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dimanche 20 septembre 2026

Hommage au philatéliste fondateur et au courrier papier dans la RF de Généalogie

 Le numéro 286 de La revue française de Généalogie (ou Généalogie rouge et vertical si vous cherchez l'étagère surchargée d'un marchand de presse) daté octobre-novembre 2026 évoque l'importance du courrier pour les généalogistes et de la philatélie dans la genèse de ce bimensuel fondé en avril 1979.

La page 3 du numéro 286 de La revue française de Généalogie (octobre-novembre 2026).

La troisième page est ouverte aux photographies de documents et d'archives des lecteurs de la publication. Ici, un ensemble d'enveloppes à en-tête de plusieurs mairies de France, affranchies par machine - souvent au tarif écopli et lettre verte.

Si les archives d'état civil, paroissiales puis communales, ont été photographiées et microfilmées grâce à un accord entre la République laïque et le mouvement religieux mormon, leur numérisation a accru encore davantage l'accessibilité de ces traces officielles des naissances, mariages, décès de nos ancêtres, parfois aussi en marges des divorces et reconnaissances de parentalité.

Cependant, les règlements sur le droit à la vie privée limitent ces consultations pour les personnes potentiellement en vie. Selon les sites web d'archives départementales et municipales, ces actes ne sont pas lisibles anonymement s'ils ont mois de quatre-vingts voire cent ans ; quelques Archives départementales acceptant un délai plus court en échange de la création d'un compte à identité prouvée.

Restent les actes bien trop récents pour lesquels il faut écrire à la mairie dépositaire encore des registres, prouver son droit à obtenir copie, remercier par avance les agents municipaux, et attendre l'arrivée de ces enveloppes distinctives.


Le choix de cette illustration postale, fort différente des habituelles archives anciennes ou au contenu inhabituel, est peut-être lié au décès du fondateur de la Revue française de Généalogie, évoqué dans son éditorial par le rédacteur en chef Charles Hervis.

Dans un récit fort généalogique, il évoque comment deux frères ont fondé après la Seconde Guerre mondiale un tout petit groupe de presse, Martin Média. L'aîné est correspondant pour la presse locale, le cadet René-Louis Martin (1936-2026) est instituteur et aide son frère par des photographies et des articles sur les églises rurales.

Philatéliste, il propose des articles à des magazines du loisir, avant de découvrir la numismatique et l'absence de revue aisément accessible au début des années 1970. L'entreprise démarre avec Numismatique et change en 1972 tout en poursuivant son métier d'instituteur.

La réussite de cette publication encourage à aller vers d'autres domaines et loisirs, dont la généalogie en 1979, avant de céder Martin Média qui continue magazines et sites web spécialisés, dont un lancé en 1989 lié au métier du fondateur : La Classe.

Le courrier réapparaît alors dans la mémoire de Charles Hervis : du patron alors retraité rapatriant du courrier de lecteurs arrivé chez lui vers le nouveau siège social.

Côté articles philatéliques, il faudra retrouver les index d'articles des revues existant alors.

dimanche 16 août 2026

Police recherche propriétaire d'une collection d'or quasi-neuve, peu servie

 Mardi onze août 2026, un jeune ouvrier et ses collègues, effectuant des travaux de terrassements en Belgique, ont découvert une immense collection de pièces et lingots en or, enterrée sur une frise industrielle rachetée et reconvertie en bureaux et logement par le Centre d'action sociale flamand (CAW).

Suite à une communication de la police locale, des autorités belges et aux témoignages de l'ouvrier, les médias belges et européens se sont emparés de l'histoire à partir de vendredi quatorze août, avec de magnifiques photographies des objets par ladite police de Termonde (Dendermonde en néerlandais), dans la province de Flandre-Orientale.

Le trésor rangé et exposé par la police de Termonde (photographie par la police, reprise par The Guardian, le quatorze août 2026).

Dans la commune de Saint-Gilles-lez-Termonde, section de Termonde, a existé une brasserie entre 1899 et 1970. Elle a été fondée par Theophilus Van Assche et est restée propriété gérée par ses descendants.

Le trésor a été découvert dans une cavité sous la villa de maître, construite peu après le bâtiment de production. Un représentant du CAW explique que les murs de celle-ci sont conservés, mais que tout le reste devait être rénové ; les ouvriers creusaient pour l'installation de tuyaux.

Les lingots d'or trouvés, apparemment photographiés sur le site du chantier (source : police de Termonde via The Guardian).

Face à l'immensité de la découverte, l'équipe a appelé la police et le propriétaire actuel, le CAW. L'estimation des services fédéraux belges est de neuf millions d'euro.

Les lingots sont marqués des marques et numéros de séries des fondeurs et des banques d'achat, dont la banque NM Rothschild & Sons, la branche britannique du groupe Rothschild & Co., le raffineur britannique Johnson Matthey.

Nul doute que l'identification de ces lingots auprès de leur fondeur et des banques pourra dater leur dernière vente connue dans les circuits officiels et déclarés.

Un seau en parti rempli de plusieurs centaines de pièces d'or (source : police de Termonde via The Guardian).

Les pièces d'or sont en excellent état, brillantes, comme passée de la frappe à la cave murée...

Apparemment, il n'y aurait que des Souverains frappés par la Monnaie royale britannique depuis Victoria (régnant de 1837 à 1901) jusqu'à la jeune Elizabeth II dans sa première effigie par Mary Gillick, La première apparaît sous deux effigies, suivie par son fils Edward VII et petit-fils George V.

Une grande partie des monnaies visibles sur la photographie portent Saint Georges terrassant le dragon des pièces britanniques.


Évidemment, ouvriers, policiers et médias se demandent à qui revient la propriété de cette trouvaille oubliée dans une propriété privée vendue.

Pour la police et sûrement le fisc belge, il s'agit de distinguer s'il s'agit d'un ancien trésor familial des Van Assche - une sécurité légalement acquise et déclarée, ou une fraude fiscale. Ou s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une cache de criminalité plus récente, datant d'après la fermeture de la brasserie.

Dans tous les cas, la loi belge impose aux découvreurs d'attendre cinq années avant de se voir accorder des droits. Cela va laisser le temps aux descendants des derniers propriétaires de la brasserie de se signaler et de justifier cette cache visiblement oubliée...

La presse fait état d'une complexe procédure judiciaire civile croisant les ouvriers découvreurs, leur employeur, l'institution propriétaire actuel, et les descendants potentiels.


Les frappes de Souverains britanniques ont lieu de manière intermittente jusqu'à l'époque de l'effigie Gillick, selon les besoins en pièces circulantes d'une livre sterling, puis comme valeurs de placement. Le Souverain Gillick est frappée pour la dernière fois en 1968 ; les Souverains suivant portent l'effigie Machin au diadème qu'il ne semble pas apparaître dans le seau - sauf à considérer l'autre face des pièces.

Il est fort probable que cette cache a fini d'être emplie dans les années 1950 ou 1960 par un membre de la famille. Était-il ou elle trop âgé, ou un décès accidentel, pour transmettre le secret à ses descendants - secret conservé pour éviter que les jeunes, le personnel, ou des malfrats, veuillent s'approprier le magot.

