Affichette (flyer) annonçant l'exposition Missing de l'artiste multi-supports montpelliérain Kuro222 en avril-mai 2026.
À l'approche du vernissage, le jeudi neuf avril, de son exposition Missing à la Galerie 411, avenue Georges Clemenceau à Montpellier, j'ai pu trouvé plusieurs de ces collectibles, reflétant une partie de ses thématiques.
L'affiche, grand comme petit format, reprend le personnage-clé de Kuro : un peu lui-même, un peu l'adolescent dont la tête reflète l'état d'esprit. Ici, assez triste mais couronné dans un paysage de mas héraultais, entouré d'amis ou parents heureux, mais loin des préoccupations du héros.
Dos illustré de la carte de visite de Kuro222 en tant que tatoueur, illustrateur et muraliste (oui, il y a un lien avec la Fête du timbre 2026).
Ces personnages réalistes, comme sur sa carte de visite ou, plus cartoon, à la tête remplacée d'illustrations d'idées à foison, sont le motif principal de ses essais adolescents, et désormais de sa carrière principale de tatoueur. Un art corporel qui sied bien au trait simple et aux petits formats, sauf projets de l'artiste ou commandes du client.
Autocollant avec illustration rougeoyante sur papier métallisé, signée Kuro222.
Dernier objet reçu et facile à scanner : cet autocollant en couleur sur papier métal, qui montre comment les personnages ont évolué depuis les traits simples aux couleurs et dégradés de gris.
Autocollant... car artiste muraliste.
Là, il faut visiter Montpellier et les communes alentours. La signature au pochoir "Kuro222" se trouve de temps à autre près de certains établissements scolaires, trottoirs et chaussées du centre-ville, mobiliers de chantiers urbains, etc.
Plusieurs de ses fresques murales sont à connaître rapidement, les propriétaires n'étant pas toujours au courant (avec rafraîchissement en blanc au frais de l'artiste)... même s'il tend à choisir des murs isolés : abri dans les vignes ou en bordure de garrigues par exemple. Des commandes existent pour des murs dans l'espace public et certains établissements scolaires accueillant de courtes résidences d'artistes pour former à l'art les élèves et faire vivre les artistes anonymes.
Vous pouvez explorer les arts en formation continue de Kuro222 sur ses deux comptes Instagram: tatouages / autres arts, et le retrouver en exposition solo ou collective dans les quelques ateliers d'artistes et galeries montpelliéraines.
Au cours d'une visite à Colmar, fin février 2026, une petite surprise sur la boîte aux lettres au coin du parc de stationnement de la gare ferroviaire de Colmar, en Alsace.
La boîte aux lettres, fort décorée, au bord du parc de stationnement de la gare de Colmar, en Alsace, fin février 2026 (droits réservés aux artistes de rue).
Les couches successives de peinture jaune vieillissent mal sur cette boîte. Le pied est jaune postal pâle, la couche jaune récente est écaillée... et les artistes amateurs locaux se défoulent dessus. Certains avec forme, d'autres avec le noir qui tâche.
Fin février, lors de ma visite de musées de la ville, un joli petit Pikachu, héros de la série japonaise Pokemon est intact, bien vif et souriant dans son rôle de facteur, avec sacoche de facteur !
La boîte de face avec la gare ferroviaire de Colmar en arrière-plan.
La gare elle-même date de 1904, décidée sous l'époque allemande donc, sur le modèle de celle de Danzig. Comme beaucoup de bâtiments de 1870-1918, il faut observer les différences nationales : les armoiries de Colmar et la date d'inauguration en latin datent du rattachement à la France.
Après une semaine à Jeju puis Busan, j'arrivai le mardi vingt-trois juillet 2024 à Séoul, la capitale sud-coréenne, et après un parcours en bus depuis le quartier de la gare principale, je rejoignis l'île de Nodeul, où se tenait l'Exposition philatélique de Corée, du dix-huit au vingt-quatre.
L'affiche de l'Exposition philatélique de Corée 2024, au dos du papier à lettre de l'animation de correspondance.
Nodeul est une petite île au milieu du large fleuve Han qui coupe la métropole en deux. Elle accueille un héliport, une salle de concert, de nombreuses halles pour exposition et salons, quelques restaurants et cafés, et une pelouse de concert en plein air.
C'est dans ce lieu que la Fédération philatélique de Corée et Korea Post ont organisé l'exposition compétitive nationale 2024, et diverses animations philatéliques, ludiques, officielles tout autant que d'initiation à la philatélique et à la correspondance écrite et postée - en août 2024, j'évoquai la présence de la poste chaleureuse.
L'enveloppe que je me suis envoyée de l'exposition, le vingt-trois juillet 2024, et arrivé hier, le vingt-deux août 2025.
Pour encourager à la correspondance, il était proposé de s'écrire une lettre, de la poster, et le service postal se chargerait de l'envoyer un après. Une capsule temporelle de papier, déjà proposée au sommet de Gamcheon, à Busan, et dans d'autres lieux touristiques ou religieux du pays.
