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mercredi 13 mai 2026

De la fin du service universel postal au Danemark sur la philatélie organisée

 Cela avait secoué les médias européens lors de l'annonce par étapes entre 2023 et 2025, et lors de l'application le premier janvier 2026 : le service postal universel a été aboli par le gouvernement et le parlement du Danemark, sauf subventions pour les îles isolées et les cécogrammes.

Le distributeur privé de journaux et colis, DAO, a remporté le contrat de la poste aux lettres, sans boîtes aux lettres de rue, ni bureau de poste, et des étiquettes interdites d'être appelées timbres-poste (privilège légal désormais inutile de PostNord Danmark). DAO a passé un contrat avec la poste autrichienne pour le courrier international sortant et entrant.

Un article de ce blog du premier janvier dernier, avec deux compléments en février et mars, a résumé les premières conséquences pour les Danois, et surtout les philatélistes et négociants de timbres : la fédération philatélique danoise s'inquiétant de la lenteur du courrier international dans les échanges commerciaux ou amateurs de timbres et lettres historiques.


Dans le numéro daté mai 2026 de The London Philatelist, Chris King, spécialiste du Danemark classique, poursuit son suivi didactique de cette réforme après un premier article en mars 2024 - repris dans FEPA News de juillet 2024.

Après un rappel du choix des politiciens, de l'origine de l'entreprise centenaire Dansk Avis Omdeling, des tarifs et offres postales de celle-ci, King évoque les premières conséquences attendues avant même le jour de l'an : plaintes de retard, association nationale des personnes âgées inquiets de la lenteur des courriers médicaux.

Les Danois sont en attente de mesures statistiques du régulateur, mais le courrier international pose déjà problème : la poste autrichienne imprime ou colle bien ses étiquettes pour montrer son rôle, mais il n'y a aucune date dessus...


Ces délais internationaux sont renforcés par une deuxième alerte des négociants philatéliques et leurs clients pour laquelle King apporte les raisons dues à la réforme : tout courrier de plus de deux cent cinquante grammes doit être envoyé en colis pour DAO ; tout contenu commercial n'est pas une lettre, mais un colis pour DAO... et son concurrent PostNord !

Ainsi, King explique les témoignages de collectionneurs et négociants danois, féroïens et étrangers dont les lettres recommandées avec timbres, enveloppes d'histoire postale, magazines de moins de deux cent cinquante grammes ou petits objets de collection être refusées par les postes des Féroé et d'Autriche et revenir après plusieurs semaines à leur expéditeur.


Enfin, et là, il faudra que l'ensemble des partis politiques danois qui ont accepté cette réforme reprennent les inchangés de la principale loi postale : DAO ne peut transmettre en lettre recommandée intérieure que des lettres de faible valeur. Aucun objet de valeur ne peut être pris en charge en recommandé intérieur ou vers les Féroé par DAO.

Pire, DAO a interdiction de transmettre ou recevoir des lettres recommandées internationales qui restent le monopole de PostNord Danmark !!!

L'auteur signale ainsi que de grandes entreprises danoises envoient en recommandé leurs courriers importants depuis PostNord à Malmö, en Suède de l'autre côté du détroit de l'Öresund... Et, en retour, il conseille aux correspondants internationaux souhaitant assurer une prompte arrivée au Danemark d'envoyer en lettre recommandée les envois nécessitant de la confiance, ce qui fera aboutir directement à PostNord Danmark.


Mon point de vue conclusif : les dirigeants de l'opérateur historique ont donc touché le pactole. Ils n'ont plus la charge d'un réseau de poste aux lettres, concurrencent le prestataire du courrier national sur le colis, et ont encore les lettres recommandées internationales ; tout en forçant les Danois à envoyer tout objet commercial même imprimé au tarif libre des colis.

Et comme l'indique Chris King, l'argument libéral politicard de l'entrée de nouveaux acteurs sur la poste aux lettres a fait long feu : DAO est en monopole de droit puisque le seul à avoir répondu à l'appel d'offres du gouvernement.


Mais, il y a pire que pire pour les philatélistes lorsque King observe les conséquences fonctionnelles et financières du retrait de PostNord Danmark de la poste aux lettres et de l'émission de timbres-poste, pourtant encore inscrites dans la loi générale.

L'actuel musée des postes et télécommunications, ENIGMA, est l'héritier privé du musée historique. Le musée, mais aussi l'accès aux archives et à la bibliothèque, sont dépendants des subsides alloués par les deux compagnies historiques (la poste et les télécommunications), avec bien sûr les entrées et achats des visiteurs.

