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jeudi 27 juillet 2023

Une semaine en Philatélie : découverte, partage et entraide en juillet 2023

 Si périodiques imprimés et associations sont utiles aux échelles géographiques de leur public respectif, le partage sur les réseaux sociaux permet des échanges philatéliques internationaux. Découvertes, partages de documents et entraide à travers quelques exemples vus sur Twitter pendant la seconde moitié du mois de juillet 2023.

Timbres gravés thématique oiseaux sur le fil Twitter de @EngravedStamps.

Amoureux des timbres gravés et imprimés en taille-douce ? Besoin d'une image quotidienne pour votre plaisir ?

Abonnez-vous au fil Engraved Beauties de @EngravedStamps qui publie un timbre gravé par jour, avec un petit suivi par thème ou pays ou artiste sur quelques jours.

D'ailleurs, éditeurs de catalogues ayant consciencieusement notés dans leur base de données la méthode de création et d'impression de chaque timbre, à quand la publication d'un catalogue mondial des timbres gravés (suivi d'une impression taille-douce ou d'une plate impression) ou la possibilité de commander un catalogue personnalisé à partir de ce motif ?

Annonce de publication d'un article sur son blog par Rajnish Joshi sur Twitter.

Présent sur Facebook et Twitter, Rajnish Joshi de Bhopal collectionne les timbres de la thématique santé et publie un blog titré Health and Medicine in Postal Stamps.

Il a entamé une série d'articles sur l'histoire de la Croix-Rouge par les timbres. Le deuxième porte sur « La philatélie de la Croix-Rouge et les deux Guerres mondiales », hier vingt-six juillet 2023.

Les timbres présentés sont liés aux activités de l'organisation de secours, à leur financement par des surtaxes sur les timbres-poste en temps de guerre, puis en temps de paix... jusqu'aux années 1960 à partir desquelles les programmes philatéliques connaissent une inflation, incluant la thématique de la Croix-Rouge.

Un exemple des multiples publications didactiques de la Korea Stamp Society sur Twitter.

La Korea Stamp Society propose sur Twitter de nombreux exemples de timbres-poste, fiscaux, sociaux de la Corée, de l'occupation japonaise, de la libération par les États-Unis et l'Union soviétique, des deux États coréens depuis.

Une partie renvoie vers des articles plus approfondis sur son site web, réservé aux membres, mais pour lesquels l'adhésion est gratuite pour la première année, avec ensuite des années offertes si vous proposez des articles. La société vivant des dons et de la vente de publications imprimées.

Hier, mercredi vingt-six juillet 2023, est ainsi proposé ce qui pourrait apparaître comme une empreinte de machine à affranchir noire à valeur de 450 wons, oblitérée en rouge en février 1985.

Que nenni ! Il s'agit d'un billet pour magasin militaire : voir l'emblème au centre supérieur, et dont la marque rouge signale la période d'utilisation possible.

Bande de journal de l'État libre d'Orange vers l'Allemagne de 1882... RRRare ?

Plus pointues sont certaines pièces commentées et les échanges qu'elles suscitent entre collectionneurs spécialistes. Le vingt-et-un juillet dernier, Yannis Lazarides a partagé une bande du journal Friend of the Free State, publié à Bloemfontein au dix-neuvième siècle. Elle est affranchie d'un bloc de quatre timbres de l'État libre d'Orange, probablement oblitérés en 1882. Destination : la Bavière, membre de l'Empire allemand.

Une accumulation de chances pour l'historien postal : une bande de journal qui a survécu à la poubelle ou au décollage des timbres, d'un pays postal qui allait disparaître avec l'unification sud-africaine suite aux guerres des Boers. Et vers un pays lointain, certes voisins et rival de l'Empire britannique qui allait annexer cet État libre.

Dans son fil de trois messages, Yannis Lazarides montre un autre exemplaire pour le même journal, avec timbre surchargé par les forces britanniques, et comment il faut remonter la provenance et retrouver les sources bibliographiques pour composer un récit d'histoire postale ou socio-postale pour intéresser un lecteur ou le public d'une exposition.

...

La seconde pièce de Lazarides approfondie par l'historien social-postal Peter @stampden.

Et de là, partage social aidant, un autre philatéliste rebondit avec sa spécialité et sur son blog The Philatelist as Social Historian. Peter @stampden pratique de manière très approfondie l'histoire sociale-postale : étudier la société, des personnalités, des faits à partir d'objets postaux, en s'appuyant sur les archives de plus en plus numérisées.

Sur son fil Twitter et son blog, il montre comment cela peut aller de manière assez simple à partir de la correspondance. Ici, la biographie et la généalogie du destinataire de la seconde bande montrée par Lazarides : Charles Wyndham (1871-1953), le correspondant du Daily Mail auprès du général Gatacre pendant la première Guerre des Boers. Le journal lui est d'ailleurs envoyé où se trouve le général à ce moment-là.

Et ce Charles eut pour fils Leonard Athol Wyndham (1899-1947), un philatéliste et historien postal sud-africain notamment de la poste aérienne de son pays. D'où le grand nombre d'artefacts postaux intacts liés aux activités de son père, journaliste de guerre puis fonctionnaire et élu au parlement du Cap, et aux siennes au même parlement.

L'article permet de retrouver le parcours de plusieurs familles de migrants britanniques circulant au sein de l'empire, et si une enveloppe ou une carte postale le permet d'affiner ce parcours.

Je vous conseille d'éplucher les twitts de Peter @stampden sur une thématique oviparité ultra-précisée autour de l'oologie, (#oology sur Twitter) la partie de la zoologie spécialisée sur les comportements des oiseaux autour de l'œuf, du nid, de cette stratégie de reproduction sous coquille.

Ce n'est pas qu'une collection d'œufs ou de nids sur timbres, ce sont aussi de nombreuses enveloppes et correspondances de zoologues et d'ornithologues, de musées et laboratoires, avec biographie professionnelle voire reconstitution des voyages de recherche des scientifiques expéditeurs ou destinataires de ces courriers.

Initiation à la philatélie ou à la recherche ? Identifier un timbre-poste correctement.

Plus simple... ou en première étape de toutes les recherches partagées, on peut débuter par identifier correctement un timbre postal.

C'est ce que la Scouts on Stamps Society International (SOSSI, présente sur Facebook et Twitter) a proposé au Jamboree national états-unien, qui a lieu en Virginie-Occidentale cet été.

Pour obtenir un badge d'identification philatélique, les scouts sont invités à apprendre à identifier des timbres-poste : observation des indices, recherche en catalogue depuis l'index jusqu'au numéro du timbre grâce à sa valeur faciale, sa couleur, etc.

On peut imaginer, comme nombre de collectionneurs l'ont fait au fil de leur accumulation ou dans le cadre de la collection un timbre / un pays (définir pays postal ?), des niveaux de badges selon les difficultés linguistiques, les abréviations, les pièges des faux-amis les vignettes, et quel changement provoque cette surcharge, etc.

