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mardi 5 juillet 2016

Souvenir Annigoni de Stampex 1963

Dans les achats à Paris-Philex en mai dernier, chez le marchand danois JF-Stamps, prix SébPhilatélie du marchand 2016, voici un souvenir disponible aux visiteurs du salon Stampex de Londres, du quinze au vingt-trois mars 1963.
Le souvenir du dixième Stampex  de1963 avec mon sourcil accidentellement intégré : vous serez prévenu si ce scan finit sur un site de ventes.
Une magnifique décomposition de l'impression en six couleurs par Harrison & Sons du vingt dollars de la deuxième série d'usage courant du règne de la Reine Elizabeth II, utilisé à Hong Kong du quatre octobre à juin 1973. Elle faisait suite à la première inspirée de l'émission victorienne et réemployée sous George VI, et lui succéda la florale reprise de l'effigie monétaire.

L'illustration est une adaptation du portrait que l'Italien Pietro Annigoni réalisa en 1956 et qui a servi, en pied ou, comme ici, seulement le buste sur de nombreux timbres-postes et billets de banque du Commonweath britannique.

Le timbre d'un dollar trente cents.
Pour les amateurs des portraits de la Reine Elizabeth II, le Daily Mail en avait repris de nombreux lors de l'exposition The Queen: Art and Image (site encore ouvert) à la National Portrait Gallery de Londres en 2012.

mardi 9 février 2016

La magie des flyers de Stampex

Stampex, le salon de la société des marchands philatéliques britannique, célèbre ses soixante ans en cette année 2016, comme le rappelle le prospectus jeté dans les numéros datés février des mensuels d'Outre-Manche.
Le flyer du Stampex du printemps 2016 : une Victoria de diamant (The Philatelic Traders Society).
Magnifiques petites créations gratuites et plutôt inspirées : la silhouette d'une Victoria extraite d'un Penny Black, traitée façon diamant mauve... L'anniversaire du premier timbre-poste se poursuit l'année d'après.

J'avoue que ma collection systématique de ces flyers n'a débuté qu'avec celui du Stampex de l'automne 2015 alors que j'avais l'histoire postale maritime en tête, l'année dernière : collection des entrées maritimes de Marseille de Marcel Nadal, article de Stephen Walske sur les blocus nord-américains des guerres américano-britanniques, articles de Laurent Veglio, etc.

Cette illustration d'un navire à voiles constituées d'enveloppes britanniques des années 1840, voisinant avec des cachets d'entrées maritimes des ports d'Angleterre, d'Écosse, de Jersey et du Cap, tous repris à la date de la réforme postale, le six mai 1840.

Une belle promotion d'une philatélie vivante, toutes voiles dehors !


Stampex de printemps : du mercredi dix-sept au samedi vingt février prochain.

vendredi 1 janvier 2016

Une formidable année 2015, tremplin pour une bonne année 2016

Virage à cent quatre-vingts degrés pour retrouver l'espoir philatélique en 2016 à partir des réalisations de 2015.
Toutes voiles timbrées et postales dehors ! Vers 2016 et au-delà (prospectus annonçant le Stampex d'automne 2015, The Philatelic Traders Society).
En France, Philaposte avance enfin lentement vers les attentes des collectionneurs, ayant joué le rôle de négociateurs entre leurs collègues-concurrents de L'Enseigne (les bureaux vendant à la meilleure marge financière selon la meilleure productivité horaire) et de L'Industrie (la collecte, le tri et la distribution d'un courrier s'amoindrissant).

Le Carré d'encre et les manifestations premier jour parisiennes organisées par Philaposte proposent désormais d'emballer votre pli oblitéré dans une pochette (pdf) qui subira le tri et la suroblitération... Plus de barres saumon sur les premiers jours, mais ils seront propres - comme des milliers d'enveloppes au Royaume-Uni depuis longtemps...

Les retours arriveront vite sur les nouveaux bureaux philatéliques : ces bureaux normaux choisis auront-ils toutes les émissions et en quantités suffisantes ? S'ils n'ont pas connu les anciens points philatéliques, les personnels seront-ils formés et volontaires à jouer le jeu du client-collectionneur à lui sortir les feuilles, lui montrer beaucoup, découper comme il veut, etc. ?

Bref, la direction des bureaux lâchera-t-elle un peu ses employés pour qu'ils passent du temps avec une clientèle très profitable ? Cela dépendra, je pense, de l'accord de partage des bénéfices philatéliques qui a dû être conclu entre les deux grandes directions sus-nommés.

Dernier mois de la mauvaise habitude de coller deux lettres vingt grammes pour affranchir à cinquante grammes et perdre de l'argent (lettre-colis scotchée et gondolante = oblitération floue).
Les nouveaux tarifs proportionnels vont changer un peu le quotidien des collectionneurs spécialisés dans les timbres d'usage courant, Mariannes et carnets autocollants Banques d'images. Les premières se limiteront à cinq valeurs d'usage de couleur indiquant le tarif (gris, vert, rouge, bleu, violet) ; les seconds porteront désormais la seule mention de la lettre concerné, sans masse en gramme.