Les généalogistes belges reconstitueront sûrement l'arbre familial et le confronteront à l'histoire immobilière du lieu : qui vivait là dans les années 1950 et 1960 ? Qui était encore présent lors de la fermeture de la brasserie, puis quand la famille quitta la villa ? Enfin les dates de cession des bâtiments et terrains jusqu'à l'achat par le CAW.


... oubliant en chemin des kilogrammes de métaux précieux dans une cave ...

dimanche 3 mai 2026

Une classe ouverte bien inquiétante aux États-Unis

 Normalement, des collégiens et lycéens européens préparant leurs examens finaux sont capables de repérer que les États-Unis d'Amérique sont en train de tourner dictature personnelle, régime autoritaire, et même d'engager le débat sur l'expression « totalitarisme ».

Certes, en guise de S.A., les nouvelles recrues de la police de l'immigration et des douanes jouent parfaitement leur retour pour terroriser le pseudo-ennemi de l'intérieur : l'immigré... tout en faisant peur au national qui n'a pas les bons traits physiques.

Mais, sur ce blog, il faut du collectionnable, du vendable, du spéculable... Et là, l'homme d'affaires devenu président des États-Unis ne manque ni d'imagination, ni d'hommes qui tiennent leur nomination du seul président. Autre débat historiographique sur Adolf : intentionnalisme ou fonctionnalisme, de la parole du chef ou du zèle de ses partisans, ce qui est sûr est que sont advenus les crimes commis ?

Déjà, nul besoin, chers collectionneurs de timbres, d'aller chercher dans les agences philatéliques de troubles productions dentelées aux noms de pays que Trump méprise : les secrétaires d'État et leurs adjoints, nommés par le Chef, produisent tout sur place.


Dans sa caricature du deux mai 2026, Adam Zyglis liste tous les aspects du culte de la personnalité actuellement en vigueur dans son pays (presse états-unienne, et compte Instagram de l'auteur).

Avec les dernières découvertes par de petits médias indépendants démocrates, épluchant les sites et documents produits par les ministères, les médias généralistes nationaux et étrangers ne peuvent que faire le compte.

Le dernier choc est dévoilé le vingt-huit avril par The Bulwark : le portait du second mandat du président Trump va apparaître sur la deuxième de couverture d'un tirage limité de passeports des États-Unis d'ici l'été et les festivités des deux cent cinquante ans de l'indépendance.

Comme le Conseil de la paix (qui se réunit très peu, même pour la situation actuelle des Gazaouis) au milliard de ticket d'entrée et au logo d'or, sûrement que le Secrétaire à l'Intérieur espère trouver des citoyens prêts à payer un timbre fiscal plein de zéros pour cet exemplaire au portrait de condamné, mais avec sa signature dorée !

Ils cumuleront avec la pièce d'un dollar de l'anniversaire de l'Indépendance que le Secrétariat au Trésor semble avoir réussi à faire frapper... Va-t-il réussir à faire utiliser des pièces de monnaie à la place des billets de un dollar ? Peut-être ou pas : au choix son visage sur pièce ou sa signature sur billets de cent dollars à partie de juin 2026.

Je m'interroge plutôt sur la manière dont un trumpien loyaliste du Trésor a expliqué pourquoi la médaille en or au portait de Trump et de l'anniversaire du 4 Juillet 1776 serait la plus grande possible (et en or) car le président aime l'or le plus grand possible...

Le pass annuel des Parcs nationaux états-uniens pour 2026.

Ce qui rejoint les cartes d'abonnement et d'entrée des Parcs nationaux qui, pour 2026, au lieu de montrer la "Wilderness", cette nature sauvage idéalisée, représente George Washington et son lointain successeur...

... image tellement populaire que particuliers et entreprises ont développé des découpages, caches à superposer pour retrouver un peu de nature.

À tel point que le Département à l'Intérieur a dû annoncé que sont invalides les cartes sur laquelle on aurait collé quelque chose. 

Et ce, dans un contexte où les employés fédéraux des Parcs nationaux et des ministères en charge de la gestion des ressources forestières et fluviales (donc des risques naturels) sont licenciés à tour de bras... tendu, tel celui d'Elon Musk qui a lancé le mouvement en janvier 2025 en refusant d'admettre qu'il faille des fonctionnaires à demeure et d'astreinte dans les Parcs des Rocheuses.


Adam Zyglis, caricaturiste de presse, a résumé l'ensemble des objets à collectionner et lieux à photographier pour les éditions dominicales de ce trois mai 2026.

Il a donc ajouté les photographies en draperie verticale sur les façades des ministères à Washington, le baptême après bouleversement du conseil d'administration du Centre Kennedy pour les arts.


Pour un peuple capable de justifier son port d'arme par la résistance des ancêtres au Roi George, ce culte montre l'aboutissement d'une évolution de la figure politique aux États-Unis que même les créateurs de la série télévisée The Boys n'arrivent plus à dépasser.

La cinquième saison sur la résistance contre des super-héros déviants a, jusqu'à présent, montré un équivalent de Superman odieux, égocentrique, narcissique frustré, meurtrier... et désormais ayant des visions d'ange l'appelant à atteindre sa destinée : Dieu.

[Quelques heures avant l'épisode, DJT posta une image générée par intelligence artificielle dans laquelle il ressuscite Lazare... et des fans qui vendent des posters de Jésus soutenant Trump depuis 2000]

Oh... Oh...

Les auteurs de la série Andor, sur l'origine de la rébellion dans l'univers de La Guerre des étoiles, sont plus clairvoyants : usines-prisons, manipulation des masses lointaines par des médias sous ordre, plusieurs discours-modes d'emploi.

dimanche 5 avril 2026

Initiation aux sciences de l'archéologie au musée Unterlinden de Colmar

 À Colmar, en Alsace, le musée Unterlinden existe depuis 1853 au sein d'un ancien couvent féminin, dont les religieuses furent expulsées pendant la Révolution française, avant que le projet muséal sauve le bâtiment, ses éléments archéologiques, et le patrimoine matériel religieux confisqué.

Il a été enrichi dans de nombreux domaines : archéologie du Haut-Rhin, arts décoratifs et religieux d'Alsace, un cabinet de gravures modernes, des peintures du dix-neuvième siècle à nos jours, des œuvres au crayon, etc. Et surtout, restauré récemment et exposé de manière à la voir en entier : le retable d'Issenheim de Matthias Grünewald (début seizième siècle), parmi plusieurs autres retables.

Le Char de la mort de Théophile Schuler, de 1851 (photographie de Gzen92, via la base documentaire libre de droits Commons de Wikimedia).

Deux moments marquants pour moi, dont un lié aux collections de ce blog, parmi les nombreux objets et œuvres.

D'abord, la découverte du grand tableau de 1851 du Strasbourgeois Théophile Schuler, Le Char de la mort qui exprime magnifiquement, à mon humble avis, l'époque romantique entre espoir de la Révolution, conviction chrétienne, et désespoir face à la trop lente agonie des mauvais sentiments humains, tous incarnés par de nombreuses allégories.

Une petite collection de pièces de monnaie antiques de peuples celtes au musée Underlinden, à Colmar, en février 2026.

Le musée accueille aussi une longue galerie sur la préhistoire et l'antiquité régionale (au sens élargi, l'Alsace ayant participé aux espaces et réseaux celtes et romains), classées par âges bien entendu, mais surtout par thématiques des disciplines spécialisées de l'archéologie.