L'en-tête du papier à lettre, rappelant que 2024 marque le cent quarantième anniversaire de l'émission du premier timbre-poste coréen.
Ainsi, des hôtes et hôtesses expliquaient aux visiteurs le principe, indiquait l'espace de petits bureaux avec stylo et une feuille A4 de papier à lettre, reproduisant l'affiche de l'Exposition 2024.
Ça paraît simple, il faut juste aller acheter un timbre (tarif national), deux (tarif international) au stand de Korea Post.
Ça aurait été décembre, je me serai cru à envoyer une lettre au Père Noël : l'animation de l'envoi de la correspondance à soi un an après (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).
Mais, à l'exposition nationale, c'est la mise en scène qui visait à convaincre les visiteurs de se lancer dans l'exercice, acheter un timbre pré-personnalisé avec l'affiche de l'Exposition... et attendre un an.
La boîte aux lettres spéciale avec le facteur Ours Bleu à diodes luminescentes (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).
Une des salles du salon était une installation artistique d'écran, de vidéoprojecteur et de statues tapissées de diodes bleues. C'était une des deux parties haute-technologie et futur des activités proposées (avec se photographier avec un timbre personnalisé en réalité augmentée).
Lee Jaehyung utilise les diodes en réseau pour jouer avec leur éclairage et leurs couleurs lorsqu'il transmet des paquets d'informations, si possibles provenant de réactions humaines, des visiteurs par exemple.
Montage de photographies résumant le principe de la vidéo de base : Ours Bleu mène sa tournée en passant devant des timbres de Corée des origines à nos jours (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024).
À patte gauche de l'ours-facteur, est projeté sur le long mur un film animé mettant en scène sa tournée à vélo, en passant devant des timbres de Corée, des classiques aux récents, des thématiques historiques aux réalisations technologiques du pays... jusqu'à passer derrière un mur de pierre servant de générique à ce film BlueBear.
Surprise ! Un cœur apparaît sur le facteur Ours Bleu ! (personnage de Hong Yerim et installation multi-supports de Lee Jaehyung, Exposition philatélique de Corée 2024, à Séoul, en juillet 2024)
Vous ai-je dit qu'il faisait tropical en Corée l'été ?
Oui... Ah.
Donc, même l'avant-dernier jour, en semaine, il y avait quelques visiteurs dont des parents avec enfants et des Coréens, en recherche d'occupation climatisée.
Imaginez la réaction des enfants quand il glisse leur enveloppe dans la boîte aux lettres spéciale : leur message chaleureux (consigne de l'activité) suscite l'apparition d'un cœur rouge sur la statue bleutée du facteur... Et une lettre scellée d'un petit cœur rejoindre le film d'animation.
Sûrement la plus simple des créations Bending Matrix de Lee Jaehyung sur la relation diodes - émotions, mais la plus efficace pour le faire connaître et provoquer l'acte postal d'écriture manuscrite.
À part vendre des timbres supplémentaires (moins le coût des feuilles et des enveloppes), quel est l'intérêt des organisateurs philatéliques comme postaux de cette animation-là ?
Le dos de l'enveloppe : un autocollant annonce l'exposition internationale PhilaKorea 2025, un mois et demi après l'envoi des courriers.
Il faut retourner l'enveloppe qui s'est alourdit depuis que je l'ai postée : un autocollant a été collée annonçant l'exposition internationale PhilKorea 2025, à Séoul, du dix-sept au vingt-et-un septembre 2025...
... Soit un mois et demi après l'envoi des courriers, le premier août 2025.
Et, en plus, le visiteur qui s'écrit à lui-même, a financé par le timbre, son temps et son attente, la publicité pour l'événement philatélique suivant, sans que la Fédération et la Poste n'aient eu à établir un fichier et un envoi massif à ce public potentiellement non-philatéliste.
Le jeudi dix-sept avril 2025, je suis parti à la découverte des quartiers de banlieue de Tampere, en Finlande, en prenant les deux lignes de tramway jusqu'à leur terminus respectif : vers l'est puis loin vers le sud-est pour la ligne 3 (le musée de la Police n'est donc pas loin), vers l'ouest puis le nord-ouest pour la ligne 1.
La partie occidentale de la ligne 1 a ouvert en 2024, étendant un réseau de 2017 du centre-ville vers la presqu'île en poursuite d'urbanisation de Lentävänniemi, qui est entourée par le lac Näsijärvi, celui qui borde le nord de Tampere.
Vue satellite oblique des quartiers de Hiedanranta et Lentävänniemi, datée de 2025, mais ne figurant pas le quartier visité et où la photographie ci-dessus a été prise : repéré le point "S-Market" au centre de la capture d'écran (Google Maps).
Parti d'un arrêt de tramway en plein milieu d'une grande usine désaffectée, en partie détruite depuis la prise des images satellites, je me suis promené à travers le reste d'usine, le parc lié à celle-ci et j'ai remonté la berge du lac jusqu'au nouveau quartier de Niemenranta et le supermarché S-Market pour me restaurer.
