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mardi 28 février 2023

Seconde moitié de février 2023 dans le monde de la philatélie

 Trouvailles sur Twitter principalement pendant la seconde moitié du mois de février 2023.

Timbre erroné en vente entre le premier et le six juillet 2022 en Autriche (via Linn's Stamp News).

Le seize, Linn's Stamp News résume l'erreur commise par la poste autrichienne sur un des quatre nouveaux timbres de roulette, émis le premier juillet 2022. Bonne illustration, mais mauvaise légende du château représenté ; dès le six juillet, la vente et les envois furent stoppés net. Cependant, quelques "Burg Güssing" erronés sont parvenus à des clients... Le timbre correct "Riegersburg" apparaît dans le catalogue en septembre.

Cliquer pour aller voir.

Le dix-huit, Graham Beck a montré un exemple magnifique d'art postal à partir d'une émission de timbres du Canada, d'un colis lourd et de postiers respectueux.


Affiche d'Europhil SPM 2023 (via le site de Jean-Jacques Tillard)

Découvert le vingt, le Club philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon organise une nouvelle exposition internationale, du vingt-deux au vingt-cinq juin 2023. Sous le patronage de l'Académie européenne de philatélie, aura lieu un championnat Un Cadre avec des collectionneurs de l'archipel français et des organisations nord-américaines, l'American Philatelic Society et la Société philatélique royale du Canada.



Le vingt-quatre, le webmestre de la Korea Stamp Society (adhésion libre et gratuite) a montré comment obtenir facilement des timbres fiscaux en Corée du Sud : acheter de l'alcool en bouteille comme en cannette.

Les fiscalistes en recherche d'un nouveau terrain de découverte peuvent se tourner vers la Corée du Sud aux timbres fiscaux multiples et régionaux.


Un exemple érinnophile du sens des inscriptions sur timbre chinois (fil Twitter par Richard Philatelist).

Le vingt-cinq février, Richard, un philatéliste britannique, a posté une vidéo sur YouTube pour expliquer les inscriptions sur les timbres de la République populaire de Chine. Une réalisation fort pertinente et utile. Merci !


Le vingt-six, Vaccari News annonce la disparition de l'historien postal Beniamino Cadioli, spécialiste des postes militaires italiennes depuis les guerres d'Abyssinie, à la fin du dix-neuvième siècle, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Couverture du Catalogue Scott des timbres contrefaits des États-Unis.

En pré-commande chez l'éditeur Amos Advantage, un fort étrange catalogue au nombre de pages promis à l'inflation, sauf si l'United States Postal Service ne réagit drastiquement : le Scott Specialized Catalogue of United States Counterfeits de 2023.

Apparemment, les timbres à validité permanente, Forever, pour le premier échelon intérieur sont tellement falsifiés depuis 2007 que l'éditeur a décidé qu'il ne pouvait plus les lister au sein du catalogue spécialisé des États-Unis : dix-sept pages pour les faux à valeur faciale chiffrée, quatre-vingt-dix-sept pages avec les valeurs permanentes,... et, déjà, d'autres falsifications ont été rapportées depuis le lancement de l'impression de ce nouvel ouvrage.

À rapprocher de la politique d'émissions de timbres à validité permanente... Je commence à comprendre celle de La Poste.


Bloc-feuillet japonais à venir le quinze mars (via l'association philatélique japonaise).

Enfin, à venir en mars, la poste japonaise émet un grand feuillet richement décoré sur deux châteaux de la Loire, Chambord et Chenonceau. Il est connu par les bilans de Philaposte Boulazac que l'imprimerie de la poste française imprime des timbres pour le Japon, mais ceux-ci ne portent pas de nom d'imprimeur. Pour ce feuillet, l'imprimerie apparaît avec cinq repères de couleur en bas à gauche.

Deux journées premier jour auront lieu à l'Institut français Kansai, le mercredi quinze et le samedi dix-huit mars.

mercredi 25 août 2021

Continuation d'anciennes nouvelles océaniques en août 2021

 En cette deuxième moitié d'été 2021, quelques sujets reviennent dans la lumière médiatique et montrent comment ils ont évolué sur plusieurs années.


En Atlantique-Nord.

Le philatéliste Jean-Jacques Tillard a été décoré de la médaille de l'ordre du Mérite, lundi vingt-trois août 2021 pour son rôle dans le rayonnement de la collectivité française de Saint-Pierre-et-Miquelon par le loisirs philatéliques lors des expositions inter-américaines et internationales.

À cette occasion, il a répondu aux questions de la chaîne de radio publique La 1ère, le lendemain, permettant de mettre à jour son palmarès : cent trente médailles désormais (cent en mai 2016) et en quête du titre de Champion des champions avec sa collection des surchargés du territoire au dix-neuvième siècle, lors de l'exposition européenne Notos 2021, en novembre en Grèce.

Par ailleurs, le dix-huit juin, la maison de vente David Feldman a annoncé que Tillard est devenu un de ses représentants internationaux.


Au milieu de l'océan Indien.

Autre océan, archipels aussi difficiles d'accès : les îles Chagos sont de retour dans la diplomatie onusienne. Aujourd'hui, mercredi vingt-cinq août, BBC News Africa rapporte la décision des membres de l'Union postale universelle de n'accepter le courrier en provenance et à destination de cet archipel qu'affranchi de timbres de Maurice.

Un des timbres du onze décembre 2017 par lesquels Maurice rappelait les zones économiques exclusives que cet État revendique autour d'une île française et des îles britanniques Chagos.

Depuis la scission des îles Chagos de la colonie mauritienne en 1965, l'éviction des Chagossiens de Diego Garcia loué aux forces armées des États-Unis et l'indépendance de Maurice en 1968, le statut du territoire britannique d'outre-mer des îles de l'océan Indien (B.I.O.T. en anglais) est contesté régulièrement par Maurice.

Petit à petit, les institutions multilatérales des Nations unies reconnaissent que la scission avant indépendance aggravé par le déplacement forcé des Chagossiens est illégale. : votes de l'Assemblée générale (non contraignant), mais avis de la Cour internationale de justice en 2019, et maintenant l'Union postale universelle.

Les philatélistes seront mitigés : du courrier britannique des Chagos, ça doit être rare... On peut imaginer que les militaires états-uniens utilisent la poste militaire. Et vu le niveau des services postaux (oblitération au stylo-bille, timbre démonétisé non taxé, etc.), combien de postes iront vérifier le courrier international pour trouver ce pays-là et en vérifier les timbres ?... Maurice à coup sûr.

Rappelons qu'il faut surveiller les îles Éparses de l'océan Indien, un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises : Tromelin est revendiqué par Maurice. De plus, Madagascar revendique ces îles selon la même logique que Maurice : selon le principe de la décolonisation, la France n'aurait pas dû séparer ces îles de sa colonie malgache.