Pour montrer et expliquer le passage et les techniques des âges de pierre et des métaux, les objets trouvés sont accompagnés de grands panneaux expliquant les techniques employés découvertes par Homo sapiens.

À hauteur d'enfant, l'explication du métier de numismate placée sous les monnaies (tous droits réservés, musée Underlinden, Colmar).

Ces panneaux sont accompagnés d'objets reconstitués à toucher, toujours utile avec des enfants, et aussi de petits blocs en vitrine. Sur ces blocs sont posés des trouvailles archéologiques et sur la face avant, l'enfant peut découvrir un des spécialistes étudiant, pendant et après les fouilles, les objets d'un site pour le dater, comprendre les interactions humaines, la chronologie de l'occupation, etc.

Ici, les exemples monétaires permettent de présenter le numismate, ancienne spécialisation de l'archéologue et de l'historien, qui interprète la vie du site selon les monnaies que les archéologues ont trouvées.

Un lapin et de petits dessins attirent le regard enfantin sur ce métier.

Devant le cube, un petit lexique donne les éléments-clés pour comprendre comment les monnaies sont créées (tous droits réservés, musée Underlinden, Colmar).

Enfin, posé devant, un lexique illustré explique en quelques mots et l'action de frappe comment les monnaies sont créées.

Il ne reste plus qu'à organiser ponctuellement des journées archéologiques avec frappe monétaire, reconstitution de vases avec moulage au plâtre de morceaux manquants, etc.

Et une visite au Musée de la Monnaie de Paris, notamment la galerie des métaux, même s'il sera moins touche-à-tout.

Métallurgie, étude des graines fossiles, etc. Toutes les passions et curiosités des visiteurs sont servies par ces petits cubes illustrés.

Couverture du livre Qu'est-ce que la Préhistoire ? de Sophie A. de Beaune, édition Folio, 2016. 


La boutique du musée colmarien dispose de propositions sur préhistoire, antiquité et archéologie.

Pour les lecteurs de bon niveau, la préhistorienne et ancienne universitaire lyonnaise, Sophie de Beaune, a proposé en 2016 un Qu'est-ce que la Préhistoire ? au sens ce qu'est la discipline Préhistoire qui étudie les humains et leurs sociétés avant l'écriture... ou avec...

Je n'en suis qu'aux premiers chapitres de définitions, mais déjà, sont posées la diversité et la complémentarité des spécialisations des archéologues et des préhistoriens : la fouille qui recense strictement, mais détruit aussi, n'est pas l'analyse interprétative des paléontologues, des sociologues et anthropologues, des numismates,...

J'ai trouvé ce livre quelques jours après Colmar à la boutique du musée des Confluences, à Lyon, héritier des musées d'histoire naturelle et autres cabinets de curiosités de la ville.


vendredi 6 mars 2026

Compresseur, lave-linge, chat : qu'est-il arrivé à cette pièce de monnaie ?

 La semaine dernière, j'ai reçue sans faire attention cette pièce de deux euros, Le Bleuet de France, de 2018. La face commémorative est sale et m'a fait rater l'aspect face commune...

Une pièce commémorative française de deux euros particulièrement endommagée.

Une belle percussion avec compression a bien amochée le coin sud-est du cercle extérieur, au point que le cercle intérieur coulisse de plusieurs degrés à l'intérieur - sans toutefois être détachable de la pièce.

Sur la photographie, on remarque que le 2 n'est plus d'aplomb et que les lignes verticales ne sont plus alignées.


Qu'en faire ?

La conserver en musée des horreurs du quotidien.

Tenter de la refourguer au petit jeu auquel j'ai déjà perdu... Bof, malhonnête.

Surprise a été ma recherche de que faire de ce genre de pièces de monnaie maltraitée : la Banque de France ne parle que de l'échange des billets de banque usés en euro.

Absolument rien sur les pièces de monnaie... Cela vaut-il la peine de tenter de la déposer à l'automate de mon agence bancaire ? Est-ce même possible en dehors des professionnels déposant la monnaie de leurs commerces ?

vendredi 6 février 2026

Le regard de Dieu sur le philatéliste vaticaniste

 La Commercializzazione Filatelica e Numismatica, en charge de vendre les timbres-poste et monnaie du Vatican, a rénové son site de vente d'une manière assez étonnante.

Tout d'abord, les pages d'information du site indiquent que le site marchand est désormais le seul moyen de se procurer ces émissions de la Cité du Vatican. Désolé les touristes, pas désolé les spéculateurs et prête-noms de Rome ?

Ensuite, les commandes sont acceptées quasi-immédiatement si l'acheteur réside dans l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, le Canada et les États-Unis d'Amérique. Désolé les Norvégiens, pas désolé quasiment l'essentiel de l'humanité qui doivent écrire à l'avance à CFN pour savoir si l'entreprise a confiance dans le service postal ou express vers le pays du destinataire...

L'Union postale universelle en position latérale de sécurité.

Enfin, il nous reste la foi à tuer... enfin la relation de confiance entre acheteur occidental et vendeur vatican. En effet, déclarer votre identité, votre adresse postale, votre numéro de téléphone portable, celui de votre carte bancaire, avec votre banque qui va vous demander d'autoriser le paiement, la réception prouvée (recommandé, contre signature j'imagine), et sûrement les cookies pour fliquer votre navigation sur internet... ne suffisent plus.

Anciens clients comme nouveaux doivent désormais laisser une application sur leur téléphone-appareil photographique capturer leur visage voisinant avec les deux faces de leur pièce officielle d'identité nationale.

...

Un certificat de baptême pour proposer une réduction ou un programme de fidélité, je comprendrai. Accepter de recevoir un prospectus promouvant le catéchisme avec la commande, pourquoi pas.

Mais là, si la justification est les taxes douanières ou sur la valeur ajoutée, toutes les informations habituelles suffisent pour que le site marchand ajoute ces taxes au paiement selon le pays de résidence du client.

Le nouveau pape états-unien veut-il montrer qu'il est aussi fasciste totalitaire que son compatriote orangé à lister les bons catholiques clients du Vatican, dénoncer ceux qui stockeraient des monnaies d'or et d'argent à l'écart du fisc, signaler des victimes aux dictatures anti-chrétiennes ?

Bien étrange. Les voies du capitalisme sont bien impénétrables.


Compléments du dimanche trois mai 2026 :

Dans le supplément numismatique du magazine britannique Stamp Collector daté juin 2026, Sebastian Wieschowski, auteur du site Coinosseur, raconte son expérience vaticane pour tenter d'acheter une pièce de deux Siège vacant, de la période sans pape entre la mort de Paul et l'élection de Léon XIV.

Ce n'est pas prestigieux pour le CFN : outre la prise de photographies portrait - pièce d'identité, il faut au préalable télécharger les faces de cette pièce en pdf. Pas de scanner, comment transformer une photographie prise au téléphone en pdf ?

Pire, il semble qu'il a manqué une image, donc un courriel demande à tout recommencer...

Et, à la date d'envoi de son article à Coin Collector, pas de réponse s'il est devenu un client du CFN. Employés de ce service qui ne peuvent l'aider puisque c'est une autre instance de l'État vatican qui gère cela.

Conclusion du numismate : mais que fait le Vatican de toutes ses informations et images ?

samedi 31 janvier 2026

Cashero, le Superman coréen , l'homme d'aci... de cupronickel !

