postale à destination de la France, ce dix-neuf avril-là : 2,75 euro en priorité.

Date et heure d'émission, entreprise postale émettrice (posti) et le nom du pays de départ en finnois (Suomi), suédois et anglais (Finland).

Rapide, pratique, mais une surface importante pour ma carte postale au point que j'ai dû réécrire mon nom de famille au sein de l'adresse pour le facteur français.

N'ayant pas de lampe à ultra-violet, je ne peux vérifier mais est-il possible que le papier soit traité pour que les informations imprimées soit identifiées par les machines de tri.


Note : Comme pour la Corée du Sud, le tri des souvenirs et photographies de Finlande avance lentement : bientôt, un article sur l'intérieur du bureau et la situation actuelle de Postitalo, le bâtiment postal où il se trouve.

dimanche 7 septembre 2025

Commerce de répliques graduées à PostiMuseo

 Parmi les souvenirs philatéliques et postaux de la boutique du Centre muséal Vapriikki, à Tampere, en Finlande : cette règle graduée philatélique pour cinq euros cinquante centimes en février 2025.

Règle graduée contenant des reproductions de huit timbres d'usage courant de Finlande.

Au dos, logotype de Posti, du Musée postal et du fabricant de l'objet.

En cette rentrée des classes dans l'hémisphère nord, un outil commode pour collectionneurs de timbres (quoique cassable dans un sac d'écolier - parents, préférer le double-décimètre) : une règle graduée de trente centimètre ou douze pouces pour les contrariants Britanniques et États-Uniens (et quelques industries).

Photographie des trois premiers timbres, les plus anciens, et non, ça pixellise en format scan imprimé - notamment le timbre rouge.

Enclos dans la règle une bande sur laquelle sont reproduits huit timbres d'usage courant de Finlande, depuis le duché sous domination russe jusqu'à l'avènement de l'euro.

Les deux premiers rectangulaires montrent l'imitation : fond de papier pas assez naturel, pixellisation du rouge et du bleu.

Les timbres quatre à sept de la règle, et leur cadre noir autour des dents.

Les plus récents permettent de repérer un léger tour noir, différent du noir de la bande, dans et autour des dents et aussi autour du timbre ovale.

Les deux derniers timbres... pas à l'échelle je pense.

Enfin, la mémoire visuelle me dise que les timbres modernes, particulièrement le 1 euro me paraissent plus grands ou plus petits qu'en réalité.

En tout cas, avec l'évolution du matériel d'impression et des méthodes, je ne pense que les timbres de Finlande ont eu une hauteur uniforme des origines à nos jours.

Mais, un joli matériel de bureau.

mercredi 14 mai 2025

Des timbres au Musée des Moumines de Tampere

 À Tampere se trouve le Musée des Moumines, décrit comme « le seul musée au monde » qui est consacré à cette famille de trolls et leurs aventures publiées en livres jeunesse écrits et illustrés par la Finlandaise suédophone Tove Jansson (1914-2001).

Une des nombreuses maquettes des aventures des Moumines, créées par Pentti Eistola avec Tove Jansson, et Tuulikki Pietilä dans les années 1970 (tous droits réservés).

Le musée est créée en 1986 au sein du Musée d'art de Tampere lorsque sa conservatrice découvre l'inquiétude des trois artistes sur le devenir de leur création : les maquettes dont la Maison Moumines de deux mètres cinquante de haut - qui furent initialement un projet personnel du médecin Pentti Eistola -, les dessins et textes originaux de l'auteure.

Ils font ainsi trois dons successifs à la condition que le musée soit un musée d'art, et pas un parc d'attractions.

Cependant, le bâtiment spécifique au Musée est enterré par la municipalité et même un espace permanent au sein du Musée d'art, après rénovation, n'est pas créé. Les collections font l'objet d'expositions temporaires à Tampere et en tournée dans le monde.

En 2016, lors de la rénovation du centre de congrès et spectacles Tampere Hall, il est décidé d'y implanter les collections Moumines. Le musée actuel est ouvert mi-2017.

Projet de timbre-poste Reconstruction de Vyborg par Signe Hammarsten Jansson, en 1941 (Collection philatélique du Musée postal de Finlande, en prêt au Musée des Moumines de Tampere).

Entre les planches, les textes en construction et les maquettes des romans, c'est aussi la vie personnelle de Tove Jansson qui y est présentée.