Côté puissances européennes, l'époque est à la négociation. Le Royaume-Uni a promis de donner la souveraineté du BIOT à Maurice dès qu'il n'aura plus d'intérêt pour la Défense... à une époque où les puissances mondiales s'installent dans l'océan Indien (États-Unis, Chine et son « collier de perles », ce qui braque l'Inde qui s'entraîne avec la France, etc.). Les derniers présidents français tentent de convaincre Maurice et Madagascar d'une part, les parlementaires soudainement patriotes d'autre part, d'une co-souveraineté permettant protection de l'environnement et exploitation raisonnée des ressources potentielles.

À suivre.


Outre-Manche et Outre-Indien.

Pour ceux qui trouvent qu'il y a trop d'émissions sur des sujets superflus (c'est acceptable... si vous ne les achetez pas donc), le marchand britannique derrière Norvic Philatelics raconte, dans un article du vingt-quatre août, qu'au Royaume-Uni, le tournant ciné-télé-chanteurs états-uniens sur timbres date de 2015 et que l'embauche de Matt Parkes par Royal Mail participe de ce mouvement de toucher un public de fans non philatélistes.

Un article intéressant car il rappelle que Parkes est une personne fort aimable, et qui permet de garder trace de comment évolue un service philatélique et son travail programmatique... Ce que l'entreprise en question tente généralement de ne pas évoquer.

Dans le même ordre d'idée, mais plus en phase avec ce que les collectionneurs souhaitent d'un programme philatélique national, l'American Philatelic Society évoque, le même jour, l'illustrateur srilankais Isuru Pothpitiya et ses réalisations pour les timbres de son pays, dernièrement des émissions sur la flore et les milieux humides de l'île de l'océan Indien.


Au-delà du sérieux : l'humour philatélique d'antan.

Et si tout ceci vous paraît bien trop sérieux, Peter (@stampden sur Twitter ou son blog) a rassemblé des blagues et caricatures d'inspiration philatélique qu'il a retrouvées dans les archives de la presse anglophone au fil de ses recherches en philatélie sociale.

Son dernier exemple tiré d'un journal australien au moment de la grippe dite espagnole, arrivé début 1919 en Océanie, autour de masques et de comment éviter de lécher soi-même les timbres touchés par le postier avec ses doigts...

samedi 12 septembre 2020

De Napoléon à Saint-Pierre-et-Miquelon à la RPSL

 Quelques éléments très intéressants sur la France à la Société philatélique royale de Londres ce mois de septembre 2020.

Dans le numéro 1478 du London philatelist, James Taylor illustre un moment de l'histoire postale de Saint-Pierre et Miquelon des années 1860 à 1879. L'archipel français avait besoin de transférer son courrier sortant vers la Nouvelle-Écosse, notamment le courrier vers la Métropole enfermé dans un sac pour suivre une ligne transatlantique britannique.

Cependant, les accords postaux bilatéraux risquaient de limiter la capacité des Saint-Pierrais à communiquer et commercer avec des pays plus lointains. Un accord avec la Nouvelle-Écosse ouvrit une possibilité philatéliquement appréciée : l'usage de timbres-poste néo-écossais, puis canadiens, collé à Saint-Pierre, oblitérés dans la colonie britannique, avant que le courrier poursuive sa route vers les États-Unis ou au-delà.

Voilà une véritable utilisation de timbres étrangers sur un territoire, qui prend fin en 1879 quand la convention de l'Union postale générale s'appliqua enfin à l'archipel et la confédération voisine.


Un autre article, signé Lubor Kunc, raconte la présence sur le front français des Volontaires tchécoslovaque-états-uniens pendant la Grande Guerre (1917-1918) à partir d'une carte postale envoyée en franchise.

De l'histoire postale de la présence en France de soldats de nombreuses nations existantes ou en devenir avec la fin du conflit mondial.


Dans le calendrier de la Société, côté présentation, celle du onze février 2021 par Peter Rooke devrait évoquer la France et ses effets sur l'Europe à partir de 1789. Son titre : Revolution, Conflict & Occupation - The Posts 1789-1815.

Le neuf octobre à quinze heures de Londres, aura lieu une vente aux enchères de pièces offertes par des membres, dont le produit abondera le fond Tomorrow's Royal, pour garantir l'avenir des activités de l'association dans son nouveau bâtiment.

Un petit nombre de lots peuvent permettre à un collectionneur de France de disposer de timbres d'usage courant ou d'un collection de 1870 à 1940 à trier, explorer.


Mais, c'est mon sentiment anti-napoléonien qui regrette de ne pas avoir le loisir, ni la place de tenter accueillir le lot n°30 : une affiche du préfet du Gers, datée du six mai 1814, annonçant à la population l'arrivée des troupes espagnoles, britanniques et portugaises occupant le sud-ouest de la France de l'empereur vaincu.

Archivée pliée, un extrait de l'affiche du préfet du Gers de mai 1814 (catalogue de la vente Tomorrow's Royal d'octobre 2020).

Quelques jours à peine après la défaite, il faut lire comment ce préfet n'a que compliments pour les troupes qui arrivent... après que l'usurpateur a bouleversé gravement la vie politique espagnole en 1808, traversé l'Europe en tout sens avec ses armées et tout perdu dans l'aventure russe.

[oui, je vais me faire des amis à Rouen]

vendredi 10 avril 2020

Saint-Pierre et Miquelon pendant la Prohibition en BD

Pour découvrir l'archipel français de Saint-Pierre et Miquelon à l'époque de la Prohibition aux États-Unis (1920-1933), les éditions Dupuis propose une nouvelle héroïne aviatrice : Black Squaw écrit par Yann, dessiné par Henriet et colorisé par Usagi.
La une du numéro 4273 de Spirou magazine du quatre mars 2020.
Lisible comme une aventure incroyable, c'est en fait la vie de Bessie Coleman, métisse indienne-afro-américaine qui parvint à devenir aviatrice grâce à la pègre et Al Capone : elle assurait le transport d'alcool entre le petit archipel français et les États-Unis.

Dès les premières pages du premier tome, la fébrilité des gardes-côtes U.S., « le temps qui ne le permet pas », mais peu importe, et la méfiance réciproque entre les fournisseurs français et le client mafieux.

Les personnages saint-pierrais permettent d'évoquer le vocabulaire local des paysages, du climat difficile.

Comme il n'y a pas que les pionniers de l'aéropostale au début de l'aviation commerciale, le premier tome de cette histoire est à retrouver le quinze mai 2020 en librairie (... confinement ?) ou en épisodes depuis le numéro 4273 du magazine Spirou, disponible en kiosque ou sur la plate-forme en ligne izneo pour retrouver les numéros que vous avez manqués.

mardi 31 mars 2020

La France d'outre-mer face au coronavirus

Quelque soit leur statut constitutionnel, l'ensemble des départements-régions et collectivités d'outre-mer ont suivi la métropole sur le chemin des restrictions pour limiter l'arrivée, puis l'expansion du covid-19 parmi leurs habitants. Leur système postal dans la foulée.