Aucune subvention publique.

Désormais, les demandes des chercheurs en histoire de ces administrations et entreprises reçoivent un courriel reproduit par King. Les consultations sur place et les recherches par les documentalistes sont drastiquement limitées et si vous ne recevez pas de réponse dans les trois mois... c'est qu'il n'y a pas les moyens financiers et humains de vous répondre ou recevoir.


De là, et les philatélistes du monde entier le savent bien, une poste même libéralisée, voire privatisée, est [trop ?] essentielle au financement de la philatélie organisée : émissions de timbres suscitant manifestations locales et souvenirs d'associations, participation financière et événementielle des expositions philatéliques, etc.

La Danmarks Filatelist Forbund, qui connaissait les mêmes difficultés que d'autres fédérations nationales, voit l'année 2026 devenir une période de décisions graves aux yeux de l'auteur britannique.

Par la fin du courrier affranchi en timbres illustrés, PostNord Danmark cessent le financement direct ou indirect de la philatélie danoise, confrontant les collectionneurs fédérés ou non aux choix budgétaires de la Fédération et des représentants de ses associations membres.

Outre des décisions logiques en période difficile, la bibliothèque fédérale, trop peu utilisée, vient d'être fermée et dispersée entre ce qui a été rendu au musée ENIGMA, des éléments précis transmis à la Société d'histoire postale danoise pour numérisation et publication en ligne, et le reste vendu à la maison Göta Frimärken.

La Société philatélique royale de Londres, l'American Philatelic Society et une poignée d'autres bibliothèques en Allemagne, en Amérique du Nord, jusqu'aux associations locales, ont montré l'importance d'une bibliothèque de recherche adaptée aux intérêts de leurs membres.


King, qui a montré qu'il tient à une philatélie organisée solide et financièrement autonome, conclut que la situation danoise l'inquiète grandement et sert de preuve qu'il ne faut pas attendre pour aller vers le grand public, et apparemment pas certains opérateurs postaux actuels.

vendredi 11 août 2023

Mille de mille et un et deux aux Féroé

 Cette semaine, du jeudi dix au samedi treize août, a lieu le Great American Stamp Show 2023 à Cleveland, dans l'Ohio : l'exposition nationale de l'American Stamp Society, de l'American Topical Association et de l'American First Day Society, les trois principales organisations de collectionneurs basées aux États-Unis.

L'image-logotype du Great American Stamp Show, avec vue de Cleveland (via American Stamp Society).

Nombreuses activités, stocks de marchands, collections compétitives, de prestige ou de plaisir exposées, réunions et conférences diverses et variées. La poste états-unienne y propose des cérémonies premier jour : une feuille de seize timbres de vues au microscope de la vie sur Terre et une autre de seize reprenant cinq illustrations célébrant l'été.

Cela peut être suivi, notamment sur les fils Twitter de la blogueuse #philatelythings, de celui de l'USPS (ceux préférant Facebook trouveront peut-être les vidéos des cérémonies premier jour organisées par l'USPS avec les autorités et associations liées au thème des émissions), et du mot-dièse #GASS2023.

Le millième timbre de la poste des îles Féroé depuis 1974.

Une autre entreprise postale promeut sa philatélie à Cleveland ces trois jours : Posta, anciennement Postverk Føroya, avec deux timbres événementiels pour les collectionneurs contemporains.

Jeudi dix août, Posta a émis son millième timbre-poste : un cairn dans un paysage typique de l'archipel réalisé par Edward Fuglø. L'autonomie philatélique des Féroé a débuté en 1975 quand la poste danoise a émis la série des cartes spécialement pour le territoire autonome, qui gère sa propre poste à partir du premier avril 1976.

Le mille-et-unième timbre des Féroé et millième de Martin Mörck !

Le lendemain, vendredi onze août, le mille-et-unième timbre féroïen est aussi symbolique puisqu'il s'agit d'une gravure de Martin Mörck, le millième timbre de sa carrière philatélique internationale, à partir d'une peinture d'Emile Krause de 1933, représentant des pêcheurs.

Des timbres de fortes valeurs faciales : environ 6,70 euros pour le cinquante couronnes danoises et 13,40 euros pour le millième timbre, disponible sur la boutique web de Posta (disponible en français).


Pour finir, ce même onze août, les postes des Féroé et du Groenland marquent par une émission conjointe la deuxième mission de l'astronaute danois Andreas Mogensen sur la Station spatiale insternationale ISS. La partie de la mission européenne qu'il représente porte le nom d'un des corbeaux d'Odin... Les thématistes seront heureux.