Donc, il n'est pas étonnant de voir cette miniature boîte postale de Posti, l'opérateur historique finlandais, voisinée avec un meuble-automate distributeur et receveur de colis.
Sauf qu'en banlieue nouvelle, la population est dispersée au milieu de ces parcs et forêts et donc l'objet sert à cinq entreprises logistiques et est gérée par une sixième : Pakettipiste qui propose aux commerces et concurrents-clients la distribution de colis dans toute la Finlande, six jours sur sept, entre cinq et neuf heures du matin.
Plus intéressant est donc le chemin parcouru jusqu'à ses boîtes aux lettres et à colis.
Le parcours de la ligne 1 du tramway de Tampere est un aménagement visant à desservir l'ouest de l'agglomération, mais aussi limiter l'entrée en voitures dans le centre coincé entre les deux lacs. Après avoir longé la voie rapide nord et les chantiers de destruction des dernières usines face au lac, les rails passent, avec piste cyclable et large trottoir, un pont pour rejoindre une île artificielle encore dans son état d'amoncellement de pierres grises.
Au pont suivant, la rame s'arrête à un parc de stationnement automobile d'où l'on voit au loin la zone d'activités et la ville Nokia. Puis, elle repart jusqu'à l'arrêt Tehdas, qui aurait été en plein milieu d'une usine de cellulose fermée en 2007.
À l'entrée du parc de Tervetuloa Hiedanrandaan, un plan pour guider le touriste industriel, vert, lacustre (tous droits réservés).
Si la moitié occidentale du complexe industriel a été détruite, ce que rappelle un plateau-fondation en béton près de la station, la moitié orientale prospère encore pour des années apparemment entre tourisme thématique, activités nouvelles, lieux de sport et promenade avec accès au lac et des espaces verts, en partie en création. Le terrain de frisbee-golf est herbeux certes, mais entouré en partie de roseaux montrant l'humidité ambiante et le côté casse-coup des jeunes sportifs.
La grande façade nord et ses portraits visibles (tous droits réservés aux artistes).
Quatre fresques autour des bâtiments (tous droits réservés aux artistes).
De nombreuses fresques montrent que l'émission Europa de Finlande sur le street art de 2027 ne devrait pas poser souci d'inspiration : le bas de mur côté tramway est couvert d'une longue frise, tous les grands pans de murs sont ornés, les amateurs taguant les bas de leurs traces.
Les thématiques sont variées : homme politique mêlé de science-fiction, inspirations nordique comme pré-colombiennes, naturalistes, géopolitiques avec Gandhi, etc.
Le logotype au-dessus de l'entrée du bâtiment logeant des artistes et artisans dans le complexe Hiedanranna.
Ces bâtiments préservés vont être le centre culturel et d'attraction touristique du nouveau quartier de Hiedanranta, au site déjà riche. Un bâtiment a été transformé en résidences d'artistes et d'artisans, Hiedanrannan Paja, et voisine avec une boutique de seconde main et un sauna (une spécialité revendiquée de Tampere).
Plus au nord, le manoir Lielahti est en cours de transformation de la demeure rurale et d'été d'un grand patron d'industrie en un centre culturel pour les artistes et le public.
Pour le moment, deux maisons d'époque permettent la transition entre l'ancienne usine de cellulose et le calme du lac, où travaillaient les employés de bureau. De là, comme de nombreuses rives lacustres de Tampere, course à pied, promenade à vélo, écoute et vue de la nature marquent des kilomètres vers le nord.
Pour les curieux, côté sud-est et ligne 3, le tramway évite les autoroutes, traversant les forêts pour relier les quartiers d'immeubles et de maisons. Il permet de repérer de nombreuses pistes cyclables (qui sont indiqués comme de ski de fond pour certaines) pour circuler jusqu'au centre de Tampere ou dépasser la ville pour rejoindre d'autres lacs et forêts loin de l'urbanisation.
Installation d'art contemporain au Musée postal à Stockholm, en mai 2019 (souvenir, souvenir).
Depuis quelques jours, quelques habitants de Quimper, Concarneau et alentours ont signalé à leur commissariat de police l'apparition de feuille blanche de format A4 - le plus commun - dépassant légèrement de leur boîte aux lettres.
Si la feuille est en place, les cambrioleurs sauront avoir le champ libre pour une effraction rapide, ou avoir le temps de visiter largement une résidence secondaire ou perturber le retour de vacances d'un foyer.
Merci aux citoyens lanceurs d'alerte et aux commissaires de police !
MAIS
Un hall d'immeuble dans l'Hérault en juin 2019 (droits réservés).
Pouvez-vous relayer ce message aux agents immobiliers montpelliérains, s'il vous plaît ?
En effet, à chaque départ et arrivée dans les immeubles de la ville, l'agent assurant les visites et les états des lieux a son stock de prospectus sous ou sans enveloppe qu'il dépose dans toutes les boîtes aux lettres du bâtiment...
BORDEL DE PUTAIN DE MERDE !!!