Deux cas en particulier : Saint-Pierre-et-Miquelon et la Polynésie française.


L'archipel de l'Atlantique Nord a progressivement été coupé du monde au fur et à mesure où le Canada voisin limitait ses liaisons aériennes ; il faut absolument passer par le Canada pour atteindre les deux îles.

Cet article de Frédéric Dotte, accompagné d'un reportage de Robin Droulez et Jérôme Anger, du mercredi dix-huit mars 2020 pour la chaîne locale La 1ère, explique comment le bureau de poste de Saint-Pierre s'adapte à la situation.

Distanciation sociale et gestes-barrières tout d'abord. Il n'y a pas de tournée de facteur : chaque foyer dispose d'une boîte postale. L'idée sera de limiter le nombre de personnes passant simultanément dans cette salle ouverte les mardis et vendredis.

Pour le transport du courrier entre métropole et Saint-Pierre, La Poste était alors en train d'affréter un navire-cargo pour une liaison marchandises et courrier directe entre la France et Saint-Pierre. Cependant, le trente mars, Claire Arrossaména, Aldric Lahiton et Jérôme Anger de La 1ère de retour au bureau de poste expliquent que, finalement, tous les courriers et colis passeront par la voie économique habituelle : bateau entre Saint-Pierre et Halifax, en Nouvelle-Écosse, et avion d'Halifax vers la France.

Bonne nouvelle cependant : les colis essentiels ayant été distribués, les particuliers peuvent venir chercher les leurs chaque jour au bureau de Saint-Pierre.


Dans le Pacifique, la situation de Fare Rata - La Poste est au blocage postal quasiment total, d'après la page consacré au coronavirus sur le site de l'opérateur postal.

Depuis le lundi vingt-trois mars et jusqu'au lundi six avril (en théorie), tout est consacré aux services bancaires afin de permettre aux habitants de pouvoir payer leurs achats essentiels : retraits d'espèces avec plafond individuel, retrait de cartes bancaires.

Les seuls courriers arrivant aux destinataires doivent être des express transportant un passeport ou des médicaments. Tout autre courrier et colis entrant n'est pas délivré ; aucun courrier recommandé intérieur ou international n'est accepté.

samedi 21 mars 2020

La Poste de Saint-Pierre-et-Miquelon face au coronavirus

Mercredi dix-huit mars 2020, la chaîne locale SPM 1ère a diffusé un article et un reportage de Frédéric Dotte sur les adaptations opérées par La Poste dans la collectivité d'outre-mer française de Saint-Pierre-et-Miquelon dans le contexte des confinements en cours au Canada, en France métropolitaine et dans l'archipel-même.

Comme en Métropole, et bien qu'aucun cas n'y a été détecté, le confinement de la population est en vigueur : les visites au bureau de poste de Saint-Pierre doivent se limiter à l'indispensable : recommandé, produits médicaux et sanitaires ou administratifs.
La salle des boîtes postales du bureau de Saint-Pierre (SPM 1ère).
Cependant, il n'y a pas de tournée de facteurs dans l'archipel : chaque habitant dispose d'une boîte postale au bureau. Comme pour les supermarchés, le nombre de personnes y entrant simultanément va être contingenter.

Problème plus grave : le courrier et les colis vers l'extérieur...

Fret, colis, passager, tout passe par le Canada. Seulement, depuis le début de la semaine, ce pays interdit les arrivées aériennes aux étrangers non-résidents. Une exception était accordée pour les liaisons avec l'enclavée Saint-Pierre-et-Miquelon... Pour combien de temps ?*

Pour courrier et colis, les autorités françaises sont en train d'affrêter un navire-cargo qui devrait partir d'ici quelques jours de Métropole. Une liaison maritime postale directe sera donc en place le temps de l'épidémie.

Mise à jour du lundi vingt-trois mars 2020 :
* : L'actualité va très vite quand on lutte contre une épidémie. Ce lundi, le Préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon a ordonné l'interruption des liaisons aériennes vers le Canada, ce qui, à l'échelle de l'archipel, correspond à celle des liaisons entre la Métropole et les départements d'outre-mer.

Comme pour les cinq D.O.M., le Préfet va organiser un calendrier des vols nécessaires pour les prochaines semaines.

jeudi 1 juin 2017

Exposition inter-américaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

Aujourd'hui, jeudi premier juin 2017, le Club philatélique de Saint-Pierre a ouvert sa troisième exposition internationale depuis 2011, SPM Expo 2017.

Six pays de la Fédération inter-américaine de philatélie ont accepté l'invitation de venir dans la collectivité française de Saint-Pierre-et-Miquelon.
L'affiche aux drapeaux des nations participantes par Jean-Jacques Oliviéro (site de l'exposition).
Outre le site de l'exposition et celui de l'association, les chaînes de radio et télévision publiques SPM 1ère accompagnent, de nouveau, les philatélistes.

Le président du club, Stéphane Fouchard, a pu présenter l'exposition, le fait d'exposer et les valeurs du loisir pendant le journal de la radio, espérant toucher le plus large public.

Pendant le journal télévisé du mercredi trente-et-un mai, c'est le montage des cadres, les préparatifs et ce que les visiteurs découvriront qui ont fait l'objet d'un reportage.
Les fédérations nationales présentes à SPM Expo (capture d'écran, SPM 1ère, reportage de Claudio Arthur et Aldric Lahiton). 
Vingt collections de cinq à huit cadres et dix-neufs collections classe un cadre sont exposées, permettant de faire le tour du continent de l'archipel français jusqu'aux bureaux ambulants ferroviaires argentins.
Quelques exemples de la série des exportations mexicaines, objet d'une exposition au musée philatélique de Oaxaca en 2013 (image d'un article sur l'exposition, DesignBoom.com, vingt-deux novembre 2013)
Dans ma curiosité partielle, une série de doubles accumulées, enfant, fait l'objet d'une étude traditionnelle par le Costa-Ricain César Sancho : La Série México Exporta 1975-1993.

Et, côté un cadre et début de passion personnelle, une proposition de l'États-Unien Robert Hisey sur The Exit Routes for African Civil Airmail to US pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour suivre l'exposition : par ici, et l'actualité du Club de Saint-Pierre : par là, et toujours un œil sur SPM 1ère.

Mise à jour du samedi trois juin 2017 :
Le palmarès a été publié vendredi sur le site de l'exposition.
Jaime Benavides, un des exposants et des commissaires qui ont bien voulu accueillir les scolaires saint-pierrais à l'exposition (reportage de I. Thomelin, J. Anger et J. Cormier, SPM 1ère, deux juin 2017). 
Dans le journal télévisé de SPM 1ère, le vendredi deux, une classe de lycéens a écouté Jaime Benavides, le commissaire mexicain, leur expliquer en espagnol l'histoire de son pays par les timbres.