D'abord, sa famille de parents et d'enfants artistes dès le plus jeune âge. Sa mère, en particulier, Signe Hammarsten Jansson, née en Suède, devint artiste malgré la volonté de ses parents. Lors d'études à Paris dans les années 1910, elle tombe amoureuse du sculpteur finlandais Viktor Jansson. La première de leurs trois enfants naît le 9 août 1914, à Helsinki.

Projet de timbre Paix à l'occasion des Traités de Paris de 1947 (Collection philatélique du Musée postal de Finlande, en prêt au Musée des Moumines de Tampere).

Des deux, c'est Signe qui assurera le mieux les revenus familiaux malgré ses créations personnelles, et les fontaines et les monuments de la liberté finlandaise commandés à Viktor après l'indépendance de 1917 et la guerre civile de 1918. Elle fut, en effet, employé par l'imprimerie de la Banque de Finlande, puis la poste finlandaise. Dans ce dernier rôle, elle a dessiné environ deux cents timbres de 1929 (700 ans de Turku) à 1962.

Projet de timbre Lutte conrte la tuberculose de 1950 (Collection philatélique du Musée postal de Finlande, en prêt au Musée des Moumines de Tampere).

Trois de ses projets sont exposés en début d'exposition au Musée des Moumines et reproduits ici à partir de mes photographies par téléphone portable. Les collections philatélique du Musée postal de Finlande sont conservés à Tampere, au sein du centre Vapriikki, où se trouvent les galeries muséales dont deux expositions temporaires proposées par le Musée postal.

Une des maquettes des aventures des Moumines incluant des timbres-poste, créée par Pentti Eistola avec Tove Jansson, et Tuulikki Pietilä dans les années 1970 et mises en scène par le Musée des Moumines (tous droits réservés).

Avec tact, c'est aussi la vie sentimentale de Tove Jansson qui est présentée, particulièrement sa vie de couple avec Tuulikki Pietilä, entre leur vie d'artistes à Helsinki et de professeur à l'Académie pour la seconde, et leur résidence de vacances au milieu des forêts et lacs à proximité.

Deux des timbres tombés du ballon des Moumines, dont les 700 Ans de Turku, dessiné par la mère de Tove Jannsson (tous droits réservés).

C'est ainsi que les maquettes deviennent une preuve de l'amour du couple, de l'amitié avec Pentti Eistola, et du besoin constant de créer des œuvres. Dans la scène de la montgolfière, au fond de la mer  survolée, un voilier échoué, mais aussi des timbres-poste de Finlande, créés par la mère de l'écrivaine.

Timbres de Bulgarie et Roumanie communiste, de Finlande, d'Allemagne (tous droits réservés). 

Mais aussi des timbres des Républiques populaires de Bulgarie et Roumanie, d'Allemagne de l'Ouest. Sont-ce aussi des créations de Tove Jannsson ? Des souvenirs de voyage ? Le timbre très récent de Finlande est-il un ajout continuel de Tuulikki Pietilä, morte en 2009 ?

Ou l'équipe du musée a-t-elle ajoutée ces figurines d'elle-même pour emplir la maquette maritime des trois artistes disparus ?

Mini-maquettes et matières premières des trois artistes (tous droits réservés). 

Et il y eut de la créativité comme votre regard vous montrera en observant de plus en plus près les maquettes et figurines, ainsi que ce mur de cases exposant des mini-modèles et du surplus d'objets miniatures et de tissus.

Une boîte aux lettres Posti à l'entrée du musée et autres espaces du Tampere Hall, en face de la boutique (photographie du quinze avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA). Note : l'adresse actuelle en anglais du site indiqué sur l'autocollant bleu : https://www.posti.fi/en/zip-code-search .

Le Musée des Moumines est compris dans la carte des musées de Finlande, évoquée dans cet article, au lieu de quinze euros pour une entrée adulte.

Si votre enfant est plus lecteur ou auditeur que contemplatif, le musée propose une salle de lecture, où de nombreuses traductions des romans sont disponibles sur place.

La boutique permet de trouver des cartes postales... Je ne sais si elle dispose de timbres-poste. Néanmoins, une boîte aux lettres de Posti trône dans l'entrée principale menant au guichet du musée et au reste du centre de conférences et concerts. Elle est vidée du lundi au vendredi à huit heures du matin.

Pour les collectionneurs et passionnés des Moumines, un magasin officiel se trouve dans le centre touristique d'Helsinki, sur le côté du Théâtre suédois, au bout de l'Esplanade si on part de la place du Marché (Kauppatori) : petite restauration locale, marchands de souvenirs finlandais ou made-in-ailleurs, quai de départ des navettes maritimes vers la forteresse Suomenlinna.

