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vendredi 26 décembre 2025

La vie en philatélie organisée de Chris King

 Le numéro automne-hiver 2025 de la Philatelic Literature Review, journal de l'American Philatelic Research Library, et, en version longue sur le blog de l'auteur, l'historien de la philatélie Abhishek Bhuwalka propose un long entretien avec le Britannique Chris King, qui depuis un quart de siècle participe de l'évolution de la Société philatélique royale de Londres (RPSL) d'une part, et de la philatélie organisée d'autre part.

En-tête de l'article posté le sept novembre 2025 sur le blog The Philatelist, version longue de l'entretien.

Devenu semestrielle cette année et allégée des listes d'entrées d'ouvrages de la bibliothèque de l'American Philatelic Society, la Philatelic Literature Review vise à l'actualité des bibliothèques philatéliques, la recherche sur comment furent établies de grandes publications depuis origines des commerces ou études philatéliques et postales, ainsi la biographie de leurs auteurs.

Dans ce cadre, l'Indien Abhishek Bhuwalka (ici se présentant sur son site d'auteur et collectionneur) y transmet régulièrement des entretiens avec des bibliophiles, des libraires philatéliques.


À soixante-seize ans, et entré en philatélie exposée à cinquante, le cheminement de Chris King demande de nombreuses pages puisque son parcours personnel permet de voir apparaître le collectionneur spécialisé, mais aussi l'administrateur organisé et réfléchi dont la RPSL et la philosophie de la philatélie avaient besoin en ce début de vingt-et-unième siècle.

La lecture de cette autobiographie guidée permet de voir comment Chris King fut un collectionneur comme beaucoup (enfant ayant abandonné jeune adulte, mais repris avec plus de passion encore), et que sa vie professionnelle et politicienne l'a formé à des compétences indispensables aux sociétés philatéliques dans lesquelles il s'est, tardivement, investi.

Le rôle de son épouse, la Danoise Birthe Troelsen, rencontrée lors d'un stage professionnel à Venise, est déterminant, au point qu'ils ont créé le Double Geneva Club, en 2016, pour les couples philatélistes. Birthe a permis le déchiffrement et la traduction des courriers que Chris étudiait dans ses spécialités autour des duchés du Schleswig et de Holstein, puis des routes postales autour de la Scandinavie. À tel point que sa première exposition en classe ouverte au London Stamp Show 2000 est autant la sienne que celle de sa femme. Ensuite, celle-ci se prend de passion avec des collections sur la Seconde Guerre mondiale au Danemark et en lien avec le génocide perpétré par les nazis.


Je laisse la découverte des détails d'avant cette collection exposée, et surtout, de la suite. Mais quelques points m'ont intéressé.

Parmi les réponses aux questions d'Abhishek Bhuwalka, Chris King rappelle que la présidence de deux de la RPSL est en fait un parcours d'une décennie au sein de son Bureau, et dont la présidence est la partie centrale. L'étude de la modernisation du 41 Devonshire Place, siège historique de la RPSL, puis de sa vente et la gestion quotidienne et sur place du chantier du 15 Abchurch Lane, ont eu lieu après, sous le titre de Past President.

Cela permet à King de montrer qu'avant son adhésion en 2005, les membres du Bureau sont déjà en train de faire évoluer cette société d'apparence élitiste en une société explicitement ouverte à de nouveaux membres, mais surtout à offrir au plus grand nombre ses ressources de recherche.

Tragiquement, Frank Walton (1953-2022) fait partie de ce grand moment d'ouverture et de projets... avec leur fragilité. La genèse de la Global Philatelic Library, incluses les négociations avec le Smithonian en charge du Musée postal national de Washington, montre le bouillonnement d'idées entre King et Walton, mobilisant les cadres de la RPSL autour d'eux. Mais, également que depuis la mort prématurée de ce dernier, il manque une cheville ouvrière pour la Bibliothèque globale.