N'hésitez pas à regarder l'édition du mercredi trente-et-un mai : après le reportage déjà ci-dessus, Stéphane Fouchard expliquait l'importance de cette compétition, la seule de compétition continentale de 2017, et ce qu'elle permet pour son club, l'archipel et les visiteurs.

Et dans le journal télévisé du dimanche quatre juin 2017 :
un reportage sur la remise des prix le samedi soir (repris en article avec extrait vidéo le lundi cinq par Marie-Claude Vidal).

Deux médailles grand or et le Grand Prix décerné à Jean-Jacques Tillard avec deux collections sur la philatélie de l'archipel fin dix-neuvième siècle ; médaille d'or pour Loïc Detcheverry pour les Oblitérations de Nouvelle-Écosse sur timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon ; et médailles d'or et de vermeil sur l'histoire postale saint-pierraise de 1932 à l'après-guerre pour Jim Taylor, président de la Société royale de philatélie du Canada.

Tous trois interrogés par S. Bry, A. Rebmann et Th. Detcheverry de SPM 1ère.

mardi 2 mai 2017

Lecture diagonale du palmarès de Phila-France 2017

N'ayant pas visité l'exposition Phila-France à Cholet, entre le vendredi vingt-huit avril et le lundi premier mai, mes commentaires seront amateurs, superficiels,... sûrement fort inutiles aux connaisseurs. Loin donc des grandes naïvetés de la série d'articles sur Paris-Philex 2016.

Pourvu qu'ils vous incitent à aller lire ce palmarès à partir du site de la manifestation ou, dans quelques temps, sur le site de la Fédération française des associations philatéliques... et à ne pas rater la prochaine exposition la plus proche.

Avec le type Groupe de Saint-Pierre-et-Miquelon, Jean-Jacques Tillard continue son chemin vers les deux cents médailles d'or. Cela accompagne bien la parution de son catalogue de cotation des classiques de l'archipel français et la prochaine exposition internationale saint-pierraise au tout début du mois de juin à venir.

Après une médaille vermeil à Paris-Philex 2016, la collection sur la luminescence sur timbres de France d'Olivier Gervais est proposée pour le Grand Prix, avec une médaille d'or à quatre-vingt-treize points. Séances de rattrapage en lisant son site spécialisé et, pour l'actualité « pho » et ses récentes trouvailles à la lumière noire, son blog Les News du phospho. Une discipline qui a ses définitions depuis avril 2016.

Ensuite, les titres qui suscitent ma curiosité en début de palmarès : La taxation des vélocipèdes du public en un cadre (fiscal, j'imagine) de Jean-Pierre Fosse, Le dimanche, phénomène de société en cartes postales par Félix Albe.

Il n'y a pas que de la thématique en jeunesse : Hector Logette-Berthier est parti À la découverte de la Cérès de Mazelin. Mais cela ne diminue en rien l'attractivité - et le travail - des autres compétiteurs telle Anastasia Toti et La musique est le langage des émotions selon Emmanuel Kant : une présentation qui me fera enfin comprendre l'hermétique philosophe de mes études jadis ?

En classe ouverte, le mélange des disciplines collectionnables attire l'œil : quels documents non philatéliques dans La Généalogie par Maurice Vitel ? Les amateurs de faune et de flore, ou de sciences, sont bien servis par cette catégorie, assez populaire en France.

Tout autant que l'histoire postale dont les participants emplissent une page et demi du palmarès. En diagonale, je voudrais bien découvrir : À la conquête des oasis de Laurent Baudin - Le Sahara bientôt français ?

Dans la même classe, très contemporaines sont les études des Machines à oblitérer et préparatrices du courrier utilisées en France depuis 1991 d'Yvon Coquin et Inflation et affranchissements en Ukraine (1992-1996) de Lionel Delarue. Contemporéanité continuée en littérature avec la somme d'Olivier Bergossi sur Comores indépendantes - Mayotte. Histoire postale et philatélie (1975-2015), publié en mai 2016 par Col.Fra (auteur des riches pages philatéliques du site Comores-Online.com), et Jean-Paul Rortrait s'attaquant aux marques postales à imprimer soi-même Mon timbre en ligne.

Bien entendu, mes oreilles se dressent haut devant Le roi Édouard VIII sur lettre de Philippe Kaminski : timbres britanniques, courrier du Palais, cartes postales pendant voire après le règne ???

Que n'ai-je raté à ne pouvoir aller à Cholet !


Notes du jeudi quinze juin 2017 :
Le journal de la chaîne publique Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère a diffusé un reportage et un article de Marie-Paul Vidal, le mercredi dix-sept mai dernier, à l'occasion de cette cent huitième médaille de Jean-Jacques Tillard. En annonce finale : SPM Expo de début juin.

Côté vidéos fédérales, celle intégrale du Congrès est proposée sur le compte du vidéaste Vincent Lourdin.

mardi 28 février 2017

Bande-annonce : à Saint-Pierre-et-Miquelon le premier juin prochain

Du jeudi premier au dimanche quatre juin 2017, une exposition continentale inter-américaine aura lieu à Saint-Pierre-et-Miquelon, la collectivité d'outre-mer française.
Logotype de SPM Expo 2017 (site officiel).
La réussite de l'exposition de 2014 inspire le Club philatélique de Saint-Pierre.

Le site permet de consulter la liste des jurés et les trophées offerts par les fédérations nationales inscrites.

mercredi 18 janvier 2017

Pendant que le φ représente la France...

La lettre grecque n'a toujours pas disparu des timbres de la Nâââtion, après les états généraux de la φl@télie... Effigie allégorique à la Machin, fougère néo-zélandaise, logotype national singapourien ou de l'opérateur postal...

Non. Une lettre grecque.

Perdons notre temps à tenter de convaincre par d'autres alternatives.
Merci au Postcrosseur néerlandais qui m'envoya une carte-proverbe, le lundi neuf  janvier 2017.
La tulipe sur timbre pour lettre internationale aux Pays-Bas. Une effigie de coq dans un coin de timbre ? Une abeille... trop napoléonien. Une croix de Lorraine ? Trop résistant ?

Un profil de Marianne, bonnet phrygien bien marqué ? Trop révolutionnaire ? Rameaux de chênes et d'olivier mêlés ? Pas assez international ? Le tricolore bleu-blanc-rouge ? Trop coloré ?
Une des émissions du vendredi vingt janvier 2017 de Finlande avec les nouveaux symboles d'usage en bas à droite (communiqué de presse de Posti - lien direct vers la boutique).
Simplissime : depuis ce mois, l'opérateur finlandais Posti indique la valeur d'usage nationale et européenne de ses timbres (1,20 € tout de même) par le profil cartographique du pays et le symbole de l'euro...