En plus, une activité-jeu qui peut animer une manifestation philatélique avec pédagogie et mérite pour les visiteurs venant découvrir le loisir lors d'une journée du timbre. Mais beaucoup ont dû y penser avant moi : la preuve avec Donald Duck, collectionneur de timbres dès 1952, spécialiste en monnaies rares puis en timbre avec avion à l'envers en 1990.

dimanche 9 juillet 2023

Φ : la monnaie d'une ville afrikaner

 Depuis 2010, dans l'espoir de convaincre les collectionneurs complétistes français de ne pas râler sur le trop grand nombre d'émissions à acheter, le service philatélique postal français appose une lettre grecque sur les timbres du programme philatélique, et pas sur les timbres d'usage courant, les carnets autocollants et les timbres pré-personnalisés.

À part le râleur que je suis, le monde φl@télique φr@nç@is trouva l'idée formidable : articles sur le nombre d'or, artiste s'amusant à placer le φ au milieu d'une reproduction d'œuvre ancienne, etc.

Heureusement (pour moi), un politicien eut lui aussi l'idée d'utiliser la même lettre grecque dessinée comme un Gavroche insoumis pour le lancement de son mouvement politique en 2017.

Extrait du communiqué de presse sur le passage du φ au Φ. 

Sans aucun rapport aucun... non, non, Sébastien, aucun rapport, φl@πoste passa au phi majuscule en janvier 2019, puis abandonna l'arobase dans son nom pour devenir Philaposte... Et le Musée de La Poste perdit son nouveau et éphémère nom L'Adresse qui devait le mettre en tête dans les annuaires des lieux culturels parisiens.


Hier, à la lecture du Figaro Magazine du vendredi sept juillet 2023, je découvre par recherches documentaires que le phi majuscule est depuis plusieurs années le symbole de la monnaie privée d'une petite ville autonomiste afrikaner en Afrique du Sud.

Dans la région semi-aride du Karoo, au bord du fleuve Orange sur la rive de la province de Cap-du-Nord, les terrains privés d'une ancienne ville de cadres et employés blancs d'un chantier de barrage de l'époque de l'Apartheid sont devenus la propriété privée d'un groupe souhaitant vivre en autonomie et entre Afrikaans. Les deux villes initiales, celle des Blanc et celles des Coloureds, furent abandonnées après le chantier.

En 1990, dès le début des négociations qui firent de l'Afrique du Sud devient une démocratie et la « nation arc-en-ciel » selon le slogan égalitaire, Carel Boshoff (1927-2011) racheta la concession d'Orania pour y établir une communauté autonome culturellement afrikaner.

L'article 235 de la Constitution d'Afrique du Sud reconnait le droit à l'auto-détermination d'une population culturelle. Des partis afrikaners tentèrent de créer un État indépendant entre Le Cap et la frontière avec la Namibie, sans susciter l'enthousiasme des personnes concernées : même si un nombre conséquent de Blancs d'Afrique du Sud souhaiterait un pays ou une région spécifique, leur dispersion sur le territoire national n'aide pas...

Surtout quand la région envisagée, et Orania en est un exemple, est rurale, à l'écart des grands pôles urbains, et nécessite ce qui fait le succès pour les habitants obstinés d'Orania justement : le refus d'utiliser le travail des Noirs et des Coloureds et donc...

Le drapeau d'Oania : Afrikaner se retroussant les manches.

Le drapeau d'Orania incarne la philosophie du projet autonome, dans tous les sens du terme autonomie : l'Afrikaner se retroussant les manches pour aménager lui-même son territoire et y rester malgré les Britanniques, la dureté du Trek, les population autochtones, etc.

Les articles de la Wikipédia en afrikaan et en anglais confirment le reportage de Vincent Joly pour Le Figaro Magazine : chaque habitant a un emploi, mais aussi doit des tâches collectives pour permettre à la communauté de se passer autant que possible des services de l'État sud-africain.

Depuis les années 1990, la ville profite du souhait des gouvernements successifs sud-africains d'éviter des conflits. Elle s'administre officiellement selon le système intérimaire municipal et concrètement comme une copropriété, mais, en contrepartie, ne bénéficie d'aucun avantage des autorités municipales, provinciales ou nationales.

Par exemple, c'est la copropriété qui achète en gros l'électricité à la compagnie nationale sud-africaine pour la revendre aux habitants... tout en construisant une centrale solaire et en imposant des panneaux solaires sur le toit des nouvelles maisons. Faute de participer à la municipalité officielle, le tri sélectif et le vélo sont encouragés.

Cependant, si la noix de cajou aide aux revenus de la communauté, de grands projets agricoles ont été abandonnés car le petit territoire ne pouvait les supporter en termes autant économiques qu'environnemental malgré la possibilité d'en vendre les produits à l'extérieur. Une grande partie de l'agriculture est donc vivrière et la scolarité visent les qualifications techniques les plus utiles pour la résilience.

La série H des billets en ora d'Orania (page économie du site officiel de la ville).

En 2004, la ville lance des billets en ora, une monnaie locale, dans le but initial d'encourager la consommation dans les commerces locaux, ceux-ci pouvant offrir des réductions pour les paiements en ora. Depuis 2011, une banque coopérative Orania Spaar- en Kredietkoöperatief gère les quelques centaines de milliers d'ora en circulation à raison d'un rand sud-africain pour un ora.

R10 = Φ10

Un beau grand phi majuscule est le symbole originel de cette monnaie dont les billets représentent dans les premières séries des allégories enfantines des étapes de l'histoire afrikaner et d'Orania, et la faune et la flore du Karoo.

La série A des billets en ora (2004-2006) proposée neuve avec numéros identiques sur eBay.

Les billets sont réimprimés en différentes couleurs tous les trois ans. La série H en cinq billets montrent une importance accrue des systèmes de sécurité, dont l'Afrikaner se retroussant les manches reconstitué en posant les cinq billets verticalement.


La médiatisation d'Orania conduit depuis 1991 aux interrogations sur les motivations de vivre en communauté autonome. Un refus de vivre en mixité ? Non puisqu'il n'y a pas de barrière sur la route provinciale traversant le village en son milieu et que tous les clients alentours sont bienvenus dans les commerces et hôtellerie. Une forme de racisme ? Les partis afrikaners qui souhaitent un État indépendant n'apprécient plus Orania dont les dirigeants préfèrent une vie autonome tranquille.

Une utopie communale ? Et culturelle ?

Apparemment, Nelson Mandela et plusieurs dirigeants de peuples d'Afrique du Sud affirmant leur culture propre ont visité la ville, découvert des habitants qui souhaitent rester entre Afrikans (les dossiers de candidature requièrent culture, langue, de pratiquer un certain christianisme calviniste), vivre en sécurité en petites communautés ouvertes (au contraire des gated communities des très riches des grandes villes), et surtout comment dépendre le moins possible de l'extérieur tout en gardant contact.


Que Le Figaro s'intéresse à cette communauté dans le contexte politique actuel français... tousse-tousse... même si le reportage appartient à ces moments de journalisme du Figaro magazine que les « unes » feraient rater.

Car il y a de quoi susciter les réflexions sur l'autonomie d'un quartier comme point de départ de la transition environnementale et de meilleures manières de consommer produits et espaces. Comme un article d'il y a quelques mois sur un golf de luxe aussi écologique que possibles dans le même magazine.

Par contre, j'en reviens à mon obsession : qu'ont-ils tous avec la lettre phi ?!!