J'y reviendrai plus tard, mais, évidemment que les bureaux de poste proposent des timbres Moumines.

samedi 10 mai 2025

Boîte aux lettres et à colis dans un tout nouveau quartier de Tampere

 Le jeudi dix-sept avril 2025, je suis parti à la découverte des quartiers de banlieue de Tampere, en Finlande, en prenant les deux lignes de tramway jusqu'à leur terminus respectif : vers l'est puis loin vers le sud-est pour la ligne 3 (le musée de la Police n'est donc pas loin), vers l'ouest puis le nord-ouest pour la ligne 1.

Une boîte aux lettres jaune-orange-quasi-fluo et un automate à colis multi-marques devant le supermarché S-Market, dans Niemenranta, un tout nouveau quartier de Lentävänniemi, à l'ouest de Tampere (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

La partie occidentale de la ligne 1 a ouvert en 2024, étendant un réseau de 2017 du centre-ville vers la presqu'île en poursuite d'urbanisation de Lentävänniemi, qui est entourée par le lac Näsijärvi, celui qui borde le nord de Tampere.

Vue satellite oblique des quartiers de Hiedanranta et Lentävänniemi, datée de 2025, mais ne figurant pas le quartier visité et où la photographie ci-dessus a été prise : repéré le point "S-Market" au centre de la capture d'écran (Google Maps). 

Parti d'un arrêt de tramway en plein milieu d'une grande usine désaffectée, en partie détruite depuis la prise des images satellites, je me suis promené à travers le reste d'usine, le parc lié à celle-ci et j'ai remonté la berge du lac jusqu'au nouveau quartier de Niemenranta et le supermarché S-Market pour me restaurer.

Désormais, nous le savons tous : le colis est devenu le moyen de transmission essentiel de ce début de siècle, ayant dépassé le courrier et, sur certains créneaux et clientèle, quelques magasins spécialisés.

Donc, il n'est pas étonnant de voir cette miniature boîte postale de Posti, l'opérateur historique finlandais, voisinée avec un meuble-automate distributeur et receveur de colis.

Sauf qu'en banlieue nouvelle, la population est dispersée au milieu de ces parcs et forêts et donc l'objet sert à cinq entreprises logistiques et est gérée par une sixième : Pakettipiste qui propose aux commerces et concurrents-clients la distribution de colis dans toute la Finlande, six jours sur sept, entre cinq et neuf heures du matin.

Le château d'eau a survécu à la destruction de la moitié de l'usine sur laquelle roule désormais le tramway (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

Plus intéressant est donc le chemin parcouru jusqu'à ses boîtes aux lettres et à colis.

Le parcours de la ligne 1 du tramway de Tampere est un aménagement visant à desservir l'ouest de l'agglomération, mais aussi limiter l'entrée en voitures dans le centre coincé entre les deux lacs. Après avoir longé la voie rapide nord et les chantiers de destruction des dernières usines face au lac, les rails  passent, avec piste cyclable et large trottoir, un pont pour rejoindre une île artificielle encore dans son état d'amoncellement de pierres grises.

Au pont suivant, la rame s'arrête à un parc de stationnement automobile d'où l'on voit au loin la zone d'activités et la ville Nokia. Puis, elle repart jusqu'à l'arrêt Tehdas, qui aurait été en plein milieu d'une usine de cellulose fermée en 2007.

À l'entrée du parc de Tervetuloa Hiedanrandaan, un plan pour guider le touriste industriel, vert, lacustre (tous droits réservés).

Si la moitié occidentale du complexe industriel a été détruite, ce que rappelle un plateau-fondation en béton près de la station, la moitié orientale prospère encore pour des années apparemment entre tourisme thématique, activités nouvelles, lieux de sport et promenade avec accès au lac et des espaces verts, en partie en création. Le terrain de frisbee-golf est herbeux certes, mais entouré en partie de roseaux montrant l'humidité ambiante et le côté casse-coup des jeunes sportifs.

La grande façade nord et ses portraits visibles (tous droits réservés aux artistes).

Quatre fresques autour des bâtiments (tous droits réservés aux artistes).

De nombreuses fresques montrent que l'émission Europa de Finlande sur le street art de 2027 ne devrait pas poser souci d'inspiration : le bas de mur côté tramway est couvert d'une longue frise, tous les grands pans de murs sont ornés, les amateurs taguant les bas de leurs traces.