Car, malgré la belle collection d'autocollants anti-prospectus sur les murs de boîtes, ces agents immobiliers s'acharnent à rechercher des résidents vendeurs de leur appartement... alors que, bougres d'ânes ! Vous passez tous les deux mois placer des locataires en meublés !!!...
... dans le cas de mon immeuble, où deux agences sont dans mon collimateur.
Monsieur le Commandant de police de Montpellier, dois-je considérer les agents et directeurs des agences concernés comme de potentiels cambrioleurs ou complices de cambrioleurs à laisser ainsi dans les boîtes aux lettres des courriers non désirés (spam) ?
À Montpellier, les Préfets ferment régulièrement des épiceries qui vendent des produits légaux à des heures non autorisées, voire de contrebande ou des stupéfiants. Et même deux frères ont vu leurs terrasses interdites sous le soleil d'automne (€ !) pour dépassement des périmètres municipaux et rébellion.
Serait-il temps de passer aux agences immobilières peu sérieuses ?
Dans le contexte où la presse imprimée tente de limiter le coût du papier sur le prix payé par ses lecteurs, et où les intercommunalités tentent de limiter le tonnage de déchets à valoriser, ce gaspillage est devenu aussi intolérable qu'il est irritant.
Je suis telle la poule devant le couteau face à l'art contemporain, mais aussi face à la littérature française contemporaine, surtout dès que cette dernière dépasse mes passions habituelles. C'est donc en profitant de bons d'achat que j'ai pris le risque d'Affranchissements de Muriel Pic, publié aux éditions Seuil en septembre 2020.
La couverture d'Affranchissements avec le bandeau rouge de la mention spéciale remise par le jury du Prix Wepler 2020, associant une brasserie et une librairie de Montmartre, à Paris, et la Fondation du Groupe La Poste.
Pourquoi cet ouvrage-là ? À cause d'une critique paru dans Libération daté du vingt novembre 2020 (numéro acheté spécialement pour soutenir leur enquête sur un lapin en sauce) qui résumait le point de départ du travail d'écriture et de recherche mi-artistique mi-documentaire de Muriel Pic - et qui ne pouvait que susciter la curiosité d'un philatéliste.
L'écrivaine, enseignante à Berne et chercheuse en nouvelles formes littéraires, avait un oncle britannique, Jim, né en 1923 et disparu en 2001. Le livre... l'essai... ou le « récit » de sa vie permet de découvrir de nombreux aspects de la vie personnelle d'une personne rendue bossue jeune par une forme de tuberculose, ayant vécu dans un grand hôtel de la Côte d'Azur possédé par ses parents, puis, en Angleterre, avait consacré sa vie à deux passions : les fleurs et la collection de timbres.
Chaque partie biographique est complétée par l'autrice de documents d'époque. À la manière d'un généalogiste recherchant le contexte de vie d'un ancêtre concernant l'hôtel Bellevue de Menton et des solariums et centres de soin pour enfants tuberculeux pendant l'entre-deux-guerres. À celle d'un essayiste sur d'autres formes d'affranchissements quand il est question des formes de contrôle de nos sociétés contemporaines, notamment l'argent et la consommation à outrance... face auxquelles le mode de vie de Jim s'opposait : logement simple dans Londres, cahiers d'étude de fleurs et de planification horticole essayée sur une parcelle d'une université anglaise,...
Au milieu de ce foisonnement qui interrogera souvent le lecteur, les timbres servent de fil rouge comme ils servirent de liens réguliers entre Jim et Muriel, entre chacune des visites de cette dernière en Angleterre. Elle les a collectionnés à partir de huit ans, les a délaissés, mais Jim continuait à lui en envoyer régulièrement... Après sa mort, ce sont les dernières lettres contenant les émissions britanniques du Millénaire qui semblent avoir lancé la réflexion de la chercheure sur la vie de son oncle et son sens autour de cette liberté prise malgré l'emprisonnement du handicap laissé par la maladie vécue à l'enfance.
Un timbre ouvrent donc chaque grande partie, mais des poèmes ponctuent aussi l'essai, tentant par ce genre littéraire de chanter la vie et les passions de Jim : certains évoquent les fleurs et les saisons, d'autres la philatélie... et, par là, l'amour possible du collectionneur pour la postière qui lui prépare la nouvelle émission de timbres qu'il vient chercher régulièrement.
Je précise que mon résumé est très partiel : il y a aussi des parties sur la langue anglaise et comment un célèbre auteur français s'est affranchi de son apprentissage académique, et bien d'autres réflexions sur des sommités du vingtième siècle dont les recherches ou les actions permettent de saisir quelle put être la vie de Jim enfant, jeune adulte et chercheur reclus mais lié à sa famille.
Un ouvrage à lire, notamment pour ceux qui seraient inspiré à faire de la littérature avec leurs passions ou collectionneuse de timbres ou de recherche généalogique. Les historiens postaux y trouveront des pistes sur la présence états-unienne sur la Côte d'Azur : soldats en convalescence et marins en visite de la dernière partie de la Première Guerre mondiale à l'entre-deux-guerres.
Quelques publications de toutes natures, dimensions, origines ayant la philatélie et la chose postale en commun.