Complément du samedi quatorze février 2026 :

En janvier 2026, la chaîne de télévision Arte diffuse un documentaire du journaliste britannique, né au Nigeria, Ade Adepitan. Spécialisé dans les documentaires de voyage et sportif, il présente dans Whites Only: Ade's Extremist Adventure sa semaine passée à Orania, pour découvrir cette ville afrikaner et ses habitants.

Pour les numismates, au milieu du documentaire, le journaliste est invité à assister au dîner de lancement du tirage annuel des billets en ora. Au cours de celui-ci, les premières séries sont vendues aux enchères.

Le documentaire a été diffusé la première fois en mars 2024 sur Channel 4, au Royaume-Uni.

mardi 25 janvier 2022

Le effets du covid sur les postes, encore deux ans après

 Alors que cela fait désormais deux années que les premières informations gouvernementales étaient publiées sur l'identification d'une nouvelle maladie, alors en Chine et rapidement dans le monde connecté par avion, le covid-19 continue à perturber les trafics postaux dans le monde.

Témoignage de la lenteur du courrier en tant de pandémie mondiale et à Haïti, posté par Amélie Baron sur Twitter, le vingt-quatre janvier 2022.

Ainsi, la journaliste Amélie Baron, en poste à Haïti pour l'Agence France Presse et Radio France Internationale, vient de revoir du courrier de France oblitéré d'octobre et novembre 2020... parvenu à Haïti en août 2021... et finalement chez elle, hier lundi vingt-quatre janvier 2022.

Si la suspension de nombreuses liaisons aériennes a rendu complexe, voire impossible, le transit postal depuis le printemps 2020, se pose ici la question de l'état du système postal haïtien.

Signalons que le petit pays en voie de développement n'est pas le seul affecté, les pays les plus avancés et émergents le sont aussi. Dans un cas, des philatélistes australiens patientent l'arrivée de leur courrier selon les aléas des liaisons avec l'Amérique du Nord et l'Europe via l'Asie de l'Est, tandis que la poste sud-africaine signale sur les réseaux sociaux quand elle a trouvé un vol vers l'Australie pouvant y amener du courrier et des colis.

L'Asie de l'Est justement où les dirigeants chinois sont à la peine face au variant omicron alors qu'ils tentent de maintenir au plus bas l'épidémie par de réguliers confinements locaux (local en Chine touchant des millions d'habitants d'une agglomération tout de même).

Pour expliquer l'arrivée d'omicron sur leur territoire, des autorités régionales chinoises pointent du doigt le courrier et les colis internationaux... Je ne suis pas spécialiste pour juger. En attendant, désormais, recevoir du courrier de l'étranger impose au destinataire un test de dépistage dans les deux jours suivants dans la province du Guangdong, rapportait, hier, la chaîne nationale sud-coréenne.

Et personne ne prend ça à la légère, l'équivalent de l'application locale du passe sanitaire passe au jaune pour ce seul motif... et des lieux se ferment immédiatement aux personnes concernées.

Chine et courrier international : ça va en faire du monde à tester.

mercredi 18 juillet 2018

La première émission Africa : centenaire de Nelson Mandela

Liste des pays ayant participé au jeudi onze octobre 2018.

Aujourd'hui, mercredi dix-huit juillet 2018, est célébré le centenaire de la naissance de Nelson Mandela ou Madiba du nom de son clan tribal. Personnalité sud-africaine d'importance : « terroriste » emprisonné par le régime d'apartheid, sa libération marque l'avènement d'une démocratie marquée par le pardon et l'égalité des droits en Afrique du Sud - plus ou moins la corruption et les ambitions de ses successeurs.

Dans les archives francophones de l'Union panafricaine des postes, organisation continentale de l'Union postale universelle, sont trouvables les débats et décisions des conseils d'administration et congrès concernant une émission commune pour le centenaire de Mandela.
La résolution du conseil d'administration de l'UPAP instaurant une émission conjointe Africa Stamps et son premier sujet commun (rapport du conseil de Nairobi, mai 2017).
Au conseil de Nairobi des 8-10 mai 2017 (page 144 du fichier pdf), la décision est définitivement prise : voir ci-dessus, la copie d'écran insistant sur l'importance du timbre-poste, de diffuser l'identité culturelle de l'Afrique et la nécessité de trouver des revenus pour les opérateurs postaux.

Surtout : le Conseil d'administration « invite les États membres à :
- adhérer à ce Comité pour l'élaboration et la diffusion de la thématique commune panafricaine de timbre-poste » ;
- dédier la première émission de cette thématique panafricaine en l'honneur de Nelson Mandela, le digne Fils d'Afrique. »

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Nous voici un an après et les difficultés apparaissent, donc le plaisir de la recherche philatélique commence :)

Premièrement, faute de communication large auprès des médias ou trouvable par les moteurs de recherche internet : quels pays participent à ce Comité et à l'émission Africa Stamps cette année ?

Deuxièmement, il est notable des connaisseurs de la philatélie et des postes africaines que celles-ci gèrent leurs stocks au plus juste des besoins réels du pays, quitte à surcharger de très vieilles émissions plutôt que de lancer de coûteuses impressions - au risque de les confier à des entreprises philatéliquement spéculatives (relire l'exemple du Cameroun grâce au West Africa Study Circle).

Doù : combien de postes ont-elles pu se permettre l'investissement et la diffusion vers les pays de collectionneurs de nouveautés (Amérique du Nord, Europe, Asie de l'Est) ? Combien sont parvenus à trouver des accords entre elles, entre elles et des imprimeurs, etc. ?
Un sujet pertinent, une réalisation respectueuse et des logotypes choisis sur des timbres d'agence... la Gambie est devenue démocratique ou quoi ?! (IGCP via Commonwealth Stamps Opinon)

À la pêche aux informations, l'auteur du blog Commonwealth Stamps Opinion est tombé sur les feuillets identiques de la Gambie et du Liberia, en juin dernier, dans le catalogue des nouveautés de l'agence IGPC.

Sa surprise fut grande : le sujet et la réalisation paraissent véritablement liés au pays dont l'agence réalise les timbres, habituellement en mode vignettes grand tirage... Et le logotype officiel du centenaire par la Fondation Nelson Mandela. J'allai alors à la pêche également et trouvai la décision de l'Union panfricaine des postes.

Aujourd'hui, les philatélistes africains commencent à lister les émissions à partir des pays disposant de services philatéliques fonctionnels :

Algérie, Gambie et Liberia avec le même feuillet donc :
Message sur Twitter avec les feuillets de Gambie et d'Algérie par PhilatelieDZ, dix-huit juillet 2018.

Notons que la quinzième émission 2018 d'Algérie Poste est entièrement légendée en arabe. L'étude linguistique des émissions algériennes devient passionnante : bilingues arabe-français en générale, devenues régulièrement trilingues depuis 2017 avec le tamazight en alphabet tifinagh ou latin. Exceptionnellement bilingue anglais-arabe... quand on ne souhaite pas froisser les Français avec les figures de la résistance anti-coloniale, le cinq juillet dernier ?

Ajout du vendredi vingt juillet 2018 :
Niger et Togo : le Commonwealth Stamps Opinion a trouvé les feuillets d'un timbre identique à ci-dessus et les feuilles de six de cette émission Africa du Niger et du Togo.

Ajout du dimanche vingt-deux juillet 2018 :
Burkina Faso : le Commonwealth Stamps Opinion a trouvé le feuillet d'un timbre identique à ci-dessus du Burkina, dans un article d'hier samedi vingt-et-un. L'impression par Cartor est indiquée en marge du bloc.