Pour les amateurs des curiosités timbrées, sachez que certaines émissions des Féroé sont encore disponibles sur leur boutique : cuir de poissons, gravure et timbres taille-douce spéciaux, etc.

vendredi 7 juillet 2023

Des hauts et des bas pour La Poste française et ses clients

 Ces derniers jours d'actualité de juin-juillet 2023 en France montrent, comme souvent, les aléas de La Poste et de ses clients.


Tout d'abord, du vingt-sept juin aux petites heures du deux juillet dernier, les émeutes suite à la mort de Nahel Merzouk ont entraîné de nombreuses dégradations de bureaux de poste et de La Banque postale. Croyance Des voleurs de pouvoir s'emparer d'argent liquide malgré la sécurisation des automates et du coffre ? Comme d'autres commerces, La Poste a-t-elle servi de dérivatif aux tourments quotidiens de la population en colère : le lieu où il faut faire la queue pour retirer son maigre capital, implorer le droit à un découvert, etc. ? Comme le furent les lieux de la fast-fashion des coûteuses marques publicitaires : lunettes de soleil, polo à crocodile, etc.

L'Agence France Presse a tiré le bilan le quatre juillet, repris ici par Le Figaro. Sur sept mille bureaux postaux-et-agences bancaires, cent cinquante ont été « impactés », quatre-vingts distributeurs de billets « détruits ».

Surtout, quatre-vingts bureaux n'ont pas pu rouvrir, soit détruits par incendie, soit trop endommagés pour la sécurité des personnels et des clients alors que le six du mois est la date de versement des pensions sociales et de retraite en France. Ces destructions ont eu lieu dans des quartiers où le bureau de poste reste l'agence bancaire la plus accessible car présente partout.

Le bureau du centre du quartier La Paillade-Mosson a pallié la destruction de celui du sud du quartier, le six juillet 2023 (information de La Poste Occitanie, via Twitter).

À Montpellier, la Direction Occitanie de La Poste a communiqué sur le renforcement du bureau La Paillade, au centre du quartier montpelliérain, suite à l'incendie du bureau Mosson au sud du quartier près du stade de football.


Annonce du partenariat entre Michelin et La Poste (via Twitter).

Ça va mieux du côté de l'équipement automobile des facteurs français. Le vingt-sept juin, le Groupe La Poste a annoncé un partenariat pour tester les nouveaux pneus prototypes UPTIS de l'équipementier Michelin : en vidéo avec réaction du public au journal télévisé de TF1.

Particularité : ils sont sans chambre à air, composé d'une structure de rayons pneumatiques et donc de beaucoup de vide.

L'objectif est de limiter l'entretien des pneumatiques à chambre à air (crevaison) et de tester pendant deux ans dans les Hauts-de-France (Nord-Pas-de-Calais-Picardie) ces roues dans toutes les conditions urbains et rurales, météorologiques possibles.

Comme me rappelle le cas du tramway avec alimentation par le sol de Bordeaux, La Poste doit gagner à être le cobaye de l'expérimentation, ce qui s'ajoute aux différentes missions exercées par les facteurs pour que leur activité courrier et colis reste rentable... alors même que la grogne sur les conditions de travail et les contrats précaires revient régulièrement dans l'actualité locale.


Chapeau de l'article de L'Humanité sur les (futurs anciens) avantages des retraites de la poste.

Et je conseillerais aux postiers, à durée indéterminée ou précaire, de prendre tout avantage, confort de route, prime ou promotion à portée de main car, à la retraite, les petits cadeaux de leur ancien employeur sont comptés, comme le révèle le journal L'Humanité le quatre juillet dernier (édition imprimée du cinq).

Les postiers retraités disposaient de petits avantages auprès de La Banque postale : « un taux de découvert préférentiel, une cotisation gratuite [sur un produit, tel une carte bancaire], et une prime de fidélité (dépassant rarement les dix euros par an  ». Quelle fortune !

Des courriers informent ces clients qu'ils les perdent à partir du premier janvier 2024 à cause, selon le groupe cité dans l'article, du déclin de l'activité courrier et du recul de la fréquentation des bureaux.

Certes, les connaisseurs s'interrogeront sur ce bilan oubliant l'activité colis et les multiples filiales de droit privé. L'Humanité cite la croissance du chiffre d'affaires du groupe entier.

Côté retraités et syndicats représentant ceux-ci, c'est l'image de La Poste qu'ils ont contribuée à établir par leurs carrières qu'on leur renie.