Car, au terme de la lecture qui montre un Chris King ayant déjà une année 2026 déjà bien remplie, son souci constant est : comment rendre l'ensemble des ouvrages, archives, collections de la Société philatélique royale de Londres, mais aussi du plus grand nombre de sociétés et associations philatéliques accessibles, au moins qu'un moteur de recherche permette d'en connaître l'existence ?

Le séminaire Crawford, en liaison avec le musée intégré à la RPSL, des présentations reprenant les définitions des disciplines et classes d'exposition philatéliques, et donc ouvrant les possibles ouvertures vers l'histoire sociale, les autres collections d'objets (monnaie, affiches, pamphlets, etc.).


À une autre échelle, enfin, Bhuwalka demande à King s'il pense que, depuis les confinements du covid-19, le développement rapide des conférences virtuelles, en parallèle des rencontres physiques, est une bonne chose pour la philatélie.

Là, il est pessimiste. Certes, le virtuel a permis de rapprocher les membres lointains de leurs sociétés, en particulier la très-londonienne RPSL. Cependant, cela a fortement ralenti l'adhésion de membres, leurs visites au 15 Abchurch Lane, la découverte des idées et compétences de chacun.


Je conseille vivement la lecture des entretiens réalisés par Abhishek Bhuwalka, et plus généralement la lecture de la Philatelic Literature Review. La philatélie a besoin d'une mémoire, d'un Who's Who qui ne soit pas qu'une parade des propriétaires de British Guyana, plus de la biographie de ce qu'ils ont apporté à leur échelle à la collection, à l'exposition, à la curiosité générale. Avec remise dans le contexte de l'époque car on est rarement seul comme Chris King le rappelle pour la période 2000-2015 concernant la Direction de la RPSL.

vendredi 31 décembre 2021

De la bibliophilie philatélique

 Je ne savais pas trop à quoi m'attendre quand j'ai pris l'abonnement à The Philatelic Literature Review en 2017, inspiré par l'inauguration en 2016 de la nouvelle bibliothèque de l'American Philatelic Society dans une ancienne fabrique d'alumettes, à Bellefonte, en Pennsylvanie.

Ces deux dernières décennies, je tends davantage à lire magazines et livres philatéliques, à postcrosser quand j'y pense, à m'amuser des formes actuelles du courrier sur ce blog, et, un peu rarement, à collectionner et étudier les éléments de cette collection.

Lire une revue consacrée aux livres et à la documentation philatélique s'est donc avérée une expérience intéressante : historique des premiers ouvrages et catalogue, récit de la constitution de grandes œuvres et de leurs sources, biographie des bibliophiles et auteurs importants, interrogation sur l'indexation à l'ère d'internet,...

La couverture du quatrième numéro de 2021 de The Philatelic Literature Review, mettant en avant la vente Turner et les souvenirs de marchand bibliophile Bill Hagan.

En plus de l'actualité du réseau de la Global Philatelic Library et des acquisitions de l'American Philatelic Research Library - le nom officiel de la bibliothèque de l'APS, l'adhérent-chercheur appréciera l'accès à des ventes d'ouvrages entre membres et, sur devis, à la recherche à distance à l'aide des bibliothécaires-documentalistes sur place.

The Philatelic Literature Review est une excellente parenthèse trimestrielle parmi les articles sur timbres et histoire postale de type « Trouvons tous les types du catalogue » - ce qui demande en effet une lecture pertinente de nombreux ouvrages, alors : Citez vos sources ! -, surtout depuis que Abhishek Bhuwalka y publie des entretiens avec des marchands spécialisés en littérature philatélique.

Le dernier en date est paru dans le numéro du dernier trimestre 2021 : les souvenirs de carrière de William Hagan (né en 1940) dans les années 1970 et 1980. Il s'illustra entre autres dans une rubrique de la PLR sur les tendances des prix des ouvrages philatéliques.