La France métropolitaine et la Corse... les cinq départements-régions d'outre-mer et deux collectivités antillaises réservées à la jet-set en colonnes à droite ? Trop chargé ?

Un hexagone bien hexagonal ? Trop géométrique ?
À Saint-Pierre-et-Miquelon depuis mars 2016 (boutique de La Poste de métropole).
Le profil géographique, Saint-Pierre-et-Miquelon continue d'en faire une série d'usage courant, comme Mayotte au temps de son indépendance philatélique.

Un oiseau postal stylisé ? Trop de droits à reverser aux descendants de Guy Georget ?

Fi du φ !

dimanche 8 janvier 2017

À Saint-Pierre, le courrier arrivera, si le Canada le permet

Traditionnellement, c'est l'aléa météorologique qui empêchait le débarquement dans les îles. Depuis quelques fins d'année, à Saint-Pierre-et-Miquelon, le courrier arrive « si le Canada le permet » !

Ainsi, en décembre 2016, ce sont un peu plus de deux tonnes de lettres et de colis qui sont restés bloqués à Toronto pendant les fêtes et qui sont enfin arrivés lundi deux janvier au matin, se sont assurés deux journalistes de la chaîne Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère. Il était temps autant pour les colis-cadeaux et pour les lettres des élections professionnelles de ce mois-ci.

En retour, il y a une lenteur  à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et Toronto pour le courrier à destination la France métropolitaine.

Le directeur de La Poste de Saint-Pierre, Jean Ketterlin, assure que la réclamation annuelle a atteint, cette saison, un niveau suffisamment élevé pour qu'il y est espoir pour le courrier de l'année 2017.


dimanche 18 décembre 2016

Sous les marronniers, SPM 1ère va de salon en expositions

La chaîne publique Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère continue à suivre quasiment en direct l'actualité des philatélistes de la collectivité d'outre-mer française. Revue d'extraits pour l'automne 2016 : les reportages sont regardables sur les pages web de SPM 1ère liées dans les paragraphes ci-dessous.

Samedi cinq novembre, c'est la présence de la poste de l'archipel qui motive la caméra de la 1ère à se rendre au Salon d'automne à Paris. En une minute quarante-six, promotion des timbres locaux, promotion de la taille-douce par la conseillère artistique Raphaële Goineau (sujet d'un reportage en août), promotion du carnet de voyage sur la gendarmerie. Efficace.

Lundi quinze novembre, dans Brume de Capelans, le philatéliste Jean-Jacques Tillard revient sur l'année 2016 du Club de Saint-Pierre, de sa présence comme nation américaine à New York à son quatre-vingt-quinze points pour la première présentation internationale à Philataipei de sa collection sur le type Groupe.

Marronniers de Noël le dimanche onze décembre avec un petit tour du côté de l'arrivée des colis au bureau de Saint-Pierre, alors que quelques personnels malades affectent autant le service que les expéditeurs n'indiquant pas le numéro de boîte des destinataires îliens.

Pour ceux qui souhaitent profiter d'une trêve des confiseurs sans philatélie : l'actualité locale comprend également les problèmes de la patinoire qui ne gèle pas, un atelier de rigologie, la mise en ligne d'archives sur les poilus du territoire par le musée de l'Arche et les célébrations du bicentenaire du retour des Français à Saint-Pierre et Miquelon en 1816.

samedi 3 décembre 2016

L'Académie de philatélie exposait à Londres

Jeudi dernier, le vingt-quatre novembre, des membres titulaires et correspondants français ou associés étrangers de l'Académie de philatélie étaient invités à exposer au siège de la Royal Philatelic Society London.

La majorité des collections furent consacrées à la France, métropolitaine comme d'outre-mer. Quelques-unes à des correspondances étrangères arrivées ou parties de ce pays, ou françaises passées par l'étranger. Quelques-unes développaient d'autres pays francophones - Haïti par Guy Dutau, l'enclave du Lado par Patrick Maselis - ou sur lequel l'expertise française (du graveur, de l'imprimeur et du collectionneur) s'exerçait - Louis Fanchini et les timbres de Grèce.

Le menu est disponible sur le site de l'Académie et les résumés des présentations au format pdf sur celui de la Société.

Esprit de contradiction oblige, mon résumé trop succinct s'attache à ce que mon regard à trouver inhabituel, mais la lecture n'a pas négligé les autres collections proposées.

Ainsi, les pêcheurs français sur les grands bancs de l'Atlantique Nord de 1896 à 1939, travaillant sur leurs navires toute la saison de pêche durant, sans escale. Leur courrier était confié aux navires ravitailleurs ou croisés à l'occasion, ainsi qu'aux navires-hôpitaux de la Société des œuvres de mer. Le livret-souvenir reproduit deux éléments proposés par Hendrik Schlabbink une carte déposée par un tel navire en Islande pour Cannes ; et une lettre taxée en France déposée non affranchie en Nouvelle-Écosse.

En cartophilie innovante, Michèle Chauvet évoque le quart de siècle d'existence des cartes porcelaine, à l'aspect lithographique particulier permis par la céruse, un des carbonates de plomb, dangereux pour l'utilisateur...

Plus éphémère encore, Jean-Christophe Jacquot se concentre sur la liaison maritime de la Compagnie générale transatlantique entre Panamá et Valparaíso, au Chili, de mars 1872 à février 1874, dans le contexte de la concurrence impériale avec le Royaume-Uni.
La lettre entre Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon de 1875 présentée par Peter Kelly (copie d'écran du livret de l'exposition RPSL-Académie de philatélie du jeudi vingt-quatre novembre 2016).
Lignes de la C.G.T. poursuivies par Peter Kelly dans l'océan Indian de 1864 à 1882, avec, entre autres, une lettre entre négociants, partis de la Réunion - affranchie par cinq timbres de trois séries différentes - à Saint-Pierre-et-Miquelon via Aden, Marseille et la Grande-Bretagne. Je suis très curieux de savoir qui avait acheté (ou avait besoin de) quoi entre ces deux extrêmes coloniaux.

Spécialiste des duchés et villes entre Allemagne et Danemark, Chris King propose des lettres de soldats danois envoyés depuis le nord de la France qu'ils occupent de janvier 1816 à l'automne 1818, conformément au traité de Paris (celui de novembre 1815 probablement, faisant suite à celui de 1814 et de l'aventure des Cent-Jours).

Prix du modernisme avec Jean-Jacques Rabineau qui atteint l'année 1977 et la genèse du type Sabine de David par Gandon, suivi de près par Jean-Pierre Magne et le service express de Maurice entre 1903 et 1966. Ce dernier explique que moins de soixante-dix lettres sont connues avec les timbres surchargés spécifiques jusqu'à 1910, et qu'au-delà, les courriers sont rares.

