Affichage des articles dont le libellé est Tunisie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tunisie. Afficher tous les articles

dimanche 1 décembre 2024

"With Gaza" : émission commune des postes arabes

 Découverte sur le réseau social X (moribond Twitter), plusieurs postes de pays arabes ont émis les vingt-huit et vingt-neuf novembre 2024, un timbre à l'illustration commune en soutien aux civils de Gaza, subissant depuis octobre 2023 une offensive anti-terroriste de l'armée israélienne devenue depuis une vengeance divine ? Un crime de masse ? Un nettoyage ethnique ? Un génocide ?

L'annonce de l'émission With Gaza par la poste de Jordanie.

Avec pessimisme de ma part : un nouvel épisode de la cruauté humaine accompagnée d'un nouveau moment d'aveuglement d'autrui. Les Occidentaux menacent sans action, ni effet de ne plus autoriser les exportations d'armes vers Israël ; l'Iran titille Israël par l'intermédiaire de ses groupes alliés paramilitaires à Gaza et au Liban, et son allié le dictateur syrien ; et les pays arabes alentours en sont à accueillir des discussions confidentielles et à émettre un timbre-poste.

L'annonce de l'émission With Gaza par la poste d'Algérie.

D'après la mention marginale en alphabet latin du timbre marocain, l'illustration commune est créée par Maran H. Al-Mazahreh.


L'annonce du timbre With Gaza par la poste du Maroc.

Une enfant, portant un keffieh blanc et noir, regarde, à travers un trou dans un mur d'immeuble bombardé, flotter le drapeau palestinien dans un ciel bleu, accompagné de trois colombes blanches.

Chaque élément est un symbole d'après le communiqué du Ministère de la poste et des télécommunications d'Algérie : de la souffrance vers la justice et l'histoire millénaire de la population de la Palestine.

L'annonce du timbre With Gaza par la poste du Qatar.

Le sujet étant diplomatiquement difficile, j'ai remarqué que le compte X de la poste du Qatar place le timbre à l'unité et en bloc en minuscule sur l'image d'illustration. De plus, contrairement aux autres émissions philatéliques, pas de photographies d'officiels en cérémonie premier jour pour ce timbre - diplomatie ou respect du deuil.

L'annonce du timbre With Gaza par la poste de la Tunisie.

Le vingt-neuf novembre est, depuis 1978 suite à un vote de l'Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale de la solidarité avec le peuple palestinien.

À l'écriture de cet article, le dimanche premier décembre vers dix-neuf heures de Paris, voici les pays que j'ai trouvés par moi-même (détails techniques via les vendeurs eBay ; * : différence avec la source suivante) :

- Algérie (communiqué de presse en anglais du Ministère de la poste et des télécommunications),

- Jordanie,

- Maroc,

- Qatar,

- Tunisie* (non citée par Richard Zimmermann ; feuille de vingt timbres).

Le blog Joint Stamp Issues de Richard Zimmermann, à la page des nouvelles de novembre 2024, signale une liste des pays (en anglais ; *différences entre les deux listes) :

- Algeria, 

- Egypt*, 

- Iraq* (dont la majorité gouvernementale est chiite actuellement), 

- Jordan, 

- Libya* (où le conflit civil se refroidit lentement, mais avec toujours deux entités face à face), 

- Morocco, 

Le feuillet With Gaza de la poste d'Oman.

- Oman (feuille de huit timbres et un bloc-feuillet), 

- Palestine* (ou ce que l'Autorité palestinienne parvient à tenir en Cisjordanie face aux colons israéliens),

- Qatar

- Syria* (voir ci-dessous).


Illustration du timbre With Gaza émis le sept octobre 2024 par la poste de la Syrie.

Ainsi que la poste de Syrie a émis deux timbre dès le sept octobre 2024... le jour anniversaire des massacres par le Hamas dans le sud-ouest d'Israël, provoquant la guerre qui s'ensuit depuis.

Avec la prise d'Alep ces derniers jours par les groupes rebelles et la fuite du président syrien à Moscou... il semble y avoir un retour de karma pour un des alliés du Hamas gazaoui.[1]

Sur eBay, le timbre ici illustré est vendu soixante dollars des États-Unis, plus cent les deux timbres sur enveloppe premier jour.


Note du huit décembre 2024 :

Karma tel que le président Bachar el-Assad a fui le pays et que son Premier Ministre organisait avec l'armée rebelle le transfert de pouvoir ce week-end des sept et huit décembre 2024.

dimanche 5 mars 2023

Le quatre mars 2023 dans le monde la philatélie

Des nouvelles philatéliques et variées du quatre mars 2023.


Où en est le rêve panafricain ?

L'article illustré philatéliquement dans l'édition du quatre mars 2023 de The Continent.

Dans son numéro 118 du samedi quatre mars 2023, l'hebdomadaire panafricain The Continent résume le tumulte provoqué par les propos du président tunisien du vingt-et-un février sur les migrants sub-sahariens ; propos qui ont suscité des émeutes racistes début mars... L'humain différent, le bouc-émissaire idéal alors que les Tunisiens approchent d'un référendum constitutionnel.