Ce qui est un point de départ intéressant pour les leçons qu'il partage au fil de l'entretien sur les questions que les bibliophiles et les collectionneurs de timbres et d'histoire postale devraient se poser avant d'acheter quoique ce soit. Ainsi, pour certains ouvrages publiés par épisodes sur abonnement, quel est le degré de complétude de l'accumulation proposée dans une vente ? Pour des publications comprenant des reproductions de timbres collés ou des créations de faussaires célèbres, quelles figurines s'y trouvent ? Un propriétaire précédent ne s'est-il pas servi pour compléter sa propre collection ?

À destination du public général, c'est une leçon généralement admise que Hagan rappelle, mais fort opportune à répéter en ce jour de bilan qu'est le trente-et-un décembre. La bibliothèque d'une personne cédant une collection et la manière dont il va l'utiliser devant le potentiel marchand pour prouver comment cette bibliothèque justifie l'intérêt de la collection est un élément essentiel qui distinguera l'évaluation basse - et très rapide - d'une collection revendue en bloc d'une évaluation fort correcte à finaliser lors d'une vente aux enchères.

Accumuler sans savoir, sans mettre en forme, sans faire savoir ne permet pas de revendre à bon prix.

 Lectures et études permettent cela, d'où l'intérêt de la bibliothèque personnelle et des multiples adhésions aux sociétés variées dotées d'une bibliothèque collective et du réseau de connaissances - dans tous les sens de ce dernier terme.

Et, par l'histoire de la dispersion aux enchères d'une importante collection bibliophile, Hagan explique le principe économique sous-jacent : décrire un lot pour une vente prend autant de temps que le lot ait une valeur potentielle seul ou dans un vaste ensemble. Donc, le temps coûtant de l'argent, quand il n'y a plus assez d'argent pour justifier de repousser la vente, on liste des cartons entiers sans vraiment savoir ce qu'ils contiennent.

L'abonnement à The Philatelic Literature Review est possible sans forcément adhérer à l'APS ; cette dernière adhésion comprend cependant le mensuel The American Philatelist, un marché entre membres et un service d'expertise. Les articles publiés de Abhishek Bhuwalka se trouvent par ici, et ses activités aussi sur son fil Twitter et son blog The Philatelist.

dimanche 7 janvier 2018

La Bibliothèque de l'APS aime les timbres

L'American Philatelic Society, la fédération états-unienne, possède en son siège de Pennsylvanie - Oh ! Bonheur et joie des philatélistes d'outre-Atlantique -  une bibliothèque de recherche accessible aux membres et, où des recherches peuvent être effectuées par correspondance contre quelques frais.

L'American Philatelic Research Library dispose de ses propre service, blog et revue, The Philatelic Literature Review. Mon goût pour la lecture philatélique me titillant, j'ai découvert qu'il était possible de s'abonner à cette dernière sans devenir membre de l'APS.

Ce fut fait rapidement par la magie de la banque numérique début décembre : trente dollars l'année civile au-delà des États-Unis et du Canada pour quatre numéros imprimés.
L'enveloppe avec le fascicule de bienvenue dans le lectorat de la Philatelic Literature Review.
En deux jours, j'ai eu accès aux anciens numéros de l'ère pdf, dont les deux premiers (troisième et quatrième trimestres de 2017) sous le mandat de Steve Zwillinger à la présidence de l'APRL, auteur de 175 trucs pour exposer en philatélie.

Surprise une semaine ensuite quand je découvre une enveloppe timbrée des États-Unis dans ma boîte aux lettres : même à l'époque où il reste moins coûteux à une publication d'être la plus dématérialisée possible, l'équipe de l'APRL me souhaitait la bienvenue d'une lettre et avec le fascicule de présentation.