Presqu'à la fin du cheminement, l'histoire postale de Montpellier jusqu'à 1849 apparaît, non sous les cadres de Michel Soulié, président de l'Association postale de Montpellier, mais de Iain Stevenson qui a étudié l'histoire du Collège des Écossais, lieu d'études fondé par l'Écossais Patrick Geddes en 1924 sur les hauteurs nord de Montpellier.

Merci pour cette diverse-tissante et inspirante lecture.

mardi 30 août 2016

Reportage annuel sur Raphaële Goineau sur SPM 1ère

Quoi ! Pas de reportage télévisé ou d'entretien radiophonique sur la philatélie de Saint-Pierre-et-Miquelon rapporté sur ce blog depuis un trimestre !

Ouf, merci à Angélique Le Bouter et Yannick Télétchéa de Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère d'avoir rencontré, comme chaque été, la peintre paysagiste Raphaële Goineau. Diffusion samedi dernier, le vingt-sept août 2016.

Conseillère artistique depuis 2005, elle a remplacé le regretté Mark Taraskoff. Elle est montrée dans sa maison saint-pierraise en train de reprendre informatiquement un dessin de Patrick Derible pour l'adapter à l'impression taille-douce...* Elle profite de ces séjours pour rencontrer les artistes du programme philatélique local, échanger avec eux et leur expliquer les contraintes de l'imprimerie, tout en rencontrant d'autres qui pourraient y participer à l'avenir.
Retrouvé avec Colnect, Le Banc bleu, peinture de Raphaële Goineau , timbre émis en 2009... Une touche bois et couleur qui rappelle les maisons d'Amérique du Nord, davantage que celles de métropole (colnect.com).
Installée dans l'ouest de la France le reste de l'année, la Saint-Pierraise Raphaële Goineau revient en fait chaque mois d'août dans l'archipel nord-américain pour exposer, reprendre de l'inspiration et de la lumière... Des éléments qui la font classer par la critique comme « artiste américaine ». Une partie des reportages augustiens sont retrouvables avec l'aide de la page youTube de l'artiste.

Très connectée, elle dispose d'un site personnel avec boutique (peintures, mais aussi celles-ci imprimées sur sac en toile et aimants), d'un blog et d'une fiche sur le site du ministère français de l'Outre-Mer avec la liste de ses expositions.

Hors sujet gravure :
* Les puristes ont dû hurler : pire que la GAO, la GeSGAO. De la gravure sans graveur assistée par ordinateur.
Gravure assistée par ordinateur ? Mon explication du timbre de six euros et ses profils conjoints (Stamp Engravers, vingt août 2016).
Mais auront-ils une meilleure réponse que la mienne à la question espagnole d'Adrian Keppel sur le blog Stamp Engravers : comment superposer deux profils royaux gravés par deux artistes différents pour réaliser un timbre de six euros en 2004 ?

jeudi 18 août 2016

L'Algérie postale de 1603 à 1851 au Collectors Club de New York

Laissons Paris et Londres pour traverser le vaste océan et atteindre la page des conférences filmées du Collectors Club de New York. Et les conférenciers semblent s'intéresser grandement aux choses françaises quand ils ne viennent pas de France eux-mêmes !

Premier visionnage : le mercredi quinze juin dernier, Kenneth Nilsestuen, président de la France and Colonies Philatelic Society*, a proposé une promenade à travers l'histoire postale « européenne » de l'Algérie des origines jusqu'à 1851, soit le début de l'emploi de timbres-poste français.

Promenade car le conférencier n'hésite pas à aider ses auditeurs à entrer dans le pays concerné : gravures du dix-neuvième siècle, photographies des années 1950 sinon, des ruelles de la Casbah d'Alger aux paysages agricoles coloniaux. Et contrairement au Musée de l'Armée aux Invalides, les affres de l'invasion et de la « pacification » sont explicitement évoquées, notamment pour la prise de Constantine.

Les marcophiles seront aux anges à partir de l'arrivée de l'expédition militaire de 1830 avec la multiplication des lettres, des marques militaires, de désinfection, d'entrées, puis des oblitérations indiquant « Possessions d'Afrique » en bas de la couronne, remplacées en 1839 par le nom « Algérie » (avec dernière date d'utilisation connue pour la première - 25 mai 1839 - et première pour la seconde - 27 août 1839).
La plus ancienne lettre européenne connue, datée de 1603 (collection Kenneth Nilsestuen, Collectors Club, New York, juin 2016).
Néanmoins, la première partie est très intéressante même si elle comprend seulement onze plis et un document pour trois cents vingt-trois ans d'histoire d'Alger et d'Oran. Pour le dix-septième siècle, la plus ancienne lettre survivante est datée d'Alger le treize juin 1603 pour Toulon, suivie de celle d'un prisonnier italien des pirates locaux écrivant en 1674 pour demander à ses proches de payer sa rançon. Entre les deux, un document rappelle la présence espagnole sur ses côtes.

Ce qui marque également nombre de lettres du dix-huitième et dix-neuvième siècle sont les marques indiquant une désinfection arrivée en France : tampon après la Révolution, mais également traces de coups de couteau, recto acidifiée par un bain de vinaigre. D'ailleurs, trois lettres à marques consulaires françaises présentées sont des rapports sur la situation sanitaire en Algérie.

Après le début de l'invasion français, les pièces collectées se multiplient de manière exponentielle et M. Nilsestuen les suit lieu par lieu, ponctué d'évocations historiques et géographiques. Et les origines vont des militaires aux civils européens (dont une lettre de 1835 de Mostaganem pour Zagreb!?), et même algériens avec une lettre de 1832 du Dey d'Alger à un correspondant à Bougie évoquant les événements militaires.
Lettre de Bône de 1830 pour un Bazille de Castelnau, près de Montpellier... Des généalogistes vont être vivement intéressés par le contenu de ce courrier au cas où (collection Kenneth Nilsestuen, Collectors Club, New York, juin 2016).

À Bône (actuelle Annaba), c'est le Montpelliérain qui plisse les yeux. Non sur l'oblitération du trente juin 1840 qui indique, explique Nilsestuen que le postier a bricolé avec les morceaux de cachets disponibles : le millésime étant trop grand pour la couronne.

Mais quel nom pour le destinataire : « Monsieur Bazille, Castenau[-le-Lez ???] / Montpellier »... Frédéric Bazille, le peintre pas encore né alors ? Son père Gaston, vingt-et-un ans, futur viticulteur important et homme politique de la Troisième République ? Aucun lien généalogique ? Il faudrait pouvoir lire le contenu.

La dernière partie sont les premiers usages des timbres Cérès de France en Algérie en 1849, avec des exemples de lettres partis de Batna, à la même époque où les premiers convois de colons débarquent en Algérie conquise (États-Unis obligent, est rappelé que c'est contemporain de la ruée vers l'or en Californie).