Les thématiques sont variées : homme politique mêlé de science-fiction, inspirations nordique comme pré-colombiennes, naturalistes, géopolitiques avec Gandhi, etc.

Le logotype au-dessus de l'entrée du bâtiment logeant des artistes et artisans dans le complexe Hiedanranna.

Ces bâtiments préservés vont être le centre culturel et d'attraction touristique du nouveau quartier de Hiedanranta, au site déjà riche. Un bâtiment a été transformé en résidences d'artistes et d'artisans, Hiedanrannan Paja, et voisine avec une boutique de seconde main et un sauna (une spécialité revendiquée de Tampere).

Plus au nord, le manoir Lielahti est en cours de transformation de la demeure rurale et d'été d'un grand patron d'industrie en un centre culturel pour les artistes et le public.

Pour le moment, deux maisons d'époque permettent la transition entre l'ancienne usine de cellulose et le calme du lac, où travaillaient les employés de bureau. De là, comme de nombreuses rives lacustres de Tampere, course à pied, promenade à vélo, écoute et vue de la nature marquent des kilomètres vers le nord.

Pour les curieux, côté sud-est et ligne 3, le tramway évite les autoroutes, traversant les forêts pour relier les quartiers d'immeubles et de maisons. Il permet de repérer de nombreuses pistes cyclables (qui sont indiqués comme de ski de fond pour certaines) pour circuler jusqu'au centre de Tampere ou dépasser la ville pour rejoindre d'autres lacs et forêts loin de l'urbanisation.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

dimanche 4 mai 2025

Essai de cartes-(presque)-maximum en Finlande : un échec floral.

 Le samedi dix-neuf avril 2025, entre deux jours fériés pascals finlandais, j'ai découvert le bureau de poste encore existant au sein de l'immeuble de la poste centrale d'Helsinki, tout à côté de la gare.

Deux timbres d'une émission florale sur une carte postale des fleurs du début du printemps (photographie de Jorma Jälsén pour l'éditeur finlandais Karto).


Sur le bureau postal, un autre article ; aujourd'hui, le petit coin au fond avec des cartes postales festives (anniversaires, mariage, retraite) ou illustrées d'Helsinki ou de la flore et la faune du pays.

Ainsi, après avoir acheté au comptoir le duo floral, émis en 2021, au tarif national, je les ai collés sur la face au pot de fleurs de début de printemps avec un petit mot au dos.

Au dos, mon message et une étiquette de courrier prioritaire.

Vu l'état de la carte, un brin froissée, je pense que soit au centre de tri à Helsinki, soit en France, une machine a dû gicler la carte sur le côté faute de timbres du côté correspondance. Comme souvent avec les cartes postales, une trace d'encre déplacée par les roues accrocheuses des machines a marqué le timbre du haut.

Mon message, expliquant le but de ma démarche au postier dans cette ère d'efficacité de la machine, est neutre :

- certes, je n'ai pas mon oblitération frontale : fleurs des jardins d'Helsinki oblitérées à Helsinki,

- mais, j'ai évité dans deux pays et au moins trois centres de tri français (aéroport international, plate-forme régionale, bureau de distribution local) la sortie d'un stylo ou d'un feutre... Même si les postiers français ne semblent pas accoutumés à ce genre de choses - au Royaume-Uni par contre.

Sur la carte, les petites fleurs mauves-violettes étaient visibles dans les parcs de Tampere et Helsinki, au pied des arbres en cours de croissance des branchettes, dénués de bourgeons et de feuilles.

Une autre espèce de fleurs blanches apparaissaient aussi parfois. D'où j'imagine l'identification du bouquet au printemps finlandais.

lundi 28 avril 2025

La Museikort, la carte à acheter dès le premier musée finlandais

 Selon le document consulté (site web, carte papier, carte plastique, courrier), de deux cent cinquante à trois cent soixante musées en Finlande acceptent la Museikort - littéralement Carte des musées : pour 86 euros, vous avez l'entrée sans surplus à tous ces musées finlandais pour une année à partir du premier musée visité !

Et 79 euros si vous la renouvelez avant échéance. Par personne s'entend, ce qui la rend rentable même pour des familles : de dix à quinze euros les musées payants de la liste, certes sont listés mais gratuits... Le compteur tourne vite.

Enveloppe port payé économique verte de Posti utilisé en version personnalisée par Museum Card, en Finlande, envoyée et reçue fin avril 2025.