Dans les logiques données hier en fin de mon opinion, cela permettra à certains de volontairement choisir de borner leur étude au trente-et-un décembre 2015 plus les usages tardifs des Lettre prioritaire cinquante grammes ; ou, pour d'autres, en suivant les premiers articles introductifs de Richard Rucklin dans Timbres magazine depuis septembre dernier, se lancer dans l'étude des timbres d'usage courant à partir du premier janvier 2016.

Enfin, ceux qui correspondent encore pour que le timbre-poste circule encore - oui, c'est l'heure du lien Postcrossing ;), c'est de nouveau l'occasion de marier thèmes et couleurs des anciens timbres à valeur faciale chiffrée pour atteindre les nouveaux tarifs : 68, 70, 80, 1 euro et 1,25 euro respectivement.

Il reste à trouver comment Timbres magazine pourrait faire comme Gibbons Stamp Monthly : produire une chronique mensuelle de l'actualité de l'impression, des émissions, des trouvailles aléatoires des timbres d'usage courant français (Marianne, carnets autocollants, Lisa) sur le modèle du Machin Watch de John M. Deering : les amateurs complétistes de nouveautés comprendraient peut-être comment se découvrent les types, sous-types et variations, et surtout, comment se crée une définition personnelle de ce que l'on suit et collectionne ! 

Augmentation des tarifs postaux donc...

Comme j'ai dit article optimiste : merci de cette augmentation ! À un euro la carte postale vers l'Union européenne et la Suisse, je vais pouvoir évacuer mon involontaire stock de cinquante centimes Portraits de régions gagnés avec les livrets timbrés du tirage au sort du sondage des plus beaux timbres de l'année 2008. Merci La Poste !

To understand the new proportional rates of France: this SebPhilately article in English.

Deux publications inattendues en 2015 montrant que l'édition philatélique fonctionne si le collectionneur lit et devient philatéliste (Timbropresse à gauche, Royal Philatelic Society London à droite).
Lâchons La Poste pour les philatélistes : il faut lire pour valoriser intellectuellement les timbres anciens (et aussi écrire, au moins la légende de ses pages d'albums et de collection - et pas sur les enveloppes ou au dos des timbres !).

Certes, le domaine ne crée qu'une marge faible pour les éditeurs, car même avec les bonnes idées et les bons auteurs, si les lecteurs ne suivent pas... Néanmoins, certains ne lâchent pas le morceau.

Je suis donc heureux de voir Timbres magazine repartir dans une politique de hors-séries tendance histoire et géopolitique. La critique soulignera la pertinence de partir de l'actualité immédiate et d'en rappeler la partie ancienne des causes par la philatélie et l'histoire postale, même si le plan digne des atlas classiques interroge sur le choix du sujet français et la place rikiki des espaces polaires et du développement durable.

Sur ce thème géopolitique, anciens pays et colonies, je ne peux qu'encourager tout collectionneur à se procurer l'indispensable Dictionnaire des émissions philatéliques de Jacques Delafosse (Timbropresse, 2004), à la fois liste, annuaire et chronologie de tous les pays philatéliques.

La sortie de ce hors-série compense largement l'échec de la souscription du documentaire DVD qui aurait évoqué l'histoire de Télé-Philatélie et d'un projet du Musée de La Poste d'éditer l'émission en DVD. Est-ce parce que Gauthier Toulemonde a proposé le hors-série directement à la vente, sans souscription préalable ? Est-ce le soutien de l'Association de développement de la philatélie (ADPhile) qui a permis la conclusion ?


Les associations ne sont pas en reste et jouent le jeu pour leur promotion certes, mais aussi parce que l'imprimé entre dépôt légal et bibliothèques privées ou publiques, permet de diffuser plus largement et durablement la connaissance philatélique pour ceux qui n'ont pas accès aux week-ends d'exposition (non, je ne suis pas retraité, ni mon propre patron, j'ai donc raté Monacophil 2015 à cause d'un aléa professionnel non déplaçable).

En 2015, l'Association philatélique montpelliéraine a donc investi dans un numéro spécial pour son quatre-vingt-dixième anniversaire (pour le commander) et la Royal Philatelic Society London a réédité l'histoire de la perforation des timbres britanniques (avec la livraison en colis premier jour... ronronnement félin sur chauffage).

...

Oui, trois extrêmes en termes de prix, épaisseur, contenu, mais trois faces de la Philatélie : grand public exigeant, recherche et trouvaille de collectionneurs spécialisés, synthèse philatélique de référence. Toutes trois permettant d'apprendre et de comprendre selon ses besoins, ses connaissances et sa curiosité. Pour la connaissance de l'histoire philatélique et postale éthiopienne, les collections du Biterrois Serge Magallon suffisent largement à piquer ma curiosité historienne... Celui qui veut en savoir plus trouvera bien un club spécialisé vers ce pays et ses ouvrages approfondis.