Pour illustrer l'article et son fil Twitter, The Continent rappelle par les timbres que la République tunisienne a été panafricaine en émettant deux timbres pour la Journée de l'Afrique, le quinze avril 1961, date anniversaire du premier congrès des États africains indépendants au Ghana.


#postboxsaturday

Depuis plusieurs mois, les amateurs de la poste échangent leurs photographies de boîtes aux lettres de rue sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #postboxsaturday.

Boîte aux lettres de la poste du Sri Lanka, au monogramme d'Edward VIII (via Twitter).

Ce samedi quatre mars, The Letter Box Study Group a proposé une boîte rarissime : une boîte srilankaise au monogramme du Roi Edward VIII... Déjà qu'au Royaume-Uni, environ cent cinquante boîtes à ce monogramme ont pu être placées entre septembre 1936 et les premières semaines de 1937,... alors dans une colonie indépendante depuis 1948 et une république depuis 1972.


Imaginaire #postboxsaturday

Extrait du film Shrek 2 repéré par Ken Polsson (via Twitter).

Ken Polsson a observé une boîte imaginaire pour ce samedi quatre : celle de la FFAPS, la Far Far Away Postal Service. Le Service postal [du royaume] Fort Fort Lointain de la série de films d'animation Shrek.

mardi 19 octobre 2021

Des graveurs et artistes du timbre en cet automne 2021

 Depuis quelques années, les magazines philatéliques britanniques consacrent de plus en plus d'articles sur les graveurs de timbres-poste et le centenaire de la naissance de Czesław Słania, ce vendredi vingt-deux octobre, va accroître cet intérêt.

L'annonce du numéro de Stamp Collector daté décembre 2021, en kiosque le douze novembre au Royaume-Uni, avec le timbre suédois du centenaire de Czesław Słania.

Ainsi, Stamp Collector annonce pour le numéro daté décembre 2021 un article sur l'anniversaire du graveur polonais installé en Suède à partir des années 1950, et dont la finesse de la gravure a chargé de nombreuses administrations postales et de collectionneurs.

Pour les amateurs, Adrian Keppel propose une double page mensuelle sur un graveur dans Stamp Magazine : Lars Sjööblom dans le numéro daté octobre, Alfred Downey dans celui de novembre.

Et cela permet d'inciter à retrouver aussi les autres artistes du timbre. Le Stamp Collector de novembre propose de découvrir la philatélie tunisienne avec Ed Fletcher par deux biais : une histoire des premiers timbres jusqu'à l'indépendance, puis par les illustrations et le texte, les premiers timbres de la Tunisie indépendante d'un artiste en particulier : Hatem el Mekki.


De l'autre côté de la Manche, le Musée de La Poste, à Paris, poursuit jusqu'au premier décembre prochain son exposition À la pointe de l'art. L'exposition, que j'ai visitée en juillet, comprend trois axes majeurs sur place : des centaines d'œuvres d'arts variés de neuf artistes, depuis les graveurs professionnels jusqu'aux artistes touche-à-touche ; les œuvres des graveurs employés par le service philatélique français ; et une genèse en timbres et vidéo du Coq de Decaris pour mettre tout cela en action.

Est-ce la contrainte du covid et des restrictions liées alliée aux expérimentations philatéliques de par le monde ? Le Musée propose également de revoir des conférences diffusées sur internet et des courtes séquences vidéo aux futurs visiteurs ou à ceux empêchés de se rendre à Paris. Cela permet d'étendre aux études philatéliques et artistiques, ainsi qu'aux arts littéraires, de participer de cette célébration du timbre-poste.

Pour en savoir plus sur la démarche de cette exposition, on peur se tourner vers l'entretien avec Monika Nowacka, responsable du département des collections philatéliques du Musée de La Poste, paru dans Atout timbres du quinze octobre.


Compléments du lundi vingt-cinq octobre 2021 :

À l'occasion de ce centenaire, Adrian Keppel a annoncé, vendredi dernier, qu'il interrompt l'écriture de son blog Stamp Engravers.

En effet, il estime que même si des graveurs participent encore à la genèse des projets, les timbres en taille-douce actuels sont, finalement, créés par ordinateur. C'est un des débats sur cette forme de création et d'impression : faut-il que la main humaine - de l'artiste comme des artisans/ouvriers imprimeurs - soit présente à toutes les étapes ou est-il acceptable que l'ordinateur prenne le relais à l'imprimerie ?

À son avis, seules certaines épreuves correspondent à sa recherche... ce qui correspond aux œuvres proposées à ses membres par l'association Art du timbre gravé.

Le blog reste en ligne, mêlant articles d'actualité, découverte de graveurs et une base de données de graveurs de timbres du monde entier.

mardi 31 août 2021

Pourquoi donc frapper des pièces pour les colonies françaises ?!

 C'est une formulation simple de l'étude proposée par Hugo Carlier dans son mémoire de master (« D.E.A. » pour les anciens) titré La Souveraineté monétaire dans l'Empire colonial français 1879-1939. Il a reçu le prix Ithaque-Marquet du master d'histoire économique, ce qui lui a permis d'être publié en juin 2021 (éditions Ithaka, ISBN 9782956629566).

Couverture de l'ouvrage (à commander chez votre libraire).