Alors que le logiciel Horizon a détruit de nombreuses vies de Britanniques accueillant un relais postal dans leur commerce, et malgré un procès en 2020 où l'entreprise publique Post Office Ltd. a été contrainte de reconnaître sa responsabilité, Computer Weekly a publié un article, vendredi dix-neuf février, affirmant que Fujitsu savait parfaitement que le logiciel Horizon n'était pas en état d'être utilisé : bien trop de bugs. À cause de ce logiciel commettant des erreurs comptables, des commerçants furent accusés de fraude par Post Office, durent rembourser des sommes présumées détournées, perdirent leur licence postale ; certains se suicidèrent.
Mercredi vingt-quatre, Peter (@stampden sur Twitter) a, pour une fois, délaissé l'histoire postale pour analyser un timbre du Japon de 1958 : le centenaire de l'ouverture des ports japonais aux Occidentaux. Évocation de l'histoire, genèse du timbre et analyse de ses éléments.
Se souvenir que d'autres collectionneront ces enveloppes, l'idée que le collectionneur doit conserver comme aux archives ou dans les musées et... p... de b... de m..., ça coûte quoi d'écrire sur une feuille les connaissances liées à cette enveloppe et de laisser feuille et enveloppe sous pochette plastique ensemble !!! Non seulement, on peut imprimer le scan de la lettre pour flécher dessus et relier aux légendes, mais, en outre, ça aidera les héritiers non philatélistes quand ils présenteront la collection à une association ou un marchand pour avis.
Il semble qu'un artiste, signant C+S, prépare des illustrations mêlant modèles féminins en sous-vêtements sur fond de timbres français d'usage courant, et les colle en région parisienne, depuis au moins trois ans d'après sa page sur urbacolors.com.
Les horaires d'ouverture de ce musée sont serrés : de onze heures à seize heures du mardi au dimanche... Heureusement que le trajet est court entre la gare et le centre de congrès de Stockholmia d'une part et le Musée installé dans l'île centrale de Gamla Stan.
Avant de décrire les expositions permanentes du musée dans un autre article, consacrons un peu de temps à l'exposition temporaire Postal Art, d'art contemporain, de novembre 2018 à août 2019.
Une bannière annonce l'exposition temporaire au Musée postal, Lilla Nygatan 6, 111 28 Stockholm, en Suède (photographie sous licence Creative Commons by-nc 4.0, prise le jeudi trente mai 2019).
Le site web - et j'imagine le catalogue en suédois... - décrit comment les œuvres ont été conçues selon trois cheminements différents que je vais décrire selon mes impressions.
D'abord, le plus étrange au premier abord - pour quelqu'un n'ayant qu'une exposition annuelle à l'art contemporain (dans tous les sens du mot « exposition ») - fut tous les broderies exposés sur beaucoup de murs. En 2018, un club de broderie de Stockholm a visité le musée tous les mercredis pour les préparer, y trouvant inspiration autour des timbres, réels ou imaginés, et de leur illustration, de la correspondance, y compris un meuble de tri postal composé de poches en tissus pastels et brodés. Décoratif et apportant des couleurs distrayantes dans cette exposition.
Ensuite, une œuvre encombrante autant que morcelée de Linn Lindström et Kristine Lund amenait l'observateur à réfléchir. Simultaneous Souvenirs (a record of a wordless correspondence) est l'assemblage d'objets hétéroclites, autant quotidiens qu'exceptionnels, que les deux artistes s'envoient depuis trois ans selon un rituel artistique : à une date et une heure définie, chacune s'empare d'un objet et l'envoie à l'autre par la poste.
Penser à l'autre ? Sens de l'amitié ? Critique de la société de consommation ? Du sens de la communication ?
Une vision de l'œuvre clouée à un mur est visible sur le site de Linn Lindstöm ; au musée postal, les objets sont assemblées sur des tables et tablettes, ce qui prend l'essentiel de l'espace d'une des salles.
Enfin, le reste des œuvres pouvant susciter la réflexion autant que la perplexité du visiteur proviennent du travail d'étudiants d'une école d'art, la Gerlesborgsskolan. Le catalogue de l'exposition indique que ce partenariat provient de la visite d'une collection d'art postal conservée par le Musée postal canadien, à Ottawa (fermé depuis et inclus désormais dans le Musée canadien de l'histoire).
Les étudiants ont visité le musée et travaillé pendant l'automne 2018 autour des thèmes de la poste, les lettres, les colis, la communication.
Et là, je garderai une seule œuvre qui a résonné immédiatement et rebondi mi-juin dans ma vie quotidienne.
L'installation est simple : posée contre une fenêtre, elle imite le perron d'une maison. Juste devant, vers le visiteur donc, le paillasson sur lequel est posé un immense parallélépipède rectangle aux parois transparentes...
... empli de...
En entrée d'exposition : simple, efficace, marquant (auteur et titre honteusement oubliés, en cours de recherche).
... prospectus publicitaires, bien sûr !
Ce paquet que beaucoup retrouve en rentrant chez eux après le travail.