En 2016, j'attendrai donc encore avec impatience chaque numéro de trois mensuels et une revue philatéliques, ainsi que les expositions de collections organisées à Montpellier.

Un Français champion d'Europe d'aérophilatélie et nouveau Fellow de la Royale (photographie sous licence Creative Commons by-nc-nd ; logotypes protégés)
Pour changer d'échelle, quelques personnes qui ont animé ma Philatélie en 2015 et qui peuvent servir de modèle.

Commençons par une fleur à Philaposte - profitez-en, on n'est jamais sûr s'il y aura une autre occurence : Joël Amalfitano pour avoir jouer un rôle de promotion des nombreuses facettes de la collection et de la philatélie - et pas seulement la vente des nouveautés de son entreprise, dans deux émissions de chaînes de radio nationales en octobre dernier. Existe-t-il une liste des participations radiophoniques locales sur le site de la Fédération française ? - question sincère : je publie le lien ici.

Évidemment, toute la tribu philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon qui parvient à faire parler régulièrement de timbres et d'histoire postale sur la radio et télévision publique de l'archipel : le regretté conseiller artistique Marc Taraskoff, le maître de poste Jean Ketterlin, l'ensemble des artistes et créateurs de timbres de l'archipel, l'équipage de L'Hermione recréée, et bien d'autres.

Quelques auteurs d'articles à suivre continuellement : Guy Dutau (hélas, ne pourra pas conférencer à Londres en mars) et Laurent Veglio. Dans l'idée que la philatélie est l'étude de l'ensemble des actions d'écrire à quelqu'un - oui, j'ai une définition très étendue, allez lire la collection d'histoire sociale-postale de Robert Marion sur Maurice qui était visible à Londres en mai 2015, et suivez le projet de recherche Signed, Sealed & Undelivered autour des lettres non délivrées de Simon de Brienne.

Enfin, Jean-Claude Vasseur, simple philatéliste, a exposé à l'exposition Europhilex, y a remporté le premier prix de la classe aérophilatélie avec sa complète et didactique collection sur les timbres et les courriers aériens des vols des premières décennies à Terre-Neuve (pdf) et qui a reçu dernièrement l'honneur d'être élu Fellow de la Royal Philatelic Society London. Vivement le livre.


Pour terminer, où dialoguer, demander, s'interroger, débattre et apprendre ? Adhérez à une association - Bou ! Hypocrite ! - et participez à des forums :
- fr.rec.philatelie qui fonctionne comme une sorte de mail collectif, que votre logiciel de messagerie ou un site les archivant reconstitue en forum chronologique ;
- plusieurs forums francophones existent, avec quelques spécialisations selon le site qui accueille la structure : Phil-ouest.com en liste plusieurs ;
- côté anglophone : StampBoards, australien certes mais très très ouverts sur le monde entier et toutes les spécialités - j'y reviendrai dans un prochain article, et The Stamp Collecting Forum tendance États-Unis.


En m'espérant un séjour philatélique à Londres et beaucoup de pages lues et écrites - jamais assez des premières comme des secondes ; souhaitant que chaque collectionneur et philatéliste trouve cette année son bonheur dans une pratique éclairée de notre passion commune, à dans un an pour le bilan 2016.

samedi 1 mars 2008

Prévenant à un point inouï

Quand j'écrivais ce matin que les commerçants britanniques sont prévenants envers leurs clients, je n'avais pas encore ouvert ma boîte aux lettres :

Voici un des plis que j'ai jeté dans la boîte aux lettres rouge au salon philatélique Stampex, mercredi 27 février 2008. Au-dessus de la boîte, un message annonce que toutes les cartes postales et toutes les lettres affranchies correctement recevront le cachet d'oblitération du salon. La Royal Mail s'excusant par avance du délai d'acheminement lié à la manutention des plis pour l'oblitération.

Comment garantir que le pli ne sera pas - accidentellement ou irrespectueusement - réoblitéré à la machine automatique ? Réponse ce matin : le faire voyager dans une poche plastique close et portant les marques indiquant un service first class prioritaire.

Inconvénient pour les puristes : aucune trace de bâtons roses ne prouve le voyage postal.

Le même jour, j'ai également jeté deux enveloppes dans une simple boîte de rue, à Victoria Street, rue d'affaires et de commerces de Westminster. Elles sont arrivées un jour plus tôt, vendredi :

Les postes du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni ont mauvais goût pour leurs nouvelles machines à oblitérer : difficile à relire quand ça ne veut pas, barres roses trop hautes qu'elles en touchent les timbres.

Deux publics différents, deux service différents.

Certains ont dû remarquer que mes plis sont sur-affranchis avec des timbres issus du bloc Lest We Forget en souvenir des combattants de la Première Guerre mondiale. 48 pence auraient suffi. L'explication dans un prochain article.