Le propos est en effet intéressant aux numismates souhaitant dépasser la simple cote d'achat-vente de telle ou telle pièce coloniale, même s'il faut accepter que l'exercice consiste autant à évoquer le sujet titré qu'à faire le point sur l'état de la recherche et de la connaissance avec forces notes et renvoi vers d'autres ouvrages de recherche. Certains découvriront quels sont les notions et concepts qu'abordent les chercheurs actuels autour du fait colonial ou des représentations symboliques de la République française.

D'ailleurs le titre originel de son mémoire de 2020 permet au lecteur éloigné de l'université d'en comprendre le contenu plus aisément : Négocier la souveraineté monétaire sous la Troisième République. La monnaie métallique dans l'empire colonial français (1879-1939) », préparé sous la direction d'Alain Chatriot, professeur des universités à Sciences Po.

Si je résume grossièrement, les colonies françaises n'ont aucune autonomie monétaire aux yeux du ministère des Finances à Paris...

... sauf que les collectionneurs listeront de tête, avant les années 1930, les bons de caisse des Antilles et de la Réunion, les piastres de commerce de la Banque d'Indo-Chine, les roupies des comptoirs des Indes, les monnaies tunisiennes, togolaises et camerounaises.

C'est qu'entre l'idée-clé que le franc français est la monnaie de l'Empire et le fait que les colons et colonisés utilisent des pièces métalliques de franc français, il y a le gouffre de la masse de métal dont la France dispose réellement. Les gouverneurs réclament fréquemment à Paris des pièces pour satisfaire les commerçants de leur colonie... au risque que de bonnes pièces françaises fuient vers les colonies et pays voisins... Leur attrait est d'être aux formats de l'Union latine.

Déjà pointent les premières exceptions : dans les minuscules comptoirs indiens, la monnaie doit permettre des échanges aisés avec la roupie des Indes Britanniques ; en Indochine, la sapèque et sa symbolique (sa forme troué en carré, ses formules frappées) est préférée par les « indigènes »...

Comme pour le protectorat tunisien et les mandats du Togo et du Cameroun, il va être tenu compte de ses exceptions car, face au manque de monétaire français, il y a la concurrence commode d'utiliser les monnaies métalliques d'autres puissances rivales, britannique, allemande et même le Thaler de Marie-Thérère que l'Autriche frappe encore avant la Première Guerre mondiale alors qu'elle est démonétisée localement.

On pourrait croire que c'est l'invasion de monnaies rivales qui animeraient les ministères et administrateurs français... À la lecture des recherches d'Hugo Carlier, il semble que, la plupart du temps, ce sont des considérations économiques et comptables, parfois diplomatiques, qui préoccupent les ministères parisiens plutôt que le rayonnement des valeurs de la République civilisatrice.

Il faut, en effet, découvrir dans les archives ministérielles et parlementaires le combat du ministère des Finances pour conserver les bénéfices de la frappe monétaire - le seigneuriage -, moins par souci d'expression de la puissance métropolitaine que par le fait que l'entité souveraineté conserve dans son budget le bénéfice de la transformation du métal en monnaie sonnante et trébuchante.

C'est ce principe que le Bey de Tunis et le gouverneur du Togo (sous surveillance de la Société des nations) comprennent très vite et savent rappeler à Paris par l'intermédiaire des ministères des Affaires étrangères et des Colonies : dans ces cas, la France n'est pas souveraine ; elle frappe la monnaie au nom d'un roi ou d'un peuple encadré...

... et voilà comment les pis-aller des Antilles et de la Réunion (bons de caisse, faute de monnaie métropolitaine aisément disponible) d'avant la Grande Guerre de 1914 deviennent un enjeu croissant chez les différents gouverneurs coloniaux pendant l'entre-deux-guerres. Ils voient dans l'émission de pièces de monnaie au nom de leur colonie un moyen d'équilibrer leur budget après les coûts de la guerre et les nécessités de construction d'infrastructures pour développer les pays.

Quand, enfin, le ministère des Finances cède, l'apparence de la monnaie est secondaire pour quasiment tout le monde, sauf exception d'un gouverneur soucieux de détail (le profil d'une Caraïbe en Guadeloupe) ou le cas d'un territoire où il faut s'assurer des apparences diplomatiques : l'équilibre France/Indochine voire l'absence de l'État-France en Tunisie. Le traité de protectorat pouvant imposer les mêmes droits à une puissance rivale, il ne faut pas donner de droit au royaume d'Italie de battre monnaie pour le Bey. Ailleurs, n'importe quel profil de Marianne fera l'affaire, surtout s'il est déjà gravé : il faut économiser pour protéger le seigneuriage.

Je pense que cet ouvrage sera utile à la culture des collectionneurs de monnaie. Quels débats ont conduit à la frappe ou à l'absence de frappe ? Pourquoi telle ou telle allégorie et tel texte ? Pourquoi des banques (d'Indo-Chine jusqu'en Polynésie) ont-elles exercé ce pouvoir au lieu de la puissance publique  ? Au risque de conflit dans le cas de la Banque d'Algérie pour les monnaies tunisiennes ?