Les amateurs de marcophilie et de l'histoire postale de l'Algérie sous contrôle français retrouveront cette conférence sur le site du Collectors Club et sur l'hébergeur Vimeo par ici.

* : non, je n'ai pas fait exprès que la page d'ouverture du site de cette société montre un aussi statistiquement improbable grand nombre de collectionneurs de Saint-Pierre-et-Miquelon dans l'Oklahoma en 2015.

Compléments du week-end suivant :
La lettre Bazille fera très prochainement l'objet d'un petit article sur ce blog grâce à la gentillesse de Kenneth d'avoir bien voulu me transmettre des scans de son contenu.

Compléments du mercredi vingt-six octobre 2016 :
Je modifie l'annonce de la conférence d'automne sur l'Afrique coloniale français au Collectors Club. Au lieu de l'Algérie, c'est l'Afrique française à partir du Sénégal entre 1914 et 1940 par Kathy Johnson, le mercredi dix-neuf octobre. À visionner sur le site du Collectors Club ou sa page Vimeo.

Pour ceux qui ont apprécié les illustrations paysagères de Kenneth Nilsestuen, deux articles dans Timbres magazine de François Chauvin sur les cartes-lettres illustrées d'Algérie, émises par les postes dans la seconde moitié des années 1930 : sur l'artisanat indigène (numéro de juillet-août 2016) et les vues touristiques (novembre suivant).

Compléments du samedi deux octobre 2021 :
Le vingt-six septembre 2021, Kenneth Nilsestuen a une présentation en ligne sur l'histoire postale et l'histoire en général de l'Algérie du seizième siècle à 1830 aux membres de la France and Colonis Philatelic Society (États-Unis), visible sur YouTube.

Les intéressés auront une mise à jour des plus anciens courriers connus et possédés par les collectionneurs, autant Ken Nilsestuen que la fédération philatélique turque. Comme celle de juin 2016, la présentation est riche d'illustrations d'époque de l'Algérie de l'époque moderne et des problèmes de captures d'Européens par les marins locaux.

jeudi 30 juin 2016

Mille en neuf ans et presque demi

Millième post, article, blague, dissertation philatéliques aujourd'hui, jeudi trente juin 2016 pour ce blog en neuf ans et cinq mois. Mes meilleurs souvenirs liés à son écriture ?

Non pas tellement mes exhibitions hyper-ironiques des actions des directions successives de φl@poste et de leurs alliés fédéral et négociant... Ça m'amuse de les écrire bien sûr, surtout les imaginatifs épisodes de Marian, Gloire et Beauté (merci Posti) quand la probable déception des dirigeants de La Poste et des traditionnels artistes du timbre a provoqué d'étranges réactions des φ-journalistes φrançais (depuis quand ne respecte-t-on pas les embargos et la sainte neutralité face aux émissions de France ??? Jamais sauf quand...) pour la nouvelle Marianne de la jeunesse, avant même qu'Olivier Ciappa ne tweete sur le lien entre son timbre et la thématique mamelles.

Tout cela permet de passer de lasses et inutiles colères... Lasses quand je vois le pigeonni... je lis le témoin « boucheur de cases » trouvé par l'éditorialiste Socrate dans Timbres magazine de ce juillet-août : il ne peut s'empêcher d'acheter tout ce qu'il trouve beau, mais φl@poste devrait comprendre que son porte-feuille n'est pas extensible...

lol ? Grrrrr ? Appeler la CGT à manifester au cri : « Françoise et Gilles au pilori » ? Écrire un essai Désir eslingérien et frustrations gilliennes de la case non bouchée chez le collectionneur français post-moderne ? Avec une édition poche enrichie d'un chapitre Les 12 méthodes de la spéculation heureuse ?

Aujourd'hui, j'écris au premier degré sans aucun humour : que ce collectionneur se démerde. Moi, je continue à couper des arbres... on ne sait jamais en cas de spéculation sur le marché du pilori :)

Alors quoi comme souvenirs ?

L'oblitération du bureau de Cacao, en Guyane, en 2002 (scan envoyé par Pierre Millien).
La découverte au hasard des lectures et des recherches de lieux et de populations, tel le village guyanais de Cacao où la République française installa des réfugiés hmongs en 1977 (article du trente-un juillet 2009).

Oui, ce simple petit article sur un si petit lieu découvert en farfouillant ce que je pouvais découvrir au moment du feuillet chocolaté de 2009. Parce que le timbre, l'oblitération, l'activité postale sont liés au besoin humain de communiquer et de commercer, pas à étouffer dans des classeurs, ni à être limités à une valeur spéculative.

Sinon, ce sont toutes les personnes qui m'ont permis d'apprendre et de découvrir qui marquent cette décennie.

Des marchands-auteurs britanniques qui étudient ce qu'ils vendent. Certes, on peut se poser la question de leur objectivité à multiplier les découvertes de variations des timbres-poste et de distributeurs de Royal Mail, mais au moins Outre-Manche, ce sont des Philatélistes qui étudient, commentent, critiquent les nouveautés britanniques dans les périodiques grand public Stamp Magazine, Gibbons Stamp Monthly et sur leurs blogs (comme celui de Norvic Philatelics de Ian et John Billings).

Les rencontres de Basil Herwald avec les dirigeants des services philatéliques de pays variés lors de ses voyages pour Gibbons Stamp Monthly, loin de se contenter d'attendre le mail annonçant le programme annuel d'émissions depuis son fauteuil et qui permet de montrer que nouvelles émissions actuellement n'est pas synonymes de diarrhées philatéliques ou de papier-peint d'agences.

Quel bonheur donc que mes abonnements à ces deux mensuels britanniques depuis 2007, découverts par leur couverture sur les quarante ans de la série Machin (vous pouvez aussi rejoindre les fanatiques de l'effigie Annigoni sur le forum StampBoards). Un salut amical à Julia Lee où que ses pas professionnels l'aient porté depuis les pages News de Stamp.

À l'époque temporairement éloigné à Paris, ce blog fut inspiré du modèle d'alors le Blog philatélie de Dominique Stéphan, hélas disparu du web. Comme est en sommeil depuis quelques temps l'actif thématiste Oh les timbres. Des devenirs que ce blog aurait pu connaître entre 2011 et 2013 quand il fut très difficile de concilier et placer dans des priorités durables philatélie et écriture avec vies professionnelle et personnelle, et autres loisirs... Pourquoi des catégories Uchronie et Jeu vidéo sur un blog philatélique ?!! Parce que.
Helen Morgan, non-philatéliste, a enquêté sur les premiers timbres de Maurice (amazon.co.uk).
Les lectures ont aidé à maintenir un chemin, même quand elles ne finissent pas toutes sur le blog. Avec internet d'abord qui a permis de découvrir deux livres écrits par des Moldus sur les premiers timbres de Maurice et la Collection philatélique royale. Dans le même temps, je découvrai Londres et sa richesse philatélique à l'époque où le libraire Vera Trinder y était encore.
La bibliothèque est toujours là malgré les déménagements (IKEA c'est du solide), mais depuis mai 2010, les albums ont dû se tasser plus bas encore face à l'afflux d'ouvrages et de dvd... Oui, fan de séries télévisées en plus (licence creative commons cc by-nc-nd 3.0 fr).
De fil en aiguille, je suis passé des ouvrages de Douglas Muir du British Philatelic Museum & Archive aux publications de la Royal Philatelic Society London...