Expérience personnelle de mi-avril et retour d'expériences d'autres utilisateurs d'applications pour smartphones, les étrangers utilisant leur carte sim en itinérance risquent de voir plusieurs applications finlandaises ne pas fonctionner.

Pour la Museikort, autant l'acheter au premier musée listé visité. Celui-ci vous remettra une enveloppe rose plus petite que celle ci-dessus avec une carte en papier épais temporaire.

Et consulter le site internet pour naviguer sur la carte du pays et trouver les musées l'acceptant autour de vous. La carte et les descriptions des musées sont en finnois, mais un navigateur comme Chrome permet la traduction automatique par Google à la volée. 

La cartographie permet de repérer les villes intéressantes, les musées excentrés (transport en commun, vélo) ou organiser un parcours ferroviaire ou routier - la Laponie est plus clairsemée. Des musées de l'archipel autonome des Åland participent au dispositif, intéressant pour les philatélistes souhaitant envoyer des cartes postales avec les timbres spécifiques de la poste locale.

À gauche, la carte papier avec code et QR-code face avant à remplir manuscrit. À droite, la carte plastique pré-rempli avec le QR-code à l'arrière avec signature manuscrite du possesseur : il faut présenter une pièce d'identité avec la carte.

En comptant Pâques, cinq jours ouvrables (samedis exclus), et voici la carte définitive arrivé ce lundi vingt-huit avril 2025. Au format carte de crédit en plastique.

Attention : elle ne porte pas la date d'échéance si jamais vous retournez en Finlande dans presque moins ou plus d'un an, conservez la facture du premier musée visité avec.


L'enveloppe postale permet de contenir une feuille A4 pliée en deux.

Posti est l'entreprise postale héritière de l'administration puis de l'entreprise publique postales de Finlande. "Posti Oy" = entreprise Posti tout simplement, dans l'adresse de retour en cas de non distribution.

L'entreprise gérant la Museikort a choisi le programme d'envoi massif de Posti Green - greenwashing... Toutes mes cartes postales sont arrivées aujourd'hui : donc si pas avion, bateau et camions encore à essence en 2025. Et en mode économique : encore moins d'avion ? Mes cartes postales étaient affranchies au tarif prioritaire.

Le logotype de l'envoi en masse semble être chez Posti un "i" coupé par une flèche partant vers la gauche... Ça tombe bien, c'est là où se trouve l'adresse du destinataire afin que l'expéditeur illustre l'importance de l'envoi : « Et voilà votre Carte des musées ! » et une flèche montrant la petite carte jaune.


Certains musées visités seront évoqués sur le blog en raison de liens philatéliques et postaux, mais :

- à quinze euros le magnifique Musée des Moumines à Tampere,

- dix euros la plupart des musées, dont certains sont assez « simples » : une petite galerie permanente avec une ou deux expositions temporaires.

Vous voyez l'intérêt rapide de ce forfait.

Par contre, selon les musées, la compensation viendra des prix à la boutique de souvenirs : objets sous marque déposée et droits d'auteur/artiste (Mounimes, art contemporain), objets importés et en plastique (là, je sens que les taxes finlandaises sur le plastique et les déchets ménagers sont lourdes), production artisanale ou industrielle locale (notamment textile).

Bonne visite en Finlande !

samedi 26 avril 2025

Boîtes aux lettres au coin de l'hôtel de ville de Tampere, en Finlande

 L'étude actuelle des boîtes aux lettres des rues de Finlande paraît limiter : un seul modèle à base carré, d'une hauteur limitée, étroit... au point que le regard peut mettre quelques secondes à se rendre compte que le bus ou le tramway vient de passer devant - et trop tard pour la photographie selon le décor autour.

Deux boîtes aux lettres de Posti au coin de l'Hôtel de ville de Tampere et de la rue principale menant à la gare ferroviaire (photographie du quinze avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA 4.0, sauf modèle et logotype Posti... et le tagueur ?).

Tout va donc dépendre du cadrage urbain ou rural des boîtes trouvées, de son intérêt pour le photographe ou du cadrage inventif (ça, je laisse aux professionnels).

Au coin de l'Hôtel de ville de Tampere, en bout de la grande place piétonne avec théâtre, église et au-delà du parc de stationnement l'ancienne usine Finlayson, deux boîtes standard attendent les lettres et cartes postales, soumis aux feutres noirs des tagueurs.