 Dans sa stratégie de production de programmes nationaux, suivie d'une diffusion globale, la plate-forme de vidéo sur abonnement ou à la demande, Netflix, propose Cashero ou CA$HERO depuis le vingt-six décembre 2025.

Une histoire de super-héros méconnus du public : Kang Sang-woong, notre Superman pour huit épisodes, transforme ses billets de banque en force, vitesse et sauts pour sauver la population... et récupérer quelques pièces de monnaie en cupronickel (souvenir Scott Pilgrim).

Un pouvoir assez coûteux pour cet honnête trentenaire.

Une des deux affiches d'annonce de la série expliquant le principe du super-pouvoir (Netflix).

Inspiré d'un webtoon, bande dessinée à défilement vertical adaptée au téléphone mobile, du duo Team Befar, le récit propose comment les ascendants de Kang ont utilisé ce pouvoir pendant l'occupation japonaise jusqu'à son père, taciturne taiseux, apparemment incapable de subvenir aux besoins de sa famille et au bonheur de son fils enfant, puis comment ce dernier récupère le pouvoir.

Au cours du premier épisode, l'exposition pose le trentenaire et sa petite amie tentant d'épargner pour un apport immobilier et priant la chance d'une loterie civique pour pouvoir devenir propriétaire d'un appartement dans la banlieue de Séoul.

C'est ce moment que choisit Kang père pour prendre sa retraite en transmettant et le secret et le superpouvoir à un fils qui n'en voulait pas tant, croyant que, comme d'habitude, son père devenu un très modeste paysan allait le faire repartir avec des kilos de légumes - maigre compensation pour les duretés d'antan.

La deuxième affiche au format fond d'écran : ça castagne (Netflix).

Entre une fiancée fort économe, des personnages aussi riches que dangereux dans leur intérêt pour les super-pouvoirs, et l'incapacité de Kang à ne pas sauver publiquement son prochain..., son maigre salaire de fonctionnaire d'état civil va partir en fumée et pièces de cent ou cinq cents wons à grande vitesse.


Un camion de la poste coréenne au cours de l'épisode où le héros découvre avec un second emploi dans un entrepôt logistique que sport et endurance aident à ne pas gaspiller ses billets (troisième épisode, Netflix).

Heureusement, entre l'usurière et une famille chaebol sociopathe, Sang-woong rencontre deux autres super-héros, au pouvoir tout aussi critique de la société de consommation : un avocat passe-muraille quand il est imbibé d'alcool et une jeune caissière de supérette qui brûle des calories pour taper les méchants.

Ils lui font comprendre que l'entraînement sportif et l'endurance sont nécessaires à la fois pour se battre avec méthode tout en économisant son capital lors des efforts simples.

Mais, aussi désargentés que le héros, les deux alliés doivent vivre chichement de breuvages et nourriture bas de gamme pour pouvoir être utiles... jusqu'à que le héros tente de nouvelles approches.

Cashero en action avec un sol jonché de pièces de monnaie semées sur son passage (premier épisode, Neflix).

Les amateurs d'histoires alternatives de super-héros se reposeront une petite huitaine d'heures entre les productions Marvel et DC qui se prennent au sérieux, et les critiques graphiquement explicites virulentes type The Boys, avec fond de musique western, et pop version K- ou anglophone.

Incluant des comploteurs trop bavards, la série lorgne aussi vers l'enquête du détective privé sur les motivations des personnages fournisseurs de cash : pourquoi une si grande générosité avec le père du héros et Song-woong en sachant que le remboursement paraît improbable ?

Les critiques du capitalisme consumériste apprécieront une allégorie (inoffensive ?) de nos sociétés où tout influence à dépenser futile, manger et boire trop et mal,... jusqu'à un final d'espoir de solidarité collective et de rappel de l'importance du logement et de la descendance dans une Corée en mal de jeunes familles.

Les numismates pourront lancer un concours de deviner le total de wons métalliques ou imprimés montrés au long de la série.



samedi 3 janvier 2026

De la fin profitable mais à l'avenir inquiétant des "one cent" aux États-Unis

 Suite à quelques recherches, la date de la révélation des pièces de monnaie des deux cent cinquante ans de l'indépendance des États-Unis fait partie de grandes journées numismatiques pour l'United States Mint et les collectionneurs (riches) : la veille, mardi onze décembre 2025, la Monnaie confiait l'ensemble des derniers pennies à l'effigie d'Abraham Lincoln à la maison d'enchères californienne Stack’s Bowers Galleries.

Cependant, à côté de ces festivités profitables, des pénuries de pièces et l'absence de gestion de l'avenir monétaire rendent difficiles le quotidien des commerçants.

Couverture du catalogue de la vente des derniers cents Lincoln marqués de la lettre grecque omega, publié par Stack's Bowers Galleries (via la bibliothèque de leurs catalogues).

Le douze novembre précédent, dans ses ateliers de Philadelphie et de Denver (marque D), l'U.S. Mint a appliqué la décision du Secrétaire au Trésor de ne plus commander de pièces de one cent de circulation, en raison du coût des métaux et de la fabrication, du manque de réutilisation des pièces par les habitants qui les récupèrent principalement en retour de monnaie.

Les pièces au millésime 2025 seront donc les dernières de circulation ; à partir de 2026, seules des médailles de collection seront frappées pour les collectionneurs.

Les dernières frappes étaient prévues pour être mises aux enchères le mois suivant en deux cent trente-deux trios : deux en zinc plaqué de cuivre - une pour chaque atelier, accompagné d'une pièce de six grammes en or 24 carats.

Ces pièces portent la marque Ω : la lettre grecque de l'expression biblique qu'utilise Dieu pour se décrire comme « l'alpha et l'oméga », la Création et sa Fin.

Le dernier lot, 232, comprenait les coins annulés de ces frappes oméga (catalogue de la vente).


Indiquée dans le catalogue, la qualité de chaque pièce a été évaluée (grade, qui, avec la mise sous capsule hermétique, est une habitude états-unienne), les collectionneurs connaissaient donc dans quels lots étaient les meilleurs frappes et les moins bonnes. L'ordre du lot dans les frappes et la vente est indiqué sur la légende accompagnant l'emballage de chaque pièce.

Le site d'information numismatique CoinWeek a ainsi pu résumer les résultats de la vente d'après ces évaluations.

Le lot n°1 a eu un effet bonifié par qualité des premières frappes validées par les employés de l'U.S. Mint et le numéro d'ordre : adjugé deux cent mille dollars.

Selon CoinWeek, le moins lot (n°64) est parti à seulement quarante-huit mille dollars. La majorité des lots se situe entre cinquante et quatre-vingt-sept mille.

Le haut du panier des évaluations, huit lots, ont dépassé les cent mille juqu'à cent soixante mille dollars pour le lot 69, suivi du 231 à cent cinquante.

Trois lots seulement comprenaient des pièces évaluées à MS-67, frappées à Denver. C'est pour cela que le lot 157 a atteint cent trente mille dollars, en troisième position avant le dernier lot.

Le lot final a atteint huit cent mille dollars, comprenant les six coins ayant servi à ces frappes, mutilés d'une croix pour ne plus resservir.


Au final, la vente au nom de l'U.S. Mint atteint 16,76 millions de dollars pour une valeur de deux cent dix mille dollars d'or contenu dans les pièces les plus précieuses. Joli profit pour l'United States Mint et pour la maison d'enchères.