Alors que dirigeants postaux, personnes de lettres et collectionneurs de timbres pleurent le triomphe du sms et de l'e-mail - pardon, du texto et du courriel - sur la correspondance écrite, les particuliers reçoivent toujours et encore du courrier...
... publicitaire !
Qu'il soit déposé par le facteur, diversification nécessaires des postes (Destineo en France) ou par des travailleurs de la nécessité.
Ce sera l'œuvre marquante de mon année d'art contemporain.
Quinze jours plus tard, ayant repris le rythme normal - comprenant donc deux paquets concurrents de publicité par semaine -, voilà qu'un petit couvercle en plastique a fait son apparition avec un petit mot est apparu au coin du mur de boîtes de lettres de mon immeuble : « Servez-vous. »
Dedans, des autocollants verts « Pas de pub ».
Le résultat est digne d'une œuvre contemporaine : en deux jours, le bol était vide et les trois-quart de la façade des boîtes pleines :
Sans titre, œuvre d'un voisin anonyme, Montpellier, juin 2019 (droits réservés).
Souci d'éviter le gaspillage de papier et d'encres ? Souci de ne pas voir de paquets de pub abandonnés dans le hall ? Ou œuvre vivante et collective d'art contemporain ?
Emploi du temps surchargé et ouverture limitée du lieu font que je vais évoquer une exposition non philatélique alors qu'elle s'est terminée aujourd'hui.
Ainsi, du samedi dix mars au dimanche trois juin 2018, le Musée Fabre de Montpellier et les étudiants de l'Université Paul-Valéry et de l'École supérieure privée ArtFX ont proposé une exposition temporaire sur les femmes, Muses et grisettes, les dames de Montpellier, dans le cadre de l'Hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran.
Les connaisseurs de Montpellier savent que les grisettes sont des bonbons de miel et de réglisse (et du sucre...)... Mais le nom désigne également, au dix-neuvième siècle, les jeunes couturières de la ville, et par extension toutes les petites travailleuses : domestiques, vendeuses sur les marchés, poissonnières accomplissant l'aller-retour entre le petit port de Palavas et les halles de la ville - leurs paniers et elles empruntant la troisième classe du Petit Train de Palavas.
Vue de village de Frédéric Bazille revu par les étudiants d'ArtFX de Montpellier (exposition Muses et grisettes, Musée Fabre, mars-juin 2018 - désolé pour les trois étudiants-artistes, prise au smartphone, mon cliché du panneau explicatif est flou...).
L'exposition commence par une salle évoquant la ville, ses argentiers et la place des femmes au dix-neuvième siècle. Les philatélistes classiques y apprécieront les gravures. Aux étages de l'hôtel bourgeois, parmi le mobilier et les vêtements d'époque, des témoignages d'époque expliquent le rôle des femmes montpelliéraines ou la vision qu'en ont eu les visiteurs masculins : depuis la femme du jeune Gaston Bazille présente au bal organisé en l'honneur de Louis-Napoléon Bonaparte, accomplissant un tour de France en faveur du nouvel Empire, jusqu'au bilinguisme languedocien/français des grisettes - charmant pour ces messieurs, horrible pour leurs dames qui apprécient toutefois de trouver enfin des domestiques parlant français.
Au rez-de-chaussée, les étudiants de première année de master de l'Université Paul-Valéry ont choisi les objets et œuvres exposés ; à ceux de troisième année de licence de créer un parcours muséographique.
Leurs camarades de l'école d'effets spéciaux ArtFX de trouver comment les nouvelles technologies peuvent éclairer l'ancien et susciter la curiosité des visiteurs. Au-rez-de-chaussée, ils sont partis des gravures anciennes des paysages de la ville pour, morceau par morceau, faire réapparaître la ville actuelle : quel bâti est resté, quels murs ont disparu depuis l'hôtel de l'Intendance aux abords de la place royale du Peyrou.
Dans les étages, plusieurs peintures ont été remplacés le temps de l'exposition par des copies modifiées : les visages deviennent ceux d'étudiants et quelques détails contemporains remplacent les objets du dix-neuvième siècle.
Mes trois modèles de cartes-maximum de février 2017, envoyées à deux amies, un blogueur et quelques Postcrosseurs.
Vue de village de Frédéric Bazille, objet d'un timbre-poste l'année dernière, en est affectée puisque son modèle est la fille d'un des ouvriers du domaine de Méric, propriété de la famille Bazille. Parviendrez-vous à repérer les différences entre l'original et sa copie ?
Pour les timbres, vignettes et souvenirs de Phila-France 2019, ce ne sont pas les œuvres, gravures et mémoires locales qui manquent au Musée Fabre.
Éditée par VP - Pourvoyeur d'images, elle reproduit une des photographies de la série Miracles et Cie du photographe catalan Joan Fontcuberta, qui imagine des situations saugrenues ou étranges. Ici, une supposée communauté monastique orthodoxe de Carélie organiserait des stages de formation en miracles.
« Munkki Juhani fait lire un chapitre du Kalevala à des suricates lapones », série Miracles et Cie, 2002 (éditions VP - Pourvoyeur d'images).