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Retour à l'article initial :
Tunisie avec son compte Twitter :
Message de La Poste tunisienne sur son fil Twitter, dix-huit juillet 2018.
Même format, logotype, mais couleurs et photographies différentes. Pourquoi ? Comment ? Cela dépend-t-il des accords entre postes, entre qui a assuré l'impression par groupes de pays ?

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Conclusion initiale de l'article :
Encore une cinquantaine de pays en attente... Certains collectionneurs européens se souviennent de la difficulté à se retrouvé des séries complètes de l'émission des quarante ans de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) en 2015.

Sera-ce la même situation pour la première des émissions Africa ? Et d'après le modèle universel choisi, l'emblème de l'Union panafricaine des postes suffira-t-il à distinguer les émissions réellement participantes des émissions d'opportunité ?

Cet article va-t-il s'allonger dans les semaines à venir ?

Mise à jour du vingt-huit août 2018 :
Le webmestre de philateliedz.com a trouvé la version libyenne de l'émission dans une version similaire à celle de Tunisie.
La poste libyenne a participé à l'émission. Maintenant, vu la division politique du pays, dans quelles localités trouver ce timbre sur place ? (via le fil Twitter de philateliedz.com, vingt-huit août 2018).

Mise à jour du jeudi onze octobre 2018 :
Aujourd'hui, le magazine philatélique Vaccari News annonce la participation de l'Afrique du Sud à cette émission en employant la version sur fond blanc.
L'émission Africa Stamps s'ajoutant à plusieurs émissions conjointes autour des personnalités de Gandhi et Mandela.

La brève d'actualité précise les pays participants connus de l'éditeur italien : Algérie, Burkina Faso, Gambie, Guinée équatoriale, Kenya, Libye, Niger, Togo, Tunisie et Zimbabwe. En italique, ceux déjà repérés ici grâce à PhilatelieDZ et au Commonwealth Stamp Opinion. La liste omet le Liberia.


À suivre.

mercredi 12 avril 2017

Exigeantes et plaisantes conférences vers les confins méridionaux de l'Empire

Période classique : entiers postaux, premières cartes postales, histoire postale, routes maritimes... Des sujets exigeants pour mes modestes connaissances... Heureusement que des collectionneurs savent exposer, écrire ou parler de ses sujets.

Côté exposition, espérer revoir la collection que Brigitte Abensur présenta à Paris-Philex, en mai 2016, en mai 2016. Avec les mêmes timbres de Napoléon III, côté écriture, relire les articles de Laurent Veglio dans Timbres magazine depuis septembre 2015...

Côté conférences, après les entiers-enveloppes de Saxe par Armin Knapp en mai 2016, une nouvelle intervention sur les entiers m'a, avec surprise, intéressé un jeudi soir de février grâce à la Royal Philatelic Society London, suivie deux mois après par une autre enchaînant, avec une facilité d'écoute, les enveloppes les plus exigeantes à étudier pour l'historienne postale.

Cartes-entiers de l'État libre d'Orange.
Ainsi, le jeudi vingt-trois février dernier, Mike Smith exposa les principes des entiers postaux d'une des républiques boers, l'État libre d'Orange, enclavé dans la future Afrique du Sud.
Une des nombreuses variantes des cartes postales imprimées par Carl Borckenhagen... Mais celle-ci oblitérée le deux mars 1895 a une histoire très particulière (copie d'écran de la conférence de Mike Smith, au siège de la RPSL, le jeudi vingt-trois février 2017).
Une part non négligeable de son propos fut de l'ordre de l'étude-catalogue des différences entre les tirages londoniens commandés à De La Rue dès 1884 et ceux réalisés localement par Carl Borckenhagen à partir de 1889... Sans oublier les quelques-uns utilisés par la république boer du Stellaland pendant sa courte indépendance (1882-1885) avant une invasion britannique.

Mais largement illustré d'entiers ayant servi vers la colonie britannique du Cap - ces cartes furent créées pour servir dans le cadre d'une convention postale entre Orange et Le Cap de 1883, Johannesbourg dans l'autre république boer du Transvaal, et bien au-delà. Pimenté aussi de taxation dont une vers l'Autriche et revenu en Afrique du Sud pour cause d'adresse insuffisante, et bien sûr de marques de censure avec la guerre des Boers qui marque la conquête de l'État d'Orange par le Royaume-Uni.

Des récits pimentent les pièces rangées dans l'ordre du catalogue. Comme l'importance du patron de presse d'origine allemande Carl Borckenhagen dont l'imprimerie réalisa les entiers, quitte à ce qu'un tirage fauté vit les timbres préimprimés avec le sceau du journal au lieu de celui de l'État...

Petit récit avec la correspondance d'une carte illustrée ci-dessus : signé Arthur Tolkien en 1895, comme le père banquier, Anglais expatrié à Bloemfontein, du grand philologue, écrivain, inventeur d'un univers complet, de ses langues et de ses mythes. L'écrivain a alors trois ans et est rentré en Angleterre avec sa mère, mais son père meurt en 1896, premier des nombreux obstacles de la jeunesse de J.R.R. Tolkien.

Pour ceux qui auraient besoin d'une carte libre de droits d'auteur de l'Afrique du Sud en 1885, la base Commons de Wikimedia propose celle du Scottish Geographical Magazine.

Premiers courriers, premières routes de et vers l'Australie-Méridionale.
Inconvénient des conférences et expositions d'histoire postale « des origines à... » est qu'elles montrent des pièces dont j'ose à peine évaluer la rareté et la valeur. Avantage : la générosité en temps de leurs propriétaires à les exposer et les commenter par écrit ou oralement.

Ainsi, le six avril dernier, malgré une collection incroyable de premières marques de... ou d'usages de timbres de forte valeur faciale vers des destinations inattendues, Pat Grimwood-Taylor a un incroyable talent d'oratrice. Elle m'a captivé - public facile, suis-je ? - pendant cette demi-heure où les enveloppes se sont enchaînés arithmétiquement vite, mais au rythme le plus juste pour en comprendre le sens philatélique et historique.

L'objet était donc l'histoire postale des premières décennies de l'Australie-Méridionale, South Australia, colonie britannique fondée en 1834 d'hommes libres, au contraire des établissements de Nouvelles-Galles-du-Sud (constituant alors tout l'Ouest du continent : un petit gif wikipédien pour suivre) fondés comme des pénitenciers et le déversoir de la pauvreté anglaise.

La passion sud-australienne qui anime Mme Grimwood lui permet de réaliser un véritable cours sur les routes maritimes suivies par les courriers au départ d'Adelaide, la capitale... en ayant le temps d'expliquer avec clarté - à la Geoffrey Lewis - comment le Post Office britannique et son homologue colonial se répartissait les coûts du trajet, lettre par lettre.
Lettre envoyée en double d'Adelaide pour l'Écosse via Marseille le douze juillet 1855, en recommandé. Le 10 (dcimes) manuscrit est dû à l'administration postale française, le 6 au Post Office britannique (recommandation). Ne m'en demandez pas plus... Si je n'ai pas déjà réussi à faire une erreur dans ce résumé (copie d'écran de la conférence de Par Grimwood-Taylor, au siège de la Royal Philatelic Society London, le jeudi six avril 2017).
L'idée essentielle étant que le chiffre est la part due au Post Office britannique selon la part du service maritime postal qu'il finançait : 1 pence s'il l'était par les Sud-Australiens, 3 pence si à parts égales, 5 pence s'il l'était par les Britanniques.