Parmi les réactions du public connaisseur, sur le site de CoinWeek, de nombreuses déceptions. Un rappelle que ce ne sont pas les derniers cents puisque des exemplaires de collection seront encore frappés pour les sets annuels à venir.

D'autres regrettent ce choix de viser les collectionneurs les plus riches avec cette rareté tout en faisant la promotion de la fin d'une histoire populaire de la monnaie états-unienne, créée en 1793. Intéressante la question d'un intervenant : à ce prix-là, les pièces en zinc saucé de cuivre auraient pu être en cuivre.


Côté grand public, je ne peux que constater, avec nombre de numismates, de curieux, de contribuables précautionneux et la journaliste Caity Weaver, que le président Trump et son ancien meilleur conseiller Elon ont eu raison de contraindre le Secrétariat au Trésor de trouver une solution légale pour suspendre la fort coûteuse frappe de pennies inutiles : trois fois leur valeur faciale en coût, des milliards de ces pièces dans la nature, des citoyens qui ne les utilisent pas alors que les commerces doivent leur rendre la monnaie eu cent près.

Ainsi, dans un long article pour The Atlantic du seize novembre 2025, Caity Weaver a fort raison de dire que les pièces d'un cent sont des détritus sans aucune valeur autre que de nuisance, faute d'avoir su interpréter la section 5111 et 5112, titre 31 du Code des lois des États-Unis d'Amérique, qui semble pouvoir autoriser les quantités de pièces que le Secrétaire au Trésor peut commander.

Sauf que, depuis l'annonce de la non commande de cette valeur, la réalité légale se rappelle à beaucoup : dans la plupart des cinquante États, le District de Columbia et les Territoires (Porto-Rico, Guam,...), voire dans les règlements urbains, les commerces sont toujours dans l'obligation de rendre la monnaie au cent près en cas de paiement en espèces... mais, désormais, la Réserve fédérale ne distribue que les stocks restants de pièces d'un cent qui atteignent déjà la pénurie régionale par endroits.

Weaver de constater qu'en fait, l'Administration Trump par son Secrétaire au Trésor n'a rien prévu en lien avec la fin des frappes de ces pièces !

L'article de la Wikipédia en anglais signale cet amateurisme en listant des articles de médias à partir de novembre, et des - enfin - premières réactions d'élus des chambres législatives fédérées mi-décembre. Des commerces arrondissent ou tronquent la somme à régler par les clients, mais juridiquement sans droit, et, le faisant sûrement à l'avantage du client, en perdant de l'argent (un cent fois combien de millions de transactions ?).

Weaver raconte comment le gouvernement fédéral canadien a stoppé la fabrique de pièce d'un cent en 2012, et lancer la lente procédure de leur disparition sans heurts pour les consommateurs : large communication, règle officielle d'arrondi en l'absence de ces pièces, droit de recyclage des métaux par la Monnaie royale canadienne, etc. En conséquence, au Canada, la récupération du cuivre et de l'acier a permis de compenser le coût du transport des pièces, de les reprendre à leur valeur monétaire d'un cent, et de limiter le désastre environnemental de leur dispersion comme déchets domestiques.

L'environnement... La journaliste, qui a vraiment travaillé son sujet, a découvert le problème dramatique du choix du zinc dans la pièce états-unienne : très peu de valeur en recyclage faute d'offre, hautement difficile à séparer du cuivre, mais au moins le zinc des pièces est bien moins toxique à récupérer que de produire du zinc depuis une mine.

En 2019, l'United States Government Accountability Office, agence indépendante de conseils et d'audit du Congrès fédéral, avait publié un rapport d'alerte, avec les banques témoignant, sur ces questions d'éducation du public, de gestion des conséquences de la fin de la frappe,... ni - je rajouterai - comment rendre populaire l'usage des pièces de monnaie dans une population accroc aux billets de banque et à la carte de paiement différé.


Même non frappé, les pennies vont rester un coûteux problème américain très longtemps.

vendredi 2 janvier 2026

Point de Trump, mais un anniversaire très... WASP.

Le douze décembre 2025, l'United States Mint a annoncé les faces des différentes pièces de circulation ou commémoratives commandées par une loi du Congrès pour le deux cent cinquantenaire anniversaire de la Déclaration d'indépendance de treize colonies britanniques en Amérique du Nord, le quatre juillet 1776, formant dès lors la république des États-Unis d'Amérique.

La description complète des pièces, artistes inclus, se retrouve actuellement sur la partie communication du site web de la monnaie états-unienne.

La pièce de dix cents (en haut à gauche) et les cinq pièces de vingt-cinq cents de circulation de l'émission des deux cent cinquante ans de la déclaration d'indépendance (site web de l'U.S. Mint).

Comme je le pensais, l'annonce en octobre du portrait de l'actuel président sur une de ces monnaies par un des officiels du Secrétariat au Trésor était bien de la brosse à reluire... enfin, espérons, tellement peut se produire en ces temps étranges.

Par contre, le choix des personnages et des événements sont très coloniaux, blancs anglo-saxons protestants (WASP).

Les cinq quarters parcourent une partie du « roman national » : en démarrant avec le Mayflower Compact de 1620 signé par une partie des colons fondateurs de la colonie de Plymouth, devenu le Massachusetts, les fameux passagers du Mayflower. Suivent George Washington et la Guerre révolutionnaire, Thomas Jefferson et la Cloche de la liberté pour la déclaration d'indépendance, James Madison et l'Independence Hall de Philadelphie pour la Constitution.

Si la population originelle du continent se retrouve sur les autres pièces du programme numismatique officielle, les anciens esclaves et leurs descendants peuvent se retrouver dans la cinquième pièce à l'effigie du président Abraham Lincoln... mais pour le discours de Gettysburg de 1863, lors de l'ouverture du premier cimetière militaire de l'Union. Celui sur la nécessité de poursuivre la guerre pour concerner une union fondée sur la liberté et la démocratie décrite comme « le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

La pièce de circulation de cinq cents et les deux pièces de collection de cinquante cents et d'un cent (site web de l'U.S. Mint).

Le nickel de cinq cents suscite aussi le débat sur ce que cette émission commémore de deux cent cinquante ans de république états-unienne. Thomas Jefferson est bien un des Pères fondateurs de l'indépendance et des premières décennies du pays neuf et les deux faces de la pièce sont celles utilisées, repensées, regravées depuis 1938.

Cependant, représenter Monticello, le bâtiment principal du maître d'une plantation esclavagiste en 2026... Certes, il semblerait que Jefferson ne fut pas le plus mauvais, que l'existence même de l'esclavage dans les États du sud rendait sa prolongation nécessaire à la survie de la nouvelle Union,... et je ne suis pas citoyen des États-Unis.

Même de circulation, les images de la pièce de cinq cents et sa description cryptique sur le rôle de Jefferson et le lieu Monticello semblent indiquer un souci chez les communicants de l'U.S. Mint.


Le dime de circulation et le half-dollar de collection sont allégoriques.

Pour la première, une Liberté guerrière au bonnet phrygien aux étoiles et rayures du drapeau des États-Unis est accompagnée de l'Aigle portant des flèches.

Pour la seconde, le cadeau de la France pour le centenaire de l'indépendance fait une apparition fort vivante sur une face, puis tend la flamme de la liberté à une main enfantine, la génération suivante.