Bref, la confirmation que cet empire, créé dans la violence militaire ou diplomatique, dans l'exploitation économique à sens unique, avec un peu de souci du développement des populations à partir de l'entre-deux-guerres, paraît géré au jour le jour et au meilleur coût possible pour les ministères de la Métropole.

L'avantage d'un mémoire universitaire sera que les curieux de tel sujet ou telle colonie bénéficieront d'une bibliographie permettant de prolonger leurs lectures et recherches au-delà, grâce aux notes, à une bibliographie et un index des personnages cités.

dimanche 19 juillet 2020

Timbre du Japon oblitéré à Tunis !

Les oblitérations à un port d'escale sur des courriers aux timbres variés postés sur les paquebots d'antan, quelques rares périodes de tarifs postaux entre deux pays payables par timbres d'origine différente... voilà ce qui créée le fantasme de trouver un courrier affranchi avec timbre d'un pays, puis accepté et oblitéré par la poste d'un autre pays.

Et, sauf rarissimes exceptions - Hello les postes privées d'îlots britanniques (exemple) -, ça n'existe pas ou c'est une erreur d'inattention du postier ou de l'ordinateur de la machine de tri qui aurait dû entraîner une taxe à payer par le destinataire. 

Pourtant, j'ai une lettre de 2005 du Japon oblitéré à Tunis en 1895...
Coin d'enveloppe extrait des premiers moments du jeu vidéo Yakuza Kiwami (SEGA, 2015).

Ainsi, dans le jeu vidéo Yakuza Kiwami, le héros, ancien yakuza, reçoit une lettre en prison, la veille de sa libération au bout de dix pour meurtre d'un chef (1995-2005).
Capture d'écran du moment de la réception de la lettre, au début du jeu Yakuza Kiwami (SEGA via une session de jeu sur youTube).

Publié en 2015 pour PlayStation 3, Yakuza Kiwami est une mise à jour enrichie graphiquement et ludiquement du premier jeu de la série Yakuza (Ryū ga Gotoku - Comme un dragon - au Japon), sorti lui en 2005. Ses développeurs ont utilisé le moteur graphique de Yakuza 0, épisode préquel, déjà évoqué sur ce blog pour ses entiers postaux de la fin des années 1990.

Cette fois, au lieu d'un rectangle vert anonyme, les graphistes ont reproduit fidèlement un timbre d'usage courant japonais de la série, alors finissante, Nature du Japon : le quatre-vingts yens au martin-pêcheur tacheté. Si l'on en croit le catalogue amateur Colnect.com, ce timbre est émis pour la première fois en 1994, avant une réémission en 2002 qui semble justifié un nouveau numéro dans les catalogues de cotation.

Sa valeur faciale semble correspondre au tarif de base de la lettre intérieure, vu le nombre de timbres de cette valeur émis en 2002, d'après le site de la Japan Philatelic Society Foundation.

Par contre, pour l'oblitérer... il semble y avoir eu un souci puisqu'on a sorti des archives du web un cachet du vingt-deux septembre 1895 de Tunis, du temps du protectorat français... Les collectionneurs tunisiens et français apprécieront.

Méconnaissance du système postal de la génération web et smartphone ?
La même scène dans la version initiale du jeu, en 2005 (SEGA via une session de jeu sur youTube).

Revenons à la version initiale du jeu, publié en 2005 : le timbre y est, bien davantage pixellisé (époque PlayStation 2) et l'oblitération illisible, mais bien différente de celle de la Régence qu'il a donc fallu trouver dix ans plus tard face à la lisibilité permise par l'amélioration graphique.
Oblitération habituelle au Japon en 2012 (blog World of stamps).

Pourtant, trouver une oblitération japonaise ne paraît pas une montagne impossible à franchir. Reste-t-on sur l'hypothèse de la méconnaissance des graphistes ? Ou du respect d'un règlement possible de Japan Post : timbre et oblitération trop bien imités = risque d'aider à la commission de fraude imprimée ?

Pour avoir cherché sur Google, il semble que les collectionneurs préfèrent mettre en ligne de belles oblitérations illustrées commémoratives et touristiques rouges que les habituelles noires... Finalement, quelqu'un a-t-il eu suffisamment de connaissance marcophile pour éviter une oblitération rouge ?

Par contre, comparé à Yakuza 0, pas d'autre correspondance écrite dans Yakuza Kiwami : après dix ans de prison, le héros découvre le téléphone portable (l'ancêtre, celui avec un petit écran), la disparition progressive des cabines téléphoniques (merci l'apparition de la sauvegarde automatique).

Rappel à ceux qui croient encore que jeu vidéo = pour enfant, la série Yakuza place le joueur dans la position d'un brigand tendance grand cœur certes, mais dans un milieu violent et de jeu de hasard déconseillé aux mineurs.

mercredi 18 juillet 2018

La première émission Africa : centenaire de Nelson Mandela

Liste des pays ayant participé au jeudi onze octobre 2018.

Aujourd'hui, mercredi dix-huit juillet 2018, est célébré le centenaire de la naissance de Nelson Mandela ou Madiba du nom de son clan tribal. Personnalité sud-africaine d'importance : « terroriste » emprisonné par le régime d'apartheid, sa libération marque l'avènement d'une démocratie marquée par le pardon et l'égalité des droits en Afrique du Sud - plus ou moins la corruption et les ambitions de ses successeurs.