Le point culminant est atteint avec la dernière enveloppe présentée de Anthonys Lagoon, en plein Territoire du Nord sous administration méridionale, pour Wimbledon en Angleterre, oblitérée du vingt-sept janvier 1891...

Mais une marque « TOO LATE », raconte l'historienne postale, signale qu'elle rata le départ du cavalier postal de nuit à Camooweal pour Borroloola, le quatorze février. Deux semaines ensuite, il reprend son chemin multi-modal assez complexe : par bateau à partir de Burketown jusqu'à Sydney puis Melbourne et en train pour Adelaide. Enfin, par bateau transocéanique, il atteint l'Angleterre via une escale à Naples en mai 1851. Pfiou.
Merci de croire la conférencière quand elle affirme que les péripéties de cette lettre ont eu lieu au milieu de nulle part (Google Maps, la fonction itinéraire sert juste à garder en place les quatre lieux cités).
Pfiou pour le parcours de la lettre. Pfiou pour les recherches nécessaires pour retrouver ce parcours.

Les visiteurs du site de la RPSL peuvent retrouver les très complets fascicules des collections exposées ; ils peuvent aussi écrire au Secrétariat de cette Société pour demander l'adresse de la conférence filmée sur youTube.

mercredi 30 novembre 2016

Des origines du scoutisme aux îles éparses de l'Atlantique

Deux expositions temporaires au siège de la Royal Philatelic Society London pour explorer un thème et une région.

Le jeudi vingt-sept octobre, Hallvard Slettebö a proposé six expositions en une sur le scoutisme, thématique qu'il développe abondamment sur son site web.

Sa collection grand or sur le succès du scoutisme depuis le siège de Mafeking au cours duquel les éclaireurs de Robert Baden-Powell s'illustrèrent comme facteurs, jusqu'à la diffusion du mouvement dans le monde avant la Seconde Guerre mondiale. Elle se conclut sur une carte postale oblitéré - grâce à une pomme de terre gravée - le premier jour du service postal organisé par les scouts polonais, cinq jours après le début de l'insurrection de Varsovie, en août 1944.

La deuxième partie poursuit sur ce rôle postal des scouts dans les camps de personnes déplacées au sortir de la Seconde Guerre mondiale en Europe, avant d'explorer l'histoire postale du scoutisme au Royaume-Uni, en Norvège et dans les autres pays d'Europe et du monde jusqu'en 1957, centenaire de la naissance de Baden-Powell et le cinquantenaire de la fondation du scoutisme.

Qu'il est agréable de lire une collection thématique sans « papier-peint » d'agence.

Le jeudi dix novembre, ce sont les spécialistes des îles britanniques de l'Atlantique au sein du West Africa Study Circle qui ont proposé de découvrir la philatélie et l'histoire postale de Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha.

Courrier précurseur (1677 pour Sainte-Hélène), études classiques des timbres, histoire postale. Qu'est-ce qui m'a marqué ?

Après la découverte de ceux des guerres anglo-françaises de 1744 à 1815 avec Jacques Renollaud, l'étude du courrier des prisonniers de guerre fait halte à Sainte-Hélène - île-prison - pendant la deuxième guerre Anglo-Boer (1899-1902). Barry Burns et Kevin Darcy précisent que des camps de prisonniers boers furent également ouverts à Bermudes, Ceylan et en Inde, en plus de ceux en Afrique du Sud.

Les collectionneurs des colonies et protectorats français iront voir dans le pot-pourri où Burns présente des fiches cartonnées sur lesquels sont collés des timbres de Sainte-Hélène surchargés par les postes de Madagascar, de Mauritanie et de Tunisie, des spécimens envoyés conformément aux règlements de l'Union postale universelle. Une pratique que Burns et Bernard Mabbett ont pu confirmer jusqu'aux années 2000 lorsqu'ils ont catalogué et rangé les archives de la poste de Saint-Hélène en 2013 : deux cartons contenant des émissions neuves de nombreux pays du monde des années 1990 et 2000 ont été retrouvées.

Graham Mytton présente des enveloppes fort intéressantes : envoyées depuis Ascension de 1991 à nos jours, elles l'ont toutes été pour des motifs nécessaires. Courrier des auditeurs insulaires au BBC World Service, puis courrier entre le siège social et les employés sur place de l'entreprise entretenant les équipements de la BBC sur Ascension.

Le fascicule-résumé se conclut par une bibliographie. Celui-ci avec celui de Hallvard Slettebö sont consultables au format pdf sur le site de la RPSL par ici.

samedi 26 novembre 2016

Retour vers l'été par tous les moyens possibles

Après une dizaine de jours de temps britannico-méditerranéen (températures tropicales, averses fréquentes), il était temps d'une journée presqu'ensoleillée sans pluie sur Montpellier. Plusieurs signes ont accompagné ce retour.
Timbres estivaux de Russie via Postcrossing (merci Olya).
En scannant quelques cartes postales reçues, deux timbres de Russie renvoient vers une saison meilleure : mongolfières au-dessus de la ville de Vilikié Louki (huit cent cinquante ans cette année) et le pont au-dessus de la rivière Irtych, près de Khanty-Mansïisk.

Certes, ce n'est pas la première fois que les Postcrosseurs russes me rappellent qu'il fait beau l'été en climat continental, mais j'ai toujours une vision rose/rougeoyant des timbres russes avec l'actuelle série des châteaux ou celle des armes de la victoire de 1945.
La chaleureuse couverture de Timbres magazine de décembre 2016 (via trouverlapresse.com).
Et ça continue chez le marchand de journaux avec l'intense soleil rayonnant orange d'une regrettée canicule aride qui est proposé en arrière-plan de la couverture du numéro de décembre 2016 de Timbres magazine.

Qui met particulièrement en valeur un article que j'aurais survolé sinon sur la thématique Strelitzia, fleurs connues sous le nom d'oiseaux de paradis de son Afrique du sud d'origine aux jardins d'ornement du monde entier, proposé par Jean-Noel Nivoit.
Le troisième hors-série Le dessous des timbres, sortie le mardi treize décembre (trouverlapresse.com).
Impression de réchauffement confortée par le soleil couchant languedocien... Non, les nuages reviennent. C'est en fait la couverture rouge du troisième hors-série géopolitique du Dessous des timbres consacré aux frontières à commander ou trouver le mardi treize décembre prochain.

Sommaire partiellement proposé par Socrate en fin de mensuel.

Et les oreilles chauffent aussi au rythme endiablé des animateurs de l'émission C'est tendance de Sud Radio (siège social en Haute-Garonne) qui recevaient, signale Timbres magazine, son rédacteur en chef Gauthier Toulemonde le vingt-huit octobre dernier, pour définir le collectionneur de timbres : fichier audio mp3 téléchargeable sur la page de l'émission ou à visionner avec youTube sur TV Timbres.