Pour clore ce programme-anniversaire, le cent revient malgré la suspension de sa frappe en 2025 en raison du coût du métal et du manque d'appétence des habitants pour les pièces de monnaie.

Seulement, les collectionneurs étant un marché : les derniers cents frappés le douze novembre 2025 à Philadelphie et Denver portent une marque spéciale, et les sets à venir devraient comprendre le cent, même s'ils n'auront plus valeur d'usage.

Pour 2026, la pièce au président Lincoln et au blason de l'union fédérale revient avec, comme toutes ces pièces, le millésime « 1776 - 2026 ».


Selon le calendrier de l'United States Mint, les pièces anniversaires vont être mises progressivement en circulation à partir de février 2026.

Pour les autres citoyens du pays, il faut se tourner vers le dollar de la série Native American en janvier (Polly Cooper, une Oneida, qui nourrit une troupe rebelle en 1778)... et c'est tout. Entre les monnaies en argent et en or, et celles consacrées à la coupe du monde de football, plus de place au-delà de la série des présidents.

lundi 29 décembre 2025

Pièces de 10 hryvnia d'Ukraine illustrant les forces armées

 La semaine dernière, j'ai reçu une commande de pièces de monnaie d'Ukraine, marquant la militarisation du pays face aux tensions, puis l'agression, avec la Russie.

Les treize pièces et une médaille sur Chernihiv, posées sur l'enveloppe recommandée. Elles sont proposées non circulées et encapsulées par la plupart des vendeurs sur eBay.

Les articles de Wikipédia consacrés aux pièces de monnaie ukrainienne signalent le grand nombre de pièces non précieuses commémoratives. Plusieurs des petites valeurs en hryvnia sont concernées, des tirages tendant à baisser.

Mais, à partir de l'indépendance autoproclamée du Donbass et l'annexion russe de la Crimée, les pièces de dix hryvnia sont concernées par le thème militaire : la première en janvier 2018 honore les Cyborgs, les volontaires qui combattirent pour défendre l'aéroport de Donetsk en 2014-2015.

Les treize pièces proposées par le vendeur eBay Made in UA.

La série proposée par Made in UA, vendeur eBay passé des timbres, produits postaux et monnaie, aux produits alimentaires spécifiques au marché ukrainien, comprend treize pièces de cette série Forces armées d'Ukraine de fin 2022 à 2025.

Le marchand français Jerome Collection en liste vingt-sept.

Souci d'éducation patriotique par la monnaie, bien plus utilisée que les timbres-poste, la longue liste incomplète de la Wikipédia en anglais montre une politique d'émission tous azimuts : histoire, culture, villes et régions, y compris occupées par l'ennemi, les forces armées, etc. On peut imaginer aussi une incitation à la thésaurisation pour limiter la consommation et l'inflation, ainsi qu'encourager leur exportation pour faire rentrer de précieuses devises.


lundi 22 décembre 2025

Un marronnier suisse : les apparences des pièces de 5 francs

 Hier, dimanche vingt-et-un décembre 2025, Ivan Radja du quotidien Le Matin a réexpliqué pourquoi une nouvelle angoisse saisie les commerçants suisses face à certaines pièces de cinq francs (environ cinq euros).

Titre et photographies d'un des problèmes causés par la pièce de cinq francs suisses (Le Matin, vingt-et-un décembre 2025).

L'apparence fortement évolutive de cette pièce de monnaie explique la surprise principale des employés de commerce.

Le berger alpin par Paul Burkhard (1888-1964) est frappé en cupro-nickel en 1968 et depuis 1970.

Seulement, jusqu'en 1981, la frappe du revers est inversée à celle de l'avers : « frappe monnaie » ou « française ». Depuis 1982, les deux faces sont sur le même plan, au profit des collectionneurs de set de la Monnaie suisse : « frappe médaille » ou « allemande ».

Mais ce n'est pas le problème principal des commerçants.

Une première crainte de perte de temps provient de la démonétisation en 2004 des pièces de 1985 à 1990 et 1992, dont la devise Dominus providebit en creux sur la tranche a été bien trop facilement imitée par les faussaires. Si une de ces pièces atterrit en caisse, il faut alors aller échanger auprès de la Banque nationale suisse...

Ah, des fausses pièces... avec des tranches en creux et des frappes de moindre qualité.

En plus, il n'y a pas eu de tirage de circulation en 1991 et 1993... sauf pour les sets de collection dont une partie a pu être ouvert pour servir par des particuliers bien qu'ayant perdu leur usage commercial.

En faisant attention que les pièces de 1969 et d'avant 1968, en frappe monnaie, sont en argent... Il ne faudrait pas les refuser tout de même si on a le temps de recompter la caisse.

Bref, le journaliste a consulté banque privée, police cantonale, banque centrale et la Monnaie : il n'y a pas de recrudescence de fausse monnaie en ce moment.

Mais, employés et patrons n'étant pas numismates et n'ayant pas le temps face aux clients, la prudence  l'emporte chez quelques-uns face à des pièces différentes de celles d'après 1994.

dimanche 23 novembre 2025

Un marronnier japonais : les pièces de 500 wons sud-coréens

 Tiens, je découvre un marronnier japonais, c'est-à-dire une série d'articles saisonniers ou cycliques : la trop grande similarité physique entre les pièces de 500 yens japonaises et de 500 wons coréennes depuis l'introduction de ces dernières en 1982. Plus de quatre décennies, c'est du marronnier bien planté sur ses racines.

Cependant, le sujet est grave : la différence en valeur réelle pénalise grandement les petits commerces japonais d'une part, et les entreprises de distributeurs automatiques qui ne parviennent pas à distinguer les deux. Distributeurs d'objets dont il peut suffire de pousser le levier pour qu'il rende 500 yens, mais pas forcément la pièce coréenne mise ; ou distributeur bancaire permettant le dépôt de monnaies en échange immédiat de billets de banque. Oui, pour cette seconde activité massive, on parle bien de groupes criminels organisés.

On pourrait croire que les revers suffiraient : le dessin végétal chargé au Japon face à un seul oiseau sur une surface lisse en Corée. Mais, il semble que la situation soit plus complexe que le seul vieillissement de la vue des employés. Il n'en est rien.

Le revers des deux pièces : japonaise à gauche, sud-coréenne à droite (via la base d'images libres Commons de Wikimedia).

Certes, le problème est commun à d'autres pièces de monnaie entre pays de voyageurs : cents cuivrés occidentaux, pièces jaunes entre euros et monnaies d'autres pays européens.

Il est difficile de s'en débarrasser puisque seuls les billets sont échangeables en bureau de change dans le pays d'arrivée de ces monnaies. Et, surtout, les valeurs en conversion et donc en pouvoir d'achat sont opposées.

Pour le cas présent, 500 wons sont équivalents à 50 yens d'après l'article de The Asia Business Daily du vingt-et-un novembre 2025. En euro, on passe d'environ trente centimes version coréenne à un peu moins de trois euros version japonaise...

Les trois versions successives de 500 yens japonais : depuis 2021, les pièces sont bicolores et chargées d'éléments de sécurité sur la tranche et à l'intérieur des deux zéros (via la base d'images libres Commons de Wikimedia).

Certes, le restaurateur japonais, principale victime interrogée dans l'article, n'accuse pas forcément le client, ayant pu être trompé lui-même, ni n'accuse des Coréens de profiter de leurs pièces.