Dans les archives francophones de l'Union panafricaine des postes, organisation continentale de l'Union postale universelle, sont trouvables les débats et décisions des conseils d'administration et congrès concernant une émission commune pour le centenaire de Mandela.
La résolution du conseil d'administration de l'UPAP instaurant une émission conjointe Africa Stamps et son premier sujet commun (rapport du conseil de Nairobi, mai 2017).
Au conseil de Nairobi des 8-10 mai 2017 (page 144 du fichier pdf), la décision est définitivement prise : voir ci-dessus, la copie d'écran insistant sur l'importance du timbre-poste, de diffuser l'identité culturelle de l'Afrique et la nécessité de trouver des revenus pour les opérateurs postaux.

Surtout : le Conseil d'administration « invite les États membres à :
- adhérer à ce Comité pour l'élaboration et la diffusion de la thématique commune panafricaine de timbre-poste » ;
- dédier la première émission de cette thématique panafricaine en l'honneur de Nelson Mandela, le digne Fils d'Afrique. »

- - - -

Nous voici un an après et les difficultés apparaissent, donc le plaisir de la recherche philatélique commence :)

Premièrement, faute de communication large auprès des médias ou trouvable par les moteurs de recherche internet : quels pays participent à ce Comité et à l'émission Africa Stamps cette année ?

Deuxièmement, il est notable des connaisseurs de la philatélie et des postes africaines que celles-ci gèrent leurs stocks au plus juste des besoins réels du pays, quitte à surcharger de très vieilles émissions plutôt que de lancer de coûteuses impressions - au risque de les confier à des entreprises philatéliquement spéculatives (relire l'exemple du Cameroun grâce au West Africa Study Circle).

Doù : combien de postes ont-elles pu se permettre l'investissement et la diffusion vers les pays de collectionneurs de nouveautés (Amérique du Nord, Europe, Asie de l'Est) ? Combien sont parvenus à trouver des accords entre elles, entre elles et des imprimeurs, etc. ?
Un sujet pertinent, une réalisation respectueuse et des logotypes choisis sur des timbres d'agence... la Gambie est devenue démocratique ou quoi ?! (IGCP via Commonwealth Stamps Opinon)

À la pêche aux informations, l'auteur du blog Commonwealth Stamps Opinion est tombé sur les feuillets identiques de la Gambie et du Liberia, en juin dernier, dans le catalogue des nouveautés de l'agence IGPC.

Sa surprise fut grande : le sujet et la réalisation paraissent véritablement liés au pays dont l'agence réalise les timbres, habituellement en mode vignettes grand tirage... Et le logotype officiel du centenaire par la Fondation Nelson Mandela. J'allai alors à la pêche également et trouvai la décision de l'Union panfricaine des postes.

Aujourd'hui, les philatélistes africains commencent à lister les émissions à partir des pays disposant de services philatéliques fonctionnels :

Algérie, Gambie et Liberia avec le même feuillet donc :
Message sur Twitter avec les feuillets de Gambie et d'Algérie par PhilatelieDZ, dix-huit juillet 2018.

Notons que la quinzième émission 2018 d'Algérie Poste est entièrement légendée en arabe. L'étude linguistique des émissions algériennes devient passionnante : bilingues arabe-français en générale, devenues régulièrement trilingues depuis 2017 avec le tamazight en alphabet tifinagh ou latin. Exceptionnellement bilingue anglais-arabe... quand on ne souhaite pas froisser les Français avec les figures de la résistance anti-coloniale, le cinq juillet dernier ?

Ajout du vendredi vingt juillet 2018 :
Niger et Togo : le Commonwealth Stamps Opinion a trouvé les feuillets d'un timbre identique à ci-dessus et les feuilles de six de cette émission Africa du Niger et du Togo.

Ajout du dimanche vingt-deux juillet 2018 :
Burkina Faso : le Commonwealth Stamps Opinion a trouvé le feuillet d'un timbre identique à ci-dessus du Burkina, dans un article d'hier samedi vingt-et-un. L'impression par Cartor est indiquée en marge du bloc.

- - - -
Retour à l'article initial :
Tunisie avec son compte Twitter :
Message de La Poste tunisienne sur son fil Twitter, dix-huit juillet 2018.
Même format, logotype, mais couleurs et photographies différentes. Pourquoi ? Comment ? Cela dépend-t-il des accords entre postes, entre qui a assuré l'impression par groupes de pays ?

- - - -
Conclusion initiale de l'article :
Encore une cinquantaine de pays en attente... Certains collectionneurs européens se souviennent de la difficulté à se retrouvé des séries complètes de l'émission des quarante ans de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) en 2015.

Sera-ce la même situation pour la première des émissions Africa ? Et d'après le modèle universel choisi, l'emblème de l'Union panafricaine des postes suffira-t-il à distinguer les émissions réellement participantes des émissions d'opportunité ?

Cet article va-t-il s'allonger dans les semaines à venir ?