Attention, ce n'est pas le rythme posé de la germanique Europe 1 le premier février 2016.

mardi 20 septembre 2016

Coins et recoins à explorer dans la presse britannique

En 2017, ce fera une décennie que deux magazines philatéliques britanniques me surprennent fréquemment malgré leurs styles fort différents. L'été 2016 n'a pas fait exception.

Inattendue série de guerre d'Afrique du Sud...
Si Adrian Keppel fait le tour du monde des grands classiques dans ses chroniques d'une page, Stamp Magazine explore des séries d'usage courant plus modernes avec l'aide de ses auteurs réguliers et de quelques spécialistes invités. On se souviendra de la Nature du Japon (1992-1998-années 2010) par Nicholas Pertwee dans le numéro daté mars 2016.
Un joli bloc de timbres d'un penny et demi à l'effigie de Bob Kershaw. Notez les séparations entre les timbres (emprunt au site marchand africastamps.co.uk, apparemment un bon point de départ d'une collection).
Dans le numéro paru en août (daté septembre), pendant que ses confrères français roupillaient sous le soleil, le rédacteur-en-chef Guy Thomas lançait avec enthousiasme l'article de Daniel Scheepers sur la série d'Afrique du Sud pour « l'effort de guerre ».

L'auteur évoque la genèse et l'évolution de la série de 1941, au format diminué entre 1942 et 1944, économie de papier oblige, en six pages illustrées de grandes images (évanouissement de la rédaction du nouveau petit Timbres magazine au format plus petit, aux images microscopiques et aux articles très courts).

Les anecdotes pullulent rendant la série attrayante à étudier : comment l'imprimerie gouvernementale s'y est-elle pris pour créer les "bantams", les versions petit format ? Certes, recalibrer les illustrations, mais aussi faire face à l'impossibilité de denteler chaque timbre. L'auteur le rappelle : en neufs, ces timbres se collectionne par paire bilingue (un timbre en anglais se-tenant à un autre en afrikaan) voire en triple pour certains bantams séparés par des tirets à l'emporte-pièce.

Les marges de propagande en faveur des emprunts d'État voisinent avec le choix des personnages : divers corps d'armée, des femmes sous uniforme et pas qu'infirmière, un ouvrier, mais... Malgré le choix de Maître général des Postes et du Ministre des Postes et Télégraphes, le Premier Ministre Jan Smuts refusait l'apparition d'un soldat noir sur un des timbres que le capitaine Neville Lewis devait dessiner. L'Apartheid se rapprochait.

Trois des portraits représentaient des Sud-Africains réels : l'infirmière Barbara Palmer, l'aviateur Bob Kershaw (décoré pour un acte héroïque l'année précédent le timbre de 1942) et le marin Clive Edward Peter, immortalisés par Lewis.

Comment intéresser les collectionneurs français ?

Après l'entrée en guerre du Dominion d'Afrique du Sud le quatre septembre 1939 - à une petite majorité de son Congrès, l'armée sud-africaine a principalement servi sur des théâtres africains : Éthiopie, Afrique du Nord, et de là Italie, mais aussi l'invasion et l'occupation de Madagascar, colonie fidèle au régime de Vichy... donc une menace navale si le Japon l'atteignait.

Quels timbres utilisaient les services militaires postaux sud-africains à Madagascar et en Afrique du Nord ?

... à la surprenante série australienne « Vivre ensemble ».
Le mois suivant - numéro actuel daté octobre 2016, c'est Alaistair Gunn qui se plonge dans une série très contemporaine aux dessins peu conventionnels : Living Together en Australie émise en 1988.

Vingt-sept valeurs du cent - la diversité religieuse - au dollar - sur les services de secours, qui apparaissent pour le bicentenaire du premier établissement européen permanent... Et les thématistes et historiens lèvent et chassent le lièvre à la suite de Gunn : une série pleine de bons sentiments, adorables par les différents styles de dessins, mais maladroites par moment.

Aucun lien avec les Aborigènes. Rarissimes les personnages non-Européens, voire même l'évocation des multiples cultures présentes dans cette terre d'immigration, à part les différents types de lieux de culte sur le un cent justement.

Pour revenir à l'étude philatélique en troisième page (c'est un article court oui...), certaines valeurs émises correspondent à des changements de tarifs entre les trois émissions échelonnées pendant l'année 1988. À partir d'octobre 1989, les réimpressions sont indiquées par des koalas dans la marge des feuilles - un par réimpression.

Contemporaine et avant la généralisation de l'e-mail et du sms, on pourrait croire à la facilité d'une collection d'histoire postale (... mais avec de grandes images). Et non, outre le changement de tarif de 1988, dès 1989, une nouvelle série est lancée sur les sports qui a affecté les Living Together de manière inégale de 1989 jusqu'à 1997 ! Alistair Gunn signale la difficulté des utilisations seules sur lettre de quatre valeurs.

Sus aux boîtes d'enveloppes des marchands au prochain salon !

Et même pour les historiens postaux classiques.
Certains ne continueront de jurer que par les lettres du dix-neuvième siècle. Soit : Gibbons Stamp Monthly daté septembre propose un article fort pédagogique de John L. Kimbrough (son site web) sur comment juger de la rareté des premiers courriers des États confédérés aux premières semaines de la Sécession de 1861-1863.

Sans jamais donner de sommes en dollars, Kimbrough explique quelles dates recherchées avec un texte historique et postal dense de quatre pages (un aussi grand nombre de caractères, quel plaisir de lecture).

En effet, il faut différencier la date officielle de la Sécession de chacun des onze États, de la date de fondation des ou de ralliement aux États confédérés d'Amérique des treize États au final, de la date de fin des services postaux des États-Unis et de la mise en place de ceux du nouveau pays...

Ouf !

Un tableau résume le tout et permet de suivre l'article, complété d'un tableau des tarifs postaux de cette courte histoire postale.

À suivre pour les ventes aux enchères, quelques exemples montrant comment à quelques jours près comment deux enveloppes peuvent avoir une valeur historique très différente.

Le summum étant un courrier ayant circulé à partir d'un de ces États en sécession mais avant qu'il ne se joigne aux États confédérés : une fenêtre allant de quarante-six jours pour la Caroline du Sud à une semaine seulement pour la Caroline du Nord. Sortez calendrier perpétuel et atlas routier des États sudistes !

jeudi 14 juillet 2016

Paris-Philex (7) : la philatélie, une histoire des empires et de la mondialisation ?

Les deux, mon commandant !

Une passion issue du dix-neuvième siècle européen.
Le collectionneur, le philatéliste, l'historien postal ou le curieux du contexte de tout cela lira avec attention le numéro d'été du mensuel français L'Histoire - dont le site web a changé d'adresse, intitulé XIXe siècle. Le monde est à nous ! La mondialisation à l'européenne.
Couverture du numéro été 2016 de L'Histoire en vente en kiosque jusque fin août (site de L'Histoire).
Le lecteur notera toutes les images d'Européens inventifs et ingénieux, pionniers même, et d'indigènes de tous les autres continents travaillant au profit exclusif des entreprises et des États européens et des colonies de peuplement établis par l'une des plus grandes dispersions de migrants de l'histoire humaine. Plus de cinquante millions vers les Amériques... Ça relativise bien des circulations récentes.

Le philatéliste fiscal notera un timbre fiscal états-unien sur une action de 1864 de la Keystone Zinc Company de Philadelphie, page cent quatorze dans un article sur « Comment la City [londonienne] a propulsé New York »... Les débuts de la mondialisation financière.