Néanmoins, l'inflation des ingrédients touchant sa profession et la réputation des mafias locales à détrousser de pièces de 500 yens ou de marchandises en utilisant des pièces de 500 wons... Il a compris que si plusieurs clients malhonnêtes s'y mettent, ça va lui coûter cher.

Les hypothèses historiques pour les commerçants :

- le « vilain petit canard » en wons que tout le monde se refile depuis qu'il a fini dans le circuit monétaire des particuliers japonais... jusqu'à ce qu'un collectionneur, un petit marchand de monnaie ou une banque l'isole. Que celui qui n'a jamais tenté de refiler un cent états-unien au supermarché français jette la première pierre.

- Le touriste qui profite pour vider ses poches de la monnaie de l'étape coréenne à bon prix. Certes, aucune nationalité n'est accusée, mais la croissance touristique en provenance de la Chine populaire commence à irriter une minorité d'habitants et commerçants en Corée par exemple - les discriminations nationales ou géopolitiques ne sont hélas pas le privilège des Occidentaux.

- Par contre, le salaryman japonais est identifié, notamment la manière dont quelques-uns vivent à un rythme aussi rapide que la croissance du profit souhaité par leurs compagnies, au mépris de la légendaire politesse est-asiatique (je dois avoir plusieurs préjugés...).

En effet, le restaurateur explique que les dernières pièces coréennes ont été retrouvées quand un client part après son repas en déposant un amas de pièces sur le comptoir, sans attendre que l'employé vienne vérifier, rendre la monnaie, et saluer ! Ou que pressé de contenter le client partant, il n'a pas le temps de vérifier chaque pièce.


Pourtant, comme le montre la deuxième image ci-dessus, partagée par les utilisateurs de Wikipédia, les autorités japonaises ont pris le problème au sérieux, surtout quand il s'agit de milliers de pièces circulées par les groupes criminels.

En 1999, le ministère des Finances a modifié l'alliage métallique, allégeant la pièce... Las ! Les mafias ont fait limer ou poncturer les pièces coréennes jusqu'à ce que les automates de vente soient trompés.

Depuis 2021, le changement est radical au moins pour le contrôle visuel et manuel : bicolore, nouveaux éléments inédits de sécurité sur la tranche et à l'intérieur des deux zéros : les mots « JAPAN » et « YEN » apparaissant dans les stries selon l'inclinaison.

Il va peut-être falloir totalement retirer de la circulation les pièces de 1982-2021 en les démonétisant avec échanges, probablement en mettant en place une ligne directe avec la police pour signaler tout mouvement suspect et en masse de pièces de 500 wons.

mercredi 8 octobre 2025

Brosse à reluire trumpienne au Trésor des États-Unis

 Le culte de la personnalité se poursuit aux États-Unis d'Amérique avec, vendredi trois octobre 2025, la diffusion par le Département du Trésor d'un projet (j'espère pas le seul en étude) pour la pièce commémorant les deux cents cinquante ans de la déclaration d'indépendance du quatre juillet 1776.

Cette pièce d'un dollar, prévu pour 2026, est une commande passée par une loi du Congrès de 2020.

Les informations de base ont été diffusées, vendredi soir heure de New York par l'agence Reuters, avant que des journaux télévisés consultent des spécialistes en politique et en numismatique.

Profil présidentiel empêchant de lire le mot "Liberty"... (Département du Trésor des États-Unis, via l'Australian Broadcasting Corporation).

La face commémorative « 1776-2026 » choisit en toute modestie et illégalement le profil de l'actuel président Donald Trump... alors que la loi de 2020 annonce bien que la pièce ne doit pas représenter de personne morte, portrait de tête ou coupé aux épaules, ni de buste, ni de personne vivante.

Donald Trump survivant à une tentative d'assassinat : deux cents ans de la République états-unienne... Et bin(Département du Trésor des États-Unis, via l'Australian Broadcasting Corporation).

Les journalistes de Reuters s'interrogent donc si le côté pile, portant la valeur, sur lequel est représenté comme lorsqu'il s'est relevé poing tendu et criant "Fight!", après avoir touché par une balle lors d'un attentat, le treize juillet 2024.

...

Deux cents cinquante ans d'indépendance, de discours sur la liberté, de Destinée manifeste, de lutte pour rendre égaux en libertés tous les habitants du pays, de modèle imposé au monde de liberté principalement économique et commerciale au profit des acteurs capitalistes et financiers états-uniens...

... pour cet épisode-là.

Certes, l'actuel Trésorier des États-Unis a posté ce projet sur le réseau social X pour signaler que l'actuelle extinction des services publics fédéraux, en raison d'un conflit budgétaire au Congrès, empêche la poursuite des travaux sur cette pièce commémorative.

Rien n'est montré des autres projets.

Brandon Beach, un de ceux qui ont tenté de modifier les résultats présidentiels de son État en 2020, se rappelle-t-il ainsi son allégeance sans faille ?


Hélas, le précédent de 1976 - sous le républicain Gerald Ford - est là. La pièce du bicentenaire s'inscrit au moment où la pièce d'usage courant d'un dollar porte depuis 1971 - Nixon... - l'effigie du président Eisenhower. C'était alors la première fois qu'un président avait cet honneur.

Et donc, la Liberty Bell sous une Lune, souvenir du premier pas de l'Homme, voisinait avec le défunt chef de l'État.

Les pièces de monnaie étant quasiment pas utilisées aux États-Unis, la population préférant les liasses de billets... Une militante du droit de vote des femmes, puis les figures indiennes du dollar d'usage courant sont ainsi peu connues, les pièces présidentielles et, actuellement, sur les innovations, ont des tirages limités aux collectionneurs, les stocks de circulation ayant eu tendance à s'accumuler à l'U.S. Mint.


Les années 2020 semblent bien longues à se dérouler.


Complément du samedi vingt-deux novembre 2025 :

Le magazine numismatique états-unien COINage reproduit, dans son numéro daté décembre 2025-janvier 2026, cinq projets pour le quart de dollar à venir pour les deux cent cinquante ans de l'indépendance des États-Unis d'Amérique en 2026.

Cinq projets pour le quart de dollar prévu pour 2026 (Citizens Coinage Advisory Committee via le magazine COINage daté décembre 2025-janvier 2026).

Ils proviennent du Citizens Coinage Advisory Committee, une instance consultative créée en 2003 pour relier le public et l'émission des monnaies des États-Unis.

Le chercheur numismate et membre du CCAS, Dennis Tucker, raconte dans l'article la chronologie de l'émission à venir, depuis la loi de 2020 promulguée en janvier 2021, et, notamment, l'appel à projets citoyens dans le dernier trimestre 2023. Plus de quinze mille réponses, dont les cinq ci-dessus.

On peut toujours craindre le pire, mais au moins, cette publication rappelle que le processus reste sérieux et, normalement, en dehors des mains des fanas trumpistes.

samedi 16 août 2025

Spink vend sa maison d'édition à Pen & Sword

 La nouvelle ne rassurera pas les tout derniers espérant, sur un coup de poker, une nouvelle édition du catalogue Spink-MauryZomby-Dallay, mais qui sait ?

La maison d'enchères londonienne et internationale, Spink, a décidé de céder son département publications à Pen & Sword, maison d'édition spécialisée dans l'histoire militaire, navale, maritime et aérienne, les objets de collection liés, ainsi que les microhistoires : locales et familiales. Elle est établie au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie.