Un nouveau type de feuille Futura chez l'éditeur Yvert au printemps 2023 (site marchand).

Et même les collectionneurs de timbres du futur et autres spéculateurs de NFT peuvent s'interroger : où est passé le premier crypto-timbre de France de 2023 ?

Si je ne me trompe pas, au dernier discours de l'ancien directeur de Philaposte, le service philatélique français, lors du salon d'automne de Paris de novembre 2022, ce crypto-timbre était annoncé pour le premier semestre 2023, assuré qu'il serait beau, vendu sur un site à part et que le premier jour numérique serait la date de son enregistrement dans la chaîne de blocs par l'acheteur, etc. etc.

Le premier semestre 2023 est fini, pas de crypto-timbre français. À mon humble avis qui ne sert à rien, ce n'est pas plus mal...

Quatre versions imprimées, de multiples possibilités numériques (via WOPA+).

Surtout avec la concurrence qui se multiplie un peu partout, notamment, avec les îles Féroé qui ont « cassé le game » : quatre timbres différents avec multiples méthodes d'impression de sécurité, bouquets de fleurs saisonnières par saison créés par Heiðrik á Heygum, dont la version numérique portera le dessin de la météo du moment dans l'archipel...

Dur de passer derrière avec une nouvelle série alors que l'Autriche et l'Agence postale des Nations unies continuent à défiler les leurs.

Par contre, comme le montre la copie d'écran du site marchand  Yvert ci-dessus, le format du crypto-timbre français semble connu puisque l'éditeur d'Amiens propose un nouveau format de ses pages pour classeur Futura à six cases de onze fois neuf virgule cinq centimètres, « compatibles notamment avec les crypto-timbres de France ».

Qu'attend le nouveau directeur ? Quelles avancées au projet pour le rendre encore plus désirables vues les valeurs faciales auxquelles ces gadgets sont vendus ?



Complément du lundi dix juillet 2023 :

Quand on parle du loup, on en voit la queue de blocs. Le visuel, les deux dates-clés, l'adresse du site web et le coût du premier crypto-timbre de France sont publiés ce lundi après-midi sur la page Twitter de Philaposte... bien après la publication de deux des trois mensuels philatéliques du pays.

vendredi 24 mars 2017

L'élection du plus beau timbre musical de 2016

L'International Philatelic Music Study Group organise chaque année une élection du plus beau timbre sur le thème de la musique.
Aux limites de la thématique : l'ange annonçant la bonne nouvelle de la naissance du Christ pour l'émission australienne  de Noël.
Les timbres en compétition se trouve sur cette page du site du groupe et le bulletin de vote électronique par ici.
Instruments anciens au Pérou.
Le vainqueur remporte le Prix Yehudi Mehudin, du nom du violoniste et chef d'orchestre disparu en 1999 qui fut le patron de l'association thématique.
La participation du public aux festivals des îles Féroé.
Artistes célébrés, instruments de musique, évocation des différents genres musicaux, les îles Féroé sont représentés avec les timbres de distributeur de 2016 sur le public assistant à différents festivals de l'archipel.

L'association, basée en Allemagne, propose un site en allemand et en anglais, un bulletin en allemand (avec sommaire en anglais et français) et des services aux membres pour une cotisation de vingt-cinq euros par an.

mercredi 2 novembre 2016

Morues et pirolles à Philataipei 2016

Grâce aux témoignages de participants du forum de discussion StampBoards, deux curiosités de l'exposition internationale Philataipei, qui s'est tenu à Taïwan du vingt-et-un au vingt-six octobre dernier.
Le timbre et son relief montré par Posta (site de Posta). Pour convaincre les collectionneurs hésitants, Posta pourra demander une démonstration à distance du timbre « naturellement » légèrement odorant à Ubisoft et son Nosulus Rift (lire aussi Canard PC n°347 page 70).
D'abord, sur le stand de l'imprimeur Cartor, étaient exposées les étapes de fabrication du timbre féroïen réalisé à partir de peau de morue tannée : deux parties de peau de morue de l'Atlantique (Gadus morhua), pêchée localement, achetée à un exportateur et traitée par Atlantic Leather en Islande : leur site est un musée du cuir de poisson.

Sur les photographies d'un collectionneur de Hong Kong, une dizaine de paires de timbres sont découpées dans chaque peau, un cachet rouge « Morue » « féroïenne », puis collés sur un timbre sur lequel sont imprimés le dessin d'une morue par Martin Mörck (imprimé en offset) et la valeur faciale.