Pour ceux qui aiment remettre en cause leurs préjugés sur les personnages historiques ou les grands actes humains, ce même numéro interroge Louis XIV et sa puissance : son règne fut-il celui où le roi absolu contrôla la noblesse ? Ou obligé de veiller constamment sur les finances du royaume et sur une noblesse frondeuse à Versailles, par les arts et les (nombreuses) guerres, fut-ce celle-ci qui contrôla le devenir de la France, le roi ne faisant que suivre ?

Le numéro des Collections de L'Histoire de l'été est aussi décapant : la famille depuis les mythes bibliques jusqu'à nos jours, de la gestation pour autrui à Rome à l'hypothèse que la filiation constitue davantage les familles que le mariage.

Quel rapport entre cette lecture impériale et mondialisée du monde et Paris-Philex ?

L'histoire postale de la conquête européenne du monde : le cas aérien de l'Afrique.
Arrivé à ce septième article sur le championnat de France de philatélie de 2016, il reste encore à aborder l'aérophilatélie et plusieurs collections montrant les liaisons postales internationales tous azimuts au cours de la première moitié du vingtième siècle, quant les puissances coloniales croyaient en leur apogée durable.

Deux compétiteurs illustrent magnifiquement cela à travers l'établissement des compagnies aériennes à travers le continent africain : René Maréchal avec l'Imperial Airways vers l'Afrique du Sud (1925-1937) et Daniel Blanquerin avec Air Afrique vers Madagascar (1925-1939).
Les premières pages des collections de M. Maréchal (gauche) et de M. Blanquerin (droite) à Paris-Philex 2016.
La confrontation de leur première page respective permet de constater la diversité des approches et des présentations... La carte de M. Blanquerin permet de constater que le continent africain est maillé par les liaisons aériennes mises en place pendant l'entre-deux-guerres, mais aussi la concurrence entre les compagnies.

L'Imperial Airways, britannique, oblique fortement vers le sud-est de l'Europe pour connecter toutes les colonies britanniques depuis l'Égypte sous influence jusqu'au Dominion sud-africain. Air Afrique ou Transafricaine en 1928, après fusion de plusieurs lignes, établit un pont entre les colonies françaises d'Afrique et Madagascar.

Deux textes d'introduction et un plan qui suit une logique d'établissement progressif des lignes, chronologiquement plus marqué chez Blanquerin, plus géographique pour Maréchal. Bonus pour le premier : une bibliographie [présenter une bibliographie par contre...].

Au bilan des juges : quel empire bénéficiait des meilleures liaisons aériennes impériales ? Aucune idée. Grand vermeil pour la collection Air Afrique et deux points devant et prenant quatre points en quatre ans, médaille d'or et meilleure collection d'aérphilatélie pour Imperial Airways.

Pourquoi pas de photographies d'enveloppes ? J'en ai pas... Un peu fatigué en fin de parcours. Pourquoi placer l'aérophilatélie si loin dans l'exposition, après polaire et ouverte, et pas aux côtés de l'histoire postale ?

Une conquête créant des connections mondialisées alors surprenantes.
Pour l'histoire postale, économique et sociale, l'impérialisme des puissances européennes, le profitisme des grandes compagnies occidentales selon la grille de lecture ou la dispersion de migrants européens connectent des territoires aussi inattendus que les exemples que je vais piocher dans quelques collections.
Enveloppe oblitérée à Jérusalem, mandat britannique de Palestine, le vingt-neuf juillet 1940 pour Hanoï en Indochine française (collection Christian Abravanel, Paris-Philex 2016).
Un courrier entre une banque de France métropole et la Banque de l'Indochine à Hanoï, logique. Sûrement moins fréquent mais envisageable avec une banque d'une autre colonie française.

Mais, entre une banque de Jérusalem et celle de l'Indochine ?! Cette enveloppe est présentée par Christian Abravanel, webmestre du site du Cercle français philatélique d'Israël, dans Les échanges postaux entre civils en provenance et à destination de la Palestine entre 1938 et 1945, sur laquelle je reviendrai dans le prochain article sur Paris-Philex.

Sous l'enveloppe, il propose un planisphère des principales voies aériennes et maritimes intercontinentales encore disponibles à ce moment de la guerre où le Royaume-Uni est seul face à l'Axe.
Lettre de Kerguelen vers Le Havre, acheminée à Point Natal par un navire ravitailleur norvégien en mars 1912 (collection Alexis Cottineau, Paris-Philex 2016).
Changement de climat et d'époque : dans une collection d'« oblitérations maritimes sur Semeuse (1903-1941) », Alexis Cottineau de l'Amicale philatélique Nostradamus de Salon-en-Provence atteint les recoins du monde de 1912 avec cette enveloppe partie de Kerguelen, acheminée par un navire ravitailleur d'un compagnie baleinière (colonisation, mondialisation et environnement) vers l'Afrique du Sud pour une remise dans les circuits postaux maritimes. En trois semaines, elle est arrivée à destination au Havre.

Mais un « monde européen » éphémère voire pas conformes aux préjugés coloniaux.
En se plaçant dans l'entre-deux-guerres, la majorité des collections se situe déjà à la fin de ces empires coloniaux : à entendre clamer qu'ils sont envahis pour être « civilisés », des indigènes qui ont suivi le chemin de la « civilisation » réclament les droits qui vont avec les nombreux devoirs qu'ils leur ont été imposés, non sans violence.
Lettre portant une Marianne de Decaris illégalement surchargée « Algérie française 23 avril 1961 » (collection Égon Habé, Paris-Philex 2016).
Bien évidemment, la collection grand vermeil de l'Alsacien Égon Habé illustre ce thème de la fin des empires avec, en philatélie moderne, « la Marianne de Decaris surchargée EA » par les autorités algériennes indépendantes entre juillet 1962 et janvier 1963.

En amont, il présente des surcharges des partisans de l'« Algérie française » (mais était-il pour l'application de toutes les valeurs de la République à toute la population ?) dans le contexte du Putsch des généraux d'avril 1961 ou des actions de l'Organisation de l'armée secrète à destination des élus de métropole.

Comment les empires coloniaux ont-ils pu finir si mal ? Exploitation contre « civilisation », racisme contre valeurs, etc. Sûrement aussi préjugés et complexe de supériorité face aux cultures indigènes jugées si pittoresques... Soupir.
Lettre de Rhodes italienne pour Téhéran en mai 1933 (collection René Maréchal, Paris-Philex 2016).
Merci à René Maréchal de fournir un formidable document de la diversité humaine, dans la seconde collection qu'il présentait, « La poste aérienne en mer Égée (1929-1947) ». Pourquoi cette zone si précise ? Elle est une escale possible sur la route entre l'Europe et le Proche-Orient - un autre courrier montre les liaisons aériennes entre pays baltes et Pologne d'une part, et la Palestine d'autre part via la mer Égée.

Ensuite, car Rhodes et les autres îles du Dodécanèse sont sous contrôle italien, alors que Mussolini veut faire de l'Italie une grande puissance, ce qui passe par l'aviation sur le modèle impérial britannique et français (voir plus haut).