Le premier catalogue Coins of England & the United Kingdom - Decimal Issues de Sovereign Rarities (site de cette dernière entreprise).

C'est la dernière étape du lâcher de l'édition pour Spink, dont le courriel d'annonce montre une focalisation accrue sur le marché des ventes aux enchères de prestige en Europe, États-Unis et Asie, pour les monnaies, médailles, et autres articles de collection à haute valeur ajoutée.

... ou fuir un secteur d'activité dont les coûts d'impression matérielle et d'expédition postale croissent trop pour un groupe dont ce n'est pas la réputation et le revenu prioritaires ? 

La première étape a eu lieu en avril 2024 quand le marchand de monnaies londonien Sovereign Rarities a acheté les droits des catalogues de monnaies des îles Britanniques : les deux volumes de Coins of England & the United Kingdom (avant et après la décimalisation de 1971) et Coins of Scotland, Ireland and the Islands including Anglo-Gallic Coins. L'édition 2025 des deux premiers étant les premiers avec le nouveau nom d'éditeur.

Le logotype de Pen & Sword Books (boutique web britannique).

Le courriel de Spink de juillet 2025 est évidemment optimiste, même s'il se détache d'un élément centenaire de l'entreprise, qui a créé en propre ses publications, mais aussi pour d'autres entités gouvernementales, privées et associatives dont la Royal Numismatic Society and the British Numismatic Society.

La transition pour les clients de Spink Books est annoncé comme aisée. Pen & Sword est l'actionnaire majoritaire de Script Publisher Services, un sous-traitant du monde de l'édition, aidant depuis la mise en forme, la mercatique jusqu'à la distribution ; et dont Spink utilisait les services.

Pour l'heure, le site web Spink Books est maintenu sous contrôle désormais de Pen & Sword. La Direction du nouveau propriétaire annonce une nouvelle marque (Imprints sur la boutique web) pour incorporer les titres Spink et attirer les auteurs et institutions : Script Collectables.

Quand au catalogue de cotations des timbres de France et de son empire colonial... Certains pourront espérer que zombie Maury deviennent anglophone pour rentabiliser les droits que Pen & Sword a acquis. Les conquêtes coloniales avec l'imaginaire militaire et naval qu'elles suscitent - à côté de leurs immenses violences meurtrières - peuvent peut-être susciter une envie philatélique outre-Manche ?

samedi 19 juillet 2025

La diversité de la philatélie dans The American Philatelist de juillet 2025

 Et, enfin, le contenu lui-même de ce numéro de juillet 2025 de The American Philatelist, le journal mensuel de l'American Philatelic Society (lire épisodes 1 et 2) et que les nouveaux outils à la mode d'« intelligence artificielle » ne peuvent que mal plagier de fort loin.


Histoire postale pré-philatélique, postier pontilleux et numismatique : repérer et expliquer les réécritures de port payé et port dû par les maîtres de postes de États-Unis de la première moitié du dix-neuvième siècle. Oubli de compter un chèque ou une action boursière comme deuxième feuille d'une lettre, erreur sur la distance entre lieux de départ et d'arrivée postaux.

Et erreur de l'expéditeur qui a pu déposer sa missive dans une boîte devant le bureau avec une pièce de monnaie : pas assez ou en trop. Michael Heller explique alors l'habitude ancienne d'institution états-unienne (la poste d'alors, la bourse encore aujourd'hui) d'exprimer des valeurs avec fractions : à l'époque du système de pièce en argent-métal, les pièces de format espagnol circulaient en Amérique du Nord et la conversion en centième de dollar U.S. aboutissait ainsi à un real égale douze cents et demi. D'où le tarif de dix-huit cents trois-quarts (18c 3/4) facilement payé avec une pièce d'un real et une d'un demi-real.

L'article de Michael Heller est proposé par l'U.S. Philatelic Classics Society.


Toujours en histoire postale, mêlé de thématique, MichaelWing évoque la fixation du calendrier occidental par tâtonnement du calendrier julien jusqu'au calendrier grégorien afin de suivre au plus précis la durée des révolutions de la Terre autour du Soleil.

Ce qui suscite son article : comment une lettre de l'est des États-Unis vers Saint-Pétersbourg, en Russie, de 1912, a-t-elle pu partir et arriver le même jour si l'on se contente de croire les cachets postaux ?

 Évidemment, cela est une question de calendrier légal.


Classe un cadre ? Wayne Youngblood montre comment de banales cartes postales ou publicitaires peuvent constituer une collection courte, mais curieuse : le tarif postal de la carte postale intérieure du 22 mars au 31 octobre 1981.

C'est court, et ça a demandé à des adaptations, le temps que des entiers postaux et le timbre au nouveau tarif soient émis : empreinte de machine à affranchir à valeur complémentaire, relance de la carrière d'un timbre précédent (Henry Ford), utilisation par erreur trois jours à l'avance du timbre nouvellement émis début avril

Timbre qui continua d'être utilisé préoblitéré pour les envois en masse pré-triés par l'expéditeur.


Enfin, deux écrits de longueur diamétralement opposés, mais que seul l'esprit humain est capable d'accomplir.

Un bébé moufette sur timbre des États-Unis, émis le vingt-trois mai 2025 (site de l'USPS).

En un articulet d'annonce d'une nouvelle émissions de timbres des États-Unis, Jeff Stage dépasse le communiqué de presse et les connaissances de base sur le sujet de l'émission des bébés d'animaux sauvages.

Un de ces dix timbres aux illustrations amusantes de Tracy Walker a suscité un questionnement à l'auteur : serait-ce le premier timbre-poste des États-Unis représentant une moufette (mal identifié au putois d'Europe par les francophones à cause du nom mal adapté du personnage Pépé le Putois). La notice de nouvelle émission devient un mini-article sur la moufette sur les timbres non postaux du pays.

Rubrique Fin de catalogue et érinnophilie : fait !


Sur plusieurs pages et abondance de photographies, un couple, Al D'Andrea et Margit Ahlin content comment en quelques années, pour découvrir leur nouvelle région d'adoption, et assouvir la passion philatélique du premier, ils ont visité les 444 bureaux de poste du Maine.

Le huit janvier 2010, D'Andrea a l'idée de faire oblitérer par courtoisie une enveloppe portant le timbre en hommage au peintre Winslow Homer, Two Boys in a Pasture, au bureau de Prouts Neck, localité où vécut le peintre.

Et l'engrenage était lancé... Parcours de villages lors des week-ends et congés, jusqu'à la frontière québécoise, exploration des îles atlantiques et remercier la générosité des habitants qui ont accepté de les aider à ne pas rater le dernier ferry de la semaine, parcs naturels de l'État fédéré,...

Ainsi que le professionnalisme des postiers acceptant le règlement postal qu'un client peut demander à se faire oblitérer sans voyage postal un pli pourvu qu'il soit affranchi au tarif de la lettre.


Quelques autres articles animeront l'envie de collectionner différemment ou de se dire que sa collection personnelle a tout autant de mérite que les autres.

Sans la curiosité, les qualités de recherche, et le style de présentation et de rédaction propre à chacune et chacun, ce magazine, eut-il été écrit sous « intelligence artificielle », n'aurait jamais eu la même saveur.