La carte m'a stoppé net et remplit mon stock Postrossing : le moine Juhani tient un exemplaire du Kalevala, l'épopée nationale établie par Elias Lönnrot au dix-neuvième siècle, que lit avec grand intérêt un « suricate lapone »...
Je rassure tout de suite les collectionneurs et spéculateurs de nouveautés hors-programme : n'écrivez pas à Timbropresse, ni à la Fédération. Inutile que leurs chefs aillent envahir de nouveau le bureau de Gil@poste Livchitz, ni que Socrate et Gauthier Toulemonde nous répandent des pages entières sur leur rôle intermittent de défenseurs du collectionneur de nouveautés, comme dans le numéro de ce juin 2016 : c'est quoi ce trou d'actions de 2007 à 2015 pendant l'application délétère des états eslingériens de la φl@télie ?
Dans ce « hors les murs », aucune action secrète de Gil@poste pour émettre des timbres spéculatifs ou des entiers en douce en avertissant uniquement quelques happy fews franciliens.
« Paris-Philex hors les murs » est ma façon de profiter de trois jours parisiens - alléluia, une marée basse professionnelle, dommage qu'elle fut haute pour Monacophil 2015 - entre philatélie et découverte de Paris.
Car il suffisait de prendre le tramway devant le parc des expositions de la porte de Versailles, siège de l'exposition philatélique nationale pour rallier la porte Dorée et une scénographie colonialiste évoquant l'époque de naissance d'une grande partie des visiteurs de Paris-Philex et du volailler φl@postal.
Le monument ouvrant la zone honore les anciens combattants d'Indochine, fontaine-rivière minérale entouré de pelouse et de palmiers par l'architecte Louis Madeline, provenant d'une statue d'Athéna par Louis-Ernest Drivier. Il est suivi d'un bas-relief de l'expédition de 1898 du colonel Marchand du Congo à Djibouti, via un arrêt dangereusement imprévu à Fachoda, sur lequel tous les officiers français sont nommés et les tirailleurs sénégalais évoqués par leur nombre...
Tant de débats historiens et de réflexions invisibles quand sont évoqués les timbres créés pour les colonies.
Carte postale utilisée en 1907 : des bûcherons immigrés belges et leur... hutte... (collection Musée de l'histoire de l'immigration, Paris).
Quelle ironie d'y avoir installé le Musée de l'histoire de l'immigration depuis 2007, avec dans les premières pièces une carte postale du début du vingtième siècle, dans une mise en scène digne d'un timbre colonial de l'indigène exploitant l'hévéa grâce au Français civilisateur : une équipe de bûcherons belges œuvrant dans la forêt de Marchenoir, en Loir-et-Cher où la carte fut postée avec une Semeuse en 1907.
Le détail qui montre que le point de vue français est autant un problème que les migrants : « et leur hutte »... Habitat temporaire pour une taille d'accord, mais rudesse du confort : une cause du refus des bons Français de réaliser ce travail ?
Cartes postales (!) françaises sur l'expulsion de«romanichels »par les gendarmes, vers 1900 (collection Musée de l'histoire de l'immigration, Paris).
Pour le sens des frontières françaises au début du vingtième siècle, un lot de cinq cartes postales est présenté : des photographies prises, clairement mises en scène, imprimées, vendues, utilisées sur un sujet qui provoquerait un scandale médiatique aujourd'hui, quoique vu le débat britannique sur les frontières (exemple par UKIP)...
... des photographies d'opérations de gendarmerie expulsant des « Romanichels » du territoire, voire sur une autre carte « Nos campagnes. Voyageurs indésirables »... Pfiou.
Illustrées ci-dessous, deux affranchies sur l'image.
À gauche, une carte française mais avec une légende sommairement traduite en allemand. Sur la route entre Arracourt (Meurthe-et-Moselle) et Vic-sur-Seille (Moselle), au poste-frontière, une ligne bien rangée de gendarmes soldats allemands - et d'habitants endimanchés - posent barrant le chemin à des « romanichels serbes » qui posent avec leurs ours, après leur expulsion par les gendarmes français. Le montreur d'ours pyrénéen contre la loi de séparation des Églises et de l'État a été plus populaire...
La carte est utilisée côté allemand à « Vic (Seille) » le vingt-cinq mars 1916. L'oblitération sur timbre allemand m'étonne car elle conserve le nom français de la commune, allemande depuis l'annexion de l'Alsace-Lorraine, régions qui appraît beaucoup dans le premier tiers de l'exposition Frontières.
La carte de droite est encore plus révoltante. Les gendarmes posent avec les riverains lors d'une expulsion de « Bohêmiens », enfants bien placés dont le bébé voit sa joue pincer affectueusement par l'officier...
Barthélémy Toguo ( exposition temporaire Frontière, Musée de l'histoire de l'immigration, Paris).
Coincés entre les postes-frontières est le message que je retiens de nombreux documents et œuvres d'art de cette exposition. L'artiste camerounais Barthélémy Toguo résume cette situation humaine en 2010 : des sculptures en bois représentent des êtres humains tandis que le dessous est gravé comme des tampons douaniers, dont un porte un prénom.