L'hôtel de ville de Tampere, sans marché de Noël, ni terrasse estivale. Les boîtes sont derrière le panneau publicitaire vert et le stand bleu d'un glacier, en bas à gauche (photographie du quinze avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

L'hôtel de ville fait partie des grandes façades du sud de l'espace semi-piétonnier partant de l'usine Finlayson au nord jusqu'à une gare de bus à gauche de la photographie ci-dessus - en face des deux boîtes donc. Au sommet du mât, le drapeau reprend les armes de la ville.

En demi-cercle, plusieurs façades variées rappellent la richesse industrielle d'une ville plutôt récente, fondée en 1775 par le roi de Suède, mais dont la différence d'altitude entre les deux lacs qui l'entourent crée une rivière en cascade qui activa les premières machines, avant même d'avoir besoin de la vapeur.

En se promenant « en ville » - la partie ouest de la voie ferrée sur les plans et les noms de certains lieux comme des hôtels, la variété des styles architecturaux est voyante, du néo-classique de l'hôtel de ville au gâteau à la crème :

En réalité, c'est vraiment jaune et rose Disney Classics (photographie du dix-sept avril 2025 sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA).

Comme pour la Corée, d'autres articles finlandais à venir au fil de l'eau.

Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

vendredi 25 avril 2025

S'habiller en classe ouverte thématique à Tampere

 De retour de vacances en Finlande, reprise des articles avec une curiosité non philatélique, mais inspirante pour rattraper, je cite, « les jeunes qui ne collectionnent plus les timbres, le nez sur leurs écrans ».

Comment interpréter la présence d'étudiants de Tampere en vadrouille lors d'une sorte de jeu de pistes urbain, le mardi avant le long week-end de Pâques (vendredi saint et lundi de Pâques étant fériés en Finlande ; le samedi est plus souple - j'y reviendrai avec les bureaux de poste).

Deux étudiantes en salopettes personnalisées de patchs en tissu, dans la rue principale de Tampere, le mardi quinze avril 2025 (tous droits réservés).

Toute la journée du mardi quinze, mon premier jour complet à Tampere, j'ai croisé des groupes de deux à quatre jeunes gens déambulant dans les rues, feuilles en main.

La particularité était qu'ils portaient des salopettes de couleurs variés, personnalisées avec des autocollants, des étiquettes en tissu.

Un groupe de quatre, dont trois en salopettes vertes, près du Musée des Moumines, à Tampere, le quinze avril 2025 (tous droits réservés).

J'ai pu apercevoir en cours d'après-midi, sur un des parcs le long de la rivière entre les deux grands lacs entourant la ville, un rassemblement plus important de salopettes.


Google m'a retrouvé deux événements universitaires à Tampere, ce mardi quinze avril 2025, qui peuvent expliquer l'animation étudiante.

- Le Conseil de printemps de l'association des étudiants de l'Université des sciences appliquées à l'autre bout de la ville, ce qui peut correspondre au logotype de la faculté de médecine d'une des personnes dont la photographie est présentée ici.

- Sur son campus au centre-ville, la même université organisait "Bye bye Tampere!", une journée de départ des étudiants étrangers en programme d'échange, assez formelle.


Enfin, il y a WappuEscape 2025 dont le premier jour de réservation était ce fameux mardi quinze. Mais, un jeu d'évasion de quarante-cinq minutes n'est pas une promenade par énigmes en ville.

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Reprenons : Qu'est-ce que Wappu ?

À Tampere, c'est l'équipe de centralisation des événements de étudiants de la ville, membre de l'Association. L'Escape Game est un événement ponctuel.

Dans la page des questions fréquentes, il y est décrit les "Teemutour" : des petites courses d'orientation et d'énigmes pour trouver des « timbres », ici des tampons permettant de compléter sa fiche de recherche.

Un patch en tissu est offert selon le nombre de tampons retrouvés, d'où l'abondante décoration des salopettes de certains étudiantes et étudiants.

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Et, une fois achevée l'article, l'origine de cette tradition finlandaise : la culture Teekkari est expliquée sur le site de la guilde des étudiants étrangers en programme d'échange à Tampere.

Dans les universités de technologie, depuis la fin du dix-neuvième siècle, elle vise l'intégration des "fuksis", étudiants de première année, par ces petits événements et le port de ces salopettes.

Apparemment, les "capitaines de guilde" ont des insignes spécifiques... encore de la collectionnite.

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Une idée ancrant la collectionnite joyeuse et la marche à pied déconnectée chez les jeunes ?

Un philatéliste ayant étudié à Tampere ou récupérant une telle salopette tiendrait-il là un début de collection de classe ouverte en une seule pièce vestimentaire ?