Mise à jour du vingt-huit août 2018 :
Le webmestre de philateliedz.com a trouvé la version libyenne de l'émission dans une version similaire à celle de Tunisie.
La poste libyenne a participé à l'émission. Maintenant, vu la division politique du pays, dans quelles localités trouver ce timbre sur place ? (via le fil Twitter de philateliedz.com, vingt-huit août 2018).

Mise à jour du jeudi onze octobre 2018 :
Aujourd'hui, le magazine philatélique Vaccari News annonce la participation de l'Afrique du Sud à cette émission en employant la version sur fond blanc.
L'émission Africa Stamps s'ajoutant à plusieurs émissions conjointes autour des personnalités de Gandhi et Mandela.

La brève d'actualité précise les pays participants connus de l'éditeur italien : Algérie, Burkina Faso, Gambie, Guinée équatoriale, Kenya, Libye, Niger, Togo, Tunisie et Zimbabwe. En italique, ceux déjà repérés ici grâce à PhilatelieDZ et au Commonwealth Stamp Opinion. La liste omet le Liberia.


À suivre.

lundi 8 mai 2017

L'Afrique francophone, un triangle des Bermudes philatélique ?

Qu'il est difficile de suivre les timbres émis - et utilisés réellement - dans plusieurs pays d'Afrique. Certes, ne nous plaignons pas : la complainte est habituellement contre les timbres émis pour ne pas servir par des opérateurs philatéliques très bons communic@nts.

En un week-end, ce sont trois exemples de plus qui me sont apparus. Si vous avez des informations sur les deux premiers, n'hésitez à vous inscrire sur les forums anglophones de discussion StampBoards.com ; pour le troisième, écrire au secrétariat de la RPSL.

Mystérieux petit timbre du Niger
Le premier sujet est causé par la confusion d'un collectionneur canadien confrontant deux éditions du même catalogue à un timbre oblitéré de cent vingt-cinq francs CFA, émis par le Niger en 1997.
Le timbre en hommage au Professeur Abdou Moumouni Dioffo, neuf tel qu'il peut être trouvé sur des sites de ventes aux enchères (ici via Hipstamp).
Le sujet est un scientifique nigérien, Abdou Moumouni Diasso, formé à l'université française et qui a professé et étudié ensuite dans plusieurs universités d'Afrique francophone. Son héritage est le développement de l'énergie solaire au Mali et au Niger, après un passage où il l'étudia en Union soviétique. Un parcours intéressant entre fin de l'époque coloniale et non alignement dans la Guerre froide.

L'effigie est signée du graveur français André Lavergne et imprimé par Cartor [probablement pas en taille-douce].

Dans son édition datée 2009, le catalogue mondial Scott le cotait, rapporte le forumeur, soixante cents (USD) neuf et trente cents oblitéré. En 2016, c'est cent vingt-cinq dollars neuf ! Alors que plusieurs ventes sur des sites d'amateurs d'enchères débutent à dix cents...

Et une prudence à ne pas le coter du tout un oblitéré tel que possédait par le collectionneur. Le coup de tampon a donné une marque incomplète, mais un modèle à la française se distingue bien.

Une rareté méconnue ? Un tarif peu usité ? Ouvrez vos classeurs de timbres et vos boîtes d'enveloppes aux bois dormants !

Un membre rapporte la réponse d'un rédacteur adjoint du catalogue états-unien : les listes des pays d'Afrique francophone dépendent énormément des diplomates philatélistes des États-Unis qui visitent les bureaux de poste et transmettent informations et timbres à l'éditeur.

Les voyages forment le philatéliste.

La Tunisie a-t-elle eu des distributeurs de timbres ?
Le même jour, c'est une série de quatre timbres de distributeur, avec valeur à la demande, qui suscite le questionnement d'un collectionneur états-unien.
Un des quatre timbres proposés dans une vente sur le site Delcampe.
Ces timbres reprennent des illustrations de timbres du programme de 1999 et 2000 : une production agricole (l'oranger), deux vestiges archéologiques romains (les thermes de Bulla Regia et l'acqueduc de Zaghouan) et le Catharge, ferry reliant Tunis à Marseille et Gênes.

La machine qui les a débitées doit être de type Klussendorf, tel les timbres de distributeur allemand.

Sauf que les catalogues et sites spécialisés dans ces timbres ne connaissent pour la Tunisie que les Frama de 1992 à 2012 (période selon The Meter Stamp Society ; un autre site intéressant par ici). Les tomes Afrique du Nord et timbres de distributeur de l'éditeur Michel ne liste pas ces quatre-là.

Essais commandés lors d'une recherche de nouveaux automates ?

Premières réponses en mai 2017 :
Sur StampBoards, un membre a contacté l'Association tunisienne de philatélie (adresse : Maison de la culture Ibn Khaldoun, Tunis) qui a répondu qu'il y a bien eu une machine de ce type à Tunis. Mais, tombée en panne, elle ne put être réparée et fut abandonnée. En tout, les collectionneurs ont ces quatre illustrations existant en cinq valeurs différentes.

La Côte d'Ivoire et son congrès UPU
Enfin, avec l'arrivée du numéro de mai 2017 du London Philatelist, Marc Parren propose un article d'histoire postale africaine, française et ivoirienne.
La plus forte des trois valeurs du feuillet à surtaxe pour l'annonce du vingt-troisième congrès de l'UPU à Abidjan, prévu en 2004, émis en décembre 2001 (via Colnect).
Le congrès de l'Union postale universelle de 2020 en Côte d'Ivoire compte déjà deux émissions de timbres, dont une de 2001 !