Coûteux sûrement, mais quelle promotion pour la pêche de l'archipel, l'entreprise islandaise et l'imprimeur franco-britannique : cinquante couronnes danoises (6,70 euros environ) soit la taxe de recommandation, ou une grosse lettre intérieure d'un demi à un kilogramme (plus une couronne).

La poste de Taiwan (Chungwha Post = poste chinoise) proposait un timbre décoré avec calligraphie sur bambou. Ça en fait de la colle.
L'illustration des timbres de distributeurs avec le logotype de Philataipei en haut à gauche (site de l'exposition).
D'autre part, comment attirer les collectionneurs vers les distributeurs de timbres à la demande ?

Choisir un animal endémique de l'île : la pirolle (Urocissa caerulea) - suffisamment bleu pour faire oublier le rouge communiste continental ? Placer un employé par machine avec un chronomètre pour s'assurer qu'aucun client ne passe plus de six minutes par passage, pour s'assurer d'une grande distribution.

Et ne pas rendre la monnaie en espèces...

Et là, le collectionneur texan a pu découvrir comment les collectionneurs taïwanais parviennent à collectionner par séries de un à dix dollars. La valeur minimum imprimée est de cinq dollars pour la lettre intérieure.

Solution d'honnêteté de la poste : la monnaie est rendue sous la forme d'un timbre. Ainsi, en six commandes et six pièces de dix dollars, le collectionneur a sa série. Et l'acheteur pressé en ville conserve une partie d'affranchissement composé pour une fois suivante.

Le président de la Métropole de Montpellier et son directeur des transports en commun pourrait s'en inspirer : face au vandalisme des automates par des voleurs s'emparant de la monnaie des acheteurs, les distributeurs de tickets de tramway/bus ne rendent plus la monnaie depuis août 2015.

Et... ce n'est pas fini.

Et proposer ces vignettes avec la valeur en quatre couleurs différentes : noir postal, bleu, vert et rouge - ces trois-là dispensées uniquement au salon. Dix dollars par dix dollars, vingt-huit centimes d'euro par vingt-huit centimes... fois quelques milliers de collectionneurs.


Sinon, le palmarès de l'exposition philatélique : par ici ; les résultats des participants français sur le site fédéral par là.

lundi 29 février 2016

Hier, jour du Kalevala en Finlande

Le Kalevala est un poème épique de Elias Lönnrot qui compila des mythes et traditions orales caréliennes et finlandaises en un livre publié en 1835. En plein siècle d'émergence des identités nationales en Europe, l'ouvrage contribua à établir la culture nationale finlandaise, pays alors sous contrôle de l'Empire russe.

Depuis, le livre et la culture finlandaise sont célébrés tous les vingt-huit février.
Carte postale de Postverk Føroya d'après un timbre d'Anker Eli Petersen, 2001.
Ce blog a déjà évoqué le Kalevala à travers ma collection de classe ouverte sur Don Rosa. En 1999, l'artiste anatide avait honoré ses nombreux fans finlandais d'une histoire confrontant Donald Duck et Uncle Scrooge avec les héros des traditions finnoises.

En farfouillant ma collection de cartes postales pour de nouveaux échanges Postcrossing, j'en ai retrouvé une série reproduisant les illustrations d'une série de timbres de la poste des îles Féroé. En 2001, Anker Eli Petersen représenta une poignée de mythes et légendes nordiques, incluant celle du sampo, une forge de richesses, brisé pendant le combat entre le héros Väinämöinen et la sorcière Louhi.

Note : et je découvre que Postverk Føroya, créée en 1976 avec l'autonomie de l'archipel danois, est devenue une société publique par actions en 2005 et renommée Posta en 2009.


samedi 17 avril 2010

L'anniversaire d'une autre grande reine

Hier, les Danois ont célébré le soixante-dixième anniversaire de la reine Margrethe II.

Interprétation gravée d'une photographie de famille officielle pour Post Danmark... mais quand on a Martin Mörck sous la main, pourquoi s'en priver ? Émis le 24 mars dernier.

À droite, le portrait d'usage courant du soixantième anniversaire. À gauche, émis depuis février, le nouveau portrait, toujours Mörck au burin pour la métamorphose de la photographie de Casper Sejersen.

Hier, le Groenland a également marqué l'anniversaire par un timbre rappelant que la reine respecte les cultures des autonomies danoises. La photographie date de la visite royale de juin 2009.
Par contre, rien du côté des îles Féroé. Ce bloc date de 1997 et du jubilé de la reine...