Maintenant, suivons grâce à M. Maréchal cette enveloppe dont le verso timbré était présenté au visiteur de Paris-Philex et le scan du recto en-dessous. Elle est expédiée de Rhodes par un dénommé Albert Israel le onze mai 1933. Elle est déposée le lendemain à Athènes (oblitération à gauche des timbres) par Aero Espresso Italiana. Quatre jours après, Imperial Airways l'emporte d'escale en escale jusqu'à Bagdad (oblitération à droite des timbres). Là, c'est une compagnie allemande, Junkers Luftverkehr Persien, l'amène à Téhéran le vingt-et-un.

Adresse transcrite en farsi et lettre parvenue à David Israël à l'École Alliance israélite universelle, institution internationale créée en France en 1860 - fondation commémorée en France par un timbre en 2010. Le courrier passe donc, d'entreprises concurrentes en entreprises, et dont les pays d'origine sont difficilement amis selon les paires constituées ; pour permettre la correspondance entre deux personnes de confession juive, dont une vivait dans un pays à majorité chiite qui, même devenu République islamique en 1979, assure une représentation politique minimale même si avec suspicion.

L'article de Wikipédia signale comment l'Alliance israélite universelle ouvrit des écoles avec le soutien des autorités perses au tournant du vingtième siècle et qui connurent une certaine popularité auprès des élites musulmanes... Peut-être car elles furent davantage françaises au départ qu'israélites et persanes par la suite ?

Une diversité postale pour une histoire de rencontres humaines variées, au-delà des intérêts géopolitiques ou commerciaux. Très beau souvenir qu'est cette enveloppe dans une collection grand vermeil et prix spécial du jury qui rejoint le long palmarès aérophilatélique de M. Maréchal depuis 1995.

À suivre...
Encore un article sur les collections de Paris-Philex : comment la Seconde Guerre mondiale inspire les collectionneurs.

jeudi 21 avril 2016

Very long to reign over us, British... and hopefully the French soon

Aujourd'hui, jeudi vingt-et-un avril 2016, le Royaume-Uni et les royaumes du Commonwealth célèbrent le quatre-vingt-dixième anniversaire de la Reine Elizabeth II, évidemment dans un feu d'artifice de nouveaux timbres commémoratifs.

La Royal Mail réussit sa mission de service public avec son programme philatélique depuis sa privatisation, si l'on oublie Star Wars... Elle émet, ce jour, une émission-fleuve d'une certaine qualité et avec une surprise divulguée lundi dix-huit.
Le premier timbre de la série de six : Albert duc d'York et sa fille par Marcus Adams vers 1930 (boutique de Royal Mail).
Tout d'abord, très classique, six timbres reproduisent des photographies tout au long de sa vie et de son service, répartis en deux thèmes. Les trois au tarif première classe (soixante-quatre pence actuellement) de son enfance dans les bras du futur Roi George VI à la mère entourée de ses deux premiers enfants, en passant par la Reine lors de l'ouverture du Parlement en 2012.

Les trois autres rappellent les voyages officiels et visites d'État qu'elle a effectués au nom du Royaume-Uni avec son mari le duc d'Édimbourg en 1957, objet d'un timbre : en Nouvelle-Zélande en 1977 et recevant le président de la République d'Afrique du Sud Nelson Mandela en 1996.

Mais à une livre et cinquante-deux pence et Nelson Mandela, la Royal Mail rappelle son statut d'entreprise privée : tout doit se vendre en grandes quantités. £1.52 c'est le tarif de la lettre de vingt à cent grammes pour l'Europe, avec deux pence de plus la grande et lourde lettre seconde classe intérieure, et avec plusieurs Machins d'appoint la lettre recommandée.

Dans les questionnements et remarques des commentateurs du blog de Norvic Philatelics : mon timbre préféré est le premier timbre sur lequel George VI et Elizabeth II apparaissent ensemble. Ensuite, les postes étrangères accepteront-elles - si leurs machines et leurs postiers s'en soucient encore - des timbres où l'effigie royale est remplacée par une couronne impériale ?

Les crédits des clichés sont rappelés par le site-marchand Norvic Philatelics.

Le couple royal devant l'émission de l'anniversaire lors de la visite du centre de distribution de Windsor, le mercredi vingt avril 2016 (photographiée publiée par le journal sud-africain The Citizen).
 Royal Mail avait présenté ces six timbres et le carnet de prestige (en deux versions, dont une à couverture dorée), mais gardé plusieurs produits sous un embargo médiatique pour frapper un grand coup cette semaine : deux carnets mixtes (deux Machins et deux commémoratifs) liés à un feuillet.

L'embargo fut levé lundi et le feuillet immanquable mercredi - voir photographies, vidéo et récit du Daily Mail - lorsque la Reine et son époux ont visité le bureau de distribution du courrier de Windsor, à l'ouest de la métropole londonienne, après avoir inauguré un kiosque à musique décoré de plaques commémorant les actions des forces armées britanniques - entouré d'écoliers et de lycéens inspirés par les différents aspects du kiosque et de ce premier événement de l'anniversaire.

Au centre postal, désormais baptisé Queen Elizabeth Delivery Office et qui dessert le château de Windsor, elle a rencontré le plus ancien postier encore en service : cinquante-trois années depuis l'âge de quinze ans. Une chorale de postiers de Londres et Bristol ont chanté sur le thème du courrier - pour la France, François Dicale en a retrouvées pour sa chronique du week-end sur France info : Ces chansons qui font l'actu des treize et quatorze février dernier.

Un magnifique centre de tri décoré de nombreux timbres émis par la poste britannique, et notamment la surprise : le feuillet reproduisant la photographie de la ligne de succession au trône par Ranald Mackechnie et donc le premier timbre britannique pour le prince George, le fils de William et Kate.

Un premier timbre de bien meilleurs goût et originalité que la reproduction des photographies de presse sur timbre pré-personnalisé de nombreux services philatéliques du Commonwealth depuis sa naissance en 2013.

...
Comme nombreux sont ceux qui ne vont pas partager mon goût pour la monarchie windsorienne : quelques alternatives.
...

Pour ceux qui préfèrent les timbres d'usage courant, le blog GBStamp rappelle que, depuis le mardi vingt-deux mars 2016, nous sommes entrés dans la cinquantième année de la série Machin avec enveloppe commémorative de Windsor !

Pour les non passionnés, La Poste française permet de renifler de la pelouse audoise avec le timbre Euro 2016 ou de s'amuser à chercher à obtenir un « bloc du désir » sur un nouveau support biopolymère tellement abouti que sa prodution et son émission s'étalent sur toute l'année 2016... Être connecté pile au bon moment sur la boutique web de La Poste pour doubler les spéculateurs : bonne chance.

Et pour les républicains antimonarchistes français, Harry est encore disponible pour remplacer notre exécutif bicéphale en un système plus clair où seule la place de Premier Ministre comptera pourvu qu'on s'interroge sur le mode de scrutin : vote alternatif ? En plus, ça mettra les artistes du timbre et les photographes à l'épreuve : mêler le Roi et Marianne sur le même support - Marianne pour virer ce put... de phi.

Et pourquoi un roi ? Éviter que la place de président de la République devienne un poste de super-sénateur aux dents longues. Pourquoi un Windsor ? Franchement, quel choix entre une maison d'Orléans qui ressemble aux Républicains (français comme états-uniens) quand ils organisent une primaire ou un ultramontain conservateur espagnol ?