Initialement, le pays aurait dû accueillir l'institution internationale des postes nationales en 2004 à Abidjan. Cependant, la division du pays et les violences après l'élection présidentielle de 2000, elle-même concluant une période de dictature militaire de 1999, empêchent l'événement jusqu'en 2015 quand le pays obtient de ses partenaires de l'Union postale panafricaine d'être le seul candidat au congrès de l'UPU de 2020. Au congrès d'Istanbul en 2016, un congrès extraordinaire est programmé à Addid-Abbeba en 2018 et le vingt-septième congrès en Côte d'Ivoire en 2020 donc.
Un timbre sur un site classé de l'Unesco émis quatre mois après la conférence qu'il signale (Système de numérotation de l'Association mondiale pour le développement de la philatélique... le WNS).
L'histoire de l'émission de 2001 et celle de lobbying de 2005 (bureau de poste de Grand Bassam au moment de la conférence stratégique de l'UPU en avril à Genève) est détaillée sous le clavier de Marc Parren.

L'histoire postale militaire est expliquée : Opération Licorne française (2002-2015) et son Bureau postal interarmées 627 à Port-Bouet, puis Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (toujours en cours, effectifs par pays participants, et illustrée d'un aérogramme onusien par Parren).

La longueur des opérations, le nombre de pays engagés, les changements récents dans l'organisation des postes militaires françaises font que cet article met le pied à l'étrier pour une recherche de courrier ivoirien ou militaire.

Par exemple, en explorant le blog La Poste aux armées, un article illustré sur le Service postal à l'international pour la défense (SPID) et l'Opération Licorne en 2014.

La note du soir-même:
Le SPID est exercé par un partenariat entre La Poste et Sodexo, le groupe de services aux entreprises, de restauration collective et de logistique. Le contrat avec le ministère de la Défense a débuté en 2012, mis en place progressivement (explorer La Poste aux armées), et renouvelé pour quatre années comme un communiqué l'annonçait le vingt-deux février dernier (attention fichier pdf).

Conclusion :
En philatélie comme dans l'histoire des Européens dans le monde, les historiens Bertrand Hirsch et Yann Potin ont bien raison de dire que l'Afrique fut « le continent détourné » du quinzième au dix-neuvième siècle : évité, contourné, ignoré, méprisé des Européens qui n'en aborde les côtes que pour les achats d'esclaves.

Les collectionneurs de timbres, nouveaux explorateurs du continent comme au dix-neuvième ou navigateurs contournant du quinzième vers les vignettes thématiques des agences philatéliques ?

Référence : Bertrand Hirsch et Yann Potin, « Le continent détourné. Frontières et mobilité des mondes africains », dans Patrick Boucheron (direction), Histoire du monde au XVe siècle, 2009. Plusieurs éditions existent (grand format luxueux, deux tomes en poche, etc.).

mercredi 30 novembre 2016

Des origines du scoutisme aux îles éparses de l'Atlantique

Deux expositions temporaires au siège de la Royal Philatelic Society London pour explorer un thème et une région.

Le jeudi vingt-sept octobre, Hallvard Slettebö a proposé six expositions en une sur le scoutisme, thématique qu'il développe abondamment sur son site web.

Sa collection grand or sur le succès du scoutisme depuis le siège de Mafeking au cours duquel les éclaireurs de Robert Baden-Powell s'illustrèrent comme facteurs, jusqu'à la diffusion du mouvement dans le monde avant la Seconde Guerre mondiale. Elle se conclut sur une carte postale oblitéré - grâce à une pomme de terre gravée - le premier jour du service postal organisé par les scouts polonais, cinq jours après le début de l'insurrection de Varsovie, en août 1944.

La deuxième partie poursuit sur ce rôle postal des scouts dans les camps de personnes déplacées au sortir de la Seconde Guerre mondiale en Europe, avant d'explorer l'histoire postale du scoutisme au Royaume-Uni, en Norvège et dans les autres pays d'Europe et du monde jusqu'en 1957, centenaire de la naissance de Baden-Powell et le cinquantenaire de la fondation du scoutisme.

Qu'il est agréable de lire une collection thématique sans « papier-peint » d'agence.

Le jeudi dix novembre, ce sont les spécialistes des îles britanniques de l'Atlantique au sein du West Africa Study Circle qui ont proposé de découvrir la philatélie et l'histoire postale de Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha.

Courrier précurseur (1677 pour Sainte-Hélène), études classiques des timbres, histoire postale. Qu'est-ce qui m'a marqué ?

Après la découverte de ceux des guerres anglo-françaises de 1744 à 1815 avec Jacques Renollaud, l'étude du courrier des prisonniers de guerre fait halte à Sainte-Hélène - île-prison - pendant la deuxième guerre Anglo-Boer (1899-1902). Barry Burns et Kevin Darcy précisent que des camps de prisonniers boers furent également ouverts à Bermudes, Ceylan et en Inde, en plus de ceux en Afrique du Sud.