En effet, alors que je découvrai l'ambiance si feutré (plus qu'en 2009) de la halle des marchands de Monacophil 2011, j'abordai timidement le stand de la Royal Philatelic Society London car le modeste lecteur-blogueur philatélique que je pense être, osai demander à acheter le cd-rom de l'intégrale du London Philatelist (aujourd'hui sur clé USB pour trente livres sterling) pour enfin profiter de certains articles inacessibles mais hautement intéressants.

Là, un chaleureux et jovial Frank Walton me transforme en membre-lecteur-blogueur visiteur impatient de revoir la bibliothèque du 41 Devonshire Place, intenable au travail les jeudis de conférences diffusées en ligne, explorateur aventureux des milliers de volumes et le million de pages de la Crawford Library - cela va-t-il finir comme dans un double-épisode de Doctor Who ? Qui a éteint la lumière ? Brrrr... - et, dans le même élan et à ma grande surprise, spectateur intéressé des expositions philatéliques : la partie que la presse philatélique française ne commente jamais (encore merci, Robert Marion).
Franchement quelles associations peuvent se vanter de disposer de toilettes aussi philatéliques que celles de la Société philatélique royale de Londres ? Distributeur de timbres et boîtes aux lettres extrait des collections du musée de la RPSL.
Si les commentaires sur ce blog sont fermés et son auteur assez contemplatif, les contacts liés existent, ponctuellement avec Pierre Millien et Olivier Gervais (Avez-vous vu sa lumineuse collection à Paris-Philex ? Au moins son site) quand je faute grandement... Laurent Bonnefoy en sait quelque chose dernièrement.

En attendant un clin d'œil aux deux seuls anonymes qui ont tenté le mail hautement moralisateur sur l'odieux que je suis de ne pas nommer de son nom philatélique la Marianne de Nicolas ou d'oser faire autre chose que de la philatélie sur un site philatélique... Deux clics : un sur le bouton Spam, un autre sur la corbeille. C'est un blog/bloc-notes personnel d'un amateur.

Et désolé à deux ou trois autres, mais je ne m'intéresse pas à tout : je ne suis pas une agence de presse philatélique, même si je passe du temps à débusquer des informations avec Google Actualités. Être systématiste dans la publication reçue, c'est un métier, il y a des professionnels : profitez-en.

Le reste des lecteurs ? D'après les outils de mon hôte Blogger, je salue la majeure partie de mon public : les robots de Google et de Google Images :) Sans oublier ceux de l'entreprise privée qui assure le suivi de la réputation du Groupe La Poste sur les réseaux sociaux ;) que je remercie d'avoir retweeter des articles de temps à autre, provoquant des explosions inexplicables de consultations (deux cents lecteurs pour ce résumé de Midi libre !??)... Généralement quand je complimente La Poste. Aussi rare qu'un bloc Courrèges en couleurs à Paris-Philex :p
La trouvaille de l'année et l'article qui m'a fait le plus plaisir d'écrire : comment le Conseil de promotion de la philatélie du Nigeria a réussi une exposition-colloque en mars dernier, en présence de l'ancien président Obasanjo (à droite ; NTA News, trois mars 2016).
Heureusement quelques humains lisent également ce blog : une douzaine dans la journée chaque publication à coup sûr - Bonjour ! Une centaine d'un coup quand je critique le monde φl@télique, mais seulement la moitié quand je le complimente le lendemain... Oh ! Lectorat aussi difficile que je suis hypocrite :p

Depuis 2015, vous provenez d'une liste de plus en plus longue de pays différents selon où l'adresse du blog a pu être publiée (Jean-Jacques Tilleard et la philatélie de Saint-Pierre-et-Miquelon ont énormément d'amis en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, j'en témoigne) ou selon le sujet touché (quelqu'un aux îles Falklands utilise l'approprié IceWeasel comme navigateur).

Ce lectorat atteint des contrées encore plus inattendues comme le Pakistan et l'Égypte quand deux philatélistes ont apprécié sur Facebook qu'un « petit pays philatélique » soit évoqué ici, le Nigeria en mars dernier, pour un reportage télévisé montrant qu'il se passe des choses en dehors des fédérations européennes de « boucheurs de cases ».


Quoi pour les mille prochains ?

Un article par nouveau timbre de France, d'Outre-Mer et des Principautés reproduits dans Timbres magazine à partir de la nouvelle nouvelle formule de septembre prochain... Prochain article du millier dans très peu de temps donc :)) Non, mauvaise blague que j'ai déjà écrite, rappelleront les lecteurs attentifs et réguliers (jeu interdit aux robots indexateurs).

Les types d'articles en place depuis la relance de 2014, à coup sûr : nouveaux timbres du monde qui me plaisent, compte-rendus de lectures par le croisement que mon esprit du moment réalise entre elles, et quand l'enthousiasme de l'écrivain y est, un pièce de profonde ironie sur les aléas - ou les grands moments : l'offensive médiatique d'octobre-janvier - de la  φl@postie φranç@ise, objet d'étude en elle-même pour un historien.

L'espoir aussi de mieux tenir et plus souvent le blog en anglais que je ne veux pas être qu'une traduction de celui-ci.

Au-delà, qu'en sais-je ? Ce jeudi après-midi, j'écris (pire : vous lisez) des mots aussi futiles alors que la Royal Philatelic Society London et la British Library présentent en direct sur youTube l'impressionnant, sisyphien, coûteux et absolument inestimable travail réalisé pour que la Crawford Library soit accessible à tous par l'intermédiaire d'internet...

Au-delà donc, il y aura sûrement plus d'activités dans mes classeurs - c'est fou les trucs hyper-intéressants que j'y entasse depuis que j'ai dix ans (et seulement cinq ans comme abonné aux nouveautés de France) - et, j'espère, au-delà, en d'autres lieux et formes philatéliques.

Sinon, dans les prochaines semaines avant une pause estivale : la fin de l'exposition-compétition Paris-Philex, le bilan de la future ancienne nouvelle formule 2015-2016 de Timbres magazine, et ce qui m'inspirera dans tout ce qu'internet permet de diffuser et de faire connaître.