Les timbres, anciens, sont choisis avec grand soin, il me semble : le vingt cents sur les bibliothèques d'Amérique que nombre de politiciens et d'électeurs devraient visiter plus souvent - avant que les ultra-libéraux ne les ferment par souci d'économie. L'hiver approchant, un quinze cents sur le ski aux Jeux olympiques d'hiver de 1980 à Lake Placid, dans l'État de New York ; et un timbre de vœux de vingt-neuf cents à la chaussette en laine pleine de cadeaux.

Le tout complété d'un vingt-deux cents à la locomotive des frères Jonathan de 1832 et... d'un timbre qui restera mysérieux... Il manque une trentaine de cents pour atteindre le dollar quinze cents du premier échelon commun de la lettre internationale. À l'œil nu, des traces de gomme et de dentelure sont visibles, en plus du quadrilatère manquant de l'oblitération rouge.
Le siège de l'American Philatelic Society à Bellefonte (photographie aérienne de Dhaluza pour la Wikipedia en anglais, 2007, licence Creative Commons by-3.0, légendée en 2017 pour l'objet de cet article).
Surprise supplémentaire : le cachet rouge porte la mention sur la partie supérieure de sa couronne extérieure « AMER. PHILATELIC CTR. » et en bas le début de Bellefonte, la localité où se situe l'ancienne fabrique d'alumettes rachetée par l'APS.

L'APS dispose-t-elle de son propre bureau de poste ? Au moins de son propre matériel postal ? Question à approfondir.

Enfin, saison de l'Avent oblige, au centre de tri de Johnstown est apposée une flamme du traîneau du Père Noël au-dessus d'une forêt. D'où la large zone grise sur les deux timbres en haut à droite.

Il reste le plus difficile : trouver le temps de lire les articles de bibliophilie, de recherche documentaire, de conseils d'écriture proposés par les documentalistes, les philatélistes et les auteurs participant à The Philatelic Literature Review.

samedi 27 août 2016

Pendant ce temps aux États-Unis (2) : une recherche philatélique hyperactive

Toujours par le hasard des nouvelles et des questions/réponses posées sur le Stamp Collecting Forum, que se passe-t-il dans la philatélie organisée états-unienne ? De quoi faire baver un lecteur philatélique comme moi.

La plus grande bibliothèque philatélique du monde
Les vendredi vingt-huit et samedi vingt-neuf octobre 2016, l'American Philatelic Society inaugura le nouvel espace de sa bibliothèque, l'American Philatelic Research Library.
Le bandeau d'annonce de la réouverture (site de l'APRL, stamplibrary.org).
Non sans mal depuis la proposition en 2002 d'acheter une ancienne usine d'allumettes à Bellefonte, au centre rural de la Pennsylvanie - c'est le nom du comté, pour établir aussi durablement que possible cette bibliothèque : il eut nombre débats au sein de la fédération états-unienne, des directions successives et concurrentes sur le financement de ce projet avant que les pros l'accomplissent.

Vingt-trois mille livres, cinq mille sept cents périodiques (utilisez le catalogue en ligne), un service de prêts aux membres et chapitres, et entre bibliothèques d'associations partenaires. L'équipe de la bibliothèque propose une revue trimestrielle de littérature philatélique, The Philatelic Literature Review et un blog de l'actualité du lieu.

L'APRL participe également au catalogue de la Bibliothèque philatélique globale, hébergée par la Royal Philatelic Society London, et dont la liste des membres participants impressionne par le nombre et la modernité d'indexation d'organisations états-uniennes (par le manque de français ?).

L'inauguration de la bibliothèque de Bellefonte comprendra la découverte du nouvel espace, un dîner et une conférence par David Beech, ancien conservateur des collections philatéliques de la British Library de 1983 à 2013.

Pour trouver la bibliothèque et le siège de l'American Philatelic Society lors de votre prochain road trip in the U.S. : par ici sur Google Maps.

Résumons pour les Français :
Donc, une fédération nationale possède son siège et une bibliothèque spécialisée complète qu'il met à disposition sur place et par correspondance à ses membres et visiteurs-chercheurs. Hum-hum.