Les collectionneurs des colonies et protectorats français iront voir dans le pot-pourri où Burns présente des fiches cartonnées sur lesquels sont collés des timbres de Sainte-Hélène surchargés par les postes de Madagascar, de Mauritanie et de Tunisie, des spécimens envoyés conformément aux règlements de l'Union postale universelle. Une pratique que Burns et Bernard Mabbett ont pu confirmer jusqu'aux années 2000 lorsqu'ils ont catalogué et rangé les archives de la poste de Saint-Hélène en 2013 : deux cartons contenant des émissions neuves de nombreux pays du monde des années 1990 et 2000 ont été retrouvées.

Graham Mytton présente des enveloppes fort intéressantes : envoyées depuis Ascension de 1991 à nos jours, elles l'ont toutes été pour des motifs nécessaires. Courrier des auditeurs insulaires au BBC World Service, puis courrier entre le siège social et les employés sur place de l'entreprise entretenant les équipements de la BBC sur Ascension.

Le fascicule-résumé se conclut par une bibliographie. Celui-ci avec celui de Hallvard Slettebö sont consultables au format pdf sur le site de la RPSL par ici.

vendredi 1 avril 2016

Le seul poisson d'avril acceptable

Voici une image du seul poisson acceptable aujourd'hui, vendredi premier avril :
Grâce à Sihem Chaabene pour La Poste tunisienne, en 2009, voici comment accommoder les poissons journalistiques et de blogs (colnect.com).
Un président encore confiant dans Le Parisien, Le Gorafi lançant une souscription en ligne pour acheter Canal+, des insectes dans les barres de fruits Nakd, Paris Philex reporté pour cause politique, Phil@poste renonçant au φ, les députés français votant la diminution de leurs retraites et démissionnant de tous leurs mandats locaux, Yvert qui publiera les noms des artistes dans ses catalogues, Gauthier Toulemonde arrêté par l'Armée populaire chinoise au premier jour de son nouveau séjour solitaire sur un îlot des Sraptley, les principaux partis français envoient leurs dirigeants en stage en Allemagne pour apprendre la démocratie par la discussion,  SébPhilatélie publiera un message par timbre individuel émis par La Poste française (les dix mille articles en vue d'ici le prochain salon d'automne donc), le Congrès de la FFAP ouvert à tous les collectionneurs ayant payé leur timbre fédéral et qui durera tant qu'ils auront des questions à poser au Directeur de Phil@poste,...

Soupir...

Encore une heure et demi à supporter ces conneries.


Le lien du lendemain : et je ne suis pas le seul à le penser.

lundi 3 novembre 2008

Oblitération sans fin bilingue tunisienne

Postée le 27 juillet 1961, cette lettre entre deux entreprises d'assurance part du bureau de Thameur, à Tunis. Situé certainement sur l'avenue Habib Thameur, du nom d'un des hommes politiques tunisiens ayant participé à la lutte pour l'indépendance.

Le timbre de 30 millimes représente le président Bourguiba d'après la photographie officielle en costume de cérémonie. La tenue autant que la gravure du timbre rappelle la France ; le timbre est peut-être issu d'une commande au bureau de la coopération française, le BEPTOM, puisque gravé par Jules Piel d'après le site Timbres-poste de Tunisie.

L'oblitération est bilingue en comprenant en alternance un cachet dateur en alphabet latin et un cachet dateur en alphabet arabe. Ce que La Poste tunisienne perpétue encore de nos jours.


Mise à jour, 4 novembre 2008 :
Pour les marcophiles en quête de sujets d'étude et d'enquête, Yvon Nouazé me signale que la machine à empreinte continue (période de six centimètres environ) est encore à identifier, et est également connue au Liban, au maroc et en Guadeloupe.

mardi 22 janvier 2008

Bouquet tunisien

Envoyée de Zarzis, ville touristique du sud de la Tunisie, cette lettre du 6 décembre 2007 a reçu un timbre lavande et une flamme promouvant l'envoi de fleurs.

À vue de nez, La Poste tunisienne aurait les mêmes fournisseurs que La Poste française... à quand des flammes bleues en France (oui, je sais je me répète).

mardi 22 mai 2007

Jeux Méditerranéens et coïncidence

J'adore les coïncidences comme celle-ci : il suffit que je parle du seul timbre sur les Jeux Méditerranéens que je possède depuis quelques années pour en trouver un second dans les jours qui suivent, aux Quatre jours de Marigny.Émis au sein d'une série de cinq, ce timbre sur le Stade olympique d'El Menzah annonce les Jeux Méditerranéens de 1967 à Tunis. Le stade est construit à cette occasion.

Le timbre est dessiné par Hatem El Mekki et gravé par Roger Fenneteaux. D'après la gravure, il ne m'étonnerait pas que ce timbre ait été imprimé par le BEPTOM.

Aller plus loin :
* les 212 timbres de Tunisie dessinés par Hatem El Mekki (site Tunisia-stamps.tn).
* les timbres de Tunisie gravés par Fenneteaux (site Tunisia-stamps.tn), ainsi que ceux de France (sur l'excellent Phil-Ouest) et des TAAF (sur l'autre excellent Philatélie des TAAF).