Envie de jouer le douanier comme sur ces cartes postales : testez ce jeu vidéo.
Philatélie fiscale : un visa temporaire de réfugié célèbre (France) en haut et un passeport soviétique de1935 en bas (collection Musée de l'histoire de l'immigration, Paris).
À entrer ainsi dans les vies individuelles, l'exposition temporaire, comme l'exposition permanente, oblige le visiteur à se souvenir que les migrants sont des êtres humains au-delà des timbres fiscaux, visas et passeports présentés.
Si la collection de photographies de « voitures-cathédrales » des travailleurs immigrés retournant en vacances au Maghreb avec des achats pour toute la famille étendue provoquera à coup sûr des blagues racistes - et peut-être un gentil rappel à la sécurité routière, le retour sur terre a lieu peu après avec la carte temporaire de séjour de janvier 1962 avec timbre fiscal de cinq francs - photographie retirée - au nom du réfugié soviétique :
Conférence de presse aux Champs-Élysées six jours après sa demande d'asile à la France (SIPA / initialement Paris-Jour).
« Saleté de réfugiés, refoulons-les », « S'ils restaient pour combattre, ils sauveraient leur pays », etc., etc. Entre un président fils d'exilé hongrois et un premier ministre né espagnol d'un couple espagnol et italien...
Document de voyage visé à l'ambassade britannique de Paris en 1949.
Bref, ce musée est une œuvre de salut public pour éclairer bien des débats avec le recul de l'histoire, tout en œillades à destination des philatélistes postaux autant que fiscaux. Quelques dernières pièces que vous pouvez découvrir dans leur contexte individuel au musée de la porte Dorée.
Visa portant trois timbres fiscaux consulaires britanniques à l'effigie du Roi George VI pour seize shillings, déjà une belle dépense en septembre 1949, oblitérés à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris.
Timbre fiscal belge sur un coin d'une affiche de cinéma de l'exposition temporaire Frontières (Musée de l'histoire de l'immigration, Paris, 2016).
Une partie de l'exposition temporaire est également consacrée au travail des douaniers, notamment leur matériel au fil des décennies - ce qui me rappelle l'exposition sur les douanes britanniques (Seized - Saisi) au Musée maritime du Merseyside de Liverpool : un grand musée qui rassemble de nombreux aspects du voyage maritime depuis le Titanic à la traite atlantique, en passant par la marine marchande, les peintures marines et l'exploitation humaine de nos jours.
Aspect culturel de ce métier avec l'affiche du film franco-italien La loi c'est la loi de Christian-Jacque avec les comédiens Fernandel et Totò, de 1958 - en pleine genèse du Marché commun européen.
Dans le coin inférieur droit, le philatéliste remarque un timbre fiscal belge oblitéré le vingt-cinq mai 1961... Une taxe sur l'affichage public ?
Facture italienne pour un accordéon commandé en France (Collection Musée de l'histoire de l'immigration, Paris).
Dans la collection générale, une galerie rappelle tout ce que les immigrés ont apporté à la culture française depuis Offenbach... Un immigré célèbre encore.
Une facture y est présentée pour la commande d'un accordéon (ou un harmonica, mes souvenirs musicaux sont vagues comparés à la philatélie) avec dans le coin un timbre fiscal italien d'une lire oblitéré le huit mars 1932, et donc conservé par la famille pour finir au musée. La fenêtre d'exposition évoquant la vie des immigrés arrivant en France avec quelques talents musicaux.
Un samedi matin enrichissant culturellement, politiquement et... philatéliquement.
Notes de l'après-midi :
Il suffit d'un tour en ville après avoir écrit pour enrichir un article déjà rassasiant.
Ainsi, actuellement dans les salles, l'histoire d'un jeune médecin zaïrois, seul volontaire pour s'installer avec sa famille à Marly-Gomont, dans l'Aisne, dans les années soixante-dix. D'après la jeunesse de l'humoriste Kamini qu'il avait évoquée dans un rap.
Bande-annonce de Bienvenue à Marly-Gomont (youTube).
Années soixante-dix oblige, le bureau des PTT et le courrier jouent de petits rôles secondaires dans l'intrigue.
À la librairie, dans ce thème, on peut toujours encourager à lire les essais de Gaston Kelman, né Camerounais, mais qui n'aime pas le manioc, comme le rappelle le titre d'un ouvrage de 2003 où il démonte les idées reçues sur les personnes noires. Pour les plus jeunes, Niourk, le roman de Stefan Wul ou sa récente adaptation en bande dessinée par Olivier Vatine.
Une fois n'est absolument pas coutume, j'ai parlé d'art contemporain avec Barthélémy Toguo. Une exposition de l'artiste a lieu à Montpellier depuis hier ! D'hier mercredi vingt-deux juin au six novembre prochain, Toguo a créé une exposition inédite sur le thème du Déluge, au Carré Sainte-Anne, au cœur du centre historique (et gratuite).