Certaines salles et équipements essentiels financés par des associations et sociétés alliées et qui portent désormais leur nom. Hum-hum.

Propriété d'un siège, ancienne usine, dont on peut louer certains bâtiments pour tirer un revenu en plus d'économiser le loyer... Petit défaut, le bâtiment que la bibliothèque occupait temporairement est un peu bloqué entre un souci juridique (la donation pour le réaménager imposait une destination précise) et un souci fort pratique : l'APS a dû récupérer et doit se débrouiller de faire quelque chose d'une partie des nombreux cadres d'exposition surnuméraires du comité d'organisation de New York 2016...

Si, donc, tout n'est pas rose aux États-Unis, ça impressionne de voir que le problème de l'APS est ce que l'on fait de larges locaux possédés et pas si on pourra organiser un championnat national de quatre jours à Paris en 2016, voire peu importe où en 2017... Ce fut solutionner, mais des indices montrent que ce ne fut pas aisé pour la direction fédérale.

Des journalistes philatéliques français pour voir où en est la bibliothèque sise dans le bâtiment du Musée de La Poste, dont les présentations du musée lui-même et de l'Académie de philatélie paraissent... différentes ? Au-delà, je ne pense pas que les bibliothèques des associations locales ou spécialisées françaises en soient à ce que j'ai sommairement décrit auparavant.

Beech invité... Et au Royaume-Uni, l'État possède des collections de référence et une bibliothèque philatélique dont il a numérisée une partie quasi-complète jusqu'à 1911... Une idée de portail philatélique sur le site de la Bibliothèque nationale de France ou continue-t-on à aller à la pêche sur gallica ?

C'est bien la pêche si on aime contempler la nature sans être dérangé par les poissons. Sinon, environ deux mille six cents titres de la Crawford Library numérisée sont français...

Note : yaka, faukon... Juste ce que j'observe depuis quelques années comme différences marquantes entre les univers philatéliques français d'un côté, britannique et états-unien de l'autre. Mais je ne suis qu'un jeune ignorant :)

Des associations spécialisées de tout, mais absolument tout
Autre élément de différenciation entre les deux univers géographiques, il me semble : la part entre associations de proximité, associations spécialisées et sociétés.

Je comprend que les premières regroupent des collectionneurs et philatélistes ayant des intérêts variés par proximité géographique, ce qui est commode pour organiser expositions et les échelles locales des championnats.

Et que les secondes regroupent nationalement, voire internationalement, les philatélistes par spécialité, ce qui est commode pour organiser des rencontres avec des intérêts communs.

Je n'oublie pas les sociétés - sans réflexion ici sur le nom employé - qui regroupent tous les volontaires pour en être membres et participer, financièrement ou don d'huile de coude, à des grands projets telles la numérisation et mise à disposition du passé de la philatélie.

J'ai une impression, mais sûrement ai-je tort, que les deux dernières sont fort importantes (sans remplacer les premières) outre-Manche et outre-Atlantique que de ce côté-ci des Pyrénées.

Une preuve supplémentaire à cette impression ancienne : à un participant demandant comment débuter en exposition compétitive, quels livres de conseil, où acheter des cadres, quelles fournitures papetières, ses compatriotes du Stamp Collecting Forum ont répondu : American Association of Philatelic Exhibitors.

...

Ils ont même une Association américaine des exposants philatéliques ! Dont un membre, Steven Zwillinger vient de publier Path to Gold: 175 Proven Stamp Exhibiting Tips (environ deux cents pages) : la liste des cent soixante quinze trucs et le bon commande.

Si je posais la même question sur un forum français ou un dimanche matin dans une association de proximité en France, quelle réponse obtiendrais-je ?


Prochain article : Pendant ce temps aux États-Unis (3) : Amazon.com, poste et même philatélie.